La rentabilité de la misère
Ah l’Amérique Trumpiste ! Ses milliardaires, ses stars habitants des demeures en millions, ces jets privés garés comme au garde-à-vous devant le général capitalisme et… Ses travailleurs cabossés. C’est ce qui se profile en Europe. Ceux de très en bas, au salaire minimum, au SMIC, qui pourtant produisent, tout en survivant sur la banquette arrière de leur bagnole ou sous une tente. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, sorti du boulot, c’est - Comment la nuit prochaine ne pas crever de froid ? De plus en plus dans nos pays « développés, »se rejoue le terrible hiver 1954, avec cette fois-ci, aucun appel de l’abbé Pierre… Ainsi, une nouvelle réalité émerge appelée là-bas : les working homeless, ou les travailleurs SDF, qui subissent ce qui va suivre :
Le logement, un produit financier. De nos jours les vrais patrons, ceux qui décident et redessinent nos villes sont les fonds de pension dont les plus connus sont Vanguard et BlackRock, soit un volant d’investissement de 19 000 milliards de $. Pour bien comprendre leur force, cela représente 6 fois le PIB de la France.[i] Depuis la crise Covid, ces « raiders » ont décidé d’acheter des villes entières à la découpe, puis de revendre par petits bouts en faisant des bénéfices astronomiques. Ce qui a fait que les loyers ont explosé, en y ajoutant les locations touristiques de type RB&B, plus des lois restrictives écologiques, on en est arrivé que pour beaucoup se loger est devenu impossible sachant que les salaires n’ont pas suivis.
Prenons l’exemple d’une région lambda américaine. L’Ohio.[ii] Capitale Colombus. Si on devait faire un parallèle avec le France, ce coin d’Amérique correspondrait à la région Nord, avec ses squelettes d’usines abandonnés et en ruines. Pas un centre névralgique, juste une région où les gens vivaient, se multipliaient et où encore il n’y a pas si longtemps l’American way of life était une réalité. De nos jours, suite à ces rapaces d’investisseurs, les loyers sont montés si vite que ceux payés au salaire minimum soit : 9,30$ brut,[iii] pour louer un studio devraient travailler 80 heures par semaine pour simplement avoir un toit… C’est donc la rue, ou les motels crasseux ou les camping-cars. En-dehors des villes, toute une communauté s’est organisée autour des mobil-homes, et sans s’en rendre compte, l’Américain de la classe moyenne a sombré doucement, mais sûrement vers ce qui est appelé les white trash, ou blancs poubelles, soit la classe sociale la plus basse faisant penser aux Intouchables en Inde.[iv] D’où des dégâts au niveau de l’estime, faisant glisser beaucoup vers la dépression, l’alcoolisme, les drogues, la prostitution et la délinquance. Les familles ont explosé, les enfants sont ballottés d’une chambre d’hôtel miteux, à un canapé d’ami, d’une banquette arrière d’auto, ce qui fait que ces petits ne peuvent suivre un cursus scolaire équilibré, et n’ont pas de suivi santé. L’Amérique est en train de fabriquer une génération « cour des miracles » … Toute cette misère rappelle les années de plomb de la grande dépression de 1929, mais sans son crash boursier, dû en majorité par la soif du lucre d’une minorité agissante, fortunée et ayant le pouvoir politique dans sa poche. Des lois iniques passent, comme par exemple une amende pour quelqu’un dormant sur un banc public car il faut circuler sans arrêt. Ainsi, sans adresse fixe impossible d’obtenir aucune aide d’autant que bien souvent les titres d’identité ont été perdus. Chaque matin, il faut démonter sa tente et circuler, comme on change un décor d’un film, car ceux qui vivent bien, n’ont pas envie le matin de voir toute cette misère étalée sous leurs yeux qui se veulent aveugles. Chaque mois, la situation empire, et cela, sur tout le territoire américain, et pendant ce temps-là, Trump kidnappe un président, veut capter le Groenland et pour parler clair, em…. tout le monde. Depuis le début de ce billet, ne reconnaissez-vous pas certaines situations communes avec l’Europe, la France ?
Toujours ces 10 ans de « retard » sur l’Amérique. Louer en France revient à se prendre un mal de tête carabiné. Sans surprise, car le PDG de BlackRock, Larry Fink copain de Macron entre à l’Élysée comme s’il pénétrait dans sa salle de bain pour se raser. Il est chez lui. Ainsi, les choses chez nous étant plus compliquées à cause de ces lois sociales, il pèse pour privatiser les retraites, faire imploser les droits sociaux et faire aboutir cette belle société américaine avec son « American dream », ou sous Trump, « America great again ». Il n’y a jamais eu de « dream », de « great again » et encore moins de « démocraty » … Tout cela est un vaste mensonge gobé pour les cow-boys utiles. Quant à chez nous, on en prend le chemin, et tout ce qui est décrit plus haut, à plein de niveaux se retrouve dans notre belle société de 2026, présidée par un Macron, qui sait faire le beau et japper lorsque son maître Donald le siffle.
Regardez le doc joint, vous y verrez des choses qui vous sont familières…
In God we trust… Mais pas tous les jours hein !
Georges ZETER/février 2026
vidéo : La Classe Moyenne Broyée : Comment l’Ohio a Abandonné Ses Travailleurs



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