lundi 15 décembre 2025 - par Marc Dugois

La classe dirigeante est-elle plus incompétente que perverse ou l’inverse ?

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La question peut se poser tellement la classe dirigeante, universitaire, politique, économique et médiatique qui s’homogénéise de plus en plus, ne fait que retarder les conséquences sans jamais s’attaquer aux causes qu’elle continue d’alimenter. La réalité est, comme nous l’allons voir, un mélange des deux car tout commence par l’incompétence, assez vite suivie d’une perversion devenue nécessaire pour, en même temps, déplorer et tenter de freiner les résultats des mauvais choix tout en continuant à faire les mêmes mauvais choix et même en les multipliant et en les imposant.

Contrairement à la plupart des pays, aucun parti représenté au parlement ne prône actuellement la révolution copernicienne indispensable pour ne pas voir continuer à s’effondrer notre civilisation. Depuis la deuxième guerre mondiale où le peuple a souffert de ne pas pouvoir consommer y compris dans son alimentation, les réflexions des dirigeants se sont toutes bien normalement tournées vers le pouvoir d’achat du peuple et la mise à sa disposition de ce dont il rêvait. C’était au départ une idée altruiste et généreuse qui était limitée par le fait de bon sens que pour consommer il fallait d’abord produire. Au départ ce fut un quart de siècle intelligent, appelé élastiquement « les trente glorieuses » où une génération entière a produit d’arrache-pied et consommer tout autant. L’équilibre était si bon entre production et consommation que l’on a chiffré en monnaie par le PIB la production consommée ou la consommation produite qui étaient la même chose. Bien que peu de gens y prêtent attention, l’INSEE calcule toujours le PIB aussi bien par la valorisation des biens produits qu’il appelle « valeur ajoutée », que par l’argent dépensé à les acheter qu’il appelle « la dépense » ou par l’origine de cet argent dépensé qu’il appelle « le revenu ».

 Il est étrange qu’aucun parlementaire, tous partis confondus, ne semble s’interroger sur la contradiction qu’il y a à dire que le PIB chiffre une richesse créée, tout en laissant l’INSEE écrire qu’il est chiffré indistinctement par la valeur de ce qui est vendu, par l’argent dépensé pour l’acheter et par l’origine de l’argent dépensé. L’expression « valeur ajoutée » en est probablement la cause car, si le PIB chiffre la somme de tous les achats, l’INSEE, pour ne pas les compter deux fois, retire pour chaque entreprise de ce que ses clients ont acheté, ce qu’elle a elle-même acheté à l’extérieur et qui a déjà été compté. L’INSEE aurait pu l’appeler tout aussi bien la « dépense ajoutée » mais c’eut été trop brutal. Ce chiffrage ne donne une richesse créée et vendue que si l’argent était toujours une richesse en soi, ce qui n’est plus le cas depuis que les monnaies ne sont plus liées à des richesses réelles. Ne pas en prendre conscience, c’est manquer à la fois d’humilité, de courage et de discernement, ce qui caractérise globalement la classe dirigeante actuelle.

 Cela permet aux idiots utiles et aux manipulateurs de répéter à l’envi que le PIB chiffre la création de richesse alors qu’il ne chiffre que la somme de toutes nos dépenses. Personne ne semble réaliser que les dépenses chiffraient en effet la création de richesse lorsque l’argent était toujours gagné et que sa rareté valorisait vraiment ce qui était acheté. Mais c’est de l’histoire ancienne depuis que plus de 90% des monnaies sont aujourd’hui créées par les banques commerciales en accordant des crédits sur richesse future. Il est mensonger de dire que cela a toujours été le cas. Jusque dans les années 70, les prêts étaient toujours gagés sur des richesses déjà existantes et pas sur des richesses à créer. Depuis que les banques commerciales créent de l’argent, le PIB n’a plus aucun sens puisqu’il augmente aussi vite que les banques créent l’argent dépensé et qu’elles prêtent à tout va tellement elles y trouvent leur intérêt. Les critères de Maastricht sont devenus une stupidité incroyable puisqu’ils explicitent officiellement par une incompréhension totale du PIB que plus on dépense, plus on peut dépenser et plus on peut emprunter. Qui en est conscient et qui le dit ? Cela montre l’état intellectuel (incompétence ou perversion) de l’union européenne et de notre classe dirigeante.

Cette débauche d’argent, bien agréable apparemment, se retrouve dans une dette mondiale en perpétuelle croissance d’un argent qui n’a jamais été gagné et qui n’est que la garantie officielle de l’appauvrissement des peuples à mettre en place. C’est là où la perversité prend la place de l’incompétence car si l’appauvrissement du peuple est le seul programme possible du système actuel, notre belle élite continue dans son intérêt personnel à nous faire croire qu’elle va augmenter notre niveau de vie. Est-il vraiment important de savoir si ce sont plus des imbéciles que des salauds ou l’inverse ? le résultat est le même, celui que nous vivons.

Personne n’explique sérieusement qu’il y aurait une autre issue à la crise actuelle qu’un appauvrissement général de la population ou un changement radical fondé sur l’équilibre entre la production et la consommation, ce que personne ne défend aujourd’hui. Toute la classe dirigeante s’invente un futur impossible fondé sur la croissance, c’est-à-dire l’augmentation des dépenses avec la fabrication d’argent adéquate. Donc il y a deux fois moins d’agriculteurs mais deux fois plus de fonctionnaires au ministère de l’agriculture, cela fait de la croissance et une augmentation de nos richesses. Idem pour l’éducation nationale où les fonctionnaires ministériels augmentent quand le nombre d’élèves diminue. C’est pareil partout depuis que dépenser, c’est s’enrichir pour la classe dirigeante dont on cherche vainement l’exception.

Y aura-t-il en 2027 un candidat ayant l’humilité, le courage et le discernement de proposer le retrait de l’union européenne pour pouvoir enfin protéger par des droits de douane nos agriculteurs, nos artisans et nos industriels comme le proposait l’Office International du Commerce que tout l’Occident a signé avant de le trahir avec le scandaleux Office Mondial du Commerce ? Ce candidat proposera-t-il de rembourser à l’État tout prêt dont le prêteur ne démontrerait pas qu’il n’a prêté qu’un argent réellement gagné ? Proposera-t-il de doubler ou même tripler les salaires de tout ceux qui produisent ou contribuent à la production en réduisant drastiquement l’administration non régalienne pléthorique par un arrêt quasi complet des embauches ? Proposera-t-il de considérer la natalité comme une production aussi vitale que l’alimentation. Proposera-t-il une société où personne ne peut dépenser plus qu’il ne gagne et où les personnes uniquement payées à consommer, se raréfient quelles que soient les enrobages généreux ? Cette proposition intéresserait beaucoup d’abstentionnistes mais la classe dirigeante tenterait de la faire taire par tous moyens en lui préférant l’appauvrissement du peuple tout en clamant l’augmentation de son pouvoir d’achat par la croissance. Incompétence ou perversité ? La question n’est pas simple.



41 réactions


  • Parrhesia Parrhesia 15 décembre 2025 09:38

    Constatons que les discours à n’en plus finir sur le concept de « valeur ajoutée » ont surtout pris de l’ampleur depuis que les restes de la France ont pris l’habitude de confier le pouvoir réel à des intérêts étrangers !

    Rappelons donc ici que, basiquement, la « Valeur Ajoutée » se calcule à partir du côut initial d’un processus de production sur le territoire douanier national...

    Par conséquent, pour qu’il y est valeur ajoutée dans les restes de la France, faudrait-il encore, qu’à minima, le processeur de production en question se déroule dans les dits restes de la France !

    Or, aussi longtemps que les français accorderont électoralement le pouvoir à des faux-nez plus ou moins cachés de l’ultra-libéralisme mondialiste, les processus de fabrication des produits consommables dans les restes de la France se dérouleront dans des pays moins-disants sur les coûts de production ; c’est-à-dire partout où les avantages sociaux sont inférieurs qu’en France, c’est-à-dire en Chine et tutti quanti, jusque et y compris sur Mars si cela devient faisable  !

    Je serais tenté d’écrire comme Dutronc, « Restons Français », mais faudrait-il encore qu’il y ait une France !


  • sylvain sylvain 15 décembre 2025 10:19

    La classe dirigeante est competente dans la perversite. Pour faire un peu moins catho moraliste, disons qu’elle est competente dans la quete du pouvoir, c’est ce qui fait d’elle la classe dirigeante 


  • rogal 15 décembre 2025 11:34

    ’’Perverse’’ au sens chrétien ou au sens freudien du terme ?


  • SilentArrow 15 décembre 2025 12:04

    @Marc Dugeois

    Cette classe dirigeante est incompétente ET perverse et en plus, c’est contagieux.

    Il faudra donc abattre tout le troupeau de ces nuisibles pour pouvoir repartir sur des bases saines.

    Ces imbéciles ne se doutaient pas qu’ils allaient suggérer cette solution au peuple en allant tuer des vaches.


  • pasglop 15 décembre 2025 12:16

    Quand UVDL arrive toutes affaires cessantes pour s’agenouiller à Washington et concède sans barguigner l’achat annuel de 250 milliards d’énergie par an et l’investissement de 300 milliards d’investissement productif, est-ce de l’incompétence ou de la perversion ?

    Ni l’un ni l’autre, simple relation de maître à esclave consentant.


  • ETTORE ETTORE 15 décembre 2025 12:45

    L’auteur@

    Je subbodore une double réponse attendue, à cette double question.

    Et même dans la façon dont elle est posé, ( avec son sens des priorités) on comprend que vous avez une idée toute faite ( et raisonnée) de la réponse qui se doit d’en découler.

    Parler d’incompétence.....

    Le mot est tronqué par sa propre vérité mise en camouflage, si on l’entend, et on le lit, dans le sens commun adapté à notre entente sémantique du terme.

    Mais vous, nous, moi, savons pertinnement bien, que cette « incompétence  » brille de toute une réussite , en exclamation de bon à rien. y voir....

    Nous, vous, moi, disons « incompétence  » pour la non réussite de NOS aspirations, MAIS, cette «  incompétence »à deux visages, à la Janus, s’accomode de critiques unilaterales, pour faire le bonheur en « compétences  » pour une minorité, dont les mots ( maux) sont devenu expiatoires pour les uns, ravissement pour les autres.

    Alors, oui, le mot lui même est une arme, dont le tranchant n’opère que dans un sens, c’est à dire l’évicération des peuples, pour des organes jetés aux chiens de la finance mondiale, et en cela, nous le constatons, jours après jour, avec un entêtement qui devrait poser question, au QI des plus bas du front..

    Mais ils semblerait, que la première chose qui ait été éviscéré, est bien le logement de la reflexion, pour en faire une vulgaire boite de résonnance mono fréquence...

    Perversité  ?

    Est ce le complément de l’incompétence par sa mise en oeuvre, que vous voulez déclarer par celà ?....Ou, la démonstration autre, que arrivé à un stade d’incompétence ( tricherie envers le monde, et stratification personnelle de ses tares) la «  perversité  » s’exprime dans le cadre de la vie de tous les jours, à travers les vitraux, comme à travers les fêtes paillardes, et les corps suintants d’une exogénèse qui ne masque plus son odeur de glandes, collées au train ?

    Nous avons tout cela devant les yeux, en même temps, en même exhibition répétée, qualifiée, nomée, attesté, en continu.....

    Je poserai un autre question que vous, plus directe, et moins soft :

    Pourquoi, et sous l’emprise de quelles habitudes forcées, le cerveau des gens, digère et ne recrache pas, ce qui semble être, une méthodologie laxative de l’acceptation sans rejets ?

    Peut être que se poser cette question, déchirerait le voile, du chacun son lit à baldaquin, et que le reveil en responsabilités, devienne la seule raison, de penser sa place en ce monde globalisé, en reconnaissant, que celle des autres, si elle n’est pas à l’imitation, crée les conditions favorables à la mise en branle de ces forfaitures que sont : L’incompétence, et la perversité, toutes les deux dirigées, vers ceux qui n’en usent pas, mais qui les subissent, comme une prison de vie aveugle, dont même la canne blanche est fragilisée.


  • berry 15 décembre 2025 14:52

    La tyrannie de l’Union Européenne n’en a plus pour longtemps, Trump va la détruire :

    https://gettr.com/streaming/p3v78q3255f

    Le processus est déjà engagé. 


    • microf 16 décembre 2025 14:26

      @berry

      Bien dit.
      C´est pourquoi j´aime le Président TRUMP d´affaiblir ses partenaires, avec sa manière et facon de mèner, il va tout casser, et après, on va recommencer.
      Imaginons seulement un seul instant si le Président Trump collaborait avec les va en guerre en Europe, ce serait une catastrophe, on l´a bien vu avec le Président Biden qui travaillait avec ces va en guerre ce que cela a donné.

      Un seul mot Président Trump, continuez :


  • Tolzan Tolzan 15 décembre 2025 15:23

    Bjr Marc Dugois,

    vous avez écrit ; « Or, aussi longtemps que les français accorderont électoralement le pouvoir à des faux-nez plus ou moins cachés de l’ultra-libéralisme mondialiste,... »...

    Hélas, il sera très difficile de sortir de cette situation parce que « la classe dirigeante », c’est-à-dire l’oligarchie mondialiste, contrôle les médias qui sont partie intégrante du système. Le point capital est que, chaque jour, les médias fabriquent l’opinion et nous présentent un monde virtuel qui ne correspond pas à la réalité. En plus, le pouvoir limite toute contre-information en bloquant les médias qui ne s’alignent pas sur le narratif officiel… bref sur le Ministère de la Vérité. 

     On est arrivé à une situation extrême où un évènement, un fait n’est connu des masses (donc n’existe) que s’il a été retransmis par les grands médias, ayant été en plus déformé s’il le faut dans l’intérêt du pouvoir ! Ils peuvent même mettre en exergue un évènement sans importance pour en occulter d’autres !!! Tout est dans le choix rédactionnel.

    Cette situation fait que, chacun(e), plus ou moins anesthésié(e) lors d’élections, ne dispose que d’une de trentaine de secondes pour se réveiller seul dans l’isoloir et ne pas « veauter » comme il (elle) a été programmé(e),  après avoir entendu pendant des mois, des semaines le même narratif. Voilà l’un des mécanismes qui permet à la classe dirigeante, incompétente et ou perverse, de se maintenir au pouvoir depuis des dizaines d’années.


  • Mustik 15 décembre 2025 17:09

    Je pense que la réalité n’est pas si complexe :

    nous subissons le pouvoir d’une combinaison d’entités réfractaires à la moindre prospective socio-économique, bercés par l’illusion des 30 glorieuses.

     Le mythe d’une Europe résiliente sinon puissante, puis,

     celui de la Mondialisation idéalisée,

    sur un terreau d’une nuée oligarchique de petits-hommes gris naïfs et obstinés mus par des principes humanistes à l’excès et, sourds aux alertes économiques ou démographiques...


  • La classe dirigeante est-elle plus incompétente que perverse ou l’inverse ?

    Les deux mon capitaine ! 

    Ils parlent comme des anges, ils agissent comme des démons.

    Il n’y a pas de leçon,
    Il n’y a pas d’excuse,
    Il n’y a pas de raison,
    Sans aucune exception, tout le monde est responsable de ses actes !
    Chaque individu est un être unique, maître de ses actes, de son destin et des valeurs qu’il adopte. !


    • Washington et l’OTAN

      Le 1er décembre, s’est tenue une vidéoconférence secrète à laquelle ont participé
      les présidents français (Emmanuel Macron) et finlandais (Alexander Stubb), le chancelier allemand (Friedrich Merz), les Premiers ministres polonais (Donald Tusk), italien (Giorgia Meloni), danois (Mette Frederiksen) et norvégien (Jonas Gahr Støre), le secrétaire général de l’OTAN (Mark Rutte), la présidente de la Commission européenne (Ursula von der Leyen) et le président du Conseil européen (António Costa).
      Selon le Spiegel, qui a pu avoir accès au compte rendu de la réunion, le secrétaire général de l’OTAN y a déclaré qu’il était d’accord avec le président finnois et que les Européens devaient se méfier de la paix en Ukraine que les envoyés spéciaux du président Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient en train de négocier [1].
      C’est la première fois qu’un secrétaire général de l’OTAN en exercice se permet de critiquer ouvertement un président des États-Unis également en exercice.

      La Stratégie de Sécurité Nationale, publiée le 4 décembre par la Maison-Blanche, cite cinq fois l’OTAN. Cependant, ce n’est plus une alliance essentielle aux États-Unis dans la mesure où le président Trump a sonné la fin de « l’Empire américain ». Washington est trop occupé par ses 33 000 milliards de dettes pour se consacrer encore à la défense de l’Europe de l’Ouest. Ce texte se contente donc de noter que les États membres de l’alliance atlantique devront assurer eux-mêmes leur sécurité en y consacrant 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) très loin de ce qu’ils font aujourd’hui. Il note aussi que l’alliance n’est pas vouée à poursuivre son extension [2].

      Le 9 décembre, cinq jours plus tard, un représentant républicain, Thomas Massie (Kentucky), a déposé un projet de loi (HR 6508) visant au retrait des États-Unis de l’OTAN. Ce texte a été transmis, le 12 décembre, à la commission des Affaires étrangères [3]. C’est la première fois que ce sujet sera traité au Congrès.

      Il est trop tôt pour conclure quoi que ce soit, mais d’ores et déjà nous devons constater qu’il existe un courant opposé à l’alliance atlantique au sein des trumpistes et que les États européens ont conscience qu’ils ne parviendront pas eux-mêmes à assurer à la fois leur propre défense nationale et à attaquer la Fédération de Russie.

      En privé, les collaborateurs du président Trump assurent que celui-ci sortira de l’alliance à la mi-2027 ; une échéance qui peut être hâtée.

      Les dirigeants de l’Union européenne en sont bien conscients. Le président du Conseil de l’Union, António Costa, déclarait, le 8 décembre, devant l’Institut Jacques Delors : « Si nous voulons nous protéger, non seulement contre nos adversaires, mais aussi contre les alliés qui nous défient, il nous faut renforcer l’Europe. Nous avons besoin de nous concerter pour bâtir une Europe qui doit comprendre que les relations des alliés et les alliances d’après la Deuxième Guerre mondiale ont changé. »

      Certes, mais les membres de l’UE n’ont absolument pas les moyens des États-Unis. Ils ne peuvent pas assurer seuls leur propre défense. Au demeurant, s’ils le souhaitaient, ils devraient s’organiser autour d’une des trois puissances nucléaires de leur région : la France, le Royaume-Uni ou… la Russie.
      Le dictateur Zelensky et les élections

      Il y a maintenant un mois, le 11 novembre, Marco Rubio, secrétaire d’État, a donné le signal de « l’opération Midas ». Les principaux alliés du président non-élu ukrainien, Volodymyr Zelensky, sont tombés, un à un. Il est impensable qu’il ne soit pas l’un des principaux bénéficiaires des détournements de fonds de l’Ukraine et du racket des entreprises ukrainiennes. Pourtant personne n’ose l’arrêter. À l’évidence, il tente de se maintenir pour sécuriser ses gains ou les transférer à l’étranger.

      Il a d’abord battu le rappel des soutiens de l’Ukraine, multipliant les réunions à Athènes, Paris, Londres, Bruxelles, Rome et Berlin, pendant que son représentant spécial et le secrétaire général de son Conseil de Défense, Rustem Umerov, est déjà en fuite. Le Pouvoir en Ukraine n’est donc plus qu’un jeu d’ombres : le président non-élu peut à tout instant tomber et son principal négociateur ne peut déjà plus retourner dans sa patrie.

      Dans un entretien à Politico, le 9 décembre [4], le président Trump a tenu ce discours :

      Dasha Burns : Est-il temps pour l’Ukraine d’organiser une élection, pensez-vous ?
      Donald Trump : Oui. Je pense que oui. Ça fait longtemps. C’est, euh... ça ne s’est pas particulièrement bien passé. Oui, je crois qu’il est temps. Je pense que c’est un moment important pour organiser des élections. Ils utilisent la guerre non pas pour organiser une élection, mais, euh, je pense que le peuple ukrainien devrait ... devrait avoir ce choix. Et peut-être que Zelensky gagnerait. Je ne sais pas qui gagnerait. Mais ils n’ont pas eu d’élection depuis longtemps. Vous savez, Ils parlent d’une démocratie, mais cela arrive à un point où ce n’est plus une démocratie.

      Le président non-élu, lui a immédiatement répondu : « Je suis prêt pour des élections. Je demande maintenant, je le déclare ouvertement, aux États-Unis de m’aider, éventuellement avec les collègues européens, à garantir la sécurité pour la tenue d’élections. »

      https://www.voltairenet.org/article223366.html


  • Eric F Eric F 15 décembre 2025 18:33

    Concernant le PIB, je ne pense pas que la France ait une manière différente des autres pays de l’OCDE de la définir et la calculer.

    Ceci étant, on peut distinguer un PIB réellement productif : agriculture, industrie, énergies, transports, services marchands (quoique même ceux là devraient être triés, la pub par exemple est elle productive ?), et le PIB non marchand Administratif, gestion, sécurité, défense... non tangible ni rémanent.
    D’accord avec l’auteur que le PIB est désormais gonflé d’éléments non productifs en proportion croissante, dont une bonne partie financée par la dette publique. 

       -

    Macron s’est fait élire en disant qu’il allait alléger les charges des entreprises pour les rendre plus compétitives et attirer des investissements nouveaux, et alléger les prélèvements sur le capital et ses revenus pour inciter à investir. L’électorat socio-libéral et libéral-conservateur lui a donné ses suffrages, mais le résultat n’est pas au rendez-vous, et le report sur les citoyens des classes laborieuses et intermédiaires de la charge des prélèvements obligatoires a induit des mouvements protestataires.
    Sommes-nous plus rétifs au libéralisme économique que les pays voisins, c’est probable (vieux fond de colbertisme et d’égalitarisme évangélique ou marxiste ?). 


  • markos 15 décembre 2025 18:53

    Bonsoir M Dugois,

    je suis vos articles depuis pas mal de temps et ils sont tous frappés du bon sens

    à la question en tête d’article, je dirais tout simplement que la classe dirigeante française est tout simplement malhonnête.

    je ne sais pas combien de traités sont allés contre les intérêts de la France et donc des français, mais j’ai l’impression que le moteur s’est emballé et qu’il sera difficile de l’arrêter.

    pire.

    si quelqu’un de sensé expose les problèmes du fonctionnement de l’UE et qu’il démontre que ça ne peut pas marcher, il ne pourra pas se présenter aux présidentielles de 2027 parce que les règles électorales, les 500 signatures actuelles sont bloquantes.

    nous sommes dans une démocrature oligarchique.

    passez de bonnes fêtes M Dugois et au plaisir de vous lire


  • jakem jakem 16 décembre 2025 07:42

    Une très bonne chronique que j’ai aimée lire !

    Pourtant il existe des gens qui affirment sans gêne qu’il faut travailler plus ; qu’il faut produire, créer de la richesse avant de la distribuer ; qu’il faut absolument réduite les coûts liés à des activités on productives ....Bref : revenir au bon sens.

    Qui s’y oppose virulemment en les traitant de fachos ?


  • Le WAGON AGV véhicule de plus en plus de monde surprenant.

    Quand arrivera t il au terminus de la Gôôôcheee des faux-culs, des prétentieux....

    Pas encore car Le train circule à faible allure afin que les cons montent dans les WAGONS du Train En Marche ....

    « Quand Je pense que le jour où on mettra les cons sur orbite, ce GVT ne finira pas de tourner en orbite basse au raz des mouches. »


  • Eric F Eric F 16 décembre 2025 09:26

    En fait nos classes dirigeantes sont imprégnées de la conviction que le libre échange mondialisé sans régulation est le meilleur système. L’UE renonce donc au volontarisme économique, à l’équilibrage du marché intérieur et à la protection sélective contre le dumping des pays émergents, et nos pays se sont dépossédés de leur marge d’action économique. 

    Ce modèle implique de renoncer à notre système de protection sociale, puisqu’il entraine de baisser les couts de production au niveau le plus bas mondial. Or nos mentalités collectives françaises restent majoritairement attachées à notre système social.

    Donc on est face à des injonctions contradictoires, on a vu ainsi Macron passer de la politique de l’offre avec réduction des prélèvements, au « quoi qu’il en coute » et la politique du chèque. forcément avec la baisse des prélèvements et la hausse des dépenses, les déficits explosent. Donc échec sur tous les tableaux.


    • pasglop 16 décembre 2025 10:30

      @Eric F
      Sachant que la dynamique qui a fondé l’UE pousse sans cesse (au moins sur le papier) à intégrer de plus en plus de pays satellites, il y a aussi une contradiction dans les termes.
      Même en excluant les aspects géopolitiques, comment expliquer que les pays fondateurs ne se soient pas rendu compte que le nombre de convives ne faisait pas grandir la taille du gâteau ?
      Le déclin relatif de l’Europe de l’Ouest est amorçé depuis 45 ans mais on continue comme si de rien n’était avec en ligne de mire une sorte de miracle enfanté par l’extension du marché étant donné les investissements nécessaires à la mise à niveau.
      A ce niveau d’aveuglement, il est permis de se demander si l’explication idéologique est seule en cause ou si les institutions européennes ne servent pas d’autres intérêts que ceux sempiternellement claironnés.


    • Eric F Eric F 16 décembre 2025 10:44

      @pasglop
      En effet, la dynamique d’élargissement continue de l’UE s’est faite au détriment des pays fondateurs, avec un effet de vases communicants.
      Il y a chez les libéraux l’idéologie du « vaste marché » qui devait créer une synergie, il y a à gauche les bons sentiments de « solidarité avec les pays frères des pays de l’Est » et pour les « arrimer à la démocratie » -c’est aussi le discours tenu pour l’Ukraine-. Et aussi, comme vous l’indiquez les raisons d’intérêts affairistes, dont les lobbies et les connivences avec les dirigeants influencent les orientations. ...mais même les affairistes commencent à prendre conscience qu’on s’est fait avoir avec la mondialisation, qui profite à la Chine, Inde et autres pays-usines asiatiques. 


    • pasglop 16 décembre 2025 11:09

      @Eric F
      A ceci près que les affairistes retombent très souvent sur leur pattes et semblent être immunisés contre les retournements de conjoncture, tant qu’ils ont l’aval de leurs commanditaires.
      Je leur en veut finalement moins qu’aux politiques dont ils ont l’oreille et qui ne peuvent perdurer, quel que soit le sujet, que sur un fractionnement idéologique des problèmes quand ce n’est pas en disant blanc à l’Assemblée et noir au PE.
       


    • charlyposte charlyposte 17 décembre 2025 12:13

      @Eric F
      Courage courage...le mur est à seulement 2 kilomètres à vol d’oiseaux smiley


  • Le MI6 Britannique étant dirigé par les Ukrainiens.

    Officiellement, ils viennent de perdre des effectifs au sol engagé discrètement contre les Russes .

    Les Britanniques passent à l’attaque directe contre les Russes, donc gare à la riposte Russe qui avait averti les Européens d’éventuelles frappes sur les capitales Européennes.


  • lecoindubonsens lecoindubonsens 16 décembre 2025 10:17

    Nombreux sont les sujets abordés ici sur Agora.

    Ceux qui participent sur Agora sont en principe favorables à l’expression libre et directe.

    Mais vous exprimez-vous aussi sur ce site officiel https://petitions.assemblee-nationale.fr/ qui aborde aussi de très nombreux sujets (souvent les mêmes, et vous pouvez en ajouter) ?


    Une information : 1600 est le nombre de pétitions actuellement ouvertes que vous pouvez signer, ... ou pas, sur le site https://petitions.assemblee-nationale.fr/

    mais en comptant les pétitions fermées (celles de plus de 6 mois n’ayant pas obtenu 500 000 signatures, en pratique toutes celles de plus de 6 mois), cela fait 3300 pétitions. Les plus anciennes datent du 01 octobre 2020.

    SURPRENANT que ce site, qui existe depuis 5 ans, soit aussi méconnu des citoyens (record 2 134 368 signatures, mais seulement 263 887 pour la 2ème, 188 340 pour la 3ème et moins de 70 000 à partir de la 5ème). 

    Car malgré ses imperfections (en particulier la notion de pétition au lieu de vote, qui ne permet que de se manifester POUR, sans pouvoir exprimer son OPPOSITION à une proposition),

    c’est déjà une moyen officiel et sécurisé de s’exprimer directement à tout moment, en toute liberté sur tous les sujets, un premier pas vers la démocratie directe : utilisons le massivement !

    Cela n’aurait-il pas un réel impact : des propositions signées par plusieurs millions de citoyens (le max actuel est de 2 135 368 millions, dommage que ce soit une pétition et non un vote). Bien plus que grèves, manifs et violences qui finalement ne font réellement mal qu’aux autres citoyens ... comme nous.


  • microf 16 décembre 2025 14:55

    Incompétente la classe dirigeante NON, Perverse OUI.

    Ils savent bien ce qu´ils font, la classe dirigeante occidentale sort d´une école avec un même modèle de pensée.

    Ils sont dans les mêmes Clubs, les mêmes Associations, les mêmes Cercles, eux ne se plaignent pas, ce sont nous les « sans dents » qui nous plaignons.

    Ils faconnent le monde tel qu´il l´entendent, nous autres devons suivre, et, avec le système totalitaire qu´ils sont entrain de mettre en place, ils pourront aisément tout contrôler.

    En France dans l´éducation il y avait un système avec des Diplomes. Bac, Licence, Maitrise, Doctorat, tout cela est entrain de disparaitre, alors á la place on met BACHELOR, MASTER, PhD.

    Dire que sortira en France lors des prochaines élections une personne qui pourrait changer ce système, jamais, il n´y en aura pas, le suivant fera comme les autres, ne laissant aux « sans dents » comme c´est le cas présent, que des larmes á verser.

    La seule voie qui peut sauver le peuple que ce soit en France ou ailleurs, c´est la Révolution, que les peuples se lèvent en masse et agissent, encore faut-il qu´ils aient la force et la volonté de le faire, chacun se recroquevillant dans son petit confort en attendant que les choses se fassent par elles mêmes.


    • joletaxi 16 décembre 2025 15:06

      @microf

      bah...vous avez élu ces gens non ?

      entendu (je ne sais où...oreille distraite) sur une chaîne TV
      un reportage sur une ferme aquacole dans le Sud, x tonnes de saumon, 350 emplois
      les écolos vent debout, normal

      consultation citoyenne(on se demande bien pourquoi il faut impérativement demander l’avis de Mme Michu, spécialiste en macrame,les intervenants étant majoritairement retraités, ou glandeurs professionnels)
      un intervenant motive son opposition déclare... encore un truc pour faire du profit, gagner de l’argent, 
      ajoutez une pincée de CO2, et plus aucun projet rentable ne verra plus le jour
      dans les revendications des salauds de pollueurs , empoisonneurs agricoles, il y a les retenues collinaires, quelle horreur, alors que la renoncule....

      ils sont devenus majoritaires , une nouvelle guerre de religion est en cours, cela va faire des dégats


    • microf 16 décembre 2025 15:29

      @joletaxi

      Je ne suis pas francais et n´habite même pas la France.
      Je suis un africain qui subit les effets néfastes de la politique des élites francaises dans nos pays franco-africains.


  • La Bête du Gévaudan 17 décembre 2025 11:03

    @ l’auteur : pour répondre à la question du titre : la classe dirigeante me semble inéluctablement plus bête que méchante... cela ne signifie pas qu’elle ne soit pas méchante, mais cela signifie qu’elle est encore plus bête. 

    En effet, je pense, pour ma part, que les fanatismes irréalistes de nos zélites découlent avant tout d’un manque d’intelligence... Pour prendre des cas extrêmes, Hitler et Staline étaient deux énormes crétins avant même que d’être deux énormes ordures. Quand vous analysez la pensée politique, historique, économique, philosophique d’Hitler et Staline, vous comprenez que vous avez affaire à deux sombres idiots à moitié dégénérés. Leur cruauté découle de leur bêtise fondamentale qui ne comprend ni le monde ni l’humanité. Ils essayent de plier par la force une humanité qu’ils n’ont fondamentalement pas comprise. De ce point-de-vue, il apparaît clair qu’Hitler et Staline étaient avant tout deux énormes crétins à l’intelligence finalement extrêmement limitée. Leur savoir-faire expéditif, leur absence de scrupule, leur perversité et leur sournoiserie ne pouvant décemment être considérés comme une forme d’intelligence au regard de leur incompréhension profonde de l’homme... Leur prétendue « pénétration cynique de la médiocrité humaine » n’a nullement empêché leurs dictatures absurdes de s’effondrer, signe que même leur cynisme relevait d’un crétinisme congénital. 

    Toutes proportions gardées, on peut en dire autant de nos dirigeants euro-socialistes actuels. Ce sont avant tout des crétins. 


    • pasglop 17 décembre 2025 11:29

      @La Bête du Gévaudan
      A tort ou à raison, j’ai souvent pensé que le véritable moteur, l’architecte fédérateur du troisième Reich n’était pas Hitler mais Goebbels.
      Lui seul a pu faire monter la mayonnaise en exploitant le vieux fond pangermaniste, tous les autres ayant été embarqués dans une aventure qui flattait avant tout leur vanité, à l’exception de quelques membres de la vieille garde militaire..


    • charlyposte charlyposte 17 décembre 2025 11:50

      @La Bête du Gévaudan
      Visiblement, le ver est dans la bête smiley


    • ahtupic ahtupic 19 décembre 2025 23:24

      @charlyposte
      Mieux vaut un verre dans le nez car contrairement à la connerie, ça passe. smiley


  • ahtupic ahtupic 19 décembre 2025 13:58

    Les mondialistes pervers ont fait nommer une classe dirigeante incompétente, je dirais plutôt, des cons


  • Paul Jael 21 décembre 2025 21:35

    Encore un article qui est un copier-coller des précédents. Comme d’habitude, vous ne voyez que des idiots, des incompétents..Aah, tous ces diplômés universitaires, ces professeurs, ces banquiers, ces économistes qui n’ont rien compris, alors que vous qui avez tout compris, êtes réduits au rôle de simple spectateur, de témoin anonyme de leur immense bêtise. Il y a de quoi être affligé.

    Vous écrivez :

    Il est étrange qu’aucun parlementaire, tous partis confondus, ne semble s’interroger sur la contradiction qu’il y a à dire que le PIB chiffre une richesse créée, tout en laissant l’INSEE écrire qu’il est chiffré indistinctement par la valeur de ce qui est vendu, par l’argent dépensé pour l’acheter et par l’origine de l’argent dépensé...

    Cela s’explique évidemment par le fait que les centaines de députés sont aussi bêtes que les centaines d’économistes et statisticiens de l’INSEE.

    Il n’y a en fait aucune contradiction. En calculant le PIB selon ces trois méthodes, on arrive effectivement au même résultat, à quelques ajustements près. Et c’est logique : le revenu n’est que la répartition du produit entre les intervenants et la consommation n’est que la manière d’utiliser le revenu. 



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