lundi 6 octobre 2014 - par Clojea

L’enfer du Low-Cost

Manger, boire, dormir, voyager, s'habiller, se marier, divorcer (non pas celui-là) en low-cost ! Ne reste plus que les impôts qui eux sont en high cost !

Dernier low-cost en date de la SNCF, le Ouigo ou le oui pour les gogos. Apparemment un bon nombre de nos concitoyens achètent la combine du Ouigo. J'y vais, j'y cours, j'y vole. Ouigaga, Ouigogo, Ouigeugueu... Attiré par ce phénomène et étant donné que je devais pour une fois, prendre le train, je me suis rendu sur voyages SNC.com. Yes we go.

Le site scintille de mille feux. J'attrape presque un torticolis pour lire toutes les pubs. 15€, le billet Ouigo ! Dernières minutes pas chères ! Facilité pour les seniors ! IDTGV à 20€ ! N'en jetez plus. Fébrilement, je tape mes horaires de départ et d'arrivée. Ouigo ? Rien. J'ai oublié de vous dire que je partais de Toulouse pour Nice. Walou Ouigo. Dernière minute Toulouse Nice, mercredi 8 octobre le matin. 25€. Super ! Sauf que je ne peux pas partir à cette date. Facilité senior ? Que nenni la réduction. L'avantage senior se résume à se faire rembourser intégralement le billet en cas d'annulation. Tu parles ! Qu'est-ce que j'en ai faire de me faire rembourser le ticket en cas de non départ.

Pause déca. Calme-toi mon ami. Toutes ces promesses non tenues m'ont rendu un poil fébrile. Reste IDTGV. Las, je ne suis pas dans le cadre. C'est plutôt IDVGT (idée végétée). Pas mal comme slogan, je devrais peut être me recycler dans une boite de pub...

Ah oui au fait, le Oui go gol c'est Marne-la-Vallée. Je laisse aux amateurs le plaisir ineffable de se taper ensuite le RER payant, malodorant et d'arriver exténué mais content. De toutes façons, c'est le RER ou le bouchon. Quel choix ! Mais mon billet n'a coûté que quinze euros. Belle victoire. Pour ceux qui récupèrent leur voiture, le parking est payant et le RER aussi. Sans compter le déplacement pour aller dans les autres gares, plus le parking pour la voiture, etc.

De toutes façons pour un voyage Toulouse Marseille pas de Ouigo. Adieu beau TGV bleu.
Résigné, je paye mon billet plein pot comme d'habitude. Très cher d'ailleurs en rapport du service rendu dans des trains trop souvent sales et en retard.

Autre incompréhension. Pourquoi autant de tarifs différents dans une même journée ?

Exemple
Aller Toulouse Nice le 07/10/2014. Prix total pour 1 passager

Mar 7 Oct.
Départ 05h50 09h49 11h51 12h54  15h49
À partir de 120.50 € 76.40 €, 84.90 € 87.60 €, 80.00 € 

Les intellectuels vont m'expliquer que les heures de pointe coutent plus cher et donc, il faut partir après ou avant. Belle justification d'un programme purement mercantile. Évidemment que la SNCF va faire payer plus cher les heures de pointe car Money motivation oblige.

Tout ceci au détriment du consommateur. Oh bien sur, vous trouverez toujours quelqu'un pour vous vanter qu'il a acheté un billet à 10€ et que c'est super génial. La vérité est qu'il faut passer du temps pour le dénicher, être disponible et ne pas avoir peur de s'enquiquiner la vie. Si vous avez des contraintes c'est râpé.

J'ai connu une époque pas si lointaine ou prendre le train était plus simple et plus sympa. Des horaires à peu près respectés, un tarif unique, des réductions pour les enfants, les chômeurs, les militaires et les seniors à partir de 60 ans. Aujourd'hui à 60 balais, il faut acheter une carte pour avoir une réduction. Donc, si vous ne prenez pas souvent le train, vous payez plein pot.

Après ce couplet sur la SNCF, allons plus avant sur ce nouveau concept, le low-cost. Tout le monde s'y habitue de gré ou de force. Les quelques Gaulois comme moi voulant résister sont mis à mal.

Il est de bon ton de chiner des réductions chez l'hôtelier, le voyage organisé ou le paiement d'un guide. (liste non exhaustive). En revanche, vous pouvez toujours essayez de rabioter votre caddie chez Leclerc ou de chiner la baguette chez votre boulanger. Nada.
On va me rétorquer qu'une réduction voire même du gratuit, c'est le top. Mais c'est un raisonnement spécieux qui à la longue dévalorise le travail et la valeur de l'échange.

En habituant tout le monde à avoir des choses pour rien ou presque rien, cela déconsidère le travail d'autrui. Une place de train à 10€ ? Mais qui conduit ce train ? Une personne. Qui contrôle les billets ? Une personne également. Qui travaille dans les PCs d'aiguillages ? Des gens. Sans parler des frais de maintenance, du coût de l'énergie, etc. Et vous, vous payez 10€ pour tout ça ? Dévalorisation.

Il ne faut pas s'étonner si les gens veulent aujourd'hui de plus en plus tout pour rien. Des animations, des visites commentées, des transports, des aides, des spectacles, gratuits ! Même remarque que précédemment. Des gens travaillent derrière pour que tout cela fonctionne. Quid de la considération du personnel ? De moins en moins.
Un échange doit être en place, sinon la valeur du travail ne veut plus rien dire. Aujourd'hui, vous passez presque pour un niais si vous allez travailler.

Quand vous allez manger dans un restaurant, vous vous attendez à être servi, à ce que ce soit bon et dans un cadre sympa ? Mais si vous avez tout ça pour moins de dix euros, pensez-vous que cela soit logique, alors que les charges, les multi-taxes et le coût de la vie sont en train de pilonner le salarié et le petit patron ?

Pente savonneuse. À force de pubs inconsistantes, les mentalités sont façonnées low-costs. Que ce soit la SNCF, Easy Jet, Ryanair, Dacia (coup de maître de Renault) ou les opérateurs téléphoniques vous proposant le dernier I phone pour 25€ (condition spéciale d'abonnement bien sûr) on ne sait plus ce qui a de la valeur ou pas. C'est vrai. Quand on vous propose un I Phone pour 25 € alors qu'il en vaut 700, on se demande pourquoi. Qu'est-ce que cela veut dire ? Comment un même appareil peut-il être proposé avec des différences de prix aussi fortes ? Des gens produisent ces biens, souvent mal payés ou sous-payés. Mais il faut satisfaire les actionnaires de ces grosses boites. Café, pousse café et cigare.

Énervant. Et le pire, c'est qu'un maximum de gens cautionnent ce système. Un produit doit pouvoir être échangé à une valeur correcte. Prenons le 4X4 Duster. Incroyable, le nombre vendu. La réponse est imparable. C'est le moins cher. Et où est-il produit ?

Extrait d'un article de la Tribune :
" Le déjà célèbre 4x4 à bas coûts est produit dans cinq usines, à Pitesti (Roumanie) pour le marché européen, à Moscou (Russie), Curitiba (Brésil), Medellin (Colombie) et Chennai (Inde). Il va également démarrer en Indonésie. Un modèle « très rentable », selon Arnaud Deboeuf. On évoque in petto des marges très supérieures à 10%... Et ce, malgré un prix de base de 11.900 euros seulement. Certes, à ce tarif, la voiture est ultra-spartiate.
Mais, pour un tarif encore très abordable de 15.200 euros, on a droit au nouveau moteur à essence très moderne 1,2 TCe de 125 chevaux et un équipement décent, avec notamment la climatisation. Le Duster culmine à 19.300 en diesel et quatre roues motrices qui en font un vrai 4x4. Avec GPS tactile inclus. Même le cuir arrive sur ce Duster, en option à 600 euros - mais son aspect bas de gamme laisse à désirer ! "

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20131105trib000794178/pourquoi-le-4x4-duster-de-renault-se-vend-et-rapporte-tant.html

Cela me donne la nausée. Des salariés sous-payés dans d'autres pays pour produire un 4X4 ? Impossible pour moi de cautionner cette vague de low-cost. Qu'il y ait des prix attractifs de temps en temps, des soldes, des braderies, oui. Mais que toute la société soit gangrenée par le low-cost, non.

Arrêtons de cautionner ce système débile qui enfonce de plus en plus notre société économique et sociale tout en accentuant un clivage de plus en plus profond. Il nous appartient de refuser ce système. Chacun peut le faire. Chacun devrait le faire.



53 réactions


  • César Castique César Castique 6 octobre 2014 09:43

    « Les intellectuels vont m’expliquer que les heures de pointe coutent plus cher et donc, il faut partir après ou avant. »


    C’est faux - je ne suis pas un intellectuel, et ceci explique sans doute cela -, ce ne sont pas les heures de pointe qui coûtent plus cher, mais les autres heures qui coûtent moins cher. Et pourquoi cela ? Parce que le taux de remplissage des rames est de plus faible à beaucoup plus faible selon les tranches horaires. 

    Figurez-vous qu’il y a des heures de transport ferroviaires qui sont déficitaires, raison pour laquelle les responsables des chemins de fer font des offres qui permettent de réduire les déficits en augmentant les taux de remplissage. C’est cela, la réalité.

    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 11:08

      @ César Castique : Allons, allons, je n’en crois pas un traître mot. Voyez vous, j’habite dans le Lot. La SNCF met sur le tapis sans arrêt de supprimer la ligne Brive la Gaillarde/ Rodez car soi disant pas rentable. Ayant pris souvent cette ligne car très pratique, j’ai pu constater hiver comme été, de nuit comme de jour, les trains sont pleins. Ensuite, ce n’est pas en vendant des billets à 15€ que la SNCF va augmenter ses revenus. Une meilleure gestion serait très certainement profitable, car elle peut et devrait être rentable. Enfin, pénaliser les gens qui bossent le matin ou qui rentre du boulot le soir est assez répugnant.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 6 octobre 2014 14:47

      Vous avez tenu compte des frais d’entretien de la voie et des ouvrages d’art ? Brive-Rodez, cela ne se fait pas en plaine. Ponts, viaducs et tunnels y sont fréquents, et ce sont des gouffres à pognon à entretenir nickel pour ne pas finir comme à Bretigny.


    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 15:05

      Ben voyons Mmarvinbear, à ce train là, supprimons le chemin de fer, comme ça plus d’entretien du tout. Vive la péniche fluviale !


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 7 octobre 2014 02:02

      Même un canal a besoin d’entretien. Les écluses ne se dérouillent pas toutes seules ! Et il faut aussi enlever la vase qui s’accumule.


      Sinon oui, une voie de chemin de fer, cela s’entretien, de même que les ponts.

      Pareil pour une voiture, qui doit passer au garage de temps à autre. Et les routes doivent être refaites de temps à autre aussi.

      Si vous avez un vélo, vous savez allons qu’il faut graisser la chaîne et regonfler les pneus, vérifier les freins et l’éclairage.

      C’ est pareil pour tout type de transports : il faut vérifier la machine et les voies de circulation.

      Et donc dépenser plus ou moins d’argent.

      Une autre remarque intelligente du même tonneau que la précédente ?


    • Francis, agnotologue JL 7 octobre 2014 08:18

      Fermer les services publics qui ne sont pas rentables dans les régions reculées ou accidentées ; ça se fait dans un projet de privatisation, c’est clair.


  • Trelawney 6 octobre 2014 11:01

     4x4 à bas coûts est produit dans cinq usines, à Pitesti (Roumanie) pour le marché européen, à Moscou (Russie), Curitiba (Brésil), Medellin (Colombie) et Chennai (Inde).....Des salariés sous-payés dans d’autres pays pour produire un 4X4 ?.

    Ils ne sont pas sous payés. Ils sont simplement payés au prix du marché local. Mon fils après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur a décidé de travailler en Inde. L’Inde est un pays qui fabrique plein de produits. C’est pour cela que c’est l’eldorado des ingénieurs. En Inde mon fil gagne un salaire mensuel de 650 euro. Avec ce salaire il a, là bas, un niveau de vie d’une personnes vivant en France avec un salaire de 4000 euro par mois.

    Vous utilisez des référents économiques français pour juger que c’est un salaire de misère et vous oublier que les pays du monde ne fonctionnent pas à la même allure.

    Maintenant si vous regardez de près un 4x4 Dacia, vous vous apercevrez que les portière sont des anciennes portières de clio, que les pare brize sont des accessoires Scenic. Ce véhicule est assemblé avec des accessoires provenant de tout le catalogue Renault, autrement dit fabriquées avec des machines amorties depuis des lustres. C’est aussi cela le low cost : Faire du neuf avec du vieux.

    Pour ce qui est des transports, il existe un système de voyage low cost de plus en plus prisé par le 3° age (les vieux). Il est largement plus intéressant en terme de coût et de convivialité que SNCF Easy et autre. C’est le covoiturage. C’est une économie parallèle. Vous savez où va l’argent de votre voyage. Et c’est un beau pied de nez à cette économie mondialisée.


    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 11:17

      @ Trelawney. Votre fils est ingénieur, donc il a une paye correspondante. Quand je parle d’une main d’oeuvre sous payé ou mal payé, je vous parle de l’ouvrier, de l’employé de base, qui eux ne touchent pas le salaire de votre fils. On m’a tenu le même discours quand je me baladais au Maroc. On me disait tu comprends eux avec quelques euros ils vivent bien, donc pas la peine de payer très cher. Ce genre de remarques relèvent plus d’un égoisme forcené que d’une logique valable.
      La politique de Renault concernant la gamme Dacia est une politique purement mercantile et assez repoussante pour les motifs que je développe dans mon billet.
      Entièrement d’accord avec le covoiturage qui relève plus de l’entraide que du mercantilisme forcené. Développons encore plus ce genre d’initiatives.


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 6 octobre 2014 16:04

      « La politique de Renault concernant la gamme Dacia est une politique purement mercantile »


      C’est logique que ce soit mercantile, vu que Renault est une entreprise qui fabrique et vend des voitures. Vous pensiez que c’était un ordre monastique ou une agence d’Etat pour lutter contre l’immobilité ?

    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 18:14

      @ Qaspard Delanuit : Pas très fine votre boutade. Il faut savoir lire et interpréter mon cher. Renault se targue d’avoir inventé la voiture low cost pour venir en aide à la population la moins aisée. Démagogie de première vu que c’est purement mercantile.

      Ca va mieux expliqué comme cela ?


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 6 octobre 2014 19:13

      Je n’ai pas produit de fine boutade mais une description brute du réel. 


      Renault est une ENTREPRISE ( dites moi si je me trompe, hein ?) dont le but est d’engranger des bénéfices. Le fait de se targuer d’avoir produit une voiture pour la population la moins aisée fait évidemment partie de sa communication d’entreprise, qu’est-ce que vous croyez ? Vous êtes niais au point de prendre une publicité pour une information ? Quand une marque dit que son produit est le meilleur ou qu’il est fait pour les pauvres, les malades ou les gentilles grand-mères, ce n’est pas de la démagogie mais de la publicité. Vous croyez à tous les slogans des marques ? Le bon sens près de chez vous, les mousquetaires de la distribution, les produits laitiers qui sont vos amis pour la vie... et vous pensez que ce sont des marmottes qui emballent le chocolat en tablettes ? Tout ce que communique une entreprise a une fonction publicitaire, le but étant de vendre au mieux le produit et de faire monter les actions quand elle est cotée. Bienvenue dans la réalité !

    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 19:29

      @ Qaspard Delanuit : Je ne suis pas aveugle ni sourd. Les pubs je les entends et les regarde. Pas trop souvent parce que cela me gonfle. Mensonges encore et toujours. Une entreprise n’a pas besoin de mentir honteusement pour vendre sa came. Il y a des entreprises qui vendent leurs produits sans en rajouter.
      D’ailleurs une Pub mensongère est un délit soi dit en passant, mais évidemment la justice ne va pas tirer sur Renault ou d’autres. La réalité je la connais, et c’est bien pour ça que je tente de remettre de temps en temps les pendules à l’heure. Je trouve abject de profiter de la crédulité du vulgum pecus pour vendre sa came en sous entendant que l’on fait de l’humanitaire. Il y a des limites que l’on ne doit pas dépasser à mon sens.


    • Pan Démo Pan Démo 7 octobre 2014 20:39

      Clojea, j’ai du mal à comprendre votre raisonnement sur l’exemple de l’entreprise Renault Dacia « Cela me donne la nausée. Des salariés sous-payés dans d’autres pays pour produire un 4X4 ? »

      En Roumanie, l’usine Dacia Renault de Pitesti emploie 14000 salariés pour une production annuelle de 350000 véhicules, le salaire moyen d’un opérateur de Pitesti s’élève à 950€ mensuel, soit le double du salaire mensuel moyen en Roumanie.

      Vous appelez cela des salariés sous payés ?


    • Clojea Clojea 8 octobre 2014 11:04

      @ Pan Démo : Oui c’est vrai mais, est ce que 900€ mensuel est un super salaire pour un ouvrier quel qu’il soit ? En France, le SMIC n’est pas valorisant loin s’en faut. Parce que les ouvriers de Dacia en Roumanie touche plus que le salaire moyen d’un autre ouvrier Roumain, il faut crier au miracle ? Allez travailler dans une usine, vous verrez si votre salaire vous convient. Et puis voici un lien très intéressant sur la politique de m...de Renault :

       http://www.caradisiac.com/Greves-a-l-usine-Dacia-en-Roumanie-Renault-menace-de-delocaliser-au-Maroc-85955.htm


  • HELIOS HELIOS 6 octobre 2014 11:59

    Quand on parle de problème de société, je me sens toujours concerné.

    Votre exposé est inintéressant mais passe a coté d’un aspect fondamental du problème, celui qui nous fait mal depuis longtemps et qui ne va pas s’arrêter demain...


    Il s’agit de la « financiarisation » de la société... matinée de « concurrence libre et non faussée ».

    Globalement il faut séparer l’analyse en 2 parties (a mon avis), celle qui concerne les « services » c’est a dire où la main d’œuvre est majoritaire... et celle qui concerne le « matériel »

    — le service n’obéit pas a votre démarche low cost, sauf lorsque le bénéficiaire du service n’est pas celui qui paye directement, soit parce que le cout réel du service est financé, quelque part dans sa chaine, par un autre acteur économique ou bien une subvention systémique... généralement d’état... et lorsqu’il y a quand même low cost, c’est « pour le moment » (cela disparaitra, comme ont disparu les rabais en fin de vente pour liquider ce qui va se gâcher) c’est donc dû la disponibilité déjà payée des intervenants qui d’une part ne resteront pas inoccupés et les financiers qui arrondiront une marge.... la SNCF est surement dans ce cas.

    — en ce qui concerne le matériel, la problématique est nettement différente.
    Vous n’ignorez pas que nous sommes passée d’une économie de « marge », ou les biens qui étaient vendus s’offraient a leur cout de fabrication (matières, services, royalties etc) plus une marge plus on moins importante permettant le pilotage du marché et l rentabilité directe de l’entreprise adaptée a son tissu economique
    Or les financiers étant passés par là, les produits matériels se vendent en fonction de l’intérêt du client avec des marges inimaginables (qui a dit IPhone ?)... ou même avec des marges nulles, voire négatives (et la on se rapproche du « low cost »)

    Le syndrome iPhone étant ici hors sujet, comment une entreprise peut elle faire du « low cost » ?

    Simplement en déconnectant la vente de sa marge(ou du mécanisme de rentabilité).

    — d’une part en « rémunérant » un produit avec une partie de la marge d’un autre... par exemple un supermarché peut vendre un produit A avec 20% de marge et un produit B a 0% de marge ... il engrangera globalement toujours une moyenne de 10% de marge ! (au passage il tuera les concurrents qui ne fabriquent que des produit B !)... et probablement il vous rendra captif a d’autres produit, évidement tres chers.

    — d’autre part en basant ses équilibres économiques sur d’autres domaines, nettement plus rémunérateurs, la vente de produit ne servant qu’a faire entrer des fonds, a l’instar de l’exemple précédent, pour équilibrer les marges globales et en étant présent sur différents marchés.

    Et je ne parle pas, en plus, des autres mécanismes fiscaux qui viennent modeler et remodeler les politiques stratégiques de ces producteurs en général devenus transnationaux, transcontinentaux, et surtout trans-fiscalité !

    Alors, oui, vous avez raison, le low cost est une horreur économique, mais ce n’est qu’un des avatars des dérégulations, des libéralisations exigées par ceux qui veulent échapper a leurs responsabilités socio-économique, qui pratique une prédation « sanglante » sur les tissus économiques. 
    Les classes politiques sont coupables de ne pas prévoir, de ne pas maitriser alors que cela n’est pas si complexe (même si ce n’est pas simple) a faire. Il n’y a la dedans aucun problème de croissance, d’inflation, de dette etc, juste un peu de bon sens pour qu’il existe des règles applicables a tous.

  • Clojea Clojea 6 octobre 2014 12:10

    @ Helios : Un peu touffu votre exposé, mais au final nous sommes d’accord, le low cost est une horreur économique, et je vous rejoins sur le fait que la classe politique est coupable de ne pas prévoir et de ne pas maitriser. D’ailleurs, je me demande ce qu’elle maitrise à part le fait d’obéir à Bruxelles et d’être inféodée totalement aux mondialistes.


    • mmbbb 6 octobre 2014 12:38

      Horreur economique " L’annee prochaine j’envisage retourner en Italie Rome ou Venise Donc je prendrais l’avion low cost et sans état d’ame Avec air france j’ai commence a regarde les tarifs je ne vois pas pourquoi je paierai un ticket 3 fois plus cher pour une prestation simililaire SNCF Mauvais exemple cette entreprise respecte peu ces clients La concurrence a du bon et selon une idee recue sans cette concurrence les entreprises de monopole se comportent pas tres bien J’avais ecrit a la SCNF il y a quelques annees aucune reponse Cessez de nous faire pleurer avec ce fameux services public a la francaise qui hormis les hopitaux sont tres largement perfectibles 


    • mmbbb 6 octobre 2014 12:39

      Horreur economique " L’annee prochaine j’envisage retourner en Italie Rome ou Venise Donc je prendrais l’avion low cost et sans état d’ame Avec air france j’ai commence a regarde les tarifs je ne vois pas pourquoi je paierai un ticket 3 fois plus cher pour une prestation simililaire SNCF Mauvais exemple cette entreprise respecte peu ces clients La concurrence a du bon et selon une idee recue sans cette concurrence les entreprises de monopole se comportent pas tres bien J’avais ecrit a la SCNF il y a quelques annees aucune reponse Cessez de nous faire pleurer avec ce fameux services public a la francaise qui hormis les hopitaux sont tres largement perfectibles 


    • HELIOS HELIOS 6 octobre 2014 12:52

      tout simplement que le problème provient pas du prix, mais de votre pouvoir d’achat !


      Si les entreprises obéissent aux mêmes règles, elle devront payer elles-même le juste prix et vendre aussi au juste prix. Cela élimine les Low cost et réserve le « luxe » a ceux qui le peuvent.
      Comme vous faites partie du tissu économique, vous pourrez alors payer votre promenade a Rome ou a Venise et votre choix se fera en fonction de la qualité, des services rendus.

      Actuellement vous ne pouvez plus vous promener, vous devez faire le choix entre votre voyage et (peut-etre) vos vêtements, votre voiture, votre maison etc...et pour cet arbitrage il ne reste que le low cost !

      Ce sont les écolos qui sont contents.

    • mmbbb 6 octobre 2014 13:35

      et le pouvoir d’achat il est bouffe par le loyer les assurances et les impots Flamby qui aime la solidarite et qu veut accueillir toute la misere du monde ne manque pas de nous faire payer RDS CSG et tutti quanti Si vous prenez la bagnole le low cost n’est pas une mauvaise solution puisqu’en ville une voiture neuve a des toutes les chances de se faire abimer et que d’autre part j’ai une une collegue ayant eu un probleme de joint avec une des derniere renault 15 000 € et dont le vendeur c’est foutu de sa gueule Moi etant colerique je crois que cela aurait tres mal fini Le service apres vente francais est souvent mediocre desole desole desole nous avons a apprendre des allemands Chaque fois que j’ai passe des commandes en allemagne Nikel Notre image nous l’a devons aussi a notre negligence Comme je l’ai dit j’ai eu affaire jadis dans un train de banlieue je n’ai jamais eu de reponse de la SNCF Ne me dites pas que la clientele est le principal souci Idem pour Air france qui est une des compagnies les plus cheres et n’offrent pas le service et la securite le meilleur Le service public a la francaise est tres perfectible Et pour terminer je connais un Notaire qui choisi Easy jet pour faire la liaison lyon berlin tres souvent puisqu il a decide de vivre dans cette ville Il est satisfait du service et ce ’nest pas le pouvoir d achat 


    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 14:08

      Le problème mmbbb n’est pas dans le fait d’acheter ou de ne pas acheter un billet d’avion low cost. Il est évident que pour un trajet aussi court, le moins cher est le bienvenu. Mais, le problème que cela engendre derrière est bien plus large et c’est là ou est le véritable problème. Dévalorisation de la valeur du travail, exploitation de la main d’oeuvre dans d’autres pays et aussi oubli de l’énorme irresponsabilité de nos gouvernants.


    • Croa Croa 6 octobre 2014 14:58

      « je connais un Notaire qui choisi Easy jet pour faire la liaison lyon berlin tres souvent puisqu il a decide de vivre dans cette ville Il est satisfait du service et ce ’nest pas le pouvoir d achat »

      Là si, nous avons bien un excès de pouvoir d’achat ! Le « low-coast » permet ici à un irresponsable de s’offrir une résidence secondaire dans une capitale étrangère, c’est à dire d’accaparer pour lui tout seul une empreinte écologique de plusieurs planètes...

      D’un autre coté il crèvera en même temps que les autres ! smiley


    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 15:07

      @ Croa : Bien vu. C’est exactement l’exemple qui me manquait. Le témoignage qui tue et qui montre bien le revers du low cost


    • mmbbb 7 octobre 2014 10:04

      les secteurs proteges en particulier Air et EDF SNCF ont des statuts en beton et des avantages en nature non negligeable J’ai une copine EDF plutot de gauche mais neanmoins tres individualiste qui l’hiver sur chauffe son pavillon et agite les molecules de l’air de l’exterieur puisque l’electricite n’est pas paye au prix coutant A une periode ou on nous casse la tete avec la transition energetique c’est quand meme paradoxale Air France dont les pilotes qui furent defendus par le PC dans ces colonnes ont quand meme des conditions de travail tres bonne et leur greve c’est in fine comme d’ habitude le contribuable qui paiera le manque a gagner Un comble quoique le PC est un parti de nomenklatura A la SNCF le temps de travail des conducteurs est largement inferieur a celui de la compagnie allemenande Die Ban Comme je l’ai fais remarquer dans un exemple vecu le service clientele a la SNCF est assez deplorable.Le fret n’a jamais ete developpe a la SNCF puisque cette entreprise est incapble de fournir des services viables et les usagers ( entreprise ) n’ont aucune confiance alors qu’un pays la Suisse le ferroutage est en usage depuis des decennies Faites un sondage a Paris et vous remarquerez que la plupart des usagers ne sont pas opposes a la privatisation Le titre l’enfer du low cost est abusif en France la qualitite du service public est largement perfectible et a un cout eleve pour le contribuable cache mal cette France ou malgre les statuts le service n’est pas a la hauteur et se degrade IL faut cesser de nous faire prendre des vessies pour des lanternes et pat ailleurs je n’ai jamais vu ces syndicats de ces « corporations » descendrent dans la rue et defendrent les ouvriers qui ont des situation precaires 


  • colere48 colere48 6 octobre 2014 12:44

    Le « lowcost » l’attrape couillons ...
    On trouve toujours moins cher que le moins cher, et résultat :
    vox patronat :
    trop payé, travaille pas assez, trop de congés ect ect ...
    Résultat le « Lowcost » le plus sur et plus rapide chemin pour la misère
    - le chômage de masse
    - la baisse des salaires ( haaa le smig à 800 euros, pour commencer.....)
    - tout les services publics payants, mais rassurez vous en « lowcost » ouarfffff
    - Plus de droits et des contrats précaires !
    j’en oubli surement , je n’arrive pas à penser« medef » donc pas facile d’imaginer le « zerocost »
    suite logique du « lowcost »
    Probablement un cauchemar d’esclavage !!!
    à moins... que dans un sursaut de salubrité public nous les pendions par les pied avec goudrons et plumes !!!!!!  smiley


    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 14:23

      @ colère48 : C’est ça, bientôt le « zero cost ». C’est déjà un peu en place. Beaucoup de choses gratuites. Et derrière des gens qui bossent pour assurer du gratuit, mais eux sont payés à coup de lance pierres.


    • Croa Croa 6 octobre 2014 15:15

      À Clojea,

      Il y a gratuit et gratuit. Celui correspondant à un service public n’est gratuit qu’en apparence puisque payé avec nos impôts. À priori ceux qui le fournissent peuvent (peuvent) être payés correctement ce qui n’est pas le cas des services « low-coast » bon marchés mais payants et pour lesquels le salarié est forcément exploité à fond.

      (Citons pour mémoire le gratuit financé en fait par la publicité : C’est peut-être le pire car le gâteau doit être partagé entre entreprises ne voulant pas partager justement et ce système ne peut se finir qu’en pigeonnage général !)


    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 18:17

      @ Croa : Exact. Quand vous parlez du gratuit financé par la pub, c’était la presse gratuite ?


    • Croa Croa 6 octobre 2014 23:01

      Pas seulement mais la presse gratuite est un bon exemple en effet.


    • aimable 6 octobre 2014 15:51

      dans une société du paraitre , le flatteur a beaucoup d’audience chez les « moi je suis aller »


  • soi même 6 octobre 2014 13:02

    Dans cette affaire, il faut toujours restituer l’homme de désir, il est à la source de cela, qui n’a pas rêve d’avoir tous pour rien ?

    Et bien si étrangement que cela puisse paraître, c’est un problème de morale intérieur, de vide intérieur et d’égoïsme !

    Le client est aussi coupable que celui qui impose ce service, la source de cela est l’ irrespect profond de ce que l’on donne et reçoit par le travail, c’est l’ultime conséquence de cette conception du monde, l’homme est une marchandise !


    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 14:11

      @ soi même : Tout à fait, le client est aussi coupable que les responsables. Le client qui roule en Duster n’en à rien à faire de savoir si ce sont des Roumains qui ont assemblés sa bagnole pour un salaire de 300€ par mois ou si le jean qu’il achète en Indonésie a été assemblé par des gamins payés à 3€ de l’heure.


    • soi même 6 octobre 2014 14:29

      @ Clojea, c’est pourquoi même si y peut avoir une fraude, je crois à l’idée du commerce équitable !


    • Croa Croa 6 octobre 2014 15:25

      Je ne suis pas d’accord. Pour que le client soit responsable il faudrait que l’homme soit parfait. D’ailleurs le patron de boîte « low-coast » n’est lui-même pas porteur de toutes les responsabilités.

      La responsabilité de tout ça est évidemment politique car il est de la responsabilité de l’état d’établir les gardes-fous réglementaires, tout simplement !


  • bart153 bart153 6 octobre 2014 13:23

    Clojea,

    vous m’avez donné l’impression de quelqu’un de dépassé(e) par ces nouvelles pratiques.

    De là à tout mettre dans le même sac, il y a une différence. Et c’est malheureusement et avec des arguments à la limite de la rationalité que vous le faites.


    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 14:20

      Bonjour bart153 : Dépassé non, car pour écrire des billets d’humeur, il faut se tenir au courant de pas mal de choses. La mentalité Low Cost me dérange car cela devient une mentalité presque Bobo du style « jubilation d’avoir pu gratter quelques euros et après moi le déluge ». C’est assez petit comme mentalité et contrairement aux idées reçues ce ne sont pas souvent les plus démunis qui raisonnent de cette façon. Voyez vous, j’ai été commerçant dans des zones touristiques et j’ai été très bien placé pour observer le vulgum peccus. C’est assez décevant. C’est à qui rabiotera le plus pour se donner de l’importance. A l’inverse, j’ai vu des familles d’ouvriers avoir réellement un budget serré, mais au moins avec leur budget ils s’éclataient. Pas comme certains propriétaires de Duster ou d’abonnés du Club Med qui se la pètent, alors qu’ils feraient mieux de s’abstenir, car c’est assez pitoyable.
      Pour le reste, vous me dites que je met tous dans le même sac. Pourriez vous préciser ?


  • Joe Chip Joe Chip 6 octobre 2014 14:27

    Bastiat expliquait déjà au XIXème siècle qu’une économie libérale prospérait en plaçant l’intérêt du consommateur, et non celui du producteur, au centre du système, la situation inverse conduisant au corporatisme et à la stagnation économique.

    La faute dans votre raisonnement est d’avoir recours à un argument moral pour dénigrer un mode de consommation qui existe avant tout parce qu’il y a une demande de la part du consommateur. A vrai dire, pour beaucoup de gens le choix se fera de moins en moins entre le « normal cost » et le low cost, mais entre le low cost et l’impossibilité pure et simple de consommer.

    Et puis quelques remarques :
    - il faut faire la distinction entre le low cost dans les transports, où l’on peut parfaitement choisir de voyager moins cher dans des conditions de confort revues à la baisse, et le low cost dans l’alimentaire où là, effectivement, se pose des questions évidentes de sécurité, d’hygiène et d’encadrement des pratiques.
    - le low cost va tendre peu à peu vers la gratuité dans de nombreux domaines. Sur internet, il est déjà possible d’accéder à tous les contenus de manière gratuite. Je suis du reste persuadé que les père la morale qui défendent la « valeur travail » sont les premiers à pirater des contenus à tire-larigot. Un de mes cousins a plus de 200 DVD téléchargés et gravés chez lui... un jour que je l’entendais se lancer dans une diatribe contre les intermittents du spectacle, je lui ai demandé si il était conscient qu’il fallait aussi payer les techniciens, etc., qui produisent les contenus qu’il consomme gratuitement, et s’il accepterait lui-même de travailler gratuitement... il a paru surpris. Il consommait gratuitement des films depuis des années grâce à un abonnement low cost à internet, sans s’être jamais embarrassé de considérations d’ordre éthique. Et je vous parle d’un cadre qui doit gagner dans les 4000 ou 5000 euros par mois. Le low cost n’est qu’un business model rendu possible par le cynisme et l’individualisme des consommateurs. 
    - la valeur travail entre de moins en moins dans la valeur d’échange d’un objet : ce n’est pas le travail de l’ouvrier chinois qui fait que des occidentaux sont prêts à mettre 800 euros tous les deux ans dans un iphone ou 10 euros dans un pantalon. Les maraîchers et éleveurs français vendent pratiquement leur produit à perte. Le prix est déterminé aujourd’hui en grande partie par des facteurs subjectifs (mon désir de consommateur) et financiers (spéculation sur les matières premières, etc.)
    - le low cost n’est pas synonyme de piètres performances et de médiocrité technique. L’Inde vient de placer un satellite en orbite autour de mars en appliquant son modèle ultra low-cost à tous les stades de la conception et de la fabrication. La mission a coûté le prix d’un film hollywoodien. Est-ce que c’est bien, est-ce que c’est mal ? Les Indiens en retirent une immense fierté, et les scientifiques partout dans le monde ont salué l’exploit technique et commercial.  

    Dans quelques années, je pourrai imprimer directement et quasi gratuitement à mon domicile des objets du quotidien téléchargés sur internet. La généralisation de cette pratique détruira à terme des industries entières et mettra au chômage des millions de personne. Mais elle redonnera peut-être une autonomie perdue et un sens à la « valeur échange »’. A mon avis vous vous posez de fausses questions, en réalité déjà tranchées.


    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 14:38

      @ Joe Chip : Pas vraiment. Quand vous dites que je dénigre « un mode de consommation qui existe avant tout parce qu’il y a une demande de la part du consommateur », c’est en partie vrai et en partie faux. Bien sur qu’un consommateur essaiera d’avoir des biens le moins cher possible mais, car il y a un mais, il devrait avoir des limites. Hors, les gens en général et c’est là le drame, ne s’imposent pas de limites. Et quand cela devient hors limites, il y a la répression qui arrive, ou bien un effondrement quel qu’il soit. Si cela n’était pas vrai, il n’y aurait pas autant besoin de lois ni d’amendements.
      Le Low Cost est en train de franchir la limite du raisonnable, car derrière, la vie, les taxes, les énergies ne tombent pas dans le low cost. Les salaires de bases sont déjà dans le low cost.
      Chacun devrait être capable de s’imposer des limites mais voilà nous n’en sommes pas encore là. Car ceci relève plus de l’éthique, de l’intégrité personnelle, et du respect d’autrui. L’égoisme de beaucoup est bien loin d’être relégué au second plan


    • soi même 6 octobre 2014 14:49

      Le libéralisme n’a rien à faire avec l"économie, c’est avant tous un concept qui a avoir avec la maturité de la conscience !

      Car quel est la meilleur définition de la Liberté, c’est s’engager librement dans ce que l’on a choisie, la meilleur expression de la liberté est le renoncement à ses pulsions et ses désirs qui est la contre image exacte du libéralisme qui consiste à faire porté aux autres, à la communauté les inconvénients de son choix économique !

      Le libéralisme ne pourrait pas exista- si il avait pas une classe social surexploité dépourvue de droit et d’aide social !

      Car si l’on se tiens au credo du libéralisme, pas d’interdiction mis règle étatique, mis impôts qui entrave cette économie et ce que l’on oublie dans cette affaire quand il s’effondre on demande à la collectivité de payé les pots cassés !


  • Spartacus Lequidam Spartacus 6 octobre 2014 18:42

    La SNCF est en concurrence avec qui ????

    Low cost par rapport a elle même, la belle affaire !

    Parler de low cost quand il n’existe pas de référentiel est une erreur.

    Pour les voitures « Low cost » les « exploités » des usines Renault Dacia sont les « riches » de leurs pays et ne sont pas les « sous payés » par rapport à leurs critères locaux mais totalement l’inverse. Leurs revenus font un boom économique local. de ruissellement.

    Le Low cost est juste un nom pour indiquer moins cher. S’il existe c’est qu’il y a un marché. Low cost ne veut pas dire moins bon. 

    Et je préfère mille fois prendre Easyjet, que Air France.



    • Clojea Clojea 6 octobre 2014 19:08

      @ Spartacus : Raisonnement spécieux quand vous dites que les « exploités des usines Renault Dacia sont les riches de leurs pays ». En effet, quand Adidas, Nike, Renault et j’en passe produisent à bas prix mais en sauvant les « pauvres habitants des pays lointains » si je suis bien votre raisonnement, ils sont donc des bienfaiteurs de l’humanité ? Allez vite la médaille du mérite pour toutes ces multi nationales débectantes. Voyez vous je n’achète pas, et n’achèterai jamais des Adidas, des Nike, des Duster etc...Je n’ai pas les mêmes valeurs que certains.
      Quand à Easy Jet, j’ai pris une fois un trajet assez court. Quand vous dites que low cost ne veut pas dire moins bon, alors là, désolé mais je vais vous contredire. C’est la pire bétaillère que j’ai jamais prise de ma vie. Et pourtant j’ai souvent pris l’avion, mais là, cela dépasse l’entendement. C’est sur, on voyage pas cher, mais bof. Entre un manque de confort, des hôtesses qui n’ont aucune considération pour les clients, et les clients eux-mêmes qui font la gueule, quel pied. C’est normal d’ailleurs que les hôtesses n’aient aucune considération, car comment pourraient elles en avoir, vu que la majorité des clients adeptes de ce genre de compagnies ont pas mal de moyens financiers mais sont adeptes et accros de la philosophie du « gratte pognon ». Vous savez, ce qu’oublie pas mal de gens, c’est qu’ils n’emporteront pas leur pognon dans le bocal. Ils feraient mieux de jouir un peu plus de la vie, profitez du moment présent.
      Ce n’est pas forcément le low cost que je déteste mais c’est le concept et la mentalité qui va avec.


    • titi titi 7 octobre 2014 00:23

      « votre raisonnement, ils sont donc des bienfaiteurs de l’humanité  »

      Le low cost, tel que pratiqué en occident, c’est comme vous le dites vous même plus une question de « regression » des mentalités qu’une question d’argent.

      Le low cost, tel qu’il profite au tiers monde, c’est également autant une question d« ’évolution » des mentalités, qu’une question d’argent.

      En fait, peu de gens ont à l’esprit la réalité du monde « non occidental ».

      L’argent des usines Nike, Adidas, ou Renault, il ne va pas simplement servir à faire vivre les ouvriers du tiers monde, il va aussi servir à les faire changer de modèle culturel, familial, sociétal.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 13 octobre 2014 09:46

      @Clogea

      L’économie est une partie cachée...et l’autre visible.
      Vous vous concentrez en observant le low cost sur la partie visible. 
      Pas sur la partie « invisible ».
      Les lois de Schumpeter, la destruction créatrice.
      Le sophisme de la vitre cassée de Bastiat...Ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas.

      Dans la partie invisible il y a percevoir.

      1-Le pouvoir d’achat supplémentaire généré par l’économie et le prix. Avec cet argent vous allez acheter autre chose et faire vivre un autre pan de l’économie qui générera de l’emploi.

      2-L’efficience. Le low cost est un offre qui rencontre un besoin. Il permet un choix supplémentaire et son attractivité le renforce et renforce sa pérennité face a des offres qui ne s’adaptent pas aux demandes et qui creusent leur mort et leur non-pérennité.

      3-La production dans les pays tiers les fait sortir de la misère et font autant de clients potentiels pour des productions Françaises.

      4-La richesse n’est pas un gâteau immuable qui se partage en parts égales, mais c’est le travail qui amène le travail et c’est dynamique.


  • Piotrek Piotrek 6 octobre 2014 20:29

    Ha bin elle est bien bonne celle-là, l’hôpital qui se fout de la charité...

    N’achetez pas low cost car c’est moins bien Merci de la précision.

    Chacun peut le faire. Chacun devrait le faire.
    Moi quand je vais faire les courses, c’est low cost par défaut, et si je lorgne sur un meilleur produit « de marque » « de qualité », enfin un truc qui a un gout normal, ça tourne à la belle partie de calcul mental. Bio, j’ai jamais acheté.

    C’est le problème avec les retraités d’aujourd’hui : ils ont tout bouffé, laissé l’ardoise (la dette) et maintenant ils reprochent aux pauvres de pas faire comme eux. Vous me faites penser à Hollande.

    Je vous en veux pas : je vous envie


  • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 7 octobre 2014 07:36

    Habituez vous au Low Cost parce que cela n’a pas fini de durer et pour une raison simple : c’est de la déflation déguisée.

    La déflation c’est techniquement la baisse des prix et la baisse des salaires. Or dans un pays « membre » de la mondialisation, on n’en voit plus les effets directs car les prix continueront d’augmenter en fonction de la croissance mondiale. Votre Iphone flambant neuf est toujours de plus en plus cher par exemple. Mais pour les services locaux d’une zone en déclin comme la France, on observe des signes de la déflation comme le chômage de masse.

    Pourtant il n’y a pas de baisse des prix manifeste ! Oui mais c’est dû à certaines spécificités de la France : le SMIC interdit la baisse indéfinie des salaires, de même que les contrats de travail encadrent la rémunération. La réponse du marché, c’est le low cost. Le pouvoir d’achat baisse donc pour répondre à une demande plus humble, on crée en parallèle de l’offre existante de nouvelles structures spécialisées moins coûteuses et offrant moins de services. Et créant donc moins d’emploi.

    Et ça marche ! Le hard discount, les Ouigo, les « bons plans », les ventes privées... Et pendant ce temps là, la BCE continue sa politique de maîtrise de l’inflation...


  • agent ananas agent ananas 7 octobre 2014 20:57

    Tout au Low Cost ?
    Encore un complot juif ?


  • smilodon smilodon 8 octobre 2014 22:06

    On a fermé toutes nos usines, parce que le travail, finalement, coutait trop cher à produire !... On a tout envoyé en Chine, à Taïwan, au bangladesh, turquie, maroc, roumanie.... et ailleurs !... Les ouvriers de là-bas se régalaient à 1 euro de l’heure ou du mois (plus 1 bol de riz), à produire à notre place !.... Nous, grands seigneurs, on achetait une misère toutes ces choses qu’on ne sait plus comment produire !... Et on se voyait déjà sirotant un petit cocktail, langoureusement allongé au bord de la piscine !.... Ah ça oui, on y a cru (de gré ou de force), à la mondialisation !..... Résultat, quelques-uns se dorent au soleil tandis que la masse des anciens « ouvriers », chômeurs inscrits ou pas, payés ou pas, se demandent encore comment tout cela a commencé pour en arriver là !..... Et oui !.... Dans pas longtemps, au nom de « l’écologie », nouveau précepte à la mode (pas sans raisons), y’aura des pouss-pouss dans les rues de Paris !....Les taxis seront pas contents, mais bon, c’est le fric qui commande !....Et si des mecs peuvent galoper en tirant la charrette d’orly ou roissy jusqu’à la défense, pour 5 euros, quel taxi pourra rivaliser ????!!....Y’aura plus qu’à convaincre nos « paysans » de cultiver le riz plutôt que le maïs, et nos éleveurs d’élever des chameaux plutôt que des cochons !.... La boucle sera enfin bouclée !.....Adishatz.


  • lloreen 8 octobre 2014 22:46

    Le low cost n’ est pas du tout low mais very high...En effet, les personnes paient le produit à un prix moindre mais parallèlement ils paient de en plus de taxes directes et indirectes, des cotisations de plus en plus importantes pour financer le chômage de ceux qui ont fait les frais de cette politique.

    Ce qui revient à dire que paradoxalement, le low cost, cela n’ existe pas.


    • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 10 octobre 2014 21:28

      Le low cost existe à partir du moment où l’offre standard persiste. Les Lidl ont fleuri un peu partout en France mais les Monoprix sont toujours là. Ce n’est simplement plus le même public.


    • Croa Croa 12 octobre 2014 11:34

      Tout à fait, le « low coast » est financé par des défiscalisations, notamment du kérosène, et par la mise à disposition quasi gratuite d’infrastructures aéroportuaires par les Régions... Alors que nos impôts locaux sont de plus en plus lourds !  smiley


  • TDK1 TDK1 12 octobre 2014 12:32

    SI le low cost se développe, c’est qu’il correspond à une attente des consommateurs. Comme l’écrit l’auteur, pour pouvoir bénéficier du low cost, c’est chiant, c’est long, c’est moins confortable. Si ça fonctionne, c’est que les consommateurs traditionnels n’ont plus les moyens de se payer du « tarif normal » (les foyers français ont perdu 1500€ de pouvoir d’achat en cinq ans, par exemple, ou aussi, consultez la comparaison des ventes de voitures low cost en France et en Allemagne...) ou qu’une nouvelle catégorie de consommateurs veut accéder à des services sans forcément avoir les moyens ou le besoin du service ou du tarif « normal » (exemple l’aérien : http://maviemonargent.info/2014/le-pdg-dair-france-pret-a-baisser-son-froc/)Le low cost est donc une offre qui peut correspondre à deux besoins, sachant que le premier cité (la paupérisation) est en France la raison majeure (dernière illustration en date, la banque low cost : http://maviemonargent.info/2014/naissance-de-la-banque-low-cost/). Concernant la SNCF, si ces abrutis de fonctionnaires syndiqués acceptaient de revoir leur statut seigneurial, peut être que le coût et l’importance de l’offre ferait qu’il ne serait pas nécesaire d’inventer des artifices marketing de pseudo low cost pour remplir les trains (ex : la Suède : http://maviemonargent.info/2014/la-situation-de-monopole-est-sclerosante/). Il est sûr que si on renchérit le service avec des coûts exorbitants et qu’on paupérise le reste de la population, il arrive un moment où on ne peut plus payer le prix « normal »....


  • ETTORE ETTORE 12 octobre 2014 15:03

    Le problème n’est pas tant le « low cost » de ces services......

    le problème est que, ces services NOUS prennent pour des.....« Low cost »

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