mercredi 2 novembre 2022 - par Gabriel

La théorie du K.O

 

 1°) La mécanique du K.O

 Ils ont privilégié l’ascension d’énergumènes wokistes et racialistes dans les sphères décisionnelles pour qu’ils imposent par leurs idées intégristes, le temps des tribus et la tyrannie des minorités afin de semer le chaos républicain, la division communautaire et la discorde sociale. Les résultats sont catastrophiques  ; effondrement du savoir, déculturation des peuples, négation de l’histoire, falsification des faits, abêtissement quasi général. Du haut de l’état jusqu’à la parole publique, médiatique, ils ont gangréné tous les rouages républicains et démocratiques afin de détruire le concept même de nation, de culture, de nature. Guidés par leurs désirs, atteints d’une irréversible cécité mentale, ils habillent leur ignorance et drapent leurs folies sous le manteau vertueux de la tolérance. Résultat sous nos yeux, une majorité continue à croire en leurs délires. À force de repentance, d’autoflagellation, d’aveuglement face aux agressions et aux invasions baptisées pudiquement émigrations, la France finira par être la colonie de ses anciennes colonies. Islamo-gauchiste un mariage contre nature, à terme il ne restera que l’Islam, car du libertaire et de l’intolérance religieuse c’est cette dernière qui triomphera. Pendant ce temps, des valises remplies par les lobbys marchands circulent dans les couloirs du parlement européen, changent de mains, créent et scellent les lois qui feront des peuples des apatrides à leur nation. La France orange mécanique est à l’œuvre et en pleine expansion sauf les idiots en doute. Sentiment d’insécurité d’après un ministre de la Justice qu’il bafoue, il faudrait demander à la famille des victimes ce qu’ils en pensent de ce sentiment. Délitement de l’école, la justice, la santé, la sécurité  ; solde et vente à la découpe des industries, des trésors nationaux. Tout cela appuyé et relayé par une puissance médiatique sans commune mesure. Quant à leur pseudo-impartialité ou neutralité, elle a la même odeur que l’impartialité ou neutralité suisse qui acceptait les lingots du 3em Reich, même quand il restait une molaire dedans. Ils sont complices par lâcheté, intérêt ou conviction de ce système de domination par la falsification des faits et la manipulation des esprits. Journalistes formatés qui avec leurs cartes de prêche rampent devant leurs maîtres et remuent la queue devant leurs gamelles. La vérité n’enrichit personne et c’est toujours à travers le mensonge que l’on peut honorer ses multiples crédits.

 2°) Le maître d’œuvre

 Soyons clairs sur le constat, le système capitaliste, c’est-à-dire du profit et de l’enrichissement individuel sans limites a pourri notre écosystème et continue allégrement de le pourrir et, on voudrait nous faire croire que c’est ce même système qui va régler le problème. Depuis quand la cause serait le remède à ses néfastes effets  ? Nous sommes passés du don pour le prestige au prêt pour l’intérêt. De De Gaulle héros de la résistance nous sommes passés à Pompidou ancien directeur de la banque Rothschild, et ainsi le sort en fut scellé. Depuis le pays n’est plus gouverné pour servir la nation, mais géré pour se servir de la nation. Politiquement parlant, gauche et droite ont trahi le peuple et ont fait allégeance aux officines bancaires, du moins à leurs propriétaires. Démocratie fantoche, car si le pouvoir actuel se réclamant du peuple, celui-ci ne fait que subir ce qu’on lui impose. Finalement, cette république qu’elle soit libérale ou socialiste, sa vision et son horizon se limite au marché. Imposant un régime libéral sécuritaire faisant semblant de résoudre les problèmes qu’il a lui-même créés et qu’il continue d’aggraver. Les banques sont devenues progressivement propriétaires de tout, sans jamais rien produire et avec pour mise de fonds une monnaie virtuelle, une écriture sur un clavier d’ordinateur. Prédatrices, elles prennent, endettent et confisquent, mais n’assurent ni production, ni savoir, ni sécurité. Gouvernance soi-disant moderne où la banque gère des masses de millions de salariés consommateurs en échange d’un droit de vote bidon d’une alternance gauche droite parfaitement illusoire où une assemblée de professionnels de la politique tenue en respect par l’argent joue devant le peuple une farce démocratique. À savoir, la force du système capitaliste repose dans son absence de conviction morale. Quelle que soit la politique, l’idéologie, la philosophie, la religion, il s’adapte, il est interchangeable, car sa seule conviction c’est le profit. Il subventionne les associations pour mieux contrôler les besoins  ; sur l’échiquier du monde, il vend des armes aux blancs comme aux noirs, se fout du roi comme de la reine, car avec son outil monétaire il est Dieu sur terre. Il est maître de tout  ! Son horizon, la destruction des nations et du suffrage universel, au profit d’un gouvernement mondial contrôlé par une assemblée d’experts non élus. La messe est dite.  

 3°) L’illusion de solutions

 Y a-t-il des solutions  ? Certains croient en une alternative communiste. Mais de quel communisme parlent-ils  ? Celui de la terreur prolétarienne menée par des psychopathes égocentriques le plus souvent grabataires  ? Cela n’a jamais été le communisme, mais plutôt une dictature monarchique et sanguinaire imposée par des malades mentaux couverts de médailles et décorés comme des sapins de Noël. Le véritable communiste humanitaire du partage suivant ses mérites, de l’égalitarisme et de l’équité est une chimère qui n’est pas dans la nature profonde de l’homme, premier prédateur de la création. Il veut posséder et dominer. D’autres se tournent vers un Dieu, mais quel Dieu  ? Celui qui est infiniment bon, mais assez sadique pour créer un enfer  ? Celui qui offre mille vierges à ceux qui assassinent en son nom  ? Celui qui réclame dévotion sans raison  ? Celui qui envoie son fils à la mort pour servir son orgueil ou celui qui élit et choisit soi-disant un peuple au détriment des autres  ? Qu’ils me disent ce qu’ils entendent par Dieu et je leur dirai si j’y crois…

 Conclusion, face à ce terrible constat, le cauchemar de notre effroyable responsabilité devant notre abyssale inefficacité nous confine souvent à la neutralité d’une confortable lâcheté. Les nostalgiques parleront de la fin d’une époque, les pessimistes vous parleront de la fin d’un monde, les réalistes de la perte de l’humanité.

 Hemingway a écrit un jour : «  Le monde est un endroit merveilleux et il faut tout faire pour le sauver…  » Je suis d’accord avec la deuxième partie de la citation bien que je reste persuadé que s’il existe une solution, celle-ci ne sera pas humaine.



20 réactions


  • scorpion scorpion 2 novembre 2022 11:10

    D’une terrible lucidité....


  • jjwaDal jjwaDal 2 novembre 2022 14:53

    Je suis toujours frappé de votre optimisme sans faille. Vous avez dû aimez Desproges qui disait d’un ton malicieux « Il faut toujours garder l’espoir... Après tout... C’est p’têtre grave... ».
    Il se trouve qu’on a élaboré au fil du temps des structures sociales, avec quelques gardes fous évacuables d’un revers de main, permettant à un individu le plus souvent infréquentable, de déclencher une guerre mondiale, d’envahir un pays voisin ou à l’autre bout de la planète, voir de nous tuer tous, sans avoir à quitter son bureau. Un progrès indéniable.
    N’est-ce pas un espoir formidable de changement de notre statut d’esclaves sinon volontaires, du moins résignés ?
    Il y a aussi autre chose. Ayant perdu toute notion de notre place réelle, nous nous prenons à tort pour les propriétaires de la Terre.
    J’ignore qui (quoi) nous rappellera que c’est une très dangereuse arrogance et illusion, mais je doute que ce rappel soit bien éloigné.
    Un passager d’un paquebot en proie au mal de mer attendait le vomis suivant penché vers la mer, quand un autre passager approche pour le réconforter « Ne vous en faites pas, le mal de mer n’a jamais tué personne ». A quoi le premier répondit « Ne dites pas, c’est le seul espoir d’en crever qui me maintient en vie... ».
    Achetez des algues (pour la thyroïde) et faites un stock de jus de citron (pour éviter le scorbut). On a une bonne frontière, mais la tempête arrive.


    • Gabriel Gabriel 2 novembre 2022 18:24

      @jjwaDal
      Vous confondez pessimiste et factuel. Où va ce monde, je m’en contrefiche, je ne fais qu’observer et honnêtement vous en conviendrez, c’est pas terrible... 


    • jjwaDal jjwaDal 2 novembre 2022 22:03

      @Gabriel
      Durant l’essentiel de notre histoire, nous n’avons pas eu d’autre choix que la résignation à notre « destin », notre vie étant courte et brutale.
      La magie et les dieux (démons aussi) était partout, car la santé comme la maladie étaient inexplicables et la possibilité de choisir son destin était un rêve à jamais inaccessibles pour la plupart. On crevait de faim ou de maladies bénignes, souvent dans des combats imbéciles qui existent probablement depuis l’aube des temps, avant d’avoir trop le temps de se poser des questions.
      Si on s’en pose, c’est qu’on a le luxe du temps aujourd’hui, des frigos pleins, un toit au dessus de la tête, des structures sociales ne nous obligeant pas en permanence à la vigilance pour assurer notre survie, bref avec un peu de recul, on peut dire qu’on a tout de même beaucoup progressé.
      On va connaître des turbulences qui vont nous occasionner quelques problèmes supplémentaires à résoudre, mais hormis guerre nucléaire assez improbable nous en sortirons.
      On brûlait vif les « incroyants » à une époque et aujourd’hui on se contente de les virer, les censurer, les diffamer, les « emmerder ». J’y vois un progrès.Voyez que moi aussi je peux rester factuel sans brosser un sombre tableau.
      Tout irait bien d’ailleurs si après avoir résolu les problèmes essentiels que l’humanité a affronté pendant des millions d’années on n’en avait pas inventé d’autres dont nous sommes entièrement responsables et qui servent probablement à nous éviter de nous assoupir sur nos lauriers.


    • Gabriel Gabriel 3 novembre 2022 11:40

      @jjwaDal
      Finalement nous ne sommes que des incidents biologiques doués d’une conscience (Du moins le pense t-on...)


  • Yann Esteveny 2 novembre 2022 14:56

    Message à Gabriel,

    Bel article ! Je me contente de vous répondre sur les points de désaccord les plus importants.

    Je vous cite : "Guidés par leurs désirs, atteints d’une irréversible cécité mentale, ils habillent leur ignorance et drapent leurs folies sous le manteau vertueux de la tolérance.". Il n’y a pas de cécité mentale mais le choix de croire avant toute chose et de façon inébranlable que son petit moi est vertueux. Ce premier commandement est le choix de l’orgueil inspiré par le Malin. Il conditionne tous les raisonnements fallacieux suivant.

    Il y a un Paradis et un Enfer. Le jugement de Dieu ne se discute pas. Si vous croyez que tout le monde mérite d’aller au Paradis, autant pour vous rester sur la Terre éternellement car vous bénéficierez pour toujours du blé et l’ivraie. A ne pas condamner le Mal, vous vous condamnez vous même et vivez déjà votre propre enfer.

    Le sens de la mort de Notre Seigneur Jésus Christ vous échappe complètement. Il y a des nécessités douloureuses pour servir le Bien. Sur ce sujet délicat, il faut mieux que je me taise car le martyr des chrétiens parle pour qui veut entendre.

    Respectueusement


    • Gabriel Gabriel 2 novembre 2022 18:21

      @Yann Esteveny
      Bonjour,
      J’ai du mal à comprendre votre réflexion sur le Paradis et L’Enfer et sur le sens du trépas du Christ. Vous êtes dans l’affirmation, l’indiscutable croyance qui vous anime vous contraint et ne supporte aucune nuance. Personnellement, je respecte votre foi et je me garderai bien de vous juger comme vous le faite avec moi. Mais vous avez raison, ce qui nous différencie c’est que vous êtes, concernant votre croyance, pétrit de certitudes. Moi, je n’en ai qu’une certitude c’est celle de n’en avoir aucune.


    • Yann Esteveny 2 novembre 2022 19:26

      Message à Gabriel,

      Désolé de ne pouvoir être plus clair, ni d’être dans le doute. Lorsque Socrate dit qu’il ne sait rien, il ne prêche ni le relativisme ni l’ignorance.
      Pour est ce que de votre jugement, il revient à Dieu et non à moi.
      Celui qui écrit « Celui qui envoie son fils à la mort pour servir son orgueil ou celui qui élit et choisit soi-disant un peuple au détriment des autres  ? » n’est-il pas pétri lui-même de certitudes ?

      Respectueusement


    • Gabriel Gabriel 3 novembre 2022 07:28

      @Yann Esteveny
      Pétri de certitude non, juste interrogatif sur l’idée que les hommes se font de Dieu...


  • SilentArrow 2 novembre 2022 15:08

    @Gabriel

    Difficile de faire un état des lieux plus objectif.


  • PascalDemoriane 2 novembre 2022 17:09

    @M.Gabriel

    Joli site en images et plume. Ce qui m’étonne et m’inquiète c’est de vous y voir relater en images tant de voyages et d’en revenir ici à compiler toutes les facettes négatives de notre/votre rapport au monde actuel. (Je me suis toujours méfié des voyageurs boulimiques désabusés, j’en connais ! quel gâchit).
    Pas besoin de beaucoup voyager pour « voir la merde du monde, à quoi bon » chantait Birkin/Gainsbourg dans l’« A-quoi-bonniste »
    Vous n’en tirez donc aucun enthousiasme contagieux, aucun entrain urgent, aucun relief étonnant ni aucune saveur enivrante et stimulante, aucun éros vivifiant ? Je ne peux y croire, car c’est çà qui serait désespérant.

    (je n’ai pas lu tout de vous)


    • Gabriel Gabriel 2 novembre 2022 18:29

      @PascalDemoriane
      Croyez moi, les voyages sont merveilleux et les gens rencontrés sont, en général fabuleux. Cependant, si ce monde actuel vous convient, tant mieux j’en suis heureux pour vous. Personnellement, comme spécifié plus haut, je ne suis qu’observateur et me fiche de savoir si c’est bien ou mal ou si c’est moral. Je suis factuel, c’est tout.


    • Fergus Fergus 2 novembre 2022 19:18

      Bonsoir, Gabriel

      « les voyages sont merveilleux et les gens rencontrés sont, en général fabuleux »

      Ils sont d’autant plus « merveilleux » et « fabuleux » que l’on est prédisposé  consciemment ou pas  à les voir ainsi.

      La réalité n’est-elle pas, plus souvent, assez triviale ? En fait, tout dépend, comme disait Alfred Grosser, de la représentation que l’on en a !


    • Gabriel Gabriel 3 novembre 2022 07:32

      @Fergus
      Voilà une vision philosophique de l’esthétique au travers de son vécu. Viendra se greffer ensuite l’attitude du verre à moitié vide ou à moitié plein. Enoncer des faits et décrire une situation n’est pas forcément prendre parti.


  • PascalDemoriane 3 novembre 2022 10:42

    Pour une autre façon de lire un texte.

    Si on proposait l’analyse de cet article à des élèves en cours de littérature, on commencerait par la bonne question : 1. Quel est le point vue de l’auteur ? Le point de vue subectif.

    L’élève lettré répond par exemple :
    Celui d’un d’observateur distancié hors du monde, qui déclare par ailleurs « je ne suis pas de ce monde », pour conclure en substance « il n’y a pas de solution humaine au problème humain »
    Le point de vue général explique la conclusion, la thèse.

    On est clairement là dans une fiction abstraite subjectiviste qui pose, met en scène la dualité binaire « Moi et le Monde », « Moi, l’auteur, Mon Ego, versus Le Bas-Monde, vous lecteurs ».
    C’est un style littéraire parmi d’autres, pas de problème.

    2. Question : Cet egocentrisme méthodique, voire esthétique, ne revient-il pas à « se prendre pour dieu ? » Et quel dieu, mon Dieu ! Puisque l’auteur le problématise :

    « D’autres (parmi vous, lecteurs) se tournent vers un Dieu, mais quel Dieu  ? ... Celui qui envoie son fils à la mort pour servir son orgueil... »
    « Certains (parmi vous, lecteurs) croient en une alternative communiste. Mais de quel communisme parlent-ils   ? Celui de la terreur prolétarienne menée par des psychopathes... »

    Passivité questionnante qui affranchit l’auteur-juge de toute implication dans la question, comme si la réponse lui était dûe de droit divin, car :

    Qu’induisent logiquement ces phrases désabusées sinon en substance implicite : « vous qui croyez dans un dieu (chrétien ou communiste ou capitaliste...) qui n’est pas le mien parce qu’il n’est pas Moi, mon ego-dieu pensant le monde hors du monde » et qui donc m’envoie, Moi, à la mort en prétendant être mon père. Donc qui fait péché d’orgueil puisque je, Moi, ne peut qu’être le père de Moi-même. » (Le père-dieu ou la mère-communiste, c’est de même.)
    Voilà le non-dit paradoxal induit dans le texte.

    Le point vue de l’auteur, bien qu’observateur distancié, s’inclue aussi confusément dans un « nous » indéfini culpabilisant : « le cauchemar de notre effroyable responsabilité devant notre abyssale inefficacité nous confine souvent à la neutralité d’une confortable lâcheté. »

    « Nous » qui s’opposerait à un « eux » indéfini (dès l’entrée de l’article « Ils ont privilégié... », qui ?)
    « eux » qui apparaitra peut-être sous la forme abstraite du « système capitaliste », système qui conformément à la conclusion, ne peut être la solution de son problème.
    L’humain et le capital ne seraient qu’un, serait vraie nature l’un de l’autre. Voilà la thèse (très discutable)

    Tout cela est bien confu et psychologiquement dépressif mais intéressant, image textuelle de la grande dépression collective qui marque l’époque, la grande psychose de l’effondrement égoïque.
    Pascal parlerait de « Misère de l’homme sans Dieu », seul avec lui-même dans son ipséité narcissique déçue, seul avec son renoncement à être.

    Et non, ce texte malgré toutes ses qualités, son acuité désordonnée, sa distanciation critique détaillée mais décousue, n’est ni factuel ni objectif. C’est nous semble t-il la longue expression symptômatique d’une introspection paradoxale, d’un malaise généralisé, contagieux, entretenu, voire complaisant, addictif.

    Que l’auteur ne s’en sente pas incommodé, nous sommes tous dépressifs et addictes sans le savoir, mais en dépression addictive contrôlée, pilotée...
    Le dire c’est déjà réagir !


    • Gabriel Gabriel 3 novembre 2022 11:33

      @PascalDemoriane

      Bonjour,

      Psychanalyse intéressante d’un érudit qui maîtrise aussi bien la forme que le style. Plaisant à lire cependant, si vous me le permettez de mon humble et commune position d’observateur et acteur malgré lui, je ne pense pas me prendre pour Dieu ou qui que soit d’autre dans le domaine du divin. Un ego certes, mais qui en est dépourvu  ? Je m’interroge sur ce que l’homme (dont je fais évidemment partie) interprète, impose et justifie ses règles et ses actes au nom d’un Dieu. Il est aussi vrai que le fait te décrire le monde actuel tel qu’on le perçoit mérite d’être étiqueté et rangé des cases partisanes voir limite psychotique. Croyez-moi toutes ces définitions que vous semblez me prêter m’honorent, mais il n’est rien, car je suis beaucoup plus simpliste qu’il n’y paraît et d’un niveau culturel plutôt médiocre. Mon identité narcissique ou mon état psychologiquement dépressif ont lâchement déserté le navire il y a quelques années face à j’m’en foutisme coupable, mais pleinement assumé. Pour terminer sur un peu de spiritualité, je me qualifierai de déiste à forte tendance panthéiste totalement agnostique. Je vous remercie pour votre intervention et je terminerai sur cette citation de Woody Allen : « Je ne crois pas en l’au-delà, mais j’emmènerai tout de même des sous-vêtements de rechange…  »

      Cordialement, 



  • I.A. 3 novembre 2022 10:45

    Je fais à peu près les mêmes constats que vous, sauf pour les responsabilités.

    Moi, je vois une population, des groupes et des individus qui se battent comme ils peuvent.
    Certains, c’est pour se maintenir la tête hors de l’eau, tout en grappillant, en prolongeant et en gonflant le moindre petit instant de bonheur. D’autres, qui ont plus de latitude, se donnent un peu pour améliorer le quotidien des plus fragiles, avec des mots, des gestes, une présence, un regard, une oreille attentive, une pièce.


    Alors bien sûr, il y a parfois des frictions, avec des violences verbales et mêmes physiques. Bien sûr, ce ne sont pas des saints, et certains sont même fous ou simples d’esprit. Bien sûr, qu’il y a des drames.

    À l’opposé, j’observe toujours les mêmes profils à la tête des états, des institutions et des grandes entreprises : des êtres visqueux à l’ego démesuré, qui mentent et assassinent, qui volent et insultent, qui trichent, convoitent et complotent - sans vaillance, sans courage.
    Ils vous plantent un couteau dans le dos quand vous êtes déjà à terre. Ils vous promettent de combattre la finance pour mieux s’associer à elle. Ils vous jurent qu’il n’y aura pas d’obligation vaccinale pour mieux vous brutaliser.

    Ils n’ont pas de parole, pas d’honneur, aucune dignité.

    Ce sont des marchands de morts, ils fourbissent les armes qui entretiennent les guerres qu’ils créent. Ce ne sont pas des hommes, ce sont des monstres qui se complaisent dans le malheur et la souffrance du plus grand nombre.


    • Gabriel Gabriel 3 novembre 2022 11:37

      @I.A.
      Vous avez pleinement raison, chacun fait ce qu’il peut et il me plait à croire du mieux qu’il le peut. Nous traversons cette existence en essayant de passer entre les gouttes. Débrouille toi comme tu pourras m’a dit la nature en me poussant à le vie...


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 3 novembre 2022 11:40

    Avant d’être Ko, il faudrait déjà être réveillé ^^


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