lundi 11 décembre 2006 - par Emile Mourey

François Mitterrand et le mont Beuvray, une histoire gauloise

Dans un État populaire (démocratique), écrivait Montesquieu, il faut un ressort de plus qui est la VERTU. Que les citoyens français se soient interrogés sur le grand secret de leur ancien Président, ainsi que sur le petit, est dans la logique de nos principes républicains. Conséquence du contrat moral par lequel le « prince » se lie aux citoyens, il importe, en effet, que la clarté soit faite sur tout ce qui peut paraître obscur. Mais dans la folie médiatique qui s’est emparée de la Presse à la suite de la divulgation de ces deux secrets, il est étonnant qu’aucun journaliste ne se soit vraiment attaché à comprendre les véritables raisons qui ont amené François Mitterrand à ne pas se faire enterrer sur le site du mont Beuvray comme il l’avait prévu.


Oppidum de beaucoup le plus important et le plus riche du peuple éduen, selon César, Bibracte est une des rares forteresses gauloises à avoir été citées par le Grec Strabon. C’est sur ce haut lieu que Vercingétorix fédéra, pour la première fois de notre Histoire, les différents peuples de la Gaule avant la bataille d’Alésia. Au Ier siècle avant J.C., les Eduens de Bourgogne avaient la prédominance en Gaule.

Le souvenir de Bibracte s’est perdu au fil du temps. L’esprit conditionné par les auteurs latins, nous nous sommes appelés d’un nom qui n’a jamais existé « Gallo-romain » et on nous a appris sur les bancs des écoles à mépriser la barbarie « païenne » de nos pères.


Le 18/9/85, le Président fait sa première grande visite officielle au site du mont Beuvray, entouré de nombreux ministres dont celui de la Culture, Jack Lang. M. Pierre Joxe est présent. Le mont Beuvray est déclaré « site national ». Sur la plaque commémorative, on inscrit la phrase suivante : « Ici s’est faite l’union des chefs gaulois autour de Vercingétorix ». A l’issue de son allocution dans laquelle il appelle les Français à la cohésion nationale, François Mitterrand se recueille face à la grande plaine de l’Histoire comme il aimait le faire depuis la roche de Solutré.

On rêve. On affirme que les fouilles laissent augurer de très importantes découvertes. On s’engage devant l’opinion à la tenir au courant avec la plus grande célérité et sans restriction aucune. A Autun, on déclare : « Le mont Beuvray sera peut-être le plus grand site de l’Occident. »(Journal de Saône-et-Loire, 1985).

Le 22/11/90, la presse annonce que le Président de la République a décidé la construction sur l’oppidum d’un centre archéologique européen, d’un musée de la civilisation celtique et l’aménagement de ce site de 135 hectares.


Site national, chantier-école international, drainant chaque année la fine fleur de l’archéologie nationale et européenne, outil de rêve pour l’archéologue, le Beuvray reçoit chaque année un budget de 3 millions à 3, 5 millions de francs. Le chantier engloutit l’équivalent du budget annuel d’une direction archéologique telle que celle du Centre.(Journal de Saône-et-Loire,1989).

Mais les fouilleurs se découragent vite de ne rien trouver de véritablement concluant. A Paris, on s’impatiente. A la Cour des comptes, on ne se pose pas de questions. Après la visite d’Emile Biasini, secrétaire d’Etat aux grands travaux, le coût total du projet est estimé à 200 millions de francs dont 80% pris en charge par l’Etat. Le contribuable ne saura jamais quel aura été le montant final des dépenses.

Le 4/4/95, François Mitterrand, Président de la République Française, inaugure sur la hauteur du mont Beuvray considérée comme le site de Bibracte, le dernier de ses grands travaux : le Centre Archéologique Européen avec son musée consacré aux Celtes. La construction de ce centre, dont l’ambition est de montrer aux touristes la grandeur de la civilisation protohistorique et celtique qui rayonna sur toute l’Europe avant la conquête de la Gaule par les Romains de Jules César, devait marquer le point culminant d’un projet de grande envergure au bénéfice d’une archéologie française en quête de reconnaissance nationale et internationale (Archéologie de la France,éditions de la Réunion des musées nationaux, 1989, préface de M. Jack Lang).

Le 15/5/95, François Mitterrand accorde au Monde une interview (édition du 29 août), dans lequel il met en exergue l’importance de l’Histoire, véritable culture de l’homme politique, mais il rejette sur l’historien la responsabilité de l’interprétation... étonnant testament.

Dans la revue Gallia, tome 55 de l’année 1998, on apprend que les onze années de fouilles archéologiques au mont Beuvray - qui se continuent encore de nos jours - n’auraient plus pour objet que de comprendre l’urbanisme du lieu, ce que confirme Madame Trautmann, ministre de la Culture, au Journal officiel du 19-04-1999, pp. 2337-2338.

Par lettre CP 21823 de 28/01/03, M. Aillagon, Ministre de la Culture, demande à M. Michel Clément, Directeur de l’Architecture et du Patrimoine, d’étudier le dossier relatif à la localisation des anciennes capitales gauloises avec la plus grande attention. Aucune réponse à ce jour.

Sur le sommet du mont Beuvray, que fuient aujourd’hui les hommes politiques, on continue toujours à remuer la terre.

Pour en savoir davantage sur les contestations des sites officiels et sur les sites proposés, il suffit d’interroger l’internet.

E. Mourey,site internet : http://www.bibracte.com



23 réactions


  • ANGELO (---.---.204.252) 11 décembre 2006 12:49

    Bravo pour cet article , mais quelle catastrophe ,quand les politiques écrivent leurs histoires avec l’Histoire !


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 décembre 2006 18:02

      @ Angelo

      Contrairement à ce que certains prétendent, l’archéologie n’est pas une science exacte mais repose sur des interprétations. L’erreur est humaine mais ce qui est grave, c’est de persister dans l’erreur.

      cordialement


  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 11 décembre 2006 13:41

    Salut vieux soldat,

    Bien ton article, je crois ne souvenir que les gars du coin ben n’ont pas voulu que Tonton premier se fasse enterrer ici, et que de toute façon cela était impossible, le mont Beuvray étant classé ( je crois ) monument historique,... ; et comme tu dis, il suffit d’interroger internet !

    http://home.hccnet.nl/j.f.sponselee/morvan/plaatjes/bibracte_table.jpg

    http://ecoles.ac-rouen.fr/saint-ouen/beuv3.JPG

    http://ecoles.ac-rouen.fr/saint-ouen/beuvray.htm

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Beuvray

    http://www.bibracte.fr/index.php?PHPSESSID=t1idkq6j40fnrerjgmfkh1tqd7

    .. et dans Google : le Mont Beuvray

    @+ P@py


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 11 décembre 2006 14:34

      Salut Papy Gilbert, que décidemment je retrouve avec bonheur sur bien des points. Il faudrait que l’on se rencontre, alors si un jour tu passes dans le Morvan ... En attendant, j’imagine ta tête, aussi celles des autres, en lisant mon commentaire sur le sujet !


    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 11 décembre 2006 16:00

      Salut Eugène,

      Ca pourra pt’être se faire, j’ai un de mes fils qui est chirurgien ( gynéco ) à l’hosto de Macon.

      Sur l’Morvan, j’connais la Roche de Solutré ,..en 1973, pendant 3 mois ( mars avril mai ) avec un pote nous avons empruntés cette route pour aller de Roanne à Sens pour faire notre stage motard !

      Alors, la route de Digoin via Toulon sur Arroux , Saulieu ,.. et les virages dans l’Morvan, ben j’connais, mon pote avait une Citroën ID 19 et à cette époque à part les agglomérations, ...il n’y avait pas de limitation de vitesse ! Le dimanche soir, quand nous rentrions à Sens ( fallait arriver avant le lundi 01 heure ) nous nous arrêtions à un bistrot pour boire un café, ce bistrot à droite en montant, il est un peu isolé dans l’Morvan là ou il avait des plantation d’sapins d’Noël entre Toulon et Saulieu, ce que je me souviens, c’est que sa façade était éclairé par une espèce de guirlande !

      Je pense être un peu comme toi, car je suis assez près de la nature,( j’ai fais 20 ans le jardinier chez les milliardaires à Saint Tropez ( pour payer les études de mes deux fils ) .. et parfois je porte également la barbe !

      @+ P@py


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 11 décembre 2006 16:27

      ...alors par google entre mon nom par « image » et va sur mon lien courriel. à +


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 décembre 2006 17:54

      @ Gilbert Spagnolo

      Exact, mais le Panthéon est aussi classé monument historique, de même que les Invalides et Napoléon y est bien enterré.

      Avouons tout de même que cette affaire est bien étrange. Il n’est évidemment pas dans mon propos de reprocher à l’ancien président de la République de s’être laissé prendre au charme du Morvan. Mais il y a aujourd’hui des gens qui savent certaines choses et qui devraient s’exprimer.

      Cordialement


    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 11 décembre 2006 19:32

      Pour l’Eugène , v’la se que ça donne : http://perso.orange.fr/eugene.wermelinger/index.htm ‘Pour l’même prix, vous avez le trombinoscope et un C.V. pas mal.)

      Dit au fait il y a quelques jours,il y avait un article qui traitait de l’homéopathie, .. as-tu fait une réponse ?

      Aller un ch’tit coup de Morgon , et un morceau de chocolat noir, des grosses économies pour la sécu !


    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 11 décembre 2006 21:06

      Pour ceux qui iraient dans ce coin de France profonde à 160 kms du Mont Beuvray il y a le musée de préhistorique de Glozel un petit hameau à une vingtaine de kms de Vichy ( Allier 03 ) en montagne Bourbonnaise ! Il y a 3 ans encore son inventeur et propriétaire Emile Fradin né en 1906 qui avait toujours bon pied bon oeil me faisait visiter son musée, je l’ai revu au printemps dernier, il venait de renter à la maison de retraite du Mayet de Montagne, je pense qu’il est toujours de se monde, (t’in ça me fait penser que j’étais abonné ( gratos ) à la lettre des amis de Glozel , .. mais sur mon ancienne adresse mail !) En consultant les liens ci dessous vous apprendrez des choses assez étrange sur Glozel !

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Glozel

      http://www.museedeglozel.com/Emile.htm

      http://www.museedeglozel.com/index.htm

      L’itinéraire de Vichy à Glozel ,Commune de Ferrières sur Sichon ( 03 )

      http://www.viamichelin.fr/viamichelin/fra/dyn/controller/ItiWGPerformPage?reinit=1&strStartCityCountry=1424&strStartAddress=&strStartCP=&strStartCity=vichy&strDestCityCountry=1424&strDestAddress=&strDestCP=&strDestCity=glozel&image2.x=24&image2.y=7#

      @+ P@py


    • dionysos (---.---.14.99) 12 décembre 2006 19:09

      meme si ça n’a rien à voir avec le mont Beuuvray, merci de parler de Glozel.

      JE PENSAIS QUE Mr FRADIN était décédé.Heureux d’apprendre que non.


  • eugène wermelinger eugène wermelinger 11 décembre 2006 14:27

    J’habite à quelques lieues de ce site si cher à François Mitterrand. Lieu où il projettait de s’y faire ensevelir. A cet effet, la famille Mitterrand a acheté une parcelle de 100 m2, cadastrée Mont Beuvray B 899, acte permis permis par M. Signé, Maire de Château Chinon, et président dudit parc. Voilà ce que met dans la bouche de Mitterrand le philosophe Guitton : « ....comme je souffrais de la maladie qui devait m’emporter ... je m’étais préoccupé de mes funérailles ... purement civiles et surtout ennterrement grandiose dans les monts sauvages du Morvan. ... Après avoir été exposé trois jours et trois nuits sous l’Arc de Triomphe, ...mon cercueil, sur un affût de canon eut été transporté jusque dans la froide région du Morvan.... Une escadrille d’avions ... ceindrait le mont d’écharpes de fumées... Ajoutez 101 coups de canons .... » Alors, pourquoi le Président ne mit-il pas en exécution son projet ? Laissons encore la parole à Jean Guitton et attendez-vous à l’inimaginable ! Jean Guitton : « J’étais parti en avion pour Rome (pour raison culturelle) et me suis trouvé assis à côté d’une jeune fille de 25 ans, qu’il me semblait vaguement connaître. La conversation s’est mise à rouler sur le président Mitterrand. ...C’est alors que la jeune fille me dit avec une étonnante force de conviction : »Vous devez empêcher les funérailles prévues. A Rome vous verrez le pape. Vous lui demanderez une lettre pour François Mitterrand. Mais pourquoi cela demandai-je. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus le veut.« Me répondit-elle, mais comme l’avion aterissait nous en sommes restés là. Je descends et la jeune fille avait disparu. Jean Guitton obtient une audience non prévue auprès du pape, qui lui fait remettre une lettre »Du Saint Père pour le Président Mitterrand« . Guitton la porte à Mitterrand, qui en prend connaissance sans rien manifester. Guitton ajoute encore : » Six mois avant sa mort le Président, sorti de sa charge depuis peu, toucha de sa main jaune et parcheminée, rue Frédéric le Play, les reliques de sainte Thérèse de Lisieux, morte cent ans plus tôt. Il forma le projet d’écrire un livre sur la sainte. Enfin, moins de trois semaines avant sa mort, le Président se rendit à Lisieux.« En tous cas est-il que François Mitterrand se fit inhumer à Jarnac et non au Mont Beuvray. Dans sa dernière allocution il lançait à la France : »De là où je serai et vous verrai dans une année ....." Officiellement il a laissé tombé le Morvan pour ne pas avoir à choisir à reposer pour l’éternité avec son épouse légitime, soit avec la mère de sa fille. Selon l’académicien Guitton, ce furent des révélations qu’il étaient seules à connaître avec sa mère décédée, qui le convainquirent de suivre les recommandations de Jean-Paul II et de la jeune fille de l’avion. (Ste Thérèse ?) Une histoire gauloise bien mystique !!! (Partiellement repris du Testament spirituel de Jean Guitton, et de mon livre : « Des solutions pour vivre mieux » Eugène Wermelinger ed. Géni.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 décembre 2006 17:19

      Je ne connaissais pas le témoignage de Jean Guitton. Cette intervention de Sainte Thérèse auprès d’une jeune fille qui intervient à son tour auprès du philosophe chrétien, qui intervient à son tour auprès du pape, lequel lui remet une lettre pour le président de la République, lequel, finalement, ne se fait pas enterrer au mont Beuvray comme il l’avait prévu, tout cet enchaînement de faits est vraiment étonnant.

      Etonnant également l’intervention de cette femme pratiquement inconnue qui s’est proposée de racheter la parcelle et qui arrive, toute seule, à mettre en émoi toute la presse alors que dans la population de Saône -et-Loire comme dans la Nièvre, il n’y avait, au départ, aucune opposition à ce projet. Cela m’intrigue. En savez-vous un peu plus sur les réelles motivations de cette personne ?

      Contrairement à certains commentaires de presse, votre témoignage confirme que François Mitterrand avait bien décidé de se faire enterrer au mont Beuvray. Cela a d’ailleurs été dit à la télévision et dans le journal local sans aucune ambiguïté. Le 25/10/95, le Journal de Saône-et-Loire a révélé que François Mitterrand a confié au sénateur-maire de Château-Chinon que s’il ne pouvait pas se faire enterrer au Mont-Beuvray, il envisageait de porter son choix sur Latché, où de faire répandre ses cendres sur le site gaulois.

      Etonnant également, cette interview de Madame Mitterrand parue dans l’édition de Paris Match du 28 septembre 95, où elle explique pourquoi, elle et son mari, ont décidé de se faire enterrer sur le Mont-Beuvray. Elle insiste sur le fait qu’ils n’ont pas pris cette décision par rapport à l’histoire du site mais en raison de la tranquillité du lieu, de la proximité de Château-Chinon et de l’école où son père a enseigné. Elle ne prononcera pas une seule fois le mot de Bibracte.

      Etonnant également cette réponse que m’a faite un jour un responsable local d’un parti politique : « Ici, tout le monde sait bien que le mont Beuvray est une planche pourrie ».

      En ce qui me concerne, je pense que le site du mont Beuvray est un site stratégique et même mystique qui a joué un rôle très important dans l’histoire de la Gaule et qu’il mérite d’être visité par encore plus de monde. Quant à être le site de Bibracte, c’est une autre histoire.

      Merci de votre témoignage.

      E. Mourey


  • louis mandrin (---.---.36.85) 11 décembre 2006 14:39

    et Alésia ? ch’ais pas où est Alésia !!! Alésia, j’y étais pas !!!


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 décembre 2006 17:36

      @ Louis Mandrin

      Citation : Lorsqu’Astérix tente de savoir où est Alesia, il s’entend répondre avec l’accent auvergnat : Nous ne chavons pas où ch’est, Alégia ! « . Et les auteurs d’ajouter »Cette attitude, qui s’est perpétuée à travers les siècles, fait que l’emplacement de la défaite gauloise reste, encore de nos jours, assez mystérieux.

      La réponse qui a été faite à Astérix est en réalité : Alesia est in Alesia. La bonne traduction est la suivante : Alésia se trouve à Alise-Sainte-Reine.


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 12 décembre 2006 11:16

      Sur le site d’Alésia, Napoléon III a fait ériger une statue de Vercingétorix qui a les traits de lui-même. Le lieu se trouve à une heure de Bibracte. C’est fou cet attrait de nos chefs d’Etat pour ces lieux. Entre les 2 lieux, La Pierre qui Vire, christiannisée par la suite, aussi la Roche aux fées et d’autres émergeances de la Vouivre (veines du dragon pour les chinois) - lieux géobiologiques où se rencontrent les « arcs cosmo-telluriques » parfaitement mesurables par la science !


    • louis mandrin (---.---.45.205) 12 décembre 2006 11:30

      pour mon compte, j’appartiens à la tribu des médiomatriques, et nous entretenions avec nos voisins de Germanie des relations commerciales et amicales avec eux et une opposition guerrières impitoyables envers l’envahisseur romain. La Pax Romana n’a pas été de tout repos dans notre région et la résistance a perduré longtemps après que les Romains aient conquis le Trévire.

      Pour ce qui est du site d’Alésia, je crois que la controverse sur Alise Ste Reine est toujours d’actualité, un autre site, dans la région du Jura correspondant à la description qu’en faisait Jules Cesar dans « La guerre des Gaulles »...des fouilles datant de quelques années attesteraient l’emplacement de fortifications romaines datant de cette époque entourant un vaste piton rocheux, un ruisseau courant approximativement à l’endroit décris par César. Vercingétorix, harcelant les armées romaines en route pour l’hivernage en Italie, avait tenté de leur barrer le passage entre Jura et Suisse, voie traditionnelle de pénétration des Romains à cette époque.

      La Romanité nous a fait jusqu’à renier nos racines et nos valeurs ancestrales, ce que je trouve regrettable maintenant.


  • Plus robert que Redford (---.---.198.86) 11 décembre 2006 17:47

    Mon épouse est native de Saint Léger sous Beuvray, aurais-je donc convolé avec une descendante de ces peuples rudes et telluriques, habitants d’un lieu où le mysticisme catholique le dispute à l’idéologie Socialiste ?

    Que la Vouïvre me patafiole !


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 décembre 2006 23:00

      @ Plus robert que Redford

      Si les ascendants de votre épouse se retrouvent sur les tables décennales d’état-civil et sur les régistres paroissiaux de la localité ou des localités voisines, il y a une forte probabilité pour qu’elle compte dans ses aïeux des Boïens. César dit en effet que les Eduens de Bibracte (Mont-Saint-Vincent) autorisèrent les 32 000 Boïens qui s’étaient joints à l’émigration helvète à s’installer sur le mont Beuvray (Gorgobina). Ces Boïens étaient originaires d’Europe centrale où ils ont donné leur nom à la Bohême.


  • Deltarho Deltarho 11 décembre 2006 23:50

    Vu de mes Roches Eduennes le Morvan parait si loin .....

    Une peuplade dont le coté droit fut percuté par les Helvètes ne pouvait pas terminer autrement qu’ en troquant pères et mères contre un plat de lentilles !!

    C’est ce que les mauvaises langues du coin racontent !


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 décembre 2006 10:35

      @ Deltarho

      Les peuples gaulois d’avant la conquête romaine avaient cette particularité que leurs dirigeants politiques ne faisaient pas toujours ce qu’ils voulaient. Voyez Celtil, qui était à la tête du pays arverne et qui fut exécuté par ses compatriotes parce qu’il voulait être comme un roi. Voyez même Vercingétorix qui dut s’incliner plus d’une fois devant l’opposition de son conseil. Voyez dans le peuple éduen le partage du pouvoir entre le druide Divitiac, le chef militaire Dumnorix et le Vergobret, représentant probable des associations populaires du type compagnonnage. Voyez l’existence d’une administration (magistratus), le partage de la population entre citoyens (qui avaient donc un poids politique) et la plèbe sur laquelle l’arverne Vercingétorix et l’éduen Convict... se sont appuyée pour mener quelques menues révolutions.

      C’est César qui a dit que les Gaulois n’étaient pas démocrates mais si les Gaulois avaient écrit leur histoire, il est probable qu’ils auraient dit que c’étaient les Romains qui ne l’étaient pas.


    • Deltarho Deltarho 13 décembre 2006 16:02

      Je voulais simplement dire que les us et coutumes des Eduens ( ceux que je connais des archives départementales ) se révèlent assez mercantiles, peu enclins aux pentes du Morvan. Sans y être absolu, le matriarcat avait donné la préférence au pacifisme ou plutôt instaurait la méfiance des armes (peuple constamment bousculé par d’autres peuplades venant des Alpes ). La tradition orale (donc défaut de traces matérielles ) des celtes ne facilite pas les recherches, avez vous connaissance de documents relatifs aux « réunions » de Gergovie ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 13 décembre 2006 17:31

      Je pense que l’office du tourisme de Gergovie devrait pouvoir vous renseigner. Site internet : www.ot-gergovie.fr/


  • Eric (---.---.105.203) 13 décembre 2006 11:24

    J’ai eu l’immense honneur et privilège d’avoir été invité au mont Beuvray pour l’inauguration en 1985. J’étais élève au collège de Chateau Chinon à l’époque et notre classe de 4ème y était allé en car . Je n’y suis pas retourné depuis , mais c’est en projet ...


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