lundi 14 juin - par Robert Bibeau

La guerre n’accouche pas de la révolution. Une classe sociale accouche d’une révolution

 La guerre est la cristallisation politique, diplomatique et militaire des contradictions qui propulsent un mode de production jusque dans ses extrêmes capacités de reproduction. La guerre accouche de la destruction, de la mort, de l’effondrement économique et social d’une faction de la classe dominante (le grand capital international)

La guerre est la cristallisation politique, diplomatique et militaire des contradictions qui propulsent un mode de production jusque dans ses extrêmes capacités de reproduction. La guerre accouche de la destruction, de la mort, de l’effondrement économique et social d’une faction de la classe dominante (le grand capital international) puis, la guerre accouche d'une paix éphémère jusqu'à l'exacerbation des contradictions et de la concurrence qui confrontent les puissances impériales, ce qui entraîne une nouvelle guerre – locale – régionale – mondiale. L'ensemble de ce processus (paix-guerre-paix-guerre) est dynamique et mécanique en ce sens que la volonté des classes sociales commande très peu ce processus mû par les lois de l’économie politique capitaliste que la classe dominante présente comme éternelle et que l'insurrection populaire devra détruire.

 

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9.06.2021-rEVOLUTION-English-Italiano-Spanish
 

 

La Révolution prolétarienne sera toute autre chose

Partons d'une citation de Jacques Gigoux intitulé : La guerre n'accouche plus de la révolution. (sic)

 

« Carl Schmitt avait déjà conceptualisé cette situation avec l'idée de « guerre civile mondiale » qui implique la mise en place d'un ordre particulier, l'état d'exception (l’état d’urgence et l’économie de guerre). Guerre civile mondiale, car plus rien ne serait extérieur à l'ordre. Aujourd'hui, en effet, dans le procès de totalisation du capital, l'ennemi n'est plus tant extérieur à la nation (Allemagne, URSS, Chine) qu'intérieur. »

 

La révolution prolétarienne sera totale - externe et interne aux nations et au mode de production hégémonique. Elle sera internationale ou elle ne sera pas. La révolution prolétarienne sera une réaction consciente - volontaire - obéissant à un certain nombre de conditions concrètes – objectives et subjectives – dont l’abolition de l’ordre d’exception et de l'État totalitaire. La révolution prolétarienne sera le fruit d’un engagement progressif de la classe prolétarienne qui n'aura rien de spontané ou d’instinctif. Bien entendu, la révolution prolétarienne adviendra après une longue – spontanée – instinctive – anarchique – meurtrière insurrection populaire embrasant d’abord les mégalopoles urbaines où s’entassent toute la richesse et toute la pauvreté de l’humanité ; où s’amoncellent le grand capital et ses institutions de contrôle et de répression qu'on appelle l'État totalitaire (de gauche ou de droite) ; où s’agglutinent aussi la classe bourgeoise et la petite bourgeoisie paupérisée, tétanisée, ainsi que l’immense prolétariat, qui au début ne sera pas conscient (mais le deviendra peu à peu) de sa mission historique pour le salut de l’humanité et de la planète.

 La révolution prolétarienne (je n'écris pas l'insurrection populaire – ni la guerre civile mondiale – ni la révolution socialiste – ni le coup d’État d’un parti opportuniste) sera une révolution d'un genre nouveau en ceci qu'elle marquera la supériorité de l'esprit, de la conscience de classe, sur l'instinct et sur les contingences matérielles et sociales. La révolution prolétarienne sera le fruit d’une décision de la classe sociale des prolétaires de prendre en main sa destinée en commençant par détruire l'ancien mode de production (l’ordre ancien et son État de dictature bourgeois) pour construire un nouveau mode social de production que nous appellerons : le mode de production communiste prolétarien.

 La révolution prolétarienne ne sera pas le résultat de « l'accouchement d'une guerre régionale - d'une guerre civile mondiale - du procès de totalisation du capital… » (sic) même si cette révolution, issue de la conscience collective de classe, surviendra probablement après une longue et terrible guerre mondiale chaotique, où le grand capital désespéré fera usage de toutes les armes létales (bactériologiques, virales, chimiques, nucléaires, numériques et conventionnelles) mises au point dans les laboratoires militaires de recherche de la mort et expérimentées sur les populations civiles ostracisées.

 

« Nouvel ordre mondial » et « Grand Reset » dérisoires

 Cette guerre mondiale totale, apocalyptique, n’accouchera pas cette fois d'une nouvelle paix éphémère, d’un « Nouvel Ordre Mondial » ou d’un « Grand Reset » dérisoires qui ne seraient qu'une remise aux normes de "l'Ordre Capitaliste Ancien". Le prolétariat aura pris sa destinée en main au profit de l'ensemble de l'humanité. Le prolétariat se libérera de l'aliénation de classe, et de l'oppression de classe, non pas en tant que "citoyen d’une société-civile utopique" (sic) mais en tant que classe sociale révolutionnaire – en soi et pour soi – devant assuré sa propre survie, et par le fait même, la survie de l'humanité tout entière. L’objet de la Révolution prolétarienne prolongée sera de détruire la superstructure sociale bourgeoise dont l'État totalitaire, de détruire les assises fondamentales des classes sociales, d’abolir ainsi les classes sociales, sources d’aliénation et d’oppression, afin de construire un nouveau mode de production, une société internationaliste sans classes, jamais vue jusqu'à ce jour, surtout pas dans les soi-disant paradis « socialistes » des apparatchiks.

 Contrairement à ce que prétendait Lénine, ce n’est pas la guerre qui accouche de la révolution… c’est la classe sociale révolutionnaire qui accouche de la révolution sociale internationale. Il en fut ainsi pour la bourgeoisie en 1789 en France, en 1917 en Russie, en 1949 en Chine, en 1959 à Cuba...etc.

 



6 réactions


  • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 14 juin 14:17

    Il faut « tenir compte du réel », et non pas prendre ses rêves pour des réalités : « Les oligarques mondiaux qui détiennent, grâce aux fabuleux moyens financiers accumulés sur le dos des travailleurs, tous les pouvoirs, au point de mettre au pouvoir un pantin à piéger ceux qui le menacent, ne pourront être combattus qu’en gardant à l’esprit qu’ils sont là en permanence et capables de tout. »


  • Clocel Clocel 14 juin 14:18

    Une révolution = 360°


    • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 14 juin 14:28

      @Clocel

      Ça, c’est une rotation, qui signifie le mouvement en cercle autour d’un axe. Une révolution, c’est quand un objet se déplace dans une trajectoire circulaire autour d’un autre objet appelé centre.

      La rotation ne modifie pas la position de l’objet, mais la révolution le fait. Si ce n’était pas le cas, nous vivrions dans un éternel présent. Or, « tempus fugit velut umbra ».


    • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 14 juin 17:20

      @Séraphin Lampion

      De toutes façons, le mot est très mal choisi pour ce qu’il est sensé désigner, mais ça ne date pas d’aujourd’hui ( c’est une révolte !  non sire, c’est une révolution Guitry/Louis XVI).
      Il ne s’agit pas, en effet de « tourner en rond », mais de remplacer une classe sociale dominante par une autre classe sociale dominante (1789 = aristocratie vs bourgeoisie, 1917 = aristocratie vs bureaucratie, 1990 : bureaucratie vs oligarchie). Il s’agit donc de « permutations » (même pas circulaires, mais linéaires, le temps ne s’écoulant que dans un sens).)


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 15 juin 16:54

      @Séraphin Lampion

      C’est pour cette raison précisément que nous disons que la révolution prolétarienne sera à nul autre pareil puisquelle aboutira à détruire les fondements de nouvelles révolutions politiques et à construire les fondements d’une société nouvelle = sans classe sociale.

      Pour la 1ere fois les forces productives seront suffisamment développées pour le rendre possible 

      Merci pour ton post

      Robert Bibeau


  • BA 15 juin 08:50

    Les quatre affaires judiciaires impliquant Nicolas Sarkozy :


    1- Les « écoutes » : Nicolas Sarkozy a été condamné à 3 ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence.


    2- L’affaire Bygmalion : procès pour financement illégal de campagne. Le procès est en cours.


    3- Trafic d’influence en Russie : l’enquête est en cours.


    4- L’affaire du financement libyen : Nicolas Sarkozy est mis en examen.


    Mardi 15 juin 2021 :


    Bygmalion  : Sarkozy attendu au tribunal pour son interrogatoire.

    https://actu.orange.fr/france/bygmalion-sarkozy-attendu-au-tribunal-pour-son-interrogatoire-CNT000001BPui9/photos/nicolas-sarkozy-sort-de-son-domicile-le-20-mai-2021-a-paris-95eab4aa605b8917d1a8bda5e9341282.html


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