vendredi 21 novembre 2008 - par Forest Ent

La grande tentation

Cet article n’est pas un article d’information, mais d’interrogation sans doute naïve. Il examine la possibilité d’un retour des Etats-Unis à l’isolationnisme, en tant qu’hypothèse prospective. Le rédacteur n’est absolument pas connaisseur de géopolitique, mais imagine que la dépression économique se déplacera vers ce terrain, et hasarde quelques hypothèses que les lecteurs plus avertis réfuteront ou préciseront. La future administration démocrate a pour l’instant parlé de “sauver l’industrie automobile”, de “nouvelle approche de l’environnement”, et de retraits militaires. Ceci m’évoque protectionnisme et isolationnisme, en un mot les années 1930, et voici pourquoi.

Le piège s’est refermé sur l’économie mondiale. Les déséquilibres s’avèrent brutalement insoutenables, et il n’existe aucun moyen de les corriger sous la pression. La déflation actuelle consiste en une perte de valeur d’actifs que l’on constate adossés à une demande insolvable. Cette insolvabilité provient de la montée des inégalités, elle-même causée par la mise en concurrence directe de tous les "marchés du travail", ce qui a été rendu possible par le démantèlement des barrières tarifaires réalisé par le GATT. Augmenter les salaires pour restaurer la solvabilité est fort peu probable, mais si c’était le cas, ça ne ferait qu’accélérer les pertes d’emplois par délocalisations. D’où la grande tentation du retour au protectionnisme. Celui-ci aurait été fort utile dans les années 1920 et 1990 pour prévenir les crises. Appliqué brutalement une fois les problèmes apparus, comme dans les années 1930, il peut avoir des effets négatifs. 

A l’heure actuelle, l’industrie automobile américaine est au bord de la faillite. Elle faisait des bénéfices surtout dans le haut de gamme (SUV, pick-ups, ...) et dans ... le crédit aux acheteurs. En période d’argent rare et d’essence relativement chère, ce haut de gamme se vend mal : aujourd’hui moitié moins qu’il y a un an. Aucune industrie ne peut durablement résister à ça. Les analystes se demandent actuellement si General Motors passera Noël, malgré de nombreux licenciements.

L’industrie automobile représente des millions d’emplois aux Etats-Unis. Sa faillite serait un séisme, et les démocrates fraîchement élus ne souhaitent pas sa disparition. M Obama a déjà annoncé qu’il "soutiendrait" l’industrie automobile, sous réserve qu’elle fabrique des voitures plus "économes en énergie". Ce dernier point parait du bon sens, puisqu’il permettrait de réduire le déficit commercial par diminution des importations d’hydrocarbures. En fait, les Etats-Unis pourraient déjà réduire la consommation mondiale de pétrole de presque 10% en utilisant ... les mêmes voitures que nous. Et c’est là que ce propos est une douce plaisanterie. Ford, GM et Chrysler ne savent pas gagner de sous en vendant de petites voitures. Il y a 8 ans, Ford Motor Co avait lancé un projet "blue team" allant en ce sens. Ce projet a été abandonné après avoir constaté que les coûts de production de Ford (c’est à dire les salaires, retraite comprise) ne permettraient pas la rentabilité dans la concurrence sur ce marché avec Honda et Nissan.

Le piège est refermé. Le seul moyen de sauver les "big three" est de restaurer des barrières tarifaires. Ce peut être d’une manière indirecte, par exemple en les subventionnant avec l’aide d’un impôt sur ... les ventes de voitures, qui pourrait être justifié par de grandes considérations environnementales. Cela défavoriserait et augmenterait les problèmes des sociétés qui exportent le plus aux US, c’est à dire Toyota, Honda et Nissan. Les problèmes américains seraient alors déplacés vers le Japon. Un accord pourrait figer les parts de marché mais pas de chiffres d’affaires, le total restant très inférieur à ce qu’il a été.

Un air de déjà-vu ? C’est ainsi que le piège a fonctionné dans les années 1930. Cela fait longtemps que l’on nous dit que la répétition de ces événements est impossible car on en a tiré les leçons. Il va falloir maintenant le prouver. J’ai bien entendu des financiers respectables m’expliquer il y a deux ans que "le risque systémique n’existait plus". L’automobile était avant la crise un des premiers postes d’exportation en France, et Renault et PSA délocalisent à tour de bras. Il existe un risque de refaire aujourd’hui et pour les mêmes raisons les mêmes erreurs qu’en 1930.

Tant qu’à entrer dans une prospective de répétition, et en relisant l’histoire de la montée des périls de la décennie 1930, on peut imaginer qu’avec le protectionnisme renaisse l’isolationnisme US. La nouvelle administration démocrate pourrait constater que les guerres d’Irak et d’Afghanistan coûtent chaque année l’équivalent d’un plan Paulson, que des centaines de milliers de GIs stationnent ailleurs dans le monde, que la doctrine “preemptive” des neocons n’est pas spécialement efficace ni populaire, ni aux Etats-Unis, ni dans le monde. Il n’est pas aberrant d’imaginer que les Etats-Unis abandonnent leur rôle de "gendarme du monde". La réduction de la facture énergétique et de la dépense militaire pourraient suffire aux Etats-Unis à passer un cap. Du "nouvel ordre mondial", on passerait alors directement à l’anarchie.

En résumé, il y a une cohérence possible à tout cela. La réduction de la dépense militaire permettrait d’équilibrer le budget. Elle rendrait l’approvisionnement en pétrole plus difficile, mais ceci pourrait être compensé par un grand plan d’économie d’énergie relançant l’industrie des Etats-Unis et seulement elle, le tout avec un discours enthousiaste pacifiste et environnementaliste.

La conséquence de l’absence de gendarme mondial serait la résurgence incontrôlée de nombreux foyers de tension sous le boisseau. Il y en a sans doute beaucoup. Le rédacteur pense en particulier à trois d’entre eux : les Balkans, le Moyen-Orient et l’Extrême-Orient.

 Le foyer plus évident est le Moyen-Orient. Les Etats-Unis pourraient tenter un retrait-joker à “l’anglaise”. Rappelons en effet que, quand l’Angleterre a abandonné son protectorat sur la Palestine en 1947, c’était avoir l’espoir d’en reprendre le contrôle indirect via le régime allié jordanien, dont l’armée était dirigée par un anglais, ”Glubb pacha”. Il est envisageable pour désamorcer les conflits qui découleraient du retrait américain, de tenter de revenir au découpage ottoman de 1914. Le califat de Bassorah (sans le Koweit) pourrait être confié aux perses, celui de Badgad aux arabes, par exemple avec un contrôle saoudien, et celui de Mossoul aux turcs en sacrifiant les kurdes au passage. Ceci serait probablement satisfaisant pour les perses et les turcs, mais pas nécessairement pour les arabes, et en particulier les arabes chiites d’Irak. A mon avis, ce joker n’empêcherait pas le chaos.

Une crise protectionniste frapperait durement beaucoup de pays d’extrême-orient, dont le Japon et la Chine, où quelques inimitiés pourraient refaire surface. On pense tout de suite à une reconquête de Taiwan, mais cela ne me semble pas le plus probable. Envahir une île implique une campagne traditionnelle lourde en matériel. En cas de déstabilisation de la Chine, la première cible ne serait-elle pas plutôt le sud-est asiatique et en particulier le Vietnam dans un premier temps ?

Un retrait américain des Balkans laisserait les mains libres à la Russie pour armer la Serbie, ce qu’elle peut souhaiter pour retrouver des marches occidentales. L’Union Européenne n’a aucune capacité de réaction ni même de décision. Elle dépendrait d’ailleurs encore plus complètement des hydrocarbures russes en cas de chaos au Moyen-Orient. L’Allemagne pourrait peut-être protéger seule la Croatie et la Slovénie, mais qui interviendrait si la Serbie décidait de chasser ses minorités albanaises ou ré-annexer la Bosnie-Herzégovine ? D’autres choses pourraient également concerner l’Ukraine, le Caucase, et plus généralement une liberté retrouvée de la Russie dans ses marches du sud et sa confrontation séculaire à la Perse.

Mais c’est le foyer balkan qui contiendrait comme d’habitude la première menace à nos portes et, relativement à celle-ci, on pourrait se poser la question de savoir à quel moment il faudrait décider un réarmement significatif pour être en mesure d’intervenir à Guernica plutôt qu’à Verdun.

Je prie les lecteurs de bien vouloir excuser et corriger les erreurs de cette incursion dans un domaine qui m’est peu familier.



62 réactions


  • alberto alberto 21 novembre 2008 10:11

    Bonjour, Forest et je rigole un peu quand tu écris :"
    Je prie les lecteurs de bien vouloir excuser et corriger les erreurs de cette incursion dans un domaine qui m’est peu familier.

    Car ceux à qui ce domaine est familier il y a longtemps qu’ils ont perdu leur boussoles, leurs chaussettes, et bien d’autres choses ! Sauf à prévoir les évènements de la veille...
    Toujours bien agréable de te lire : bien à toi.


  • LE CHAT LE CHAT 21 novembre 2008 10:17

    @forest

    intéressante reflexion et pertinente , vu la façon qu’a eu l’administration néocon de lâcher son allié géorgien après lui avoir monté le bourrichon !

    les américains sont spécialiste du double langage , voulant la mondialisation pour leur camelote et étant horriblement protectionistes sur leur marché , on l’a vu avec Airbus . smiley


  • ASINUS 21 novembre 2008 10:19

    bien vus forest end je suis loinde " vos modestes connaissances naives" mais le raprochements des limes us du "homeland" permettant de regler l interieur est une eventuallité plus que probable , militairement il sera interréssant de voir les nomination d obama il n est pas neutre que Powels ami de Fallon ai l oreille d Obama,la Navy professe un retour au fondamentaux d avant guerre des flottes puissantes garantissant un isolationnisme economique , d autant que le Pacifique " jaunit"


  • JL JL 21 novembre 2008 10:24

    Bonjour, même si je n’ai aucun repère dans ce domaine, j’ai lu votre article avec grand intérêt. Vous dites : "" La conséquence de l’absence de gendarme mondial serait la résurgence incontrôlée de nombreux foyers de tension sous le boisseau. ""

    J’aimerais à ce propos citer la blague qui se raconte en Amérique du Sud : "Si les Etats Unis sont le seul pays du monde où il n’y a jamais de coups d’État, c’est parce qu’il n’y a pas d’ambassade américaine". Bon, on en pense ce qu’on veut.


  • yoda yoda 21 novembre 2008 10:41

    "La conséquence de l’absence de gendarme mondial serait la résurgence incontrôlée de nombreux foyers de tension sous le boisseau."

    Vous voulez dire que jusque maintenant, les etats-unis via leurs multiples bases, ont desarmorce ou prevenu de nombreux conflits de par le monde ? Permettez moi d’en douter un peu...


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 11:24

      Quand les Etats-Unis ont quitté le Vietnam, la guerre ne s’est pas arrêtée : elle a changé de nature.


    • bobbygre bobbygre 21 novembre 2008 20:23

      Les conflits provoqués par les Etats-Unis risquent d’être d’une nature bien différente de ceux qui pourraient naitre de la disparition de sa "pacification" par la guerre et les coups d’états.
       Il ne faut pas y voir un quelconque regret de ma part mais il ne faut pas être naif non plus et une fois l’"empire" disparu, certains vont se sentir les mains libres... et que ça risque d’être le bordel.

      Mais il y a une autre hypothèse à l’isolationisme, c’est le jusqu’auboutisme. Je dois dire que je vois mal Obama dans le rôle de va-t-en guerre mais certains dans son entourage pourraient le mettre dans une position qui ne lui laisse pas le choix. Et ces derniers sauront lui vendre les solutions militaires qui vont bien. Ensuite, une fois le doigt dans l’engrenage...


  • ZEN ZEN 21 novembre 2008 10:44

    Bonjour
    Stimulante analyse
    Le scénario décrit ici paraît d’une probabillité raisonnable
    Malheur à nous si un conflit arrive aux Balkanx selon l’hypothèse décrite. !
    Les USA ne seraient pas prêts à lâcher leur méga-base installée au Kosovo , notamment...d’une haute valeur stratégique pour leurs intérêts dans la région


  • le mave 21 novembre 2008 10:46

    J’espère que vous vous trompez ,sinon celà voudrait dire que les EU font un pari .
    On se retire quelques temps de la marche du monde ,et on reviendra plus tard comme des sauveurs .
    Comme on l’a déjà fait plusieurs fois ...


    • Antoine Diederick 21 novembre 2008 19:51

      a Zen, la presse traditionnelle n’informe plus comme il faudrait, le Kosovo, la grande illusion , aujourd’hui la réalité....nous sommes a-nes-thé-siés et sidérés et consternés.


  • yoda yoda 21 novembre 2008 10:55

    J’y connais absolument rien, et je dis surement des conneries, mais si les US filent des tunes a l’industrie automobile, il n’y a pas concurrence deloyale et infraction des regles de l’OMC ?? le "free market" voudrait que ces industries disparaissent le plancher, et que les americains ne roulent qu’en Toyota ou Nissan... non ?
    PLus generalement comment le protectionnisme peut coexister avec les regles de libre echange actuelles ?


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 11:26

      Aucun des "plans de sauvetage" qu’il y a un peu partout n’est compatible avec les règles de l’OMC et bizarrement il semble que ça n’intéresse plus personne.


    • JL JL 21 novembre 2008 12:10

      Vous avez dit bizarre ?  smiley


    • alberto alberto 21 novembre 2008 13:07

      Rien de bizarre : les lois, y compris celles de l’OMC, sont dictées par les plus forts à leurs seuls profits, quitte à les changer suivant les circonstances.
      Pour ce qui est du fond de l’article, il n’y a rien de rassurant car effectivement dans le passé on a pu constater que la période de protectionnisme suit la crise et précède la guerre.
      Et se ne sont pas les germes de guerres qui manquent : il suffit d’attendre un peu, une saison de protectionnisme peut durer quelques années...
      Bien à vous.


    • LE CHAT LE CHAT 21 novembre 2008 13:37

      et la concurrence libre et non faussée qu’on voulait nous fourguer ??


    • Antoine Diederick 21 novembre 2008 19:49

      alors, M’sieur Chat, cette libre - concu. qu’on voulait nous fourguer nous a fourgué la mouise....

      je vais finir par croire que c’est à dessein....

      je commence à penser comme E.Todd, c’est nous même en Europe qui devons redevenir protectionnistes et volontaire pour sauver les meubles et notre histoire...je ne pensais pas cela avant mais aujourd’hui ?


    • Antoine Diederick 21 novembre 2008 19:53

      Matou, nous sommes surtout des "libres-cocus" en Europe... smiley smiley


  • Jason Jason 21 novembre 2008 12:27

    Tentation, il est vrai. Mais le repli sur soi d’une économie en déconfiture ne changera pas grand’chose à la donne actuelle au proche orient. Que les USA se dégagent des bourbiers actuels (Irak et Afnganistan), cela est prévisible, avec ou sans récession. Quant à des frictions éventuelles avec l’extrême orient, en raison d’une forte baisse de la demande US de produits manufacturés, il faudra renégocier les contrats d’échange, avec moins de poids de la part d’une économie affaiblie. Donc cette hypothèse reste à voir.

    L’industrie automobile devra construire des véhicules plus économiques, c’est évdent. Mais il faudra environ 3 ans avant que les nouveaux véhicules sortent sur le marché. L’industrie bougeant bien plus lentement que le capital. Donc pas de solution instantanée. Cette industrie devra rester sous perfusion financière pendant plusieurs années. Les USA peuvent-ils tout financer en même temps ?

    Ce que je trouve paradoxal, c’est que le modèle de pensée et les craintes survivent encore qui font réagir le monde au seul diapason des USA. C’était vrai par le passé. Mais est-ce vrai maintenant de la part d’un pays ruiné ? Quand les E-U se répandaient par le monde, on criait à l’impérialisme, quand le Dollar monte on se lamente, quand il baisse, idem, quand le repli devient nécessaire, on tremble... Enfin, on va peut-être perdre un gendarme, mais un très mauvais gendarme corrompu et plus, ce sera sans regrets.

    Quand s’affranchira-t-on du joug idéologique imposé par l’outre Atlantique depuis 1945, et finira-t-on de trembler quels que soient les tournures des événements dans ce pays ? Il y a une belle place à prendre sur l’échiquier mondial pour l’Europe. La prendra-t-elle ?


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 13:12

      Nous avons donc le même pressentiment.

      Il y a une belle place à prendre sur l’échiquier mondial pour l’Europe. La prendra-t-elle ?


      Mon opinion sur ce sujet là :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44363

      Je ne pense pas que l’UE se sorte mieux de cette crise que les US.


    • Jason Jason 21 novembre 2008 19:09

      @ Forezt Ent,

      Merci pour le lien sur l’histoire de l’Europe récente. Je dois dire que je pèche par excès d’enthousiasme, ce qui est rare, en pensant qu’une Europe désorganisée puisse jouer un rôle quelconque par les temps qui courent.


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 novembre 2008 12:32

    Bonjour forest,

    La future administration démocrate a pour l’instant parlé de “sauver l’industrie automobile”, de “nouvelle approche de l’environnement”, et de retraits militaires. "
    Excusez moi, mais ce n’est pas de " sauver " dont va se devoir cette administration, mais de " refonder totalement " sa politique de soutien. En effet, toutes les iitiatives de production de voitures électriques ont été tuées dans l’oeuf, par l’entremise des banques complices des géants de l’industrie automobile. Ceux-ci ont perpétré leur dépendance au pétrole afin de justifier leurs invasions militaires dans les zones productrices. Ils ont répandus de flagrants mensonges pour envahir le monde entier, et l’on peut se réjouir de ce que bien mal acquis ne profite pas plus longtemps.

    " En fait, les Etats-Unis pourraient déjà réduire la consommation mondiale de pétrole de presque 10% en utilisant les mêmes voitures que nous. Et c’est là que ce propos est une douce plaisanterie " Evidemment, les distances américaines sont à l’échelle seize fois plus grandes que chez nous. Les modes de déplacements sont donc différents. Mais l’arrivée prochaine de notre TGV en Californie sera de trés bonne augure. Courage, américains, nous allons réssusciter votre " rail 66 "


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 novembre 2008 12:38

      Dans votre premier lien, on peut constater que Ferrari et Rolls-Royce ne souffrent pas de cette baisse importante affichant encore des ventes, confidentielles certes, mais en hausse de 50 et 150 %...


    • LE CHAT LE CHAT 21 novembre 2008 13:38

      ça n’empêche pas Rolls Royce de licencier 2000 types , faut faire plaisir aux actionnaires !


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 18:03

      l’arrivée prochaine de notre TGV en Californie

      La prévision de l’article est que ce seront des trains 100% US. Amha, les US pourraient à cette occasion relancer un grand programme de construction de centrales nucléaires.


  • geko 21 novembre 2008 12:34

    Bonjour Forest

    25 milliards de dollars ce ne sont pas quelques noisettes ! On dirait bien que les grands libéraux de la Mondialisation tournent leur veste !

    Pas eu le temps d’aller en foret médiatique mais je le prends ici smiley



  • ASINUS 21 novembre 2008 13:15

    le bordel irakien et afghans ne sont plus des priorités pour peu que l acces petrole soit garantis et vous pouvez pariez qu au nom du realisme les forages d alaska vont etre activés ,
    les usa se satisferont d une deuxieme republique islamiste chiite la partition
    irakienne est donc actée le rearmement des milice sunnites et la partition de fait kurdes sont justes des epines destinées a affaiblir cette republique , len afghanistant le chef militaire occidental appelle a la discussion avec des talibans raisonables vous me direz vus que la charia est appliquée sur l ensemble du territoire autant plier les gaules , tout ça pourquoi ?ben Obama lui il est pote avec Powells qui lui est pote avec Fallon et eux leur soucis c est le Pacifique " jaunissant" le jane’s annonce la parité des flottes US et Chinoise pour 2010/2012 sur que la prochaine baston se prepare par la , la navy est en train de faire hurler toutes ses sirenes elle reactive une flottes dans les caraibes et les voies navigables evoluant dans le grand nord de nouveaux point de friction vont apparaitre ,la stratégie vise a un regroupement effectivement 
    a terme le kosovo etat fantoche serait la bastion us en europe , d autre pays sont candidat pour l afrique le tchad serait l ideal pour projeter des forces sur ce continent

    bref apres avoir allumés pas mal d incendies en peripherie de notre continent voir dessus" balkans" oncle sam est en route pour rapprocher ses limes
    du homeland , resultat des courses le bordel en peripherie et maitre Ursus pret a nous presenter la facture des humiliations et autres avanies subies entre 1990/2004


  • Internaute Internaute 21 novembre 2008 14:30

    Vous avez une curieuse façon de voir les choses. Je ne pense pas que les Etats-Unis soient un facteur de paix dans le monde mais au contraire un facteur de conflits. En Afhganistan par exemple se sont eux qui ont formé et armés les talibans pour lutter contre les russes avant de se mettre eux-même à lutter contre les talibans et cette fois-ci avec l’appuis (même modéré) des russes. D’ailleurs je n’ai toujours pas compris ce que les uns et les autres veulent aux afghans.

    En Irak, saddam Hussein était un facteur de paix contrairement à ce que peut laisser penser sa façon d’être et sa guerre contre l’Iran. En Iran, là encore ce sont les américains qui ont laisser tomber le Shah et aidé à tout va les islamistes dont aujourd’hui ils se plaignent. Il vaudrait beaucoup mieux laisser les peuples se débrouiller tous seuls et que s’établisse un équilibre local, sûrement plus durable que l’intervention américaine. Il n’y aurait pas aujourd’hui d’Ahmanidejad menaçant l’Israël s’il n’y avait pas eu les USA pour soutenir l’Ayatollla Komeiny. Toutes les révolutions oranges qui déstabilisent la ceinture de la Russie sont préparées et financées par les USA. Je ne vois pas leur apport à la paix mondiale. Il feraient mieux de penser à diviser leur immense territoire en trois ou quatres pays indépendants.

    La crise est une aibaine car elle devrait limiter le commerce international. Dés qu’il dépasse les limites du commerce de complément, c’est une plaie. On en a discuté 100 fois sur ce site et je vous renvoie aux écrits de Paul Craig Roberts ou de Maurice Allais.


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 16:31

      Vous avez une curieuse façon de voir les choses. Je ne pense pas que les Etats-Unis soient un facteur de paix dans le monde mais au contraire un facteur de conflits.

      Voir réponse plus haut. Quel que soit le point de vue, un retrait US peut être générateur de nouveaux conflits.


  • cogno1 21 novembre 2008 15:21

    En Iran, là encore ce sont les américains qui ont laisser tomber le Shah et aidé à tout va les islamistes dont aujourd’hui ils se plaignent.

    Tutut, la révolution de 1979 est le contrecoup du coup d’état contre mossadegh et qui a remis le Shah au pouvoir, avec l’aide et la bénédiction des USA.

    s’il n’y avait pas eu les USA pour soutenir l’Ayatollla Komeiny


    Sans rire, tu as lu ça ou ?

    Quoi qu’en fait si, je n’ai pas pu mempêcher de rire.


    Par contre d’accord sur une chose, on a rarement un faiseur de paix générer autant de conflit.
    Mais il ne faut pas aller chercher très loin, ce sont juste des bobards dignes de Goebbels pour faire avaler l’interventionisme à but économique.


    • Internaute Internaute 21 novembre 2008 17:08

      Vérification faite, c’est vrai qu’il n’ont pas vraiment aidé les islamistes iraniens mais ils n’ont rien fait non plus pour aider le Shah à part lui donner l’asile politique.


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 17:42

      La monarchie Pahlavi a été portée au pouvoir par les Etats-Unis en 1953 à la suite de "l’opération Ajax" qui a renversé le gouvernement Mossadegh accusé de "communisme" car il voulait nationaliser le pétrole. Ceci a été reconnu ultérieurement par le gouvernement américain.

      Mais les Etats-Unis ont effectivement aidé l’Iran pendant la guerre contre l’Irak. On a appelé cela "l’irangate". L’occident a armé les deux belligérants. Voir plus d’infos là :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=12129


  • Gilles Gilles 21 novembre 2008 15:46

    "Le piège est refermé. Le seul moyen de sauver les "big three" est de restaurer des barrières tarifaires...............Cela défavoriserait et augmenterait les problèmes des sociétés qui exportent le plus aux US, c’est à dire Toyota, Honda et Nissan"

    Sauf que ces constructeurs produisent DEJA ce qu’ils vendent aux américains sur le territoire des USA, en employant des américains, sous traitants à des boites US. Ils ne seraient pas tellement touchés

    Ensuite, les employés des boites de bagnoles sont trés syndiquées, offrent des avantages considérables à leurs employés (assurance maladie, retraites...) comparé aux constructeurs étrangers qui récemment implantés jouent la flexibilité à fond. Pour les plus libéraux (au sens français) des américains en finir avec ces pratiques communistes est un bon point et les salariés de GM et Ford devront accepter cette perte...pas le choix, ça ou la rue ! Le mouvement syndical perdra l’essentiel de ses forces en plus ! Donc que ces 3 géants aux pieds d’argile se cassent la gueule pourrait être vu comme une opportunité immense pour les plus néolibéraux, faire baisser le coût du travail significativement et faire un exemple


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 16:35

      Ils ne seraient pas tellement touchés

      Si quand même. C’est de l’échelle.

      les employés des boites de bagnoles sont trés syndiqués


      GM est pour les libéraux US ce que la SNCF est pour les libéraux français : il y a des syndicats, donc c’est communiste. C’est pour cela que les républicains refusent le bailout, et qu’il est probable qu’une administration démocrate le fera.


    • Marc Bruxman 21 novembre 2008 19:27

      Quelque part, la baisse du coût du travail aux Etats-Unis risque d’être automatique car leur productivité n’a pas suivi la hausse des coûts salariaux. L’industrie américaine est en piteux états et la plupart des européens qui visitent des usines outre atlantique sont souvent choqués du peu d’optimization sur place. Les deux seuls secteurs des US qui sont vraiments productifs sont l’innovation (high tech) et la finance. Mais la finance ils ne peuvent plus compter dessus pour les dix ans à venir !

      Les "tracteurs" produit par GM sont un exemple de l’industrie américaine. De mauvais produits fabriqués de façon peu efficace. 

      A ce jeu, du mauvais produit fabriqué de façon peu efficace, les chinois sont bien meilleurs !

      Et donc quelque part oui il va falloir passer par une réduction des coûts salariaux, mais cela ne servira à rien si il n’y a pas une vrai politique d’optimization et de productivité derrière !


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2008 18:55

    Waouhhhhh... Forest viens de se faire piquer son billet par Besson.

    Mais RDV cher ami en décembre 2009, Cac à 3800 et j’ai gagné mon pari, Cac à 2000 et j’ai perdu


    • Marc Bruxman 21 novembre 2008 19:31

      Le protectionisme c’est toujours la mauvaise réponse à une situation de faiblesse. Si les USA sont en crise c’est que leur appareil productif n’est pas adapté. Construire un mur douanier ne le rendra pas plus adapté. 

      Si les bagnoles de GM et les produits américains ne se vendent pas c’est qu’ils sont mauvais par rapport à la concurrece asiatique. Ils sont doublement mauvais : Non seulement ils sont cher, mais le made in japan est de meilleure qualité. 

      En mettant une barriére douaniére, on va forcer les gens à acheter finalement cher ce mauvais matériel. Et donc tous les utilisateurs de véhicules vont s’appauvrir vu que pour le même argent ils achéteront un produit moins adapté à leurs besoins. 

      Non la seule politique qui vaille c’est de laisser faire le démantélement de cette industrie, parer aux situations d’urgences avec des moyens exceptionnels si il le faut, puis mettre les boites américaines en conditions de pouvoir améliorer leur productivité. Si ca n’est pas fait ? Game Over !


    • Antoine Diederick 21 novembre 2008 19:56

      pas adapté, en 79-80 s’était pas adapté non plus....et une génération plus tard ils se sont pas encore adaptés....je commence à douter de leurs capacités d’adaptation !

      Je suis pas anti-us, mais commence à avoir un doute.


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 19:59

      @ Bernard

      Posons la question autrement : parmi les entreprises actuellement dans le CAC40, combien existeront encore en décembre 2009 ? 

      De même pour Besson, je ferai une prospective sur la durée d’existence du Secrétariat d’Etat à la Prospective.


  • Antoine Diederick 21 novembre 2008 19:42

    "Je prie les lecteurs de bien vouloir excuser et corriger les erreurs de cette incursion dans un domaine qui m’est peu familier."

    Bonsoir Forest, vous êtes tout excusé. Le sujet est tellement complexe .....

    Isolationnisme ? . Ils ne peuvent plus reculer apparement, ils ont se sont offerts tous les dangers... ;et pour nous en premier lieu, nous les européens, ils nous l’offre aussi.

    Ce qui est fou, c’est que l’Europe aurait pu intégrer sans opposition russe, dans un dialogue avec la Fédération de Russie, la Serbie historique ....c’est rapé.

    Les imbrications sont telles, que sur ce fond de crise, cela passera ou cela cassera (dit comme cela, à la va vite).




  • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 21 novembre 2008 20:37

    Forest,

    la prospective est un exercice par définition difficile mais en ouvrant des pistes on stimule la réflexion.
    Dans votre raisonnement je ne suis pas sûr d’adhérer à la thèse sur les problèmes créés par l’absence de gendarme. Le gendarme (les US) sont en Irak et en Afghanistan et c’est quand même le chaos. S’ils se retiraient les pouvoirs qui s’installeraient ne nous plairaient peut être pas mais ça n’augmenterait pas l’instabilité (en outre il est toujours plus facile de dialoguer avec un interlocuteur même hostile qu’avec une nébuleuse insaisissable).
    En outre l’imbrication de leurs économies fait que les deux géants (US et Chine) n’ont aucun intérêt à une confrontation directe ou à distance et éviteront de se provoquer (ou de faire des choses apparaissant comme des provocations pour l’autre). 
    En revanche les conflits locaux (périphérie de l’ex URSS, Afrique) ont sans doute (malheureusement !) de réelles probabilités.
    Mais bon à mon tour je fais de la prospective smiley

    Cdt,


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2008 22:32

      Je ne suis pas sûr d’adhérer à la thèse sur les problèmes créés par l’absence de gendarme.

      Est-ce à dire que vous prévoyez vous aussi le retour de l’isolationnisme dans les 4 ans qui viennent ?

      Le gendarme (les US) sont en Irak et en Afghanistan et c’est quand même le chaos.


      Ca peut toujours empirer. Regardez le Cambodge ...

      Dans tous les cas, que Dieu sauve les kurdes ...


    • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 22 novembre 2008 19:51

      Forest,

      que les EU se retirent d’Irak (où ils n’avaient rien à faire) ou d’Afghanistan (d’où ils auraient dû rapidement partir), je n’appelle pas cela de l’isolationnisme.

      Quant au pire on peut toujours l’imaginer, mais là me semble-t-il vous basculez dans le pessimisme et non dans l’analyse.

      Ce qui me paraît le plus frappant dans cette crise c’est l’impression de panique qui s’en dégage ; personne ne semble savoir quoi faire et donc les mesures, parfois contradictoires, s’enchaînent. Un des raisons de cette panique m’apparaît comme la volonté de ne penser que les effets de la crise et non ses causes.

      Cdt,


    • civis1 civis1 22 novembre 2008 22:19

      Le sort qui est fait au kurdes est scandaleux et la communauté internationale est quasi muette au sujet. de ce peuple écartelé et persécuté
      Sur la partie irakienne tant qu’ils avaient pour mission de garder les puits de pétrole ils étaient un peu tranquilles. Si les américains partent il faut craindre le pire


    • bek 25 novembre 2008 15:43

      ils l’ont bien mérité, c’est le prix de la trahison 


  • maria de magdala 21 novembre 2008 21:03

    Bonjour Forest End,
    j’apprécie vos articles à la fois pertinents et modérés. Et j’adhère à vos inquiétudes, surtout sur les Balkans, dont je suis originaire. La région est une vraie mosaïque de peuples et nationalités diverses, entre lesquels les intérêts fluctuants des grandes puissances autant que des dictatures locales ont entretenu la discorde au fil des temps.
    En même temps je ne crois pas que les EU seront tentées, du moins pas dans l’immédiat, de rapatrier leurs troupes de par le monde.
    1. Ce serait oublier le poids du complexe militaro-industriel, le Pentagone.
    2. Les américains se sont donné beaucoup du mal à camoufler le chômage réel avec l’utilisation de la main d’oeuvre clandestine et avec les prisons bien remplies. Ils serait beaucoup plus difficile de calmer les GI’s et les Marin’s une fois de retour dans leurs chaumières. Et c’est sans parler des nouveaux groupes armées privés.
    Je pense que c’est là que Obama aura à porter sa première bataille si jamais il a vraiment envisagé de tenir ses promesses électorales, or les bruits sur les personnes qui vont constituer son entourage ne vont pas dans ce sens.
    J’aimerais bien me tromper.


  • moebius 21 novembre 2008 22:41

     700 milliards de dollar , c’est le budget annuel de la défense américaine et ça représente la moitié du budget of the rest of the world. "Isolationnisme" ça ne veut pas dire que les USA vont rapatrier leurs armés, leurs flottes et quitter leurs bases militaires. D’abord parce que l’isolationnisme américain est une notion politique et diplomatique ensuite parce les entreprises américaines qui travaille pour l’armé ne vont évidemment pas renoncer a leur contrat qui vont vivre pas mal d’américain...heum. 


    • ASINUS 22 novembre 2008 12:12

      bonjour , un changement de concept ou de vision stratégique n implique pas une reduction des effectifs et des credits , pas grand monde pense cela , reafecter des flottes rearmer des batiments , reconceptualiser
      la force de bataille destinée il y a 20 a contrer les division sovietique , pour memoire le "a 10qui sert a straffer du taliban a eté conçu comme casseur de char alors que des broncos ov10serait tech plus
      pratique et moins couteux" les usa ont prevus d augmenter leurs unités speciales
      cela as un cout, formation,
      materiel , humain bref la strategie ou la pensée militaire us s adapte au siecle leurs multiples bases ne sont plus justifiées seul des points de projection dans des endroits controlable economiquement et politiquement suffisent une politique economique isolationiste impliquerait une prise de distance politique avec l europe d ou l interet de base au kosovo et non en allemagne , je ne pense pas qu obama vas reduire les depense militaires , l army l usaf , les marines la navy tous disposent de leviers puissants pour prioriser leurs budgets , reste que la navy tenue a distance du conflit irakien et afghan a le vent en poupe
      le pacifique lui est contesté dans l imaginaire us elle reste la garante de l integrité territoriale
       , et des navires
      c est des tonnes d aciers d electroniques des heures de travails toute chose qui par temps de crise economique ne sont pas neutre


  • ddacoudre ddacoudre 22 novembre 2008 00:27

    Bonjour forest

     

    Intéressante analyse. Sur le court terme je pense aussi que l’US va renforcer son protectionnisme, le discours libéral entonné par eux, n’était malheureusement qu’un discours de lutte de puissance dans la guerre économique. L’EU y a succombé en croyant qu’elle éviterait les dérives que l’on connaissait chez nos amis américains. En important leur dogme libéral nous avons importé leurs maux. Il y a longtemps que leurs hommes politiques sont « appuyés » par les lobbys économiques et financiers. Je ne crois pas que Hobama échappe à la règle.

     

    Le désengagement US au proche orient donc l’origine est liée, certes à l’existence d’Israël, mais au contrôle des gisements pétrolifères et au soutien de l’Arabie Saoudite déporterai la guerre vers cet état et bénéficierai à l’Iran, alors que les US renforceraient leur puissance militaire en Afghanistan pour les mêmes raisons, le contrôle des zones autour de la mer caspienne.

     

    A moins que les projets de forages en arctique et les réserves d’Alaska soient prometteurs pour assurer la transition vers de nouvelles ressources et rendent moins nécessaire la présence des US en Asie mineure, mais pourront-il lâcher leur amis Saoudiens ?

     

    Maintenant se retirer de l’Irak n’est pas refuser de jouer les gendarmes du monde, mais c’est donner un signe fort, soit d’une erreur stratégique passé, soit de la marque d’un repli signe d’affaiblissement.

     

    Sur le long terme le capitalisme traditionnel de déplace vers l’Asie et importe la paupérisation dans les états originaires, même Dans EU nous voyons les nouveaux adhérents être pro libéral car ils espèrent grâce à leur pauvreté être attrayant pour le capitalisme. Ainsi soit les occidentaux traditionnels s’alignent soient ils résistent, s’aligner c’est entreprendre le déclin programmé dont Attali à fait une extrapolation crédible, même si linéaire car nous ne pouvons faire autrement. Où nous résistons et cela va passer par plus d’état, non un Etat de droit démocratique à la botte, comme d’autre était de droit divin, mais un état qui s’engage dans la transition du capitalisme vers un inconnu qui naîtra des mesures qu’il saura prendre pour renouveler les moyens de trouver de nouvelles ressources et les répartir. Cela passera par une forme de protectionnisme et certainement engagera une lutte sévère entre la puissance des peuples et les possédants des capitaux financiers.

     

    Est-ce que Hobama s’engagera sur cette voie, ou même le pourrat-Il ?

     

    C’est une voix qui semble bien lointaine et que les occidentaux devraient explorer tant qu’ils en ont encore les moyens par la possession de leur technologie, car lorsque cette technologie sera la propriété des pays d’Asie en plus de leur puissance capitaliste, c’est vers eux que se tournerons les spécialistes des fiefs off shores dans une alliance d’intérêts, alors il sera trop tard pour changer les règles de circulations des masses financières.

     

    Cordialement.

     

     

     


  • Liberty 22 novembre 2008 04:39

    La vidéo proposée est édifiant(tre) 50 minutes qui valent le coup !

    Je puis proposer un PDF sur l’économie simple et gratuit : www.savoir-sans-frontieres.com/download/ fre/economicon.htm

    Sinon une vidéo de 50 minutes qui vaut son pesant de cacahuètes : www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent -dette-de-paul-grignon-fr-in_news

    Avec ces deux documents L’ECONOMIE EST A LA PORTEE DE TOUS .

    Absurdité totale, complicité de nos politiques, il ne faut pas oublier que Roosevelt lui même nous avait prévenus : " Le jour où le lobby industrialo-militaire sera aux commandes des USA ce sera le début du chaos"

    Enlevons la guerre aux USA et leur économie s’effondre, c’est leur façon à eux de faire du social dans leur pays :
    Des millions d’Américains dépendent de cette économie tueuse, cela leur permet d’offrir un job aux "jeunes paumés" et de faire travailler des millions de gens de façon directe ou indirecte pour l’industrie de l’armement.


    Les USA ont su exporter l’état providence à l’attention des entreprises chez leurs voisins


  • civis1 civis1 22 novembre 2008 21:32

    @ Forest
    merci pour ce tour d’horizon qui a le mérite de nous remettre sous le nez quelques éléments déterminants : Les USA ont la planche à billets et les armes , que restent-ils aux autres pays ? Ils peuvent tout se permettre, tout acheter et prétendre donner des leçons de démocratie.


  • cleopale 23 novembre 2008 20:08

    M. Forestent,
    Il me semble que vous induisez vos lecteurs en erreur lorsque vous écrivez dans votre article ’la grande tentation’ que vous allez tenter une intérrogation ’naïve’ sur un sujet que vous semblez maîtriser avec beaucoup d’intelligence. La plupart des lecteurs ont pris cette affirmation au premier degrès, que voulez-vous ils sont un peu naïfs. Hors, il aurait été plus intéressant de susciter chez eux des intérrogations plutôt que leur opinion. Dommage ! Bref, tous ceux qui se taisent , comme moi par peur de dire n’importe quoi, sont du même coup, privés de vos explications savantes. N étant pas économiste ou historienne, je me permets une question naïve : Avec la mondialisation de l’économie et de cette crise mondialisée, ne risquons- nous pas un retour forcé à ’un Nouveau Moyen Age Planétaire Géneralisé’. Brrr...Et ne serait ce pas que justice, puisqu’un milliard de personnes vit encore dans l’extrême pauvreté et que celà n’a pas l’air de gêner  ?


  • MAIKEULKEUL 7 décembre 2008 01:02

    Avec les montagnes de dettes que les us ont accumulées, le pays va bientôt être en cessation de paiement.

    Et vous croyez qu’il va encore pouvoir vivre,comme depuis 1945, sur le dos des autres et jouer "les gendarmes"

    Nous assistons à l’écroulement de l’empire romain, et là ça va aller vite

    Les références à 1930 sont sans fondement, car le système militaro-industriel n’avait pas encore pris le pouvoir et corrompu tous les rouages.

    Vous allez avoir un réveil dur et difficile. Je tacherai de vous aider à vous remettre.


  • Nono Ladette Nono Ladette 7 décembre 2008 11:56

    Cher Forest,

    je n’ai trouvé de meilleur moyen pour vous contacter que d’ajouter un commentaire à votre dernier article.

    Je dois avouer que, lorsque nous nous opposions il y a quelques mois sur un rebond de la croissance américaine (auquel je croyais), les sources sur lesquelles reposaient cette croyance (par exemple : www.jpchevallier.com) se sont avérées fausses. Vous aviez raison, la crise nourrit la crise et nous sommes bien partis pour résorber la totalité des excès d’endettement commis dans le monde en particulier depuis 10 ans. Cela conduirait à une profondeur de dépression inconnue pour tous ceux qui n’étaient pas nés en 1929, le PIB occidental pouvant baisser d’une dizaine de pourcents en 3 ou 4 ans.

    Pour affiner mon calcul, je me suis souvenu d’une chose que vous écriviez : la quasi-totalité de la croissance américaine de la période récente s’expliquerait par la hausse de l’endettement. Pourriez-vous me communiquer des liens vers soit vos articles, soit d’autres sources, qui étayent cette hypothèse et détaillent ce calcul ?

    Merci d’avance


    • Forest Ent Forest Ent 7 décembre 2008 15:55

      Ce n’est pas trop compliqué. La dette des ménages US est environ 1,3 fois le PIB. Elle a augmenté de plus de 25% en 5 ans entre 2002 et 2006. Concluez ...

      Notez qu’en plus la dette des entreprises est autour de 3 fois le PIB et qu’elle a augmenté aussi. Ca explique aussi la contagion.


  • raymond 21 février 2009 17:53

    Bonjour Forest, je tiens à vous signaler que vous avez été cité sur F-Inter ce vendredi pour la qualité de votre dernier article ( curieusement je ne peux pas poster sous celui-ci).
    Bravo à vous
    www.radiofrance.fr/franceinter/em/jaimessources/


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