lundi 1er décembre 2025 - par Marc Alain Dubois

La grande illusion de la dette éternelle : pourquoi on vous dit qu’elle ne sera jamais remboursée

Depuis quinze ans, un étrange discours s’installe dans la bouche de certains responsables politiques : « La dette, on ne la remboursera jamais », comme une fatalité cosmique qu’il faudrait accepter. Derrière cette phrase se cache un renoncement, parfois une idéologie, souvent une stratégie pour repousser les décisions difficiles. Pendant ce temps, les pays qui ont tenu ce même discours ont fini sous tutelle : Grèce, Argentine, Portugal, Turquie, Tunisie…
Aujourd’hui, les mêmes symptômes apparaissent en France.
Le Plan Dubois, lui, affirme exactement l’inverse : on peut reprendre le contrôle, mais il faudra le vouloir avant que d’autres ne nous l’imposent.

Et pourquoi la France suit exactement le chemin des pays qui ont fini sous tutelle financière.

 

1. Qui dit que la dette ne sera jamais remboursée — et pourquoi ?

 

Plusieurs responsables politiques ont tenu cette ligne, volontairement ou par fatalisme.

Jean-Luc Mélenchon (LFI)

« La dette, on ne la remboursera pas. Ce n’est pas un sujet. »
— Déclaration publique, 2020.

François Ruffin (LFI)

« La dette n’a aucune importance, elle ne sera jamais remboursée. »

Thomas Piketty (économiste devenu référentiel pour plusieurs partis)

« Les dettes publiques ne sont jamais remboursées. Elles se gèrent, un point c’est tout. »

Ségolène Royal

« Les dettes souveraines ne sont pas faites pour être remboursées. »

Yanis Varoufakis (ex-ministre grec, souvent cité en France)

« Les États ne remboursent jamais leurs dettes. Ce n’est qu’un jeu d’écriture. »

Pourquoi tenir ce discours ? Trois raisons.

1) Éviter les réformes impopulaires

Dire « on ne remboursera jamais » permet d’éviter :
– la lutte antifraude,
– l’évaluation de l’efficacité publique,
– le contrôle des dépenses,
– les réformes structurelles.

C’est du confort politique.

2) Financer les promesses à crédit

On achète la paix sociale.
On finance aujourd’hui ce que les générations suivantes paieront demain.
C’est électoralement rentable.

3) Entretenir une illusion monétaire

On laisse croire qu’un État peut s’endetter sans limite parce qu’il ne ferait « jamais faillite ».

Or ce n’est pas la faillite le problème.
Ce sont les pertes de souveraineté qui arrivent bien avant.

2. Les pays qui ont dit “on ne paiera jamais”… et qui ont fini sous tutelle

Voici les exemples que la France devrait méditer attentivement.

1) La Grèce (2010–2015) : le cauchemar européen

Symptômes avant la crise :

– Déficits chroniques,
– dette à 120 % du PIB,
– aucun contrôle des dépenses,
– fraude fiscale massive,
– discours : “la dette, on la gérera plus tard”.

Déclencheur :

Les marchés cessent de prêter → taux x5 en quelques semaines.

Arrivée de la Troïka :

FMI + BCE + Commission européenne.

Mesures imposées :

– baisse des retraites de -40 %,
– réduction des salaires publics,
– explosion du chômage (28 %),
– 200 000 diplômés quittent le pays,
– privatisations forcées (ports, énergie, aéroports).

Conséquence finale :

Le pays perd sa souveraineté budgétaire pendant 8 ans.

La France présente aujourd’hui les mêmes signaux : déficit >5 %, dette >110 %, incapacité à réduire les dépenses.

2) Le Portugal (2011–2014)

Avant la crise

– dette 95 %,
– déficit 11 %,
– discours politique : « la dette, c’est abstrait ».

Imposition du plan FMI-Troïka

– hausse massive de la TVA,
– baisse du SMIC gelée,
– licenciements publics,
– explosion des impôts sur les ménages.

3) L’Irlande (2008–2012)

Avant

– dette faible, mais explosion due au sauvetage bancaire,
– discours officiel : « On gérera plus tard ».

Après

– chômage x3,
– baisse du salaire minimum,
– départ de 300 000 jeunes.

4) L’Espagne (2011–2014)

Avant

– bulle immobilière,
– dette privée gigantesque,
– État en déni total → “on ne remboursera pas tout”.

Après

– austérité forcée,
– explosion du chômage chez les jeunes (50 %),
– exode massif.

5) L’Argentine (2001–2018–2023)

Mécanisme

Toujours le même discours :
« On ne remboursera pas. »

→ Résultat : 9 défauts sur la dette en 200 ans.

Conséquences

– inflation à 140 %,
– pauvreté massive,
– confiscation des dépôts bancaires (2001),
– dépendance totale au FMI.

6) La Turquie (2018–2023)

Avant

– dette extérieure explosive,
– monnaie imprimée massivement,
– dirigeants affirmant « la dette ne pose aucun problème ».

Après

– effondrement de la monnaie,
– perte du pouvoir d’achat de 50 %,
– inflation à 80 %,
– fuite des capitaux.

7) Tunisie, Égypte, Pakistan

Symptômes identiques

– dette explosive,
– déficit chronique,
– État incapable de financer son budget sans emprunts.

Résultat

– tutelle FMI,
– baisse des subventions alimentaires,


– émeutes,
– contrôle des dépenses par des experts étrangers.

8) Russie 1998, Mexique 1982, Asie 1997

Même schéma :

Endettez-vous → dites que tout va bien → laissez filer → les marchés ferment → FMI impose un plan → chute de l’économie.

3. Pourquoi la France suit exactement ce chemin

Les 7 signaux rouges sont déjà là :

  1. Déficit chronique depuis 1974.

  2. 115 % de dette, niveau équivalent aux pays avant leur tutelle.

  3. 50 % de la dette détenue par des investisseurs étrangers.

  4. Dépendance totale aux taux de la BCE.

  5. Aucun budget voté à l’équilibre en 50 ans.

  6. Taux d’intérêt = 52 milliards par an, bientôt 70.

  7. Dégradations des agences de notation depuis 2022.

Exactement le chemin de la Grèce, quatre ans avant son explosion.

4. Le Plan Dubois : la contre-stratégie

Objectif :

Ramener la dette à 45 % du PIB en dix ans.

Comment :

– Contribution sur profits étrangers,
– Contribution sur les plateformes numériques,
– Taxe compensatoire mixte,
– Réindustrialisation,
– Épargne souveraine,
– Lutte antifraude (20 à 30 Md€),
– Prévention santé (–20 Md€ sur 10 ans).

Sans :

– austérité,
– hausse de TVA,
– coupes sociales brutales.

5. Conclusion : la France prend EXACTEMENT le même chemin

Ce que disent les politiques :
« La dette, ce n’est pas grave, on ne la remboursera jamais. »

Ce que l’histoire répond :
Tous les pays qui ont tenu ce discours ont fini sous tutelle. Sans exception.

La France n’est pas protégée par la magie.
Elle n’est protégée que tant que les marchés acceptent de prêter.
Quand ils se retournent, il est trop tard :
les mesures viennent de Bruxelles, du FMI ou des investisseurs étrangers.

Le Plan Dubois est le seul projet qui dit :
Reprenons le contrôle volontairement, avant que d’autres ne décident à notre place.

La question est simple :

Voulons-nous être la Grèce de 2030…
ou la France souveraine de 2040 ?



20 réactions


  • Étirév 1er décembre 2025 09:35

    Pourquoi on ne vous dit jamais la Vérité, tout simplement ?
    Aussi, habitué depuis des années à l’erreur et aux mensonges, qui sont parvenus à détruire votre bon sens et obscurcir votre vision lucide des choses, votre esprit n’accepte plus la Vérité.
    Il faut dire que c’est toujours quand la Vérité est altérée, cachée, quand l’erreur et le mensonges triomphent, qu’on en impose l’étude à la jeunesse.
    Tant que l’erreur et le mensonge ne seront pas extirpés de la Société, la Justice n’y pénètrera pas.
    Blog


  • Octave Lebel Octave Lebel 1er décembre 2025 09:39

    On dirait bien que la distribution des belles images est finie smiley



  • Octave Lebel Octave Lebel 1er décembre 2025 09:43

    Une chanson douce que chantait ma maman.

    « Voulons-nous être la Grèce de 2030…
    ou la France souveraine de 2040 ? »

    Nous avons beaucoup de mamans (qui en réalité se disputent la garde) qui nous grondent régulièrement pour nous faire peur et qui, pour mieux nous protéger nous confisquent le résultat des élections quand nous désobéissons .Certains d’entre nous ont même écouté quelques promesses sans pourtant avoir eu le sucre d’orge espéré.

    → Article de référence en raison de la richesse des éléments chiffrés nationaux et internationaux apportés (23 tableaux de données comparées).

    https://elucid.media/analyse-graphique/modele-social-francais/l-arnaque-du-modele-social-trop-cher-la-realite-derriere-la-propagande-neoliberale

    Il suffit d’y consacrer un peu d’attention pour mesurer l’ampleur du scandale que constitue l’information sociale et économique qui nous est donnée à travers nos médias et reprise à l’occasion sur Agoravox par des perroquets (conscients ou non quelquefois) gentiment au service des élus qui se pressent pour entretenir ces fables afin de se trouver une petite place dans le système dont ils rêvent de rester ou de devenir les serviteurs.

     L’arnaque du « modèle social trop cher » : la réalité derrière la propagande néolibérale : Le modèle social français 2025.

    Article élu d’intérêt général (Les lecteurs d’Élucid ont voté pour rendre cet article gratuit, publié le 30/10/2025 par Olivier Berruyer).

    Sommaire.

    Idée reçue n° 1 : « Notre modèle social est injuste : on paye beaucoup pour recevoir peu »

    Idée reçue n° 2 : « Il y a une anomalie française des dépenses publiques, la gabegie règne »
    Le reste à charge : l’indicateur crucial oublié

    Retraites :il n’y a pas d’« anomalie française » non plus.


    • Eric F Eric F 1er décembre 2025 19:06

      @Octave Lebel
      Merci du lien sur l’intéressant article d’Elucid, même si je ne suis pas d’accord avec l’ensemble de leurs analyses (par exemple lier la baisse de niveau PISA à la baisse de pouvoir d’achat des enseignants). 

      Le point clé est qu’en France la couverture santé et retraite est très majoritairement de niveau public, alors que dans d’autres pays les salariés cotisent les mêmes services à des organismes privés. Donc la comparaison par les média affairistes est biaisée.

      Concernant les retraites, il y a une courbe discutable, celle qui présente le pouvoir d’achat des retraités incluant les revenus d’épargne, ce qui alimente la légende qu’ils sont mieux payés que les salariés. En fait le taux de remplacement de la pension par rapport au dernier salaire est de l’ordre de 72% (en baisse constante), dont 55% pour les cadres. En Grèce sur laquelle on pleurniche c’est 90% (!)
      Mais l’article indique bien qu’on va avoir un problème de financement, même malgré l’érosion des pensions (ils ne précisent pas mais c’est de l’ordre de -10% par rapport aux salaires depuis 10 ans).

      Concernant le « reste à charges », il est clair que nos gouvernants veulent l’augmenter. Il faut quand même noter que les minima sociaux non contributifs (AME, PUMA) en sont exempté, alors que les cotisants y sont soumis, ce qui est dur à avaler pour eux. 


    • mmbbb 7 décembre 2025 11:10

      @Octave Lebel Sauf Berruyer oublie ceci

      https://www.bing.com/search?pc=CBHS&ptag=N4504D092922A9DFA1A1FF2&form=CONBDF&conlogo=CT3210127&q=washington+state

      Ne pas corréler ces deux études est absurde .

      Le secteur agroalimentaire n est pas épargné , nous sommes déficitaires désormais

      M Sapir le souligne , ce déficit du commerce extrieur qui notre point faible

      d ou au recours a l emprunt .

      et un autre point M TOUATI un autre économiste , nous n avons pas assez de dépenses d investisemment , Cela obère l avenir .

      Je regarde moins Berruyer , je commence a douter de son sérieux

      Grand benêt


  • Eric F Eric F 1er décembre 2025 18:36

    Je pense que l’article devrait montrer des exemples d’états qui remboursent entièrement le capital de leur dette (à l’époque récente, je ne parle pas du Pinay)

    Quid du « coup d’accordéon », là aussi des exemples seraient intéressants (qu’est-ce qui s’est passé après), car c’est la crainte des souscripteurs. 

    La France a octroyé des remises de dettes à d’autres états, de quelle dette s’agissait-il ?

    PS : c’est un détail, mais il est indiqué que la Grèce aurait réduit les retraites de -40% lors de la crise 2010-2015, or actuellement le taux de remplacement par rapport au dernier salaire est 90% en Grèce, bien plus élevé qu’en France (71,9%) (reférence ).
    L’IA m’a indiqué que seuls les « anciens » retraités ont été concernés par la baisse, mais pas ceux d’après 2015 (? !), le taux devrait sans doute être auparavant de l’ordre de 100%, j’ai l’impression qu’ils comptent plusieurs fois les mêmes baisses pour tomber sur ce chiffre, car on n’imagine pas un tel gap intergénérationnel. 


    • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 1er décembre 2025 23:34

      @Eric F

      Bonjour Eric,

      Merci pour votre message très précis — c’est exactement le type de contribution qui enrichit ce débat.

      Pour répondre point par point :

      1. États ayant réellement remboursé leur dette
        Vous avez raison : cela existe.
        Le Canada (1995–2005), la Suède après sa crise bancaire, ou encore l’Allemagne après 2012 ont réduit non seulement leurs déficits, mais aussi le stock de dette. J’intégrerai ces exemples dans une version enrichie.

      2. Sur les “coups d’accordéon”
        Très juste également.
        Les cas de l’Argentine, de la Russie (1998) ou la restructuration grecque de 2012 montrent précisément ce qui se passe après : pertes privées, rééchelonnements, stabilisation… ou chaos si rien n’a été préparé. Je développerai ces scénarios pour mieux éclairer les lecteurs.

      3. Sur les annulations de dettes par la France
        Vous l’avez bien noté : il s’agit uniquement de dettes bilatérales d’États pauvres via le Club de Paris, sans rapport avec la dette de marché qui est notre véritable sujet. Cette distinction est fondamentale.

      4. Sur la Grèce et les retraites
        Vous avez raison : les -40 % correspondent à un cumul de baisses successives appliquées aux retraités pré-crise. Cela n’a pas touché uniformément les générations suivantes. Je vais reformuler ce passage pour éviter toute confusion.

      5. Et je précise deux points importants pour la suite

      Le dossier des retraites sera un très gros chapitre, et je le garde volontairement pour la fin, car il s’articule avec d’autres mesures (emploi, dépenses publiques, productivité, trajectoire macro) que je dois d’abord exposer clairement.

      • Les articles qui arrivent dans les 10 prochains jours vont détailler la réalité concrète des verrous budgétaires et des solutions, toujours selon la méthode que je me suis fixée :
      – partir d’une constatation chiffrée,
      – démontrer les blocages,
      – proposer le chemin le plus court et le plus réaliste vers le désendettement.

      Je sais que certains articles seront plus polémiques que d’autres.
      C’est inévitable : nous vivons au-dessus de nos moyens depuis 40 ans, et toute vérité sur la dépense publique dérange forcément quelqu’un.

      Mais c’est cela — ou la dette éternelle.

      Merci encore pour votre commentaire exigeant, il contribue à élever le niveau du débat.

      Marc Alain Dubois


    • Octave Lebel Octave Lebel 2 décembre 2025 09:23

      @Marc Alain Dubois.

      Si l’IA est un Père Noël, qui est derrière le père Noël et comment les joujoux sont fabriqués et nous parviennent et qui en décide et comment ?

      Jolie formule apparemment consensuelle qui vous pose en juge de paix au-dessus de la mêlée, c’est qui ce nous ?

      « nous vivons au-dessus de nos moyens depuis 40 ans, et toute vérité sur la dépense publique dérange forcément quelqu’un. »

      À partir du moment où les plus riches ne veulent plus payer  d’impôts en proportion équitable de leurs revenus et patrimoine, les autres reçoivent de moins en moins au regard des richesses qu’ils créent pour leurs besoins essentiels qui sont vitaux. Se nourrir, se loger, s’habiller correctement, de déplacer, bénéficier d’une éducation et d’une formation de qualité, se soigner, se cultiver, avoir une bonne hygiène de vie, pouvoir participer suffisamment à la vie sociale, travailler et continuer de se former selon besoin. De plus ces gens se font servir avec peu de contraintes et contreparties attendues des subventions et ont un privilège qui est aussi un pouvoir assez exorbitant dont ils se gardent bien de se vanter , décider en fait de l’usage et des directions que prennent les technologies émergeantes à grand renfort de publicité et accompagnement médiatique. C’est pratique, ils contrôlent aussi pour l’essentiel les deux en même temps que les instituts de fabrication de l’opinion publique que sont les sondages. C’est beau ce genre de liberté.

      Désolé, on ne peut pas dissocier le fonctionnement d’une économie de celui du régime politique en place puisqu’il s’agit d’articuler de façon équitable l’intérêt individuel et l’intérêt général et qu’il est de plus en plus difficile d’afficher sans fard qu’en réalité ce sont d’autres buts qui sont poursuivis. Que cela fonctionne autrement en fait.On voit bien que pour certains la seule manière d’y arriver est d’entretenir un certain niveau d’ignorance générale en même temps que toutes sortes de confusions et divisions afin d’asseoir leur domination culturelle et économique qui est largement héréditaire. Cela dure depuis très longtemps, dès avant le capitalisme actuel mais ce n’est ni éternel ni indépassable.

      Les choix économiques sont aussi des choix politiques. Il revient à une démocratie de citoyens en capacité de l’être de faire en sorte que ces choix soient éclairés correctement et suffisamment et que la mise en œuvre en soit régulièrement évaluée et connue du plus grand nombre. Nous en sommes politiquement très loin et certains sont très résolus à ce que cela continue ainsi encore très longtemps. Je pense que cela ne vous a pas échappé. Je pense aussi qu’il n’y a pas de démocratie sans justice sociale ni dorénavant sans responsabilité écologique partagée, sans des citoyens correctement informés avec les moyens institutionnels de se faire entendre et respecter et des responsables politiques révocables en cours de mandats  s’il le faut en cas de manquements graves comme c’est le cas pour chacun d’entre nous dans notre vie professionnelle. Cela changerait sûrement la nature des campagnes électorales il me semble ainsi que le rôle et le fonctionnement des médias et bien d’autres choses aussi.

       


    • Eric F Eric F 2 décembre 2025 12:45

      @Octave Lebel
      "Les choix économiques sont aussi des choix politiques« 
      Oui, mais »il n’est de politique qui vaille que si elle est fondée sur les réalités", or le moins qu’on puisse dire c’est que les réalité économiques mondiales nous sont très défavorables, et vu l’intrication désormais des entreprises et du commerce, on ne peut plus jouer seuls dans notre coin. Nos couts de production et notamment les prélèvements dépassent ceux de nos voisins, et plus encore ceux du reste du monde. On a beau inciter le consommateur à acheter français, si le même produit importé est deux fois moins cher, il l’achètera. On voit le succès du fast fashion, du black friday, le consumérisme à l’américaine mais à très bas prix. 
      La marge de manoeuvre pour faire raquer l’ultra-riche est faible, j’enrage de cela autant que vous, et ça finit toujours par retomber sur les un peu aisés.

      Prenons un exemple, celui d’Arcelor-Mittal. Des sites ferment ...faute de débouchés pour l’acier local, car l’industrie mécanique est partie faute de clients. On est mal barré. 


    • Octave Lebel Octave Lebel 2 décembre 2025 14:32

      @Eric
      Tout cela sont de bonnes raisons de passer d’une économie libérale de l’offre à une économie plus socialisée de la satisfaction des besoins prioritaires pour tous en travaillant à notre adaptation et mutation aux changements climatiques, aux accès plus difficiles aux ressources et aux évolutions des rapports de force mondiaux économiques et politiques. C’est la meilleure manière de se préparer aux crises en gestation pour essayer de les minimiser et contribuer à la pacification de nos relations et dévelopements .Il y a toujours eu des gens qui ont cru que leurs intérêts requéraient la domination autant que possible des autres nécessitant la contrainte et la violence et d’autres qui cherchent à s’organiser autrement.Il me semble que la première version a besoin de cacher ses convictions et qu’elle est minoritaire.La seconde est difficile à mettre en oeuvre mais part comme toujours des erreurs passées à éviter et des leçons qui en ont été tirées.Sans perdre de vue que les crises ont bcp de chance de devenir de plus en plus dangereuses et destructrices.Il y a eu des dirigeants américains pour utiliser la bombe atomique uniquement parce qu’ils savaient qu’ils n’y avait pas de réplique possible à leur encontre.D’autres à leur place l’auraient fait aussi.L’enjeu c’est aussi la survie de l’humanité qui passera aussi par une prise de conscience allant se généralisant.Si nous réfléchissons à toutes les prises de conscience lentes mais de plus en plus rapides qu’a fait l’humanité, pourquoi n’y arriverions-nous pas ? Chaque pas compte.


    • Eric F Eric F 2 décembre 2025 17:53

      @Octave Lebel
      « travaillant à notre adaptation et mutation [...] et aux évolutions des rapports de force mondiaux économiques et politiques »

      Le problème est que c’est ce conditionne tout, et ce sur quoi nous avons le moins de prises. Les USA peuvent taper du poing, imposer des normes mondiales, des taxes dissymétriques ; la Chine peut truander sa monnaie, protéger son marché intérieur et subventionner ses exportations ; mais la France ne peut rien de cela, et l’UE néolibérale ne veut rien de cela (et s’occupe de tout autre chose que des intérêts des pays membres).

      Alors je sais que le programme LFI prévoit de « désobéir aux traités européens », et RN de défendre nos intérêts avec un rapport de force, mais endettés et déficitaires comme nous sommes, nous ne sommes plus en situation de force comme dans les années soixante voire même quatre vingt, et nous sommes en butée au niveau des charges sur la production, malgré les abattements et aides qui compensent partiellement. 
      Alors on peut quand même prendre un peu de marge, comme la Hongrie qui obtient des dérogations pour acheter du pétrole et gaz discount russe, et qui sont en partenariat avec des entreprises chinoises pour assembler leurs produits -mais eux ont des couts de production très bas-. 

      D’ici qu’on convainque nos « partenaires » européens, il faudra un siècle, et le reste du millénaire pour convaincre le reste du monde. 


  • njama njama 1er décembre 2025 19:09

    Les guerres servent à effacer les ardoises... et les dettes sont un moyen de chantage

    bien sûr ni la France ni les États-Unis ne seront un jour capables de rembourser leurs xxxx milliards de dettes...

    L’annulation des dettes existe depuis l’antiquité, elle est du domaine du possible pour remettre les compteurs à zéro, d’un point de vue politique, et... moral !

    CADTM Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes

     Série : Les annulations de dette au cours de l’histoire (partie 2)

    La remise des dettes au pays de Canaan au premier millénaire avant l’ère chrétienne
    27 décembre 2024 par Isabelle Ponet

    https://www.cadtm.org/La-remise-des-dettes-au-pays-de

    Entre quelques milliers, ou dizaines de milliers qui y laisseront des plumes, après s’être bien engraissés et la chaos le choix peut-être vite fait, on ne va pas pleurer sur les malheurs des spéculateurs sans vergogne, sans foi ni loi !


    • Jean Keim Jean Keim 2 décembre 2025 07:19

      @njama

      Il est probable qu’actuellement ceux qui auraient le pouvoir d’effacer les ardoises sont justement ceux qui en profitent ; dans l’antiquité (Babylone ?) le pouvoir royal en place, bien assis sur le trésor du même nom, avait l’autorité nécessaire pour annuler les dettes.


    • Eric F Eric F 2 décembre 2025 12:53

      @njama

      « on ne va pas pleurer sur les malheurs des spéculateurs sans vergogne, sans foi ni loi »


      Les emprunts des états comme le nôtre sont à faible rendement par rapport au marché, il y en a surtout dans les assurances vie des petits épargnants ou alors elles servent de « lest » à des comptes pour compenser les valeurs à risque. 

  • Jean Keim Jean Keim 2 décembre 2025 07:10

    Pas un mot ! rien ! que pouic ! sur les mécanismes financiers de prêts ; les emprunts sont alimentés par de la monnaie de singe*, mais tout va bien, on continue, les œillères sont bien en place et dans ce système carrément maffieux, un gigantesque aspirateur siphonne les intérêts qui tombent dans l’escarcelle de ce que faute de mieux on appelle la Finance.

    Personne ne se demande où vont les intérêts, ou dit autrement à qui profite ‘’le crime’’.

    (*) monnaie de singe : métaphoriquement fausse monnaie obtenue en faisant ‘’tourner la planche à billets’’.


    • njama njama 2 décembre 2025 11:03

      @Jean Keim
      C’est l’économie keynésienne, dépenser plus (à crédit) pour alimenter la croissance... ça peut fonctionner ponctuellement mais pas de manière constante
      On voit ce que ça donne depuis la loi Giscard-Pompidou en 73... résultats aujourd’hui dette cumulée 3400 milliards, 
      Ce n’est pas dû au hasard, hors l’impécuniosité manifeste de quelques gouvernements Sarkozy, + 600 milliards de dettes publiques sur son quinquennat, une dette de 1900 milliards laissée à son successeur,...
      mais c’est petit joueur par rapport à Macron + 1200 milliards ! Sarkozy a trouvé son maître ! le soi-disant Mozart de la finance... et Bruno son ministre de l’économie qui allait mettre l’économie russe par terre en 8 jours...

      L’endettement a servi de prétexte pour passer à l’€uro... ce n’était pas dit ouvertement, derrière les mirages d’une économie €uropéenne forte !


    • Eric F Eric F 2 décembre 2025 12:58

      @njama

      « L’endettement a servi de prétexte pour passer à l’€uro... »


      Non, puisqu’au contraire les contraintes pour entrer dans l’euro étaient moins de 3% PIB de déficit public et moins de 60% PIB de dette publique cumulée (c’était alors le cas). Mais la facilité d’emprunt à taux plus faible sans dévaluation a été ensuite utilisée avec abus par nos gouvernements.

    • njama njama 2 décembre 2025 17:17

      @Eric F
      A partir du moment où les emprunts d’État sont adossés sur un €uro cautionné par la BCE ils deviennent mieux garantis par les investisseurs 
      Sans être savant en économie, n’importe qui peut comprendre que la France vit depuis depuis plus de deux décennies comme un ménage surendetté, les variations de taux d’emprunt ne justifie pas tout.
      dette publique en 2003 1000 milliards, 20 ans plus tard 3 fois plus... 


    • Eric F Eric F 2 décembre 2025 18:05

      @njama
      Oui, mais ce n’était pas l’objectif de l’euro, et de nombreux autres pays n’ont pas cédé à cette « facilité », et ils nous reprochent (comme cela avait été fait pour le Grèce début des années 2010) d’être des passagers clandestins de l’euro.

      Supposons que nous voulions sortir de l’euro et rétablir le franc avec création de monnaie par la banque nationale, il nous faudrait auparavant équilibrer notre budget, faute de quoi on tirerait de la monnaie qui ne cesserait de se dévaluer à la vénézuélienne.


  • placide21 7 décembre 2025 18:00

    Pour gaël Giraud il n’y a pas de problème de dette , mais de peur : https://youtu.be/HhyzdY9NfH8


Réagir



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/