Or l’idéologie du management s’est complètement éloignée de cette définition, la responsabilité implique non pas la faute, la culpabilité et autres adjectifs typique de l’esprit monothéiste, mais la capacité de pouvoir être consciemment la source d’un produit, d’une création…
"Un mal qui répand la terreur (...) Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés." (La Fontaine).
Ce nouvel ordre du management existe depuis l’aube des temps, il a été réactivé par la mondialisation, qui voit dans ce modèle viral, un moyen de dépasser les identités les barrières culturelles et toutes les différences en uniformisant les hommes.
Quand nous faisons un tour dans l’histoire de l’humanité, on remarque d’abord qu’il n’y a jamais eu de savoir-faire, d’outils théorisés et accessible à tous, et donc nous avons son corollaire, beaucoup d’idées folles, et doctrines extrémistes dont la base est simple, l’infériorisation et l’infantilisation de la majorité considérée comme une masse dangereuse, sans individualité, irresponsable et qu’il faut diriger à la baguette.
Cependant avec l'avènement de la mondialisation, on a une technologie mais cette derrière est juste particulièrement "evil", car ce non-management est une sorte d’anti-matière, d’anti-vie qui considère visiblement l’homme comme une sorte de robot une machine sur lequel il suffit de presser.
Et ce système talibannisé est très simple à mettre en place, il suffit de compartimenter les tâches en fournissant très peu d’information, en réduisant le savoir à peau de chagrin, empêchant toute information de circuler, en mettant en place des systèmes de surveillance, d’ordre et de contre ordre, le tout mariné dans une ambiance de peur, d’irrespect de l’individu et le tour est joué.
Les entreprises d’ailleurs emploient le vocabulaire adapté à ce type de système, on regarde les gens comme une masse salariale, des CSP moins, une main d’œuvre, un rouage sans âme au service de ce nouvel ordre, "un "Grand Taleb Universel, un dieu suprême née de l’hybridation d’un Confucius et d’un fonctionnaire de Vichy".
On peut donc voir que depuis 2000 ans rien n’a changé, on est toujours dans la relation maitre d’un côté et de l’autre le serf ,qui au fil des siècles tenta plus ou moins avec succès d’avoir quelques droits, remis d’ailleurs en question depuis la mise en place des institutions comme le FMI.
Les conséquences de ce non-mangement est visible partout dans le monde, dans les nations, les entreprises, où le personnel en vient à se suicider, comme on peut lire :
"Les cadres supérieurs (...) ont compris qu'il vaut mieux vivre au jour le jour, prendre du gâteau tant que le plat est posé devant soi ! Le restant, ce ne sont que des emmerdes qui ne peuvent que nuire à la carrière. On vit, on cueille la rémunération et l'on oublie sa lâcheté managériale ! Lâcheté, indigence, manque de responsabilité managériale". Et il continue en ajoutant : "Actuellement ces situations se concluent par une action violente tournée vers les personnes elles-mêmes, je me demande jusqu’à quand ?"
Qu’est donc le management ? "Il pourrait être considéré comme la planification des moyens pour atteindre les objectifs assignés aux personnels, et une bonne coordination des activités au sein du groupe afin d'atteindre une efficacité maximale avec un minimum d'effort pour obtenir les objectifs déterminés".
Les attitudes du mauvais management sont pléthores mais certaines d’entre elles sont justes des idées reçues…
1. "Parce que je suis le chef, tu ferais mieux de me respecter... Ou bien !"
2. "Les gens sont paresseux ; je dois les forcer à travailler."
3. "Parce que je suis le patron, je peux faire ce que je veux."
4. "Si vous travaillez pour moi, vous devez vous soumettre."
5. "Si vous n'aimez pas la façon dont je dirige les choses, vous pouvez partir".
Cette vision menaçante du management rend les gens improductives en réalité et engendre un climat social amorphe, apathique, avec en filigrane une société où règne une sourde violence, le désir de tout fichtre en l’air…
Le quotidien sur cette planète consiste en inflation, crise, pauvreté en augmentation, faillites, dettes nationales, grèves, chômage et pauvreté. Tous ces symptômes sont le début du déclin et de l’instabilité économique, ce sont en fait les signes d’un problème bien plus profond : un cruel manque de savoir-faire dans le domaine de la gestion.
Une clé de la réussite du leadership, c’est la conscience que l’on est là pour servir…aussi étonnant que cela puisse paraitre un bon manager, un bon leader est capable d’assumer l’idée et de comprendre l’essence de ce précepte, "il est là pour servir"… il sert sa communauté, son équipe ainsi de suite…or on est dans l’inverse, on a complétement inversé les valeurs et ainsi mis en place un management de "déshumanisation", brisant l’esprit et le corps comme on peut le voir dans cette histoire tragique, une parmi des milliers de vie brisée dans le monde kafkaien qu'est le management comme on peut le lire dans cet article et dont on parle si peu…
Pourtant, l'art du leadership implique un ensemble de connaissances, de valeurs, de compétences et de comportements. Par ailleurs, le respect vient de la reconnaissance des qualités que sont l'inspiration, la détermination et la compétence et non par la terreur managérial que l’on peut trouver dans un grand nombre d’entreprises.
Pourtant quelques mesures de bases comme l’introduction de l’éthique dans le monde des affaires, qui mis en place apporteraient un climat plus serein dans le monde du travail. Ensuite si nous regardons de près les capacités demandées à un manager elles peuvent se résumer en quelques points…
"1-Un leader, un manager devrait avoir un ensemble de connaissances dans le métier. Le leader doit être la référence de l’équipe ; il doit être capable de répondre aux questions et de gérer les urgences.
2- Savoir mener et travailler en équipe. Le leader doit avoir de l’influence et savoir se faire respecter et cela est le corollaire de sa capacité à communiquer à inspirer et à faire coopérer les gens entre eux.
3. Pouvoir assurer de hautes responsabilités. Il ne faut pas se laisser influencer. Le leader est la « tête » de l’équipe, c’est lui qui prend les responsabilités. S’il se trompe, il doit savoir assumer ses erreurs.
4- Savoir communiquer et dynamiser ses troupes. Il faut être capable de gérer les conflits et les problèmes au sein du groupe. Un bon leader peut organiser des rendez-vous avec ses collègues hors du travail, des week-ends évasion par exemple, où tout le monde apprend à se connaître. Ceci renforce les équipes.
5- Savoir superviser une équipe. L’idéal est de finir la semaine par une réunion de travail. Le leader convoque toute son équipe ou ses chefs d’équipes et ils discutent ensemble des problèmes rencontrés dans la semaine, mais également ils font profiter à tout le monde de ce qui s’est bien passé. Ainsi, chacun peut apporter une solution aux problèmes des autres. Savoir parler de ceux qui fonctionnent dans l’entreprise et savoir reconnaitre la valeur des autres et écouter leurs solutions aux problèmes qu’ils peuvent rencontrer…
6- Savoir déléguer le travail. Personne ne peut tout faire. Le leader doit en priorité « diriger » ; les autres tâches sont réparties entre les autres personnes."
Les outils pour une bonne gestion sont les statistiques, visibles et claires par ceux qui les utilisent, et donc contrôlés par chaque individu comme moyen de connaitre sa propre production, la capacité à communiquer, la formation, le respect des individus via par une charte de savoir-vivre comprenant un point vital quant aux salaires : toutes personnes travaillant à droit à un salaire décent ce mot voulant dire pouvoir assurer les besoins de bases comme l’achat de nourriture, son éducation celle de sa famille, son logement, la santé mais aussi d’obtenir les bénéfices du fruit de son entreprise en partage.
Redonnons au mot responsabilité son sens noble et laissons les individus être une source de création et de participation.
Il suffirait de si peu, pour changer le déclin d'un monde qui se dirige sur cette pente de plus en plus nocive pour les gens et tendre vers une scène idéale où travailler est un plaisir où "l'effort" n'est pas une lourdeur asphyxiante mais un jeu...une coopération entre gens de bonnes volontés.
Ça alors ! je ne m’attendais pas à ce quelqu’un décrive le patronat en dérive orwello-stalinienne, mais bon Orweell doit bien rire lui qui décrivait les dérives d’une dictature par le peuple pour le peuple avec le peuple confisquée par une nomenclatura (qui n’est sérieusement apparu qu’après la guerre de 39/45)
Les entreprises sont de plus en plus des zones de non
droit, la destruction du code du
travail et la dégradation des conditions de travail précarisent les salariés et
les soumettent à une pression continuelle. Ce que nous n’accepterions pas dans
la vie de tous les jours nous le supportons au travail. Nous nous
vendons jour après jour pour un salaire qui nous permet parfois juste de
survivre, dans des conditions humaines souvent déplorables. Sans salarié,
aucune entreprise ne peut fonctionner, alors que des entreprises fonctionnent
sans patron, les coopératives ouvrières, les scoops et les différentes
expériences d’autogestion le prouvent. Il nous manque la volonté et l’audace,
ils pensent nous avoir définitivement domestiqués ! Pour cela ils nous
endettent, nous abrutissent avec leur télé et leurs émissions débilisantes et
nous parlent sans cesse d’insécurité !
Le meilleur dans notre civilisation décadente est happée par les forces obscures qui triomphent dans leur dessein d’imposer leur nihilisme. Sarkosy est l’incarnation même de cette évolution qui semble agir tel un trou noir qui exerce une force d’attraction susceptible de tout engloutir ; les velléités décrivant les recettes à mettre en oeuvre pour réaliser un monde meilleur sont pulvérisée avant même d’être essayées.
Nous sommes pris dans une spirale destructurante dont rien si ce n’est son achèvement n’interrompra l’oeuvre maléfique inexorable ! Il fallait réagir avant ; mais le troupeau n’y était pas prêt.
Nous sommes engagés dans le couloir de la déchéance ultime comme dans un passage obligé pour espérer ensuite pouvoir repartir sur des bases radicalement nouvelles : quand tout sera à reconstruire de zéro !
De quand date ce type de management ? Des années 80 quand on a débarqué les « directeurs » qui venaient du tas pour placer des « managers » diplomés avec des principes américano-japonais tout à fait théoriques.
Souvenez vous 1986 ! Il fallait une « assurance qualité » !!! Les modéles en vue : - les TUW allemands qui garantissaient les qualités du produit - Le système anglais ou l’on garantissait la « méthode de fabrication »
On a mis en place, par un système qui s’apparente à de la vente forcée, l’ISO 9000 avec ses procédures figées ... Plus facile a manager que diriger des équipes....
L’idée simple, c’est de rendre tout opérateur, ingénieur ou pas, interchangeable. Ben oui,en français, une merde. Pas un homme sur lequel on fait le pari d’une confiance,non, un rouage suivi et tenu en laisse, pas même au quotidien, mais en « temps réel ». Pas de latitude, pas de délai,pas de possibilité de relation humaine, pas d’apprentissage,pas de maturation, pas de correction/amélioration, la seule alternative étant rendement ou élimination. En fait, la consommation de ressources en vue du projet, de ressources même humaines (oh, le vocabulaire est donc chargé de sens ? ) sans aucun souci de recyclage... de« respect » ? mon cher, vous pensez au passé...... Il est de temps de ne considérer vos pères qu’en terme d’héritage..... et vos frères en termes de parts !