L’Euro numérique : comme une nouvelle pandémie !
J’ai trouvé ça ce matin sur le net : « L’Euro numérique est adopté par le Parlement européen. Grâce au travail et à l’engagement sans faille de notre coprésidente, le Parlement européen adopte l’euro numérique, un outil au service de l’indépendance des Européens.
Alors que la question de l’autonomie stratégique est, plus que jamais, au cœur des débats, l’euro numérique change définitivement la donne en créant des rails pleinement qui ne pourront jamais être vendus à des puissances étrangères.
Une avancée majeure vers une plus grande souveraineté en matière monétaire et de paiements.
Un accès facilité à de la monnaie publique, du cash dématérialisé, pour l’ensemble des Européens. »[i]
Du baratin pour QI déficient
« Un outil au service de l’indépendance des Européens - Question de l’autonomie stratégique - En créant des rails pleinement qui ne pourront jamais être vendus - Une avancée majeure vers une plus grande souveraineté - Un accès facilité à de la monnaie publique. » En mettant bout à bout ces mots clés, on se retrouve avec un court paragraphe qui sent bon le bougli-bougla technocratique, fleurant le bonimenteur des couloirs où les crânes d’œuf de la Commission s’affairent, affaires ! Allez, je me les farci un par un !
« L’indépendance des Européens »,
Pourtant, je croyais que déjà nous, les peuples européens, étions « indépendants » ? Faut dire qu’il y a de quoi douter. Après la rédaction de la Constitution (2002/2003), présidée par Giscard,[ii] qui a été influencée de manière disproportionnée par les milieux d'affaires, notamment via l'ERT qui rassemble les dirigeants des plus grandes multinationales européennes : des géants de l'automobile, de l'énergie et de la chimie. Ce lobby a publié de nombreux livres blancs et documents d'orientation qui ont profondément nourri la philosophie économique et institutionnelle du texte. Pour être précis, de nombreux députés recevaient les textes tout écrits par ces lobbyistes, qu’ils ne lisaient pas et votaient des deux mains. Des petites récompenses étaient prévues à la clé…
Ensuite, il y a eu le référendum du traité établissant une Constitution pour l'Europe du 29 mai 2005, rejeté à 54,68 % en France.[iii] L’ampleur de ce « non » avait provoqué une crise politique profonde, résolue en 2008 avec l'adoption du Traité de Lisbonne sans consultation populaire, œuvre de ce traître de Sarkozy.
C’est donc sur ces tractations bancales que nous sommes considérés comme « indépendants »…
« Question de l’autonomie stratégique »,
« L'autonomie stratégique est la capacité d'un État ou d'une coalition (notamment l'Union européenne) à définir ses propres choix et à défendre ses intérêts sans dépendre excessivement de puissances tierces. Elle s'articule autour de la souveraineté dans des secteurs clés : défense, économie, technologie et énergie. »[iv] Quand on voit combien le continent est dépendant énergétiquement parlant, il n’y a pas longtemps de la Russie, et aujourd’hui des États-Unis ; que, militairement, qu’on le veuille ou non, nous sommes sous le parapluie U.S ; que tout ce que nous consommons vient d’Asie, de Turquie ; que nous ne sommes plus capables de fabriquer ce dont nous avons besoin, et que tous nos médicaments viennent d’Inde ou d’ailleurs. Alors, oser parler d’autonomie stratégique, c’est prendre les gens pour des sardines en boite !
« En créant des rails pleinement qui ne pourront jamais être vendus »,
Voici les clés pour la comprendre :
• Les "rails" : il s'agit d'une métaphore pour désigner l'infrastructure technique, les réseaux et les systèmes de paiement (les circuits par lesquels transite l'argent).
• "Pleinement" : c'est-à-dire entièrement contrôlés par les institutions publiques européennes.
• "Ne pourront jamais être vendus" : cela signifie que cette infrastructure appartient au domaine public européen. Elle ne pourra pas être privatisée, rachetée ou contrôlée par des intérêts privés — comme des géants de la Tech ou des puissances étrangères — comme des réseaux de paiement américains.[v]
Ces belles paroles servent à rassurer sur l'indépendance de nos infrastructures. Cependant, ce discours technico-politique soulève plusieurs risques majeurs et révèlent plusieurs angles morts.
• Verrouillage technologique (lock-in) : une infrastructure qui ne peut être vendue ou modifiée risque de figer l'innovation. Si la technologie devient obsolète ou coûteuse à maintenir, l'impossibilité de la céder ou de s'associer à des acteurs privés plus agiles peut créer un carcan rigide.
• Coûts de maintenance pharaoniques : le développement, la sécurisation et la mise à jour constante de "rails" numériques souverains sont entièrement financés par la puissance publique (et donc les contribuables). Sans rentrées de fonds issues de ventes ou d'investissements privés, cela peut peser lourdement sur les finances publiques sur le long terme.
• Illusion de sécurité : ce n'est pas parce qu'un système ne peut pas être vendu à des puissances étrangères qu'il est infaillible. Le risque d'ingérence politique, de cyberattaques ou de censure interne demeure.
• Perte de compétitivité : en fermant la porte à certains capitaux ou partenariats, l'écosystème local risque de s'isoler. Si la technologie développée n'est pas adoptée massivement par les citoyens ou les entreprises, l'État se retrouve avec un outil coûteux que personne n'utilise.[vi]
Ainsi, derrière cette petite phrase sibylline se terrent de vrais problèmes de faisabilité dans le futur.
« Une avancée majeure vers une plus grande souveraineté »,
Ça sonne si bien ! Cependant… L'euro numérique divise les experts, entre avancée géopolitique et risque de contrôle accru. Le projet de la BCE vise à contrer la domination des géants américains, Visa et Mastercard, et les cryptomonnaies. Cependant, de nombreuses craintes persistent concernant la vie privée. C’est rien de le dire :
• Menace pour l'argent liquide : bien que la BCE affirme que le cash sera conservé, beaucoup craignent que le numérique ne devienne à terme exclusif.
• Risque de surveillance : des inquiétudes existent sur le fait que la traçabilité des transactions puisse mener à une surveillance de masse ou au blocage de fonds.
• Monnaie programmable : la peur d'une monnaie à date d'expiration ou restreinte à certains achats est régulièrement soulevée, bien que la BCE nie ces projets…[vii]
Et la BCE en a fait une spécialité, « nier ».
Prenons cet exemple récent. Lors du mouvement du "Convoi de la liberté" des camionneurs au Canada en février 2022, le gouvernement a invoqué la loi sur les mesures d'urgence, ce qui a permis aux autorités de geler les comptes bancaires et cartes de paiement de plus de 200 manifestants et donateurs pour couper le financement des blocages.[viii] Des camions immobilisés avec l’impossibilité de faire le plein - fin de la protestation ! Alors imaginez, si l’État avait la main directement sur vos comptes… Ça ne ressemblerait-il pas à du contrôle social made in China ?
« Un accès facilité à de la monnaie publique »,
Tout repose sur les promesses que fait la BCE aux citoyens européens…
• Pas de contrôle total : la BCE a confirmé que l'euro numérique ne sera pas programmable. L'État ne pourra pas décider de "bloquer" votre argent ou de vous interdire d'acheter certains produits.
• Anonymat partiel : pour les paiements hors ligne de petits montants, l'anonymat sera similaire au cash. Pour les gros montants en ligne, les règles standards de lutte contre le blanchiment s'appliqueront.
• Plafond de détention : vous ne pourrez pas stocker toutes vos économies dessus (un plafond d'environ 3 000 € est envisagé) pour éviter que tout le monde vide son compte bancaire classique en cas de crise économique.[ix]
Il faut donc faire confiance à ce banquier européen… Et croire à ses promesses. J’ai envie de citer Chirac sur ce coup-là…[x]
Ainsi, ce texte est décortiqué, et comme vous pouvez le lire, il y a de quoi se gratter le crâne, car ça pue le non-dit et la préparation pour l’agenda de Klaus Schwab de 2030.
De toute manière, comme pour le Covid, il n’y a pas moyen d’arrêter la « machina », qui ira jusqu’à cet euro numérique, virtuel… Seul moyen d’y échapper : s’installer aux Kerguelen, vivre dans une grotte du Larzac ou, comme moi, vieux, se retrouver au cimetière où là, ma foi, les euros… Je m’en tartinerai le linceul au fond de mon cerceuil en bois de palette recyclé !
Pour finir : planquez vos derniers biftons sous le matelas et bon été à tous.
Georges ZETER/ juin 2026
Vidéo : L'Euro numérique : l'arnaque du siècle
[i]https://www.facebook.com/mouvementplacepublique/posts/pfbid0NecawBJoat3Nkkqk42ZAndJ8g6bBXL6oUcqp9hbr7vYiPBy4HenA6SDW1TB92dpul
[ii] https://www.touteleurope.eu/fonctionnement-de-l-ue/qu-est-ce-que-le-traite-etablissant-une-constitution-pour-l-europe-tece/
[iv] https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/qu-est-ce-que-l-autonomie-strategique-europeenne/
[vi] https://www.facebook.com/mouvementplacepublique/photos/-leuro-num%C3%A9rique-est-adopt%C3%A9-par-le-parlement-europ%C3%A9engr%C3%A2ce-au-travail-et-%C3%A0-lenga/1562183148611534/


