La dérive fasciste de l’Occident
La guerre contre la Russie, le génocide de Gaza, la généralisation de la censure, le durcissement des lois contre la libre expression, le non-respect du verdict des urnes, le contrôle des médias, étaient des signes d’une dérive où la démocratie paraissait en danger.
L’intervention des États-Unis dans un pays souverain, venant intercepter par la force brute son dirigeant, élu, en pleine fonction, constitue une grave atteinte au droit international et l’équivalent d’une annexion, puisque le dirigeant états-unien veut diriger lui-même le pays qu’il a agressé.
Cela ressemble à l’Anscluss de l’Autriche par l’Allemagne.
Après la deuxième guerre mondiale, l’Occident se considérait vainqueur, oubliant quelque peu le rôle majeur de l’URSS dans la chute du nazisme. Il affichait ses valeurs fondamentales, les droits de l’homme, la démocratie. C’était au nom de cette même démocratie qu’il combattait le communisme, les pays sous la houlette de l’Union soviétique étant considérés comme des dictatures. Jusqu’à commettre les pires crimes, mais au nom du bien qu’il incarnait. L’intervention au Chili contre Salvador Allendé, démocratiquement élu, pour le remplacer par le régime fasciste de Pinochet était déjà un signe, au nom de l’ultra-libéralisme enseigné par l’école de Chicago et Milton Friedmann.
La chute de l’URSS aurait pu être un tournant de paix et de prospérité par l’hybridation des deux systèmes, la démocratie occidentale se réunissant avec l’aspect social du socialisme. Il n’en a rien été et le capitalisme s’est vu triomphant, assurant la fin de l’histoire avec Fukuyama. C’est au contraire la partie la plus anti-sociale du capitalisme qui l’a emporté, laissant de côté le keynésianisme pour s’enfoncer dans l’ultra-libéralisme à fond.
L’hégémon était victorieux, il finissait par imposer sur la planète des règles qui avaient pour but réel de soumettre la population, à travers notamment la grande réinitialisation chère à Klaus Schwab. Dans ce monde de concurrence pure et parfaite, des points cependant restaient en suspens, et la montée en puissance de la Chine, de la Russie, mais aussi d’autres nations en quête de souveraineté faisaient tâche.
De plus, le capitalisme, devenu immatériel, avait besoin de restreindre la consommation matérielle, devait imposer aux peuples des restrictions de plus en plus drastiques au nom de la sauvegarde de la planète, en réalité de l’optimisation des taux de profit. Une partie de la population devenait surnuméraire.
Il apparaît que des nations n’ont pas répondu à cet appel de destruction de leur propre population par ses dirigeants eux-mêmes, ce qui a créé le durcissement progressif de l’Occident.
Les populations elles-mêmes, que ce soient les paysans spoliés, les classes moyennes démonétisées, les classes laborieuses abandonnées, se sont révoltées, à l’intérieur des nations occidentales.
Désormais, l’Occident intervient directement pour assurer son hégémonie déclinante, crée des conflits pouvant mener à une conflagration générale, oppresse ses propres peuples, sponsorise un génocide, et de démocratique se transforme en un totalitarisme d’obédience fasciste désormais évidente.
Ce fascisme est nouveau par rapport au nazisme, au national-socialisme, car il n’est ni national, au moins en ce qui concerne l’UE, ni social, car au contraire fortement anti-social. On pourrait le nommer Global-capitalisme pour l’UE, mais avec une dimension nationaliste du côté de Trump qui serait lui National-capitaliste.
Le nouveau slogan n’est plus « Ein Volk, ein Reich, ein Führer », mais « Une oligarchie, une hégémonie, une réglementation ».
La violation du Venezuela par l’Occident, via les USA, est la confirmation de cette dérive, mais qui peut dialectiquement se retourner contre lui, car dévoilant ainsi, aux yeux de ceux qui ne sont pas aveuglés par les médias officiels, la réalité des valeurs qu’il traîne désormais comme des casseroles trop bruyantes. La quête sans fin de pétrole bon marché risque de le mener à sa ruine.


