vendredi 14 mars 2008 - par Bernard Dugué

L’humanisme euthanasié et la question de la mort

La France est décidément un pays archaïque, pour ne pas dire arriéré. L’exemple de cette dame, atteinte d’un mal incurable à qui on refuse un accompagnement pour mourir, en fournit un exemple édifiant. Quant aux responsables politiques, leur attitude n’a pas été à la hauteur d’une démocratie censée répondre à des problèmes cruciaux que rencontrent les Français. Au lieu de ça, le président nous a bassinés avec la publicité sur les chaînes publiques, comme si c’était urgent et répondait à une aspiration essentielle des Français. François Fillon et Rachida Dati ont dit niet, pas question de donner suite à cette demande ni de changer la loi. De toute façon, quel effet cela aurait-il pu avoir ? La réponse des juges, on la devine, elle sera négative car aucune loi ne permet d’assistance au vouloir mourir. Mais...

A moins qu’une interprétation de la loi Léonetti puisse être envisagée. Cette loi, faut-il le préciser, s’applique à des situations bien précises qu’on appelle fins de vie. Elle permet de passer d’une phase de traitement à une phase de soins palliatifs. Autrement dit, un patient en phase terminale du cancer peut se voir accorder le droit de ne plus avoir de traitements. Je précise : elle est censée le prolonger dans ses souffrances plutôt que de le soigner ; et donc l’arrêt de soins médicaux permet pour ainsi dire de gagner quelques semaines ou quelques jours sur la durée de cet état qui n’a plus rien de la dignité d’une existence humaine ; là encore, j’interprète l’esprit de cette loi ; du reste assez encadrée, spécifiant le rôle de chaque partie, l’équipe médicale, le patient, les proches. Dans le cas posé par Chantal Sébire, il n’est pas question d’arrêter des soins mais de prodiguer une aide qui, dans l’esprit, pourrait être considérée comme un soin médical si on admet que la mort est le seul remède pour mettre fin aux souffrances. Précisons que Chantal Sébire, atteinte d’une maladie incurable, déformant le visage, occasionnant des souffrances physiques insupportables, sans compter les souffrances morales, celles de la malade et de son entourage. Mais la loi Léonetti n’a pas été votée dans cet esprit-là.

La question juridique posée aux juges sera éminemment délicate. Il ne suffit pas de dire comme J-M Bougereau que la loi Léonetti permet d’administrer des doses croissantes de médicaments jusqu’à ce que le patient plonge dans le coma puis la mort. C’est en pratique ce qui se passe chez un malade en phase terminale de cancer. Il reçoit des doses de morphine progressives, entre dans un état comateux, et meurt faute de s’alimenter, par effondrement du métabolisme. C’est là le point juridique fondamental fixé par la loi Léonetti (qu’on peut lire dans le texte). Cette loi qui reconnaît qu’en ce cas, ce n’est pas un défaut de soins (on pourrait penser à une perfusion alimentaire) mais la maladie qui entraîne la mort. Admettons que Chantal Sébire soit mise dans un état comateux. Si elle n’est pas mise sous perfusion alimentaire, l’équipe soignante peut être convoquée devant les tribunaux, ayant manqué au devoir de soins et provoqué la mort par défaut d’assistance. Cette discussion de détails paraît scabreuse, mais si elle a lieu, c’est parce que la loi n’est pas adaptée à ce genre de situations.

La proposition de Nicolas Sarkozy de dépêcher une équipe de professeurs pour une expertise n’est pas stupide sur le fond mais sur un autre fond, celui juridique, c’est une absurdité car chaque fois qu’une situation de ce type va se reproduire, faudra-t-il convoquer le Collège de France pour un avis circonstancié ? Un texte de loi approprié serait le bienvenu. Et qu’on ne dise pas que le gouvernement est pris de court. Il y a eu l’affaire Humbert. Cela fait des années que la question se pose et qu’elle ne veut pas être discutée par le législateur. Nos gouvernants ont-ils peur de ce sujet tabou ? Ont-il l’esprit si mal placé au point d’envisager que dans la plupart des cas, un texte accordant le droit à l’aide au décès serait détourné par des enfants indignes pressés de toucher l’héritage de la vieille ? Ce sont plutôt les politiciens qui sont indignes dans leurs réactions.

L’humanisme euthanasié, c’est ce lent processus par lequel l’esprit du politique se délite et se détourne des valeurs fondamentales, traquant par exemple les RMIstes en considérant qu’un pauvre doit vivre comme un pauvre, se déplacer en bus et pas dans un véhicule personnel. Et puis... chacun pourra allonger cette longue liste de l’antihumanisme de droite, jusqu’aux réactions de madame Boutin ayant admis que cette atteinte d’un mal incurable pouvait être aimée de sa famille et que c’était là la solution. On voit bien que l’Etat français ne reconnaît pas au citoyen une liberté fondamentale, celle de décider en son âme et conscience quelle est sa voie, y compris de mourir quand la mort devient un acte thérapeutique. Indignes les réactions d’esquive de Fillon et Dati face à une urgence à réfléchir et légiférer. Liberté, ce mot colle de près avec l’humanisme. Un héritier de Foucault verrait dans ce qui se passe un abus du biopouvoir, avec un Etat interdisant au citoyen de prendre en charge une décision, celle de mourir en bénéficiant d’une aide, s’arrogeant alors le droit de suppléer à cet acte de conscience. La mort fait partie de la vie, comme la naissance. Les progrès de la science doivent servir toutes les étapes de l’existence, de la naissance à la fin de vie. En refusant ce débat, le gouvernement envoie un message fort à ceux qui souffrent et veulent en finir. Suicidez-vous ! Quant à madame Boutin, donneuse de leçon d’amour, je lui répondrai que quand on aime une personne qu’on voit souffrir intensément et qu’on sait être condamnée à court terme, si on l’aime, on ne peut que lui souhaiter de partir le plus rapidement pour de grandes vacances dans l’éternité.

En dernier ressort, on s’aperçoit que la mort reste encore une question qui, pour diverses raisons, ne parvient pas à être abordée avec toute l’intelligence d’une sagesse philosophique et humaniste.



165 réactions


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 mars 2008 10:30

      Doc, une fois de plus, comme beaucoup ici, vous jugez cette dame, sur la base de déclarations et de reportages. Pour ma part, ayant évoqué la liberté, c’est à elle et à son médecin d’apprécier la situation. Le jour où la société aura reconnu faire confiance à la personne, une loi sera votée. Pour l’instant, l’Etat semble garder son droit sur ce sujet. Quant à la loi Léonetti, elle est arrivé bien tard, ce qui me fait penser à la France comme pays d’attardés


    • claude claude 15 mars 2008 11:11

      bonjour doc,

      cette dame veut peut-être faire passer un message au gouvernement, afin que les euthanasies ne soient plus faites à la sauvette, ou être de la responsabilité supposée du médecin traitant.

      mourir dans la dignité, c’est de pouvoir dire au revoir à tout le monde et à être acommpagné dans sa démarche. ne plus avoir à se cacher.

      si l’on pouvait faire comme en hollande ou en suisse, où c’est un collège qui reçoit la demande du patient, cela permettrait de libérer les médecins, qui par conviction, ne peuvent acceder à la demande du malade.

      je ne pense pas que la difficulté réside dans la prescription, mais dans l’assistance que l’on peut apporter... chaque étape est traumatisante : la prise de décision, les soins apportées pour un départ le plus calme possible et l’attente où tous les sentiments se bousculent, où l’on ne sait plus où en est...

      à l’hôpital, c’est plus facile pour le personnel soignant qui a à vaquer à ses occupations... à domicile, le médecin reste avec son malade...

      comme je l’ai dit plus haut, c’est difficile de voir quelqu’un s’éteindre...


    • docdory docdory 15 mars 2008 14:39

       @ Claude , Icks Pey et Bernard Dugué 

       

      Je suis étonné du moinssage abusif du commentaire d’Icks Pey . Même si on peut discuter sur le fond la philosophie de ce commentaire ,cela n’en reste pas moins un commentaire constructif et d’une grande profondeur .

      Je ne pense pas d’ailleurs que son opinion soit tellement opposée à celle de Claude , elles sont plutôt complémentaires .

      J’ai écrit hier un article sur le sujet , qui aura peut-être une chance d’être publié lundi ou mardi , et dans lequel j’essaie d’exposer honnêtement mon point de vue de médecin et d’humaniste ( je l’espère ) . Je vous invite à le lire et à en discuter .


    • claude claude 15 mars 2008 14:47

      cher doc,

      il n’y a pas que celui de icks pey qui a été moinsé...

      il y en eu de nombreux autres....


  • jrr 14 mars 2008 23:25

    Ce problème est résolu depuis longtemps. Le médecin administre de la morphine pour calmer les douleurs, et le patient meurt tranquillement de dépression respiratoire centrale.

    La France, ce pays où l’on sait tout et où l’on a tout compris depuis longtemps... saul le B-A-BA , compris et appliqué depuis longtemps dans tous les pays qui se respectent.

     


    • brieli67 15 mars 2008 00:08

      oh pas de la morphine ;; ; pas du métier toi ! cocktail lytique qu’on dit.. signé le militaire Laborit et adopté par le monde entier. Pas évident de le passer......

      Mais personne t’obligera .... dans le service.... on trouve toujours des volontaires.


  • Pie 3,14 14 mars 2008 23:56

    Belle photographie de Rachida Dati qui ressemble plus que jamais à ce qu’elle est : une pauvre devenue princesse et qui y croit toujours ( d’où la pose exagérée et affectée).

    Qu’il a fallu être impitoyable pour mériter ce petit blouson de cuir rouge à la michael Jackson époque Thriller.


  • docdory docdory 15 mars 2008 09:33

    @ Bernard Dugué 

    J’avoue avoir du mal à saisir la demande de Chantal Sébire : tout cancéreux à un stade avancé possède , sur sa table de chevet , un arsenal de médicaments susceptibles de provoquer une mort douce et rapide : il suffit d’avaler en une fois les comprimés de morphine prévus pour un mois , en y associant une boite de somnifères , et la mort survient très rapidement et sans douleurs .

    J’ai l’impression qu’elle demande au corps médical un transfert de responsabilité . Le suicide est de la responsabilité propre de la personne , et ne saurait être délégué à un médecin , dont la profession n’est quand-même pas de suicider les gens à leur place .

    Je viens d’écrire un article à ce sujet , qui devrait paraître lundi , s’il est accepté .


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 mars 2008 10:36

      Cette dame, comme d’autres personnes plus tard, demande une aide, qui en aucune manière ne la défausse de la responsabilité de la décision qui n’imcombe qu’à elle-même. C’est le role de la médecine que de lui donner cette possibilité, tout en prenant en compte la possibilité pour tout médecin de refuser cette aide pour ne pas heuter ses convictions, sur ce point, c’est possible à l’intégrer dans une loi. Vos propos, vos mots employés traduisent, et ce n’est pas un reproche mais un constat, une difficulté à regarder la mort en face. C’est une question de société d’ailleurs. Qui n’a rien à voir du reste avec la position religieuse. Je me considère à ma manière comme un chrétien, ce qui ne m’empêche pas de défendre l’aide à mourir dans les cas où cela se justifie et ces cas, cela relève des consciences personnelles et non pas de l’Etat (on voit bien le sens de la proposition de Sarkozy)


    • docdory docdory 15 mars 2008 14:32

       @ Bernard Dugué 

      Pourquoi , une aide ? Elle est bien capable de prendre seule sa boite de morphine d’un seul coup ? !!!


    • claude claude 15 mars 2008 15:14

      mon dieu, doc,

       

      si seulement c’était aussi simple que cela... cela éviterait bien des souffrances.

      ce n’est pas un suicide, mais une fin de vie vécue dans la dignité.

      on ne cesse pas de vivre parce que l’on n’aime plus la vie, au contraire, c’est parce qu’on l’aime qu’on veut la quitter en laissant le meilleur souvenir possible.

      c’est une fin de vie concertée, partagée avec son entourage. 


    • docdory docdory 15 mars 2008 17:44

       @ Claude 

      Je ne comprends pas . Si elle veut mourir en présence de son entourage , qui l’empêche de prendre sa dose au su ( ou à l"insu ) de son entourage présent auprès d’elle . Si son entourage est opposé au suicide , elle prend ses comprimés juste avant de se coucher , alors que sa famille est encore présente . En tout état de cause , qu"est-ce que le médecin ou l’état ont à voir avec ce suicide ? Pour moi , rien du tout , ce n’est pas leur affaire .


    • claude claude 15 mars 2008 18:05

      bonsoir doc,

      je sais c’est difficile à expliquer et à comprendre,

      pour l’avoir vécu, cela ne se résume pas à prendre un comprimé, et hop ! on s’endort définitivement.

      c’est le résultat d’un llong cheminement personnel.

      l’assistance du médecin permet de contrôler que la médication agisse sans anicroche. et puis vous conviendrez qu’avaler une dizaine de gélules de morphine plus quelques comprimes de sédatifs, c’est pas le top. en plus, n’y a t’il pas quand même le risque d’une réaction de l’organisme, ce qui risquerait de rendre l’acte plus pénible encore ?

      dans le cas de cette dame, ses enfants sont d’accord avec sa décision.


    • brieli67 16 mars 2008 09:28

      confrère détaille nous un peu de Ta Déontologie ! 

      Parle nous de ton éthique !

      Si le public se tourne vers la justice c’est qu’il y a démission de la gente médicale. A comparer avec les urgences et l’organisation des gardes.

      Ce ne sont plus des médecins de famille mais de simples officiers de santé. Ben oui si c’est écrit dans un CAT - conduite à tenir - pas de pbs de conscience et l’honneur est sauf.

      J’éspère que de tes patients ont ou vont lire ta prose. Ton article est attendu...


  • Georges-Antoine P. 15 mars 2008 14:12

    Je suis toujours étonné qu’un individu, qu’il ait ou non une charge suprême, puisse prendre une décision qui consiste à laisser la torture physique et mentale d’un autre individu, poursuivre son oeuvre de mort.

    Peut-être n’y a-t’il plus d’enjeu politique en vue et la pression de la masse populaire pas assez manifestée..

    D’autres responsables de plus haut niveau, sur la base des mêmes faits mais plus humanistes, aurait agi différemment. Vous, qui refusez la grâce à cette condamnée, tournez un instant votre regard vers votre enfant et imaginez-le dans le même état, vous implorant, pleurant, gémissant dans les meilleurs moments..que feriez-vous ? Iriez-vous déposer un cierge en reconnaissance pour cette loi derrière laquelle, aujourd’hui, vous vous réfugiez ?

    Cette réaction, qui consiste à se précipiter (plus ou moins) pour partir à le recherche d’une otage du bout du monde, elle est générée par quel souci autre que politique, autre que médiatique ? Je ne doute pas un instant que la raison principale de ce dévouement est en lien direct avec votre humanité et votre amour profond des autres : vous voulez épargner les souffrances et la mort à ces prisonniers.

    Je vous en félicite et je souhaite à vos nuits toujours plus de douceur.

    GA.P

     


    • docdory docdory 15 mars 2008 14:30

       @ Georges Antoine P. 

      Si j’étais dans la même situation que Chantal Sebire , j’aurais absorbé un mois de morphine traînant sur ma table de chevet , associée à une boîte de somnifère , sans demander ni à un médecin, ni à la société , de se mêler de mes affaires et de me suicider à ma place ! A la cinquantaine , on est en âge de se débrouiller seul .


    • brieli67 16 mars 2008 09:48

      Je ne te crois pas confrère ! Ce sont les médecins et les curés qui ont le plus de mal à mourir. Selon mon expérience....

      Les curés se posent des question sur l’au-delà C’est vrai ou ai-je menti à tout le monde ?

      La profession classiquement tombe dans une hypochondrie avec folie raisonnante... Même jaune comme un coing et du matériel iconographique démonstratif, l’ami confrère contestait son cancer du pancréas et continuait de croire en la science. Suicide ou euthanasie.... pas questions !

      De médecins - techniciens oui ! mais très peu de stoïques.


  • haddock 15 mars 2008 14:23

    avec tous les mots parlés ici et là , on est comme devant un affamé crevavnt de faim , et en guise de nourriture on lui lit des recettes de cuisisne .


  • yvesG2 15 mars 2008 14:55

    bonjour,

    ces articles sur l’euthanasie active me choquent toujours un peu : tout d’abord sur l’affaire humbert j’ai quelques commentaires à faire. Ce jeune patient a "subit" à plusieurs reprises des manoeuvres de réanimation "active" pour finir euthanasié par injection de potassium. En toute logique, il aurait suffit de ne pas réanimer et il n’y aurait pas eu d’affaire Humbert( je tiens à preciser que cette pratique est en vigueur depuis des décennies,(humanisme vous dites),bien avant la loi leoniti).

    Concercant le cas de cette patiente, la premiere remarque qui me vient à l’esprit c’est la souffrance physique. Aujourd’hui nous avons les moyens de soulager les patients quittent à ce que cela écourte ces jours( encore l’esprit de la loi leoneti). J’en viens donc à me poser la question de la qualité de la prise en charge de cette patiente.

    yvesG2


    • Yohan Yohan 15 mars 2008 20:50

      La patiente est intolérante à la morphine. Je pense que s’y avait une autre alternative pour soulager, on n’en serait pas là.


    • docdory docdory 16 mars 2008 00:49

       Il y a d’autres dérivés de la morphine mieux tolérés , je pense aux patchs de durogésic . De toutes façons , associée à une boite de somnifères , quelqu’un présentant une intolérance à la morphine serait endormi avant de ressentir des symptômes d’intolérance ... et d’être confronté à l’effet létal de ce cocktail .


    • brieli67 16 mars 2008 10:21

      Les placébo marchent très bien.... des injections régulières de sérum-phy chez une personne un tant soit peu "obsessionnelle" succombant aux conduites rituelles font merveille.

      Les choix sont multiples et le client est roi. Cest à lui de participer d’orienter les thérapeutiques d’appoint.


  • Soleil2B Soleil2B 15 mars 2008 17:23

    J’ai peut-être mal lu tous les posts, aussi il faudra m’excuser si je commets une répétition.

    - Euthanasie -Daaati.

    - Vous la verriez donc approuver la demande de cette pauvre femme, alors qu’elle se présente aux municipales dans un arrondissement hyper Catho et que pour ce faire elle assiste à toutes les messes ?

    - Faudrait qu’elle soit encore plus débile que ce qu’elle est déjà


    • claude claude 15 mars 2008 17:36

      @ soleil 2b,

      l’escuse qu’on pourrait trouver à rachida dati, c’est qu’elle n’a jamais été placée dans cette situation...

      et je ne le lui souhaite pas ...

       

      le malheur dans ce cas, c’est que le législateur se sert de sa raison, ce qui est rassurant, et que pour bien comprendre la démarche, il faut le ressentir...

      comment rendre rationnelle une émotion de cette importance ?

      avec un peu de bonne volonté, et en prenant exemple sur la hollande ou la belgique, on pourrait très bien contrôler strictement l’usage de l’euthanasie.


    • docdory docdory 15 mars 2008 17:53

       @ Claude 

      La dernière fois qu’un de mes patients m’a dit " s’il vous plait , docteur , faites moi une piqûre " alors qu’il était proche de la mort , je lui ai dit comme aux autres que je n’avais pas le droit de lui en faire une , mais qu’il avait sur sa table de chevet de quoi en finir sans douleur , s’il le souhaitait . Une semaine après , il prit la décision , nonobstant son état des plus précaires , de prendre l’avion pour faire un dernier voyage dans son pays d’origine , ou il est décédé quelques semaines après auprès de sa famille . 

      Si j’avais souscrit à sa demande au moment où il l’avait formulée, aurait-il eu réellement une "meilleure mort " ? Cette question mérite d’être posée ...


    • Soleil2B Soleil2B 15 mars 2008 21:09

      Claude,

      - Je n’emets aucun avis sur le bien fondé ou non de l’euthanasie dans mon post.

      - Je dis simplement que la prise de postition de Rachida est purement électoraliste.

      - Mais moi, ça ne m’étonne pas.

      - Cette femme n’a AUCUNE qualité pour exercer cette prestigieuse fonction. Je sais de quoi je parle.

      - Durant toute ma carrière, j’ai été sous la tutelle d’un Procureur Général et par conséquent du Garde des Sceaux.

      -De toute la V°République, elle est une caricature de la Fonction.

      - Quant à l’euthanasie, c’est un faux problème.Rares sont les médecins de famille qui dans la situation extrême ne t’aideront pas. Et sans que celà provoque un débat national.

      -Et là encore, je sais de quoi je parle

      - Lire ci-après, le très beau post de Docdory.

       


    • claude claude 15 mars 2008 23:12

      cher doc,

      nous avons vécu des situations différentes,

      moi, ma maman et mon ami

      et vous votre patient...

      mais

      sous des mots différents, nous défendons la même idée : celui du droit de chacun à choisir le moment où il s’envolera de notre belle planète toute bleue....

       


    • claude claude 15 mars 2008 23:33

      cher soleil,

       

      vous soulignez un point important dans l’euthanasie : celui du personnel soignant (médecin , infirmière, aide soignate, personnel technique) qui sont tous les jours confrontés à la souffrance et à la mort.

      ces gens sont admirables, car dévoués à leurs malades. et quand l’occasion se présente, ils prennent en charge le passage de la vie vers la mrt... malgré la loi, qui le eur interdit.

      et c’est là que je dis que la loi est hypocrite, parce qu’ils prennent des risques et en cas de problèmes cela leur retombe sur le coin de la figure...


    • brieli67 16 mars 2008 10:40

      il est sûr et certain que par la délivrance de certificats pour les assurances -vies des avantages en nature comme les mals de dos d’accompagnent d’hospitalisation à domicile de "fins de vies " les médecins gardent et captent leur clientèle.

      Me souviens d’une petite vieille dans la bétaillière du SAMU qui dit à son docteur traitant  : Du calme si votre appareil là --- un scope---- ne marche pas--- je me sens pas encore à l’article de la mort.

      Au retour de l’hosto cette octogénaire s’est "abonné" chez un médecin plus serein.


  • Rosemarie Fanfan1204 15 mars 2008 20:17

    Je voudrai encore remercier Claude pour ce magnifique témoignage, plein de pudeur et d’amour.

    Claude vous expliquez très bien le cheminement d’un malade en phase terminale. Le soutien d’une

    équipe médicale me semble en effet indispensable et je crois qu’il est inhumain de faire porter à la famille

    le geste "libérateur". L’acceptation du malade et de ses proches de ce choix de fin de vie digne est difficile

    et il faut beaucoup d’amour pour laisser s’en aller un personne tant aimée.

    L’euthanasie existe à l’heure actuelle, cachée, et faite dans le secret tant par des médecins ou infirmières

    que par des proches. Une législation ad hoc permettrait de clarifier les situations, et déculpabiliser ceux

    qui sont amenés à "libérer" ces malades.

     


  • TALL 15 mars 2008 20:51

    P’tit bonjour à Fanfan, Claude et Had

    Au sujet de l’euthanasie, il y a un truc qui m’étonne vraiment, c’est qu’en Belgique, pays pourtant + catho que la France, l’euthanasie est légalisée depuis qq années déjà.

    Les critères de la loi belge pour y avoir droit sont :

    1. une souffrance insupportable
    2. incurabilité
    3. demandes répétées

     


    • TALL 15 mars 2008 21:00

      A noter que les français ( ou tout étranger ) peuvent se faire euthanasier en Belgique. Il suffit de s’adresser à un médecin belge qui demandera alors le transfert du dossier médical au médecin traitant français.


    • Soleil2B Soleil2B 15 mars 2008 21:13

      Qui doute une seconde que les belges nous donnent tous les jours des leçons ?

      - Tiens, ils viennent d’inventer une peinture qui empêche l’affichage sauvage !

      - Ah, finir mes jours à Spa................


    • Soleil2B Soleil2B 15 mars 2008 21:43

      Tiens Tall, émission En Direct de la Grande Place de Bruxelles. Super ! (à part la brosse à reluire de Drucker)

      - A voir la liste des chanteurs belges, on se demande s’il y a encore des chanteurs français.

      - Ah Maurane !


    • haddock 15 mars 2008 21:47

      j’ ai aperçu Tall sous son chapeau sur la Grand Place à Bruxelles ,


    • Soleil2B Soleil2B 15 mars 2008 21:58

      OUAIS, il est à côté de Plastic Bertrand et il chante "ça plane pour moi" !

      - Il a encore du se faire une ligne !

      - Silence : La Plat Pays...................


    • haddock 15 mars 2008 22:06

      Me réjouis de voir le chanteur Arno ...


    • Yohan Yohan 15 mars 2008 22:08

      @ Les Zozos

      Big Tall is back. Je crois que les courses de troll attélés lui manquaient. Le PMU (petites moqueries ubuesques) ça gagne !!!!


    • haddock 15 mars 2008 22:10

      Je joue le 7 dans la septième course .


    • haddock 15 mars 2008 22:11

      Merde il est arrivé septième ....


    • Soleil2B Soleil2B 15 mars 2008 22:17

      TALL a cessé d’émettre à 21H précise.

      - Il est devant la télé pour l’émission.C’est beau le nationalisme ! La main sur le coeur et la Brabançonne !

      - Avec toi Tall


    • TALL 16 mars 2008 06:55

      Salut les zozos

      Pour une fois que j’étais sérieux.

      C’est fini, plus jamais


    • Soleil2B Soleil2B 16 mars 2008 11:47

      Ah bon, t’es sérieux quand tu nous refiles la filière pour nous faire euthanasier ?

      - Alors continue à déconner, et donne nous des adresses de restaurants et de cabarets.

      - C’est plus sympa, hein Hadd ?

       


    • TALL 16 mars 2008 16:26

      Cela revient au même avec la Gueuze "Mort subite". La Belgique c’est le pays de la mise en bière.


    • Soleil2B Soleil2B 17 mars 2008 14:05

      Et tu penses que les Trappistes d’Orval me feront une petite place ?


    • TALL 18 mars 2008 11:34

      Même une grosse place, avec le bide que tu te payes


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 mars 2008 21:15

    Très intéressants les commentaires sur ce billet. Merci !

    Je n’ai pas varié d’un pouce. Tous ceux qui sont contre une législation équilibrée de l’euthanasie participent d’une autorité d’un ordre moral quasi-religieux, qui déjà, préjuge de ce que pense, ressent, décide un tel. En matière de décision, il faut accepter qu’on puisse se tromper. L’argument de Doc sur le type à qui on a refusé la piqûre et puis est allé faire un dernier voyage est un sophisme de première classe, du reste déjà servi par Axel Kahn qui pour moi, ne représente pas une autorité incontestable mais plutôt un carriériste mais bon.

    Hey Doc, on peut aussi interdire le mariage, il y en a combien qui le regrettent et après, des drames au moment du divorce, alors, supprimons le mariage, tiens justement, je connais un type qui n’a pas pu se marier parce la procédure s’était planté, du coup, il est resté deux mois de plus avec sa femme et a vite compris qu’il s’était trompé et a décampé vite fait.

    On l’aura compris, ceux qui sont contre l’euthanasie ont quelques connivence avec un ordre religieux ou émotif peu importe mais du point de vue du progrès, ils sont rétrograde. Le Figaro d’ailleurs met en avant ce côté sacré de la vie. Rien que du religieux, les anti-avortements mettent en avant aussi ce côté sacré. C’est du christianisme dévoyé par un archaïsme datant de siècles confondant la nature et l’esprit. ce qui est sacré, c’est l’esprit et l’esprit décide de la vie ou de la mort, c’est la dignité de l’homme, sa plus belle dignité qu’on appelle liberté. Et qui dans le cas de l’euthanasie, peut être accompagnée sans interférer avec elle, juste en donnant des moyens. L’euthanasie n’est qu’un moyen, celui qui décide est libre et s’il se plante, c’est le risque à payer pour assurer la liberté de tous

     


    • Soleil2B Soleil2B 15 mars 2008 22:08

      odidharma

      - Un peu de patience. Après la Constitution, Sarkö va s’attaquer au serment d’Hippocrate !

      - Aux dernières nouvelles, il envisage même de changer les règles du Monopoly. Pas de rues au dessous de 100.000€ !


    • docdory docdory 15 mars 2008 22:36

       @ Bodidharma 

       

      Il est de bon ton de se moquer du serment d’Hippocrate , et de faire la blague éculée du serment d’hypocrite , mais ce serment est , à mon sens , un des textes fondateurs de notre civilisation , au même titre que la déclaration des droits de l’homme et du citoyen . Comme tout homme , un médecin est faillible , cependant , un malade sera beaucoup mieux soigné si son médecin fait son possible pour suivre scrupuleusement ce qui fonde sa déontologie , de même qu’un pays est mieux gouverné si son gouvernement fait tout son possible pour que les préceptes de la déclaration des droits de l’homme soient respectés .


    • brieli67 16 mars 2008 11:11

      sans le Conseil de l’Ordre ce serait 1000 fois mieux.

      Chaque fac chaque Ecole de Médecine a son serment. On te glisse dans un sac de patates noir et tu lis rapidement ta prose après avoir essuyé quelques critiques sur ta prose doctorale sans intérêt aucun.

      Ce n’est pas en clamant cette prose surannée que le thésard sera bon ou mauvais médecin ni sera accepté dans son clan des bonshommes en blanc.

      Le Serment ne parle pas d’obligation de moyens. Il enseigne l’humilité du praticien envers le patient et sa morbidité : céder sa fonction son rôle à plus informé sans hontes et sans reproches.

      Le secret médical est baffoué tous les jours. Malheureusement à la source de l’information de la "rumeur" il y a toujours un médecin. Nombre de médecins remplissent allègrement des dossiers pour les compagnies d’assurance en mêche avec les banquiers et trop souvent derrière le dos du patient pour arrondir leurs fins de mois. Le Pouteaux-Colle fracture du poignet "classique" de vos dix ans vous suivra toute la vie avec la suspicion d’avoir été et d’être un hyperactif irresponsable impétueux...

       


    • claude claude 16 mars 2008 14:57

      @ bodidharma,

      c’est un mauvais procès que vous faites là.

      les médecins ne sont pas des humains à part : leur communauté regroupe la même proportition d’ecrocs, assassins, happe-pognons, voleurs que l’ensemble de la population...

      mais il y a surtout beaucoup plus qui se dévouent au service des autre... à côté des médecins nazis, il y avait tous ceux qui pratiquaient dans les camps avec 2 bouts de ficelles . christaina bernadac en a fait un livre émouvant : "les médecins aux mains nues".

      et oui, il y a des médecins qui soignent gratuitement , mais ils de le mettent pas en lettres d’or au dessus de la porte de leur cabinet, car la solidarité doit être dicrète... vous avez tous ceux qui donnenet de leur temps aux dospensaires, à médecins du monde, au samu social, à msf... et j’en passe...

      et vous ? que faites vous pour les plus démunis ? les invitez-vous à votre table ? leur offrez-vous la possibilité de prendre une douche chaude ou de dormir dans un lit, en toute sécurité ?

      avant de critiquer les autres, parce que leur profession devrait en faire des saints, faites le ménage devant votre propre porte, et ne demandez pas aux autres, ce que vous ne faites pas vous-même !


    • brieli67 16 mars 2008 11:34

      médecine à,deux trois vitesses.... encore un mythe !

      Si vous doutez de votre docteur changez ! On parle de "voie thérapeutique" en changeant trois fois de praticien vous êtes aux yeux de l’Etat très bien soigné.

      Exemple jeune parce que c’est "moderne" on va chez l’homéopathe ou autre bobologue. Et hop qqchose de sérieux dans l’entourage on courre au généraliste instalé trois maisons plus loin. Il vous trouve du style hypochondriaque hystérique avec un poil de morosité à vos lèvres et vous adresse chez un psychiatre.

      L’argent au noir. Oui dans les cliniques privés dans les services/lits des grands professeurs dans le sport dans le spectacle dans la confection de certificats ;; ;; ;

      De moins en moins de cadeaux des labos. Un certain temps des deals entre spécialistes nouvellement installés.

      Les paniers légumes fruit pain-paysan bonne bouteille jambon quand on tue le cochon.... fondent comme neige au soleil.

      C’est plutôt l’inverse les médecins se font étriller par les services bancaires les agences de tourisme les assurances et les garagistes ;; ;; ;;

      Et puis il y a toujours le recours possible au CHU et ses policliniques. Vous serez pris en charge pas comme aux USA en Angleterre en Australie en Autriche en Italie en Grèce.... 

       


    • docdory docdory 16 mars 2008 17:57

       @ bodidharma

      Prenons mon cas personnel 

      Je vois au moins dix personnes gratuitement par mois ( ceci inclut les chèques sans provision , qui sont l’équivalent d’une gratuité , puisque je ne fais aucune procédure dans ce cas ! )

      Ca fait donc 22x10 = 220 euros par mois , donc chaque année , ça fait 2640 euros , soit 26 400 euros en 10 ans , 56 800 euros en vingt ans , je suis installé depuis 22 ans , ça ne doit pas faire loin de 60 000 euros ( environ 400 000 francs ) .

      Il en résulte que , si pendant toute ma carrière je n’avais jamais travaillé gratuitement , j’aurais , à l’heure qu’il est , fini de payer ma maison alors qu’il me reste encore cinq ans à payer . 

      Alors vos leçons de morale à deux balles , vous pouvez vous les mettre où je pense , désolé d’être grossier ...


    • claude claude 16 mars 2008 16:18

      arrêtez de faire d’un cas une généralité !

      si vous n’êtes pas content de votre médecin vous pouvez en changer.

      si vous êtes sous traitement parce que vous avez une maladie chronique, rien ne vous empêche de demander les génériques à votre pharmacien au lieu de la molécule originale, car les pharmaciens ont la possibilité de substituer les produits qui ont une même efficacité.

      pour votre maman, il aurait fallu que vous demandiez un rendez-vous au chef d’établissement et au médecin et protester auprès de la dass...

      les médecins ne sont pas parfaits, loin de là, mais ce ne sont pas de parfaits salauds non plus. ...


    • claude claude 16 mars 2008 20:48

      on ne parle pas de moi,

      ma vie n’est pas un exemple.

      simplement, je ne reproche pas aux autres, ce que je ne peux pas faire moi-même.

      tout travail mérite salaire, et les médecins n’ont pas fait voeu de pauvreté. ils ne sont sont pas contraints à pallier les déficiences des structures sociales de notre société.

       

      ceci dit, je fréquente suffisament les médecins et le monde médical, pour soutenir qu’il ne faut pas leur jeter la pierre à cause de quelques cas qui peuvent friser parfois la caricature.

      on ne peut les rendre responsables de l’incurie de la sécurité sociale, des défaut des infrastructures médicales et du manque de professionels para-médicaux.


    • claude claude 16 mars 2008 22:21

      ni médecin, ni pharmacienne,

      mais de formation scientifique.

      simple abonnée mensuelle forcée, des médecins, hôpitaux, kinés et autres joyeux drilles de la profession. qui les a vu bosser comme des damnés plus de 10H par jour , toute la sainte semaine et parfois le week-end, pour prendre en charge leurs patients...

      en vie grâce à à certains d’entre eux qui se sont relayés pour stopper une hépatite fulgurante...

      malade, secrétaire d’asso de malades, modératrice de groupes de soutien...

      rien que du banal, et ce que je fais de ma vie n’interesse personne.

      de plus, je vous signale que là nous sommes hors sujet... le thème du fil étant " L’humanisme euthanasié et la question de la mort"

      pour les médicaments, c’est une autre histoire...


  • foufouille foufouille 16 mars 2008 17:36

    etant malade depuis 15a, je confirme : peu de medecins sont bon avec les pauvres

    le petit rhume ou autre truc soignable par automedication, aucun probleme. le deplacement pratiquement inexistant. la secu les fait chier grave, c’est sur. toutefois quand c’est complique, y a plus grand monde. les vieux medecins ou ceux ayant des problemes de sante. mais les autres bonjour. une page medical ca va, au dela meme une semaine c’est pas assez. le surdosage, c’est courant. sauf pour les medocs pas cher (rivoltril) ou les anti douleurs.

    apres le probleme c’est l’age. plus on est jeune (ou juste l’air), moins la maladie est possible.

    les hopitaux publique pareil. certains service vau mieux pas y aller. voire tout l’hopital. (CHU de troyes). le prive c’est les "honoraires libres". sinon l’interne opere.

    quand on est malade on peut pas courrir partout

    moi encore, je peut apprendre n’importe quoi, le medecin me sert (rarement) pour faire l’ordonnance. j’ai arrete la kine car le nouveau medecin, etait incapable de faire l’ordonnance, de comprendre dijon = 85kmx2 2bus/jour et non il passe pas devant le kine

    les medecins de moins de 40a ou proche, sont aux ordres de la secu et du fric (souvent)

    les bruits courent : les malades grabataire serviraient de cobaye

    j’en ait plein des comme ca

    en plus les 3/4 au minimum des patients hosto sont des riches ou classe moyenne avec des petit rien. le pauvre sort vite sauf en cas de remplissage


  • Henri DELPORTE 16 mars 2008 17:47

    Opéré d’un cancer en novembre 2000 et, aujourd’hui considéré en rémission,je suis heureux d’être belge car le problème de l’euthanasie ne se pose pas en Belgique : la fin de vie dans la dignité a fait l’objet d’une législation précise au même titre qu’en Suisse et aux Pays-Bas.Les propos tenus par madame Boutin font preuve d’une inhumanité crasse.Mais ne fait-elle pas partie de ce courant catholique fondamentaliste pour qui la souffrance sert de rédemption pour ses pêchés ?

    La France gagnerait à avoir ce type de législation à l’instar des pays précédemment cités.Les soins palliatifs permettent d’atténuer les douleurs par des doses de plus en plus fortes de morphine jusqu’à ce que le coeur finisse par s’arrêter.Vouloir ne s’arrêter qu’à cette solution relève de l’hypocrisie et permet l’enrichissement de quelques éablissements voire de leurs propriétaires.Le nombre de place est toutefois limité.Cela aussi il faut le savoir.


    • foufouille foufouille 16 mars 2008 19:26

      Boutin sort sa bible a l’assemblee et estime que les femmes (pauvre) doivent rester a la maison. son ami Bolufer est lui pro-vie


  • xray 17 mars 2008 12:25

    MONDE HYPOCRITE 

     

    Cherche la trace de l’argent. Regarde dans quelles poches il aboutit. Et, tu comprendras la morale des curés. 

     

    Le remplissage des hôpitaux (Un bien-portant est un malade qui s’ignore.) 

     

    Le grand business (Un bien-portant est un malade qui s’ignore.) 

     

     


    • claude claude 17 mars 2008 23:34

      que savez-vous de la vie de ceux qui interviennent... ???

      des combats qu’elles mènent ???

      les diplômes ne permettent pas de mettre à l’abri de la précarité et des accidents de vie !

      votre arrogance est indécente....


  • foufouille foufouille 18 mars 2008 18:34

    franchement

    pourquoi interdire a qqun de mourrir ds un etat vraiment laic ?

    si on s’en sert pas de cobaye, je vois pas.........


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