jeudi 16 avril 2020 - par Le Canard républicain

Éléments d’information à connaître sur le coronavirus, le Remdesivir et le laboratoire américain Gilead Sciences

Le 11 mars dernier, Yazdan Yazdanpanah [35], expert auprès de l’OMS, présenta au cours d’une conférence de presse, l’essai clinique européen « Discovery ». Il déclara que « Les traitements ont été choisis selon les recommandations de l’OMS, sur les médicaments qu’elle considérait comme prioritaires » [36]. Parmi eux, on retrouve le Remdesivir, antiviral expérimental créé par le laboratoire pharmaceutique américain Gilead Sciences. Yazdan Yazdanpanah a pu bénéficier de certains avantages de ce labo [37] ces dernières années, mais certaines firmes ont été beaucoup plus généreuses à son égard d’après Étienne Girard [38].

Essayons d’établir une chronologie qui devra sans doute être complétée car il est difficile d’imaginer que toutes les informations ne puissent pas nous échapper.

3 février. Le titre de Gilead Sciences bondit de 5,7 % en séance à Wall Street d’après le site boursier.com [39]. « En effet, un patient américain a positivement réagi à son traitement antiviral expérimental du VIH, le remdesivir, qui n'a toutefois pas encore reçu d'approbation de mise sur le marché.

Gilead aurait reçu le feu vert des autorités chinoises de la santé pour mener un essai clinique à Wuhan sur 270 patients infectées par le coronavirus, selon des sources hospitalières citées lundi par l'agence 'Bloomberg'. Ces essais devraient durer jusqu'en avril prochain.

La revue 'New England Journal of Medicine' affirme par ailleurs que le remdesivir a été utilisé avec succès sur le premier patient atteint du 2019-nCoV aux États-Unis, un homme de 35 ans de retour dans l'État de Washington après un séjour à Wuhan, l'épicentre de l'épidémie.

Le remdesivir avait été testé lors de l'épidémie de virus Ebola en Afrique de l'Ouest, de 2013 à 2016, mais sans grand succès. Il a en revanche donné de bons résultats dans des tests sur des animaux affectés par des coronavirus proches de celui qui sévit actuellement en Chine, à savoir celui du SRAS et celui du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers-CoV) » [40], reprenant ce qui était écrit le 31 janvier dans le communiqué de presse de Gilead Sciences [41].

31 janvier. Lors d’une conférence de presse organisée par l’Inserm [42], Yazdan Yazdanpanah évoque le Remdesivir, ainsi que le Kaletra, médicament à base de Lopinavir + ritonavir [43], et l’interféron bêta. En fait, bien avant le 11 mars, les modalités des futurs essais cliniques sont déjà données…

PNG - 264.2 ko
Extrait de la conférence de presse du 31 janvier 2020.

Yazdan Yazdanpanah évoque également la grande réunion qui doit se dérouler les 11 et 12 février, organisée par l’OMS en collaboration avec le GloPID-R dont il est le président et comptant parmi ses membres la Fondation Bill et Melinda Gates [44]. De plus, il ajoute que l’OMS va commencer assez rapidement un essai clinique randomisé international. Gilead Sciences dans son communiqué du 31 janvier avait indiqué que « Gilead travaille avec les autorités sanitaires chinoises pour mettre en place un essai contrôlé randomisé afin de déterminer si le remdesivir peut être utilisé de manière sûre et efficace pour traiter le Covid-19 » [45].

Au cours d'un autre point presse, Bruno Hoen, directeur de la recherche médicale à l'Institut Pasteur, précise qu’« En France, parmi les six patients infectés, au moins trois “reçoivent actuellement un traitement antiviral (...) même en l'absence d'efficacité démontrée aujourd'hui”, car “on estime que le rapport bénéfice/risque est favorable” » [46].

5 février. Wang Chen, président de l'Académie chinoise des sciences médicales, lors d'une conférence à Wuhan, en Chine, annonce un essai clinique dans lequel les patients recevront un placebo ou du Remdesivir [47].

Publicité

12 février. Un couple de trentenaires chinois quitte l’hôpital Bichat. Selon leparisien.fr, « l'un d'entre eux avait bénéficié d'un traitement antiviral, le Remdesivir, donné aux patients dont l'état est jugé “sévère”. Il a également été administré à un patient de 48 ans hospitalisé au CHU de Bordeaux, sorti jeudi après 22 jours d'hospitalisation. […]. Mais il est trop tôt pour parler de remède. “Le patient [de 80 ans] décédé [le 14 février, premier mort du coronavirus en France,] avait reçu ce traitement. Ce n'est pas magique, rappelle Yazdan Yazdanpanah. Nous avons testé le produit sur trois personnes, une à Bordeaux et deux à Bichat. C'est très préliminaire pour l'instant”, tempère-t-il. » [48]

PNG - 242.7 ko
Bruce Aylward, sous-directeur général de l’OMS, 24 février 2020.

24 février, le jour précédant les premières déclarations du Pr. Didier Raoult sur l'hydroxychloroquine, tout s’accélère… En bourse, les actions de Gilead Sciences augmente de près de 5 % suite à la déclaration de Bruce Aylward, sous-directeur général de l’OMS [49], lors d’une conférence de presse à Pékin : « Il n’y a qu’un seul médicament actuellement qui, selon nous, pourrait avoir une réelle efficacité, et c’est le remdesivir » [50]. « Les responsables de l'OMS ont ajouté que des essais cliniques sur le remdesivir chez l'homme sont en cours et que les résultats pourraient être disponibles d'ici quelques semaines. Gilead Sciences a confirmé dans un e-mail à CNN Business qu'elle travaillait avec les autorités sanitaires chinoises sur deux essais pour des patients infectés par Covid-19, le nom officiel de cette souche particulière de coronavirus. “Les deux études - une chez des patients atteints d'une maladie grave et une autre chez des patients atteints d'une maladie modérée - recrutent actuellement des participants et nous prévoyons des résultats en avril”, a déclaré le porte-parole de Gilead Sciences. » [51]

23 mars. Karine Lacombe, la cheffe de service de maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Saint-Antoine AP-HP [52], intervient dans le JT de 13h de France2 sur les essais du Pr. Didier Raoult autour de l’hydroxychloroquine et déclare qu’« Utiliser un médicament comme ça, hors AMM, c’est-à-dire hors autorisation de mise sur le marché, en exposant les personnes qui le prennent à des complications, sans avoir vérifié les conditions de base de la chloroquine, je pense que c’est en dehors de toute démarche éthique. » [53] Rapidement, certaines personnes font remarquer qu’elle a reçu des avantages non négligeables de la part du laboratoire américain ces dernières années [54]. On la retrouvera aux côtés d’Édouard Philippe le 28 mars quand celui-ci décide de faire un point complet sur la situation face au Covid-19 [55].

PNG - 189 ko
Édouard Philippe et Karine Lacombe. 28 mars 2020.

31 mars. Communication de France Assos Santé : « Gilead Sciences, célèbre laboratoire pharmaceutique américain, vient à nouveau de faire preuve de son cynisme en pleine pandémie.

Début mars, l’entreprise a demandé et obtenu aux États-Unis le statut de “médicament orphelin” pour le Remdesivir, l’un des antiviraux expérimentaux candidats au traitement du COVID-19. Heureusement, un groupe d’activistes et d’organisations citoyennes a découvert le pot aux roses et dénoncé les agissements de la firme pharmaceutique sur les réseaux sociaux et dans la presse : Gilead a dû retirer sa demande le 25 mars dernier.

Le statut de médicament orphelin a été créé pour favoriser le développement de traitements contre des maladies rares. On considère en effet qu’en raison du faible nombre de patients concernés, un mécanisme financier d’incitations est indispensable, permettant notamment d’amortir l’effort de Recherche et Développement. Il offre une exemption fiscale (aux USA) et donne des droits de propriété élargis.

Est-ce le cas du COVID-19 ? La réponse est bien évidemment négative. Dans une situation de pandémie mondiale comme celle que nous connaissons, les perspectives de vente sont immenses. Gilead a donc cherché à utiliser ce qui est désormais reconnu comme une “faille” du système américain.

La qualification de médicament orphelin n’est octroyée que lorsqu’une maladie touche moins de 200.000 personnes aux États-Unis, et ce sans que l’augmentation successive du nombre de patients ne remette en question ce statut et les avantages qu’il procure.

Gilead aurait ainsi bénéficié de différents types de mesures incitatives, en particulier une exclusivité commerciale de 7 ans.

Cela signifie concrètement que, pendant cette période, aucun autre médicament directement concurrent n’aurait pu être mis sur le marché aux États-Unis. Ce monopole légal aurait mis Gilead dans une position de force pour négocier le prix du Remdesivir, sans préjuger du risque que de nombreux patients ne puissent avoir accès au traitement si son efficacité était démontrée.

Cette crainte était d’autant plus fondée car Gilead n’en est pas à son coup d’essai. Le Sovaldi, un traitement contre l’hépatite C, a défrayé la chronique en raison de son prix exorbitant : 40 000 euros lors de son lancement sur le marché français en 2014. » [56]

Publicité

1er avril. Jean-Paul Mira, chef de service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Cochin AP-HP [57], tient des propos honteux en voyant l’Afrique comme « un terrain d’essai » pour tester un vaccin potentiel contre le Covid-19 et en déclarant « un peu comme c'est fait d'ailleurs pour certaines études dans le sida, ou chez les prostituées : on essaie des choses parce qu'on sait qu'elles sont hautement exposées et elles ne se protègent pas » [58]. Gilead Sciences avait été impliqué dans un scandale en 2005. En effet, en mars 2005, les essais cliniques du Tenofovir, un antiviral utilisé contre le sida, avaient « été suspendus au Nigeria, en raison de manquements éthiques graves. Menées par l’association Family Health International pour le compte du laboratoire américain Gilead Sciences, ces expériences étaient financées par le gouvernement américain et par la Fondation Bill et Melinda Gates. » [59] De même, les tests de cet antiviral « auprès de 400 prostituées camerounaises, de juillet 2004 à janvier 2005, ne répondaient pas aux exigences éthiques » [60].

2 avril. « En Europe, le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne du médicament a, à l’issue d’une visio-conférence d’urgence organisée le 2 avril, formulé des recommandations sur la manière dont l’antiviral remdesivir devrait être utilisé pour traiter les malades du coronavirus dans le cadre des programmes d'usage compassionnel de l'Union européenne. En Bourse, le titre Gilead Sciences est à l’équilibre à 78,25 dollars, mais il gagne 20 % depuis le 1er janvier. » [61]

4 avril. Dans une lettre ouverte, le PDG de Gilead, Daniel O’Day, indique « que le laboratoire “continue à fournir le remdesivir aux enfants et aux femmes enceintes sur la base d'un usage compassionnel individuel. Plus de 1.700 patients ont été traités dans le cadre de ces programmes.” Il reconnaît toujours que le remdesivir est “toujours un médicament expérimental et n'a pas été approuvé par les autorités réglementaires dans le monde entier” et que “son innocuité et son efficacité ne sont pas encore connues.” » [62]

9 avril. Par l’intermédiaire d’un article d'Étienne Campion, on apprend les liens d'intérêts de Christian Chidiac [63], président de la commission spécialisée « maladies infectieuses et maladies émergentes » du Haut Conseil de la Santé publique [64], avec le laboratoire pharmaceutique Gilead. « En effet, entre 2014 et 2019, Christian Chidiac déclare plusieurs milliers d'euros d'avantages perçus en transports, repas, hébergements, inscription à des colloques, mais surtout en rémunérations pour l'écriture d'études scientifiques en tant qu' “expert” au service du géant pharmaceutique américain.[…]. À noter : la vice-présidente de cette commission responsable de conseiller la France dans ses choix thérapeutiques, Céline Cazorla, déclare elle aussi des liens d'intérêts avec Gilead. » [65]

Toujours le 9 avril. Selon Catherine Ducruet, « Alors que les résultats de l'étude clinique Discovery testant cinq traitements éventuels contre le COVID-19, dont le remdesivir de Gilead, se font attendre, voici que Gilead choisit de modifier le design de ses propres études américaines dont les résultats sont attendus en mai. Une telle décision n'est généralement pas de bonne augure car cela manifeste une difficulté à tirer des conclusions au regard des critères choisis au départ. Or, ici il s'agit du médicament contre le COVID-19 qui suscite beaucoup d'espoirs. Tout d'abord, Gilead va recruter davantage de patients, ce qui semblerait indiquer que le bénéfice n'est pas statistiquement assez significatif chez le groupe traité avec les effectifs actuels. » [66]

10 avril. Gilead publie les résultats de l’analyse d’une cohorte de 53 patients [67] « (aux États-Unis, au Canada, en Europe et au Japon) hospitalisés pour des complications sévères de l’infection par Covid-19 qui ont été traités par le remdesivir, un traitement antiviral en cours de développement, dans le cadre d’un usage compassionnel individuel (patients en impasse thérapeutique).

La majorité des patients (68 %) ont présenté une amélioration clinique et aucun nouveau signal de tolérance n’a été rapporté. Ces résultats “jugés encourageants” de cette nouvelle étude, ont été publiés dans le New England Journal of Medicine. Cependant Gilead précise que cette étude “présente des limites” et plusieurs études de phase III sont en cours pour déterminer la tolérance et l’efficacité du remdesivir dans le traitement du Covid-19 car cette molécule n’est encore autorisée ni approuvée nulle part dans le monde. » [68]

J.G.

Article publié sur Le Canard républicain le 15 avril 2020.

https://www.lecanardrépublicain.net

Nous suivre sur : Facebook | Twitter | YouTube



32 réactions


  • François Vesin François Vesin 16 avril 2020 09:33

    La tête de l’Etat est gangrenée depuis trop longtemps,

    et pour ce virus là non plus, il n’y a pas d’argent !

    La ministre Belloubet vient de libérer 10’000 places de prison :

    les corrompus politico-financiers ne seront pas à la rue !!!


    • Super Cochon Super Cochon 16 avril 2020 13:06

      .
      .

      .

      Les ASSASSINS de l’OMS et de Gilead qui tente d’imposer leurs médicaments inutiles , frauduleux et hors de prix 8 ....... alors que le traitement de Raoult à l’hydroxychloroquine et l’Azithromycine coûte 12 euros !
      .
      .
      .
      .
      Dans le jargon judiciaire ........ ça s’appelle un crime contre l’humanité !


    • vesjem vesjem 16 avril 2020 15:22

      @Super Cochon
      je dirais même plus : une shoa-goy


    • Zeb_66 16 avril 2020 18:12

      @Super Cochon
      Non, ces médicaments ne sont pas inutiles, bien au contraire ;
      ça permet de lancer en masse des traitements dont on est sûr qu’ils
      ne fonctionnent pas, voire, sont néfastes, afin de chasser les traitements
      efficaces, qui ne doivent en aucun cas êtres diffusés.
      C’est le but du N.O.M à l’ouvrage, toujours accroché à ses idées
      néo-malthusiennes et ses rêves de dominance globale.
      Nous devons mourir, mourir massivement et si nous ne nous battons pas,
      c’est ce qui nous arrivera.


    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 17 avril 2020 08:55

      @Zeb_66

      Salut, si je puis me permettre ce mot écrit il y a 500 ans par Étienne de la Boétie :

      -Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres.

      Or la masse qui admet et veut la compétition entre humains donc la société verticale financière sert le plan qui se déroule devant nos yeux ..
      Sauf exceptions bien sur..

      Ce maître n’a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu’il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. D’où tire-t-il tous ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ? Les pieds dont il foule vos cités ne sont-ils pas les vôtres ? A-t-il pouvoir sur vous, qui ne soit de vous-mêmes ? Comment oserait-il vous assaillir, s’il n’était d’intelligence avec vous ? Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n’étiez les receleurs du larron qui vous pille, les complices du meurtrier qui vous tue et les traîtres de vous-mêmes ?



  • leypanou 16 avril 2020 10:04

    Tout ce que vous dites là est vrai mais c’est sur les msm qu’il faut pouvoir le dire, et là, ce n’est pas gagné car tout est verrouillé.

    En tout cas, merci pour les nombreuses informations.


  • François Vesin François Vesin 16 avril 2020 10:07

    Petit complément d’infos à propos de l’intouchable Dr. Lacombe :

    https://reseauinternational.net/interessant-mais-pas-surprenant/

    .

    Et on trouve sur AgoraVox « d’éminents spécialistes » pour nous donner

    des leçons de déontologie et d’éthique pour salir le Pr. Raoult qui ose

    encore essayer de sauver des vies conformément au serment d’Hippocrate !

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=80&v=uoNLWYO3mlM&feature=emb_logo


  • caillou14 rita 16 avril 2020 11:01

    Pour l’instant il n’y a pas de traitement pour ce virus, uniquement des essais avec des médicaments connus avec des résultats différents !

    Personne ne connait ce virus et ses effets sur le long terme !


    • caillou14 rita 16 avril 2020 12:58

      @rita
      Le rendez vous des experts !
       smiley
      Celui du dessous c’est « Nimbus » au pays des cigognes !
       smiley


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 avril 2020 12:44

    Bravo pour cet article

    J’avais noté que Gilead était l’une des rares valeurs à ne pas s’effondrer sur le marché boursier

    On ne traite pas le Covid-19 en stade 3

    On ne le traite pas avec des anti-viraux, pas plus que la grippe avec le Tamiflu

    Communiqué de l’azithromycine team


    • njama njama 16 avril 2020 13:33

      @Bernard Dugué

      Avec l’essai Discovery il vaudrait mieux investir dans les Pompes Funèbres... y a pas trop de risques puisque bientôt la génération baby boomer passera at patres


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 avril 2020 13:41

      @njama
      L’azithromicyne entre dans les essais
      https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/recherche-science/hydroxychloroquine-et-azithromycine-un-effet-protecteur-contre-covid-19-pourrait-reduire-le-flux-de

      De plus, pour l’azithromycine, l’équipe du Pr Pierre-Régis Burgel à Cochin a remarqué que le taux d’infection Covid-19 était faible au sein d’une grande cohorte de patients atteints de mucoviscidose, alors que beaucoup sont sous azithromycine. Il s’agit d’un constat observationnel, mais cela nous a semblé intéressant.


    • njama njama 16 avril 2020 14:13

      @Bernard Dugué
      On peut dire qu’il y a beaucoup de retard à l’allumage... du fait des intégristes scientifiques ? de bureaucrates ?
      réalisation d’essais cliniques randomisés en double-aveugle VS études simple-bras, sans randomisation :
      « L’utilisation de traitements potentiels sur des patients permet de produire des données, utilisables ensuite dans la recherche. Dans la communauté scientifique, la réalisation d’essais cliniques randomisés en double-aveugle est devenue le gold standard permettant de valider l’efficacité d’un traitement. Cependant, lorsque l’urgence est de soigner des patients dont la vie est en danger, il n’est pas éthique de leur donner un placebo lorsque l’état de l’art donne au médecin l’intime conviction que la balance bénéfice-risque est en faveur de l’administration du traitement qu’il souhaite expérimenter. Nous ne devons donc pas oublier que des études simple-bras, sans randomisation, peuvent être tout aussi probantes que des études randomisées.
      Deux éléments nous apparaissent cruciaux pour qu’une étude réalisée sans randomisation soit significative. Il faut d’abord qu’elle étudie des end-point clairement identifiés. Pour le COVID19, nous en identifions trois : la mortalité, le passage en réanimation, et la charge virale. Il faut en outre qu’elle soit comparative. Il faut que l’étude compare les résultats suite à l’utilisation d’un traitement à des séries de résultats historiques, ou à une série de résultats dans d’autres centres de soin." » 

      ACTUALITÉ DU TRAITEMENT IHU DE MARSEILLE 14 avril 2020


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 avril 2020 14:28

      @our le COVID19, nous en identifions trois : la mortalité, le passage en réanimation, et la charge virale. Il faut en outre qu’elle soit comparative. Il faut que l’étude compare les résultats suite à l’utilisation d’un traitement à des séries de résultats historiques, ou à une série de résultats dans d’autres centres de soin." » 

      Ils ont un élément signifiant( sans être statistiquement nickel) pour comparer mais savent-ils trouver les bonnes références
      Ce pays ne fonctionne plus. Il est impossible de joindre un journaliste ou un cadre dans le système de soin. Le pays est entre les mains d’organes bureaucratiques. Il est devenu impuissant dans cette crise
      Les pays africains s’en sortiront mieux que la France
      https://academic.oup.com/jid/article/doi/10.1093/infdis/jiaa119/5807958


    • mmbbb 18 avril 2020 08:26

      @njama est ce qu il y eut des etudes de randomisation lorsque les médecins prescrivirent le MEDIATOR en utilsant son effet secondaire ?  Non Il y a eut tant d autres scandales concernant l usage de médicaments sensés être testes et fiables Dans le cas du COVID 19 , on va chercher des poux dans la tete de ce professeur Raoult, notamment cette femme karine Lacombe , sur l ulitisation de cette chloroquine associé a un antibiotique ; en invoquant que seul les test de randomisation peuvent apporter une preuve . Avec le COVID 19 , nous sommes dans un etat d urgence , cela semble avoir échappe a ces tetes fort pleines mais dont le bon sens fait defaut . Le monde scientifique est aussi pourri et cette femme est bien l egal de l homme , esprit mercantile 


  • njama njama 16 avril 2020 13:28

    ACTUALITÉ DU TRAITEMENT IHU DE MARSEILLE
    14 avril 2020
    […] Concernant le remdesivir, une étude intéressante financée par Gilead a été publiée dans le New England Journal of Medicine (10). Elle permet uniquement de conclure à la toxicité du remdesivir pour les patients à qui il a été administré (60% d’effets secondaires, 23% d’effets secondaires graves, 8% menant à l’arrêt du traitement). S’il est encourageant de constater que des équipes sérieuses, comme celle qui a écrit cet article, comprennent qu’il n’est pas éthique de donner un placebo à un patient dont la vie est en danger, il ne faut pas que cela implique d’oublier qu’une étude qui ne comporte ni end-point, ni comparatif, ne peut permettre de conclure quoi que ce soit.

    [...]
    Au vu de ces données de la littérature, les équipes médicales de l’IHU, comme médecins s’étant engagés à respecter le serment d’Hippocrate, ont pris la décision de poursuivre le traitement des patients atteints de COVID19 avec le protocole hydroxychloroquine+azithromycine, en l’attente de nouveaux résultats.
    Yanis Roussel, Didier Raoult
    lire : https://www.mediterranee-infection.com/actualite-du-traitement/

    il y a des amateurs pour le remdesivir ?

    l’hydroxychloroquine, combien de % d’effets secondaires graves ?


    • Zeb_66 16 avril 2020 18:41

      @njama

      Voici le protocole Raoult appliqué aux USA et dans 10 autres pays :
      200mg 2X daily Hydroxychloroquine
      500mg 1x daily Azithromycin
      220mg 1x daily Zinc sulfate ( pas partout)
      (NB : Zinc as gluconate is known to be considerably more bioavailable than zinc as sulfate fwiw but that’s American Medicine imvho).

      Le zinc est un poison pour le virus et l’HCQ permet une forte pénétration du zinc dans les cellules.
      Il serait même possible de récupérer des patients en phase terminale par une transfusion sanguine( du vrai sang, pas du plasma) et reprise du protocole.

      On peut remarquer que le dosage de HCQ est diminué de 33% ce qui est une bonne chose et se rapproche du dosage normal, cependant grâce à l’ajout de zinc l’effet global est fortement amélioré.

      - A NYC le dr. Vladimir Zelenko a traité selon cette formule plus de 2000 patients, sur le premier lot de 700 patients, seulement 4 ont été hospitalisés, tous les autres sont rentrés chez eux avec la potion et se sont soignés à domicile.

      - Le ministre de la santé de Barheïn à annoncé il y a une dizaine de jours que le protocole du dr. Raoult fonctionnait parfaitement ! le même genre d’annonce est fait un peu partout dans le monde mais rapidement étouffé par les média tous liés aux élites malfaisantes, désormais en guerre ouverte contre la population
      mondiale.

      - Plus de 6000 médecins et chefs de service américains ont envoyé une pétition d’encouragement à Trump pour son soutien de l’HCQ.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 avril 2020 19:06

      @Zeb_66
      Le zinc a un effet sur la ARN polymérase virale
      L’azythromycine est un chélatant du zinc
      c’est aussi un antibio
      un anti-inflammatoire
      500 mg c’est la cartouche utilisée en complication bronchique ou pour une angine


    • doctorix, complotiste doctorix 17 avril 2020 15:27

      @Zeb_66
      Les USA utilisent 400mg d’AZQ, Raoult 600mg/jour.
      Un tableau montre que l’AZQ seul fait tomber la charge virale de 30% dès le premier jour.
      Enfin , maintenant qu’on comprend qu’il doit d’agir non d’une pneumonie mais de micro-thromboses des vaisseaux pulmonaires, il faut sans doute ajouter de l’Héparine (bien que le mécanisme de la thrombose semble plutôt être une atteinte -auto-immune - de l’épithélium vasculaire pulmonaire qui favorise le thrombus).
      Ce qui est certain, c’est qu’il ne faut pas attendre d’en arriver là, et que tout peut bien se passer si on applique le protocole au tout début, c’est à dire en ville, et par des généralistes, ce qui nous est refusé : c’est donc bien un crime organisé et pas nécessairement par négligence ou bêtise.
      Ceux d’entre nous qui ont compris sont absolument furax, car nous pourrions sauver de nombreuses vies.


    • Dédé15 17 avril 2020 17:33

      @doctorix
      Est-il vrai qu’il vaut mieux voir un cardiologue d’abord ? (Sachant qu’actuellement c’est pas forcément évident..) Est-ce pour ça que le protocole du Pr Raoult est appliqué seulement dans des hôpitaux ?


    • doctorix, complotiste doctorix 18 avril 2020 08:34

      @Dédé15
      Un milliard de boites ont été délivrées sans ECG.
      Il faudrait que le coronavirus introduise un risque supplémentaire.
      Ce n’est pas évident, si c’est providentiel pour faire peur et justifier la pénurie organisée.


    • Zeb_66 18 avril 2020 16:35

      @Dédé15

      Reprenons depuis le début :
      Vers 1640, des missionnaires rapportèrent en Europe des écorces de Quinquina rouge, un arbuste d’Amérique du sud dont l’écorce était utilisé comme plante médicinale ainsi que comme boisson par les Indiens des Andes.
      Depuis lors très utilisé en Europe en tant que boisson, tisanes mais aussi, particulièrement en Italie pour ses propriétés fébrifuges et antipaludéiques.
      Plus tard vers 1820 les chimistes j. Pelletiers et j. Caventou purent extraire la quinine et en lancèrent massivement la fabrication.
      La quinine fut d’un grand secours dans la lutte contre le paludisme, cependant dans des usages à long terme comme c’est le cas pour les résidents européens de pays infectés, elle se montra toxique pour le système nerveux.
      Rien de très dangereux mais cependant préoccupant.
      Par suite de ces inconvénients, 2 dérivés furent tirés de la quinine : la chloroquine, commercialisée sous le nom de nivaquine puis l’hydroxychloroquine encore moins toxique que la chloroquine.
      Ainsi donc en 1940 à l’âge de 4 ans j’ai dû prendre quotidiennement de la quinine et ce jusqu’à 7 ans, sans plus d’inconvénient qu’un foie un peu fragile durant quelques années, à mon retour en France.
      La quinine est encore employée aujourd’hui dans des boissons : Picon, Vermouth (max 100 mg/l) ou encore Schweppes tonic
      Autre boisson inventée pour les besoins de l’armée britannique aux Indes :
      Devant la réticence des troupes à avaler leur potion quotidienne (particulièrement amère), ils ont réalisé une mixture à base de Gin, qui passait beaucoup mieux. ;)
      C’est devenu le Gin Tonic bien connu.
      La dose de quinine dans le Gin Tonic actuel est cependant 4 fois plus faible qu’à l’époque.
      Dire qu’une dose double d’hydroxychloroquine 6 fois moins toxique que de la quinine, prise durant seulement 6 jours est extrêmement dangereuse, perso le médecin qui m’affirme ça, prend mon p...g dans la gueule.

      L’autorisation de mise sur le marché d’une nouvelle molécule ou assemblage (AMM) est acceptée dès lors qu’elle est bénéfique pour plus de 80% des patients même si elle est sans effet, voire néfaste pour les 20% restant.

      Exemple perso :
      Je suis atteint d’une maladie auto-immune appelée spondylarthrite ankylosante, sortant d’hôpital avec la potion qui va bien, de l’Indométacine (Indocid), un des plus puissants anti-inflammatoires et le seul qui arrivait à me soulager.
      Un mois plus tard, visite de vérification chez mon praticien de ville, à la vue de l’ordonnance il me dit que ce médicament est extrêmement corrosif et me propose un autre anti-inflammatoire beaucoup moins agressif et convenant à tout le monde...
      15 jours passent, ma peau se transformait en sortes d’écailles, mes cheveux tombaient par poignées et j’avais brusquement une grande tonsure, ouch !
      Je retourne aussitôt chez mon praticien, sidéré, il me repasse illico à l’Indocid.
      L’indocid est connu pour son agressivité, des patients ont fait un ulcère à la première gélule ; pourtant, pendant 12 ans j’en ai absorbé 6 par jour et je continue depuis 40 ans à en prendre au coup par coup lors de la survenue d’une crise, je n’ai jamais ressenti la moindre douleur stomacale.
      J’ai gardé toute ma souplesse et lorsque j’ai revu le Professeur qui avait découvert la maladie, il m’avait déclaré : c’est très étonnant, il n’y a pas de séquelles, comme si vous aviez éradiqué la maladie...
      C’est bien entendu impossible.
      Tout cela pour dire : les variantes physiologiques individuelles sont considérables, d’où l’AMM à 80%
      et interdire un médicament à tout le monde est le fait de professionnels bas de plafond, ou d’abrutis criminels....


  • thierry3468 16 avril 2020 14:18

    Tous ces experts à la petite semaine qui s’expriment sans déclarer leurs conflits d’intérêts devraient être traduits en justice.Quand je vois notre premier sinistre s’afficher avec Karine Lacombe sans lui rappeler une seconde ses obligations,je ne peux que conclure que Big Pharma est à la manoeuvre derrière nos politiques incompétents.Il faut se rappeler que Philippe travaillait pour AREVA qui constitue à ce jour le plus gros scandale industriel français .Difficile de croire à la probité d’un tel gugusse.


    • Emohtaryp Emohtaryp 16 avril 2020 20:36

      @thierry3468

      Tout ce gratin est un panier de crabes, qui ne tient que par corruption et chantage, en somme on est pas loin du nazisme.....


  • ETTORE ETTORE 16 avril 2020 17:01

    Lâcheté ! Tout est là, et même monnayée à bon prix !

    Et si il y a une porte d’entrée bien peu résistante à la lâcheté, les politiques en sont la plus belle démonstration.

    Lâches avec les autres, avec eux même, comme traites, tout autant !

    Je ne sais pas si cela les empêche de dormir dans leurs draps de soie.....

    Mais passer le restant de sa vie, catalogué comme un faire part de décès...

    Moi je ne pourrais pas.....Mais, je ne suis pas eux, ce qui me laisse l’avantage exclusif de leur cracher au visage, avec ma plus grande satisfaction !


  • OrganigrammeNationInternational 17 avril 2020 08:45

    la guerre aux médic-miracle est déclarée... et c’est le moment choisi par le « Charles » pour faire eaux de toutes part. Pensez un tiers de ses possibles quarts déclarés en retrait.... Il y a de quoi battre en retraite et c’est ce qu’il a fait. De porte avion, il est devenu porte-covidés au nombre pratique de 666....

    Il rade actuellement du côté de Toulon. S’abord-âge ou replis stratégique... La parole est au pacha, àli, baba aux rômes.

    17/04/2020 - https://wp.me/p4Im0Q-3Cp

    • Le Charles prend les eaux plutôt que prévu. Ses quarts ne sont plus assurés par des tiers covidés car 666 de ses mousses n’ont pas eu le pompon. Et c’est toute la force de frappe impuissante à frapper le bourdon nucléé….. Voilà ce que c’est que de vouloir jouer le grand quand on n’en a pas les moyens.C’est pour le coup que l’on est « charlots » de feux

  • zygzornifle zygzornifle 17 avril 2020 10:32

    Quelle bande de parasites .....


  • ETTORE ETTORE 17 avril 2020 11:04

    Pour un bâtiment haut comme un immeuble de 25 étages....

    Avec une autonomie impensable....

    Une ville embarquée.....

    Des moyens de projection stratégiques....

    Eh bien, ce beau fleuron de la France resplendissante, devient le porte drapeau de l’incommensurable crétinerie de notre marmot aux idées courtes « chef de guerre autoproclamé ».

    Voilà encore, une victoire, à la Pyrrhus, remportée sur ses...... propres troupes !

    Il a coulé le seul porte avion dans son propre jeu de dupes.

    Allons enfants de la Patrie........Le jour de gloire.....Va arriver....


    • sophie 17 avril 2020 17:20

      @ETTORE
      On pourra toujours le recycler en funérarium


    • ETTORE ETTORE 17 avril 2020 19:48

      @sophie

      On pourra toujours le recycler en funérarium !

      Oui, surtout qu’il fonctionne à l’uranium !
      Voilà le souhait du MEDEF exaucé, travail d’incinération 24h/24, 7J/7 sans recharger en carburant....
      Tchernobyl, fuku......petits joueurs, nous on n’as pas de moyens, mais les idées de nos moyens.


Réagir