https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
La culpabilisation des esprits, cette stratégie multiséculaire de l’Église catholique, mise en échec - AgoraVox le média citoyen
lundi 30 mars 2009 - par Paul Villach

La culpabilisation des esprits, cette stratégie multiséculaire de l’Église catholique, mise en échec

Ces dernières semaines, coup sur coup, l’IVG d’une fillette de 9 ans violée et l’usage du préservatif comme moyen de protection contre le Sida ont suscité de la part des plus hautes autorités ecclésiastiques des prises de position qui ont soulevé l’indignation dans une partie de l’opinion, en France en particulier.

L’archevêque de Recife avait justifié l’excommunication de la mère de la fillette et des médecins en expliquant que « l’avortement était plus grave que le viol  ». Le pape Benoît XVI, lui-même, au cours de son récent voyage en Afrique, a soutenu que le préservatif, loin d’être une solution contre le Sida, tendait à l’aggraver.

Le choc de deux morales incompatibles

Vendredi 27 mars 2009, l’évêque d’Orléans a renchéri sur France-Info. Il a prétendu que le latex des préservatifs était perméable au virus, en s’appuyant sur des études prétendument scientifiques qui auraient prouvé une fiabilité réduite à 97 % et même à seulement 87 % en Afrique. Les réactions vigoureuses qu’il a suscitées chez les spécialistes, l’ont obligé à se rétracter dans l’après-midi même : à sa plus grande confusion, il a déclaré prendre acte «  des déclarations des spécialistes qui attribuent ces échecs à d’autres causes » que la perméabilité du latex. Un évêque, comme tout le monde, doit tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler !

Ces incidents répétés illustrent le conflit inévitable entre la morale d’une société de la connaissance et celle d’une mythologie religieuse qui, tant que l’ignorance était la chose du monde la mieux partagée, régnait en maîtresse pour imposer ses dogmes. L’Église catholique a mis trois siècles et demi pour concéder que Galilée n’était pas seul coupable dans le procès qu’elle lui avait intenté, et qu’elle avait eu envers lui quelques torts : telle est la réhabilitation toute relative de Galilée, condamné le 22 juin 1633, que le pape Jean-Paul II n’a prononcée du bout des lèvres que le 31 octobre 1992.

On mesure le changement de société si on compare à cette lenteur dans la reconnaissance de ses erreurs la vitesse avec laquelle l’évêque d’Orléans a dû se rétracter en perdant la face, sous la pression des critiques virulentes des spécialistes scientifiques. Monseigneur a dû se dédire : selon les experts scientifiques, le latex correctement utilisé est imperméable et ne laisse pas passer le virus. La doctrine ecclésiastique ne peut rivaliser avec la recherche scientifique. Mais on imagine comme, dans les siècles passés, le réflexe de peur pouvait être facilement stimulé par l’autorité ecclésiastique pour parvenir à ses fins.

Une stratégie ecclésiastique multiséculaire : une sorte de marketing de la peur

Celle-ci voit donc aujourd’hui son champ d’intervention se rétrécir. Il lui reste tout de même un vaste domaine au-delà d’un horizon que la science ne pourra jamais franchir, faute d’observation et d’expérimentation. Existe-t-il une vie après la mort ? L’angoisse que peut engendrer cette question devrait suffire au bonheur d’ une religion et à son administration : le nombre de ceux que tourmente cette interrogation n’est pas près de diminuer. Mais, est-ce la nostalgie du passé ? L’appareil ecclésiastique n’entend pas se limiter à la gestion de ces tourments ; il persiste à vouloir exercer une emprise sur la vie des personnes en pratiquant ce qu’il sait faire depuis toujours, une sorte de marketing de la peur.

On ne comprend rien, en effet, à cette obsession ecclésiastique en matière d’avortement et de préservatif si on ne les replace pas dans la stratégie de manipulation des esprits qui lui a assuré pendant des siècles une autorité sans partage.

La culpabilisation de la sexualité

La pulsion sexuelle, plus que toute autre, pour son incessante réactivation et ses modalités diverses de satisfaction, est strictement réglementée par toute société en fonction des impératifs premiers de sa conservation. Tabou de l’inceste, hétérosexualité, homosexualité, endogamie, exogamie, relations intergénérationnelles font l’objet de réglementations précises, selon les usages ethniques et sociaux en vigueur, dont les transgressions sont réprimées.

Issue d’une société patriarcale méditerranéenne, la religion chrétienne en a inévitablement calqué la structure de domination masculine. Comme par hasard, une femme, Ève, est à l’initiative d’un péché originel qui a naufragé l’humanité, nécessitant son rachat par le sacrifice d’un fils de Dieu, Jésus, née d’une Vierge, elle-même fruit d’une « immaculée conception ». La femme, d’autre part, selon Saint Paul, doit être soumise à son mari, comme l’esclave à son maître. Il est vrai qu’en cas de patrimoine à transmettre, il ne doit y avoir aucun doute sur la filiation des héritiers. La relation sexuelle hors projet procréatif est, de toute façon, considérée comme un péché. Au 11ème siècle, les prêtres catholiques se voient interdits toute relation sexuelle avec les femmes et imposer le célibat : en ajoutant la chasteté aux devoirs de pauvreté et d’obéissance, la hiérarchie achève d’en faire des hommes liges. 

L’Église a compris très vite le parti qu’elle pouvait tirer d’une culpabilisation toujours renaissante de fidèles incapables de s’abstenir de leur « péché mignon ». Elle s’arrogeait sans doute le droit de pardonner, mais cette sollicitude n’était que le deuxième volet d’un dispositif de domination bien au point. 1- Dans un premier temps, un acte humain innocent est stigmatisé comme une faute grave, un péché, par l’institution ecclésiastique, pour que celui qui l’accomplit, doive connaître un réflexe de culpabilité ; 2- dans un second temps, l’institution ecclésiastique lui témoigne de la compréhension et lui pardonne selon certaines modalités, pour que le coupable lui témoigne en retour sa reconnaissance d’avoir recouvré une bonne conscience. Coupable ou reconnaissant, l’individu est ainsi vulnérable et soumis à l’institution qui lui porte secours, après avoir elle-même organisé sa détresse. 
 
Une stratégie anéantie par la révolution des sciences de la vie

La révolution de la maternité et de la paternité volontaires, née de la compréhension des mécanismes de la procréation au XX ème siècle, bouleversent cette stratégie ancestrale de manipulation des esprits. La femme n’est plus asservie par sa physiologie à sa fonction procréatrice ; elle devient l’égale de l’homme en droit ; les parents peuvent choisir le moment de donner la vie en toute connaissance de cause : divers moyens de contraception sont désormais efficaces ; dans certains cas de contraception impossible comme un viol, une IVG est une solution raisonnable à une grossesse tragique en toute sécurité médicale. Plaisir sexuel et procréation sont désormais dissociés. Finie la crainte de procréer involontairement pourvu qu’on prenne la peine de s’informer !

On comprend dès lors - juste retour des choses ! - la crispation panique de l’appareil ecclésiastique qui voit en masse échapper à son emprise toutes ces personnes qui n’ont plus aucune raison d’éprouver le moindre sentiment de culpabilité dans leurs relations sexuelles. Une grossesse indésirée n’est plus la punition divine d’une jouissance coupable. C’est justement ce que l’appareil ecclésiastique entend empêcher ! Les papes ont donc fait de l’interdiction de la contraception et de l’avortement leur cheval de bataille obsessionnel : dès 1968, au moment de l’apparition de la pillule contraceptive, Paul VI s’empresse de condamner toute contraception artificielle dans son encyclique « Humanae vitae  » ; or on sait quelle entière insécurité entretient cette fameuse contraception dite « naturelle ». De même, l’avortement est régulièrement dénoncé comme un abominable crime, même lorsqu’une fillette de 9 ans a été victime d’un viol.

La défense de la vie qui n’appartient pas à l’homme mais à Dieu, est brandie comme prétexte. On y croirait davantage s’il était écrit noir sur blanc aujourd’hui dans le Catéchisme officiel de l’Église catholique qu’elle est formellement opposée à la peine de mort. Là encore, le leurre du sous-malentendu, dont elle est coutumière, permet de donner satisfaction à tout le monde comme dans les interventions des évêques au sujet de la fillette brésilienne : il n’y a que l’interdiction de l’avortement à avoir été rappelée clairement et sans sous-malentendu ; les pleurnicheries miséricordieuses des prélats sur la fillette n’explicitent pas un instant le seul moyen unique de lui porter secours qu’est l’IVG.

Et voici que, depuis les années 80, le Sida est venu un peu plus chambouler cette stratégie multiséculaire de domination des esprits par la culpabilisation sexuelle, dès lors que les recherches scientifiques ont conclu à la nécessité d’user de préservatifs pour se protéger du virus. Cette fois, l’appareil ecclésiastique est confronté à un obstacle insurmontable : ce préservatif condamné parce qu’il empêche de donner la vie, peut-il l’être quand son omission donne la mort ? Et celui qui l’interdit, ne se rend-il pas coupable d’une complicité d’assassinat ? Échec et mat, Sa Sainteté !


On se souvient d’un féroce jeu de mot du Canard Enchaîné en 1968, en réponse à la condamnation par Paul VI de la contraception « non naturelle » : « Le pape n’a rien compris au préservatif : la preuve ? Il le met à l’index ». N’avait-il pas, au contraire, trop bien compris quelle menace pesait sur la stratégie de manipulation des esprits pratiquée par l’Église depuis des siècles. Elle était efficace dans une société de l’ignorance où le savoir limité disponible était entre les mains d’un petit nombre, dont faisaient partie les clercs. Elle se fondait sur le sentiment de culpabilité et la peur de devoir payer le prix de ses fautes dans un enfer que représentaient à l’envi comme effroyable d’admirables mosaïques, peintures ou sculptures sur les murs des églises. Dans sa fable extraordinaire, « Le nom de la rose », portée magnifiquement à l’écran par Jean-Jacques Annaud en 1986, Umberto Eco fait avouer cette stratégie à l’abominable moine aveugle, Jorge, qui a mené son monastère à la ruine  : «  Le rire libère le vilain de la peur du diable, s’écrie-t-il (…). Mais la loi s’impose à travers la peur dont le vrai nom est crainte de Dieu  ».
Seulement, ce qui était possible dans la société de l’ignorance, ne l’est plus dans la société de la connaissance. Une religion n’en est pas pour autant exclue, mais à condition de changer radicalement de méthodes et de ne pas prendre ses contemporains pour des imbéciles. Alors, dans le respect de la laïcité, rien ne s’oppose à ce que « celui qui croit au ciel « et « celui qui n’y croit pas » oeuvrent ensemble pour qu’au moins sur terre la vie ne soit pas un enfer. Paul Villach



 



144 réactions


  • Lairderien 30 mars 2009 19:29

    Très bon démontage de la mécanique utilisée par la religion pour assurer son emprise sur le peuple.

    Le regain d’intégrisme actuel est à mon avis la meilleure preuve de la perte d’influence de l’ensemble des religions, qui se crispent en comprenant que le peuple devient de moins en moins crédule !!!

    Et excellente intervention de Doctory qui vient parfaitement completer cet article.

    En plus tous les intégristes et autres culs serrés candidats à la vie éternelle, mais près à sacrifier pour cela le bonheur de milliards de gens ici et maintenant, sortent du bois en utilisant les arguments les plus éculés, utilisés précisément par ceux que dénoncent l’auteur et Doctory.


  • del Toro del Toro 30 mars 2009 22:12

    Contesté en Italie et très largement négligé par une Espagne qui n’est plus sous la botte du nacionalcatolicismo, le Pape expérimente les affres du "stade religieux" selon Kierkegaard.

    C’est que l’Europe de l’Ouest n’est plus tout à fait ce qu’en voudrait faire le Vatican. Restent l’Afrique et l’Amérique du Sud. Et les conséquences du raidissement doctrinal se font sentir depuis longtemps.

    La teología de la liberacíon peut se faire vertement admonester alors que l’Opus Dei chuchote sa rumeur d’un monde étriqué pour une curie en mal de restauration.

    Ce pape ruine à lui seul les fruits de décennies d’oecuménisme et d’acquis post-conciliaires.

    C’est d’autant plus triste que de nombreux théologiens de qualité se trouvent en franche opposition avec l’orientation générale et actuelle de l’Eglise.

    Je le dis avec la conviction que Vatican II peut servir de modèle aux autres religions et que le travail de réforme (excusez le mot) demande à être poursuivi.



  • moebius 30 mars 2009 22:31

    stratégie de la peur, culpabilisation ? Tres honnetement je pense que la plupart des catholiques culpabilisent peu et se fichent complétement de" la stratégie marketing de l’Eglise" qui joue sur la peur multiséculaire du diable, de l’enfer. Les catholiques sont des gens comme les autres, un peu plus malin mais sans plus ; ; Vous les prenez pour des cons ou des tarés ruraux moyennnageux @ l’auteur., et ça doit vous arranger quelque part. Mais disons..disons que cette peur "c’est un comme un mode d’expression, une convention peut etre...mais bon ! la culpabilité n’a pas vraiment bessoin des services du prétre ou de la religion. Vous confondez la cause et l’effet. Si un assasin (je prend un cas vraiment trés extréme dans le but louable d’édifier les foules incultes) donc si cette horrible assassin éprouve un tel sentiment de culpabilité ala suite de son crime, ce sentiment, a mon sens ne peut étre le produit d’une statégie concerté du bureau de management d’une église. Effectivement... douloureusement en tout cas, l’assasin qui épprouve un tel tourment va d’une certaine maniére, conventionellement pour le catho moyennageux, bruler éternellement dans les feux d’un ’enfer... qui doit peu à la convention. Ce sentiment , à mon trés humble sens chrétien n’est pas le simple produit d’une éducation religieuse méchante, contraignante et liberticite qui nous veut du mal et veux pas qu’on consomme tout ce qui est nous est offert dans la liberté, beurk ! on a qu’un vie aprés tout, prout !. Mettre ça sur une décision concerté et statégique de prétres sadiques ne pourrait que nous conduire au délire interprétative de la paranoia dans l’enfer est tout entier pavé et vous enfermer dans une "’éternité" de flamme et d’horreur insoutenable qui vous maintiendrez aux frontiére de l’humain dans une monstruosité galopante a base de camisole de force de douche froide,d’électro choc, de psychotropes


  • Alexeï 30 mars 2009 22:39

    La stratégie de culpabilisation fonctionne à plein, qu’il s’agisse des religions révélées ou des totalitarismes.

    J’ai toujours cherché à comprendre ce qui avait pu pousser les accusés des procès de Moscou à reconnaître « spontanément » les crimes les plus fous. Jusqu’au jour où j’ai compris que le Staline monstrueux avait été fabriqué au séminaire de Tiflis (Tbilissi aujourd’hui). La religion le fascinait bien qu’il ait toujpojours fait preuve (officiellement) d’athéisme. Dans ses discours, il reproduisait le rythme des litanies entendues durant son enfance. En quoi les réunions du parti différaient-elles de réunions d’ecclésiastiques ?

    N’oublions pas non plus que les pires criminels de la Révolution frnçaise avaient également fréquenté le séminaire : Robespierre, Desmoulins, Fouché, ... La révolution qui a vite oublié les leçons de Voltaire et proclamé des suspects qui n’étaient pas vertueux.


  • Alexeï 30 mars 2009 22:41

    @ l’auteur.

    D’où provient la photo que vous avez choisi pour illustrer votre article ?


    • Paul Villach Paul Villach 31 mars 2009 10:18

      @ Alexeï

      Mais c’est une des plus belles sculptures que je connaisse représentant la scène du péché originel, infiniment plus vivante que celle qui est à l’angle du Palais des Doges du côté de la Piazzetta, à Venise : le serpent féminin est ravissant ! Comment ne pas succomber à la tentation ? Elle orne le trumeau du portail gauche de Notre Dame de Paris, quand on est face à la cathédrale. Elle vaut à elle seule qu’on se précipite à Notre Dame de Paris, même si il y a bien d’autres merveilles à y découvrir. Paul Villach


  • moebius 30 mars 2009 22:41

     ce pape ne ruine aucune décennie, tout les catho du monde s’en foute du pape 


  • moebius 30 mars 2009 22:45

     ça tente plus que ça ne culpabilise ou ça ne tente pas sans culpabiliser...ou l’inverse.. c’était laborieux Ouf ! démerdez vous


    • del Toro del Toro 30 mars 2009 23:38

      @ Léon,
      Dans beaucoup de pays de l’UE, l’Eglise est encore un parti comme les autres et parfois très influents. Les femmes en patissent, les homosexuel(le)s, les écrivains dissidents ainsi que les quelques libres penseurs qui nous restent.

      Vous vous inquiétez bien pour la laïcité face à l’islam politique, non ? L’Eglise vaut bien une messe aussi smiley


    • del Toro del Toro 31 mars 2009 00:24

      Il faut dire que la France ne risque rien de ce côté-là.

      Même en "modernisant" et en allongeant la liste des "péchés", l’effet est nul sur les pays dont la tradition de laïcité est forte ... bien qu’elle soit toujours à réaffirmer : on ne sait jamais qu’un chanoine en Rolex se mette à nous casser les Castagneto Po.


    • ZEN ZEN 31 mars 2009 08:56

      @ Léon
      Je crois que tu sous-estimes l’emprise que la religion a encore sur les esprits dans nos campagnes , certes largement déchristianisés, mais encore mentalement trés accrochés aux valeurs inculquées dans l’enfance, qu’on n’évacue pas si facilement.
      Malgré des pratiques religieuses nulles ou purement formelles, une disparition massive de la pratique sacramentelle, surtout la confession, il reste un fond vaguement christianisant, des "réflexes" trés judéo-chrétiens, même si l’Eglise est de moins en moins écoutée


    • Paul Villach Paul Villach 31 mars 2009 10:50

      @ Zen

      Entèrement d’accord avec vous. 
      J’aime assez, de la part de Léon, cette façon de balancer par-dessus bord une démonstration qui l’embarrasse. Qu’il me montre que les arguments que j’avance, ne tiennent pas la route !
      Sous prétexte qu’il n’est pas de cette religion, il prétend fermer les yeux, tête dans le sable comme les autruches.

      Il ne doit pas connaître l’Histoire. Une religion comme le Christianisme ou l’Islam ont une vocation à l’universalité et n’y renonceront jamais : commment ces religions pourraient-elles priver le reste de l’humanité d’une chance de salut sans renoncer à être elles-mêmes ?
      Il est donc de la première importance de voir comment fonctionnent ces religions et quelles stratégies elles mettent en oeuvre. M. Léon peut bien ne pas vouloir s’en préoccuper, un jour peut venir où ce sont ces religions qui se préoccuperont de lui. Cela s’est vu dans le passé.

      J’admets volontiers la coexistence avec des citoyens qui appartiennent à une religion. Cela découle du pluralisme des opinions et des croyances dans une démocratie. Mais je suis attaché à une laïcité qui contienne ces croyances dans le domaine privé et leur interdise de rêver à un magistère en association avec l’État comme autrefois.
      On a déjà donné à ce sujet. Il n’est pas question d’y regoûter. M. Léon est assez inconséquent pour s’en désintéresser. 

      De même, voyez cette extrémisme maximaliste dont il fait preuve pour tenter de discréditer la critique de la stratégie de culpabilisation de l’Église catholique. Sous prétexte que les lubies tragiques de l’Église catholique en matière de sexualité sont rejetées, il impute à son contradicteur une anomie congénitale. 
      C’est un ressort propre aux intégristes ; or Léon se dit non-religieux. C’est curieux !
      Est-ce parce que l’on estime que l’IVG est une solution raisonnable en cas de grossesse tragique comme celle de l’enfant violée, que l’on fait l’apologie du viol ou même qu’on érige l’IVG en moyen contraceptif ordinaire ? L’IVG, chacun devrait le savoir, n’est qu’une solution de dernier secours en cas d’échec de la contraception, car l’acte chirurgical, même en toute sécurité médicale, n’est jamais anodin.
      Est-ce parce qu’on se rend à l’évidence, avec les scientifiques, que le préservatif est une précaution indispensable, qu’on fait implicitement l’apologie du "vagabondage sexuel" ? Voyez les fantasmes de pédophilie et de zoophilie faire surface. C’est proprement ahurissant !
      Cette malhonnêteté intellectuelle est caractéristique d’une complexion intégriste. Ainsi l’intégrisme n’épargne-t-il aucune famile de pensée. Paul Villach


    • Paul Villach Paul Villach 31 mars 2009 11:19

      @ Piffard, l’intégriste

      Cette fois, après Tartuffe, c’est le Grand Inquisiteur qui fulmine ! Je crois entendre Bernardo Guy dans "Le nom de la rose" !
      Il suffit d’écouter Piffard pour sentir comme notre laïcité est un bien précieux à défendre comme la prunelle de nos yeux. Paul Villach


    • Paul Villach Paul Villach 31 mars 2009 12:18

      @ Piffard, l’intégriste

      Comme s’il était possible de discuter avec un inégriste ! Vous n’avez pas avancé l’ombre d’un argument contre ceux que j’ai développés pour montrer la stratégie multiséculaire de manipulation des esprits dont use l’Église catholique et qui explique cette obsession sur les questions sexuelles.

      Vous passez votre temps à faire diversion par des attaques personnelles. Mais sur le plan argumentation, le vide sidéral ! N’en doutez pas, toutefois, "le silence de vos espaces infinis m’enchante". Paul Villach


    • ZEN ZEN 31 mars 2009 13:09

      "la très grande pertinence scientifique des Evangiles"

      ça alors, l’Evangile comme source de pensée"scientifique"..On aura tout entendu !

      Que dirait Pascal, pour qui le foi était un "scandale" ?
      Avez-vous fait un peu d’herméneutique, cher fondamentaliste ?


    • Paul Villach Paul Villach 31 mars 2009 16:37

      @ Zen

      C’est la foi que professe Piffard qui est un scandale et le comportement injurieux qu’il adopte face à des personnes qui ne pensent pas comme lui, encore plus. Et ça veut donner envie d’être chrétien ! Mais on s’enfuit à toutes jambes à la vue de pareils individus. 

      Heureusement qu’il existe d’autres chrétiens avec lesquels on se sent très proches.

      Le scandale est d’entendre en 2009 que "l’avortement est plus grave que le viol" avec tout le projet de société que cette allégation comporte, ou que "le préservatif aggrave le Sida" (Benoït XIII étroit = 16) , ou que "ce n’est pas tout d’avoir une robe, il faut avoir une tête" (lLe cardinal Vingt étroit, 23). Ils veulent nous refiare le coup de Galilée ou de Giodano Bruno !

      Le scandale est cette stratégie de manipulation des esprits par la culpabilisation sexuelle injustifiée ! Qu’ils commencent par nettoyer leur Bible de toutes ses horreurs. On n’a vraiment pas envie de voir ces gens revenir régenter la société : le retour aux cavernes n’est pas un idéal ! Paul Villach


    • Paul Villach Paul Villach 31 mars 2009 17:01

      @ Léon

      Apprenez à lire ! Paul Villach


    • ZEN ZEN 31 mars 2009 18:44

      @ Piffart

      Popper n’a rien à voir avec l’herméneutique biblique, qui commence avec Spinoza, qui montre l’importance de l’étude critique des textes et des sources, se poursuit au 19° avec Schleimermacher, au 20° avec Bultman et toute l’école protestante, dont s’inspire le regretté Paul Ricoeur .
      De ce point de vue, l’Evangile n’est pas une science, mais un condensé de témoignages et de témoignages de témoignages, dont la finalité était surtout cultuelle et symbolique , qui rend problématique la nature meme du message d’un certain Jésus, s’il a existé tel que les textes le prétendent
      Vous etes enfermé dans une approche anhistorique du message biblique, ce qui s’apparente beaucoup à la lecture des fondamentalistes us ou musulmans..


    • Bois-Guisbert 31 mars 2009 20:41

      Et ça veut donner envie d’être chrétien !

      Vous vous trompez du tout au tout, Villach. Ce qui donnerait envie d’être chrétien, c’est ce couple, heureux, épanoui visiblement, dont je voyais les photos, entouré de ses dix enfants - qu’il n’a pas achetés à Ouagadougou, Bombay ou Fusagasuga -, et qui s’en souhaite un onzième...


    • Paul Villach Paul Villach 1er avril 2009 11:02

      @ Bois-Guibert

      Vous vous trompez aussi ! 10 enfants ? Ce n’est pas assez ! J’en veux au moins 15 comme Marie Thérèse d’Autriche, sinon rien ! Paul Villach


    • Paul Villach Paul Villach 1er avril 2009 13:17

      @ Zen

      Piffard livre une pure logorrhée d’intégriste où les mots n’ont plus de sens ! Puisque le texte sacré ne peut être contesté, on peut lui faire subir tous les modelages qu’on veut pour lui donner une allure présentable selon les époques. Qui peut se laisser tromper à ces tours de passe-passe ?

      On reconnaît le moine Jorge du "Nom de la Rose" qui dénie tout progrès dans la connaissance, et ne tolère qu’une "continue et sublime récapitulation" !

      Que des individus en soient là en 2009, montre bien que "rien n’est jamais acquis à l’homme, ni sa force..."
      Ces furieux, au pouvoir, ramèneraient l’humanité à l’âge des cavernes !

      Le refrain sur le Saint Paul est particulièrement comique : on assiste à un exercice de contorsionnisme verbal qui conduit à sommer de croire que l’esclave n’est plus l’esclave, la femme n’est plus soumise. Le Grand inquisiteur dans son énurésie...
      La confusion intellectuelle est totale. À ce jeu, c’est pile je gagne, face tu perds !

      Et pourtant, que l’on sache, ce n’est pas l’Église catholique qui a porté l’abolition de l’esclavage... en 1794 puis en 1848. Ce n’est pas elle non plus qui a porté l’émancipation des femmes, pas plus que la démocratie qu’elle a combattue au 19ème siècle. il n’est que de voir son sinistre fonctionnement oligarchique.
      C’est bien simple, chaque fois qu’il y a eu un choix à faire, l’appareil ecclésiastique a toujours choisi l’ignorance et l’asservissement des hommes ! Je dis bien l’appareil, que je ne confonds pas avec de grandes figures chrétiennes, le plus souvent combattues, ostracisées par l’appareil. Mais des années plus tard, cet appareil sans scrupule n’a jamais hésité à brandir sans vergogne ces hautes figures pour tenter de camoufler ses turpitudes passées !

      Quel modèle ! Il n’y a qu’un néophyte à la Piffard pour être capable de sortir pareilles fadaises.

      Quant à l’histoire des relations du Christ avec des femmes décriées, c’est l’exacte application de la stratégie que je dénonce : 1- j’organise ta détresse par mes lubies ; 2- je viens à ton secours, je te pardonne et j’attends ta reconnaissance ! Mais de quoi je me mêle !

      Dieu merci ! Ceci est derrière nous, mais pourrait bien revenir si nous n’y prenons pas garde ! Rien n’est jamais acquis !
      S’il y a une chose de sûre qui ressort de cette discussion autour de mon article, c’est qu’aucune entente n’est possible avec un intégriste. L’intégriste, voilà l’ennemi ! Ce qui est humain lui étranger ! Paul Villach



  • epicure de samos 30 mars 2009 23:52

    Qui pourrait expliquer à Benoit XVI que le préservatif ne se met pas à l’index mais sur le sexe ?


  • sisyphe sisyphe 31 mars 2009 07:10

    Allez... une pièce intéressante au dossier...

    Regardez bien jusqu’au bout (c’est pas long ; juste une page de bd éducative) ; il ne s’agit pas du sida...
     smiley

    (cliquer sur l’image pour la voir en grand)..


  • frédéric lyon 31 mars 2009 09:10

    Très bon article qui enfonce très bien les portes grandes ouvertes.

    On ne pouvait pas attendre moins de la part de l’un des auteurs les plus infatiguables du Ouèb, qui nous pond presque chaque jour des centaines de milliers de lignes sur des sujets aussi importants que la morale sexuelle de l’Eglise Catholique, dont il est peu de dire que tout le monde se moque et qu’elle n’empêche personne de dormir, en commencant par les Catholiques.

    Mais ce qui va sans dire, va encore mieux en le disant ,et encore cent fois mieux en l’écrivant et c’est tout à l’honneur de notre vaillant auteur de faire de la lutte contre les moulins à vents son fond de commerce journalistique.

    A quand un article sur le mariage des prêtres et des homosexuels ?

    Puisque je ferait remarquer à notre journaliste, que ce sont les seules catégories de pingouins qui tiennent aujourd’hui à se marier, tous les autres ayant déjà donné.

    Celà lui donnerait donc l’occasion de quelques remarques intelligentes et bien senties, dont il semble avoir le secret.


  • Le péripate Le péripate 31 mars 2009 12:17

     J’ai peu de chose à ajouter aux quelques excellents commentaires de Leon, Piffard et Forest. Sinon que deux choses : pour paraître intelligent, rien de tel que de cultiver l’anticatholicisme et l’antilibéralisme (curieusement un des points communs entre Hitler et Staline, mais je dis ça juste comme ça) ; je ne connais pas de plus grande culpabilisation que dans la mouvance gauchiste et écologiste. Chacun y est en effet coupable de la pauvreté, chacun y est en effet coupable de son "empreinte écologique". 

    S’il y a quelque chose à garder de ce pamphlet anti-chrétien, c’est ce qui concerne ces attitudes post-chrétiennes, ces néochristianismes vulgaires et dévoyés.


    • ZEN ZEN 31 mars 2009 13:12

      Et ta foi dans le marché providentiel , qu’ en fais-tu Péripatou,croyant en la main invisible (théologie masquée) ?


    • Le péripate Le péripate 1er avril 2009 10:58

       Et que dire de ta foi en l’’Etat providentiel, dispensateur de biens et de rentes ? Ca, c’est une religion, car elle fait des promesses, elle possède sa propre eschatologie. Rien de tel dans le libéralisme, cher camarade.


  • Marsupilami Marsupilami 31 mars 2009 17:27

     Le fil de discussion est plus intéressant que l’article lui-même, en particulier les interventions de Forest Ent et de Léon, auxquelles je souscris et n’ai rien à ajouter, sinon qu’il faudrait être de très mauvaise foi (ouaf !) pour ne pas reconnaître que la morale laïque, voire athée que certains défendent ici est largement tributaire du message évangélique dans sa version sécularisée.

    @ Paul

    Toutes les religions comportant une nécessaire dimension "culpabilisante", pourquoi n’avoir pas fait un article plus global à propos de ce phénomène et de son caractère apparemment nécessaire puisqu’universel ? Tirer exclusivement sur l’ambulance catholique, c’est un peu trop facile. C’est ta faute, c’est ta faute, c’est ta très grande faute !


    • Paul Villach Paul Villach 31 mars 2009 17:38

      @ Marsupilami

      Je suis étonné de ta réaction. Pourquoi n’avoir pas traité de toutes les religions ? Mais c’est l’actualité avec ces incidents répétés qui imposait de s’interroger sur cette obsession ecclésiastique.
      Cette thèse de la culpabilisation de la sexualité n’est pas nouvelle. Certains ont même parlé de "La névrose chrétienne". Je me suis abstenu sur le chapitre. En revanche, la stratégie de culpabilisation est une variante du marketing de la peur : je te fais peur et je t’apporte ma protection.
      En tout cas, il faut croire que j’ai mis dans le mille, vu l’aporie où se sont trouvés des intégristes bon teint, préférant les attaques personnelles. Paul Villach


    • Marsupilami Marsupilami 31 mars 2009 18:24

      @ Paul

      Pas d’accord. L’actualité est aussi riche, sinon plus, de culpabilisations islamiques dont les conséquences sont nettement plus désastreuses, vu qu’elles ont beaucoup plus d’effets concrets que les âneries qui sortent du Vatican. Et les évangéliques étatsuniens ne sont pas mal non plus dans le genre ravagé du bulbe.

      Et ni Piffard ni Forest Ent ne sont des "intégristes" catholiques comme tu les qualifies à tort et d’une façon quasi injurieuse. Plutôt de sincères croyants dans leur religion qui essaient de transmettre leur point de vue, ce qu’ils font d’une manière plutôt intelligente et nuancée et ce dont ils ont le droit, même si comme tu le sais ce n’est pas du tout ma tasse de thé (la cathocratie m’a à tout jamais rendu agnostique).

      J’ai eu la foi, et je l’ai perdue. J’ai étudié la théologie et désormais je m’en fous complètement. Du temps où j’avais la foi catho et où j’étais assez bon dans les disputes théologiques, je n’ai jamais été un "intégriste". Ce que je ne supporte pas dans ton attitude, c’est ton intolérance vis-à-vis de ceux qui n’ont pas le même point de vue que toi, même si comme toi je ne supporte pas la culpabilisation quasi systématique à laquelle nous contraignent toutes les religions, pas seulement la catholique - y compris le bouddhisme qui voudrait bien faire croire qu’il n’en n’est rien en ce qui le concerne - et je sais de quoi je parle.

      Ceci dit, à bas la calotte, vive la capote !



    • Paul Villach Paul Villach 31 mars 2009 19:51

      @ Marsupilami

      Désolé de ne pas partager ton point de vue.
       Quant à Piffard, plus intégriste, tu meurs ! Pas un argument à opposer à ceux que j’ai avancés.
       Tu as dû manquer quelques séquences du film depuis ses vers de mirliton à propos d’un article précédent. Quant à "Diafoirrus" qui vient à la bouche de cet aimable chrétien, c’est un compliment pour toi ?

      Je n’ai fait que répondre à des attaques personnelles de l’individu dont tu aurais tout à craindre s’il avait une once de pouvoir. Puissions-nous n’avoir jamais à affronter pour de bon pareille engeance !!! Paul Villach


  • Le péripate Le péripate 1er avril 2009 12:09

     Aujourd’hui, à sa descente d’avion, le pape a déclaré, je cite : "Aujourd’hui, il fait beau".

    Aussitôt, sur toute la blogosphère avoxienne, des réactions indignées ont fusées.

    Cabanel a déclaré : "Alors que le réchauffement climatique nous menace, le pape s’en réjouit, alors que des millions d’être humains vont souffrir de la chaleur !"

    Morice , abandonnant un instant les sous-marins nucléaires :" Le pape ment, j’étais à Pechawar aujourd’hui avec mes amis talibans, et il pleuvait à verse".

    Villach, dans un article enflammé :" Le pape nous menace. Ce soleil qui darde ses rayons meurtriers sur nos peaux fragiles est la métonymie de la répression sexuelle, et de l’interdiction par l’Eglise du port du parapluie !"

    Léon, sorti de sa caverne ou il réfléchit à l’âge d’or de l’humanité : " C’est n’importe quoi ! Ce soleil qui permet à tous de s’habiller comme on a envie est une métaphore du libéralisme mortifère ! "

    Zen, doctement, a déclaré : " Le soleil ruine nos fabricants de chandelle "

    Et Piffard a essayé, en vain, de disculper le pape : "Il s’est exprimé un peu maladroitement, et il y avait quand même un petit nuage dans le ciel. "

    Dépêche AFP 12h06


    • ZEN ZEN 1er avril 2009 12:20

      Pas mal Péripate,

      Mais tu noies le poisson


    • Le péripate Le péripate 1er avril 2009 12:36

       Merci.... smiley
      J’ai oublié la déclaration du Péripate, arrivé en retard parce qu’il avait fait confiance dans la main invisible pour le transporter, et qui, du coup, n’a rien dit.


    • Le péripate Le péripate 1er avril 2009 14:57

       Ce n’est qu’une blague. Bien adaptée aux circonstances, tout de même. Histoire de détendre l’atmosphère.

      Et puis, j’ai pas grand chose à dire là dessus, sinon que je demande de quoi se mêle tous ces laïcards. Ils feraient mieux de pratiquer un minimum d’autocritique.


  • Céphale Céphale 3 avril 2009 17:10

    @Paul Villach

    Je profite de ce fil pour vous signaler un ancien chant de la liturgie catholique : les "Impropères du vendredi saint". Il est toujours chanté à la messe du vendredi saint, et c’est un scandale. Jugez vous-même.

    Pendant quarante ans j’ai été ton conducteur dans le désert, je t’ai nourri de la manne, je t’ai introduit dans une terre excellente, et tu as préparé une croix à ton sauveur.

    Je t’ai planté comme la plus belle de mes vignes, et tu n’as eu pour moi que de l’amertume. Tu m’as donné du vinaigre à boire et tu as percé d’une lance le côté de ton sauveur.

    Par amour pour toi, j’ai frappé l’Egypte dans ses premiers nés, et tu m’as livré et flagellé.

    Je t’ai tiré de l’Egypte et j’ai submergé Pharaon dans la Mer Rouge, et tu m’as livré aux princes des prêtres.

    Je t’ai ouvert un passage dans la mer, et tu m’as ouvert le côté avec une lance.

    J’ai marché devant toi dans une colonne de nuée, et tu m’as mené au prétoire de Pilate.

    Je t’ai nourri de la manne dans le désert, et tu m’as frappé de soufflets et de fouets.

    Je t’ai abreuvé de l’eau salutaire du rocher, et tu m’as abreuvé de fiel et de vinaigre.

    Pour toi, j’ai exterminé les rois de Canaan, et tu m’as frappé la tête avec un roseau.

    Je t’ai donné le sceptre de la royauté, et tu as mis sur ma tête une couronne d’épines.

    Je t’ai exalté avec une grande puissance, et tu m’as attaché au gibet de la croix.


    Ce chant, outre son aspect morbide et culpabilisant destiné à impressionner les foules, traduit l’hostilité de l’Eglise catholique envers les Juifs dès les premiers siècles. Il n’a pas été aboli par le concile Vatican II.



    • Paul Villach Paul Villach 3 avril 2009 18:14

      @ Céphale

      Je partage votre point de vue.

      La culpabilisation infondée des esprits est bien l’un des volets de la stratégie ecclésisatique, le second étant le pardon pour obtenir en échange une reconnaissance et une soumission.

      Un autre aspect de cette stratégie est ce discours fondé sur ce que j’ai appelé le sous-malentendu, qui est le sous-entendu d’une ambiguïté volontaire, de sorte que chacun peut entendre ce qu’il veut.
      Dans l’affaire de la fillette brésilienne,
      1- les prélats n’ont été clairs que sur une chose : l’interdiction de l’IVG, qu’ils n’ont pas cessé de rappeler.
      2- Dans un deuxième temps, ils se sont répandus en parole apitoyées sans préciser ce qui était la seule solution pour venir en aide à cette fillette, l’IGV.

      Voyez aussi le cathéchisme officiel de l’Église catholique sur la peine de mort : on n’y trouve pas de condamnation ferme et claire de la peine de mort !
      C’est proprement insupportable, cette hypocrisie ! Mais c’est ainsi que la machine a pu fonctionner depuis tant de siècles. Paul Villach


    • Céphale Céphale 4 avril 2009 20:00

      Ce chant liturgique illustre bien le « sous-malentendu » dont vous parlez, car les paroles imitent à s’y méprendre le style des prophètes (Isaïe en particulier), le but étant de faire croire aux fidèles que c’est un texte biblique, un texte sacré. En réalité c’est un texte apocryphe qui date, je pense, du 5e siècle.


    • french_car 4 avril 2009 20:01

      Tu ne tueras point !
      Ca ne vous suffit pas comme condamnation de la peine de mort Villach ?
      Delenda administratio smiley


    • Paul Villach Paul Villach 5 avril 2009 14:12

      @ French-car

      Votre malhonnêté est telle que vous faites peine à voir !
      Le "Tu ne tueras point" est devenu dans le catéchisme officiel de l’Église catholique "Tu peux tuer" !
      Tout le problème est là !
      Vous n’imaginez pas comme cette stratégie de l’Église catholique mise au point pour berner les ignorants, se retourne désormais contre ellle, dès lors qu’il existe des gens un peu moins ignorants - dont vous n’êtes pas évidemment - qui démasquent les leurres sur lesquels elle repose ! Paul Villach


    • french_car 6 avril 2009 15:41

      @Villach

      A part invectiver vous démontrez quoi ? Le pape est gâteux, certes, est-ce une raison pour jeter l’opprobre sur des millions de personnes ?
      Le cantique que vous citez dans l’article n’est plus chanté que dans les églises de basse Vendée, vous êtes un faussaire.
      Votre statut de prof dogmatique et sectaire - même retraité - ne vous autorise aucunement à distribuer les bons et les mauvais points.

      Delenda administratio :-P


  • franc 5 avril 2009 20:03

    Mr Villach a tout à fait raison de taper sur l’Eglise catholique même si je pense que le catholicisme est parmi les religions monothéistes actuellement le plus avancé sur le plan théologique ,doctrinaire et même organisationnel sans compter la beauté de sa liturgie qui est indéniable ,car sur le plan pratique ça laisse à désirer ,elle reste toujours du côté des puissants de ce monde ----------------et il faut taper sans cesse et sans cesse sans se lasser car même après vatican II elle n’est toujours pas à l’abri d’un retour à ses vieux démons --------------------il faut attaquer toutes les institutions religieuses ,et frapper sans pitié les dogmatismes et les cléricalismes qui renaissent toujours comme un sphynx


  • franc 5 avril 2009 20:58

    quant à l’article lui-même ,je comprend certaines critiques qui lui sont adressées mais uniquement sur la forme et pas sur le fond ,car sur le fond l’article ne fait que le constat d’une vérité expérimentale et une réalité observable tout le long de l’histoire en corrélation avec le dogmatisme et le cléricalisme qui ont infesté l’Eglise catholique comme toutes les autres institutions religieuses et qui sont les pires ennemis de la religion et de la race humaine

    sur la forme l’article est assez carré et manque peut-être de nuances et mr Villach est assez rude envers ses adversaires ,mais c’est la passion qui l’anime en même temps que la raison------------------mais sur le fond les critiques tapent toujours à côté en particulier sur son sens profond et principal qui est la dénonciation de l’instrumentalisation du principe de culpabilité à des fins de domination

    ainsi Léon se trompe en faisant un contresens ou une erreur de sens de l’article pour ne pas dire une faute en accusant mr Villach de vouloir déresponsabiliser les personnes en attaquant ou détruisant le concept de culpabilité -----------------------nullement le principe de culpabilité morale ou naturelle n’est remis en cause dans l’article ou l’intention de l’auteur ,celui-ci ne fait qu’analyser en l’attaquant l’instrumentalisation de ce principe de culpabilité naturelle et sa capitalisation par l’institution religieuse , ce qui est un phénomène classique de la perversion religieuse observé tout au long de l’histoire

    le cléricalisme a toujours créé ce phénomène de culpabilisation artificielle car indue en la faisant passer pour la culpabilisation morale en exploitant la culpabilisation naturelle qui existe toujours chez l’individu doté d’une certaine conscience lorsqu’il déroge à une règle quelconque qu’il estime fondée ou légitime surtout édictée par une institution morale légitime à ses yeux ---------------------mais le problème c’est la légitimité ou la justesse de la règle elle-même ----------------si la règle est juste en étant conforme à la raison ,la culpabilité est naturelle ,juste et normale ,mais si la règle est injuste la culpabilité est artificielle et injuste et anormale


  • franc 5 avril 2009 21:44

    Et quand une institution religieuse détentrice en principe de l’autorité morale édicte des lois ou des règles non conformes à la raison et donc injustes pour ne pas dire scélérates alors elle commet une faute lourde ,un péché infâme voire un crime contre l’humanité si la règle fausse est meurtrière dans ses conséquences et un viol des consciences qui peuvent être encore plus grave que le viol sexuel surtout à l’égard des gens simples faibles d’esprit et en particulier envers les enfants -------------------------------------le, fascisme ,qu’il soit religieux ou athée ,a tendance à contrôler les individus jusque dans les moindres détails intimes notamment dans le domaine sexuel là où se jouent les instincts les plus forts et les plus importants ,Freud n’a t-il pas dit que la sexualité est l’origine et la fin de tout -----------------donc celui qui contrôle le sexe contrôle tout 

    et plus il y a des règles et plus il y a des fautes à expier ou à se faire pardonner ,et le pécheur devient vulnérable et même son système immunitaire s’affaiblit ,là dessus les corbeaux ,les vautours ,les marchands obscurs de toutes sortes ,religieux ou laics ,sautent sur la proie affaiblie pour en faire un client générant beaucoup de profits matériels et moraux


Réagir



https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor