jeudi 6 novembre 2025 - par VICTOR Ayoli

Euthanasie : la mort doit se plier aux lois du marché !

 
La radio qui me réveille, ce matin m’a filé la rabia : elle parlait sur un ton de dégueuli bien-pensant de la commission Tartempion qui « avance positivement sur le sujet délicat de l’euthanasie ». Autrement dit de la prise en charge par l’État de la mise à mort de certains individus. On donnerait à un quelconque « comité d’experts », si honorable soit-il le droit de vie ou de mort ? Non mais ça va pas la tête ! Les bobos qui défendent cette thèse de l’assassinat assisté se drapent dans l’idée altruiste du droit à la « mort dans la dignité ». Sombres connards ! Y a-t-il de la dignité dans la main de celui ou celle qui enfonce la seringue de la piqûre qui tue le malade qui souffre mais qui VIT ? Y a-t-il de la dignité dans la main de celui ou celle qui enfonce la seringue de la piqûre qui tue le condamné à mort dans une prison-abattoir du Texas ? Pareil…
 
Le Panthéonisé Robert Badinter – une voix autorisée s’il en est – estimait que « le droit à la vie est le premier des droits de l’homme », ce qui constitue « le fondement contemporain de l’abolition de la peine de mort ». Quant à l’idée d’un comité d’experts qui serait chargé de se prononcer a priori sur l’opportunité d’une euthanasie dans des cas exceptionnels, le Grand Homme l’avait catégoriquement rejetée : « Je ne conçois pas qu’un comité, aussi honorable soit-il, puisse délivrer une autorisation de tuer », a-t-il dit.
 
Quant à ce prétendu « droit à l’euthanasie », comment passer outre aux inévitables abus qui, forcément, arriveraient, comme des meurtres « légaux » bien rémunérés ? Comment avoir l’assurance que le paralysé ou le « légume » souhaite vraiment en finir ? Nous faire croire que tout cela serait parfaitement clair et transparent revient à se foutre ouvertement de la gueule du monde ! Ce qui est effrayant, c’est que beaucoup applaudissent une telle idée, dite « progressiste » et profondément « humaniste ».
 
"Allez Pépé, appuie sur la seringue, c'est pour ton bien."
Tè ! Fumes… C’est tout simplement la logique du capitalisme ultra libéral le plus violent et cynique qui est derrière ce « progrès ». Point de « dignité » la dedans sauf pour les naïfs. Si on se décide aujourd’hui à débrancher les assistés, c’est parce qu’ils coûtent trop cher ! En fait, seuls les pseudos humanistes et les médias de masse (mais les deux collaborent) croient encore que cela est fait pour le bon plaisir des malades, alors que cela est leur plus grande crainte ! Dans la catégorie « idiots utiles du capitalisme », les bobos bien-pensants figurent en bonne place. Au bal des couillons, ils seront à l’orchestre !
 
Dans la logique capitaliste ultra libérale, les vieux sont des inutiles qui coûtent chers. Il faut donc les traiter comme des « encombrants ». Et tout faire pour s’en débarrasser au plus vite :
- De façon vicelarde : on fait en sorte qu’ils se sentent exclus, inutiles, pesants pour leur descendance et la société de façon à ce qu’ils se foutent en l’air eux-mêmes.
- De façon systématique : les hôpitaux et maisons de retraites ne voient pas leurs budgets bouger en rapport avec leurs besoins ; sans oublier la consigne tacite de ne pas se décarcasser pour mettre tout en œuvre pour sauver la vie d’un vieux.
- De façon organisée, vicieuse et cynique avec la réforme des retraites. Effectivement, les gens devront travailler plus longtemps, même ceux pratiquant un travail pénible et ainsi - en toute logique - se fatiguer plus vite. Pas besoin de trop réfléchir pour se rendre compte que l’unique objectif est de faire mourir les pauvres rapidement ! Vous allez vous dépêcher de crever, salauds de pauvres ! Merde, aujourd’hui, la vie doit se plier aux lois du marché !
 
Si en plus ces vieux sont atteints d'une pathologie lourde, genre Alzheimer ou autres, avant même cette brillante "avancée sociétale" ils ne font déjà pas de vieux os dans les hostos, spécialité gérontologie. J'en sais quelque chose... Alors si l'assassinat en bande organisé rebaptisé "euthanasie" passe, le Grand Dégagement "pour sauver la Sécu" va faire bander les bobos-tueurs.
 
Je vous ai souvent parlé, et peut-être un peu gonflé, avec le film « Soleil vert » dans lequel les vieux recevaient, à partir d’un certain âge, une convocation pour être « euthanasiés ». Avec plus ou moins de « douceur » et de « dignité » selon leurs moyens. Trouvez-en le DVD (il existe, je l’ai acheté sur un marché) et vous réfléchirez. Et puis lisez aussi le bouquin de Jean-Michel Truong « Eternity Express » (Albin Michel et Pocket) sur l’avenir des retraités eux aussi « délocalisés » par la logique ultra libérale…
Allez, à diables !
 
Victor Ayoli.
Un "boomer" solide comme un roc, avec les boyaux de la tête bien dégagés, buveur de vin et mangeur de toutes bonnes choses, se réveillant souvent sur la béquille et courant allègrement la gueuse !
Et qui dit MERDE à tous ces lâches tueurs en cravate.


12 réactions


  • cevennevive cevennevive 6 novembre 2025 10:03

    Bonjour VICTOR !

    Oui ! Bien d’accord avec vous !

    Infiniment triste...


    • Fergus Fergus 7 novembre 2025 10:54

      Bonjour, cevennevive

      Non, pas d’accord !

      L’auteur est dans le camp de ceux qui  au nom de convictions personnelles  refusent aux malades incurables en très grande souffrance physique et psychologique du fait de douleurs réfractaires le droit à pouvoir mettre fin à ces intolérables souffrances ainsi qu’à la déchéance qui les accompagne trop souvent dans le cas des maladies neuro-dégénératives à évolution lente. 

      Qui plus est, Victor exprime cette opinion en insultant ceux qui sont d’un avis contraire au sien, ce qui est lamentable !


  • Julien30 Julien30 6 novembre 2025 16:30

    L’avortement pour les enfants dans le ventre de leur mère, l’euthanasie pour les vieux et les malades mais surtout pas la peine de mort pour les pires ordures, les idées de gauche c’est quand même un sacré délire.


    • Goldo Du Goldo Du 6 novembre 2025 21:27

      @Julien30
      Et les délires de la droite...
      Quand on te lit, on regrette que ta mère n’ait pas eu le droit d’avorter et on souhaite que tu puisses décidé seul de partir.


    • Jules Seyes Jules Seyes 7 novembre 2025 10:32

      @Julien30
      Il ne faudrait pas qu’une bourgeoise mette en l’air son avenir matrimonial avec un polichinel non désiré dans le tiroir. Si ca peut parfois être utile à des pauvres, cela se nomme un dommage collatéral.
      Ou que le pauvre coûte trop cher à maintenir après sa période productive. Un ou deux ans de pêche à la ligne et basta. Ensuite, on montera l’age de la retraite.
      Quand aux criminels, il en fait pour effrayer la population et qu’elle ait besoin de la protection de l’état. Protéction qui peut ainsi mattraquer en cas de besoin.
      Ca n’a rien de gauche, sauf les étiquettes frelatées utilisées par certains médias.


    • Julien30 Julien30 7 novembre 2025 11:11

      @Goldo Du
      Quelle bienveillance et quelle argumentation imparable, on n’en attend pas moins d’un véritable homme de gauche... Belle façon d’illustrer mon propos, mon pauvre garçon...


  • Eric F Eric F 6 novembre 2025 19:47

    Ce sont davantage les courants de « progressisme sociétal » plutôt que les ultra capitalistes, qui ont poussé le sujet de « l’aide à mourir ».

    Ces derniers jours, compte tenu d’un enlisement parlementaire sur ce thème, il y a eu relance d’une demande de referendum. Les études d’opinion indiquent que les Français y sont très majoritairement favorables. 


  • LeMerou 7 novembre 2025 07:48
    @VISTOR Ayoli

    Bonjour, 

    Vous abordez un sujet très vraiment très particulier, surtout dans notre religion chrétienne qui quoi que l’ont en dise est encore bien présente partout hors de certains territoires conquis. Des millénaires d’enseignements volontaire ou non, ont laissé des traces quasi indélébiles dans nos gènes, soyons franc et honnête. Même les plus forcenés des combattants dans les derniers instants, dans les derniers souffles finissent par l’évoquer...

    D’un triangle infernal constitué par l’affect, la religion et la médecine, c’est devenu un quatuor en y ajoutant désormais la « politique » avec tous ses excès et bassesses récupératrices, car désormais il est évoqué un « droit de tuer » ! Mais ou va t-on ? 

    Puis cette phrase relevée dans votre texte m’agace en vérité
    « le droit à la vie est le premier des droits de l’homme »

    N’oublions pas que celui qui l’a prononcé est un ex-avocat, ou briller par l’éloquence et les bons mots, user abuser de la rhétorique fait parti du jeu, de tous ces intellectuels férus d’Antiquité, reflétant une certaine idéologie mais flattant aussi l’ego s’il en est.
    Car l’ont peut aussi entendre par les mots « droit à la vie » le fait d’en disposer librement, ce qui est très loin d’être le cas de nos jours lorsque celle ci touche à sa fin dans certaines circonstances. 

    Alors, peut on un instant cesser d’évoquer à tout va ces « grands penseurs » qui ne prennent jamais nos places, pour se recentrer sur le réel, sur ce qui vivent les gens au quotidien, cela permettrait d’assainir le débat au lieu de réfugier derrière des phrases sans aucun sens réel.

    Mourir fait très peur à certains, à d’autres non, débattre de ce sujet est stérile selon moi, car il y a tellement de choses ou notions qui entrent en jeu, qu’il est quasi impossible d’en tirer une constante permettant des affirmations. Par contre l’inéluctabilité du fait est indéniable, malgré les « augmentations » de l’espérance de vie. Notons bien le qualificatif « espérance »..... Et peut régner dans les derniers moments un certain égoïsme affectif devant la dispartion annoncée d’un proche, au détriment parfois des désirs de ce dernier. Il est très difficile d’être serein dans ces moments. et c’est compréhensible. C’est là que le désir du futur défunt peut être bafoué en premier.

    Puis abordons le sujet, par le coté le plus simple, la religion. Passer de vie à trépas est normal, même si le trépas est violent, tant qu’il est du « bon coté », il entre dans les canons. Oter la vie à d’autres n’est ou n’était toléré que dans certaines circonstances, se l’oter est un acte incommensurable.. Notons que la littérature religieuse à ce sujet est prolixe en matière de soucis vous tombant sur la tête... 
    Passer de vie à trépas dans des souffrances inimaginables est soit disant une épreuve à laquelle tout « bon chrétien » peut être confronté et doit l’accepter pour se présenter devant qui de droit... Bon, ça c’est le bouquin, en réalité....Si les châtiments eurent leur effets il y a quelques siècles, depuis les choses ont un peu changées tout de même. Néanmoins l’affaire est insidieuse....Pour ne pas dire délirante.. Mais reste dans les esprits.

    Coté médical ensuite.. cela fait maintenant 2400 ans environ que le corps médical se réfugie derrière un serment arrangé au fil du temps, qu’ils finissent par bafouer parfois ou quant ça les arranges. Toutefois il est l’essence même de leur foi, de leur travail que nous nous devons saluer bien bas, même si le sacerdoce initial s’est progressivement transformé en job, j’en connais certains jeune qui l’ont chevillé au corps.

    Cependant il est arrangé à leur sauce quant il s’agit d’aborder le problème de la fin de vie à cause de cette phrase, issue du texte original ou rapporté au fil du temps, Dieu que la grandeur d’âme est belle non ?

    « Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande ».

    Bon, c’était il y a 20 siècles... et constatons que l’emphase était déja de rigueur. Soupoudrez à cela 400 ans plus tard un zeste de religion naissante et.... vous obtenez une partie du corps médical, qui sait que « servir » le malade devant l’inéluctabilité médicale de sa disparition est presque un devoir et une autre partie, qui je dirais à peur des conséquences, qu’ils peinent à expliquer, se réfugiant derrière le « texte sacré » au détriment du sujet qui implore... S’éloignant à mon sens du texte...
    Mais n’étant pas du corps médical, je ne peux en percevoir les subtilités, les non initiés non plus.

    L’implication des politiques ne venant que d’une lâcheté du corps médical et religieux (qui ont toujours été très proches) leur permettant d’avoir bonne conscience, c’est pas nous, c’est eux....

    Comme aujourd’hui les minorités semblent primer sur la majorité, qu’un exemple devient une généralité, les détracteurs du droit à disposer de sa fin de vie, nous fourbisses moult exemples du contraire. Poussant parfois à l’extrême, n’ayant pas peur d’affirmer que le demandeur n’est plus en état. Certains allant presque dire que ses souhaits formulés par écrit bien avant n’ont que peu de valeur, car déja à l’insu de son plein gré il n’était plus en conscience. 

    Et le malade ? Qui ? Celui qui souffre ou qui ne veux pas souffrir parce qu’il sait que c’est bientôt fini et qu’il préfère « partir » heureux après une vie bien accomplie ou remplie selon ! Ah lui, il fait chi.....ce c.. Mais pour lui à ce moment les mots euthanasie, suicide, etc... n’ont aucune importance car ils sont très loin de ce qu’il attend.

    Aider une personne à terminer sa vie comme elle le souhaite, évidemment face à une fin inéluctable et dans le début de la phase quasi terminale bien sûr n’est pas la « tuer », mais un acte de compréhension, effaçant ses peurs bien légitimes.


    • Eric F Eric F 7 novembre 2025 09:47

      @LeMerou
      Indépendamment de l’imprégnation culturelle [religieuse] que vous évoquez sur le « caractère sacré de la vie [qui provient de Dieu] », il y a un autre argument plus concret souvent mentionné par les opposants, c’est la crainte qu’en instaurant un dispositif d’aide à mourir même initialement très encadré, il y ait des dérives, pour se débarrasser d’un malade dont la charge est trop lourde à assumer, ou étendre le suicide assisté à des mineurs en phase dépressive, etc. 


    • SilentArrow 7 novembre 2025 14:20

      @Eric F
       

      ...il y ait des dérives, pour se débarrasser d’un malade dont la charge est trop lourde à assumer...

      ...ou faire main basse sur un héritage.

  • charlyposte charlyposte 7 novembre 2025 10:04

    Je vais attendre l’avis des morts vivant...dés fois que smiley


  • Ffgismo 8 novembre 2025 15:50

    La législation actuelle fonctionne bien, on peut tous remplir nos directives anticipées donc choisir notre fin de vie, pourquoi vouloir tuer… 


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