mardi 7 mai 2013 - par kaze

La crise actuelle, héritage des années 70

La crise actuelle qui frappe le monde semble insoluble. Crises économique, monétaire, sociale, environnementale, énergétique et politique se mêlent. Comment en est-on arrivés là ? Retour en arrière.

En 1945, l’Europe sort de la guerre totalement détruite. Avec la reconstruction, l’Europe connaît quasiment trente ans de croissance soutenue et de hausse du pouvoir d’achat, les « Trente Glorieuses ».

Les années 1970 marquent un tournant : la croissance ralentit, le chômage augmente ; le système socio-économique commence à être remis en cause. C’est la fin des « Trente Glorieuses ». Quels sont les événements marquants de cette décennie ?

Les Etats-Unis subissent leur pic pétrolier en 1971, annoncé de longue date par le géologue Hubbert ; à partir de ce moment-là, les Etats-Unis sont de plus en plus dépendants de leurs importations : en effet, leur croissance économique nécessite une consommation de pétrole toujours plus importante, et leur propre production décroit.

Des travaux scientifiques remarqués remettent également en cause la société occidentale basée sur la recherche de la croissance. En 1972, le rapport Meadows au Club de Rome étudie de façon systémique la civilisation occidentale, i.e. les relations entre population mondiale, croissance économique, consommation de ressources, quota alimentaire, etc. Il en ressort que la recherche de la croissance économique conduira inévitablement à la… décroissance au cours du XXIe siècle : décroissance du PIB par habitant (i.e. du pouvoir d’achat), puis du quota alimentaire par habitant et enfin de la population mondiale. Les raisons de l’effondrement sont soit la pénurie de ressources, au premier rang desquelles le pétrole, soit une trop grande pollution (par exemple le taux de CO2 dans l’atmosphère).

Les premières prises de conscience écologistes naissent également à cette époque : l’association Les Amis de la Terre est créée en France en 1970, Greenpeace naît en 1971, René Dumont est le premier candidat écologiste en France en 1974.

En écho au rapport Meadows, le premier choc pétrolier survient en 1973, autant en raison du pic pétrolier américain de 1971 que de l’embargo des pays arabes sur les exportations de pétrole à destination des pays soutenant Israël, en pleine guerre du Kippour.

En 1974 est créée l’AIE (Agence Internationale de l’Energie), chargée de coordonner les politiques énergétiques et de veiller à la sécurité des approvisionnements énergétiques (notamment le pétrole). A la fin de la décennie (1979), un deuxième choc pétrolier se produit en raison des instabilités au Moyen-Orient.

Au sortir de cette décennie marquée par les prémices des crises actuelles, peu de changements ont toutefois réellement eu lieu, le système basé sur la croissance perdure.

Les Etats cherchent tout de même à réduire leur consommation énergétique. En France se développe le programme nucléaire qui permet au pays de réduire sa dépendance aux énergies fossiles traditionnelles (gaz, pétrole). La croissance de la consommation de pétrole augmente moins vite.

En raison du ralentissement de la croissance du PIB, les Etats commencent à s’endetter pour financer les programmes sociaux. La dette de la France passe de 21% du PIB en 1979 à 90% en 2012.

Malgré les avertissements issus des chocs pétroliers, le problème du pic pétrolier reste largement nié, notamment suite au contre-choc pétrolier de 1986 (baisse des prix du pétrole), largement basé sur des augmentations fantaisistes des réserves des pays de l’OPEP.

On sait aujourd’hui que le pic de pétrole dit conventionnel (le pétrole le plus facile à extraire) a été passé en 2006, de façon inaperçue, faisant bondir le prix du baril de moins de 30 USD fin 2003 à 147 USD mi-2008, et qu’il a eu un impact majeur dans la crise dite des subprimes. Cette crise a principalement frappé les économies occidentales, les plus dépendantes de la rente énergétique des énergies fossiles.

A ne pas faire les réformes nécessaires à partir des années 1970 alors que plusieurs indicateurs montraient la vulnérabilité du système occidental à la disponibilité des ressources, et notamment du pétrole, la crise s’est empirée : l'Occident est au bord de la faillite, la Grèce et l'Espagne sont en décroissance depuis 2008, le pouvoir d'achat a baissé en France en 2012...



21 réactions


  • Abou Antoun Abou Antoun 7 mai 2013 12:23

    Bonjour l’auteur,
    Excellente synthèse. C’est bien.
    Dommage que l’homo politicus moyen parle toujours et encore de crise attendant comme le Messie le retour de l’impossible croissance. Pour notre malheur notre cher président, Normal 1°, est de cette espèce, c’est un homme du passé, il ne comprend rien à la situation actuelle. A sa décharge, aucun de ses adversaires y compris les hors-système (FN FdG), et ceux repeints en vert, ne semblait plus conscient de la situation, alors lui ou un autre ...
    Maintenant il n’y a plus qu’à boire jusqu’à la lie...


  • foufouille foufouille 7 mai 2013 12:35

    en 73, il s’est passe autre chose ..........


  • spartacus spartacus 7 mai 2013 13:33

    Assez de vrai dans l’analyse !


    La croissance en économie est faite de « révolutions ». 
    Les filatures et les métiers à tisser ont été en son temps une « révolution ». 
    Les hauts Fourneaux au début du siècle. 
    Les années après guerre a vu la révolution énergétique, avec un pétrole pas cher, qui a fait passer La population du cheval au moteur à combustion. C’est les « 30 glorieuses ».
    La fin du pétrole pas cher en 1973 a sonné la de la croissance à 2 chiffres, mais les gouvernants ont « emprunté » pour se faire ré-élire, et dépenser sur le compte des générations futures.

    • demosoluce 7 mai 2013 15:21

      Euh, dépenser quoi sur le compte des générations futures ? De l’argent ? mais c’est quoi l’argent ? C’est là où je ne comprends pas votre raisonnement Spartacus. Que chaque évolution ne se fasse pas tranquillement, c’est logique, il y a logiquement des freins venant de l’ancienne « époque » à dépasser. Mais vous semblez ne pas vouloir faire le bilan de notre époque, qui est au bout de sa route. Vous semblez reconnaître qu’il faut régulièrement passé à quelque chose d’autres mais dans tous vos commentaires, vous semblez vous refuser à remettre en cause le système actuel. Si vous pouviez expliquer, ce serait plus compréhensible.


    • demosoluce 7 mai 2013 15:28

      et pour finir, l’analyse est assez vraie uniquement dans le volet qu’elle étudie. Or, c’est une vue d’ensemble qu’il est utile d’avoir pour espérer réellement trouver des solutions. Il faut relier les fils entre eux. Pourquoi Bretton Woods, pour les pétro dollars, pourquoi la financiarisation à marche forcée de l’économie qui fait que votre « argent », dépensé sur le compte des générations futures, sert actuellement à une grande majorité aux marchés spéculatifs et non à l’économie réelle, pour des dérégulations de l’économie qu’on est passé à Too Big To Fail (ce qui est une hérésie surtout pour le libéralisme qu’est sensé soutenir les dérégulatoins) et maintenant au Too Big To Jail (cf HSBC et l’argent de la drogue, Barclays et les manipulations du Libor etc...).

      Se limiter à la croissance et à l’antienne : « on vit au dessus de nos moyens » devient illogique.


    • spartacus spartacus 7 mai 2013 16:59

      @demosoluce

      Dépenser sur le dos des générations futures, voici un exemple : la sécu :

      -La première génération ne paye pas sa retraite et sa santé, et finance sur la génération suivante.
      -La génération suivante, paye pour les premiers sortis, peu nombreux, et s’octroie des avantages en envoyant à la génération future, principalement les régimes spéciaux et les « bonifications », années gratuites pour ceux en monopoles et au pouvoir de nuisance. Des politiciens pour se faire élire offrent des départs plus tôt, et fait payer ses départs plus tôt sur la quatrième.
      -La quatrième génération, les jeunes sont moins riches, moins de renouvellement de génération, paye difficilement les factures sécu et emprunte en creusant un déficit, appelé « trou de la sécu », qu’elle sait irrémédiablement condamné. Cette génération travaille plus longtemps, cotise plus, et creuse quand même le déficit.
      -La dernière arrivé au maxi de la durée de travail, au maxi des cotisations, au refus des prets, fait faillite. 
      La retraite et la santé n’est plus assurée !
      Preuve que la gestion paritaire ou étatique ou socialisée est une connerie !


      Le système capitaliste est ultra simple, ultra saint, et c’est le seul connu qui permet la prospérité et l’émancipation. 
      Les autres ne prospèrent que dans la dénonciation de boucs émissaires, terreur, coercition et atteinte aux libertés individuelles. (Communisme, socialisme).

      Le problème Français est un problème de compréhension de l’économie de marché par les citoyens formés au capitalisme sous l’angle Marxiste. L’actionnaire est présenté comme paria. L’éducation nationale en est resté à Zola ou les Misérable quand elle informe de l’entreprise. Pas un livre d’économie ne met en avant une transformation de la société par l’entreprise. La pensée économique enseignée aux élites est le Keysianisme. 

      Nous sommes en crise de Keysianisme, tous les jours c’est présenté en crise du libéralisme, ce qui est une connerie !


      Pourquoi l’argent va plus aux marchés spéculatifs et non à l’économie réelle

      Les marché spéculatifs et l’économie réelle c’est vous ! 
      Vous préférez mette vos économies dans un livret A ou une assurance vie ou sur des actions de PME ou Peugeot ?
      Vous avez votre réponse !

    • demosoluce 7 mai 2013 19:29

      Mais non justement Spartacus, le capitalisme n’est pas ultra simple et encore moins sain. Et ce n’est pas une approche marxiste.

      Pas ultra simple car le capitalisme nécessite des règles très strictes pour être appliqué correctement (cf Walras, Ricardo...). Or les intérêts privés, quand ils ont le pouvoir de définir les règles, ne visent qu’à s’en affranchir. Notre problème, vous avez raison, n’est pas le capitalisme en soi, mais le système économico-politique (pseudo démocratie capitaliste) qui donne mécaniquement le pouvoir aux possédants par l’élection. Ces possédants ont alors tout loisir d’orienter les règles à leur avantage, annulant ainsi la libre concurrence réelle. Les dés sont alors pipés. Quand vous ajoutez à cela un autre pilier du capitaliste, cad la confiance au sytsème financier, qui fait défaut lui aussi, alors vous avez un capitalisme dévoyé. Si vous voulez vivre dans un vrai système capitaliste, alors vous devrez changer le système politique.

      Mais même en cela, le système capitaliste est une utopie : il vise le monopole de fait alors que le monopole est la fin du capitalisme. Le serpent qui se mord la queue. la seule solution serait de faire comme au monopoly, jouer le jeu du capitalisme en suivant strictement les règles jusqu’aux monopoles puis annulation de toutes les richesses privées, totale redistribution pour recommencer une partie.


    • demosoluce 7 mai 2013 19:32

      Tout investissement devient spéculatif. pour la simple raison que l’on peut acheter et vendre une action en 1 micro seconde. Là est le noeud du problème.


    • foufouille foufouille 7 mai 2013 21:51

      « Le système capitaliste est ultra simple, ultra saint, et c’est le seul connu qui permet la prospérité et l’émancipation. »

      les pauvres payent une assurance pour les riches
      simple


  • bakerstreet bakerstreet 7 mai 2013 14:41

    En 73, la loi Rostchild Pompidou empêcha l’état de se porter lui même crédit, comme ça se faisait jusqu’alors. La dette, insignifiante, basée donc à partir de ce moment sur les emprunts aux banques privées, nous amena où nous savons.
    Pourquoi ne parlez vous pas de ce tsumani, sur lequel toute la dynamique économique s’est formatée ?

    Inutile de faire le tour des modèles qui nous furent proposer, d’une année à l’autre, et qui ont montré leur limites : L’exemple britannique : Brader l’outil industriel, rompre avec la tradition sociale, revenir à l’angleterre de Dickens moins l’emploi.......
    L’exemple Grec : Soit disant un miracle qui s’ouvrit sur les jeux olympiques....
    L’exemple espagnol : L’immobilier à tout va et que crève la bulle.....

    La mondialisation sauvage a encore pourtant le vent en poupe. Il faudra que le radeau de la méduse sur lequel nous faisons en vain des signes aux supertankers chinois qui passent à l’horizon coule, pour que nous soyons enfin critique.
    Mais qui au fait a réveillé la chine, ce cyclope endormi au fond de la grotte ?

    Quels sont les industriels et les investisseurs qui sont s’en foutus plein les poches, en faisant faire dix fois moins chers des godasses aux chinois, que les ouvriers de Fougères et de Cholet ?

    Les chinois avaient tout de même des exigences : Ils voulaient les brevets.
    Ils ont pu ainsi rattraper en vingt ou trente ans ce qui auraient du leur couter un siècle.

    « Ils nous vendront la corde pour les pendre ! » avaient prédit Xioping

    Cette étrange défaite s’est en fait construite donc sur des vues mercantiles à très bas terme, et un aveuglement politique, sans compter le socle : Cette déperdition du sens de l’économie, machine folle, à l’image de ces ordinateurs déconnectés de la réalité, et qui ne produisent plus que du chiffre.


    • mac 8 mai 2013 09:56

      On peut parler de la loi de 73 mais mais elle n’est qu’une partie de l’affaiblissement du circuit de financement de l’état mis en place après la guerre et qui a été définitivement achevé avec le traité de Maastricht.

      La mondialisation à tout simplement permis la reconsitution d’une classe dirigeante dont certains de ses membres sont les héritiers directs des patrons de Zola pour qui les conditions de travail dans certains pays du tiers-monde ne les dérangent pas plus que leurs arrières-grands-parents n’étaient gênés de voir des gosses de 8 ans partir se bousiller la santé à la mine, le ventre vide tellement ils étaient mal payés.


  •  C BARRATIER C BARRATIER 7 mai 2013 15:26

    Ce ne fut ps un problème de pétrole, mais la victoire des revanchards et le retour de l’oppression :
    Voir en page des news :

    Libéralisme : Friedman, pensée unique

     http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=99



    • spartacus spartacus 7 mai 2013 17:19

      Quand on vous dit que les services publics ne sont plus public mais un univers de propagande Marxiste.


      Ce type est prof, vous l’imaginez capable intellectuellement d’enseigner l’économie de marché autrement qu’a charge ? Vous imaginez ces gens neutres ?

      Regardez les écrits de profs sur Agoravox, constatez que ces gens sont incapables de neutralité et sont tous de gauche !

      Une fonction publique totalement politisée et Marxiste ! C’est un vrai problème français !

      Des juges « politisés ». Le « mur des cons » pourrait être dans n’importe quel local de la fonction publique sans que cela n’offusque grand monde en France.

      Des gens qui défilent avec faucille et marteau malgré un constat de 100 millions de morts ! Dans l’indifférence et l’approbation. 

      Des syndicats qui politisent tout et qui font de la propagande communiste ou alter mondialiste au lieu de défendre les ayants droits !

      La France de gauche a phagocyté les services publics et tire le pays vers le bas !

    • mac 8 mai 2013 09:44

      @spartacus


      « Une fonction publique totalement politisée et Marxiste ! C’est un vrai problème français ! »

      Revoyez un peu votre logiciel Spatacus, il semblerait que rien que chez les profs, 30 % d’entre-eux aient voté pour Sarkozy en 2007 !

      Evidemment si vous appelez marxisme la moindre intervention des états pour donner un minimum de règles afin qu’une centaine de familles (dont carrément des mafias au sens premier du terme) à travers le monde ne prennent le contrôle d’une grande partie de l’économie et de la richesse mondiale, il y a beaucoup de marxistes sur cette planète.

      Moi ce que j’en dis...

      Mais il paraît, aux dires d’un certain nombre de commentateurs, que je perds mon temps à essayer d’argumenter avec quelqu’un comme vous...

      J’espère tout de même qu’on n’en est pas au stade de la phrase d’ Audiard qui disait, je crois : « il ne faut pas parler aux cons, ça les instruit »


    • Papat 8 mai 2013 09:46

      @Spartacus :
      L’URSS n’etait pas communiste.
      Et marxiste n’est pas une insulte.


  • kaze 7 mai 2013 16:02

    J’exprime un avis sur le rôle de l’énergie dans la crise. Je ne suis pas du tout expert pour ce qui est de la gestion de la monnaie, et notamment de la loi de 1973, donc je n’en ai pas parlé.

    Je sais très bien que je ne détiens pas la vérité absolue, et que chacun a des avis différents.

    J’accepte les commentaires, positifs ou négatifs, sauf quand ils attaquent directement la personne sans argument sur le fond.


    • mac 8 mai 2013 10:07

      Si la plupart des gens ne connaissent pas la loi de 73 ou plus généralement la façon dont se financent les états pas plus qu’ils ne connaissent les mécanismes de la création monétaire c’est tout simplement parce qu’on se garde bien d’en parler ou de les enseigner à la plupart de nos concitoyens.
      Par contre parler du « choc pétrolier » comme la cause principale des crises qui persistent finalement depuis le début des années 70, c’est ce qui est fait constamment dans les médias et même à l’école...


  • Rincevent Rincevent 7 mai 2013 20:36

    Le lien entre le pétrole et les subprimes est un peu tiré par les cheveux, non ? Pour moi, vendre des crédits immobiliers à des gens dont on sait très bien qu’ils ne pourront pas rembourser au moindre incident, même s’il ne dépend pas d’eux (baisse des valeurs immobilières) est une escroquerie que les banques auraient dû payer seules !

    Au lieu de ça, le Glass-Steagall Act ayant été aboli sous Clinton, les dites banques ont pu disséminer ce risque (énorme) en le titrisant, personne ne sachant vraiment ce qu’il achetait, y compris les autres banques… Tout ça n’a pas grand chose à voir avec le pétrole mais bien avec le blocage, voire la baisse, des salaires « remplacés » par le recours au crédit dans n’importe quelles conditions, les banques étant toujours gagnantes au final.

    « Ils nous vendront la corde pour les pendre ! »
    avaient prédit Xioping. Je crois que c’est plutôt Lénine mais il s’est trouvé que l’URSS n’avait plus d’argent à la fin pour l’acheter...


    • kaze 9 mai 2013 00:13

      Bonjour Rincevent,

      Merci pour votre remarque.

      Je suis d’accord que le lien n’est pas explicite dans mon article.

      Outre le fait que les Etats-Unis ont utilisé le levier de la dette privée au maximum (i.e. en prêtant à des ménages non solvables), le prix du pétrole a joué sur l’inflation des prix (très corrélés au prix du pétrole, notamment pour l’alimentation : http://ourfiniteworld.com/2011/02/25/wsj-financial-times-raise-issue-of-oil-prices-causing-recession/, figure 4) et sur les taux d’intérêts des emprunts immobiliers. Les ménages américains n’ont plus été en mesure de boucler les fins de mois. Ajouté à cela la titrisation de ces prêts notés AAA, et la crise des subprimes arrive.

      Cf. pour plus de détails l’intervention de l’économiste Jeff Rubin devant l’Association for the Study of Peak Oil : http://www.theoildrum.com/node/7095

      Cordialement.


  • kaze 9 mai 2013 00:21

    Pour illustrer l’article j’aime bien prendre l’exemple suivant. Comment augmenter le PIB du secteur de la pêche (autrement dit créer de la croissance économique) si :

     - il n’y a plus de poissons (i.e. plus de ressources naturelles - ressources qui sont surexploitées actuellement pour la plupart -),

     - il n’y a plus de carburant (i.e. plus de ressources énergétiques) ?

    Ce n’est pas possible. Dans le 2nd cas on voit que, même en remplaçant du carburant par des rameurs, on n’arrive pas à la même efficacité en termes économiques. Par exemple à 300 ou 500 € le kilo de poissons (si on paie les rameurs au SMIC en gros, je n’ai pas fait le calcul) on détruit de la demande !


  • maelys 6 novembre 2014 11:50

    Oui je suis totalement d’accord avec cette article smiley


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