lundi 29 juin 2020 - par

La testostérone rend-elle con ?

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 Jusqu’à la puberté, les garçons possèdent une concentration de testostérone inférieure à 0,7 nmol/l, elle augmente d’un facteur 2 à 20 entre 10 et 20 ans, les taux chutent plus tard, la vieillesse venue, pour retrouver les valeurs de la prime enfance. Pour les femmes, les taux sanguins de testostérone sont environ dix fois moindres. La puberté marque l’entrée dans la vie sexuelle celle où il faut combattre pour vivre et conquérir. 

 Dès trois ou quatre jours, le bébé est capable de reconnaître la voix de sa mère. Vers trois mois, le nourrisson se sert de mimiques et du regard pour communiquer avec ses proches. Vers un an, le nourrisson ajoute des gestes pour se faire comprendre. Puis il emploie des mots lourds de sens pour lui, il égrène plus tard une suite de sons dont certains semblent avoir un sens, ces sons plus ou moins compréhensibles sont peu à peu ciselés et dès 3 ans le poupon peut parler.

 Les différentes phases d’acquisition doivent être respectées sinon l’enfant peut être victime de troubles graves du langage, voire ne pas pouvoir s’exprimer du tout dans les cas extrêmes : l’apprentissage du langage se révèle impossible s’il n’a pas été commencé dans la prime enfance.

 L’apprentissage d’une langue est un bon moyen de déterminer les différentes méthodes d’acquisition des connaissances.

 La langue natale n’est pas apprise en suivant des règles, une logique, une segmentation des problèmes, une logique, des lois, des instructions. La mère, le plus souvent, sert de modèle et le nourrisson tente de former des mots en faisant comme elle. L’enfant fait cela naturellement et joyeusement, sans contraintes, sans compétition. La capacité d’apprentissage des enfants est conservée jusqu’à un âge relativement avancé, 8 ans, mais de plus en plus d’efforts sont nécessaires si l’on tarde. Les jeunes ont des avantages sur les adultes pour apprendre : (i) ils mémorisent les nouvelles informations bien plus facilement, (ii) ils sont davantage motivés par les découvertes, (iii) les adultes dispersent leurs efforts et sont moins concentrés sur leurs tâches.

 De la naissance, jusqu’à la puberté, les connexions inter-neuronales sont d’une immense plasticité, c’est à dire qu’elles peuvent être créées, défaites, réorganisées facilement, permettant la constitution des réseaux, des systèmes nécessaires aux apprentissages.

 L’enfant avant la puberté apprend par imitation, essai et erreurs selon un processus intelligent que l’on peut comprendre plus précisément grâce à l’intelligence artificielle plus simple à disséquer.

 Pour l’intelligence artificielle les informaticiens n'ont pas à écrire dans le détail un programme : l'algorithme se configure lui-même, il s'entraîne et s'améliore au long d'un processus basé sur l’imitation. Des couches de neurones artificiels faits de transistors sont connectées via l’équivalent de synapses. Si la somme des signaux reçus par un neurone dépasse un seuil donné, il déclenche à son tour un signal vers les neurones voisins. Plus un neurone reçoit de signaux d'un autre neurone, plus le poids de ce signal devient important dans le calcul du seuil de déclenchement (pondération synaptique). Les liaisons entre les neurones sont initialement dotées de poids synaptiques quelconques. Pour la reconnaissance faciale par exemple, on va exposer la couche des neurones d'entrée à des milliers d'images "étiquetées" comme étant des visages humains de formes diverses, d’origines diverses, afin d’éduquer le réseau de neurones. Le réseau va de lui-même ajuster les poids synaptiques reliant les neurones entre eux, de façon à ce que les neurones de sortie donnent la réponse souhaitée.

 Le réseau de neurones artificiels ne fait pas appel à la Raison, le jeune enfant non plus. L’enfant n’est pas raisonnable ou déraisonnable, il apprend seulement à parler, à communiquer, à réfléchir, à réagir de la façon la plus adéquate, à marcher, à courir. L’enfant agit en tant qu’individu, par amour, c’est le règne de l’intelligence.

 L’adulte lui appel à la Raison. Mais il faut se garder de penser qu’il n’y a qu’une Raison, la raison c’est ce qui convient au collectif, au groupe. Des hypothèses sont faites en fonction de l’expérience, du milieu socio-économique et culturel ambiant et un chemin déductif, logique et rationnel est suivi à partir de celles-ci. Une Raison bardée de références est ainsi obtenue mais elle n’a rien d’absolue. À l’époque précolombienne, la Raison des mayas les obligeait à faire des sacrifices humains pour obliger les dieux. La Raison de Descartes permettait de distinguer le vrai du faux et c’est ainsi qu’il en déduisit l’existence de Dieu… La Raison n’a de sens que dans un cadre collectif ou plus exactement collectiviste et n’a rien de commun avec l’intelligence. Par contre c’est une arme de domination redoutable.

 L’enfant dénué de testostérone est intelligent, l’adulte qui en possède est empli de Raison. 

 Il est amusant de constater que la Raison qui se prête bien à la construction de grands laboratoires, de grandes universités, de grandes industries, de grandes assemblées, est historiquement un piètre inventeur. La radioactivité a été découverte par hasard et sans trop de moyens, tout comme les nanotubes de carbone, les infra-rouges, le sommeil paradoxal, l’aspirine, les neuroleptiques et tant d’autres choses. Le progrès existe bien mais il ne faut pas le chercher chez les mâles alpha ou les dominants. Pour s’en convaincre, il est possible de rappeler l’histoire des lumières (et non pas des Lumières).

 Comment éclairer les maisons ? La bougie est née au moins trois mille ans avant Jésus-Christ en Egypte, un chandelier a été découvert dans la tombe de Toutankhamon. Les Romains utilisent ensuite des feuilles imbibées de cire d’abeille. L’Empereur Constantin imposa la présence de bougies lors des cérémonies chrétiennes. Au Moyen Âge, la bougie est constituée d’une mèche enveloppée de suif. La noblesse et le clergé s’éclairent eux avec des bougies en cire d’abeille. La chandelle rivalise ensuite avec la lampe à l’huile. Michel Eugène Chevreul découvre comment extraire l’acide stéarique des matières grasses d’origine animale. Il s’ensuivra l’invention de la bougie stéarique qui remplace la chandelle de suif. La paraffine naît au XIXe siècle grâce à l’industrie chimique et le raffinage. Les bougies sont maintenant faites de ce matériau peu onéreux. En 1879 Thomas Edison dépose le brevet de la lampe électrique à base de filament en bambou. Les lampes au néon ont été inventées en 1910 par le chimiste Georges Claude. Les diodes électroluminescentes (LED : Light Emitting Diode) ont été découvertes grâce aux travaux de Henry Joseph Round, Oleg Vladimirovich Lósev et Nick Holonyak dans la première partie du XXe siècle.

 Aucun de ces inventeurs n’était animé du sentiment de puissance. Les individus emplis de testostérone sont généralement impulsifs, agressifs, combatifs, dominateurs, caractéristiques qui ne permettent que très marginalement de contribuer au progrès. La testostérone donne de plus le goût des statuts sociaux élevés et de leurs apparats.

 La réponse est maintenant claire : oui, la testostérone rend con… et souvent féroce !

 



156 réactions


    • foufouille foufouille 30 juin 2020 17:23

      @arthes

      c’est franchement une pétasse de bourgeoise, surtout les 2 litres de rosé.

      le russe boirait 4 jours de la vodka est ridicule.


    • Jacques-Robert SIMON 30 juin 2020 18:29

      @arthes
      Quand vous définissez des vecteurs de base, d’abord il peut y en avoir d’autres, ensuite on peut les combiner.


    • Jacques-Robert SIMON 30 juin 2020 18:31

      @JC_Lavau
      Le vainqueur a donc les femelles, il reste les femmes aux autres.


    • arthes 30 juin 2020 18:34

      @foufouille

      Le type’occident de la russe « bling bling » , ça nous vient aussi des années 90 /2000 lorsque l occident s’est imposé en Russie comme super modèle de référence, en général du moment qu’elles ont trouvé le pigeon occidental , attiré par « la beauté slave » , elles restent et s’en foutent de leur pays d’origine.
      Sont pas toutes comme ça, mais coté caractère, c’est des dures...
      J’ai pas dit non plus qu’elle avait grand chose dans la tête, osef, c’est réaliste.

      Pas encore vu la seconde partie concernant la picole


    • JC_Lavau JC_Lavau 30 juin 2020 18:46

      @Jacques-Robert SIMON. Ah ? Il te reste la femme sans féminité ? Un travesti ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 30 juin 2020 18:54

      @arthes. Marcel et Sviétlana sur leur prao-tromaran :

      http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/kayak/Marcel_Svietlana.jpg

      http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/kayak/Marcel_Svietlana2.jpg
      Galant, je n’ai pas publié les photos où Sviétlana se prélasse trop ouvertement.
      Quant ils racontaient comment ils se sont rencontrés, ça valait mille.
      Dans la rando-Loire 2012 :
      http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1847.0.html


    • arthes 30 juin 2020 18:54

      @foufouille
      Pourquoi ridicule ?

      Oui, le russe il peut boire plus de 4 jours de la vodka..De la bierre et du cognac.Les russes, hommes et femmes d’ailleurs, ils éclusent des quantités assez impressionnantes quant ils se lachent, et ils tiennent le choc, ils sont solides, et ils chantent en même temps de jolis chants traditionnels cosaques, patriotes ...Bon, maintenant, je ne te parle que de ce que j’ai vu.


    • arthes 30 juin 2020 19:14

      @bucefal

      ça reflète bien la réalité...Après, j’ai du mal à comprendre pourquoi tant d’ hommes trouvent que les russes sont les plus belles femmes du monde, p’être la touche exotique, en plus de ce qui en est dit sur l’article..


    • arthes 30 juin 2020 20:05

      @arthes

      Allez, je continue : Oui, le français lorsqu’il rentre du taf : Il est fatigué, faut le chouchouter le povre petit povret...La femme russe, , s’pas le style à jouer les douces infirmières, hé hé, du coup, c’est le point négatif.
      Le Russe non, il n’est pas fatigué, il n’est jamais fatigué, il bosse et il offre des fleurs à sa femme...(et la manucure, etc....).

      Le français trop gentil...Bin oui, si on veut, disons il circonvolutionne sans cesses, le russe est direct ; Davaï !!!

      Le français offre rarement des fleurs, le russe lui, très souvent, c’est traditionnel..

      @Tous :

      Un petit aperçu de la Russie au travers d’un film soviétique culte des années 70 : Mimino , Russes, géorgiens, arméniens pour ce petit bijou, et les somptueux paysages du caucase, juste l’histoire d’un pilote d’un vieil hélicoptère qui voudrait devenir pilote de ligne :(je résume très mal), il y a une version avec sous titrage français.

      https://youtu.be/_5fns2_wa3o


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam 30 juin 2020 20:19

      @arthes
      "Allez, je continue : Oui, le français lorsqu’il rentre du taf : Il est fatigué, faut le chouchouter le povre petit povret...La femme russe, , s’pas le style à jouer les douces infirmières, hé hé, du coup, c’est le point négatif.
      Le Russe non, il n’est pas fatigué, il n’est jamais fatigué, il bosse et il offre des fleurs à sa femme...(et la manucure, etc....)."

      Bon si j’ai bien compris le male d’ici est un rustre sans nom, un gaulois refractère fatiguant qui pue du bec smiley

      Je fais un peu de provoc, tu t’en doutes bien, mais je suis étonné que tu rentre dans le jeu des féministes US (meme si il peut y avoir une part de vrai pour les Francais), et j’imagines bien que pour le russe lambda, ca doit etre un peu pareil, va faire un tour en islamanie et / ou en Afrique et /ou dans certains zones du M Orient, la tu pourra nous en raconter, vraiment... sur le sexisme crasse...


    • Ouam (Paria statutaire non vacciné) Ouam 30 juin 2020 20:20

      @Ouam
      Ou meme au Japon...


    • JC_Lavau JC_Lavau 1er juillet 2020 10:34

      @arthes. Dans cette bande-annonce, plein de sonorités qui ne sont pas russes, et que je ne sais attribuer au géorgien ou à l’arménien. Je n’ai pas les clés.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 29 juin 2020 20:51

    De la testostérone a l’état pur ...Tourist Trophy ...Guy Martin Vs Michael Dunlop ...17 mn de folie ...vous avez les burnes ? Youtube.


    • Jacques-Robert SIMON 30 juin 2020 07:26

      @Aita Pea Pea
       ?


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 juin 2020 14:54

      @Jacques-Robert SIMON

      Il s’agit de la course moto la plus dangereuse du monde ...ces deux cadors du pilotage hors circuit s’affrontent...qu’est-ce qui les anime ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 30 juin 2020 15:04

      @Aita Pea Pea. Buster Keaton explique cela avec plus d’humour. La fiancée du mécano de la General, et surtout son père, exigent qu’il s’engage dans l’armée confédérée. Les officiers opinent que malingre comme il est, il est bien plus utile comme mécanicien de la locomotive...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 juin 2020 15:43

      @Cadoudal

      Ben vouais...mais bon il reste en GB des espaces où si tu veux mettre tes couilles sur la table , y’a pas de blême ...voir aussi aux US et la montée de Peaks .


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 juin 2020 16:09

      @Cadoudal

      Vais pas te raconter mes exploits guidon ou volant...lol même si j’étais bon . Mais là au TT c’est du fou furieux...


    • pemile pemile 30 juin 2020 16:47

      @Aita Pea Pea « Mais là au TT c’est du fou furieux... »

      La caméra sur la moto ça rend bien !
      https://www.youtube.com/watch?v=OmNXCJt7K3Q


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 juin 2020 18:54

      @pemile

      Que nous sommes petits par rapport à ces types ...


    • pemile pemile 30 juin 2020 19:05

      @Aita Pea Pea « Que nous sommes petits par rapport à ces types ... »

      Ca rend humble aussi d’astiquer de la sorte et de ne toijours voir que la roue arrière de la BM !


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 30 juin 2020 20:27

      @pemile

      Vouais mais la BM est partie une minute avant. Et pour le TT c’est trois tours ( trois fois 60 bornes et trois fois 200 virolos sans protections ...tain ). Pour les non connaisseurs les vues de bord de route permettent mieux d’apprécier la vitesse dingue.


  • JC_Lavau JC_Lavau 29 juin 2020 22:38

    Zéro réflexivité. Zéro.

    Autothéorie déguisée, mal déguisée.


  • Désintox 29 juin 2020 23:35

    Article écrit par un homme.


  • blablablietblabla blablablietblabla 30 juin 2020 09:21

    « la testostérone rend- elle con » pas pour longtemps ça c’est sur voyez cet article.

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/osez-les-couilles-204774

    Et surtout cuilà qui date de 2009 ,https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/la-feminisation-du-monde-44513


  • xana 1er juillet 2020 09:03

    Article sans intérêt, sauf pour le psychiatre de son auteur.

    Des généralités sans preuve, on dirait de la propagande.

    C’en est peut-être, après tout.


  • SamAgora95 SamAgora95 1er juillet 2020 10:32

    Alors pourquoi le feminin est-il si peu présent parmi les créateurs de talant, les inventeurs et artistes de génie et ce dans tous les domaines et quelque soit l’époque ou la culture ou le lieu géographique ?

    Je pense au contraire que le masculin qui ne porte pas la progéniture, doit conquérir, s’imposer et aller de l’avant, pour cela il doit faire preuve de créativité, de curiosité, d’inventivité . Alors que le féminin doit être pragmatique et protecteur et a besoin de soutien durant la période de gestation.


    • JC_Lavau JC_Lavau 1er juillet 2020 10:41

      @SamAgora95. Sylvie Joly avait une oreille phénoménale.
      https://www.youtube.com/watch?v=h3yWz4-gu90

      C’est tellement ma cousine Catherine... Absolument !


    • velosolex velosolex 2 juillet 2020 14:00

      @SamAgora95
      Sans aucun doute, qu’on le veule ou non, nous sommes en rapport avec non seulement les hormones, inhérentes à chaque sexe, mais comme toutes les espèces animales, nous transportons des circuits neuronales, des conditionnements inscrits dans les couches profondes du cerveau primaire. La modernité, avec ses gadgets, son confort sont apparus sur les trois ou quatre dernières générations. Une paille !...Pendant des millions d’années, l’obéissance et la soumission aux lois naturelles, à la nature, ont ordonné le développement d’une certaine forme d’intelligence tribale, avec la consécration de quelques leaders qui devaient avoir des qualités intrinsèques basées sur la force, la résolution, le leadership, pour mener la meute.
      Nécessité et pragmatisme, et soumission à l’ordre naturel du monde, faisaient loi. Ce n’est pas le discours ni les convictions intellectuelles, qui induisaient l’action. Ce n’est pas un hasard si les femmes qui avaient la responsabilité des enfants, ont un comportement et des qualités de socialisation, supérieures souvent aux hommes. Ce n’est pas un hasard ni la culture qui fait que les hommes sont attirés par la conduite, les activités mécaniques, la compétition, le combat, et se passionnent pour déchiffrer les cartes, alors qu’elles tombent souvent des mains de nos compagnes.
      Je ne nie pas non plus que la culture prend son appui sur la nature. 
      Bien sûr, je ne veux pas développer une logique réactionnaire, et prétendre que tout est figé, et que nous devons nous conforter à cet ordre ancien, surtout quand l’état de catastrophe du monde, a bien besoin des qualités féminines, de « care », de socialisation, d’attention, et d’empathie avec les autres pour se réparer.
      Mais il faut savoir tout de même reconnaitre d’où nous venons, et ne pas s’extraire des lois du darwinisme, car celles ci travaillent non seulement les espèces, mais aussi les sexes.
      Nous sommes à une époque qui décident que de tels sujets sont politiquement incorrects. Mais la biologie se fout de nos pudeurs, et ne voit que les faits. Hier, c’était la sexualité dont il était impossible de parler. Maintenant ce sont des différences entre les sexes ; non pas au niveau des rapports physiques, mais de leur différentiation au niveau mental. 


  • jjwaDal 1er juillet 2020 12:55

    La testostérone a de multiples fonctions, mais l’une d’elle est souvent passée sous silence, bien que cela soit connu depuis les années 1970. Il se trouve que ce qui nous empêche de « bugger », ce qui est à l’origine de la « roue des désirs », ce qui nous met en permanence en éveil est la nécessité de stimuler électriquement certaines zones du cerveau qu’on peut appeler les « zones de plaisir » (au sens où leur stimulation électrique engendre un état que nous appelons par ce nom « plaisir »). Or on sait que le taux de testostérone amplifie la stimulation électrique de ces zones, ce qui entraîne une majoration sur les détenteurs des taux les plus élevés (à la louche la gente masculine) de comportements visant à assurer la gratification plus fréquente de ces zones, puisque la récompense est plus élevée. Toute stimulation physique en particulier (sport, combat, prise de risque, etc) est donc particulièrement favorisé chez les mâles et possiblement majoré chez les mâles ayant le taux le plus élevé (ce n’est à ma connaissance nullement prouvé d’ailleurs).
    Or, il existe justement un mécanisme naturel d’amortissement de toute stimulation générant du plaisir, d’où la perpétuelle recherche de nouveauté en matière de stimulation. Cela peut mener à la recherche scientifique comme conduire aux comportements délinquants ou aux dépendances multiples.
    En tout il faut toujours songer à alimenter les deux colonnes, le versant « bénéfices » , comme le versant « inconvénients ».
    Donc conclure en suggérant que cette hormone rend « con voire féroce » est un peu torcher un bilan plus complexe.


    • JC_Lavau JC_Lavau 1er juillet 2020 14:07

      @jjwaDal. Les synapses électriques sont fort rares, je n’en connais pas chez nous.
      Chez les poissons, oui, un neurone gigantesque est chargé de déclencher la fuite, et je crois me souvenir qu’il a, lui, des synapses électriques, pour leur rapidité.
       
      Toutes les autres synapses utilisent un des neuro-médiateurs.


    • jjwaDal 1er juillet 2020 22:35

      @JC_Lavau
      Oui, mais cela ne change pas le fond de ce que j’ai dit. Les « principes de plaisir » de Campbell en 1976 décrivaient déjà les études faites sur ces zones dites de « plaisir » qui pour les besoins de l’expérimentation étaient stimulées électriquement, d’où mon usage du terme. Que la nature utilise plutôt un échange de neuro-médiateurs entre les neurones pour stimuler ces zones n’y change rien.


  • Tesseract 1er juillet 2020 13:22

    Je pense que les hormones sexuelles agissent aussi comme de puissants hallucinogènes...


    • JC_Lavau JC_Lavau 1er juillet 2020 14:02

      @Tesseract. Sens-toi libre de développer, et en français clair.


    • Tesseract 1er juillet 2020 16:07

      @JC_Lavau

      Bonjour,

      Répondre correctement à votre question demanderait un long développement, mais voyez comment un grand nombre d’hommes et de femmes deviennent complètement irraisonnables sous une poussée d’hormones : agressivité, excitation, comportements provocateurs ou irrationnels, perte du bon sens, obscurcissement du jugement,
      on dirait que le « cerveau primitif » hérité de nos ancêtres simiesque semble prendre le dessus.

      Pour satisfaire leurs « besoins physiques » sous influence hormonale, beaucoup sont prêts à toutes les folies, toutes les bassesses.

      Pour l’anecdote, il y a plus de 20 ans, j’ai eu un stagiaire qui se vantait d’avoir traversé la moitié de la France, roulant pendant plusieurs jours sur un mauvais scooter pour retrouver sa dulcinée. Peu lui importait la fatigue, les pannes, les dangers, les intempéries, comme un cerf il était « en rut » et rien ne pouvait l’arrêter, en un sens, il était pas « con », mais totalement halluciné par son désir. Après avoir roucoulé quelques jours, la belle s’en sépara, elle même hallucinée par un autre prétendant qui avait, lui, une belle auto. Histoire minable !


  • velosolex velosolex 1er juillet 2020 16:24

    Bonne question. Mise souvent sous le tapis, tant on met en avant l’aspect culturel et social, dont le genre est la dernière lubie.

    Quand on regarde chaque espèce, chez les mammifères, faut avouer que c’est souvent le mâle qui a des cornes, ce con, et qui s’en sert, même s’il est bon en dissertation. 

    Le bouc, le bélier, le matou, le taureau, en rapport avec la chèvre, le mouton, la chatte, et la vache voient leur comportement passé du mignon à l’incontrôlable voir au vachard, près à vous esquinter à la moindre intrusion dans leur périmètre, en quelques années, sans même avoir pris de la coque....Le mâle est indubitablement con dés qu’il atteint les quarantièmes rugissants intérieurs de l’adolescence.

    Même s’il est capable d’opérations mentales alambiquées, tout une partie de son cerveau est monopolisée par une volonté de dominer, niquer, s’éclater, et mette une bonne branlée aux autres mâles, de façon plus ou moins symbolique.

    Ca nous poursuit longtemps, et vraiment, je dois dire que sans être castré j’ai senti un soulagement quand la lutte pour le pouvoir a disparu en grande partie des mes programmations. Bien que je ne sois pas un grand mâle dominant, mais plutôt du genre rigolo qui aimait autant regarder le spectacle du monde, sur le banc des remplaçants.

    Travaillant en psy, j’ai souvent tenté d’aider à désamorcer la bombe qui était prêt à exploser au moindre contact chez certains adolescents. Nature et culture se tiennent par la main, et vous envoie parfois un marron dans le nez.

    Le drame du monde vient de la rencontre de la plus haute technologie, et des comportements préhistoriques, prenant toute leur expression dans l’explosion d’une bombe atomique, pour mettre fin à un conflit qui n’aurait jamais du commencer. 


    • Jacques-Robert SIMON 1er juillet 2020 17:14

      @velosolex
      Merci de votre commentaire édifiant, en particulier : "Tout une partie de son cerveau est monopolisée par une volonté de dominer, niquer, s’éclater, et mette une bonne branlée aux autres mâles, de façon plus ou moins symbolique."


  • chantecler 1er juillet 2020 16:51

    Je pensais naïvement que testostérone et agressivité étaient liés et que l’intelligence dépendait du développement affectif et du nombre de neurones .

    Quant au sadisme c’est lié à la perversité mais pas directement à l’intelligence ni à la testostérone .

    Les femmes peuvent aussi présenter des formes de sadisme mais c’est probablement moins fréquent que chez l’homme où la violence est magnifiée .

    Classiquement l’homme devient un guerrier , chasseur et géniteur et la femme une mère qui s’occupe de la maison .

    Par contre la testostérone développe la musculation et les caractères sexuels 1 et 2 masculins .

    Et les oestrogènes les caractères sexuels 1 et 2 féminins .


    • Jacques-Robert SIMON 1er juillet 2020 17:15

      @chantecler
      Vos commentaires sont bienvenus.


    • velosolex velosolex 1er juillet 2020 18:13

      @chantecler
      Les statistiques sont claires, les prisons sont au neuvième dixième peuplé d’hommes. Même si quelques Frénégonde et Lucrère Borgia agissent plus ou moins dans l’ombre, pour planter leur poignard, le grand mâle tire toute la couverture à lui, au nijveau de la connerie et du passage à l’acte.
      Pas demain qu’on va verser dans l’aire du verseau. Le pire est que si certaines femmes veulent légitimement accéder au pouvoir, elles copient souvent leur identification sur le modèle masculin : Argent, pouvoir, suffisance. La testostérone, même quand on n’en a peu, a installé une palette de comportements et de valeurs, que l’on singera, afin de clairement s’identifier au vainqueur, générant des comportements à l’identique.
      C’est la voie autistique du malheur dans lequel s’est figé le monde, reproduisant un comportement social, qui si il avait du sens, aux temps anciens, n’est plus adapté aux enjeux de demain, qui nécessite un capital social et capacité d’empahie. 
      C’est dommage que les femmes dont je voudrais bien qu’elle soit l’avenir de l’homme ne revendiquant pas plus leurs qualités propres, plutôt que de singer les hommes, dans ce qu’ils ont de pire, sous prétexte de casser le plafond de verre, et de revendiquer les mêmes attributs, comme un peuple de colonisés, qui en se rebellant ne voit l’avenir qu’en reprenant la culture de ceux qui les ont opprimés. 
      Un monde de partage et d’intelligence avec le milieu dans lequel on vit, plutôt que de l’écraser, serait la marque du changement salutaire, sans lequel à l’heure actuelle, il est inutile de se projeter. 
      On a encore cinq ans pour changer, comme dit l’autre couilon depuis 50 ans, confiant dans ses exercices de musculation


  • JC_Lavau JC_Lavau 1er juillet 2020 23:44

    Ci-dessus, tous les soumis à la propagande misandre victimaire, propagande hégémonique, ont été incapables de rappeler le rôle apaisant et sécurisant du mâle adulte, normalement irrigué en testostérone.

    Henri Queffelec l’avait rappelé dans « Un recteur de l’île de Sein », les hommes rentrés de la pêche, grommellent contre la guerre ouverte entre femmes jalouses : Si on laissait faire les femmes, l’île serait continuellement à feu et à sang. Et la mer est déjà largement assez tueuse sans cela...

    En thérapie familiale, nous sommes familiarisés avec la poussée de délinquance et de violence inquiète des garçons, quand leur père est éradiqué  conformément à la mode.

    Prisonnier de son irréflexivité, JRS est incapable de voter son indépendance contre cette propagande hégémonique, malveillante et mortifère.

    Pour la réflexivité dans les logiques.

    Lesbienne requise pour le poste ...


  • fcpgismo 2 juillet 2020 08:09

    Les gros cons comme le séraphin se reconnaissent, tous ces mâles dégénérés enfoncés dans leur utérus de substitution qu’est leur bagnole décrit simplement par un chimiste j’adore...


  • troletbuse troletbuse 5 juillet 2020 18:37

    Pour cette hormone je n’en sais rien. Mais en F Rance , une chose dont je suis sur, l’l’éducation, la télévision, les merdias rendent une bonne partie des français COMPLETEMENT CONS


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