jeudi 21 août 2014 - par Philippe VERGNES

Empathie, conscience morale et psychopathie – Une nouvelle conscience pour un monde en crise (partie 3/3)

JPEG « L’histoire est faite la plupart du temps par les mécontents et les furieux, les excédés et les rebelles – par ceux qui aspirent à exercer l’autorité, à exploiter les autres, et par leurs victimes, intéressées quant à elles à obtenir réparation et à rétablir la justice. Dans ces conditions, l’histoire qui s’écrit a pour grand sujet la pathologie du pouvoir. »[1]

Une pathologie du pouvoir qui n’est rien de plus – mais rien de moins non plus tant le sujet est complexe – que ce que nous appelons de nos jours psychopathie ou perversion narcissique.

Autrement dit, l’histoire est écrite par des psychopathes qu’une armée de béni-oui-oui s’attache à satisfaire. Parfois, il arrive que leurs victimes contribuent à cette narration en obtenant justice et réparation pour les préjudices qu’elles subissent.

Sujet vaste, complexe et au combien sensible s’il en est, le monde dans lequel nous vivons, avec ses crises et ses conflits qui s’enchainent et se succèdent les uns aux autres, nécessite une profonde remise en cause de nos us et coutumes et un recadrage urgent de nos valeurs communes. Il devient alors important, voire urgent, de redéfinir ce que peut être l’éthique ou la morale qui pourrait fonder la société dans laquelle nous désirons vivre et voir grandir nos enfants. À défaut de quoi, le rythme effréné auquel se succèdent les périodes de troubles que nous subissons laisse présager une catastrophe imminente pour laquelle nul ne sait ce qu’il adviendra de notre civilisation.

Scénario apocalyptique par excellence, cette version de l’histoire qui se déroule sous nos pas nous a été inculquée, à grand renfort de propagande et de publicité, sur la base d’un culte mensonger à tel point désormais que « croire à l’histoire officielle, c’est croire des criminels sur paroles »[2].

En effet, si nous convenons du fait que la plupart du temps, les conflits sociaux et les guerres, les héros et les criminels, les percées technologiques et les manœuvres politiques, les inégalités économiques et les injustices sociales sont commentés, analysés et étudiés par toute une armée d’hagiographes aux ordres de l’idéologie dominante, il est inutile et vain de s’étonner dès lors de ce qu’aucuns de nos dirigeants ne soient capable d’apporter un quelconque début de réponse aux égarements de notre civilisation consumériste. Soyons clair, on ne peut résoudre un problème tel que celui posé par notre société actuelle que si et seulement si ce problème émerge à la conscience de ceux qui l’ont créé, car comme le disait si bien FREUD – qui savait de quoi il parlait – : « ce qui est demeuré incompris fait retour ; tel une âme en peine, il n’a pas de repos jusqu’à ce soit trouvé solution et délivrance. »[3]

Or, la conscience, à laquelle la compréhension donne accès, est justement ce qui nous fait défaut pour passer le cap des difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

Aujourd’hui, il ne reste guère plus personne qui ne comprend pas que la mutation actuelle de notre société s’accompagne d’une crise identitaire majeure dont les principales composantes sont la perte de repères et la montée de l’insignifiance. En proie au doute, la question du sens de nos existences prend alors de plus en plus d’importance.

De ce fait, il devient utile et salutaire de s’interroger sur la façon dont nous pouvons développer notre conscience. S’agissant de développer une conscience collective à l’échelle de l’humanité, cette question pourrait être reformulée ainsi : « La saga humaine peut-elle avoir un sens profond, qui anime et dépasse l’ensemble des écrits dont se compose l’histoire diversifiée de notre espèce et assure le ciment social de chacune de nos odyssées ? »[4]

C’est justement à cette question que Jérémy RIFKIN a tenté de répondre dans son essai sur Une nouvelle conscience pour un monde en crise – Pour une civilisation de l’empathie.

Avec force détails, cet auteur nous explique que l’humanité est en proie à différentes crises en raison de notre dépendance aux énergies nucléaire et fossile qu’entretient un modèle de croissance basé sur une conception égoïste de l’individu. Mais l’exploit, si l’on peut dire, de Jérémy RIFKIN lors de la rédaction de cet ouvrage est de nous démontrer que chacune des révolutions communicationnelles de l’humanité s’est accompagnée d’un saut de conscience de cette même humanité.

En effet, depuis quelque temps, il est de bon ton de penser qu’« au vu des données dont nous disposons, il apparaît possible que le parcours humain ait un fil conducteur. »[5]

C’est ainsi que Jérémy RIFKIN tisse sa propre trame de l’histoire de l’humanité en révolutionnant considérablement le paradigme selon lequel l’homme serait un être rationnel et calculateur développant sans cesse des stratégies utilitaristes dans le but de maximiser ses ressources.

Cette vision de l’Homme, correspondant à la définition littérale du mythe de l’homo œconomicus à l’œuvre dans le processus de mondialisation actuel, est sous-tendu par une idéologie qui, de par son manque d’empathie, sa négation de toute altérité et sa réification de l’humain, porte en elle le germe d’une perversité et d’une permissivité dont les forces destructrices peuvent tout bonnement engloutir toute trace d’humanité en l’homme. Ce qui aurait pour conséquence inéluctable la fin de notre civilisation.

Or, si comme Jérémy RIFKIN nous reconnaissons que le parcours humain possède un fil conducteur, la question se pose de savoir pourquoi l’époque où nous vivons apparaît aux yeux de plus en plus de personnes comme étant régressive et décadente.

Ce sentiment croissant est probablement la conséquence d’un paradoxe[6] dont les particularités s’appliquent tant au niveau individuel qu’institutionnel – ou sociétal –, car « le paradoxe de la décadence réside dans sa dualité, dans le fait qu’elle se trouve à la charnière des aurores et des couchants. Cette phase crépusculaire, mais nécessaire, de doute et de tâtonnement prépare l’individu et la société à une nouvelle conscience de soi. Au cours de cette période, la collectivité, malgré son aveuglement, n’est pas dans l’erreur, mais la traverse. Ainsi, elle effectue son rite de passage de l’enfance à l’âge adulte. »[7]

Ce qu’il peut y avoir de rassurant dans la phase d’incertitude que nous parcourons, c’est de constater avec Hubert RIVES que « Là où croit le péril… croit aussi ce qui sauve »[8], car « sans ça » la vie n’aurait jamais pu apparaître et se développer jusqu’au stade où elle en est arrivée aujourd’hui.

En conséquence de quoi, il est utile de s’interroger sur ce qui pourrait sauver dans un monde où tout semble aller à vau-l’eau.

S’agissant d’acquérir une nouvelle conscience, pour tous les auteurs déjà cités et bien d’autres encore, il convient d’examiner « l’élément » qui peut nous permettre ce saut de conscience salutaire tant espéré qui nous ouvrirait les portes d’une humanité plus juste, plus respectueuse des lois que la nature a dictées tout en assurant notre marche vers le progrès.

Lors des deux précédents articles, nous avons abordé le sujet des différents stades du développement moral déterminant notre niveau de conscience morale et celui de l’intelligence émotionnelle qui lui est consubstantiel. Mais pour que l’une et l’autre – conscience morale et intelligence émotionnelle – se développent harmonieusement, il leur faut une « levure », un « facteur X » qui servira de catalyseur.

Grâce aux récents progrès des neurosciences, nous connaissons aujourd’hui beaucoup mieux ce que peut être cet activeur que l’on désigne sous le nom « d’empathie ».

En effet, si l’on comprend ce qu’est réellement l’empathie[9] – concept nomade en constante évolution depuis son introduction dans le champ des sciences humaines –, nous ne pouvons qu’en déduire que l’empathie est un « métasentiment », un « sixième sens » qui permet d’accéder à la raison supérieure telle que schématisée par Antonio DAMASIO dans son ouvrage Le sentiment même de soi[10], de telle sorte que « maturation de l’empathie et développement moral sont une seule et même chose. »[11]

Ce constat aujourd’hui posé par les chercheurs travaillant dans le domaine des neurosciences sociales réactualise les débats philosophiques hautement spéculatifs qui gravitaient autour des questions de morale quelque peu abandonnées au cours du siècle dernier[12]. Attendu que pour ce nouveau champ disciplinaire, l’étroite corrélation entre empathie et morale permet de situer le niveau de conscience d’un individu, tout autant que celui d’une société ou d’une civilisation, au travers de la seule étude de l’empathie qui se trouve être ce fameux fil conducteur que le parcours humain semble suivre.

Sur un plan culturel, cette piste a conduit Jeremy RIFKIN et son équipe de chercheurs à constater que l’évolution récente de la conscience sur les 12 000 dernières années s’est déroulée en plusieurs stades en fonctions des révolutions communicationnelles successives. Ainsi, « Les cultures orales s’ancrent dans la conscience mythologique. Les cultures écrites engendrent la conscience théologique. Les cultures imprimées s’accompagnent de la conscience idéologique. Les premières cultures électriques suscitent la conscience psychologique. »[13]

Aujourd’hui, l’Internet éveille un nouveau type de conscience que Jeremy RIFKIN appelle « conscience dramaturgique ». Mais cet éveil pose un problème crucial au cœur de notre société actuelle en pleine crise narcissique : celui de la séparation entre « le bon grain et l’ivraie », de la distinction entre vérité et fausseté, sincérité et mensonge, exactitude et « à peu près ». Bref : « La conscience dramaturgique pose le problème perturbant de l’authenticité. Chaque fois qu’il est question de représentation, on est inévitablement conduit à s’interroger sur le « faire semblant » et le « croire ». À l’âge de la conscience mystique, la mesure de l’homme était l’héroïsme ; à celui de la conscience théologique, on était censé être pieux ; à celui de la conscience idéologique, les hommes de bonne volonté devaient être sincères et de bon caractère. À l’âge de la conscience psychologique, avoir de la personnalité est devenue une obsession. Mais pour la génération qui grandit dans la conscience dramaturgique, la pierre de touche de l’homme et de la femme, c’est l’authenticité. »[14]

À l’heure ou nos sociétés occidentales traversent l’une des plus graves crises identitaires que le monde n’ait jamais connues – induisant de facto des mécanismes de défense individuels et politiques qui font largement appel à la manipulation – l’authenticité apparaît bel et bien comme une préoccupation majeure de notre époque pour tous ceux qui formulent le vœu de voir évoluer l’humanité dans des valeurs de vérité plutôt que de mensonge.

 

Conscience individuelle et conscience collective :

Si nous comparons le développement de la conscience morale des individus – exposée lors de la première partie de cette série d’articles – avec celui de l’évolution de la conscience collective à travers les âges, nous constatons de nombreuses similitudes qui ne manquent pas d’interpeler l’observateur attentif recherchant un quelconque fil conducteur donnant sens au parcours de la saga humaine. Cette observation apporte un argument de plus à la thèse de Jeremy RIFKIN :

Les différents stades de l’évolution de conscience de masse chez Jeremy RIFKIN

IE

Les niveaux de développement moral individuel chez Lawrence KOHLBERG

Conscience biosphérique

A

6

Éthiques universelles de justice

Conscience dramaturgique

5

Respect du contrat social

Conscience psychologique

4

Répondre des règles sociales

Conscience idéologique

 

É

3

Satisfaire aux attentes du milieu

Conscience théologique

2

Faire valoir son intérêt égocentrique

Conscience mythologique

1

Obéir pour éviter la punition

IE = Intelligence Emotionnelle ; A = altruisme ; E = égoïsme.

En effet, sans rentrer dans les détails – exercice qui dépasserait largement le cadre de cet article – selon ce comparatif, les particularités propres à chacune des étapes identifiées par le premier de ces modèles pourraient servir à définir celles du second et vice versa.

Par exemple, Jeremy RIFKIN précise que : « les stades de la conscience fixent les limites de la réalité. Ils saisissent et reflètent l’horizon spatio-temporel d’une époque et l’étendue du système nerveux central collectif d’une civilisation. Les ordres sociaux spatio-temporels qu’incarnent les consciences mythologique, théologique, idéologique et psychologique sont tout à fait distincts. […] Les stades de la conscience redessinent aussi la frontière entre « nous » et les « autres ». Hors les murs, c’est le « no man’s land », où se trouvent les étrangers. Pour l’homme mythologique, l’étranger est le non-humain, le démon, le monstre. Pour l’homme théologique, c’est le païen ou l’infidèle. Pour l’homme idéologique, c’est la brute irrationnelle. Pour l’homme psychologique, c’est le cas pathologique. »[15]

Cette description possède de nombreuses similitudes avec la caractéristique b) décrite par Lawrence KOHLBERG : « à chaque stade, il y a réorganisation de l’équipement cognitif, l’ancien s’avérant dépassé dans la relation au monde et à autrui ; le changement est qualifié de structurel et s’opère d’un point de vue qualitatif et non quantitatif, c’est-à-dire qu’il y a une restructuration des capacités cognitives du sujet en un nouveau mode d’expression plus adapté. Ceci implique que cette maturation soit irréversible (sauf accident ou maladie dégénérative) »[16] ; etc.

L’intelligence émotionnelle entre ici en ligne de compte en ce qu’elle permet de déterminer le point de basculement entre un individu (ou une collectivité) majoritairement motivé par des désirs égoïstes à celui d’une personne (ou d’une société) privilégiant l’altruisme. Ce renversement intervient dans la position médiane du stade conventionnel de développement moral entre les niveaux 3 et 4 de l’échelle kohlbergienne. Il faut bien garder à l’esprit que ce changement ne s’effectue pas sur un mode « tout ou rien » opposant l’altruisme à l’égoïsme – nous avons traité l’insuffisance d’un tel schéma dans le précédent article en redéfinissant l’altruisme –, mais bien selon une gradualité subtile faisant basculer d’une position à l’autre exactement comme lorsque l’on utilise une balance avec des poids et mesures.

Reste que « La situation actuelle n’est pas vraiment claire. Si certains membres de la jeune génération rêvent de célébrité personnelle, il y en a autant qui se dévouent au service de la collectivité et aident les moins fortunés. La réalité, c’est probablement qu’une jeune génération grandit déchirée entre deux états d’esprit, le narcissisme et l’empathie : les uns sont attirés par le premier, les autres par la seconde. La récession prolongée à laquelle est confrontée l’économie mondiale en ces temps où la seconde révolution industrielle tire à sa fin va probablement affaiblir la pulsion narcissique : la survie personnelle et collective va peser de plus en plus lourd, et les rêves de grandeur individuels dans le chaos mondial paraîtront bientôt illusoires, voire comiques. Mais on peut tout aussi bien imaginer qu’un narcissisme collectif sera transformé en xénophobie virulente, avec des diatribes politiques visant à définir des minorités et d’autres cultures et nationalités comme inférieures, infra-humaine. C’est déjà arrivé. »[17]

C’est déjà arrivé à de multiples reprises et c’est ce qui arrive encore actuellement dans les divers conflits que nous relatent les infos quotidiennes.

Les totalitarismes qui ont accompagné le parcours humain en attestent. Ceux du siècle dernier sont loin d’être les seuls et les derniers et nous serions bien avisés d’en tirer les enseignements qui s’imposent (cf. Nous boirons le calice jusqu’à la lie).

Le souci, à l’heure actuelle, réside dans le fait que « tous les stades de la conscience qu’ont connus les humains au fil de l’histoire existent encore et sont très dynamiques, dans diverses nuances et à divers degrés. Nous sommes pour la plupart des êtres composites, construits par notre passé historique profond, et nous gardons en vie des fragments de conscience ancestrale dans nos cadres de référence mythologiques, théologiques, idéologiques, psychologiques et dramaturgiques. Le défi auquel nous sommes confrontés consiste à faire avancer toutes ces formes historiques de la conscience, encore présentes sur l’ensemble de l’éventail humain, jusqu’au stade nouveau de la conscience biosphérique – à temps pour briser les fers qui enchaînent les progrès de l’empathie à la croissance de l’entropie. » [18]

Cela nécessite un changement radical de paradigme, car l’évolution de la conscience collective qui jusqu’à présent s’est faîtes postérieurement aux différentes révolutions industrielles, doit désormais s’effectuer préalablement à tout progrès. Ce qui signifie que nous puissions prendre nos responsabilités et nous occuper nous-mêmes de notre conscience individuelle pour améliorer notre conscience collective sans attendre que la solution puisse venir d’un quelconque sauveur ou d’une nouvelle révolution industrielle.

 

Conclusion :

Que nous enseignement les recherches exposées lors de ces trois articles ?

Tout d’abord, que la crise de notre époque marquée par une forte régression s’apparente à un rite de passage tel qu’a pu l’incarner le mythe de Narcisse. L’explosion, ces dernières années, d’essais littéraires portant sur ce sujet en témoigne.

Ensuite, que cette décadence est toujours accompagnée d’une baisse des forces morales sur lesquelles reposaient les différentes civilisations qui se sont succédé !

Autrement dit, l’empathie régresse également lors de ces périodes de transition, mais ce recul est propice au questionnement que toute réévaluation de la situation impose. Ce type d’épreuve a toujours accompagné l’apparition d’une nouvelle conscience. Même si à une échelle de temps humain, ce saut qualitatif est difficilement perceptible, il n’en demeure pas moins que par le passé, c’est toujours ainsi que les choses ont évolué. Cependant, compte tenu des circonstances actuelles, nous pouvons échouer.

Par ailleurs, « l’aptitude à nous reconnaître en l’autre et à reconnaître l’autre en nous est une expérience très démocratisante. L’empathie est l’âme de la démocratie. C’est une façon de prendre acte du fait que chaque vie est unique et inaliénable, et qu’elle mérite une égale considération dans l’espace public. L’évolution de l’empathie et celle de la démocratie ont été liées tout au long de l’histoire. Plus la culture est empathique, plus ses valeurs et ses institutions de gouvernement sont démocratiques. Moins la culture est empathique, plus ses valeurs et ses institutions de gouvernement sont totalitaires. Les liens inextricables entre extension de l’empathie et expansion de la démocratie sont manifestes, et il est curieux qu’ils aient aussi peu retenu l’attention dans l’étude de l’histoire et de l’évolution des modes de gouvernement. »[19]

Néanmoins, si Jeremy RIFKIN s’étonne du manque d’attention que nous portons aux « liens inextricables entre extension de l’empathie et expansion de la démocratie », il est également curieux de constater que ce type de lien n’ait jamais été mis en évidence au niveau individuel entre le pervers narcissique est sa victime favorite : la personnalité empathique.

L’étude de tels liens nous en apprendrait un peu plus sur la véritable nature de la psychopathie, son but et ses desseins – conscients ou non. Cette affection mentale n’est pas uniquement marquée par une absence d’empathie ; l’empathie n’est pas uniquement l’âme de la démocratie, elle est également la manifestation de l’humanité en l’Homme. Ce qui lui permet d’envisager autrui comme un semblable et non comme un objet ; comme un être sensible et non comme une marchandise ou un produit markéting. Cette idée est à l’opposé de ce que présuppose la conscience idéologique dominante au travers de la toute-puissance de la rationalité et du mythe de l’homo œconomicus.

Autrement dit, l’avenir de notre civilisation pourrait simplement dépendre de la rapidité à laquelle ce sentiment se propage à l’ensemble de la communauté humaine. D’où l’intérêt de rapidement mettre en place une pédagogie de l’empathie qui nous enseigne comment la développer dès le plus jeune âge afin que nous développions à l’âge adulte des relations authentiques sans communication déviante (cf. Le ‘pouvoir’, les ‘crises’, la communication paradoxale et « l’effort pour rendre l’autre fou » ; Comprendre l’emprise, la relation « en-pire » ; La « novlangue » des psychopathes ; Affaire Dieudonné et théorie du genre, etc. : le harcèlement moral s’institutionnalise ; etc.).

À méditer !

Philippe VERGNES


[1] Jérémy RIFKIN, Une nouvelle conscience pour un monde en crise – Vers une civilisation de l’empathie, p. 17.

[2] Simone WEIL, L’enracinement, 1949, p. 152.

[3] Sigmund FREUD in Cinq psychanalyses.

[4] Jérémy RIFKIN, Une nouvelle conscience pour un monde en crise – Vers une civilisation de l’empathie, p. 16.

[5] Ibidem, pp. 16-17.

[7] Negin DANESHVAR-MALVERGNE, Narcisse et le mal du siècle, p.70.

[8] Hubert REEVES, Là où le péril croit… croit aussi ce qui sauve, édition SEUIL, 2013, 180 pages : « Ce livre met en parallèle l'histoire de l'Univers et celle des êtres humains. Hubert Reeves nous émerveille d'abord en nous contant les improbables et fécondes propriétés de la matière, tant atomique que galactique, qui lui ont permis de se complexifier jusqu'à voir apparaître la vie et l'intelligence sur Terre et peut-être ailleurs. C'est la belle-histoire. Il nous avertit ensuite des dangers qui pèsent sur la planète - de notre fait. Le sort tragique de tant d'espèces, disparues, des mastodontes aux grands pingouins, ou menacées, des chimpanzés aux abeilles. C'est la moins-belle-histoire. Comment alors concilier ce que la science nous apprend sur la merveilleuse croissance de l'organisation à l'échelle cosmique avec les graves risques de détérioration que la crise écologique contemporaine fait peser sur l'avenir de la vie sur la Terre ? La prise de conscience de cette situation conflictuelle et la volonté de réagir à laquelle nous assistons maintenant nous donnent-elles l'espoir d'un avenir plus vert ? »

[9] Pour faire simple et ne pas laisser le lecteur dans l’expectative, Jean DECETY, neuroscientifique spécialisé dans l’étude de l’empathie définit ainsi ce sentiment : « deux composantes interagissent pour créer l’empathie : la première est la résonance motrice, c’est-à-dire une capacité automatique, peu contrôlable et non intentionnelle d’imiter mentalement les mouvements et les expressions des personnes avec lesquelles nous interagissons. Cette faculté plonge ses racines dans l’histoire évolutive de nos ancêtres, les primates non humains (ils disposent de neurones, nommés neurones miroirs, qui codent leurs propres actions et celles exécutées par leurs congénères). La seconde composante est la flexibilité mentale nécessaire pour que nous ayons bien conscience que c’est autrui qui agit ou éprouve une émotion et non pas soi-même. Cette capacité, contrôlée et intentionnelle, est plus récente que la résonance motrice dans l’histoire évolutive, et serait propre à l’espèce humaine. Ce modèle sous-entend que l’on ne peut parler d’empathie qu’en présence de ces deux composantes : ces éléments sont dissociables, mais sont tous deux indispensables. » (Pour la Science n° 309 – juillet 2003).

[11] Jérémy RIFKIN, Une nouvelle conscience pour un monde en crise – Vers une civilisation de l’empathie, p. 116.

[12] Voir Stanilas DEHAENE, neuroscientifique, docteur en psychologie cognitive, professeur au collège de France et lauréat du Grand Prix INSERM 2013 pour l’ensemble de son travail consacré à la conscience : « Beaucoup des questions que nous sommes amenées à poser sont des questions qui appartenaient autrefois à la philosophie et que nous ramenons dans le domaine de la science… » (à 2’42” de la vidéo de l’INSERM).

[13] Jérémy RIFKIN, Une nouvelle conscience pour un monde en crise – Vers une civilisation de l’empathie, p. 42.

[14] Ibidem, p. 530.

[15] Ibidem, pp. 176-177.

[17] Jérémy RIFKIN, Une nouvelle conscience pour un monde en crise – Vers une civilisation de l’empathie, p. 553.

[18] Ibidem, p. 557.

[19] Ibidem, pp. 154-155.

 



183 réactions


    • Hervé Hum Hervé Hum 28 août 2014 19:49

      La puta madre que le palio ! encore un commentaire de perdu, Les autres, je les tapes d’abord sur word et pas celui là !

      Je vais faire plus court, je dis que tu y participe comme moi jusqu’à présent d’ailleurs, parce que tu te trompe de cible, il ne s’agit plus de désigner ces pervers ou psychopathes qui nous gouvernes, mais de montrer que l’injonction contradictoire est lié au décalage entre la réalité et notre conscience de cette même réalité.

      C’est à dire, que la réalité actuelle permet aux gens grégaires et pacifiques, non dominant, de s’affranchir des natures prédatrice et dominante, et ce en raison des moyens techniques dont dispose l’humanité permettant à tous les êtres de communiquer et donc de coopérer. Bref, d’intérioriser la Terre, c’est à dire, d’en faire un objet commun et non plus divisé. Et d’expliquer que le déni de cette conscience est dû à la peur extrême que nous avons de l’inconnu qu’est le cosmos. Le noir n’évoque pas la lumière divine, mais l’inconnu, le froid, la peur, le monde des ténèbres si profondément ancré dans notre conscient collectif.

      La DCE actuelle et qui est en train d’être dépassé, est dominé par les natures prédatrices, dominante ou perverse car la Terre est pensée comme toute notre réalité, comme tout l’Univers, dans laquelle, l’intériorité s’arrêtait aux limites de son pays et l’extérieur tout le reste de la Terre. Or, pour lutter contre un ennemi extérieur, c’est le rôle des natures dominantes, prédatrices et perverses, non des natures grégaires, pacifiques et honnêtes.

      Seulement sur une Terre intériorisé où donc il n’y a plus de frontières militaires car plus d’ennemi en tant que tous passagers d’un même vaisseau qu’est la Terre, ces natures dominatrices, prédatrices n’ont plus de raisons de dominer car il n’y a plus d’ennemi extérieur à combattre et il n’y a d’ennemi intérieur qu’eux même.

      Donc, il s’agit de dépasser l’injonction contradictoire véhiculé par ces gens là pour leur propre profit et leur permettant d’avoir toujours un temps d’action d’avance, mais de montrer que la seule injonction contradictoire qui nous arrête et nous plonge dans la schizophrénie collective est notre propre peur du noir où nous servons de ces gens là comme excuse, car aujourd’hui ils ne disposent plus de la réalité de la force, seulement l’illusion que nous entretenons uniquement pour ne pas affronter nos propres angoisses. Donc, de prendre un temps d’action d’avance sur eux, contre lequel ils ne peuvent rien.

      Dans un monde en abondance, où le savoir et la responsabilité est partagé par 99% de l’humanité malgré tous les messages déviants de la télé, il n’y que soi même en son intériorité pour refuser de prendre conscience de la réalité qui elle, nous permet de changer de paradigme sans chaos, le plus facilement et simplement du monde et d’ouvrir une ère d’une incroyable richesse créative et d’explorer l’espace où là, les natures dominantes trouverons leur espace de conquête.

      quand je dis qu’il est possible de faire la transition facilement et simplement, je parle en connaissance de cause. Mais ce n’est pas ton objet !


    • Philippe VERGNES 28 août 2014 23:31

      Hervé,

      J’te réponds demain... j’suis crevé là !!!

      Mais c’est bien ce que je pensais. Il sera nécessaire d’aborder le problème de la conscience d’un point de vue occidental ET oriental. Je te fais ça prochainement, car en fait je serais curieux d’avoir ton opinion sur la question du sens que je souhaite te pose (après mon intro sur la-les conscience-s).

      A plus !


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 août 2014 00:13

      Philippe,

       j’ai lu le commentaire de Alinea, telle que je l’aime, anarchiste, où elle reprend un extrait de la citation que tu reporte de Rifkin. En la relisant, je réalise combien je partage cette philosophie et dont toute ma recherche consiste à trouver la voie qui mène à cette conscience biosphérique.

      La notion de temps d’action en découle directement, pour démontrer le rapport de causalité entre la conscience d’un monde partagé parce que que unique comme l’est la planète Terre, d’avec la conscience d’un monde divisé. Le premier se fait par association, comme pour les cellules d’un corps ou les fourmis d’une fourmilière, tandis que le second se fait par exploitation des uns contre les autres ou tout le monde est l’ennemi potentiel de tout le monde.

      J’ai déjà écrit que la seule manière de préserver l’histoire passé dans ses mythologiques, théologiques, idéologiques, psychologiques et dramaturgiques. « est précisément de la réduire à notre imaginaire et non plus à notre réalité, c’est à dire, de lui ôter son caractère conflictuel dans la réalité, mais le préserver en tant que patrimoine du passé ayant crée ce qui dans un cerveau s’appelle.... Souvenirs sacré de sa vie passé (merci Krishnamurti pour cet enseignement !). Le conflit intérieur est toujours le résultat d’une impossibilité à accepter que le passé est mort pour la réalité et ne vit qu’en son imaginaire, tel qu’en lui même. Or, la seule manière de faire passer ces »références" du stade de la réalité à l’imaginaire, passe par la vision d’une Terre unique car dès lors, il n’y à plus division par opposition des cultures, mais union par association où toutes trouvent l’intérêt de se garantir mutuellement (principe de l’ONU), sans prédisposer du futur, mais en assumant son propre temps d’action qui n’est qu’un présent éphémère. Enfin, dire que la biologie tient son rôle dans le développement de la conscience et des émotions, consiste à dire au niveau collectif, qu’il ne saurait nier la place que tient la nature dominante et prédatrice, mais aura appris à la dominer... SE DOMINER SOI MEME... Donc sans l’éliminer, mais à savoir l’utiliser !

      J’attendrai ton commentaire pour poursuivre le mien  !

      Bonne nuit.


    • Philippe VERGNES 29 août 2014 07:00

      Bonjour Hervé,

      Le commentaire d’Alinéa est venu à point nommé, j’allais te répondre par un long commentaire en t’invitant à mieux relire mon article ou tout du moins sa conclusion.

      « En la relisant, je réalise combien je partage cette philosophie et dont toute ma recherche consiste à trouver la voie qui mène à cette conscience biosphérique. »

      Bah oui…  smiley !

      Alors, je t’explique ma « méthode ».

      Ayant identifié depuis longtemps le problème de la dualité empathie/psychopathie (et non pas empathie/entropie), je me suis posé la question de savoir comment pourrait évoluer notre conscience afin de briser à temps les fers qui enchaînent les progrès de l’empathie à la croissance de la psychopathie (pour reformuler ce passage de RIFKIN).

      Cela pose réellement le problème d’une prise de conscience collective, car actuellement, nos politiques (élus) suivent un programme qui émane d’une conscience idéologique (c’est le dogme de l’homo œconomicus dont je dénonce assez souvent l’hérésie), alors que, si tu as bien suivi le sens du schéma que j’ai reproduit dans cet article, il suffirait de les conduire à prendre des décisions selon une conscience psychologique pour que tout bascule et que le monde passe d’un comportement majoritairement égoïste à celui d’une philosophie altruiste (pour image, cf. théorie du centième singe).

      Avant de te poser ma question, je dois t’expliquer comment je conçois la conscience. Selon moi, nous pouvons dire qu’il existe principalement deux formes de conscience. L’une que l’on pourrait appelée conscience primordiale (ou universelle ou ce que tu veux d’autre, peu importe), c’est celle de la philosophie orientale. Celle que tu promeut. L’autre est la conscience de soi (ou individuelle, etc.). La première se découvre, pour reprendre une image se serait comme effeuillé un artichaut pour en révéler le cœur et goûter au meilleur. La seconde se développe, comme je l’ai indiqué dans ma série d’articles.

      Alors ma question qui est à mes yeux d’une importance capitale, car de là dépend toute la méthodologie qui en découle quant à la manière d’aborder la dualité empathie/psychopathie : penses-tu que quelqu’un puisse accéder à la découverte de la conscience primordiale s’il n’a pas suffisamment pu développer une conscience de soi (ex. les psychopathes) ???

      Autrement dit, s’il n’a pas appris à se dominer soi-même, car il est absent à soi.

      Personnellement, je ne le crois pas. C’est du moins ce que toute mon expérience m’a appris, mais je peux me tromper. Alors qu’il me semble que pour toi, c’est tout à fait possible. Si oui, comment cela se pourrait-il ?

      Je crois que notre différence sur cette question réside en cela, car après, même si tu emploies un vocabulaire spécifique, et à moins de l’avoir mal transposé à mes propres grilles d’interprétation, nous parlons exactement de la même chose en partant d’une même image (les deux miroirs qui se reflètent l’un l’autre).

      Ma réponse personnelle à cette question explique ma démarche, car cela suggère qu’il faut pouvoir dénoncer le problème psychopathie pour en avoir conscience. Mais encore une fois, je peux très bien me tromper, seulement, je ne vois pas où. Note tout de même que je ne fais pas que dénoncer ce problème-là et que je donne aussi des solutions dans certains de mes articles.

      Pour le reste, je te suis parfaitement dans tes explications.

      « Le conflit intérieur est toujours le résultat d’une impossibilité à accepter que le passé est mort pour la réalité et ne vit qu’en son imaginaire, tel qu’en lui même. »

      Oui, et nous en avons eu un très bel exemple sur ce fil et il est malheureux qu’il ne puisse pas se rendre compte de cela. Je n’ai pas répondu à son message évoquant mon manque d’empathie, car il aurait perçu cela comme une provocation de plus alors que justement mes interventions ne font que révéler ce que tu dénonces fort judicieusement avec cette affirmation.

      Bonne journée, à plus.


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 août 2014 10:51

      Bonjour Philippe,

      mes différents commentaires consistaient à préparer le terrain pour répondre à ta question, pour que tu comprenne la dynamique du processus psychique tel que je le conçois, c’est à dire itératif, conduisant à la violence dites psychopathique. Je l’écrirais plus tard, car ce commentaire ne souffre pas vraiment d’approximation comme les précédents, même si ici je ne peux en donner que le principe directeur.

      Déjà, quand tu écris

      Autrement dit, s’il n’a pas appris à se dominer soi-même, car il est absent à soi.

      Non, suivant mon expérience propre, un psychopathe n’est certainement pas absent à lui même, il est « hors de lui même » et ce n’est absolument pas la même chose. L’absence à soi même n’engendre pas de violence propre du sujet, mais au contraire l’apathie. Par contre, il peut avoir une réaction de type psychopathique, mais elle peut être l’inverse, une réaction de type empathique et même d’hyper sensibilité empathique. La différence portant sur le moment de prise de conscience, dans mon vocabulaire du moment itératif, donc du rapport de causalité qu’il aura établi au moment de prise de conscience de « l’absence à soi ». 

      Sans le principe du processus itératif, il serait très facile de connaître la réaction future d’un individu, mais en raison de ce principe, c’est impossible, on peut juste et c’est pas rien, c’est même ce qui donne espoir, favoriser un rapport de causalité plutôt que l’autre. Mais encore faut il en comprendre la complexité et bien qu’elle soit phénoménale, elle contient une clé, sinon je ne serais pas là pour en parler !

      Le psychopathe par la violence qui l’anime, se sent situé « hors de lui même » et dès lors n’a de cesse de vouloir reprendre possession de son intériorité en chassant celui ou celle qu’il aura désigné, identifié comme l’imposteur, le violeur de son intériorité. De son point de vue, il est victime... De sa victime ! C’est ici qu’on peut séparer le psychopathe du pervers, ce dernier ne se sent absolument pas victime, mais bien bourreau, sauf qu’il jouit de son pouvoir, parce qu’il aura interprété l’empathie non pas comme une force, une qualité, mais une faiblesse à exploiter. Là aussi, tout est dans le rapport de causalité, de son temps d’action, donc itératif. C’est d’une simplicité confondante, tautologique, mais c’est comme vouloir voir ou chercher une goutte d’eau dans un verre d’eau !

      Pour comprendre, il me faut donc placer le processus itératif dans la conscience du cerveau.

      Mas pour répondre par oui ou non à ta question... Oui et non, tout dépend du rapport de causalité dans son temps d’action ! que j’expliquerai, enfin essaierai autant que possible, dans mon prochain commentaire, mais sois un peu patient car c’est pas facile de l’écrire simplement !


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 août 2014 10:57


      J’oubliai, concernant tall, au travers de ses écrits je ne le vois ni pervers, ni psychopathe, ni quoi que ce soit de pathologique, il éprouve juste une forte rancoeur, aversion envers un milieu qui a faillit le perdre, mais dont pourtant il a su se servir pour s’en sortir !

      dans son cas personnel c’est un peu problématique, mais il lui suffit de revenir au cadre général pour retrouver le sens de sa motivation en s’appuyant sur son vécu dans les HP. Et là, il est en dessous, très en dessous de la réalité de ce milieu sordide, violent, dégradant, concentrant tout ce qui fait perdre à l’humain le sens de sa propre dignité. Un ami qui a travaillé à Sainte Anne m’as raconté ce milieu, même la prison est un couvent de bonne soeur en comparaison ! Bon, lui aussi c’était vers la même époque que Tall, depuis les choses n’ont pu que s’améliorer.


    • Philippe VERGNES 29 août 2014 11:49

      OK !

      Je vois très bien. En attendant, même si je ne suis pas d’accord avec toi (quoique : question de terme peut-être), je trouve super ton raisonnement. Je t’explique mon désaccord (d’ailleurs en y pensant, le terme absence à soi semble poser ici un gros problème de définition).

      Au sujet de mon assertion sur l’absence à soi, tu écris : « Non, suivant mon expérience propre, un psychopathe n’est certainement pas absent à lui même, il est « hors de lui même » et ce n’est absolument pas la même chose. L’absence à soi même n’engendre pas de violence propre du sujet, mais au contraire l’apathie. Par contre, il peut avoir une réaction de type psychopathique, mais elle peut être l’inverse, une réaction de type empathique et même d’hyper sensibilité empathique. La différence portant sur le moment de prise de conscience, dans mon vocabulaire du moment itératif, donc du rapport de causalité qu’il aura établi au moment de prise de conscience de « l’absence à soi ». »

      OUI, je suis entièrement d’accort avec le fait que le psychopathe est « hors de lui même »... à certains moments et de temps en temps seulement. Jamais tout le temps. C’est bien la raison pour laquelle on les compare souvent à docteur Hyde et Mister Jekyl. Il alterne moment apathique et moment psychopathique. Et pour répondre au problème que tu soulèves concernant l’empathie, il faut réellement savoir à quoi correspond l’empathie pour en parler, car selon moi, le psychopathe est EXTRÊMEMENT empathique, sauf que celle-ci s’est développée dans une seule direction donnée alors que la véritable empathie se développe dans deux directions. J’sais pas si tu me suis là ! smiley

      L’absence à soi, cela signifie qu’il n’a pas eu accès à la conscience de soi du fait justement que le miroir s’est brisé très tôt dans son enfance. Il est comme enfermé en prison dans le noir absolu.

      Ce n’est pas l’absence à soi qui génère de la violence, c’est l’absence de conscience de soi. Expression que j’utilise comme synonyme de l’absence à soi selon l’ouvrage de Michel TERESTCHENKO présenté dans mon précédent article.

      Alors, je reformule mon assertion : le psychopathe n’a pas appris à se dominer soi-même, car il n’a pas pu développer une conscience de soi en se regardant dans le miroir d’autrui. Et c’est parce que les situations qu’il vit lui fait revivre cette angoisse qu’il transforme son apathie en psychopathie. Ici, le temps d’action a bel et bien toute son importance, mais n’oublie jamais que je définie la psychopathie et la perversion comme un mouvement et une défense. A ne surtout pas perdre de vue cela. J’ai l’impression que c’est ce qui pose problème.

      D’où ma question fondamentale : penses-tu que quelqu’un puisse accéder à la découverte de la conscience primordiale s’il n’a pas suffisamment pu développer une conscience de soi ???

      Le facteur causal n’est pas encore important à ce stade de la discussion.


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 août 2014 12:30

      Tu écris,

      Le facteur causal n’est pas encore important à ce stade de la discussion.

      Oui et c’est bien pour cela qu’il me faut préciser cela dans le futur commentaire.

      toutefois quand tu écris « Il alterne moment apathique et moment psychopathique » tu y donne une importance cruciale, car tu as indiqué par la même le sens du temps d’action causale, c’est à dire, qu’il est dans le sens apathie vers psychopathie, alors que je parlais d’un point de vue où la personne est au stade non psychopathique, mais uniquement apathique, donc quand il n’a pas « choisi » le sens de sa réaction à son apathie.

      Commence tu à percevoir le « jeu de miroir »du « je en miroirs » qui va déterminer le sens causal et son temps d’action ? soit, apathie -> hyper sensibilité empathique ou bien l’inverse, apathie -> psychopathie.

      Car tu notera, que le seul sujet vraiment étudié est le sens apathie -> psychopathie, l’autre n’étant pas l’objet d’étude, mais d’admiration !


    • Philippe VERGNES 29 août 2014 13:55

      Hervé,

      Tout ce que tu dis me semble parfaitement clair, mais il est impératif que tu répondes à la question posé : penses-tu que quelqu’un puisse accéder à la découverte de la conscience primordiale s’il n’a pas suffisamment pu développer une conscience de soi ??? (Troisième fois schreugneugneu... smiley, c’est vraiment important et pour le moment tu éludes).

      Cette réponse est fondamentale pour la suite. J’y ai déjà répondu et apparemment tu défends une position contraire. Pour moi, chez le psychopathe le miroir est « cassé », c’est la raison pour laquelle il alterne phase apathique et phase psychopathique SANS AUTRE CHOIX POSSIBLE (avec quelques nuances toutefois). C’est aussi la raison pour laquelle les psychopathes de la variété « successul » sont quasi indétectables.

      Pour toi, il semblerait que non. Alors comment expliques-tu cela, car encore une fois, tu as raison en disant que « le seul sujet vraiment étudié est le sens apathie -> psychopathie, l’autre n’étant pas l’objet d’étude, mais d’admiration ! »

      Alors comment selon toi peut-on amorcer (ou inverser) un mouvement psychopathie -> apathie si le miroir est cassé ???

      Parce que cela je l’ignore.

      Je vais te dire ce qu’est réellement pour moi un psychopathe de façon courte et très imagé. Le psychopathe est un hypersensible qui suite à un traumatisme complexe -le facteur causal qui nuancera l’expression psychopathique - n’a pas trouver d’autres solutions de défense intrapsychique que de couper ce que j’appelle l’interrupteur à empathie (du moins dans ses relations affectives avec les autres humains, car il peut être empathique avec les animaux ou des personnes qui ne menacent pas sa proximité affective) et qui en raison de l’intensité, de la fréquence et/ou du temps d’action de ce facteur causal aura fait qu’il a « oublié » ou « perdu » (ne se rappelle plus) où se trouvait se fameux interrupteur à empathie.

      Lorsque tu parles de facteur causal qui déclenche la réaction psychopathique dans un temps donné tu parles plutôt à mon avis de facteur déclencheur de sa mise en acte psychopathique. ATTENTION, c’est très différent !


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 août 2014 15:01

      Tu as raison, j’élude !

      laisse moi terminer le commentaire, ma réponse s’y trouvera.

      Mais j’ai bien aimé ton image des feuilles d’artichaut, c’est une très bonne comparaison !

      Pour illustrer se retour à la conscience que tu nomme primordiale et en attendant que je te donne mon avis sur ta question, voici ce que rapporte une infirmière soignant les personnes en phase terminale avant de mourir, dans leur lit, chez eux, sur la conscience et le bilan de leur existence, ce qu’ils regrettent le plus.

      1) Ne pas avoir eut le courage de vivre une vie fidèle à ses propres rêves et non selon ce que les autres attendaient de soi

      2) Ne pas avoir sacrifié tant de sa vie au travail

      - Ne pas avoir su exprimer ses sentiments

      - Ne pas être resté proche de ses ami’es

      - Ne pas avoir été aussi heureux qu’il était possible !

      eh bien vois tu, ce sont toutes ces raisons là qui m’ont fait réagir personnellement...

      Ces personnes là, ont attendu de ne plus êtres soumises à la pression du temps d’action pour pouvoir effeuiller l’artichaut pour revenir à leur, la conscience primordiale, Universelle... Donner sens à sa propre existence !

      La réponse à ta question se fait plus claire, mais je continu à éluder !!!


    • Philippe VERGNES 29 août 2014 20:53

      Oui !

      Je connais exactement cette citation ou du moins un de ces exemples. C’est dans le Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rinpoché.

      Cet exemple démontre simplement ce que ce livre explique. A savoir, que dans le pire des cas, on a beau avoir commis des actes répréhensibles toutes sa vie, nous pouvons encore avoir une dernière chance de rédemption au moment de la mort. Toutefois, ce n’est pas un cas général. Quid des psychopathes dans ce cas là ? Si l’on en croit l’histoire de ceux qui sont morts en prison, et bien ils meurent comme ils ont vécus, sans aucun remord. Ce qui contredit l’histoire que tu rapportes, mais peut-être en éprouve-t-il et ne sont pas capables de l’exprimé comme les autres personnes.

      De ce fait, je ne suis pas plus avancé, mais j’attends tout de même la suite avec impatience. Changer de grille de lecture pour m’accommoder à la tienne me fait faire un peu de brain storming. Cependant, je crois que tu as décidé d’user de ma patience et de jouer avec mes nerfs aujourd’hui... smiley

       smiley


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 août 2014 21:44

      Bonsoir Philippe,

      rassure toi, tu m’oblige aussi au brainstorming !

      La réalité, c’est que j’ai pas eu vraiment le temps de terminer le commentaire que j’ai commencé.

      Mais je le terminerai sois en sûr ! Je vais donc user un peu de ta patiente en espérant qu’elle en vaudra la peine pour toi smiley


    • Philippe VERGNES 29 août 2014 22:11

      OK !

      Prends tout ton temps... je ne vais pas disparaître malgré les incantations chamanique du moinseur de service ! smiley smiley smiley

       smiley


    • Hervé Hum Hervé Hum 30 août 2014 21:35

      Merci Philippe,

      Chose promise, chose dû, mais avec un peu plus de temps que prévu.

      Je pense que tu aura ma réponse dimanche. Si je met un peu plus de temps que prévu, c’est notamment dû mais pas seulement, au fait que pour ma part je ne saurai faire l’impasse sur le second cerveau situé dans notre estomac. Celui ci m’apparait comme fondamental dans le processus du développement du cerveau de la tête, parce que le développement primaire des émotions sont surtout liés à ce cerveau primaire, mais il intervient aussi dans le processus itératif. Ensuite, et ce point est fondamental pour parler de la conscience et des émotions et qui n’apparait nulle part dans tes articles alors que le principe itératif y donne une place centrale, c’est le... TEMPS !

      En attendant, j’aurai une question à te poser. Dans la théorie actuelle des neurones miroirs, considèrent on qu’elles agissent directement sur le « moi » ou « je » ou bien arrivent elles en contact de la réflexion du « moi » ? Pour ma part, le contact se fait non pas vis à vis du « moi », mais vis à vis de la réflexion du « moi ». et cela change tout !

      a plus


    • Philippe VERGNES 31 août 2014 10:43

      Bonjour Hervé,

      Je comprends ta préoccupation par rapport au temps, mais même si je n’en parle absolument pas dans mes articles, cette question du temps y est tout de même implicitement évoquée. Lorsque je répète à qui mieux mieux que la perversion narcissique est un mouvement, c’est que ce mouvement inscrit l’action dans le temps.

      Mais « ton » temps philosophique n’est peut-être pas le même que « mon » temps scientifique. Encore une fois, cela risque d’être un problème sémantique.

      Je comprends le principe itératif selon ta définition du second cerveau (on pourrait même en rajouter une troisième, puisque nous avons aussi découvert des neurones autour du cœur : le cœur à un cerveau), Les scientifiques commencent à peine à se pencher sérieusement sur la question, mais il est désormais indéniable que ce second cerveau est impliqué dans pas mal d’affection. Par ailleurs, le lien émotion/intestin (pas uniquement l’estomac, c’est tout le système digestif qui est impliqué) est connu depuis longtemps, mais les recherches sur les connexions de ce deuxième cerveau avec le cerveau lui même n’en sont qu’à leur début.

      Sur la question des neurones miroirs : les neurones miroirs concernent avant tout l’apprentissage par imitation. Nous avons certaines zones du cerveau qui s’activent lorsque nous observons quelqu’un produire une action qui sont exactement les mêmes que lorsque nous produisons nous-même cette action (et les émotions semblent fonctionner selon se même principe). De fait, nous entrons en « résonance » avec autrui. Aussi, je ne comprends pas bien ta question, mais du coup j’aurais tendance à dire les deux, car ces mêmes neurones s’activent dans les deux cas : par réflexion, lorsque l’on observe l’action et par le « moi » lorsque l’on produit la même action.

      Bref, j’sais pas si je suis clair.

      Bonne journée, a plus !


    • Hervé Hum Hervé Hum 31 août 2014 14:21

      Bonjour Philippe,

      Merci pour le lien, je ne savais pas cela au sujet du coeur, seulement qu’il était le centre énergétique du corps.

      Pour l’estomac, c’est une erreur,je voulais écrire le ventre !

      tu écris

       ... j’aurais tendance à dire les deux, car ces mêmes neurones s’activent dans les deux cas : par réflexion, lorsque l’on observe l’action et par le « moi » lorsque l’on produit la même action.

      tu met le doigt dessus ! Sauf que si le moment réflectif n’est pas identifié, conscientisé, il n’y a pas observation par le « moi », mais imprégnation de l’action d’autrui par le « moi ». Et c’est pas la même chose. C’est, à mon sens, le principe de l’hypnose, qui permet d’objétiser le sujet par l’abandon de ce dernier de la réflexion, pour l’imprégnation.


    • Hervé Hum Hervé Hum 31 août 2014 23:48

      Pour te faire patienter encore un peu, non pas que ce que j’ai à dire soit exceptionnel, mais j’ai du mal à l’écrire et ce que j’écris ne me convient pas. Alors en attendant, voici un bref résumé d’une expérience qui explique pourquoi j’accorde tant d’importance au cerveau du ventre, même si je dois toujours lutter pour ne pas le perdre.


      Lors de mes pérégrinations en Amérique, je me suis retrouvé au Mexique et plus précisément dans le désert de San Luis Potosi, dans un village appelé Réal de catorce. De ce village on peut se rendre au bord du désert situé en contre bas où se trouve la gare, le lieu est appelé « estacion de real ». je m’y suis rendu, moi et mon saxo, pour manger du peyotl, un cactus chamanique aux effets psychotropes.  Ce cactus a été rendu célèbre par Carlos Castaneda, auteur d’une série de livres racontant son étude d’une culture chamanique aux frontières du réel . Entre parenthèse, il y a controverse sur la réalité historique de ce qu’il raconte dans ses livres. Je le précise simplement d’avance pour ne pas être embêté avec cela. Je raconte ici ma propre expérience, mais comme le dit Jodorovsky, soit les récits sont vrais et Castaneda est un grand initié, soit il a tout inventé et alors c’est un génie littéraire.

      J’ai décidé d’aller là bas juste après avoir pris conscience que j’étais arrivé au bout de ce que ma conscience pouvait supporter de haine intérieure. Alors que ma quête était de redonner un sens à ma vie, je prenais conscience de toute la haine intérieure qui m’habitait contre ceux que je pensais le plus aimer et qui prenait le dessus sur moi-même. Bref, j’étais arrivé au point de rupture. Je n’avais jamais eut l’intention d’aller là bas en arrivant au Mexique, mais le hasard me donna l’occasion de goûter du cactus et l’effet positif que celui-ci eut sur moi, m’incita d’aller à la rencontre du cactus.


    • Hervé Hum Hervé Hum 31 août 2014 23:51

      suite

      e te passe les détails, mais le fait est qu’une fois isolé et après avoir mangé du cactus, le temps que celui-ci commence à faire son effet dans mon ventre (toujours à jeun !) je me suis retrouvé à lutter contre la montée des effets de toute mes forces. La lutte à bien durée 1h30 à 2heures, je n’avais pas de montre, mais vu la course du soleil c’est le temps que j’estime la lutte. Mais à un moment donné, la force du cactus dans mon ventre à fini par gagner et alors que je commençais par être submergé par l’émotion et pleureur, j’ai senti une force qui me transperçait au niveau du nombril et ouvrait toutes les portes que j’avais mis entre mes émotions d’enfance et toute ma vie d’après, c’est-à-dire, de l’adolescence jusqu’à l’âge de 42 ans. Quand je t’écris « porte », ce fut exactement comme des sas qui s’ouvrent les uns après les autres pour entrer dans le saint des saints. Ce fut quelque chose de très fort, car j’ai éprouvé à ce moment là, exactement les mêmes émotions, le même état d’esprit  qui les nourrissaient, mais avec la conscience du moment présent. C’est-à-dire que l’enfant que je fus, rouvrit son cœur à l’adulte que je suis. A cet instant là, j’ai compris que mes émotions venaient de là, sans même connaître l’existence d’un second cerveau situé dans le ventre.  Sans penser à quoi que ce soit d’autre que de ressentir mes émotions passés d’une force intacte, identique, comme si j’avais remonté le temps émotionnel sans perdre la réalité présente. C’est quelque chose de saisissant !

      J’avais déjà perçu la force de mes émotions d’enfances et de leur importance, mais je l’avais refoulé et le fuyait depuis lors, faisant passer ma dépression (qui avait succédé à une névrose !) en apathie et me menaçait de psychopathie. Bref, peyotl m’a montré la voie à suivre pour me soigner et depuis lors, j’essaie de suivre cette voie, mais le mal est si profond que la lutte dure encore. Mais cela m’a permis d’apprendre beaucoup sur le fonctionnement de mon être.  

      Je crois bien que c’est la première fois que je raconte une histoire de vécu personnel sur agoravox, surtout que pour la plupart des gens d’agoravox, cela tient non pas de la raison, mais d’une forme de mysticisme hallucinatoire. Sauf, que je n’ai jamais consommé un produit chamanique comme une drogue, mais comme une expérience lié à mon propre questionnement intérieur. Certaines expériences furent positives comme ici, mais d’autres furent négative, voir dangereuse.


      Question, connais tu les quatre accords toltèques rapportés par Miguel Ruiz ? Difficiles à suivre, mais celui qui y arrive et en fait une discipline de vie intérieure se dote d’une force intérieure exceptionnelle, mais encore faut il y arriver !!!


    • Philippe VERGNES 1er septembre 2014 10:12

      Bonjour Hervé,

      Expérience très parlante qui donne une piste pour trouver des solutions autres.

      Cela corrobore les recherches actuelles sur l’autisme. La psychopathie est vue par certains comme un trouble du spectre autistique. Les derniers travaux sur l’autisme mettent en cause une certaine bactérie dont les colonies sont gérées par le cerveau du ventre. Et comme souvent dans ce cas-là, se sont les familles qui sont en contact quotidien avec la maladie qui ont fait avancé les recherches.

      Vidéo sur l’autisme qui en parle : L’autisme, la piste bactérienne.

      Bonne journée, à plus !


    • Hasard Hasard 1er septembre 2014 11:18

      Bonjour,

      En complément de ce reportage, interview du Luc Montagnier, prix Nobel de médecine :

      http://www.arte.tv/fr/interview-de-luc-montagnier/6733442.html

      Quant au rapport de la psychopathie avec le spectre autistique, il ne semble pouvoir être envisagé aujourd’hui que pour le syndrome d’Asperger et non l’autisme de Kanner.


    • Philippe VERGNES 1er septembre 2014 12:31

      Bonjour Hasard,

      Je suis les recherches de Luc MONTAGNIER, notamment sur la mémoire de l’eau, car il espère trouver une solution à l’autisme de par ce biais-là : On a retrouvé la mémoire de l’eau (le lien est régulièrement rompu, il est préférable de télécharge la vidéo).

      La psychopathie telle que je la définie dans tous mes articles a selon moi une autre cause et elle est développementale ce qui la distingue de toutes les autres formes d’autisme. Cependant, aucune piste n’est à négliger, mais nous devons néanmoins faire avec les informations dont nous disposons à l’heure actuelle. A ce titre, le témoignage d’Hervé est intéressant. Toutefois, la psychopathie telle qu’envisagée à l’heure actuelle résulte d’un dysfonctionnement du circuit de la peur. Or, cette émotion est justement celle sur laquelle nous avons le plus de certitude à l’heure actuelle. Nous savons que la peur non modulée, c-à-d celle qui évolue en angoisse, produit des neurotoxines qui viennent détruire certains neurones dans des parties précises du cerveau. Dès lors, cela à des conséquences sur toutes les autres parties du cerveau qui sont reliés entre elles. Si l’on comprends les deux lois de la synaptogenèse telles que je les ai maintes fois évoquées, il nous est possible de comprendre que le lien entre affectivité et rationalité est rompu chez le psychopathe. Ce qui fait de lui un individu « lobotomisé ».

      Vu ainsi, la psychopathie dont il est question dans tous mes articles est bel et bien une maladie déclenchée par l’éducation à la peur que notre société développe. Et prétendre le contraire sans autre forme de procès qu’une argumentation péremptoire sans recherche de cause ne fera pas disparaître le problème. Bien au contraire, cela ne fera que l’amplifier. Cette amplification, je l’observe depuis près de 20 ans et ce n’est que maintenant que les gens commencent à s’apercevoir qu’elle nous conduit à la catastrophe, mais ne ils comprennent pas encore pourquoi.


    • Philippe VERGNES 1er septembre 2014 12:44

      @ Hervé,

      J’oubliais...

      "Question, connais tu les quatre accords toltèques rapportés par Miguel Ruiz ? Difficiles à suivre, mais celui qui y arrive et en fait une discipline de vie intérieure se dote d’une force intérieure exceptionnelle, mais encore faut il y arriver !!!"

      Je connais très bien les quatre accords toltèques. Le problème, c’est que peu de gens les connaissent et rentrent facilement dans le jugement. J’ai assès répété en commentaire de tous mes articles que je ne juge pas. Ce qui ne m’empêche pas de dénoncer des actes répréhensibles pour autrui tels que ceux que commettent les psychopathes. Il y a là une distinction d’importance que peu de personnes font.


    • Hervé Hum Hervé Hum 1er septembre 2014 15:33

      Bonjour Philippe, d’abord merci pour tes réponses.

      j’ai aussi visionné la vidéo avec Luc Montagnier, ainsi que la piste bactérienne pour l’autisme. J’ai aussi lu que le nombril abritait toute une faune bactérienne très hétéroclite et étrange. Il y aurait pas moins d’environ 1400 bactéries différentes vivant là. Comme une jungle ! Et de plus, ce ne sont pas toutes les mêmes bactéries d’une personne à l’autre. Assez déroutant !

      Pour appuyer ce que j’écris avec mon expérience, il est connu qu’à la naissance et dans les premières années de vie, nous respirons par le ventre et non par le thorax. Notre respiration remonte vers le thorax en grandissant et serait le signe du refoulement ou déni de nos états émotifs. C’est l’ami qui m’a enseigné le saxo qui me l’a appris et fait m’en rendre compte. La respiration naturelle se fait par le ventre et non par le thorax.

      Enfin, le plexus solaire est situé au niveau du ventre et du nombril, or, le nombril est l’endroit où le corps s’est développé dans le ventre maternel et était relié à l’extérieur. Bref, le cerveau du ventre à tout pour être le centre émotionnel et non pas le cerveau de la tête qui serait le centre de la raison et de l’imagination. Si on considère qu’une émotion est déclenché par le contact entre son imaginaire et la réalité, soit, la satisfaction de ses désirs dans la réalité, elle doit passer par le cerveau du ventre pour être totalement vécu, conscientisé et canalisé. C’est à dire, que le cerveau du ventre ne peut faire l’impasse avec la réalité car il est en prise directe avec l’extérieur et ne peux pas y échapper sans créer de graves troubles digestifs . Pour échapper à ces douleurs, la personne devra « court circuiter » la relation entre le cerveau de la tête et du ventre, ce qu’on appelle refoulement.

       Si le cerveau du ventre est anesthésié dans le circuit des émotions entre le cerveau de la tête et la réalité, c’est le déni total de ses propre émotions, donc de son contact avec la réalité pour tout faire remonter au niveau du cerveau de la tête et dès lors, les cellules miroirs ne sont plus réfléchis mais imprègnent directement le « moi ». Or, le cerveau de la tête peut construire et déformer la réalité autant que nécessaire pour fuir les émotions présente du ventre. En fait, la coupure est dû souvent à l’impossibilité de supporter davantage une émotion ou bien au contraire, l’impossibilité de perte d’une émotion forte. Dans mon cas, ce fut le refus de perte émotionnelle qui à produit la cassure profonde et le refoulement.

      Donc, mon expérience me dit que la connexion avec les émotions se fait entre le cerveau de la tête et le cerveau émotionnel du ventre qui lui ne peut pas échapper au contact de la réalité sans créer de fortes douleurs jusqu’à l’insupportable où le cerveau e la tête offre le seul refuge possible. Mais ce jeu est un peu plus complexe, car il faut ensuite y introduire la puissance sexuelle, dont la fonction reproductrice implique la contrainte temporelle comme une horloge. Mais elle est la conséquence du rapport établi entre les deux cerveaux.


    • Hervé Hum Hervé Hum 1er septembre 2014 16:29

      Le développement des dce sont issu pour grande partie à cette expérience, puisqu’elle m’a fait prendre conscience que ce refus était dû à l’ouverture de la conscience adulte face à celle de l’enfant. En d’autres termes, l’enfant à refusé d’écouter l’adulte qui lui parlait. La conséquence fut une séparation nette entre les deux et un conflit intérieur qui n’apparaît pas sur le moment, mais nécessite de traverser les dce suivantes pour pouvoir soit en prendre conscience, soit entrer dans une forme plus ou moins sévère de troubles mentaux. Ceci car la pression augmente jusqu’à un point de rupture où il faut soit accepter et se libérer en se déchargeant de cette énergie non satisfaite dans la réalité, soit continuer dans son refus et ne plus pouvoir contenir la violence dû au refoulement et donc commettre des actes violents pour libérer cette énergie dans la réalité. Ici, la raison devient esclave de son refoulement émotionnel. La morale et l’éthique deviennent des arguments contre autrui et non plus pour soi même.

      en théorie, rien n’interdit qu’une personne puisse se libérer, mais en pratique cela reste exceptionnel. Notamment en raison du mécanisme itératif. Je t’en donnerai un aperçu dans un prochain commentaire.Mais donc, si cela reste extrêmement difficile, cela n’est pas impossible.

      Quand à la méthode, déjà, les 4 accords toltèques de Miguel Ruiz sont la meilleur voie que je connaisse pour éduquer les gens et leur permettre de ne plus se laisser manipuler par les pervers narcissiques et autre psychopathes. Ceci car elle donne la méthode pour distinguer ce qui est soi de ce qui vient d’autrui.

      Puisque le principe de ces 4 accords consiste à ne plus se mettre soi même en contradiction et donc de créer de faux miroirs dont le but est de se dissocier de la réalité. Donc, de son cerveau émotionnel, qui fonctionne en relation directe avec le cerveau de la tête et non indépendamment. Les deux sont dans une relation causale, itérative. La fracture ou rupture de la conscience de cette relation ne la rompt pas, mais la perverti plus ou moins profondément en créant des faux miroirs.


    • Hasard Hasard 1er septembre 2014 19:42

      A l’auteur,

      Concernant les recherches de Montagnier sur la mémoire de l’eau, l’expérience est fantastique et les résultats troublants.

      Néanmoins à très haute dilution, les résultats positifs chutent drastiquement, et c’est bien le problème de la validité des résultats à très haute dilution de son prédécesseur en ce domaine que fut Benveniste.

      « Positive signals were usually obtained at dilutions ranging from 10-5 to 10-8 or 10-12. Higher dilutions were again negative60 »), confirmant la non-reproductibilité des travaux de Benveniste qui travaillait régulièrement sur des dilutions entre 10−16 et 10−22, voire parfois plus de 10−40. Toutefois, l’article indique que dans une expérience des résultats positifs ont été obtenus à des hautes dilutions entre 10−9 et 10−18 (« in one experience, some very high dilutions were found positive, ranging from 10-9 to 10-18 »).


    • Philippe VERGNES 1er septembre 2014 20:28

      @ Hasard,

      Merci pour ces précisions. J’ai bien conscience qu’avec ce sujet nous marchons sur des œufs et je ne préjuge absolument rien des résultats à venir qui peuvent être révolutionnaires ou carrément désastreux. Toutefois, voici pourquoi j’ai tout de même un espoir qu’en aux recherches de MONTAGNIER : Water - Le pouvoir secret de l’eau. Ce n’est qu’un extrait et je n’ai pu retrouver le documentaire en entier, mais si vous avez l’occasion de le visionner dans sa version intégrale, les recherches scientifiques mondiales sur ce sujet sont assez déconcertantes.

      Mais bon... attendons voir ce qu’en disent les recherches à ce sujet, car c’est un domaine fort intéressant pour lequel nous devons abandonner de nombreuses croyances. Un peu comme celui de la psychopathie smiley !


    • Hasard Hasard 2 septembre 2014 10:31

      Même si je ne partage votre approche des troubles de la personnalité, je reste ouvert et intéressé par toutes les hypothèses, notamment multifactorielles.

      ps : en sciences le mot « croyances » que vous utilisez dans votre commentaire précédent n’a pas de place.Juste des hypotheses à confirmer ou a infirmer ...


    • Philippe VERGNES 2 septembre 2014 10:47

      Bonjour Hasard,

      Visionner le reportage en lien (et de préférence dans sa version complète si vous réussissez à la trouver, chose que je n’ai pas su faire) et vous comprendrez pourquoi j’utilise ici, relativement à la mémoire de l’eau, le mot croyance.

      Sur mon approche des troubles de la personnalité, et spécifiquement sur celui de la psychopathie telle que je la définie, lorsqu’on aura intégré qu’elle est avant tout dimensionnelle et non pas catégorielle, on aura fait un grand pas en avant. Mais il reste encore beaucoup de chemin à faire apparemment. Toutefois, il paraît que je suis endurant, cela ne me pose donc pas beaucoup de problèmes. smiley !

      Enfin, je ne refuse jamais une argumentation contradictoire dès lors qu’elle puisse être étayée par des faits et non pas par des techniques sophistiques puériles. Mais, pour cela et bien qu’aillant eu des dizaines de contradicteurs à la suite de mes articles, j’attends encore...


    • Hasard Hasard 2 septembre 2014 10:59

      C’est parce que sur Agoravox vous n’avez pas de commentateurs à votre hauteur.

      Il vous faudrait essayer une autre revue scientifique smiley

      Bye


    • foufouille foufouille 2 septembre 2014 11:17

      je croit pas non plus dans la mémoire de l’eau. H2O est simple, il y a une petite quantité de minéraux. je voit mal ou se cacherait l’information.

      pour les « cerveaux » supplémentaires, ce serait plus des relais ou des « processeurs » en plus mais autonome.

      ça explique quand même que l’on puisse contrôler son coeur par le yoga


    • Philippe VERGNES 2 septembre 2014 11:28

      Hasard,

      « Il vous faudrait essayer une autre revue scientifique »

      J’ai écumé ce fond de commerce-là depuis déjà bien longtemps. Du coup, j’élargis mon public et je compile des témoignages de première main (vous connaissez surement : l’analyse du point de vue à la première personne). C’est d’une richesse insoupçonnable pour peu que l’on soit familiarisé avec les quelques précautions d’usage qui s’imposent quant aux biais cognitifs. smiley !

      Bye-bye ! smiley


    • Philippe VERGNES 2 septembre 2014 12:24

      Bonjour Hervé,

      J’ai bien suivi toutes tes explications et tu me confirmes par là que tu généralises ton propre vécu à la définition de la psychopathie. Malheureusement, tu commets là une erreur. En effet, il est bien différent, comme tu l’analyses fort bien, d’être dans l’impossibilité de supporter davantage une émotion que de vivre l’impossibilité de perte d’une émotion forte.

      Le problème, c’est que tu ramènes ces deux situations à la question de la psychopathie. Dans la première solution, la réponse est la psychopathie, dans la seconde, ton cas d’après ton témoignage, c’est celle de ce que l’on appelle les états limites. On retrouve ce schéma dans l’un de mes articles que j’ai souvent cité en commentaire ici : Perversion narcissique et traumatisme psychique - L’approche biologisante.

      C’est une confusion hyper fréquente, mais s’il est vrai que le pervers narcissique appartient le plus souvent à la catégorie borderline, peu de borderline adopte une défense perverse. C’est cette indistinction qui rend confuse ta compréhension de la psychopathie.

      Je m’explique, ce n’est pas parce que tu t’es retrouves un jour à devoir refouler tes émotions qu’automatiquement tu es un psychopathe. Cela n’a rien à voir. As-tu déjà fait payé à autrui la responsabilité de ton propre développement psychique et ce même à une époque où tu n’avais pas les prises de conscience que tu as eu ?

      Sincèrement j’en doute, mais cela peut toutefois survenir ponctuellement à tout un chacun à la suite d’un deuil (au sens très large qu’en donne la psychanalyse : stress intense dû à une situation exceptionnelle). Or, c’est ce que fait le psychopathe : il se venge sur autrui ad vitam aeternam. Mais il ne se venge pas sur n’importe qui, ni n’importe comment, il se venge sur les personnes les plus fragiles de son entourage où les personnes qui le prennent en empathie. Si tu ne comprends pas ce mécanisme de transport et d’export (que je n’ai pour le moment pas encore explicité dans aucun de mes articles) tu ne peux pas comprendre ce qu’est la psychopathie de forme perversion narcissique.

      Je te donne une exemple des conséquences de ces phénomènes de transport et d’export. Je tiens mon expérience de plusieurs milieux et dans l’un d’eux j’ai rencontré des personnes (deux cas) dont le mari était deux fois veuf par suicide de ses compagnes. Celui le plus graves était celui d’un homme dont les six enfants qu’il avait eu de ses trois épouses successives avaient tous de graves problèmes psychiatriques. Au final, c’est plus d’une dizaine de vies qui étaient sacrifiées pour qu’un seul d’entre eux conservent son masque de santé mentale.

      Que penser de ce type d’exemple qui est bien plus courant que tu ne peux le croire. Je précise également une chose : l’un des plus grands spécialistes français sur la question du suicide en France a été interrogé à ma demande par la journaliste qui a écrit le premier dossier de presse paru sur le sujet en première page d’un grand hebdomadaire. Sa réponse, suite à ma suggestion a été très claire : « Le phénomène me paraît de plus en plus évident et compréhensible » dit Yves Prigent, neuropsychiatre et auteur de l’ouvrage « La souffrance suicidaire - Essai sur le mal insupportable » paru en 1997. « Si je devais actualiser mon livre, je le ferais en ce sens. On reçoit en consultation de plus en plus de traumatisés psychiques sur lesquels un pervers a jeté son dévolu ». Dans ce dossier, un autre spécialiste de la question précise qu’il serait pertinent après un suicide de se poser la question de la prédation morale". Etc. etc., etc.

      J’aborderais la question du suicide dans un prochain article, lorsque j’aurais terminé avec le sujet de la perversion narcissique. Mais je suis encore loin du compte.

      Nous sommes-là très loin de ce que tu comprends pour l’heure de la psychopathie. Toutefois, cela n’empêche pas tes développements d’être d’un très grande pertinence pour l’immense majorité des gens.

      Pour conclure en prenant une image souvent utilisée dans nos échanges : le développement itératif ne peut fonctionner que sur la base de deux miroirs parfaitement bien polis. Or, le miroir du psychopathe n’a jamais été poli. D’où le fait, on pourrait dire, qu’il aire dans les limbes sans trouver de sortie. C’est ce qu’il te faut intégrer dans ta conceptualisation de la psychopathie.

      Bon avec ça, peut-être comprendra tu mieux le sens de ma question pour laquelle j’attends toujours ma réponse. smiley


    • Le Gaïagénaire 2 septembre 2014 14:58

      Philippe VERGNES (---.---.---.132) 2 septembre 12:24


      « As-tu déjà fait payé à autrui la responsabilité de ton propre développement psychique et ce même à une époque où tu n’avais pas les prises de conscience que tu as eu ?

      (...) cela peut toutefois survenir ponctuellement à tout un chacun à la suite d’un deuil (au sens très large qu’en donne la psychanalyse : stress intense dû à une situation exceptionnelle). Or, c’est ce que fait le psychopathe : il se venge sur autrui ad vitam aeternam. Mais il ne se venge pas sur n’importe qui, ni n’importe comment, il se venge sur les personnes les plus fragiles de son entourage où les personnes qui le prennent en empathie. (...) ce qu’est la psychopathie de forme perversion narcissique. »

      Phrase capitale. Même « quidam lambda » (JE) peut la comprendre et faire le rapprochement avec sa constellation familiale PN.


      Merci.


    • Philippe VERGNES 28 août 2014 22:38

       @ Katherine,


      Ne vous souciez nullement de moi.

      Vous comprendrez : La prêtresse et le cobra royal.

       smiley


  • alinea alinea 28 août 2014 22:45

    « L’aptitude à nous reconnaître en l’autre » !
    Je pense qu’il s’agir plutôt de l’aptitude à nous reconnaître en un autre ! En effet, « l’autre » est si abstrait, l’empathie si profonde dans l’intimité qu’on ne saurait se reconnaitre en n’importe qui ; alors, il faudrait savoir comment il est possible de prendre le pouvoir, ou haïr ou tuer, celui en lequel on ne se reconnaît pas. Cela n’est pas une donnée !!
    "Le souci, à l’heure actuelle, réside dans le fait que « tous les stades de la conscience qu’ont connus les humains au fil de l’histoire existent encore et sont très dynamiques, dans diverses nuances et à divers degrés. Nous sommes pour la plupart des êtres composites, construits par notre passé historique profond, et nous gardons en vie des fragments de conscience ancestrale dans nos cadres de référence mythologiques, théologiques, idéologiques, psychologiques et dramaturgiques. Le défi auquel nous sommes confrontés consiste à faire avancer toutes ces formes historiques de la conscience, encore présentes sur l’ensemble de l’éventail humain, jusqu’au stade nouveau de la conscience biosphérique – à temps pour briser les fers qui enchaînent les progrès de l’empathie à la croissance de l’entropie. » "
    Ce petit paragraphe est le type de réponse que je vous préparais après avoir lu ce qui précédait !!!
    Sinon, si nous prenons comme hypothèse que l’ensemble des humains, en société, fonctionne comme un humain, nous nous rendons compte que les crises, douloureuses, de prises de conscience et de perte d’illusions, sont bien les seuls lieux de notre évolution ! Seulement, je ne vois pas bien le manipulateur, obsédé par son besoin de pouvoir pour avoir l’illusion de ses contours, pour exister, pourrait en prendre conscience , s’il trouve, toujours, des quidams prompts à jouer son jeu. Mais s’ils jouent son jeu, c’est qu’eux mêmes sont obsédés par une reconnaissance, le besoin de cette reconnaissance pour exister !
    Nous pouvons donc réduire la cause du chaos actuel, à ce stade infantile, bloqué sur la quête des limites jamais atteintes, cette sécurité par elles données, jamais obtenues !!
    Peut-être cela est-il en train de changer !!!!


    • Philippe VERGNES 28 août 2014 23:26

      Bonsoir Alinéa,

      J’allais décroché au moment où j’ai vu apparaître votre com. A mon âge, j’ai déjà passé l’heure d’aller me coucher (nannn j’déconne... mais de préférence, je suis plutôt du matin).

      Peut-être aurait mieux fallu écrire « l’aptitude à nous reconnaître en l’Autre » avec un A majuscule pour que « autre » intègre tous les « Autres » au sens de « Humain ».

      Bon, j’sais pas si je suis clair là...

      « alors, il faudrait savoir comment il est possible de prendre le pouvoir, ou haïr ou tuer, celui en lequel on ne se reconnaît pas »

      Je vais essayer de vous répondre par une citation : « Le sentiment de notre existence dépend pour une bonne part du regard que les autres portent sur nous : aussi peut-on qualifier de non humaine l’expérience de qui a vécu des jours où l’homme a été un objet aux yeux de l’homme ». [Primo LEVI, Si c’est un homme, 1947.]

      Ainsi, lorsqu’on n’est plus qu’un objet (ein stück) aux yeux d’un autre, alors cet autre n’a plus que la valeur d’un paillasson ou d’une serpillière que l’on jette après usage selon notre humeur du moment. Pas toujours besoin de haine pour cela. La haine vient justement lorsque cet autre nous rappelle son humanité et nous renvoie l’image du « monstre » en nous, notre part sombre, que l’on ne saurait voir sans en être effrayé.

      « Seulement, je ne vois pas bien le manipulateur, obsédé par son besoin de pouvoir pour avoir l’illusion de ses contours, pour exister, pourrait en prendre conscience , s’il trouve, toujours, des quidams prompts à jouer son jeu. Mais s’ils jouent son jeu, c’est qu’eux mêmes sont obsédés par une reconnaissance, le besoin de cette reconnaissance pour exister ! »

      La reconnaissance est bien au fondement de cette dynamique, mais c’est beaucoup plus complexe que cela. ’ Pas le courage de développer cela maintenant, d’autant que c’est bien un point que je souhaite aborder dans un prochain article. Il ne faut pas oublier le décervelage de la victime qui d’un point de vue biologique donne ceci : Pervers narcissique et traumatisme psychique - L’approche biologisante.

      Bon après, vous avez raison sur la prise de conscience du manipulateur, c’est la raison pour laquelle il convient d’informer pour que de moins en moins de personnes ne se laissent prendre au piège.


    • alinea alinea 28 août 2014 23:47

      Je voudrais juste dire ceci, sur l’objet : il se trouve que quand même, autant que je le sache, dans toute forme de torture, le bourreau déshumanise la victime ; il le fait sciemment ; sûr que tuer des êtres nus et grelottant, apeurés, c’est plus « facile » que de tuer des chefs d’orchestre, des musiciens, des savants, des écrivains, et tout être digne dans son ordinaire. Donc ce qui se passe dans le « bourreau », cette autorisation, n’a-t-elle pas une racine dans la haine ; il y a forcément un lien, très fort même. Un objet, on s’en moque, on le casse par inadvertance, et je sais bien aussi que l’on traite ainsi l’animal, mais justement, dans la barbarie vis à vis des animaux, il y a une « rupture » en l’homme qui se comporte ainsi, quelque chose du miroir dans lequel on ne veut pas se voir....
      Plutôt que la haine, la peur peut-être, cette peur primitive de l’homme, animal si faible, proie des proies, si fragile dans le monde naturel.... ??


    • Hervé Hum Hervé Hum 29 août 2014 00:29

      Bonsoir Alinea, avant d’aller faire dodo, juste pour te dire que tu donne la réponse à ta question !

      Un objet, on s’en moque, on le casse par inadvertance, et je sais bien aussi que l’on traite ainsi l’animal, mais justement, dans la barbarie vis à vis des animaux, il y a une « rupture » en l’homme qui se comporte ainsi, quelque chose du miroir dans lequel on ne veut pas se voir....

      C’est ton humanisme invétéré qui te fais refuser que des humains puissent reléguer, rejeter la même qualité d’humain à d’autres humains en se fondant sur la différence " mythologiques, théologiques, idéologiques, psychologiques et dramaturgiques.« dès lors où ces références sont placés au niveau de la réalité et non au niveau de l’imaginaire.

      L’empathie est une relation d’intériorité, la non empathie ou/et parfois l’antipathie, sont des relations avec l’extérieur à soi. Je peux nier, rejeter, détruire, objetiser tout ce qui est extérieur à soi sans éprouver culpabilité, remord ou immoralité, mais pas pour ce qui m’est intérieur.

      La haine se fait toujours contre ce qui viole son intimité, son intériorité. Que ce viol soit réel ou imaginaire est accessoire, car c’est le sentiment d’être expulsé, donc extériorisé à soi même qui engendre la haine, pour reprendre possession de son intériorité, là aussi, peu importe que cela soit vrai ou faux. Ceci devrait faire partie d’un futur commentaire en réponse à Philippe, pour expliquer la différence entre morale et empathie, leur relation et mécanisme de développement possible en dépression, névrose, apathie, perversité et haine (ou psychopathie).

      Mais la haine est toujours le sentiment d’une dépossession de soi, d’une »mise hors de soi".

      Bonne nuit

       


    • foufouille foufouille 29 août 2014 11:22

      @alinea

      « il se trouve que quand même, autant que je le sache, dans toute forme de torture, le bourreau déshumanise la victime ; il le fait sciemment ; sûr que tuer des êtres nus et grelottant, apeurés, c’est plus « facile » que de tuer des chefs d’orchestre, des musiciens, des savants, des écrivains, et tout être digne dans son ordinaire. »

      tuer et torturer sont 2 choses différentes. pour tuer il faut rien sentir ou presque. pour torturer, il faut être sadique.


  • alinea alinea 29 août 2014 00:52

    Cherchant toujours la cause première, et revenant au pervers narcissique, puisque vous l’évoquez et que c’était le centre de vos articles précédents, bien que m’éloignant de celui-ci, je voudrais vous demander s’il existe des études sur le rapport du pervers au père ?
    Me basant sur mon expérience, j’ai conclu sans jamais le formuler par écrit, ce qui rendra ces mots hasardeux, alors que ma pensée est claire, que le pervers a assimilé par mimétisme, le comportement paternel à son égard , quand il était enfant, comme étant le modèle de la puissance. Grâce à cette « chimie » qui nous fait survivre en acceptant l’inacceptable, vivant l’invivable, avec ce principe de la fabrication des névroses, ou des psychoses, l’enfant peut demeurer « l’être » qu’il se sent être, et pour cela, reconnaître l’attitude de son bourreau ( et quel qu’en soit le degré) comme la vérité de sa possible réalisation.
    En temps de guerre, de barbarie, la survie ne tient qu’au fait qu’une « chimie » du même ordre anesthésie les sens, ultime tour de l’instinct de survie. Occulter, ignorer, se dédoubler en quelque sorte jusqu’à éteindre totalement la part de soi qui, saine, incline à l’empathie, est le seul biais pour les responsables de massacres et pour les acteurs, pour les « tireurs de drones » ou les « lâcheurs de bombes » d’aller jusqu’au bout de leurs actes. Il y a une zone noire, occultée, au profit de l’autre part du cerveau, calculateur et froid.
    J’imagine mal un enfant qui a fait l’effort de naître, parce qu’il était aidé, « assuré »( comme on assure un grimpeur), récompensé de cet acte initiatique par l’amour d’une mère, puis se construisant avec la confiance de celle-ci et du père, se trouver dans la situation d’organiser des guerres ( scission entre le mental et le sensitif), les faire, torturer, tuer, par devoir ou par la folie d’une croyance quelconque. Sauf peut-être dans cette naturelle agressivité de défense. Je ne dirai pas ici ceux que je crois être dans ce cas !
    Qu’ils s’appellent Hollande ou Obama, Poutine ou Bachar el Assad, tous ces hommes d’État ont commandé des meurtres, dissociant leur animalité « fragile » ou « précaire » de leur mental, responsable ( ou irresponsable d’ailleurs !!) et occultant cette fameuse empathie.....
    Quel être sain accepterait un tel pouvoir ??


    • Philippe VERGNES 29 août 2014 08:04

      Bonjour Alinéa,

      J’aimerai tout d’abord répondre à ceci :

      « Plutôt que la haine, la peur peut-être, cette peur primitive de l’homme, animal si faible, proie des proies, si fragile dans le monde naturel… ?? »

      La peur oui surtout !

      La haine n’est pas le contraire de l’amour, mais une défense contre la peur : les émotions.

      Ce qui tend à démontrer ce que je maintiens depuis des années, que la perversion narcissique est d’origine traumatique, car le moteur de la perversion narcissique, c’est la haine (selon Dominique-France TAYEBALY et Saverio TOMASELLA, Pour en finir avec les pervers narcissiques, j’ai toutefois nuancé cette assertion dans certains commentaires au tout début de mes interventions sur ce site).

      « Je voudrais vous demander s’il existe des études sur le rapport du pervers au père ? »

      En fait, la perversion étant un terme psychanalytique, ces derniers la situent dans les tout premiers rapports de l’enfant à la mère dans une famille où le père a été absent. Autrement dit, l’enfant a vécu une situation où le père n’a pas joué son rôle de tiers séparateur. En réalité, c’est beaucoup plus complexe que ça puisque selon cette approche – dominante à l’heure actuelle –, une femme élevant seule ses enfants ferait d’eux des pervers (et c’est l’idée qui a aujourd’hui cours dans les prétoires des tribunaux), ce qui est totalement débile.

      Cependant, la perversion provient bien de la période cruciale de la petite enfance, c.-à-d. 0-3 ans, âge auxquels son développement cérébral sera le plus important de toute sa vie. Et elle provient bien également d’une maltraitance, mais d’une maltraitance très spécifique qu’il faudrait expliquer, mais je n’ai pas eu le courage pour le moment, car là, on « tape » dans le très dur de la théorie de la perversion narcissique et il faut aborder des concepts que même la plupart des professionnels de la santé mentale ignorent (penser donc le quidam). Et à la vue des réactions de certains, je n’ose encore le faire, mais ça viendra, je vous l’assure (Toutefois, si votre curiosité vous pousse à en savoir plus, chercher donc du côté du concept d’incestuel ou d’incestualité à ne pas confondre avec l’inceste. On commence à trouver pas mal de docs sur ce sujet que l’on ne trouvait pas sur le net il y a seulement 5-6 ans en arrière).

      Au sujet du pouvoir, vous avez tout à fait raison. C’est la raison pour laquelle j’ai commencé mon article par cette citation de J. RIFKIN : « L’histoire est faite la plupart du temps par les mécontents et les furieux, les excédés et les rebelles – par ceux qui aspirent à exercer l’autorité, à exploiter les autres, et par leurs victimes, intéressées quant à elles à obtenir réparation et à rétablir la justice. Dans ces conditions, l’histoire qui s’écrit a pour grand sujet la pathologie du pouvoir. »

      Enfin, il faut noter que psychopathie et perversion, c’est bonnet blanc et blanc bonnet (comme le note très bien J.-P. CHARTIER que j’ai cité dans un de mes articles Le match : psychopathe Vs pervers narcissique). Si vous voulez approfondir, un excellent cite que j’apprécie pour sa simplicité, même si je ne partage pas toujours à 100%, c’est une très bonne approche : Psychopathie et organisation psychopathique.

      Je m’arrête là tant il y a encore à dire pour ne pas compliquer de plus ce com.

      Bonne journée !


    • alinea alinea 29 août 2014 14:27

      merci !! et bonne journée à vous aussi


    • Philippe VERGNES 29 août 2014 20:26

      AH oui m.... ! Oups !!!

      Le match : psychopathe Vs pervers narcissique & Psychopathie et organisation psychopathique.

      Normalement, ça fonctionne !


    • Philippe VERGNES 1er septembre 2014 09:55

      Bonjour Gaïagénaire,

      Je lirais vos liens avec attention.
      Je n’ai jamais eu le temps d’aborder les philosophes tels que MERLEAU-PONTY ou CONDORCET, mes recherches étant plutôt orientées du côté scientifique et psychanalytique. Je suis en train d’attaquer CASTORIADIS, mais par contre je connais par cœur Alice MILLER et HANNAH ARENDT qui disait dans La crise de la culture : « La liberté d’opinion est une leurre si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat. »
      Je vous dirais ce que j’en pense ensuite, mais si ces écrits se réfèrent abondamment à Alice MILLER, je ne pense pas être en désaccord avec eux, car je m’inscris totalement dans la mouvance d’Alice MILLER ce qu’a parfaitement bien compris Katherine sans que je puisse avoir une seule fois besoin de le préciser.
      Bonne journée,


    • Philippe VERGNES 2 septembre 2014 14:55

      Bonjour Gaïagénaire,

      Je vous avais promis une lecture attentive des liens communiqués. Je me suis plié à l’exercice sans aucun regret. Compte tenu de mes divers impératifs, lorsque j’ai commencé à lire ce texte, je l’ai tout de suite enregistré sous un fichier Word afin de l’annoter précisément et précieusement.

      Le fichier Word ainsi créé compte 30 pages et je n’ai pu commenter que les 10 premières. Le reste suivra vite tant cette synthèse est d’une qualité rare, particulièrement érudite et digne du plus grand intérêt. Manifestement, l’auteur (l’auteure ?) de ce texte est préoccupé par les mêmes questions que les miennes. Cependant, de ce que je peux en déduire des dix premières pages (je n’ai fait que parcourir les suivantes qui concernent plus Alice Miller, mon sujet de prédilection), La personne aillant rédigé cette analyse aurait tout à gagner à prendre connaissance de la théorie que j’évoque au fur et à mesure de tous mes articles, car le point de vue abordé par l’auteur ne tient compte que d’un seul aspect de cette problématique et ignore son complément. Pour le dire autrement, il analyse très très bien (bien mieux que je ne saurais le faire) les solutions pour tendre vers l’idéal qu’il développe, mais ignore totalement le phénomène d’entropie qui lui est consubstantiel. C’est une erreur courante que je retrouve chez tous les analystes qui se penchent sur nos problèmes de société actuels.

      Alice Miller a identifié la cause des causes, mais n’en explique pas le processus. Or, c’est bien cela qu’il faut comprendre pour ne plus tomber dans le piège.

      Manifestement, si je me fis à votre commentaire, c’est une donnée qui vous échappe également (j’en donne un aperçu dans mon commentaire de réponse de ce jour à l’attention d’Hervé).

      Bonne Journée,


    • Le Gaïagénaire 2 septembre 2014 15:57

       Philippe VERGNES (---.---.---.132) 2 septembre 14:55


      Merci de votre commentaire positif.

      Pour moi, et pour l’auteure, le processus est simplement celui de la « compulsion-de-répétition-de-l’exercice-du-pouvoir ».

      Ce que mon commentaire :Par Le Gaïagénaire (---.---.---.208) 2 septembre 04:38 à Tall et Katherine suggère comme moyen d’ouvrir le système entropique des mères.

      J’ai communiqué d’autres compléments par courriels.

  • Le Gaïagénaire 2 septembre 2014 04:38

    @ Tall et Katherine et au sujet de l’empathie :

     Katherine (---.---.---.232) 25 août 00:03
    « En fait, pour tout dire, pour l’instant je suis en 3ème année de psychologie »
    Par Tall (---.---.---.66) 25 août 00:12
    « Améliorer la pédagogie scolaire notamment, »
    Par Katherine (---.---.---.232) 25 août 01:08
    « nous parlons sur des plans différents, vous parlez de justice et moi de psychologie...pour avoir usé les bancs de droit, »
    Par Katherine (---.---.---.232) 25 août 02:15
    « Non mais orienter l’éducation afin qu’elle évide les modèles d’éducation qui favorisent les comportements criminels.

    En cherchant les « liens » et informant les gens sur les « découvertes » flagrantes de liens entre un modèle d’éducation et une évolution vers des conduites asociales, il est possible de réduire durablement le problème. »

    Par Tall (---.---.---.66) 25 août 02:42

    « Je suis convaincu qu’avec le cours de parentalité, il y a plein de petites choses toutes simples et claires que les jeunes futures mamans comprendraient et

    appliqueraient, »


    PARCE QUE :


    Par Le Gaïagénaire (---.---.---.208) 23 août 15:36

    « Les deux côtés de l’homme sont transmis par l’éducation. Le bon côté par la socialisation, les normes communiquées consciemment par les parents. Le mauvais côté par les plus anciennes perceptions du comportement parental qui ne se montre à nu que devant son propre enfant utilisé comme exutoire. »(Miller, Alice, L’enfant sous terreur, p.84, Aubier 1986)


    « Il y a ici confusion très révélatrice de la cause avec son effet, et l’on combat comme source du mal quelque chose que l’on a soi-même fait naître. Ce type de phénomène ne se produit pas uniquement en pédagogie mais aussi dans les domaines de la psychiatrie et de la criminologie. Une fois que l’on a suscité le » mal « par la répression du vivant, tous les moyens sont bons pour le combattre chez la victime.  »(Miller, Alice, C’est pour ton bien, p.45, Aubier, 1985) 


    LA VRAIE SOLUTION :

    La seule, la vraie solution consiste à obliger toutes les filles à dresser leur biographie (ontogenèse) avant qu’elles ne commencent à se reproduire. Cela est très facilement faisable à l’école entre l’âge de 10 et 15 ans. Elles prendront ainsi conscience de leurs émotions refoulées et ne seront plus sujètes à la compulsion de répétition de l’exercice du pouvoir. Les enseignants devraient toutes et tous être soumis à la même exigence avant d’être diplômés.


    Le seul prérequis : Cesser l’idéalisation maternelle.


    LES GARS ? Ces filles conscientes choisiront plus judicieusement et la prochaine génération sera mieux qu’en Suède.



    • Le Gaïagénaire 2 septembre 2014 16:06

      @ ceux et celles qui manifestent leur désaccord, il me sera utile de connaître ce sur quoi porte votre « résistance ».


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 septembre 2014 08:56

      Bonjour Le Gaïagénaire,

      ne vous préoccupez pas d’un moinssage non argumenté, cela ne fait que donner plus de poids à votre propre argumentaire. Donc c’est un moinssage positif !

      Ce que vous écrivez découle chez moi, du principe de responsabilité. Le droit d’avoir des enfants, implique le devoir de bonne éducation.

      C’est d’ailleurs un principe déjà admis, toutefois, si son application pose problème c’est dû au fonctionnement de la société elle même, basé sur l’irresponsabilité des décideurs politiques et économiques, mais exigeant la responsabilité de leur décision par les citoyens les subissant.

      Bref, sans corriger cette perversité, ce que vous dites ne risque pas d’être appliqué ni défendu, tant que les gens se laissent abuser par cette perversité du système capitaliste qui face à son effondrement use de la seule arme qu’il lui reste, entrainer tout le monde dans sa chute et attisant l’envie d’appartenir à cette élite.

      Bref, notre civilisation doit devenir celle de la responsabilité individuelle et collective intégrante en lieu et place de la propriété particulière et collective excluante.


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 septembre 2014 09:04

      Ah, étant entendu que la responsabilité n’ayant de sens que vis à vis d’autrui, cela induit la forme du rapport entre parent/enfant dans le sens du respect. Ici, l’amour prend la forme du détachement et c’est la plus belle sinon la seule forme d’amour véritable puisque cela consiste à vouloir le bonheur de l’autre suivant la volonté propre de l’autre et non par transfert de la sienne dans l’autre, qui elle prend la forme de l’attachement.

      A contrario, la propriété étant une notion intérieure et donc faisant appel au seul libre arbitre (soi même), n’implique pas le respect vis à vis d’autrui donc de l’enfant, mais son usage exclusif, libre, dont l’abus, la malttraitance et l’abandon sont les usages extrêmes qui peut en être fait. Ici donc, l’amour est vue sous l’angle de l’attachement, celle de la propriété et permet, encourage toutes les dérives.


    • Le Gaïagénaire 3 septembre 2014 14:11

       Katherine (---.---.---.24) 3 septembre 12:23


      Y a-t-il quelque chose de douloureux pour vous dans mon propos ?

      Les extraits choisis indiquent une préoccupation pour un changement :

      Par Katherine (---.---.---.232) 25 août 02:15.

      Votre jeunesse fait que vous ne pouvez pas appréhender toutes les facettes de cette dimension. 

      Cela m’indique aussi que vous ne connaissez pas la pédagogie blanche dénoncée par Alice Miller dans l’Enfant sous terreur et autres. 


      J’ai lu vos commentaires chez le « robot-psychologue » Salvador fier d’avoir manipulé un jeune de 12 ans contre qui l’artillerie lourde a été utilisée par simple compulsion de répétition de l’exercice du pouvoir, un bouc émissaire quoi.
       
       

      Quelqu’un paiera pour ce traumatisme plus tard et ce sera très probablement une femme empathique ou/et ses enfants. Mais les « robots » le responsabiliseront, lui !


      Quand aux gamètes, je suis presque d’accord maintenant que les hommes ont tout inventé pour rendre la vie des femmes si facile. Avez-vous pris conscience que les hommes passent leur vie à trouver des solutions pour ce qui a fait problème dans la vie de leur mère ou grand-mère maternelle ?

      Vous devez admettre que l’espèce humaine est perpétuée par le ventre des femmes.

      J’ai expliqué à Hervé que je trouvais étrange que les femmes n’aient pas de devoir à accomplir avant d’avoir le droit de devenir maman, ce qui est plus que d’être mère. On exige d’un humble plombier qu’il possède une carte de compétence, mais pour la ressource humaine la plus précieuse, RIEN.


      En ce qui concerne la douleur à vous causée par mon intrusion dans vos « plumes », votre monologue m’a inquiété et j’ai attiré l’attention sur la main à vous tendue par alinea.

      Et je prends une volée de bois vert. 



      Je dois m’adapter au fait que leur cycle hormonal nous présente 4 profils différents par lunaison.

      Bonne journée.

    • Le Gaïagénaire 7 septembre 2014 16:32
      Katherine (---.---.---.24) 3 septembre 15:03

      « Je vous considère comme l’un des « cailloux ».

      Par philouie (---.---.---.60) 7 septembre 09:46

       »Mais Mardoché est un caillou dans sa chaussure, parce que Mardoché, lui refuse le retour d’amour qu’il attend et c’est là qu’il entre en fureur.
      C’est parce que l’autre, ici Mardoché, fissure le verni de l’apparence qui masque la faille narcissique et qui faisait croire que « je suis le plus beau, le plus fort, le plus aimé » que l’autre est haï."

      Que donne votre travail sur vous-même là dessus ?


  • Hervé Hum Hervé Hum 3 septembre 2014 00:39

    Bonjour Philippe, je regarde théma

    penses-tu que quelqu’un puisse accéder à la découverte de la conscience primordiale s’il n’a pas suffisamment pu développer une conscience de soi (ex. les psychopathes) ???

    Philippe, je pense que tu te trompe de sens, la question qu’il faut se poser c’est de savoir si on peut perdre sa conscience de soi et la retrouver !

    Je crois que vu le % supposé de gens souffrant de psychopathie, on ne peut pas considérer la piste de manque suffisant de développement de sa conscience, mais plutôt d’une perte de conscience de soi.

    Ton idée est que nous sommes  victimes des psychopathes qui nous gouvernent par le biais de l’injonction contradictoire et je la partage à 100%.  

    Sauf que ce sont les circonstances qui font d’eux des psychopathes, c’est-à-dire, que c’est la situation écologique, politique et sociale en raison même de la mondialisation et ses contraintes et limites, qui les font êtres des psychopathes et sans même s’en rendre compte ou même le vouloir, simplement parce qu’ils ne veulent pas perdre leur position dominante.

    Tant que la consommation humaine globale n’avait pas atteinte la capacité de renouvellement de la Terre, leur logique tenait, c’est ce qu’on appelle l’essor et l’expansion économique.  Mais une fois dépassé ce seuil et qu’on commence les dégradations de masse et de perte aigu de qualité de vie, la logique de la croissance économique n’a plus de sens et devient contraire aux intérêts de tout le monde.

    L’injonction contradictoire est donc entre d’un coté, prôner toujours plus de compétitivité pour une croissance économique basé sur l’augmentation de la consommation, alors que tous les indicateurs écologiques, social et économique pousse à ralentir le rythme et à penser autrement.

    Mais ce n’est pas tout, au niveau de l’empathie, nous nous trouvons devant une aporie morale et éthique, c’est-à-dire , que si nous considérons le sens de l’empathie comme plaçant tous les êtres humains avec les mêmes droits fondamentaux, alors, nous avons un problème avec la réalité, car celle-ci nous montre la faim, la guerre, la maladie, le manque en toute choses dont on dispose en excédent en production. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas de problèmes de chômage, mais un manque de main d’œuvres.

    Bref, partout où on regarde, on ne voit que des injonctions contradictoires entre le mode de production et de redistribution des richesses d’un coté et l’éthique de la déclaration universelle des droits de l’humain et la morale religieuse de l’autre.

    Avant, les conditions techniques et de la conscience de la majorité des humains faisait que nous ne vivions pas le présent comme un ensemble de contradictions, d’injonctions contradictoires, mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Le sens de l’itération à changé, c’est-à-dire que la cause est devenu conséquence et inversement.  Ici, ce n’est plus la division qui est la cause de l’économie, mais l’union. Or, si ce n’est plus la division qui est la cause mais l’union, cela signifie que ce n’est plus la propriété mais la responsabilité qui fait l’union. En effet, la responsabilité se partage, tandis que la propriété se dispute et est exclusive de l’autre.

    Seulement, nous sommes tant imprégné de cette croyance que l’intériorité de soi est assuré par la propriété et non par la responsabilité. Qu’il n’y a de propriété que le corps physique et qu’au delà, de par le fait que nous sommes tous en interactions, en relations réciproques il ne peut y avoir que la responsabilité car celle ci est toujours en vis à vis d’autrui. J’ai beau l’écrire depuis plus de 2 ans ici, je suis face à un mur collectif. La peur généré par le totalitarisme stalinien, chinois, des khmers rouges font que parler d’abolition de la propriété fait réagir compulsivement les gens.


    Bref, tu retrouve là tout ce que tu as écrit dans tes articles sur les émotions, la peur, l’injonction contradictoire, mais comme nous parlons de l’humanité toute entière, nous devons parler paradigme économique, social et politique


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 septembre 2014 00:52


      La mondialisation est la pire des injonctions contradictoires pour ceux qui dirigent l’économie, c’est à dire les propriétaires des moyens de productions, de son financement et du temps de vie dédié au service d’autrui par le biais de l’argent, Car l’argent n’est rien d’autre que la mesure de la valeur du temps de vie dédié au service d’autrui (pour celui qui a besoin d’obtenir un temps de vie dédié à son propre service).

      Si la mondialisation est la pire des injonction contradictoires, c’est que son système le pousse à la conquête mondiale, mais en faisant cela, elle entraîne avec elle la mondialisation sociale et politique, or, la mondialisation sociale montre aux gens qu’ils ne sont pas en concurrence les uns avec les autres, mais en partage du même espace qu’est la Terre. conséquence directe de la première conséquence, la notion de propriété s’effondre pour faire place à la notion de responsabilité qui est toujours des uns vis à vis des autres.

      Seulement, il fallait que le système aille au bout de sa logique et commence à montrer ses limites et partant de là ses contradictions pour finalement montrer son inadaptation à la réalité en raison de son caractère destructeur.


      Vois tu, c’est très simple de vaincre les psychopathes qui nous gouvernes, mais plus difficile de se combattre soi même, car la clé est de se convaincre qu’on ne se bat pas contre soi même, mais pour soi même.

      Et toi Philippe, qu’en est il de toi ? La propriété est elle fondamentale ?

       

      Moi perso, j’ai renoncé pendant l’adolescence, parce que j’ai compris l’impasse de mes rêves nés de cette croyance. J’aurai pu gagner beaucoup d’argent, mais j’y ai renoncé parce que ma conscience, ma raison empathique ne peut pas prospérer dans une réalité qui me montre la souffrance et faire comme si de rien n’était. Comme s’il était possible de consommer de la souffrance à la télé avec mangeant une glace à la vanille. C’est un comportement type de psychopathe et pourtant nous faisons ainsi. Avant nous étions impuissant, mais aujourd’hui ? Non, aujourd’hui, nous sommes complice ou sous emprise. Mais n’est il pas temps de s’éveiller ? Je te dis cela comme pour moi même !

      Mais voilà, pour s’en rendre compte, il faut que cette réalité là devienne trop forte pour l’ignorer.

      Bon, personnellement, j’ai passé ces derniers temps à me concentrer sur la solution sociale, économique et politique qui ne soit pas une rupture violente du système actuel, mais simplement sa reprise en main. Car sans vision d’une alternative crédible et souhaité, rien ne peut changer car il n’y a que le vide.


      La solution de ceux qui nous dirigent est de forcer à la paupérisation et au maintient de la division des citoyens de la planète en provoquant et attisant les conflits. Sauf que c’est une stratégie dépassé, lié au monde passé et non présent et encore moins futur. Alors, leur action apparaît de plus en plus comme psychopathique, mais elle ne l’est que parce que le modèle de société sur lequel ils ont prospéré et acquis une place dominante est en train de mourir. Pour le maintenir en vie ils n’y a qu’une seule solution, créer le chaos général et retourner au moyen âge. A moins qu’ils pensent pouvoir perdurer en créant un monde bipolaire, tel que celui décrit par Orwell dans 1984 où le mode de conditionnement des citoyens est basé sur l’injonction contradictoire permanente avec la novlangue.

      La guerre c’est la paix !!!



    • Hervé Hum Hervé Hum 3 septembre 2014 00:57

      Voilà pourquoi j’ai écris mes articles,

      surtout celui droit, devoir et responsabilité.

      http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/droits-devoirs-et-responsabilite-120326

      suivie par les BAL citoyens

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/les-bal-citoyens-126665

      J’attendais que des gens s’associent à moi pour développer l’idée, mais personne smiley


    • Philippe VERGNES 3 septembre 2014 14:16

      Bonjour Hervé,

      Beaucoup de choses exploitables dans tes commentaires. Et encore une fois, j’apprécie ta conception des choses, d’une part parce qu’elle t’est très personnelle et d’autre part parce qu’elle est particulièrement aboutie.

      Figures toi que je m’investis de différentes manières dans plusieurs associations et que dans l’une d’elles (association citoyenne de type « chouardienne ») j’ai critiqué la notion de propriété telle que nous l’avons hérité du siècle des Lumières dans notre déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Si toutes les autres peuvent être sujet à débat, cette notion de propriété doit être purement et simplement bannie. C’est d’ailleurs ce que sous-entend Frédéric LORDON dans sa diatribe contre le capitalisme : La révolution n’est pas un pique-nique) et je ne peux que me réjouir de pareil engagement, car il y a longtemps que j’ai compris dans quel excès nous entraine cette notion de propriété. Hé ben... figure toi que je n’ai pas réussi à faire passer l’idée... le comble pour ce genre d’association, mais j’y reviendrais soit en sûr, d’autant que maintenant j’ai un allié de poids dans ce milieu en la personne de Frédéric LORDON.

      Toutefois, et je ne peux que reporter cet échange à plus tard par manque de temps (beaucoup de boulot pour la rentrée des « petits »), je ne me trompe nullement de sens en te posant ma question que tu n’éludes plus, mais à laquelle tu ne peux répondre (comme en fait ne peuvent également répondre les philosophies et le bouddhisme) par manque d’information sur le développement humain.

      Ainsi lorsque tu dis :« Sauf que ce sont les circonstances qui font d’eux des psychopathes, c’est-à-dire, que c’est la situation écologique, politique et sociale en raison même de la mondialisation et ses contraintes et limites, qui les font êtres des psychopathes et sans même s’en rendre compte ou même le vouloir, simplement parce qu’ils ne veulent pas perdre leur position dominante » ; tout n’est pas faux, mais tu généralises beaucoup trop et de ce fait tu ne vois pas les particularismes. La mondialisation n’a que de très, très lointain rapport avec la genèse d’un psychopathe. Elle concerne plutôt le processus psychopathique ce qui est autre chose. Je l’ai dis et redis 50 fois : la psychopathie est tout à la fois un trouble mental et un processus. Dans tes écrits, tu ne vois que le processus conduisant à un certain trouble, mais tu ne vois pas le trouble qui entraîne ce processus.

      Je poursuivrais mon argumentaire plus tard, car là je dois m’absenter.

      A plus !


    • Le Gaïagénaire 3 septembre 2014 14:39

      Hervé Hum (---.---.---.128) 3 septembre 00:57


      Par Le Gaïagénaire (---.---.---.208) 3 septembre 14:11

      « J’ai expliqué à Hervé que je trouvais étrange que les femmes n’aient pas de devoir à accomplir avant d’avoir le droit de devenir maman, ce qui est plus que d’être mère. On exige d’un humble plombier qu’il possède une carte de compétence, mais pour la ressource humaine la plus précieuse, RIEN. »

      En ce qui concerne l’évolution des différentes consciences, Racicot a établie que selon l’âge, le cycle prenait environ 2 ans.


      A+

    • Hervé Hum Hervé Hum 3 septembre 2014 17:54

      Salut Philippe,

      les réticences des gens relèvent et révèlent une peur conditionné, ils s’imaginent de suite qu’en perdant la propriété de leur habitation ils en seront expulsés de chez eux (image stalinienne !). En fait, vu la situation actuelle, et au rythme ou vont les choses, ils ont plus de risques d’êtres expulsés de chez eux en étant propriétaires qu’en étant responsable.

      C’est pour cela que je dis qu’il faut transposer la propriété en responsabilité et d’en expliquer le principe de réciprocité entre droits et devoirs. Le droit d’habiter implique le devoir de bon entretien. Mais n’agissent ils pas déjà ainsi ? Si, pourtant, ils croient le contraire. Ils se croient propriétaire de leur terre, pourtant c’est eux qui dépendent d’elle et qui la laisserons après, mais font comme si c’était l’inverse  ! Trouble dont le processus remonte avec la colonisation de la terre.

      Sans cette transposition, la propriété restera le socle indéboulonnable.

      Hier, dans le doc d’Arte, les gens ne se basaient plus sur le socle de la propriété, mais bel et bien sur celui de la responsabilité. Sauf que cette transposition n’est pas encore conscientisé et pour qu’elle le soit, je dis qu’il faut prendre conscience de partager le même espace sur la Terre, sur laquelle on est tous passager pour un temps pour elle éphémère.

      Mais là, il faut affronter la peur du noir. et cette peur nourrit l’injonction contradictoire. elle n’a pas besoin de psychopathes pour cela.

      Tu m’écris que je ne vois pas le trouble qui entraîne le processus psychopathique et que je généralise trop, c’est possible, pourtant, lorsqu’on parle de la conscience collective je ne peux ou veux plus faire de cas particulier. Je regarde l’histoire de l’humanité dans son mouvement général, et là, je vois que l’histoire de l’humanité n’est qu’une histoire de colonisation. Que cette colonisation s’est fondé sur l’accaparement des ressources et du temps de vie des êtres au profit d’une minorité agressive, prédatrice. Que doit on dire ? Que la nature prédatrice est une nature psychopathe ? Que la psychopathie existe depuis toujours sans qu’on le sache ? Pourquoi pas ! Après tout, la Terre à toujours tournée autour du Soleil alors qu’on a cru l’inverse très longtemps.

      Mais est ce un trouble ou est ce une nature d’être ? En fait, si tu diagnostique le trouble, alors, c’est la nature humaine qui est le trouble et ce, en raison même de ce qui fait sa force, son imagination. Sauf que celle ci décuple le pouvoir prédateur sur les autres natures d’êtres.

      C’est une nature lorsque celle ci est en équilibre avec son environnement, c’est un trouble lorsque cet équilibre est rompu. Je vois la chose ainsi par simplification, car sinon je rentre dans des considérations où seuls les experts peuvent discuter entre eux, or, ce ne sont pas tant les experts qu’il faut convaincre sinon les citoyens eux mêmes. Pour cela, il faut utiliser le mode binaire, mais non plus basé sur la contradiction, l’injonction contradictoire, mais la cohérence simple pour dénoncer l’injonction contradictoire qui fonctionne elle aussi en mode binaire. Un exemple classique, un frère à moi, très bon père et mari, mais formatage de l’esprit par les grands médias et l’inculcation nationale, me dit qu’il faut apprendre à consommer de manière intelligente pour l’écologie et dans la phrase suivant me dit qu’il faut la croissance pour l’économie. Je lui dit que ce qu’il me dit est totalement contradictoire et lui me répond que je débloque. Comme j’insiste il ricane, mais pas sûr de lui, car il me connaît ! Je lui dis juste de réfléchir et quand il aura trouvé de revenir me voir pour parler plus du sujet... J’attends sa réponse ! Faut dire que nul n’est prophète en son pays, alors en sa famille !

      quand je défini la responsabilité comme l’équilibre entre droits et devoirs c’est facile à comprendre, et pourtant, peu de gens comprennent de suite, il faut expliquer longtemps !

      tout cela est dû aux injonctions contradictoires que tu m’as faites connaître. Mais aussi aux peurs ancestrales et aux clichés si bien inculqués.

      La révolution ne peut être que mondiale, mais doit être préparé et commencé localement.

      On dit, solutions locales pour désordre global, moi je dirai plutôt, solution locale pour résolution globale. J’ai changé un mot, et cela à suffit pour changer tout le sens de la phrase.

      Bon, comme t’es surchargé, je te laisse à tes « petits ». D’autant qu’avec tout ce que j’ai à écrire, ben faut que je m’y mette et pour cela, dépasse mes propres injonctions contradictoires et mes peurs intérieures... La lutte continue !

      Prend donc tout le temps qu’il te faut pour continuer notre petite conversation.


    • Hervé Hum Hervé Hum 3 septembre 2014 09:06

      Katherine, mes ami’es sont équilibrés et pourtant, ils ont tous un grain de folie en eux !


    • Le Gaïagénaire 3 septembre 2014 14:53

      @Katherine (---.---.---.24) 3 septembre 12:38

      http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/education-et-neurobiologie-43259#commentaires

       

      Par Le Gaïagénaire (---.---.---.78) 5 février 02:21

      Messieurs,

      Pourriez-vous vous recentrer sur ce qui est dit, dans les sous-titres, entre 5:27 et 7:34.

      Il me semble que c’est là qu’est la genèse des problèmes. Par exemple, les enfants non-désirés/non voulus ou ceux résultats du traquenard. Quelle est la qualité du lien ?

      Qu’en pensez-vous ?

      ------------------------------------------

      Trois filles sans aller à l’école dont Dierdre.

      http://ici.radio-canada.ca/emissions/samedi_dimanche/2013-2014/chronique.asp?idChronique=325048

      Léandre Bergeron, dramaturge, historien, linguiste et boulanger, n’a jamais rien fait comme les autres. Homme de conviction, il ne craint pas de se remettre en question. À 80 ans, il nous présente le fruit de ses réflexions, Deux pas en arrière dans l’ordre des choses, un ouvrage qui nous convie à prendre conscience des réalités qui nous entourent et des mécanismes qui nous gèrent, avant de révolutionner la société. 
       
      Extrait du livre Deux pas en arrière dans l’ordre des choses  
      « Et voilà que naît, après une longue et souvent pénible gestation, l’intelligence. Une intelligence qui voit à travers toutes les contradictions, à travers tous les contraires qui s’entredéchirent, qui voit les écrans que soutiennent nos pensées, qui voit à travers nos peurs qui nous paralysent...  » 
       

      http://ici.radio-canada.ca/emissions/rdi_week_end/2013-2014/Entrevue.asp?idDoc=336007&autoPlay=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2014/rdi/2014-04-27_07_00_00_rdimatinw_0000_01_1200.asx



    • Le Gaïagénaire 3 septembre 2014 15:31
      @Katherine (---.---.---.24) 3 septembre 15:10

      BRAVO.

      C’est la phrase la plus importante que je lis de vous :

      « Je vais être très claire : je n’ai pas d’enfant et ne compte pas en avoir. »

    • foufouille foufouille 3 septembre 2014 16:29

      "C’est la phrase la plus importante que je lis de vous :

      « Je vais être très claire : je n’ai pas d’enfant et ne compte pas en avoir. »

      et c’est obligatoire ?


  • Le Gaïagénaire 3 septembre 2014 18:28

     foufouille (---.---.---.32) 3 septembre 16:29


    C’est obligatoire même impérieux de ne pas condamner des enfants parfaitement innocents à un esclavage de 80 ans. C’est le plus grand scandale de l’humanité : antipathie, immoralité, inconscience.


     4. Pour que les conditions nécessaires à la formation d’un narcissisme sain puissent être réunies, il faudrait que les parents de ces enfants soient nés eux-mêmes dans un tel climat [ou aient fait, dans le cas contraire, un travail d’analyse révélateur].

     5. Des parents qui n’ont pas connu ce climat lorsqu’ils étaient enfants ont des besoins narcissiques insatisfaits, ce qui veut dire qu’ils vont chercher toute leur vie ce que leurs parents n’ont pas pu leur donner au bon moment  : un être qui s’adapte totalement à eux, qui les comprenne entièrement et les prenne au sérieux, qui les admire et leur obéisse aveuglément.

     6. Ils ne pourront jamais trouver ce qu’ils cherchent, puisque ces besoins insatisfaits datent d’une époque à tout jamais révolue, celle des premiers temps de la formation du Soi.

    7. Un être qui a un besoin inassouvi et inconscient – parce que refoulé – est soumis à une compulsion de trouver des satisfactions de rechange [compulsion de répétition].

    8. Leurs propres enfants sont les mieux placés pour fournir cette satisfaction de rechange à ces parents. En effet, un nouveau-né dépend entièrement de ses parents, pour le meilleur et pour le pire. Il a besoin de leur aide pour survivre, et fera donc tout pour ne pas la perdre, comme une petite plante qui se tourne vers le soleil. 


    A. Miller, Le drame de l’enfant doué – À la recherche du vrai Soi, Paris, P.U.F., 1983, traduction Bertrand dans, p. 18-19 (ci-après nommé, Le drame de l’enfant doué). La « mère » signifie la personne s’étant occupée de l’enfant pendant sa première année de vie, quelle qu’elle soit.


    • foufouille foufouille 3 septembre 2014 19:57

      mmmm d’accord. ben, une fois adulte, c’est toi qui choisit. tu peut éduquer comme tu veut, tu vivras quand même dans nôtre société libérale. (sauf dans une communauté). donc, une personne « bonne » ne le restera pas longtemps ou se fera sans cesse arnaquer.

      j’ai pas de mômes non plus pour différentes raisons.

      un enfant n’a pas forcément besoin de ses parents.

      la première année, tu parles pas


    • foufouille foufouille 3 septembre 2014 20:01

      en plus, c’est du galimatia. surtout le résumé du livre.


    • foufouille foufouille 3 septembre 2014 20:31

      à la naissance, ton cerveau est vierge et tu es jute fait d’instinct primaire comme un animal.

      si tu te souvient de ton berceau ..........


    • Le Gaïagénaire 3 septembre 2014 20:41
       foufouille (---.---.---.32) 3 septembre 20:01

      « donc, une personne « bonne » ne le restera pas longtemps ou se fera sans cesse arnaquer. »

      Cela ressemble à la rationalisation des pères qui battent leur fils pour l’endurcir ?


      Alors qu’en fait c’est pour répéter ce qu’ils ont subi eux-même lorsque petit enfant par leur propre père.

      J’aime votre qualification : une personne « bonne ». Ce n’est pas ce qui est visé. Mais bien des personnes non traumatisées, équilibrées, empathiques, créatrices avec un bon jugement, etc. Vous essaierai d’arnaquer une personne comme cela.

      Merci de votre commentaire.


    • foufouille foufouille 3 septembre 2014 20:56

      « Cela ressemble à la rationalisation des pères qui battent leur fils pour l’endurcir ? »

      mon dieu !

      si tu as pas appris étant jeune, tu devras apprendre volontairement.

      sauf si tu as la chance de vivre dans une communauté fermée.

      de même, si tu te fait agresser, c’est mieux de savoir se battre ou courir 

      « Alors qu’en fait c’est pour répéter ce qu’ils ont subi eux-même lorsque petit enfant par leur propre père. »

      si il en a envie. tu peut aussi faire d’autres choix suivant ta vie.

      « J’aime votre qualification : une personne « bonne ». Ce n’est pas ce qui est visé »

      si justement, plus tu as l’air faible, plus tu seras une cible

      un vendeur escroc et expérimenté, peut arnaquer plus de cibles


    • foufouille foufouille 3 septembre 2014 21:03

      à une époque, la vie était dure et il fallait survivre, et il vaut mieux savoir avant ce qu’est la douleur ou tué un lapin. si tu apprenais pas volontairement, tu crevais.

      c’est plus nécessaire à nôtre époque, mais le schéma s’est répété et disparait peu à peu car plus nécessaire.


    • foufouille foufouille 3 septembre 2014 21:06

      on va prendre un truc bête : la bouffe casher servait à quoi ?


    • Le Gaïagénaire 3 septembre 2014 23:22

      foufouille (---.---.---.32) 3 septembre 21:06


      Hier la terre était plate et le soleil tournait autour d’elle.

      C’est une bonne chose que vous ne soyez pas devenu père. Et j’espère que vous n’avez pas été un hussard noir.


    • Le Gaïagénaire 3 septembre 2014 23:41

       foufouille (---.---.---.32) 3 septembre 20:31


      C’est pour cela qu’à la naissance des personnes « très évoluées » traumatisent les bébés par la circoncision, frappe le bébé pour le faire respirer, déroule la colonne la tête en bas, blessent les talons pour prendre un échantillons sanguin, brûlent les yeux, coupent le cordons ombilical alors qu’il bat encore, séparent le bébé de sa mère pendant trois jours, interdisent l’allaitement maternel, laissent pleurer le bébé jusqu’à épuisement dans les pouponnières, etc. etc. etc.

      Connaissez-vous un seul animal qui torture ainsi sa progéniture ?

      Donc, le qualificatif d’animal s’applique à « quoi » ?

    • Le Gaïagénaire 4 septembre 2014 04:58

      Katherine (---.---.---.24) 4 septembre 00:42


      J’aime bien votre allusion à la pyramide sociale : les mouches au bas et les prédateurs en haut.

      Quel mépris. Kafka n’aurais pas dit mieux.

      Psychanalytiquement parlant, c’est parlant. Du Darwinisme social ?

      Les empathiques en bas, en très grand nombre, les pervers narcissiques en haut. Maslow.

      Je précise que ma solution consistant à obliger toutes les filles à dresser leur ontogenèse s’adresse à elles AVANT qu’elles ne se reproduisent. Plusieurs décideront probablement de ne pas condamner un enfant innocent à l’esclavage auquel il est destiné par les PN dominants, marionnettes d’éminences grises. J’aime bien l’allégorie de la ferme, du fermier et de ses troupeaux.

      Je précise que je ne préconise aucunement un réduction de la population mondiale pour des raisons écologiques bidons. J’ai un autre pseudo : Le Noogénaire qui fait référence à la pensée de Vernadski.

      Je crois que vous avez maintenant suffisamment d’éléments pour remplir votre grille d’analyse, établie par des personnes abberrés. Pensez au Pacte Faustien : votre âme en échange de la richesse et de la gloire.

    • Le Gaïagénaire 4 septembre 2014 12:53
      Katherine (---.---.---.24) 4 septembre 12:41


      « La richesse et la gloire ne m’attirent pas, pour plusieurs raisons, qui peuvent se résumer en : la première étant mon goût immodéré pour la paix. »

      Vraiment. 

    • Le Gaïagénaire 4 septembre 2014 03:51

      Katherine (---.---.---.24) 4 septembre 01:01


      Ce que j’ai écrit à « foufouille » ressemble beaucoup à ce que vous venez de fournir comme preuve de ce qui brise les « ailes du papillon » humain. J’ajoute que cela est fait de manière délibérée...

      Le Gaïagénaire (---.---.---.208) 3 septembre 23:41

      Je n’ai rien à vendre. J’expose mes idées gratuitement. Je vous ai offert de vous faire parvenir par courriel une argumentation complète mais vous déclinez. C’est votre résistance. Vous n’êtes pas prête encore. 

      Sur l’écologie, mon pseudo est une bonne indication de ma préoccupation lointaine.

      Je continue sur votre autre commentaire.

    • foufouille foufouille 4 septembre 2014 10:47

      « traumatisent les bébés par la circoncision, frappe le bébé pour le faire respirer, déroule la colonne la tête en bas, blessent les talons pour prendre un échantillons sanguin, brûlent les yeux, coupent le cordons ombilical alors qu’il bat encore, séparent le bébé de sa mère pendant trois jours, interdisent l’allaitement maternel, laissent pleurer le bébé jusqu’à épuisement dans les pouponnières, etc. etc. etc. »

      c’est dans ton pays ?

      redites : tu nait le cerveau vide et tu sait pas parler. dans le doute, il vaut mieux éviter ces pratiques.

      « blessent les talons pour prendre un échantillons sanguin, brûlent les yeux, coupent le cordons ombilical alors qu’il bat encore »

      ça c’est du délire


    • foufouille foufouille 4 septembre 2014 10:51

      « Les empathiques en bas, en très grand nombre, les pervers narcissiques en haut. Maslow. »

      sans blague. il a découvert l’eau chaude. en théorie, un seul PN est suffisant pour tout démolir.


    • foufouille foufouille 4 septembre 2014 11:00

      « C’est une bonne chose que vous ne soyez pas devenu père.. »

      cela devrait plaire à un khmer vert comme toi.


    • Le Gaïagénaire 4 septembre 2014 12:45

      foufouille (---.---.---.25) 4 septembre 11:00


      HA HA HA HA.

  • moris 17 septembre 2014 18:28

    D’où l’intérêt de rapidement mettre en place une pédagogie de l’empathie qui nous enseigne comment la développer dès le plus jeune âge afin que nous développions à l’âge adulte des relations authentiques sans communication déviante


    • Philippe VERGNES 18 septembre 2014 07:56

      Bonjour moris,


      Ho oui... et c’est peu que de le dire. Cependant, encore faut-il pouvoir définir ce qu’est l’empathie et même si ce terme est récent, il a déjà une acception tellement plurivoque qu’avec ce seul mot nous parlons de chose appartenant certes à un même univers, mais pourtant tellement différentes.

      L’empathie n’est uniquement la capacité de reconnaître les états émotionnels d’autrui, elle est également et en tout premier lieu celle de savoir reconnaître les siens propres (d’états émotionnels). Et cela, peut d’entre nous savent l’entendre (ce qui ne signifie pas que les autres ne reconnaissent pas leurs propres émotions). smiley

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