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La fabrique du mensonge - AgoraVox le média citoyen
mardi 4 novembre 2025 - par ddacoudre

La fabrique du mensonge

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Intro :

Quand la peur remplace la politique

Qui a intérêt à ce que les démocraties disparaissent ou se tyrannisent au point de n’avoir à élire que leur tyran tous les cinq ans ?
L’ordre capitaliste, et non l’utilité du capital.

Je dis cela à la manière complotiste — comme si un seul être commandait au monde, à l’image de nos ancêtres qui inventèrent des dieux pour expliquer leur impuissance.
La démarche psychique est la même : lorsque nous ne comprenons plus, nous inventons un maître pour donner sens à notre chaos.
Or, il n’en est rien : nos pensées naissent de ce que nous avons déposé dans notre environnement géographique et humain — un environnement géohistorique dont nous gardons la mémoire par l’éducation.

Depuis l’avènement de la pensée unique, nos sociétés se sont repliées sur un fétiche : la sécurité.
Face à un développement économique bouché, elles ont troqué la justice sociale contre le sécuritarisme électoral.
En France, cette dérive s’est imposée lentement, jusqu’à devenir un réflexe collectif.
Plus aucun parti, ni de droite ni de gauche, ne s’autorise à en sortir.

 

Les journaux télévisés, chaque soir à l’heure du repas, servent leur ration d’émotions : crimes, indignation, compassion, horreur.
L’information n’informe plus elle stimule.
Elle flatte l’instinct, agace la peur, et remplace la réflexion par l’émotion.
Ce n’est pas un complot, mais une mécanique : la peur fait vendre, la peur fait voter, la peur fait obéir. Où est donc la main invisible de l’ordre libéral capitalistique si ce n’est toujours chez la Boétie.

De l’algèbre contre la panique

Depuis trente ans, les médias alimentent le sentiment d’insécurité à coups d’émotions quotidiennes.
Un fait divers chasse l’autre, chaque crime devient un drame national, chaque incivilité une preuve de décadence.
Pourtant, les chiffres contredisent cette hystérie.

Les statistiques montrent environ 3,5 millions de crimes et délits par an depuis 1995, alors que la population a augmenté de plus de 10 millions d’habitants.
Le risque individuel de subir un délit a donc diminué.

Mais ce que les chiffres corrigent, l’émotion défait.
Les faits divers, amplifiés médiatiquement, maintiennent le cerveau collectif dans un état d’alerte permanente.
Les prisons débordent — jusqu’à 200 % d’occupation dans certaines — non pas parce qu’il y a plus de criminels, mais parce que la justice punit davantage et plus longtemps.

Plus une société multiplie les caméras, les lois, les prisons, plus elle signe l’échec de son éducation.
Là où la connaissance s’éteint, la peur gouverne.
Là où l’on n’apprend plus à comprendre, il faut bien surveiller pour contenir.

Graphique 1 : Évolution des crimes, délits et vols rapportés à la population (1995–2024)

Source : Ministère de l’Intérieur (SSMSI), Insee, Libération (1996), Bilan de la délinquance 2024.

Analyse :
En 1995, la France comptait 6,3 % de crimes et délits par rapport à la population, contre 5,1 % en 2024, soit une baisse relative d’environ 19 %.
Les vols, qui représentaient 4,1 % de la population en 1995, ne concernent plus que 1,9 % en 2024 : une division par deux en trente ans.

Interprétation :
Loin de l’idée d’une explosion de la violence, la courbe montre une stabilisation, voire une diminution de la délinquance.
Pourtant, la perception publique s’est inversée : plus les chiffres baissent, plus la peur monte.


Ce paradoxe illustre la réussite d’un discours politique et médiatique qui a transformé la peur en instrument de contrôle social.

La fabrique du sentiment d’insécurité

Il est paradoxal qu’un simple citoyen doive faire, chiffres à l’appui, le travail que les sociologues, politologues ou journalistes auraient dû faire.
La criminalité ne croît pas : elle évolue avec les mœurs et l’économie.
Mais l’instantanéité médiatique impose une lecture émotionnelle du monde, réduisant la complexité sociale à une succession d’images anxiogènes.

Depuis les années 1990, les faits divers sont devenus les aiguillons du débat public.
Chaque drame individuel est isolé, répété, amplifié, au point d’éclipser la réalité statistique.
Cette stratégie de l’émotion a remplacé la réflexion par le réflexe.

L’émotion ne se discute pas : elle s’impose.
Et plus elle sature l’espace mental, plus elle rend le citoyen impressionnable, donc docile.

Graphique 2 : Réalité criminelle vs Sentiment d’insécurité (1995–2024)

Source : CEVIPOF, SSMSI, Insee.

Analyse :
Alors que la criminalité réelle diminue, le sentiment d’insécurité explose :

  • 1995 → environ 40 % des Français se disent inquiets.

  • 2024 → plus de 70 % déclarent se sentir en insécurité.

Interprétation :
Ce décalage résulte d’une surenchère émotionnelle orchestrée par le politique et les médias.
Chaque fait divers devient un miroir grossissant de la peur collective.
La peur est devenue une monnaie politique : elle ne protège pas, elle soumet.
Elle alimente le sécuritarisme électoral et prépare les esprits à accepter l’exception comme norme.

Quand les experts se taisent, les démagogues crient

Le plus étonnant dans cette vaste illusion sécuritaire, c’est le silence des experts.
Criminologues, sociologues, politologues, journalistes : tous savent que la criminalité baisse, mais aucun ne le dit.
Par paresse, par conformisme, par peur de heurter le récit dominant.

Cette abdication intellectuelle n’est pas anodine :
elle valide le discours sécuritaire, elle légitime la répression, elle tue la démocratie, elle évince la liberté, elle blanchit le populisme, elle prépare le retour du fascisme.

L’ordre capitaliste n’a plus à forcer la soumission ce sont les citoyens qui la réclament.

Les sciences du réel se taisent, le spectacle du ressenti triomphe.
Et la démocratie, privée de sa raison critique, confond désormais émotion et vérité.

La peur comme industrie politique

La focalisation sur l’insécurité a permis à l’extrême droite — le FN hier, la RN aujourd’hui — de bâtir son fonds de commerce :
immigration, criminalité, identité.
Mais ce qui est plus grave, c’est que tous les autres partis ont fini par parler le même langage.

Sarkozy, ministre puis président, a légitimé la “droite décomplexée”.
Le PS, par peur de paraître laxiste, a suivi.
L’affaire Taubira fut le point de rupture : une ministre cherchant à réhabiliter le sens du jugement devint symbole de faiblesse.

La société s’est crue civilisée parce qu’elle ne guillotinait plus ;
mais enfermer à vie sans espoir de sortie, c’est seulement remplacer la lame par la cage.
Nous avons troqué la justice pour la vengeance, l’intelligence pour la peur. Nous sommes revenu au temps du roi Hammourabi, il y a 3500 ans. Ce roi condamnait l’émotion vengeresse toujours supérieure à la réalité des faits.

La mondialisation de l’émotion

Si l’humain est avant tout un être émotionnel, il est logique que le pouvoir s’en empare.


Chaque régime — démocratique, autoritaire, théocratique — l’a adaptée à sa culture :

Régime politique

Émotion dominante

Objectif politique

Moyens utilisés

Conséquences

Démocratie libérale (Occident)

Peur, empathie, indignation

Maintenir l’attention et la consommation politique

Médias, réseaux sociaux, faits divers

Saturation mentale, perte du sens critique

Régime autoritaire (Chine, Russie)

Fierté, menace extérieure

Renforcer la cohésion et justifier le contrôle

Propagande, éducation dirigée

Uniformisation idéologique

Démocratie confessionnelle (Inde, Turquie, Israël)

Ferveur religieuse, sentiment d’élection

Lier foi et identité nationale

Instrumentalisation du religieux

Exclusion des minorités

Régime néolibéral globalisé

Frustration, peur de manquer

Maintenir la croissance par la peur

Marketing, storytelling

Aliénation, dépendance affective


De l’émotion à la raison

Nous savons désormais que l’émotion est l’outil premier du pouvoir — et que le savoir en est la seule antidote.
Ce n’est pas la violence des faits qui menace la démocratie, mais la façon dont ils sont racontés.

Réhabiliter la raison ne signifie pas renier la sensibilité, mais lui rendre sa place : comprendre avant de juger, apprendre avant de condamner.
C’est le rôle premier de l’éducation celle qui forme à penser, pas seulement à produire.

Le XXIᵉ siècle ne se jouera pas entre gauche et droite, ni entre capitalisme et socialisme,
mais entre deux humanités :
celle qui réagit, celle primitive et celle qui comprend, culturelle.
L’une entretient la peur,
l’autre construit le sens.

Et seule cette dernière pourra, un jour, sortir de la caverne des émotions —
pour reprendre en main le destin de l’humanité.



45 réactions


  • sylvain sylvain 4 novembre 2025 15:12

    La peur ne se limite pas a l’insecurité. C’est aussi le covid, la russie, la chine, la guerre, le rechauffement climatique... A chacun son angoisse.

    Le seul truc que je verrais a redire sur l’article, c’est que ca n’a rien de nouveau. Les techniques de l’oligarchie n’ont jamais beaucoup changées. Ce qui a changé c’est le sentiment de vulnérabilité des français : ils savent qu’ils sont en train de se faire baiser et ne savent pas comment réagir. Il y a eu des tentatives, les GJ étant la principale, mais ça n’a rien donné, alors ce sera le fascisme


    • ddacoudre ddacoudre 4 novembre 2025 17:51

      @sylvain
      bonjour 
      non l’on ne peut pas dire que cela a été toujours comme cela. le mensonge structuré n’est pas nouveau, mais il était essentiellement politique, et concernait le rapport d’information durant soit les guerre ou la guerre froide, ou le discrédit de partis. la le pouvoir ment par omission l’on est dans le mensonge blanc, et c’est une stratégie politique qui vise à détourner l’attention de la population en jouant avec leurs émotions,, et les citoyens font le reste en rependant leur ressenti ; et l’on en arrive à des absurdités,chacun dit qu’il connait quelqu’un de délinquant et de fil en aiguille l’on dit que tous les citoyens sont délinquants.
      cordialementddacoudre overblog 


    • sylvain sylvain 4 novembre 2025 18:13

      @ddacoudre
      Pas exactement non, deja en terme de technologie, on vit une epoque de submersion mediatique, il y a des medias partout... Mais les discours sur l’insecurite existent et font partis des strategies de pouvoir depuis l’invention des medias. Dans les annees 70, « la france a peur », on parle des loubards de banlieus qui vont marcher sur paris, on s’interroge sur la realite du « sentiment d’insecurite »... enfin ca ressemble quand meme beaucoup


    • ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2025 09:01

      @sylvain
      bonjour
      Oui tu as raison, mais ce n’a jamais était avec la fréquence et l’intensité d’aujourd’hui. Rappelle-toi la une des journaux qui faisaient toujours l’objet de débats politiques et tout ce qui était faits divers appartenaient à la rubrique des chiens écrasés et aucun journaliste ne voulait s’en occuper l’on filait cela aux nouveaux arrivants ? Et la seule revue spécialisée était détective, et le spécialiste de la télé le Fèvre. nous sommes bien loin de tout cela depuis 1990 ou l’information a été réorganisé à la suite de la disparition de l’URSS dans le milieu des années 90 un groupe de spécialistes avaient rédigé une étude sur cela et elle avait parue sur le net. Cela s’appelait l’info sans info et elle a disparu. Il y a même eu des ouvrages notamment les chiens de garde.
      cordialement ddacoudre overblog


    • Eric F Eric F 5 novembre 2025 14:06

      @ddacoudre
      C’est triste à dire, mais désormais ce n’est plus la rubrique des « chiens écrasés » mais des « humains délibérément écrasés » ; je n’ai pas connu ça dans mon enfance ni dans ma jeunesse, mais les fais de cette nature se rencontrent désormais.

      On parle parfois de problème psychiatriques, mais lorsqu’il s’agit d’actes délibérément préparés et exécutés, avec proclamation de slogans, l’argument ne peut pas être retenu. Les SS d’Oradour s’étaient préalablement saoulés, cela devrait-il leur servir d’absolution, l’imprégnation de meurtre préexistait.


  • Thot Thot 4 novembre 2025 15:17

    Le terme « sentiment d’insécurité » est déjà connoté idéologiquement ; cela veut dire déjà qu’on en nit partiellement la réalité. Pour la mesurer, ça semble quand même assez complexe, doit-on prendre le nombre de personne qui en parle, l’intensité avec laquelle elle s’exprime pour chaque personne ? Prend-on des personnes agées ou une population diversifiée alors qu’on sait que suivant les quartiers, la population ne sera pas nécessairement tout-à-fait mélangée ?

    Pour revenir au fond de l’article, le « sentiment d’insécurité » est d’abord corrélé à l’urbanité. Dans des pays où il y a un certain confort urbain (la Chine, la Russie, l’Europe de l’Est), le sentiment d’insécurité peut être parfois extrêmement faible. En occident, la ville devient de plus en plus sale, avec des vendeurs à la sauvette et/ou des junkies dans des endroits spécifiques, des centres villes qui peuvent être parfois assez anxiogènes comme à Nantes par exemple et des banlieues qui peuvent imposer une certaine autorité à l’entrée des centres villes en cassant ou brulant les voitures ou quelque chose des immeubles. Pour comprendre le phénomène d’une façon globale, il est important d’avoir toutes les données en tête, pas juste une petite facette de la criminalité.


    • ddacoudre ddacoudre 4 novembre 2025 18:21

      @Thot
      bonjour
      le sentiment d’insécurité est une perception individuelle. en l’espèce les courbe sont les résultat du CEVIPOF qui depuis 2009 suit l’évolution de l’opinion des citoyens en prenant toujours le même échantillonnage représentatif, et comme tout les sondage d’opinion il ne sont vrai qu’au moment ou l’on interroge les gens.

      j’ai bien compris importance que tu accordes comme source de l’insécurité ; tu me dis effectivement que les médias ou les journaux en relayant les crimes et délits, favorise d’une part le mimétisme chez les délinquants et le sentiment que c’est global. maintenant si l’on a peur des autres parce qu’ils sont différents,il faut chercher dans la psychose ; personnellement j’ai expérimenté les zones de concentration magrébine et c’est là où j’ai trouvé le plus de solidarité, et aussi des groupes d’exaltés qui en font des ghettos que l’on peut traverser sans être inquiété si l’on ne porte pas un uniforme suivant les villes. avant 2009 tout cela existé et n’a pas évolué en quantité seulement en modification de source de biens à dérober et autre. tout de même il suffit de regarder la télé l’on ne peut pas nier la présence d’enquêtes et de séries policières.
      malgré les drames récents, il y a 2.5 fois moins de policiers mort en mission qu’il y a 40 ans. cela ne nous a pas empêcher d’aggraver les peines, en laissant entendre qu’il y en avait plus
      cordialement ddacoudre overblog



    • Thot Thot 4 novembre 2025 19:17

      @ddacoudre
      Bonsoir,

      j’ai bien compris importance que tu accordes comme source de l’insécurité ; tu me dis effectivement que les médias ou les journaux en relayant les crimes et délits, favorise d’une part le mimétisme chez les délinquants et le sentiment que c’est global.

      Non, je n’ai pas parlé des médias dans mon commentaire. J’ai parlé de l’urbanité. C’est plutôt la façon dont on vit nos quartiers qui produit ce sentiment d’insécurité. Si vous êtes quelqu’un de curieux, vous pouvez aller sur le site https://www.ville-ideale.fr/, qui indique le niveau de contentement et le mécontentement en fonction de la ville. Ceux qui laissent un commentaire se référent rarement à un média, par contre ils se référent souvent à un vécu, à des observations, à une comparaison entre le passé et le présent. C’est généralement comme cela qu’on se évalue une situation spécifique.

    • ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2025 09:23

      @Thot
      bonjour
      tu n n’a pas parlé des médias, et ce n’est pas nécessaire d’en parler ils sont présent tous les jours dans notre existence, car les foyers disposent en moyenne de 5,7 écrans permettant de regarder des vidéos, un chiffre globalement stable depuis plusieurs années. Avec près de deux terminaux par foyer et 92% qui en sont équipés,

      et nous enregistrons tout inconsciemment ou non et notre cerveau l’utilise. Depuis l’étude de Calhoun, la dangerosité des cités urbaines est connue par la concentration humaine sur des espaces restreints. Cela engendre des distorsions des comportements et des analyses. l’influence inconsciente médiatique a été mise en évidence par des études de résultats électoraux dans des villages où il n’y avait aucune délinquance ou criminalité et les citoyens votaient pour la FN de l’époque.
      Il y a donc toujours une différence entre la perception individuelle faite de son réel auquel s’ajoute l’information perçue. Une étude du CEVIPOF démontre que 92% des citoyens se forgent leur opinion au travers des médias et 4% vont lire ces mêmes infos sur le Net , au total 96% des citoyens sont influencés par eux.
      J’ai regardé ton lien, il y en a à profusion de ce genre, car nous faisons des études sur tout. Leurs intérêts c’est d’existé, mais il faut différencier celles qui sont scientifiques et celles qui donnent un sentiment.l’étude démontre qu’il n’y a pas d-augmentation de crimes et délits le sentiment démontre la peur perçue par le public.
      Il faut donc rechercher pour quoi les spécialistes et le pouvoir ne donnent pas la réalité.
      cordialement ddacoudre overblog


    • Eric F Eric F 5 novembre 2025 09:43

      @Thot

      « C’est plutôt la façon dont on vit nos quartiers qui produit ce sentiment d’insécurité »


      Jadis l’insécurité était davantage confinée dans des quartiers que l’on disait « à éviter » et dont les journalistes se tenaient à distance, elle s’est désormais répandue plus largement dans l’espace public, non seulement de périphérie mais centre-ville, non seulement grandes métropoles mais villes moyennes voire petites.
       
      Il y a un facteur supplémentaire, une sorte de continuum avec les trafics, le terrorisme, certains conflits et guerres civiles dans le monde, les tensions civilisationnelles, l’évolution rapide de la composition ethnoculturelle... relations effectives ou amalgames.

    • Thot Thot 5 novembre 2025 10:22

      @ddacoudre

      Une étude du CEVIPOF démontre que 92% des citoyens se forgent leur opinion au travers des médias...

      Je suis d’accord, on se forge une opinion à travers les médias, et c’est obligé dans le domaine de la politique notamment. Mais on se forge aussi une opinion à travers le réel et notre vécu. L’être humain a besoin de cet aspect des choses pour se sentir pleinement humain.

    • ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2025 21:19

      @Thot
      Bonjour
      heureusement, car son quotidien est la seule réalité que touche l’humain ; mais l’analyse qu’il en fait ne vaut que pour lui et suivant ce qu’il a comme culture pour le passer à son filtre d’enseignement cultuel et faute d’enseignement didactique la réponse sera différente pour une situation semblable et faute d’enseignement du néocortex il n’utilisera que celui primitif, et c’est ce que je reproche aux pouvoirs d’annihiler le néocortex en faisant appel au cerveau reptilien.
      cordialement ddacoudre overblog


  • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2025 18:42

    merci pour cet article très instructif !


  • Octave Lebel Octave Lebel 4 novembre 2025 19:12

    Bravo pour l’article et le tableau de mise en relation des régimes, des émotions dominantes, de l’objectif politique, des moyens utilisés et des conséquences. Très éclairant.

    Il me semble aussi qu’il y a une autre dimension dans le mensonge, c’est la propension que nous avons à nous mentir à nous-mêmes afin de justifier nos choix, nos adhésions, nos croyances parce que cela entraînerait une forme d’inconfort, la nécessité de se remettre en cause avec des révisions en cascade, le recalement de nos relations avec autrui aussi, le courage d’affronter l’incompréhension voire l’adversité etc... C’est difficile d’être soi-même et autonome et de s’interroger en continu sur nos convictions et valeurs d’autant que dans la vie sociale il y a souvent concernant les convictions et les valeurs un rapport de force et d’intérêts contradictoires, de dépendance et de domination par le statut et le savoir acquis et une contagion qui incitent à la prudence et à un certain conformisme. Tout cela nous coûte aussi du temps et de l’énergie sur fond d’incertitude. Il me semble que les démagogues et les fabricants de l’opinion publique munis d’outils d’une puissance jamais expérimentée jusqu’ici et qui se développent en nous débordant jouent parfaitement de cette dimension de notre psyché en nous informant sans nous donner le plus souvent les moyens d’évaluer la qualité de l’information (tout en disant le contraire). Je pense que la voie est du côté de l’intelligence collective mariée avec la démocratie qui permet le débat, la confrontation, les moyens d’arbitrer les points de vue et les décisions et d’évaluer les mises en œuvre et résultats. Cela présuppose une formation générale suffisante et de qualité pour tous et des outils institutionnels permettant à cette démocratie de vivre.Il va falloir s’y mettre.Personne ne nous le donnera ni le fera à notre place si nous voulons quelque chose de durable et solide.

    Et bien évidement la prudence des experts ne peut que décevoir même si beaucoup ont bien des choses à dire que l’on voit filtrer à l’occasion dans les médias qui les choisissent ou les ostracisent.

    « le plus étonnant dans cette vaste illusion sécuritaire, c’est le silence des experts.
    Criminologues, sociologues, politologues, journalistes : tous savent que la criminalité baisse, mais aucun ne le dit.
    Par paresse, par conformisme, par peur de heurter le récit dominant ».

     


    • ddacoudre ddacoudre 6 novembre 2025 20:08

      @Octave Lebel
      bonjour
      merci pour ton commentaire fouillé sur la porté du mensonge psychique qui anime chacun d’entre nous dans les choix que nous faisons afin de les justifier dans le silence de notre conscience.
      cordialement.


  • Eric F Eric F 4 novembre 2025 19:34

    La proportion de meurtres par rapport à la population a en effet baissé par rapport aux années 90 et début 2000. Mais les meurtres sont de toute façon rarissimes peu de nous en ont croisé dans leur vie.

    MAIS les agressions, coups et blessures, violences volontaires ont au contraire notablement augmenté : 222 pour 100 000 hab en 2003, 362 en 2013, 628 en 2023.(reférence (*) Certes les durcissements de la loi ont pu accentuer les faits comptabilisés, mais on est sur un quasi triplement. Et là, c’est de la violence au quotidien, chacun de nous y a été confronté directement ou par des très proches (deux de mes trois enfants, par exemple). 

    Donc le « sentiment d’insécurité » est corroboré par les chiffres de violence au quotidien (il faudrait vérifier pour les cambriolages, je suis surpris de la baisse des « vols » indiqué dans l’article)

    (*) le paragraphe Wiki pointe sur une base de l’UNODC (onu), pour la rubrique « violent offences » les chiffres indiqués sont complets pour 2023, partiels avant 2015 mais l’augmentation des rubriques est du même ordre entre les années considérées)


    • ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2025 09:49

      @Eric F
      bonjour
      nous faisons tous les mois un examen analytique de la situation, et elle évolue constamment, généralement en dent de scie sur une tendance linéaire dans le temps long, car rien ne justifie qu’elle augmente plus ou moins étant donné que la situation générale sociale économique reste stable depuis 1990 ; et les crimes et délits ne sont que sociaux.chacun de nous y a été confronté directement ou par des très proches (deux de mes trois enfants, par exemple). Cela conduit à dire qu’en fait tous les citoyens sont des criminels et des délinquants puis que chacun connait un cas ou la vécue. La réponse émotionnelle c’est cela, elle a le défaut, même si elle est naturelle, car nous ne sommes que des humains, de manquer de réflexion.
      Il n’y a pas de doute que l’on se sensibilise à ce qui est le plus proche de nous et dont on s’imagine être victime . Le tableau que tu as mis en lien n’est pas contestable, mais il est ce que j’ai dit un tableau analytique très utile pour la spécialité. Malheureusement la délinquance et la criminalité ne se combattent pas par la police ou la justice, car elles interviennent une fois l’acte réalisé. Or aucune information n’indique ce que nous faisons pour prévenir le passage à la l’acte suivant les types de délinquance et criminalité listée. Tu as noté avec justesse qu’il y a de plus en plus de plaintes ? C’est une situation normale n, car nous poussons les citoyens à cela, au point que dans les gendarmeries ils sont débordés de plaintes futiles qu’ils classent sans suite. Il faut savoir aussi que le relevé des crimes et délits sont comme les glaçons que la partie visible, car il appartient ç tout un chacun d’apprécier la situation dont il a été victime et de s’en plaindre ou nom.
      cordialement dddacoudre overblog


    • Eric F Eric F 5 novembre 2025 10:15

      @ddacoudre
      En fait, je voulais en premier lieu élargir au delà des crimes de sang qui sont rares, pour évoquer la violence au quotidien qui est fréquente. Mon propos est que celle-ci augmente réellement, pas seulement l’impression tirée des média, et pas seulement parce qu’il y a davantage de plainte. Je n’avais jamais été agressé violemment dans non jeune âge ni aucun de ma fratrie, alors que deux de mes trois enfants l’ont été dans une ville pourtant plus provinciale, c’est sur cet aspect que portait ma remarque. 
      Je voudrais ajouter un autre témoignage, j’ai appris avec stupéfaction en discutant avec des jeunes « sans histoire » que certains d’entre eux sortent désormais avec un couteau en poche « en cas » d’agression, qui sont désormais des circonstances faisant partie de leur vie habituelle. 
      Donc très franchement, je ne considère pas que l’insécurité soit seulement un grand mensonge de fabrication médiatique. Par contre qu’elle soit récupérée et instrumentalisée, c’est incontestable, mais n’est-ce pas faute d’avoir été endiguée et d’avoir été souvent niée ?


    • ddacoudre ddacoudre 6 novembre 2025 21:12

      @Eric F
      bonjour
      l’insécurité est une perception émotionnelle individuelle, et comme toutes émotions elle n’est pas forcément rationnelle. C’est en cela qu’il faut proposer une mesure d’estimation indicative sur des données réfutables. Cela ne changera pas forcément le ressenti des personnes, mais ils auront enregistré une base de données que leur psychisme prendra en compte. Nous vivons dans un monde où par le développement culturel technologique nous avons fabriqué des milliers d’objets qui ne sont pas sur à 100%. les plus sur sont les avions où la fiabilité des productions tourne autour de 99.6%. il y a tout de même des accidents. Si par l’information où notre vécu nous avons mémorisé tous les risques, vu leur nombre nous devrions pas sortir de chez nous et même être soumis aux risques domestiques chez nous. Or nous sortons et nous vivons. Cela parce que notre psychisme fait la part des risques qui peuvent nous affecter inconsciemment ; heureusement sinon nous mourrions tous d’angoisses. Mais si tous les jours on indique à nos émotions un événement à risque, il le traitera différemment sur une fréquence journalière et non sur une potentialité possible dont il a eu connaissance. Il n’y a donc aucune anomalie que les citoyens développent un sentiment d’insécurité , mais il est aussi clairement reconnu que le pouvoir joue avec pour entretenir un climat délétère et mobiliser la capacité d’analyse des humains. Pour tes fils conseille leur plutôt une bombe lacrymogène c’est plus efficace et ne risque pas un procès avec un couteau.
      Cordialement ddacoudre overblog. 


  • Je déteste la société actuelle, menteuse, vicieuse !

    Je préfère, simplement, la  

    LIBERTÉ .

    Sur mes cahiers d’écolier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable sur la neige
    J’écris ton nom

    Sur toutes les pages lues
    Sur toutes les pages blanches
    Pierre sang papier ou cendre
    J’écris ton nom

    Sur les images dorées
    Sur les armes des guerriers
    Sur la couronne des rois
    J’écris ton nom

    Sur la jungle et le désert
    Sur les nids sur les genêts
    Sur l’écho de mon enfance
    J’écris ton nom

    Sur les merveilles des nuits
    Sur le pain blanc des journées
    Sur les saisons fiancées
    J’écris ton nom

    Sur tous mes chiffons d’azur
    Sur l’étang soleil moisi
    Sur le lac lune vivante
    J’écris ton nom

    Sur les champs sur l’horizon
    Sur les ailes des oiseaux
    Et sur le moulin des ombres
    J’écris ton nom

    Sur chaque bouffée d’aurore
    Sur la mer sur les bateaux
    Sur la montagne démente
    J’écris ton nom

    Sur la mousse des nuages
    Sur les sueurs de l’orage
    Sur la pluie épaisse et fade
    J’écris ton nom

    Sur les formes scintillantes
    Sur les cloches des couleurs
    Sur la vérité physique
    J’écris ton nom

    Sur les sentiers éveillés
    Sur les routes déployées
    Sur les places qui débordent
    J’écris ton nom

    Sur la lampe qui s’allume
    Sur la lampe qui s’éteint
    Sur mes maisons réunies
    J’écris ton nom

    Sur le fruit coupé en deux
    Du miroir et de ma chambre
    Sur mon lit coquille vide
    J’écris ton nom

    Sur mon chien gourmand et tendre
    Sur ses oreilles dressées
    Sur sa patte maladroite
    J’écris ton nom

    Sur le tremplin de ma porte
    Sur les objets familiers
    Sur le flot du feu béni
    J’écris ton nom

    Sur toute chair accordée
    Sur le front de mes amis
    Sur chaque main qui se tend
    J’écris ton nom

    Sur la vitre des surprises
    Sur les lèvres attentives
    Bien au-dessus du silence
    J’écris ton nom

    Sur mes refuges détruits
    Sur mes phares écroulés
    Sur les murs de mon ennui
    J’écris ton nom

    Sur l’absence sans désir
    Sur la solitude nue
    Sur les marches de la mort
    J’écris ton nom

    Sur la santé revenue
    Sur le risque disparu
    Sur l’espoir sans souvenir
    J’écris ton nom

    Et par le pouvoir d’un mot
    Je recommence ma vie
    Je suis né pour te connaître
    Pour te nommer

    Liberté.

    PAUL ÉLUARD. 


  • LeMerou 5 novembre 2025 07:52
    @ddacoudre.

    Bonjour, 

    Sans sombrer dans ce qui est vulgairement appelé aujourd’hui le « complotisme », j’ai toujours été circonspect sur les statistiques fournies par les différents services affiliés au « Pouvoir », me faisant douter de l’intégrité de ces derniers.

    En effet il tellement facile d’obtenir le résultat attendu, soit par des coefficients ou une non comptabilisation initiale pour des raisons X ou Y. Les statistiques peuvent des outils très puissants, d’aides à la décision ou autres, mais ils ont leur limites.

    Chiffres vs ressenti ! Telle est la question.
    Je prend ceux ayant trait à « l’inflation », le « niveau de vie » et tout ce qui en découle. J’avoue humblement que le ressenti de mon escarcelle qui se vide rapidement , du moins dont le poids s’allège bien plus que prévu par les statistiques, me font dire que mon ressenti est bien plus proche de la réalité et j’ose penser que je ne suis pas le seul.

    Toutefois je suis assez d’accord, la « peur » instillée dont vous avez fait la description dans votre article est un moyen assez efficace, pour détourner les attentions de ce qui se trame en arrière plan, faisant « focaliser » une partie de la population. La « sécurité » ou « l’insécurité » est très présente chez l’être humain.

    Bon, crimes et délits ont diminués proportionnellement, mais selon moi, une donnée manque, l’incivisme, les incivilités, qui insidieusement contribuent bien plus au sentiment, au ressenti « d’insécurité » que les crimes de sang ou autres assassinats barbares, voir même attentats, qui ont toujours eu lieu, mais meuble l’actualité.

    Les uns sont épisodiques, suscitant l’émoi du moment, les autres sont constants.
    Sont ils comptabilisés ? 


    • Eric F Eric F 5 novembre 2025 09:23

      @LeMerou
      Notons que les gouvernements tendent plutôt à minimiser les statistiques de l’insécurité, et non pas à les augmenter, pour se prévaloir de l’efficacité de leur action. Ce sont plutôt les média « conservateurs » qui surjouent dans ce domaine. 

      Par ailleurs d’accord avec vous, les crimes de sang sont rares, mais les violences et incivilités du quotidien augmentent ; vous employez à juste titre le terme « ressenti d’insécurité », tout comme on ressent le froid quand il gèle, ce n’est pas un simple sentiment. 


    • ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2025 10:03

      @LeMerou
      bonjour
      tu as raison en ce qui concerne les incivilités, j’ai eu l’occasion d’écrire dans un article que les adultes finissaient par avoir peur de leurs enfants, et au plus n’osaient pas en reprendre un qui en commettait une dans les transports dont le plus courant était les pieds sur le banc d’en face. Mais toute époque a connu la révolte des enfants contre le pouvoir des adultes. Mais dans les années 60, il n’y avait pas la télé pour les stigmatiser, au point que Bayrou en avait fait un montage pour sa campagne électorale.
      cordialement ddacoudre overblog


    • LeMerou 5 novembre 2025 15:51

      @ddacoudre

      « Mais toute époque a connu la révolte des enfants contre le pouvoir des adultes. »
      C’est normal, ceci arrive dès que le caractère se forme et que les connaissances augmentent, il arrive un moment ou l’on en a assez des remarques parentales fussent elles appropriées.
      Entre « l’apprentissage scolaire » relativement toléré et le vécu si modeste soit-il, ça va au clash. Il faut se souvenir d’une chose, l’expérience ne se transmet pas elle s’aquiert, plus ou moins bien chez certains.

      « Mais dans les années 60, il n’y avait pas la télé pour les stigmatiser, au point que Bayrou en avait fait un montage pour sa campagne »

      A mon sens ce n’est pas tant la « télé », qui à l’époque et dans la dizaine d’années qui ont suivis était à défaut d’être instructive à minima intéressante, mais plutôt des phénomènes sociétaux, exacerbés ensuite par les politiques, la « récupération » doit commencer tôt. L’interdit d’interdire de 68, la « libéralisation existentielle » des années sous la rose..

      Ont eu ou ont à mon sens des effets pervers s’avérant néfastes, ainsi la contestation de tout et n’importe quoi comme l’exigence de ses droits oubliant que ces derniers entrainent des devoirs. Bien sur que d’autres phénomènes sont entrés en jeu aussi, comme la notion « d’épanouissement individuel », les droits de l’enfant et j’en passe, jusqu’à des errements idéologique faussement humaniste, tel qu’un enfant pouvant porter plainte contre ses parents pour une « fessée » acte qui ne marque en fait que des limites à ne pas franchir. Ors ne plus fixer des limites est dangereux, ce ne sont pas les tonnes de lois inconnues de la majorité de la population qui ont une action efficace.

      Bref, une société d’interconnectés ne connaissant pas son prochain direct et physique, j’exagère un peu mais pas tant que ça.
      Les règles simples de vie en communautés sont bafouées, ou piétinée au profit de sa propre « liberté », pour être un poil méchant, je dirais aussi qu’une sorte d’abêtissement favorise fortement le développement des incivilités.

      Maintenant est ce que tout ça est mis en exergue médiatiquement parlant, je le pense aussi. Malgré tout ce que l’ont veux nous faire croire, la société, la notre ailleurs je ne sais pas, augmente en taille et elle n’a sûrement pas atteint un niveau d’évolution et de maturité qu’il est prétendu, enfin l’apport « civilisationnel » d’individus de culture fort différente ne vas pas non plus dans le bon sens, mais c’est un sujet tabou.


    • LeMerou 5 novembre 2025 15:52

      @Eric F

      « terme « ressenti d’insécurité », tout comme on ressent le froid quand il gèle, ce n’est pas un simple sentiment. »

      Tout à fait.


  • Octave Lebel Octave Lebel 5 novembre 2025 09:32

    Moi il me semble que cette affaire de ressenti si souvent évoqué par les médias est comme une pauvre parade pour ne pas parler de leurs responsabilités dans la fabrication de l’opinion publique avec laquelle ils jouent.


    • Eric F Eric F 5 novembre 2025 09:58

      @Octave Lebel
      Réfléchissez à ceci, si une partie croissante de l’électorat populaire tourne ses suffrages vers les « partis de l’ordre », n’est-ce pas parce que les « partis du progrès » pour lesquels ils votaient naguère sont dans le déni de leur réalité quotidienne, ce qu’ils vivent dans la rue non pas seulement entendent et voient dans les média audiovisuels.
      Certains média (Bolloré) enfoncent le clou de l’insécurité, d’autres au contraire (chaines publiques) minimisent. En zappant on entendent tout et son contraire dans ce domaine (pas comme pour le covid ou ou tous les média étaient enfermistes, ou la guerre en Ukraine où tous les média sont antirusses).


  • berry 5 novembre 2025 10:59

    On se demande bien pourquoi les prisons sont pleines à craquer, si les chiffres de la délinquance baissent.


    • microf 5 novembre 2025 12:49

      @berry

      C´est très simple á répondre cette question, c´est tout simplement parceque les prisons sont pleines pas avec de nouveaux arrivants, mais avec de ceux qui les peuplent déjá, bien sûr il ya eu un nouveau grand délinquant... qui y est arrivé il ya quelques jours, mais cela ne change rien.


    • ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2025 21:23

      @berry
      bonjour
      parce que l’on punit plus et que l’on utilise de moins en moins les peines de substitution pour satisfaire ce qui se plaignent à droite ou au FN/RN du laxisme de la justice, sauf quand cela les concerne comme Sarkozy ou M lepen.
      cordialement ddacoudre overblog


  • Tolzan Tolzan 5 novembre 2025 11:16

    Bonjour ddacoudre,

    Si j’ai bien compris, vos figures… vos statistiques, sont des moyennes nationales. Ce qui est occulté dans cette approche, c’est que la France n’est homogène ni sociologiquement, ni ethniquement, ni géographiquement. Ainsi, ces graphiques font-ils une moyenne incluant les quartiers Nord de Marseille, le Mirail à Toulouse et par exemple le département de la Meuse… ou celui des Vosges. La moyenne nationale lisse donc (c’est-à-dire, cache) les variations locales …. et l’on peut arriver aux conclusions que l’on veut ! Par exemple, le taux de vol peut baisser dans la majorité des départements périphériques, mais augmenter dans les quartiers dits populaires…. Eh bien, cela disparaît dans la figure de sorte qu’une personne non avertie va conclure, d’après ces statistiques, que le taux de vol baisse partout. Il faut aussi ajouter que, les statisticiens du CEVIPOL, qui ne sont pas des imbéciles, sont parfaitement conscients de l’effet sur le lecteur « moyen ».

    Conclusion 1 : les figures de votre article ne révèlent pas la réalité du pays….

    Conclusion 2 : Elles confirment ce que l’on sait depuis longtemps, qui est que l’on fait dire ce que l’on veut aux statistiques, ou aux sondages. Il faut toujours bien analyser les hypothèses sous-jacentes de départ. Pas de surprise, concernant celles dans votre article, puisque les instituts qui les ont éditées font en quelque sorte partie de l’appareil de conditionnement des masses mis en place par le pouvoir..

    Conclusion finale : toujours se méfier des statistiques. Je citerai Winston Churchill qui disait : « je ne crois que dans les statistiques que j’ai moi-même falsifiées ».

     


    • Eric F Eric F 5 novembre 2025 12:21

      @Tolzan
      Certes il y a « lissage » en moyenne nationale, mais de plus en plus les faits de violence naguère confinés à des « quartiers sensibles » se sont propagés dans les grandes villes puis villes moyennes.

      Il y a des cas d’école, tels les familles indésirables dans leur quartier, « expulsées » vers de tranquilles bourgades de province (ex : Lisieux), qui s’y sont fort bien acclimatées et y ont installé de prospères activités de deal, entrainant les « tensions » associées, notamment de consommateurs désargentés cherchant à subtiliser à autrui les moyens financiers pour régler leur ardoise.

      PS : la plupart des dictons attribués à Churchill sont apocryphes, c’est le cas de celui que vous mentionnez (référence) 
      (Im übrigen glaube ich nur an die Statistik, die ich selbst gefälscht habe » - Anekdoten um Bischof Dibelius. Geist und Witz eines großen Kirchenmannes. Bechtle 196)


    • Tolzan Tolzan 5 novembre 2025 13:13

      @Eric F

      Le point important que je voulais souligner est que LES STATISTICIENS DES ORGANISMES OFFICIELS SAVENT PARFAITEMENT CE QU’ILS FONT EN INTRODUISANT DES MOYENNES NATIONALES. Ils participent à l’idée officielle que la France est homogène alors que pays est fracturé d’un point de vue social, ethnique, culturel et religieux. Ces statisticiens savent qu’une moyenne incluant (par exemple) de façon uniforme le 93 et le 55 ne signifie rien. Les statistiques officielles ne sont donc pas fausses stricto sensu, mais calculées de façon à abuser le citoyen moyen inconscient de la manipulation, de la présentation des données pour arriver à la conclusion voulue…. qui ne doit pas déranger le pouvoir…


    • Eric F Eric F 5 novembre 2025 14:16

      @Tolzan
      En plus, les statistiques sont contradictoires entre elles, j’en ai indiquée en provenance de l’ONU (par pays) qui contredisent celles de l’article.
      L’essentiel est en effet de confronter les chiffres avec le « vécu ». Si on nous disait par exemple que le prix du logement n’a cessé de baisser depuis des décennies, personne ne le croirait. Mais on peut nous démontrer que l’indice insee de revalorisation des loyers est inférieur à l’augmentation des revenus, sauf que ça ne joue que pour un locataire resté dans le même appartement depuis longtemps .


    • ddacoudre ddacoudre 6 novembre 2025 21:25

      @Tolzan
      bonjour
      Tu as raison les statistiques sont une photographie indicative, mais l’on ne peut pas faire de chaque cas particulier vécu au niveau individuel communal villageois une tendance générale. Ce que je donne ce n’est pas que les crimes et délits n’existent pas, mais que sur le long terme qui permet d’estimer une évolution, malgré une augmentation de la population il n’y a pas de délinquances ou criminalité en conséquence. Pour qu’il y ait crimes et délinquance, il faut que la situation qui y conduit existe. Dans ce cadre les villes sont plus criminogènes que les campagnes.
      Cela n’empêche pas que le sentiment d’insécurité n’est pas fondé rationnellement.
      La même analyse pourrait être faite aux niveaux de toutes les villes sur le long terme et l’on aurait un résultat semblable avec bien sûr des inégalités en fonction de la quantité de populations. Qui pour les délinquants représente la mesure de leurs marchés du crime.
      cordialement ddacoudre overblog


  • microf 5 novembre 2025 12:39

    « Ce n’est pas un complot, mais une mécanique : la peur fait vendre, la peur fait voter, la peur fait obéir. » 

    Bien dit, et le Président Poutine le dit dans cette intervention.

    « Macron ira en prison comme Sarközi. »

    https://youtube.com/shorts/rvJii-tR2Ro ?si=SRqMH5Kga2FGvDmn


    • Tolzan Tolzan 5 novembre 2025 17:12

      @microf
      Macron doit être passablement grillé au plan international pour que le Président de la Fédération de Russie en arrive à faire une telle déclaration sur le Président de la République française.... Et puis, c’est étrange, mais ladite vidéo ne tourne pas boucle sur France-Télévisions, ni LCI, ni BFM.......Black-out total !!!!


    • ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2025 21:36

      @microf
      bonjour je ne suis pas un fan de Poutine qui est un autocrate, mais je partage son analyse politique, le premier a avoir indiqué cela est Jacques Attali,et souvent j’explique que ceux qui utiliseront l’arme nucléaire les premiers ce sera les EU, car l’occident recule naturellement dans l’ordre des choses après l’Europe, et nous avons eu tord de faire une Europe seulement économique en choisissant les faux amis que sont les états unis d’Amérique. cordialement dddacoudre over blog


    • microf 5 novembre 2025 22:24

      @Tolzan

      Vous aurez compris pourquoi cette vidéo ne tourne pas sur les médias francais !


    • microf 5 novembre 2025 23:02

      @ddacoudre

      Vous n´avez pas besoin d´être fans de Poutine, ce que dit le Président Poutine dans la vidéo, est on ne peut plus vrai.

      En ce que concerne Sarközi, si la France et l´Europe souffre aujourd´hui d´une imigration incontrôlée, c´est á cause de la destruction de la Lybie, et Sarközi est l´un des protagoniste de cette destruction.
      Si la Justice avait retenue toutes les accusations contre Sarközi, c´est la prison á vie qu´il aurait mérité, car ce dont souffre la France et le Sahel aujourd´hui vient en partie de lui, et c´est suffisant pour l´envoyer en prison pour le restant de ses jours.


    • ddacoudre ddacoudre 6 novembre 2025 21:45

      @microf
      bonjour
      tu n’as pas un grand amour pour Sarkozy çà je comprends. Mais l’on ne peut pas le rendre responsable de l’immigration pour autant malgré l’affaire de Lybie. au départ de l’immigration nous retrouvons notre histoire coloniale, la responsabilité du FMI, la circulation de l’information qui présente l’occident comme un eldorado,nos collaborations économiques avec les autres états et la dénatalité des pays occidentaux. C’est un tout complexe que la fermeture des frontières n’apportera rien, là où la problématique est économique, pour que chacun puisse vivre dans son pays de naissance.
      cordialement ddacoudre overblog


  • Fanny 5 novembre 2025 22:09

    A titre personnel, je n’ai pas peur dans la rue. Je me sens plus vulnérable qu’avant mais c’est juste l’accumulation des décennies. Le physique baisse. Mais il y a toujours des êtres plus vulnérables que moi dans la rue, et ça me rassure.

    Cela dit, les idéologues se sont emparés de cette question d’insécurité, pour je ne sais quelle raison. Peut-être l’immigration. à forte connotation idéologique. A partir de là, tout est biaisé et il ne sert pas à grand chose de lire des articles bourrées de statistiques. Tout est plus ou moins tordu.

    Du coup un paradoxe : pour se faire une idée de l’insécurité réelle, il faut se fier à son ressenti, à son expérience et celle de ses amis et proches. Les écrits ne servent à rien, comme le montre ce grand démographe français dont j’ai oublié le nom, polytechnicien, et qui prétend que l’immigration est stable en France depuis très longtemps. Il a peut-être raison avec ses stats, mais je préfère mon ressenti sur la question. J’autorise chacun à trouver que mon attitude est conne (et je peux partager cet avis, étant de formation scientifique), mais c’est comme ça.


    • ddacoudre ddacoudre 6 novembre 2025 21:35

      @Fanny
      bonjour 
      Que les personnes âgées soient ou se sentent plus vulnérables c’est les conséquences de l’existence que prend en compte notre psychisme.ensuite que l’on analyse son existence émotionnellement c’est dans notre nature. Mais cela ne vaut que pour le sujet en question l’on ne peut pas en faire une tendance ni une généralité pour les autres, car tout dépend de leur environnement. Dans celui-ci nous avons l’information, qui indique ce qui se passe chez les autres. Et si on dit à notre psyché que tous les jours il y a des crimes et délits il en conclura une augmentation des risques et demandera à chacun d’être encore plus vigilant et si on l’interroge il développera un sentiment d’insécurité. Je ne m’élève pas contre les personnes, mais contre leur ignorance dans laquelle ils sont maintenus et contre les pouvoirs qui instrumentalisent les crimes et délits pour remplacer leur incapacité" à trouver des solutions d’avenir économique.
      cordialement ddacoudre overblog


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