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L’Occident coupable idéal : l’imposture de l’indignation sélective - AgoraVox le média citoyen
mercredi 4 mars - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

L’Occident coupable idéal : l’imposture de l’indignation sélective

L’Occident est-il l’unique comptable des malheurs du globe ? Entre narcissisme de la culpabilité et paresse intellectuelle, le procès permanent intenté à l’Europe et aux États-Unis sature l’espace public. Il est temps de briser ce tabou : l’impérialisme, l’esclavage et la barbarie n’ont jamais été des brevets occidentaux. Des janissaires ottomans à la traite orientale occultée, l’Histoire est un miroir froid qui ne tolère plus l’indignation à géométrie variable. Cessons de nous excuser d’exister pour mieux démasquer les tyrannies qui prospèrent sur notre haine de nous-mêmes.

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Le narcissisme de la culpabilité : quand l'Europe s'invente un monopole du mal

Depuis des décennies, une névrose collective sature l'espace public, imposant un tribunal permanent où l’Occident est l'unique accusé, le coupable héréditaire, le bouc émissaire de service. Dans cette mise en scène médiocre, l’Europe et les États-Unis seraient les seuls et uniques générateurs de chaos, les seuls architectes de la misère du monde. Cette vision n'est pas seulement une erreur grossière, c'est une pathologie intellectuelle. Elle réduit l'humanité à une fable manichéenne pour esprits fatigués, où un bloc prédateur affronterait un reste du monde angélique, incapable de la moindre noirceur. Ce n'est plus de l'Histoire, c'est du catéchisme pour militants en quête de sens, une simplification obscène de la marche du monde.

 

"L'Histoire n'est pas un tribunal où l'Occident occupe seul le banc des accusés."

 

Il faut en finir avec cette imposture qui dédouane systématiquement les tyrannies locales, les théocraties médiévales et les impérialismes régionaux sous prétexte qu'ils ne sont pas blancs. L’Occident n’est pas le moteur unique de l’Histoire ; il n'est qu'un joueur, certes puissant, sur un échiquier où tout le monde pousse ses pions avec la même brutalité. Prétendre que chaque malheur, chaque coup d'État ou chaque faillite économique au Sud est le fruit d'une manipulation occulte de Washington ou de Paris est un néo-paternalisme écœurant. En niant aux nations leur capacité d'action autonome, le discours décolonial les traite comme des enfants irresponsables, éternellement sous la tutelle de leur passé. C'est le comble du racisme déguisé en humanisme : l'idée que le Sud n'aurait pas la carrure pour assumer ses propres crimes.

 

L’impérialisme n’est pas un privilège de l’homme blanc

L’Histoire n’est pas un compte d’apothicaire où l’on solde les dettes morales selon la couleur de peau des conquérants. L’Occident n’a aucun monopole sur la conquête ou l’oppression, et croire le contraire est une preuve d'ignorance crasse. Bien avant que la première botte européenne ne foule le sol africain, d'autres empires avaient déjà institutionnalisé la terreur et l'expansionnisme. L’Empire ottoman a dominé les Balkans, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord pendant six siècles de fer et de sang. On y pratiquait le rapt d'enfants — le devchirmé — pour transformer des fils de chrétiens en une caste d'esclaves-soldats fanatisés, les janissaires. Où sont les comités de repentance à Istanbul ? Où sont les excuses de la Sublime Porte pour quatre siècles de colonisation brutale du monde arabe ?

L’indignation actuelle est une arme de guerre psychologique, une manipulation des masses par la honte. On sature les ondes de la noirceur du colonialisme européen tout en jetant un voile pudique sur les califats qui, dès le VIIe siècle, ont conquis par le glaive un territoire allant de l’Andalousie aux confins de l’Inde. La domination est une constante de l'espèce humaine, pas un vice génétique occidental. Transformer l'Histoire en un procès à charge unique nécessite de falsifier la réalité pour ne garder que ce qui nourrit la haine de soi. La conquête arabe, mongole ou ottomane n'était pas plus "humaniste" que celle des Britanniques ; elle était simplement plus ancienne ou mieux occultée par ceux qui ont intérêt à voir l'Occident s'autodissoudre.

 

"Il est plus facile de brûler un drapeau étranger que de construire une économie qui ne repose pas sur la prédation."

 

Le tabou de la traite orientale : le grand silence des complices

Parlons de l'esclavage, ce crime que l'on ne veut conjuguer qu'à la mode transatlantique pour mieux culpabiliser le Blanc. Si la traite vers les Amériques fut une abomination, elle ne fut ni la seule, ni la plus dévastatrice sur la durée. La traite orientale, pilotée par les empires musulmans pendant treize siècles, a déporté jusqu'à vingt millions d'Africains dans des conditions de barbarie absolue. Elle s'accompagnait d'une castration systématique des hommes pour s'assurer qu'aucune descendance ne vienne souiller le sol des maîtres. C'est un crime contre l'humanité massif et documenté, mais totalement banni du débat public par les gardiens du temple victimaire qui ne supportent pas que le coupable puisse être un autre que l'Européen.

Pourquoi ce silence assourdissant ? Parce que la vérité brise le jouet des militants décoloniaux et des professionnels de l'indignation. Reconnaître que des puissances non-occidentales ont été des acteurs majeurs du commerce humain pendant plus d'un millénaire obligerait à brûler les manuels de sociologie à deux balles qui inondent nos universités. Il est bien plus facile de déboulonner une statue de Colbert à Paris ou de Léopold II à Bruxelles que d'interroger les fondements esclavagistes persistants en Mauritanie ou l'héritage de Zanzibar. Cette amnésie sélective est une escroquerie intellectuelle destinée à maintenir l'Occident dans une position de débiteur éternel, une rente de culpabilité dont profitent les pires régimes pour masquer leur propre sauvagerie.

 

"Nous vivons l'ère de l'indignation sélective : on fustige l'ingérence d'hier pour mieux ignorer les tyrannies d'aujourd'hui."

 

Le masque anti-colonial : l'alibi des bourreaux modernes

Aujourd’hui, la rhétorique anti-occidentale est le dernier refuge des canailles et des tyrans en fin de course. À Téhéran comme à Moscou, crier au "Grand Satan" ou à "l'hégémonie yankee" est la méthode de diversion préférée des régimes qui affament, torturent et emprisonnent leur propre peuple. C'est un tour de magie grossier, une ficelle de propagande usée : on désigne un ennemi imaginaire à l'autre bout du monde pour faire oublier la corruption, la faillite économique et l'incompétence locale. Le Liban en est le cadavre fumant, le miroir de cette déchéance : une nation prise en otage par le Hezbollah, une milice aux ordres de l'Iran qui se grime en "résistance" pour mieux achever un État autrefois souverain et prospère.

 

"L'anti-occidentalisme est devenu le prêt-à-penser des dictatures en manque de légitimité."

 

L'hypocrisie atteint des sommets de cynisme lorsque des tyrans dont les mains sont poisseuses de sang s'érigent en procureurs de la morale internationale. On hurle à l'illégalité d'une frappe israélienne ou américaine, mais on applaudit l'occupation de territoires entiers par des milices fanatisées qui ne répondent à aucune loi. La "légalité" n'est ici qu'un mot creux, une munition de communication que l'on sort quand elle arrange les intérêts de puissance du moment. Le droit international ne peut être un buffet à volonté où l'on ne choisit que ce qui sert sa propre haine de l'autre.

 

Sortir de l'enfance : la dignité passe par la responsabilité

La décolonisation a eu lieu il y a plus de soixante ans. Invoquer l'héritage colonial pour expliquer chaque nid-de-poule à Beyrouth, chaque coupure de courant à Alger ou chaque détournement de fonds à Kinshasa est une insulte à la dignité des peuples. C'est affirmer, en creux, qu'ils sont structurellement incapables de se gérer sans être les marionnettes de puissances étrangères. C'est la version moderne, "progressiste", du "fardeau de l'homme blanc" : l'idée stupide que tout ce qui arrive au Sud n'est que le reflet, bon ou mauvais, de l'action du Nord. Cette vision est le comble du mépris masqué en compassion mielleuse.

Le monde doit cesser de se vautrer dans cette enfance intellectuelle et ce statut de victime perpétuelle. Les élites locales qui pillent les ressources de leur pays pour les planquer en Suisse, les dictateurs qui s'accrochent au pouvoir par la terreur, les groupes paramilitaires qui asservissent des populations au nom d'un dogme poussiéreux : ils sont les seuls responsables de leurs actes. L'Occident a ses torts, ils sont légions, mais il n'est pas la décharge universelle où l'on peut vider toutes les frustrations du globe. Le monde est multipolaire, brutal, et la souffrance humaine n'a pas de coupable unique, mais des racines locales souvent séculaires, des haines que l'Occident n'a ni créées, ni attisées.

 

La fin de l'ère des excuses

Cesser d'accabler l'Occident n'est pas un plaidoyer pour l'innocence totale, c'est un rappel à la lucidité élémentaire. Chaque civilisation a ses charniers, chaque culture a eu ses bourreaux. L'indignation à géométrie variable est le cancer de notre époque ; elle nous rend aveugles aux menaces réelles qui ne portent pas de bannière étoilée mais qui avancent masquées derrière le paravent de la "lutte anti-impérialiste". En ne regardant que nos propres fautes, en nous flagellant pour des crimes commis par des ancêtres disparus, nous laissons le champ libre à ceux qui ne s'embarrassent d'aucun état d'âme. La culpabilité n'est pas une politique, c'est un suicide lent par consentement mutuel.

 

"L'Histoire n'est pas un compte d'apothicaire où l'on solde les dettes morales sur le dos des générations nées après la chute des empires."

 

L'Histoire n'est pas un tribunal pour générations post-coloniales en quête de subventions. Elle est un miroir froid. Il est temps de regarder le monde tel qu'il est : un champ de bataille permanent où la responsabilité est la chose la mieux partagée. À défaut de justice absolue, l'honnêteté intellectuelle est notre seul rempart contre la barbarie. Cessons de nous excuser d'exister, cessons de demander pardon pour avoir bâti des civilisations qui, malgré leurs failles, ont inventé les droits de l'homme dont nos détracteurs usent et abusent. Commençons à traiter le reste du monde comme des adultes responsables de leurs propres turpitudes. C'est le prix de la vérité, et c'est le seul chemin vers une paix qui ne soit pas une lâche reddition.



16 réactions


  • Thot Thot 4 mars 14:44

    La vraie question, c’est « est-ce que nous sommes capables d’accepter d’autres paradigmes que le nötre ? » J’en ai pas l’impression. En attaquant le Vénézuela, l’Iran et par proxy, la Russie et peut-être même la Chine demain, nous assumons une totale absence d’empathie vis-à-vis de ce qui ne s’aligne pas avec notre représentation du monde.

    La seconde question, c’est « est-ce que nous sommes capables de respecter profondément un peuple et le choix de ce peuple et au délà d’une certaine supercherie basique qu’on nomme la démocratie ? »


    • @Thot

      Le régime iranien pend des homosexuels à des grues en place publique, lapide des femmes pour un foulard mal mis, massacre des dissidents, persécute baha’is, zoroastriens, sunnites et chrétiens convertis, finance le terrorisme mondial et court après la bombe atomique pour menacer Israël et l’Occident.

      Ça n’est pas un « paradigme différent » ou un « choix de peuple » : c’est une tyrannie sanguinaire qui opprime son propre peuple et menace le reste du monde.Les Iraniens qui crient « Femme, Vie, Liberté » au péril de leur vie ne demandent pas qu’on « respecte leur choix » de mollahs : ils demandent qu’on arrête de les laisser crever sous ce régime.

      L’Occident n’est pas parfait, loin de là. Mais refuser de voir la différence entre une démocratie imparfaite et une théocratie totalitaire qui exécute et terrorise, c’est de l’aveuglement volontaire ou de la lâcheté intellectuelle.

      La vraie question n’est pas « acceptons-nous d’autres paradigmes ? », c’est : « jusqu’où sommes-nous prêts à fermer les yeux sur la barbarie au nom d’un relativisme culturel qui arrange bien les bourreaux ? ».

    • Thot Thot 5 mars 11:02

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Cela s’apppelle la multipolarité, cela vous pose un problème ?
      Il y a une différence très nette entre empêcher les homosexuels de pratiquer leur sexualité dans leur intimité et empêcher la publicité autour de cette sexualité, c’est important de préciser de quoi on parle exactement.
      De mon point de vue, si tout le monde s’appellait Pierre Jacques Tristan, ça serait d’un ennui mortel.
      Par ailleurs, vous êtes peut-être allé en Iran, c’est possible, mais d’oublier que les femmes ont un accès absolument plus clair aux études supérieures que même chez nous, c’est un peu dommage. Les femmes sont beaucoup moins oprimés en Iran qu’en Arabie Saoudite, l’allié traditionnel des USA. 
      Dans tous les cas, ça ne justifie aucunement l’interventionnisme débridé qu’on assiste actuellement. Les occidentaux sont en train de creuser leur propre tombe. Il ne mérite plus aucun respect de leur propre citoyen.


    • Thot Thot 5 mars 11:06

      Dans tous les cas, ça ne justifie aucunement l’interventionnisme débridé auquel on assiste actuellement.


    • Thot Thot 5 mars 14:08

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

       « c’est : « jusqu’où sommes-nous prêts à fermer les yeux sur la barbarie au nom d’un relativisme culturel qui arrange bien les bourreaux ? ». »

      Les bourreaux, ce sont les gens qui, comme vous défendent un totalitarisme mondial.

  • sylvain sylvain 4 mars 16:44

    Le fait est qu’aucune civilisation au monde ne s’est pas base sur l’exploitation de l’homme par l’homme, la domination, la guerre, l’esclavage... 

    Le grand « tort » de l’occident c’est surtout d’avoir decouvert la poule aux oeufs d’or, la modernite industrielle.

    Mais ce serait peut etre le moment de changer de registre non ? L’occident, tout puissant, aurait peut etre pu faire les choses differement pour une fois, ou le faire aujourd’hui bien qu’ils ne soit plus tout puissant


    • @sylvain

      Aucune civilisation n’a été un paradis, c’est vrai. Mais en 2026, le régime des mollahs n’est pas un empire antique ou une page d’histoire : c’est une dictature vivante qui pend des homosexuels à des grues en place publique, lapide des femmes pour un foulard, massacre des dissidents, persécute baha’is, zoroastriens, sunnites et chrétiens convertis, et finance le terrorisme mondial (Hezbollah, Hamas, Houthis) tout en courant après la bombe nucléaire.

      L’Occident n’est plus « tout-puissant » et ne l’a jamais été sans fautes, mais il est le seul bloc qui a développé les principes (droits humains, laïcité, démocratie) pour combattre ces horreurs. Principes que les mollahs piétinent tous les jours.

      Changer de registre ? Commencez par demander aux bourreaux de Téhéran d’arrêter de menacer le monde et d’opprimer leur propre peuple. Pas aux seuls qui tentent de les en empêcher.

  • juluch juluch 4 mars 18:35

    Chaque période a ses impérialismes.

    Ilo serait amusant de reprocher à l’Empire Romain son expansion et son esclavage....on devrait demander des compensation à l’Italie sous forme de spaghettis ! 

    Au Vikings également....demanderai des bons d’achats Ikea non ? smiley

    Ces accusations à géométries variables existent chez nous depuis la guerre d’Indochine et son cortège de trahisons de la part des communistes de l’époque (sabotages des armes, blessés conspués et brutalisés....)

    la guerre d’Algérie n’a rien arrangé.

    Les communistes sont disparus et il a succédé pire....bien pire !


    • Bonjour @juluch,

      Merci pour votre commentaire ! Vous avez parfaitement raison : chaque époque a eu ses empires, ses conquêtes et ses horreurs. Reprocher à l’Italie actuelle les légions romaines ou aux Suédois les drakkars vikings serait ridicule, et réclamer des spaghettis ou des bons IKEA en réparation ferait sourire tout le monde.Mais le régime des mollahs n’est pas une page d’histoire close : il est au pouvoir aujourd’hui, en 2026. 

      Votre parallèle avec l’Indochine et l’Algérie est juste : les trahisons intérieures et les propagandes ont toujours existé. Aujourd’hui, la propagande qui excuse ou minimise les crimes actuels sous couvert d’anti-impérialisme joue le même rôle. 

      Le communisme a (presque) disparu et c’est l’islamisme qui l’a remplacé. C’est un fléau qu’il faut combattre à tout prix.


  • Gasty Gasty 5 mars 09:06

    Mercredi 4 mars 2026, lors d’un briefing au Pentagone sur l’opération « Epic Fury », Pete Hegseth déclare que les États-Unis et Israël — « les deux forces aériennes les plus puissantes au monde » — vont contrôler complètement le ciel iranien, en listant les moyens engagés : B-2, B-52, B-1, drones Predator, chasseurs chargés de “sélectionner les cibles”. Et il conclut par cette phrase : “mort et destruction depuis le ciel toute la journée”.

    C’est une stratégie de domination aérienne totale qu’exprime le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Parce qu’aucune campagne menée toute une journée ne se déroule dans le vide : elle a des objectifs. Et quels sont ces objectifs ? Villes, infrastructures, réseaux électriques, routes, aéroports, hôpitaux.

    Si « L’Histoire n’est pas un tribunal où l’Occident occupe seul le banc des accusés. », l’occident occupe en ce moment le banc des accusés dont l’histoire ne manquera pas de se souvenir.

    L’histoire n’excuse ni la destruction d’un pays, ni le génocide.


    • @Gasty

      Vous hurlez au « génocide » et à la « destruction d’un pays » dès qu’Israël ou l’Occident frappe le régime iranien, mais où étiez-vous quand ce régime exécutait des milliers de dissidents en 1988, lapidait des femmes pour un voile mal porté, ou finançait le terrorisme du Hezbollah et du Hamas ? Où étiez-vous quand des homosexuels étaient pendus à des grues sur les places publiques, leurs corps laissés en exposition macabre pendant des jours comme avertissement public ? Où étiez-vous quand les minorités religieuses – baha’is, sunnites, zoroastriens, chrétiens convertis – étaient exécutées, emprisonnées, dépouillées de leurs biens, leurs lieux de culte profanés ou rasés ? L’opération « Epic Fury » n’est pas une agression gratuite : c’est une réponse à un régime qui menace le monde avec ses missiles, son programme nucléaire clandestin et son soutien actif au terrorisme du Hezbollah et du Hamas. L’Occident n’est pas l’accusé ici ; c’est le régime des mollahs – enfanté par la complaisance française en 1978 – qui mérite le banc des criminels. L’Histoire jugera les Khamenei et leurs complices, pas ceux qui les arrêtent. 

    • Gasty Gasty 5 mars 11:59

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Où êtes-vous en ce moment, ainsi que vos amis ? En Iran ? Si Trump et Pete Hegseth exécutent réellement ce qu’ils ont dit...

      Vos amis (et vous) arriverez après le désastre en sauveurs et vous installerez dans un fauteuil.

      Vous accusez toutes les critiques comme hypocrite en invoquant les crimes passés du régime iranien, mais cette rhétorique évite habilement le sujet : l’opération « Epic Fury » et les frappes actuelles d’Israël et de l’Occident. Pointer les horreurs d’un régime pour justifier des bombardements indiscriminés aujourd’hui n’a rien de morale : punir un régime tyrannique ne légitime pas de causer des milliers de victimes civiles innocentes.

      Où étiez-vous, vous et vos alliés, quand Israël a rasé des quartiers entiers à Gaza (plus de 40 000 morts civils selon l’ONU, octobre 2025), ou quand les États-Unis ont largué des bombes sur des mariages en Afghanistan et des hôpitaux en Irak ?
      Israël mènent un blocus à Gaza que vous allez sans doute qualifié de « punition collective », moi je l’appelle « Génocide »


    • Gasty Gasty 5 mars 12:06

      Allez donc faire un tour à Gaza !


  • Léon 5 mars 10:09

    Une morale des gredins en quelque sorte : puisqu’il a toujours été ainsi et que les autres font comme nous, continuons dans l’amoralitè dont nous profitons 


  • Krokodilo Krokodilo 5 mars 13:08

    Bon article, bien écrit, et d’accord sur le fond, l’esclavagisme a été le fait de quasiment toutes les civilisations, sauf peut-être quelques peuples premiers trop occupés à survivre, trop isolés et trop peu nombreux pour l’institutionnaliser. L’esclavagisme est né des conflits, en tant que réparation, dette du vaincu ou capture. Le régime algérien entre autres, se sert de nous comme bouc émissaire.

    Petit bémol, ne pas dédouaner l’impérialisme américain, recordman mondial du « regime change », y compris de démocraties (Mossadegh en Iran), et récemment pilleur de pétrole et d’or vénézuélien, partisans d’un affaiblissement des accords internationaux (limitation du nucléaire, sape de l’ONU), promoteurs de la force. Israël, de son côté, se contrefiche depuis sa création de toute décision de l’ONU.

    Par ailleurs, on en revient de nouveau à ce « droit d’ingérence », expression qui n’est plus utilisée parce qu’on peine à trouver un exemple où cela n’a pas provoqué plus de morts et de chaos qu’avant : Irak, Libye. On ne connaît pas encore le prix que paieront les civils iraniens pour la fin des mollahs et des gardiens de la révolution... Pour retomber sur quoi, peut-être une dictature militaire « modérée »... si tant est que les USA aillent jusqu’au bout, parce qu’il n’est pas sûr que ce soit possible sans troupes au sol, l’Iran s’étant préparé à un conflit long et, paraît-il ayant anticipé une perte du commandement.

    Et, comme d’autres l’ont fait remarquer, selon ces critères, il va falloir bombarder pas mal de pays... dont certains sont nos alliés, et royalement traités à Paris.

    La solution, utopique, réside en l’acceptation d’une seule armée mondiale sous contrôle d’un parlement lui aussi mondialisé, ne resterait plus alors localement que la gestion et les forces de police ; mais faudra encore quelques siècles.


  • SilentArrow 7 mars 12:07

    @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

    Entièrement d’accord avec l’article.

    L’Occident a les mêmes défauts que les autres civilisations. Il a pu s’imposer non parce qu’il était pire que les autres mais parce qu’il avait une technologie supérieure. Rien n’empêche les autres peuples d’utiliser les mêmes technologies, comme l’ont fait le Japonais.

    Le gros défaut qui est propre à l’Occident et qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, c’est cette capacité à l’autocritique qui tourne trop souvent à l’obsession. Il suffit de voir le gouvernement français ramper en faisant des mea culpa devant ces vieux tarés du FLN.


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