vendredi 27 février 2009 - par lisca

Junior prend son temps

"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage." Jean de La Fontaine

Le Jeune moyen des classes (encore) moyennes parle en SMS, se déshabille au propre et au figuré sur Facebook. Il avale et régurgite sans incident digestif la morale TV qui se marie si bien avec celle de ses profs, de son employeur et de la pub. Il ne discute pas, ne conteste pas, ne réfléchit pas, ne lit pas. Il fonctionne, consomme du forfait, calcule dans des limites définitivement smicardes ou pensionnées ce qu’il consommera demain.

Dans le meilleur des cas, il s’endette pour Ikea et trime en CDD, après avoir considérablement pesé sur les finances de ses parents. Au pire, c’est à dire dé-moyennisé, démonétisé, sans famille-tampon, il erre dans les villes avec ou sans chien, en faisant vaguement la manche sous psychotropes, et en attendant l’âge légal pour toucher son allocation.

Car rien n’arrive à qui sait attendre. Surtout à Junior, le Jeune Moyen. L’attente, la longue attente, c’est son quotidien, son mensuel et son annuel. La vie n’est qu’un guet en tapinois pour la bonne planque : les vacances, un job assis, la paie de fin de mois, puis la retraite pépère dans une maisonnette enfin à soi ; tout en ordre, les factures classées, les traites payées, l’enfant "élevé".
Pour Junior, la vie est une chanson de Benabar, un épisode M6, une page de Gala. La vraie, connais pas. On a bien assez à faire, à parler de l’autre dans son (insup)portable. Pour lui, la vie, elle est ailleurs. Pas dans le vaste espace hors frontières du nomadisme compulsif et rêvé de ses parents, mais dans le temps élastique sur lequel il table éperdûment. Le temps ne finira jamais, il n’a aucun passé, et autant de futur. Il est tout son patrimoine. Le temps suspend son vol, on s’y cale. Tant que ça dure.
Poubelle, la vie.

Voilà ce qu’on entend ici et là quand on branche la discute sur Junior. Ses parents branlent du chef. Ils ne sont pas sûrs que leur Jeune soit ce qu’ils espéraient. Son salaire ne correspond pas à ses talents aussi nébuleux qu’ ignorés, ni à ses diplômes s’il en a, du moins aux années et à l’argent que ceux-ci ont coûté. Sa vie d’étudiant n’est qu’une suite de licences sans la moindre autonomie matérielle, ses colères, des velléités qu’autant emporte le vent, ses trouvailles du précuit sucré, ses recherches... Eh bien voilà, il ne cherche pas. Son conseiller ANPE s’activera pour lui, ses profs ne sauront jamais qu’il existe, son job est assuré pour six mois, les livres ne l’intéressent qu’en cours et qu’à demi, il communique, ses amis en font tous autant. En choeur ou en tas multizombies, ils s’appliquent à glapir de mieux-être en montrant de bonnes dents à croquer, en découvrant les gencives, en se vautrant de plaisir publicitaire dans le vivre-ensemble à perpétuité.

Tout seuls, toujours.
Bons à se faire bolosser.

Car le fauve attend lui aussi dans l’ombre. Le sens tragique de la vie ne saurait se laisser piéger. Tôt ou tard il bondit sur sa proie, assurée ou pas, bien emberlificotée de préférence, dès que les parents ont tourné le coin de la rue en pente, dès que les profs ont remis les parchemins, dès la première traite signée, le premier pacs entamé.

"Tout changeait dans le flou, comme si une sorte de guimauve envahissante, poisseuse et tenace, transfusée dans les artères vivantes du pays, gelait les cœurs et les âmes, et aussi les rouages de l’État, les activités de la nation, pétrifiant jusqu’au corps profond de la population." Jean Raspail, Septentrion

Il n’a pas connu de cérémonie d’initiation, Junior, pas de bizutage, pas de scarification, pas d’épreuve de trois nuits en désert apache, pas de combats avec ses pairs. Ni examen, ni joute en champ clos, ni service militaire, ni même coup de gueule trucidaire contre la génération en aval, celle qui a si bien aidé à l’insérer en toute mollesse implacable dans ce monde de brutes mielleuses. Pourquoi se rebellerait-il ? Tout cède, tout baigne. Partout des murs en beurre dans lesquels il vaut mieux ne pas s’engluer. Junior attend son heure, suspendu dans le gras, le lisse et l’impénétrable. Un jour, il consommera.

"Ils m’ont tenu à l’écart des étoiles
Et du sens de la vie
Mais ça ira, ça ira, ça ira bien pour moi
Enfin bon, ça ira." 
Radiohead

Il attend, souffrant sans savoir rugir, tel un lionceau bêta que des rats auraient pris dans leurs rets. Il n’a pas appris à se battre. Depuis qu’il est petit, on lui serine que dans un monde est nunuche et neuneu, Bisounours et Ségolène veillent sur lui. A peine âgé d’un mois pourtant, voilà Capital-rabosse qui arrive en douce, l’emprunte à sa ressource humaine de génitrice. Le voilà en nourrice ou en crèche, privé de sa royauté de tout petit, avec deux mères à quart temps parcimonieux, pouponné en série, à son juste tour, placé d’office avec d’improbables co-eds dans le wagon deuxième classe, pour un long périple assisté qui ne finira qu’à la mort. De maternelle ânonnante en fabrique de crétins, son ennui se peaufine, s’étire et s’accoutume. Sa chanson culte "Comment disparaître complètement" c’est le long vagissement sans paroles de l’ennui souffert sans limite. En le berçant de rengaines, on le formate, on le matraque, on le soumet, on le sous-paie, on le dépouille, on le déclasse, on le prend pour un demeuré  ? Qu’importe tant que le pain s’émiette au fil des jeux où les dés sont déjà jetés.

Patience et longueur de temps, se zouke Junior à lui-même, tournoyant au Twenty-Two bar. Nique force, nique rage.

Un jour on le mangera.

Non ?
Pas question ?
Ah, enfin une réaction.

Références

I Will
http://www.youtube.com/watch?v=euzLGUmb2MM

"Comment disparaître complètement" de Radiohead
http://www.youtube.com/watch?v=Eq9t2FFh6LA

"M6" : pour un peuple presque parfait
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article03/EkFupuFyppSYJVoXdn.shtml

Génération Perdue
http://festivhank.blogspot.com/2009/02/generation-perdue.html

La Défenseure des Enfants
http://www.jetsdencre.asso.fr/docs/evenements/ParoleAuxJeunes_affiche.pdf

Bisounours
http://www.youtube.com/watch?v=B3Y4EGRgYqQ

Radiohead Subterranean Homesick Alien live
http://www.youtube.com/watch?v=byN3JDPoJRo&feature=related




16 réactions


  • morice morice 27 février 2009 18:51

     excellent texte, on vous encourage à en faire d’autres... les perles :

    Pour Junior, la vie est une chanson de Benabar, un épisode M6, une page de Gala. La vraie, connais pas.

    Bons à se faire bolosser. 

     Junior attend son heure, suspendu dans le gras, le lisse et l’impénétrable. Un jour, il consommera.

     Il n’a pas appris à se battre. 

    Sa chanson culte "Comment disparaître complètement" c’est le long vagissement sans paroles de l’ennui souffert sans limite. 

    faites-nous la même en version optimiste, maintenant !! félicitations !

    Ah, enfin une réaction.


    • lisca lisca 27 février 2009 19:15

      Bonne idée, un article positif. Qu’ils se réveillent, les bolossés. C’est un peu angoissant la voix de falsetto de Thom Yorke, celui en premier plan sur la photo, du groupe Radiohead : hymne à la drogue, gémissement, sénilité précoce ou nostalgie du nourrisson. Dans la vie, il faut se battre !
      Mais j’ai bon espoir. Ils vont se réveiller, à force.
      Pour avoir une idée des préoccupations du chanteur "culte" Thom Yorke, il a contribué à un bouquin appelé "Enfants morts en train de jouer".
      Voilà les titres de quelques unes de ses chansons :

      2+2=5
      Creeps (Trucs qui rampent)
      Hail to the Thief (Ode au voleur)
      The Eraser (l’Effaceur)
      Amnesiac (Amnésique)
      The Bends (ceux qui courbent l’échine)
      How to disappear completely (comment disparaître complètement)
      Extraits  : " Ce truc, là, c’est pas moi, je suis pas là, je passe au travers des murs, rien n’arrive !"  smiley

      "That there, that’s not me, I go where I please, I walk through walls, I float down the Liffey, I’m not here, This isn’t happening, I’m not here, I’m not here"






  • Radix Radix 27 février 2009 19:29

    Bonjour

    Vous devriez quitter la région parisienne car votre caricature ne trouve aucun écho dans ce que je connaît dans ma vie provinciale.

    Radix


    • lisca lisca 27 février 2009 20:01

      Radix
      "votre caricature ne trouve aucun écho dans ce que je connaît dans ma vie provinciale."
      Voilà qui me fait plaisir. Vous ne voulez pas développer sur les jeunes que vous connaissez ? 


  • Olga Olga 27 février 2009 22:48

    Je ne sais pas vraiment de quel Junior vous parlez... Apparemment ça concerne davantage le Junior masculin lorsqu’il est question de service militaire (quoique les filles pouvaient le faire aussi il me semble). En tout cas j’échappe quasiment à tous les affres de la vie de Junior telle que vous la décrivez : SMS (je ne suis pas fan), ANPE, CDD (en CDI depuis quelques mois, ouf), M6 (pas de télé), désintérêt pour la lecture (moi c’est tout le contraire), le côté englué-attentiste-sans-aucun-ideal-projet (là par contre c’est un peu plus compliqué : je suis très très très forte point de vue idéal et projets, mais je suis aussi très vite engluée...).
    Vous pensez que c’est à cause de mon vif intérêt pour Radiohead si je me retrouve facilement engluée ? smiley 
    Merci pour les clips de Radiohead. smiley 
    Il y a aussi des juniors qui ont LA RAGE  smiley 


    • lisca lisca 28 février 2009 00:47

      Junior est une caricature qui ne représente pas LES JEUNES, simplement une partie d’entre eux ébauchée à grands traits, peut-être une tendance ou encore un fantasme, avec des caractéristiques assez figées dans lesquelles on peut se reconnaître partiellement quand on a moins de 25 ans. Les uns prendront la musique, les autres le portable, les autres le drame (ces jeunes sont un peu orphelins, un peu en manque de figure paternelle, assez futiles, parfois carrément idiotifiés. Si vous n’en connaissez pas, c’est parce qu’ils ne vont pas sur agoravox ; rien d’autre ne les intéresse que M6 et Voici !
      J’ai essayé de faire passer ce que j’entends autour de moi sur ces jeunes qui lisent rarement et ne savent plus discuter ni écrire. On en connaît tous. Ils ne se posent pas de questions, ou se figurent qu’ils sont rebelles en restant parfaitement conformistes. Ils ne saisissent pas l’humour, faute de références, par exemple. Ils sont souvent gentils, dociles avec l’employeur ou madame Paule Emploi, indifférent aux profs et au savoir.
      Il y en a, très peu, qui sont même parfois malheureux, pressentant qu’il y a quelque chose de plus que la conso, sans savoir l’exprimer. En 2003, une dizaine de jeunes de moins de trente ans se suicidait chaque jour en France, et plutôt des garçons que des filles. C’est beaucoup, c’est trop. Ce n’est pas leur faute, on leur a ôté les repères depuis l’âge le plus tendre. Ils sont déculturés ou trop différents dans un monde exigeant et déboussolant où le contenu est supprimé.
      Alors les musiques de camés où on laisse filer un long gémissement, comme celles de Thom, ça peut leur dire quelque chose, mais c’est dommage. Etre jeune, c’est être beau, content, intelligent, en forme, non ?
      Quelle chance ! :_)



    • Epeire 28 février 2009 13:00

      Idem que vous, j’ai 21 ans, soit pas loin de la tranche d’âge des "jeunes" non (au fait, je hais ce terme, je crois que si quelqu’un dans une discussoin quelle qu’elle soit me le fait remarquer, je le prendrais très mal) et pourtant je ne regarde pas la télévision, lit des livres (autre que des bandes dessinées, parfois même des choses très sérieuses avec des mots à plus de trois syllabes sans qu’on m’’y ai forcé...)

      De plus je m’interroge sur la bêtise particulière supposée de la génération qui vient. Franchement, est ce que tout les français qui ont eu 20 ans en 1940 avaient une orthographe impeccable et étaient capable de discussions philosophiques poussées ? Je ne nie pas la bêtise crasse de beaucoup, juste que la situation ait été un jour différente. Sans doute que si les générations précédentes étaient aussi malignes que les nostalgiques semblent le penser, on n’en serait pas là.


    • lisca lisca 28 février 2009 14:02

      Et une jeune (excusez-moi) de plus qui ne se reconnaît pas dans la caricature.
      Tant mieux !
      J’ai remarqué qu’il y a au moins un 20% de jeunes vraiment lettrés et curieux, ce qui doit représenter à peu près le même pourcentage qu’en 40 (je n’y étais pas). Mais il me semble qu’à l’époque, les jeunes non lettrés avaient des métiers et ne s’ennuyaient pas. Mais après tout, on n’en sait rien.

      C’est vrai que les nouvelles donnes : internet, informatique, vitesse accélérée de l’information surabondante et faciilement accessible, font travailler la cervelle, autrement que les livres, mais tout autant.

      Je déplore quand même un enseignement de masse qui laisse sur le carreau trop de jeunes livrés à l’ennui et à la télé trash. Ils cherchent la culture où ils peuvent, savent tout de Madonna et de Paris Hilton, parce que ça fait rêver et parce qu’ils n’ont rien d’autre à leur disposition.
      Dommage ! On n’est jamais aussi vif qu’à 18 ans : excellente mémoire, capacité maximale de raisonnement. A exploiter au maximum. smiley





    • lisca lisca 28 février 2009 14:17

      Je cite Danielle Sallenave, c’est une enseigante expérimentée, elle le dira mieux que moi :
      " Il est clair que la société marchande, consumériste, n’accorde plus de valeur à la transmission de la langue, au passé, à l’histoire, aux livres. Qu’elle s’en défie. Qu’elle en a peur. On peut prendre un ton catastrophiste, apocalyptique, mais c’est inopérant. Je refuse les vaticinations, et je ne crois plus aux solutions globales. C’est trop tard.

      Mais il reste partout des braises. Il faut souffler dessus. Etre par exemple d’une exigence absolue en matière de langue, c’est la condition de tout. Pour tous, partout. Et ensuite, lire et faire lire... Offrir à chacun cette occasion unique d’être soi que donne la fréquentation des grands livres. D’être soi et d’être au monde.

      Ces adolescents que vous avez rencontrés, qui ne lisent pas, n’est-ce pas parce qu’ils ne savent pas lire, comme vous le dit une fille en se frappant le front ? Elle voit des mots mais ils ne s’impriment pas dans son cerveau.
      Les jeunes ne lisent pas ? Les adultes non plus. Il y a même des gens, appartenant à l’"élite", qui s’en vantent ! Pour ce qui est des jeunes, le problème est celui de la pratique de la lecture, et pas seulement de son apprentissage. Une fois qu’on a appris à lire, si la lecture n’est pas régulière, cela s’oublie. On lit peu, donc on lit de moins en moins bien... Et la capacité de s’émerveiller par les mots s’étiole, s’éteint. Regardez un petit enfant, quand on lui lit une histoire, il a une flamme dans les yeux. (...)"


    • Epeire 28 février 2009 15:02

      pardon pour votre dernier commentaire, je l’ai moinssé accidentellement. Je crois que le problème tient pas mal au "conditionnement" _ça irait mieux si les parents lisaient davantage de choses à leurs enfants, c’est encore plus efficace que l’école pour que ça devienne naturel.

      Je parle d’expérience : j’ai souvent recommandé le livre 1984 autours de moi, mais très peu de gens réussissent à aller jusqu’au bout, le trouvant trop difficile ! Pourtant je l’ai lu en 5eme ou en 4eme, mais uniquement parce que mon père me l’avait mit sous le nez "tiens, les chairs de poules c’est un peu immature pour toi, ça, ça parle de gens qui n’ont pas le droit de penser ce qu’ils veulent" (Ou comment être complètement traumatisé à 13 ans par un bouquin, je ne m’en suis toujours pas remise de celui-là)

      Bref, on devrait faire passer des spots à la télé sur le thème "5 livres par mois" sur le modèle "5 fruits et légumes par jour", la culture gé de la population ne s’en porterait que mieux.


    • Olga Olga 28 février 2009 15:29

      @Epeire
      5 livres par mois ?
      Encore faut-il que ce soient de "bons" livres (et là c’est très subjectif...). smiley 
      C’est comme les 5 fruits et légumes par jour ; si ce sont des fruits et légumes avec options pesticides, fongicides, OGM, conservateurs chimiques, etc, le résultat n’est pas garanti sans risques... smiley 


    • lisca lisca 28 février 2009 20:37

      Il y a aussi le livre "Le Meilleur des mondes de Aldous Huxley.1984 parlait plutôt d’une société de type communiste (on y revient) et Le Meilleur des Mondes" d’une société de consommation où on s’englue dans la facilité et l’inéluctable.


  • caramico 28 février 2009 16:31

    Que les "moinsseurs" de l’article ne se sentent pas concernés par cette description, ou pire se sentent insultés dans leur dignité de jeunes volontaristes, c’est une bonne chose.

    Que l’on nie l’existence de cette frange de population est un aveuglement.

    Mais ce n’est pas sur ces jeunes qu’ils faut mettre l’opprobe, c’est sur nous, les "vieux" qui les avons pour la plupart très mal élevés.


    • lisca lisca 28 février 2009 20:29

      Bien d’accord ! smiley


    • jean-charles 1er mars 2009 11:28

      A cette phrase

      "Mais ce n’est pas sur ces jeunes qu’ils faut mettre l’opprobe, c’est sur nous, les "vieux" qui les avons pour la plupart très mal élevés"

      vous semblez répondre "bien d’accord"....

      alors pourquoi cela n’apparait pas plus explicitement dans votre texte qui ressemble à une charge contre une génération qui fait comme elle peut, entre un avenir confisqué, une superfficialité inculquée et une éducation oubliée...
      Nous sommes en très grande partie le produit de notre éducation et je trouve dommage de rendre responsable des jeunes qui ne peuvent revendiquer que ce qu’on leur donne...

      Alors 1968.. vous allez me dire... voici des jeunes qui ont pris leurs destins en main... soit et bien merci pour certaines choses !
      Mais bon, là cette époque, la jeunesse était l’avenir, triomphante à l’image d’un pays en pleine expansion. Maintenant elle est la peur, incarnation de nos fautes, abandons, commensurismes et autres "légérétés"... N’est ce pas un peu lourd à porter tout de même alors que ce sont eux qui vont payer l’addition de nos facilités...

      alors, c’est vrai que parfois notre jeunesse ne nous donne pas un beau spectacle mais il est injuste de lui jeter la pierre... Elle n’est dans un sens que le mirroir de nos propres echecs...

      amicalement


    • lisca lisca 1er mars 2009 15:46

      Vous avez raison. Cet article, c’est pour qu’ils se secouent, ceux qui le peuvent encore. Et pour servir de repoussoir à ceux qui se voient vraiment jeunes. Les auteurs cruels et critiques dont je me suis inspirée ont leur âge. Non, ils ne ressembleront jamais à ça !
      Cet article n’a pas grande prétention. Voyez la conclusion ! De toutes façons, ce style de vie imposé par les marchands (M6, portables, laisser-aller) va sur sa fin et la possibilité de geindre en musique et en groupe et de ne pas penser fera place à l’action pour la survie.
      Sans pessimisme excessif !


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