jeudi 8 novembre - par Jean Keim

Gaïa

Si l’Univers est vivant, une planète l’est tout autant, alors ses défenses immunitaires réagissent à des symptômes pathologiques.

La journée promet d’être magnifique, au-dessus de la vallée traversée par les pointillés du petit cours d’eau régulièrement masqué par la végétation dense, quelques filaments blancs s’étirent dans un ciel céruléen parcouru par les accolades d’un couple de milans à la queue d’aronde se laissant portés par un ascendant thermique ; tout est à la joie et s’offre au soleil sans retenue. 

Il est assis dans son canapé, devant l’immense baie vitrée encartée dans une tour ouvrant sur le monde, un casque virtuel fait quasiment défiler dans son cerveau un paysage fantastique imaginé par un artiste numérique.

Notre avenir n’est fait que de conjectures, est-il dans une gouvernance mondiale qui nous prescrira nos modes d’existence, appuyée par une religion syncrétique qui justifiera toutes les mesures prises par les puissants, et nous inculquera comment penser ? 

Dans un temple-banque, engrammé dans son serveur-coffre-fort, le dieu argent numérique insatiable enflera sans cesse.

La société sera-t-elle quelque part entre "Le meilleur des mondes" et "1984" ? Entre une société de castes chimiquement policées et une tyrannie technologique et idéologique absolue.

Il est possible que sur notre planète, la disparition de plus en plus d’espèces vivantes soit due en partie non seulement à nos activités délétères, mais également une réponse de la Vie à la pensée monolithique matérialiste de notre propre espèce, sans exclure d’autres facteurs pour autant.

Pourquoi la Vie gérerait-elle une planète avec une surabondance de vies ?

Il y a à foison des oiseaux, des fleurs des arbres et d’autres plantes, des insectes, des poissons, des primates, des multitudes de vies, quand au mieux un seul représentant de chaque espèce suffira à notre mode de pensée étriquée, en attendant que des artefacts avec leur foutue I.A. remplacent à la fois chaque forme de vie et chacun de nos organes, en attendant également de pouvoir emprisonner hypothétiquement notre esprit dans un substrat d’où la vie et son intelligence de par leur nature insaisissable seront absentes, remplacées par une pauvre copie de vie virtuelle, contrainte et limitée par des algorithmes.

La planète a eu le temps d’apprendre à nous connaître, elle a eu pour cela beaucoup de temps, de patience et de sang versé, elle s’adapte pour le pire qui est à venir, il viendra sans aucun doute si un éveil inconditionnel d’une saine conscience ne se produit pas dans la communauté humaine ; si massivement nous aspirons à devenir semblables à des machines dans un monde mécanique, alors cette liberté ne nous sera pas refusée.

Nous deviendrons peut-être une nouvelle espèce animale, éventuellement dans le pire des scénarios seule dans un monde lunaire désertique et quasiment stérile, à l’image de notre conscience synthétique, ou serons-nous des cyborgs transhumains, ou encore des machines artificiellement intelligentes limitées par leurs propres artifices, et le temps auquel nous aurons sacrifié notre Intelligence et notre liberté, ainsi que notre choix de refuser de mourir de notre vivant, auront raison de nous.



22 réactions


  • rogal 8 novembre 12:51

    « Si l’univers est vivant (...) ». Qu’entendre par « vivant » ?


    • Jean Keim Jean Keim 8 novembre 13:14

      @rogal

      La réponse est aussi difficile que de définir ce qu’est la Vie, quand je vois une pierre, dans les apparences il n’y a pas la manifestation de la présence de la vie, quand j’observe un animal ou un être humain, la vie est là évidente dans ses manifestations. Il peut sembler que la vie anime la matière dans certaines cas et pas dans d’autres cas, et pourtant la matière inanimée dans son intimité est également sans cesse en mouvement et échange avec son environnement comme le fait un être vivant, alors il est possible que la vie soit inséparable de la matière. Un docte penseur philosophe sans aucun doute réfutera mes arguments.

      Si ce que je dis est recevable, alors la vie est là de toute éternité, avant que l’Univers ne fût.


    • rogal 8 novembre 19:49

      @Jean Keim
      Pour ce qui est de savoir réfuter, on peut faire confiance aux philosophes, assurément. Mais qu’en pensent les biologues ?


  • Tall Tall 8 novembre 13:29

    La vie, c’est de la mécanique qu’on n’a pas ( encore ) fabriqué nous-même.

    C’est l’évolution qui l’a faite avec sa logique darwinienne.

    Ce qui ne garantit pas un best-of dans le genre.

    D’autant que tout ce qu’on fait est naturel puisqu’on est produit de la nature.

    C’est le concept « artificiel » qui est artificiel.

    Il a la vie dure le « péché originel », la pomme piquée sur l’arbre de la connaissance.


    • Jean Keim Jean Keim 9 novembre 07:35

      @Tall

      Je crains que ce ne soit plus compliqué que cela smiley


    • velosolex velosolex 10 novembre 12:16

      @Tall
      On l’a pas fabriqué, mais par contre, on l’a bien détruite. Je sais pas pour L’IA, mais pour la naturelle, elle est sacrément pervertie. 
      Jean Keln, non, il n’y a plus à foison oiseaux, plantes et arbres. Ca disparaît à toute allure. Pas une théorie du complot, mais la vue objective de notre monde,un paquebot rutilant, les soirs de quinzaine commerciale, mais à la coque pourrie. 
      Si ce brave Noë devant refaire une arche, il aurait bien du mal à trouver les animaux pour monter dedans ; Par contre les hommes la prendrait d’assaut. 


    • #Shawford #Shawford 10 novembre 12:28

      @Tall

      Y’a un énorme hic là, c’est que si on est donc produit de la nature -ce qui est évident- ben l’evolution qui méne à nous n’est en rien fortuite.

      La conscience n’est justement alors en rien darwinienne car l’adaptation ne peut pas produire ex nihilo quelque chose qui n’etait pas déjà en germe dans les constituants de l’Univers.

      Bref tu peux chinoiser autant que tu veux, t’iras à Rome comme tout le monde.

      Rome te salue bien ! smiley smiley smiley


    • Jean Keim Jean Keim 10 novembre 13:03

      @velosolex

      Oui je sais bien cela, mais il y a encore énormément de diversité, l’hécatombe s’amplifie mais elle sera encore pour un temps réversible, le monde est loin encore d’être stérile comme l’est Mars, qui d’ailleurs ne l’est peut être pas complètement, la terre pour se soigner dispose de beaucoup de temps.


    • Jean Keim Jean Keim 10 novembre 13:08

      @velosolex

      Non, non ! l’intelligence ne peut pas être pervertie, mais c’est la façon dont nous la traduisons qui l’est, on retrouve toujours le rôle délétère de la pensée qui s’exprime hors du pragmatisme.


    • velosolex velosolex 10 novembre 17:24

      @Jean Keim
      L’IA est la monstrueuse preuve de l’intelligence pervertie, en synergie avec le mythe de « l’homme augmenté »....Ce qui veut signifie clairement qu’un quatrième reich, encore plus terrifiant que le troisième est sur les rails, qu’une poignée de gens qui se pensent élus, en raison de leur fortune, ou de leur appartenance à un clan envisagent tranquillement de supporter l’ethnocide tout proche, en embarquant pour une ile paradisiaque, sécurisée, autonome, à l’abri de la dégénérescence et des évolutions du climat,, eux mêmes pourvus des dernières inventions technologiques. Ce n’est plus de la science fiction. Irrationnel, me direz vous ?...L’essentiel est qu’eux mêmes y croient assez pour rester dans le déni, et ne pas vouloir change le monde où nous tenons encore debout. C’est le plus préoccupant. Car c’est bien sûr un clivage qui nie le reste de l’humanité, et qui même s’il s’avère suicidaire, comme chez les nazis qui se pensaient des surhommes, c’est un monstre froid. La seule solution, le réveil, et la mobilisation...Avez vous signé la pétition. "On veut des coquelicots. Elle rencontre un beau succès.  https://bit.ly/2P83Zx0 . 


    • Jean Keim Jean Keim 10 novembre 19:27

      @velosolex

      De même que l’orchestre n’est pas dans la radio qui diffuse son concert, l’intelligence n’est pas une production du cerveau, elle est extérieure à cet organe qu’elle dynamise plus ou moins, d’ailleurs pour que l’étude du cerveau soit possible, il faut s’en distancier ; plus les pensées sont denses et/ou routinières et moins l’intelligence circule librement. L’intelligence est incorruptible et inaltérable, elle ne s’ingère pas dans nos affaires, malgré le rôle souvent délétère de la pensée, celle-ci est la meilleure preuve que l’intelligence existe en la manifestant.

      Oui je sais ! C’est assez difficile à admettre, en fait il ne s’agit pas de l’admettre mais de le percevoir, cette aperception fait partie de l’éveil, et si en plus on perçoit également qu’il ne peut y avoir de pensées sans savoirs pour l’alimenter – ce qui est directement observable dans notre esprit... il y a là matière à méditer.

      Bon finalement je crois que nous disons la même chose, en l’occurrence c’est l’utilisation de l’intelligence qui est pervertie, ainsi inventer une nouvelle arme de destruction massive, spéculer sur des denrées alimentaires ou encore privatiser des sources d’eau sont des activités qui requièrent une part d’intelligence tout en étant des ignominies.

      Bien que je ne crois que modérément à l’utilité des pétitions car elles sont pléthores, j’ai signé celle que vous m’avez désignée.

      Je vous souhaite une bonne soirée.


  • Self con troll Self con troll 8 novembre 14:29

    Pourquoi la Vie gérerait-elle une planète avec une surabondance de vies

    Sans prétendre répondre, celui qui a essayé d’imaginer des machines qui se reproduisent selon un schéma algorithmique se dit que cette surabondance participe à la propriété que la Vie a de se perpétuer. Surabondance jointe à variabilité, je reviens là dessus tout de suite. Pour illustrer ce que j’appelle schéma algorithmique, on peut prendre l’exemple d’un robot (Gepetto) qui porterait tout ce qui nous parait suffisant pour qu’il se reproduise : une stratégie de recherche de matériaux, de fabrication de machines-outil pour renouveler celles qui ont servi à fabriquer le premier exemplaire, de duplication du code qui l’anime. La lignée issue de ce robot capable de se reproduire s’éteindrait avant qu’il n’ait épuisé les ressources accessibles, car les matériaux comportent tous des défauts comme il y a des « pailles » dans le fer, le geste de la machine a des ratés. Sans compter que l’humain capable d’écrire sans bug des programmes aussi complexes que ceux qui animeraient notre Gepetto, ça court pas les rues.

    La deuxième remarque est qu’en conservant un exemplaire de chaque espèce, on conserve un ADN, mais pas ce qui permet qu’il s’exprime.

    Enfin, une question de forme : je ne comprends pas de quelle liberté vous parlez dans alors cette liberté ne nous sera pas refusée


    • Jean Keim Jean Keim 8 novembre 19:14

      @Self con troll

      Il s’agit de la liberté de devenir des machines (cyborgs transhumains...).


    • Self con troll Self con troll 8 novembre 21:19

      @Jean Keim
      Alors, quand plus loin vous écrivez
      le temps auquel nous aurons sacrifié notre Intelligence et notre liberté
      il faudrait écrire Liberté (avec une majuscule).

      Si vous permettez que j’exprime cela selon ma compréhension, l’Intelligence serait donc une capacité à poser des questions d’une infinie variété, et considérer que ne chercher que des réponses techniques nous condamnerait.

      Je ne sais si vous approuvez ou non ce que j’ai décrit comme « schéma algorithmique », mais l’issue fatale que je vois à ce schéma (impossibilité d’une reproduction indéfinie du robot) ressemble à la condamnation ci-dessus.


    • Jean Keim Jean Keim 8 novembre 22:21

      @Self con troll

      En fait l’intelligence et la liberté sont inséparables, l’intelligence n’est pas une faculté comme le sont p, ex. l’habileté dans la pratique d’un art quelconque ou la ruse dans les affaires commerciales, mais elle se fanifeste d’autant mieux que l’esprit est libre pour la recevoir, nous avons je le crois la liberté d’être libres ou d’avoir des chaînes, donc si nous le voulions nous pourrions devenir semblables à des machines, la Vie ne s’y opposerait pas. Il ne saurait y avoir de liberté et donc d’intelligence dans une intelligence artificielle obéissant à un schéma algorithmique aussi évolutif et adaptatif soit-il. Beaucoup pensent (c’est le terme qui convient) que le savoir peut tout, en fait le savoir emplit nos esprits et contrarie la manifestation de l’intelligence, mais il faut un certain savoir pratique (technique) pour vivre, ne serait-ce que pour se nourrir, se soigner, etc.


    • Self con troll Self con troll 9 novembre 11:34

      @Jean Keim

      Vous dites aussi une chose qui mériterait d’être développée, à savoir que si une majorité d’humains décide ou plutôt se laisse aller à calmer l’angoisse que lui inspire la mort par ce cataplasme qu’est la vie de synthèse, la voie spirituelle pour s’interroger sur ce qu’est la Vie sera vaine, puisque les dégâts causés à la biosphère terrestre par les tenants de la voie scientiste seront tels que les êtres humains disparaîtront.

      D’où l’importance de pousser dans leurs retranchements les tenants de l’homme augmenté, quand on est convaincu que c’est un suicide collectif.

      A moins qu’on ne croie qu’au parcours individuel, sur plusieurs générations éventuellement. Ce qui n’est pas mon cas, car je ne peux renier ce besoin d’aménager mon environnement. Puis-je voir ce besoin comme ma participation à l’élan vital de Gaïa ?


    • Jean Keim Jean Keim 9 novembre 18:23

      @Self con troll

      Je ne sais pas si un individu représente qq. chose pour la conscience de Gaïa, à part sûrement qq. hommes comme p. ex. Gautama, Jésus, mais notre espèce sûrement. Ce qui se passe actuellement sur notre planète n’est qu’un épisode d’une histoire en cours, nous arrivons au bout de nos choix actuels, soit nous changeons radicalement avec l’émergence d’une nouvelle conscience, soit il y aura des pleurs et des grincements de dents, mais l’essence de l’homme ne disparaîtra pas. Le parcours individuel sur plusieurs générations, la réincarnation donc ?, si elle existe, ne peut être que le résultat de ce que nous emmenons avec nous dans le trépas, des bagages encombrants et inutiles, ne rien emmener avec soi dans la mort n’est possible que si au cours de notre vie chaque événement a été mené à son terme. Je ne comprends pas le sens de « besoin d’aménager mon environnement ».


    • Self con troll Self con troll 9 novembre 22:36

      @Jean Keim
      A titre personnel, dire que j’ai besoin d’aménager mon environnement, c’est constater que mes actions résultent de mes rêves, au cours desquels s’élaborent des stratégies pour lever les contraintes physiques, relationnelles, que nous éprouvons en phase d’éveil.

      Il est remarquable de constater que les rêves se poursuivent quand aucune contrainte manifeste ne s’oppose à notre bien-être.

      Se sentir en vie, n’est-ce pas se mouvoir sur le chemin de l’harmonie entre la représentation du monde qu’on se fait en tant qu’individu et la réalité qu’on perçoit quand notre âme s’évade du corps ?
      Il y a parfois la soif de connaissance, l’ascension de l’échelle de Jacob pour étendre notre représentation du monde, parfois l’aménagement de ce monde (pour qu’il soit enfin compréhensible ?)

      Heisenberg, qui dit qu’on ne peut pas comprendre les choses sans les modifier, me semble un bon remède à l’angoisse.


    • Jean Keim Jean Keim 10 novembre 09:39

      @Self con troll

      Dans mon parcours personnel, actuellement les rêves n’ont que peu d’importance, ils ne sont effectivement qu’un moyen de mettre de l’ordre disons dans nos mémoires et parfois du désordre également, ils ne sont pas plus réels que ne le sont nos représentations du réel en phase de non sommeil. Je perçois (dans le sens d’aperception) , mais c’est une démarche personnelle, que la vérité ne saurait être en qq. sorte une savoir ultime, seul reste un état d’être, mais à chacun son chemin de vie, le mien n’a pas d’horizon...


  • Aéroclette Aéroclette 8 novembre 14:52

    Une loi physique universelle est la recherche du maximum d’entropie (de dégradation d’énergie en chaleur inorganisée). La vie est plus productrice d’entropie qu’une étoile, à quantité de matière égale. cqfd.

     

    Ontologiquement il n’y a pas de différence entre un atome et un animal, de l’interaction avec le milieu et réponse d’interaction. A noter que la conscience de soi d’une réponse physique (une décision de lever le bras par ex) vient qq secondes après cette réponse elle même... en qq sorte inversée entre conscient et inconscient... ce qui étonne le neuroscientifique dualiste...


  • Self con troll Self con troll 12 novembre 10:53

    Votre sujet parlerait différemment à un biologiste qu’à des gens ayant pour culture de base la « science dure » (dont je suis).

    Ils sauraient nous dire quel parallèle on peut faire entre l’extension de l’humanité et de ses artefacts sur notre planète et le développement d’un cancer dans un organisme vivant.

    Très crûment, si on veut trouver comment guérir les cancers, commençons par imaginer les moyens de sauver l’équilibre écologique de Gaïa, humanité incluse.

    Le parallèle serait que pour prévenir un cancer, le mieux est de s’en remettre au système immunologique de l’individu, et pour préserver la Vie sur terre il faudrait que l’humanité se forge un système d’alerte contre ses développements dépourvus de sens. Qui a souffert d’être bloqué dans un embouteillage de fin de journée ou dans le blocage des autoroutes lors des « ponts » peut comprendre cela.

    Pour moi, il est important de réfléchir au traitement des alertes lancées par des individus ou des organismes sociaux. Il n’y a pas à l’heure actuelle de moyen autre que la réputation pour trier entre fausses et vraies alertes. On le voit bien avec les controverses sur le GIEC. On connaît tous la fable de celui qui finit par se faire croquer pour avoir trop souvent crié « au loup » pour de rire.


  • Jean Keim Jean Keim 12 novembre 15:43

    L’article s’adresse en premier lieu à des gens pouvant envisager qu’il puisse y avoir des connexions subtiles autres que conventionnelles donc mesurables entre notre planètes et ses constituants, notamment les êtres vivants qu’elle héberge et nourrit, la biologie en particulier et la science moderne en général n’explorent pas officiellement le monde sous cet angle.

    Le cancer est un message, je crois que c’est ce que vous dites également, qui nous alerte que nous nous écartons d’un mode de vie naturel, les causes peuvent psychiques et/ ou somatiques, la dépression également mais elle est plus orientée sur l’esprit, le cancer comme la dépressions sont des manifestations saines d’un organisme encore naturellement vivant.

    La seule façon de changer de cap est de devenir des êtres humains sains d’esprit, « humain » et « sain d’esprit » sont des vocables redondants, seul un être de notre espèce sain d’esprit peut être qualifié d’humain. Un être véritablement humain à une conscience qui influence sainement les autres consciences, dans ce contexte le monde n’est pas figé dans un modèle sclérosé, un tel monde n’est pas inféodé à une idéologie, il est adaptatif mais dans le respect de l’environnement, p. ex. jamais un être humain n’acceptera d’exploiter son prochain, de saccager son habitat pour le profit ou toute autre raison, d’oeuvrer de qq. formes que ce soit pour la guerre...


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