lundi 11 janvier - par heber

La Démocratie en péril

 

Les événements de ces derniers jours intervenus aux USA, révèlent l’ampleur de la crise qui frappe, directement en plein cœur, l’ensemble des pays occidentaux, au point de mettre en péril la pérennité des principes et valeurs qui forment le socle de nos systèmes démocratiques.

En quelques jours, devant nos yeux incrédules, nous avons vu un Président en exercice contester, sans avancer aucune preuve sérieuse, le résultat d’élections démocratiques et appeler ses partisans à la sédition, bien que ses recours aient été systématiquement rejetés par la justice américaine, y compris par la Cour Suprême qui est majoritairement dominée par les Conservateurs.

Nous avons constaté que ses partisans suivaient aveuglément, sans posséder de la moindre évidence, la thèse de leur héros en mettant en doute, en vrac, la validité des Institutions et l’honnêteté :

-de l’ensemble de la classe politique, y compris de leurs propres représentants 

- de l’appareil judiciaire et de l’administration, pourtant sous les ordres directs de leur mentor,

- de l’ensemble des médias, y compris ceux comme Fox News qui ont toujours soutenu Trump tout au long de son mandat.

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Nous avons eu droit au spectacle, inédit et affigeant :

- de partisans, qui ont pris d’assaut et envahi des institutions parlementaires,

- de médias déchaînés et passionnés, qui sonnaient l’hallali, pour abattre définitivement ce Président, une fois vaincu, qu’ils abhorrent, afin de lui ôter toute possibilité de se représenter dans 4 ans,

-de politiciens irresponsables, visiblement motivés par des haines et rancoeurs personnelles, appelant à destituer ce même Président, à 12 jours de la fin de son mandat, ce qui est totalement ridicule et risque stupidement d’aggraver le fossé, dangereux et profond, qui existe désormais entre les deux moitiés de l’électorat américain, pro-Trump et anti-Trump,

- d'une Présidente de la Chambre des Représentants, appeler lamentablement - ce qui est absolument inimaginable- les chefs militaires, à s’assurer que le dit Président, ne risquait pas de déclencher, suite à un accès de folie soudaine, le feu nucléaire et l’apocalypse ( contre qui ? contre les états américains, gouvernés par des Démocrates ou qui avaient voté contre lui ?),

-d'une poignée de petits génies informatiques, décider, seuls comme des grands, de supprimer l’accès de 74 millions, 74 millions ! de citoyens américains, aux pensées et aux réactions de leur héros, encore Président, sous prétexte qu’il met en danger le pays en contestant le résultat des élections.

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Ce triste et incroyable vaudeville doit nous conduire à retenir un certain nombre de leçons, valables pour toutes les démocraties qui subsistent dans le monde entier.

  1.  Le clivage qui existe et s’aggrave partout, entre d’une part, des puissants richissimes, leurs créatures politiques et les médias et l’intelligentsia qu’ils contrôlent ou manipulent, et d’autre part, des peuples, composés de gens modestes, qui luttent péniblement pour vivre, conserver leurs emplois et avoir accès à la santé, à l’ éducation et à la culture. Ce fossé doit être combattu sérieusement.

Il n’est plus possible de laisser croître la richesse démesurée de quelques-uns aux dépens d’une majorité d’humbles citoyens, négligés, exploités et méprisés ( les sans dents !), qui ne croient plus en rien, vivent sans espoir, et constituent une proie facile pour tout candidat dictateur, beau parleur et charismatique.

  1. Le besoin de remédier au niveau, tristement bas et insuffisant - tant sur le plan intellectuel que moral- de beaucoup de personnages politiques, journalistes et prétendus intellectuels, occupant dans tous nos pays, de hautes fonctions et responsabilités, ou bénéficiant d’une audience et d’un prestige injustifiés.

 

  1. La nécessité de libérer les médias écrits et audiovisuels de l’emprise des quelques magnats qui les possèdent et des annonceurs publicitaires qui les nourrissent, afin de leur redonner une véritable indépendance éditoriale et financière, sous le contrôle d’organismes neutres politiquement et autonomes financièrement .
  2. Le besoin de mettre en place dans les délais les plus brefs possible ( ce qui est loin d’être évident ) des règles internationales qui confient la gouvernance démocratique des réseaux informatiques et sociaux à des instances indépendantes et neutres. En outre, il faut absolument doter l’Europe de réseaux de télécommunications et d’un web, autonomes et indépendants, du gouvernement US et des GAFA.
  3. L’obligation de réaffirmer et de faire respecter la liberté d’opinion, de penser et d’expression, en bannissant les dérives actuelles du politiquement correct et la tendance inquiétante qui prévaut et sévit partout, d’interdire à ceux qui pensent différemment de vous de s’exprimer et de débattre, en se plaçant sur le terrain propice de la lutte entre le bien et le mal, afin d’ interdire à leurs idées divergentes d’être connues et publiées.

Ainsi, je considère qu’il est anormal d’interdire à Trump de s’exprimer et de disposer de comptes sur les réseaux sociaux, même si je pense, à titre personnel, qu’il est totalement narcissique et méprise totalement les principes démocratiques, mais tant qu’il ne viole pas la loi, autrement qu’au niveau du langage, même si ses idées sont folles et mensongères, il faut laisser à chacun le droit et la possibilité de constater et de vérifier par soi-même la validité ou l’aberration de ses positions et je respecte le droit fondamental et irréfragable de tout autre de penser autrement que moi au sujet deTrump.

D'autant que, demain, en utilisant les mêmes mécanismes que ceux utilisés contre lui, on peut imaginer que s’installe une censure insidieuse de toute opinion s’écartant de la norme jugée comme politiquement et moralement correcte, dictée par une majorité ou une minorité détenant le pouvoir, ce qui est le plus court chemin vers la dictature.

Le fait de laisser à tous la possibilité d’exprimer ses opinions, même aberrantes, est le prix à payer pour la liberté de penser et de s’exprimer et préserver la démocratie, impératif qui doit primer sur toute autre considération.



13 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 janvier 16:12

    Le système établi nord-américain est divisé en deux tendances :

    - les « continentalistes », dont les libertariens, héritiers de la doctrine Monroe, qui considèrent l’ensemble du continent américain comme leur chasse gardée, veulent se replier sur ce qu’ils considèrent comme leur fond de commerce et préconisent une politique protectionniste pour le reste du monde.

    - les « globalistes », dont les libéraux type Soros, qui veulent revenir à la domination mondiale des Etats-Unis en tant que « défenseurs de la démocratie », les leaders du capitalisme mondialisé, financiarisé, anti-communiste, et impérialiste.

    La mascarade du Capitole n’est qu’une escarmouche mise en scène par les médias et Hollywood entre ces deux camps qui sont par ailleurs. D’ailleurs, les rats n’ont pas mis longtemps à quitter le navire républicain qui commençait à prendre l’eau. Pence et Schwartzy ont été parmi les premiers à sauter dans la chaloupe.

    La démocratie n’est convoquée dans les chaumières que pour faire trembler Margot devant le JT, avant la soupe.



  • Le Sudiste Le Sudiste 11 janvier 16:17

    Eh bé...


  • Bendidon Bendidon 11 janvier 16:25

    Ben OUI bébert la démocrachie c’est fini place à la démoncratie
     smiley
    Réjouissons nous mes frères (et mes soeurs) les 1% multi milliardaires triomphent
    Le NOUVEAU MONDE est en MARCHE 
    Contrôle total des individus (puçage et tout et tout), revenu mensuel de soumission (crédit social), transhumanisme, promotion des déviances sexuelles (zoophilie), réduction sévère de la population mondiale ...
    Moins de liberté (enfin pas de liberté du tout) mais plus de sécurité *
    Youkoulélé 
    * dans le temps les « cons libertaires » disaient :  moins de biens plus de liens


  • Étirév 11 janvier 16:41

    « La Démocratie en péril » : il était temps !
    Cela dit, la démocratie n’a jamais existé.
    La démocratie, depuis plud de 2 siècles, est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire, mais celle-ci n’est absolument pas populaire car contrôlée par des partis politiques sous influence des puissances d’argent.
    De plus, si l’on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre, puisqu’il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants.
    Mais la grande habileté des dirigeants du monde moderne est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible.
    C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel » : c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi. Mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide de suggestions appropriées (sondages multiples, « matraquage » continue des info-mensonges, terrorisme, pandémie, etc.), y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé.
    C’est pour cela qu’on a pu dire que « l’opinion, c’est l’erreur du plus grand nombre ».
    La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, c’est « l’égalité » mais ne dépassant jamais le niveau des médiocres ; c’est un « nivellement » qui s’opère toujours par en bas.
    La démocratie et cette prétendue « égalité » si chers à nos élites corrompues et/ou ignorants, mènent à la dégénérescence de l’humanité, « tous fous », tous égaux (et masqués) dans la bêtise ou dans la bassesse.
    Et si vous commenciez, plus sagement et humblement, par le début, c’est-à-dire par apprendre à vous « gouverner » vous-même, ce qui suppose la connaissance de soi ?
    « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux »


  • Clocel Clocel 11 janvier 17:10

    Jésus Marie Joseph ! La fin du meilleur des mondes...


    Mektoub...


  • math math 12 janvier 07:56

    Biden élu frauduleusement par bourrage des urnes avec les votes par correspondances !

    Acharnement des démocrates envers Trump depuis son investiture...Les faucons veulent tenir entre leurs mains l’avenir de la planète peut importe les moyens pour y arriver !

    Biden est un danger pour la planète...

     smiley


  • microf 12 janvier 13:34

    L´irruption du réel devant le monde factice dans lequel pensaient vivre les occidentaux, se révèle enfin á eux.

    En tant qu´africain lorsque nous nous sommes plains de ce monde dirigé par l´occident qui oppresse, nous avons toujours été moqués, traités de ne rien comprendre, voila enfin qu´en Occident on commence á comprendre et á découvrir ce monde.


  • troletbuse troletbuse 13 janvier 00:06

    Un bon article avec des vœux justes mais qui, à l’heure actuelle, sont des vœux pieux. Si ils se réalisaient, je pense fort que ce ne soit que par une révolution très dure avec beaucoup de dommages collatéraux. Les mondialistes sont trop avancés et il y a trop de mougeons. Trop de corruption à tous les niveaux et surtout des politicards incultes et jouisseurs, 90 % d’opportunistes.

    Il y a longtemps que je dis que seule, l’armée pourra agir par un coup d’état vu que la démocratie est morte.


  • heber 13 janvier 08:22

    troletbuse

    J’espère que votre diagnostic ne s’avérera pas dans notre avenir, ce serait trop triste, mais il est clair que le risque existe.


  • Francis Francis 13 janvier 09:30

    ’’Ainsi, je considère qu’il est anormal d’interdire à Trump de s’exprimer et de disposer de comptes sur les réseaux sociaux, même si je pense, à titre personnel, qu’il est totalement narcissique et méprise totalement les principes démocratiques, mais tant qu’il ne viole pas la loi, autrement qu’au niveau du langage, même si ses idées sont folles et mensongères, il faut laisser à chacun le droit et la possibilité de constater et de vérifier par soi-même la validité ou l’aberration de ses positions et je respecte le droit fondamental et irréfragable de tout autre de penser autrement que moi au sujet deTrump.’’

     

    Sauf erreur, je ne suis pas juriste, le bannissement de Trump par Twitter s’apparente à un refus de vente.

     

    « Le refus de vente est le fait de refuser la vente d’un produit ou la prestation d’un service à un professionnel ou un consommateur. Cela constitue une infraction qui est sanctionnée pénalement. Le professionnel peut déroger au principe s’il a un « motif légitime (comportement insultant du consommateur, etc.) ». »

     

     L’appréciation du « refus légitime » relève des tribunaux.

     

    En France

    « La discrimination définie aux articles 225-1 à 225-1-2, commise à l’égard d’une personne physique ou morale, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elle consiste :

    Lorsque le refus discriminatoire prévu est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d’en interdire l’accès, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende. »

     

     


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