samedi 30 juillet 2016 - par prlclaire

Le Djihadisme, une nouvelle forme de guerre ?

Depuis les attentats qui ont touché la France en novembre 2015, certains hommes politiques déclarent dès qu’ils le peuvent que nous faisons face à une forme de guerre jamais vue jusqu’alors, un conflit d’un nouveau genre… D’autres, adeptes du politiquement correct et de la langue de bois nient l’existence d’une guerre, préférant parler de déséquilibrés… Pour eux il n’est pas question de parler d’islamisme radical, pour ne pas stigmatiser les Musulmans.

La guerre insurrectionnelle ou guérilla n’est pas une chose nouvelle, dans l’histoire nous avons dû y faire face à de nombreuses reprises, et elle a même été expliquée par des militaires de talent dans des ouvrages tombés très vite dans l’oubli.

Le 19 novembre en s’exprimant devant l’Assemblée, notre Premier Ministre lance que nous faisons face à une « guerre nouvelle »1.

Le 23 mars après les attentats de Bruxelles il prononce ces quelques mots : ceci « n’est pas une guerre comme les autres »2.

Après les évènements de Nice il remarque une « ubérisation de la Guerre »3.

Pourtant nous ne faisons pas face à une menace nouvelle. ; en 1989 W.S Lind exposa à West-Point sa théorie de la « Guerre de Quatrième génération »4 et durant ses passages en Afghanistan et en Irak, le général David Petraeus distribua l’ouvrage du Français David Galula, la Contre-Insurrection, à ses officiers en leur disant que les Français avaient tout compris et que c’était comme cela qu’il fallait faire la guerre5.

Déjà en 1808 l’armée française a dû faire face à l’obscurantisme religieux et à une forme de guerre encore jamais vue, la guerre insurrectionnelle. Après les pourparlers de Bayonne Napoléon Ier a réussi à conquérir l’Espagne sans tirer un seul coup de canon, il y a installé son frère Joseph sur le trône.

L’Empereur pensait avoir réussi un coup politique et tout tranquille il envoie ses armées combattre la perfide Albion au Portugal afin d’avoir la mainmise sur tout le continent. Quelle erreur ! Avec les premières résistances de la population espagnole, il pense devoir répondre par la force, en faisant la guerre comme il l’avait fait auparavant, afin d’affirmer son autorité et de transformer en profondeur cette population archaïque et lui apporter la démocratie et le développement.

Dans un schéma de guerre classique, l’Empereur ne fait qu’une bouchée des troupes adverses, mais le calme ne revient pas à Madrid, Napoléon ne comprend pas, lui qui pensait qu’en « tapant du poing sur la table » et en montrant qu’il était le plus fort il ramènerait le calme en Espagne.

Mais l’Espagne n’est pas l’Italie, le niveau de développement y est beaucoup plus bas, la majorité de Espagnols ne savent ni lire ni écrire, l’Espagne est encore dirigée par l’Inquisition et la population écoute davantage le clergé que le bon sens, ils ne veulent pas de la fin du modèle féodal, de la démocratie, du code civil et de justice.

Cela ressemble au mode opératoire de l’État Islamique qui s’appuie sur la faiblesse des gens en leur faisant gober n’importe quoi et en leur faisant faire ce qu’il veut).

Le clergé et d’autres fanatiques religieux ne veulent pas de ces changements et ils remontent le peuple pour que les Espagnols deviennent de bons petits soldats crédules, à leur botte, servant leurs intérêts.

Les Espagnols vont massacrer les soldats français dans la rue, ils vont faire des villes leurs champs de bataille et ces fanatiques religieux vont être à l’origine d’une véritable boucherie.

Cette guerre ils ne la comprennent pas, il se battent pour des idéaux qui sont contraires à leurs intérêts, ils se battent pour des gens qui ne leur veulent pas du bien, mais c’est diablement efficace.

Alors oui l’Armée française va répliquer, tuer de nombreuses personnes (ces massacres sont les sujets du peintre espagnol Goya dans les somptueux tableaux Dos et Tres de Mayo, exposés au Prado) mais ils ne seront jamais de taille face à cette insurrection, cette guerre qu’ils ne comprennent pas.

Les soldats français devront repartir d’Espagne en perdants, c’est le début de la fin pour l’empereur.

De cet épisode nait un mot, Guérilla, terme espagnol désignant ce nouveau type de guerre.

Ce n’est pas si nouveau comme concept non ?

 

Des fanatiques religieux qui massacrent au nom d’une religion qu’ils ne comprennent pas, on se croirait en France au XXIème siècle, sauf que les fanatiques catholiques se prétendant défenseurs de la parole divine et d’une Inquisition corrompue ont laissé place à des islamistes radicaux défendant la Charia et un Califat assassin.

Mais ils sont unis dans le rejet de la démocratie, des droits de l’homme, de la liberté de culte, des droits de la femme…

 

La Guerre d’Indépendance espagnole fut un véritable massacre durant de 1808 à 1814, Napoléon y a perdu ses meilleurs hommes et surement son titre d’Empereur.

C’est aussi à cela que sert l’histoire, à ne pas répéter les mêmes erreurs, à s’améliorer etc.

Mais pour cela il faudrait connaître cette histoire. Aujourd’hui nos dirigeants cherchent à réécrire l’histoire pour lui faire dire ce qu’ils veulent, ou ils l’effacent complètement des programmes scolaires.

Aujourd’hui le Gouvernement répète les mêmes erreurs en frappant bêtement la Syrie et l’Irak, avec leur état d’urgence qui ne sert à rien et n’est respecté par personne et il n’empêche en aucun cas les mouvements de foule et les manifestations syndicales…

 

Mais nous avons la solution à ce problème depuis fort longtemps, connaissez-vous les brillants Bigeard, Galula ou Trinquier ?

Le Lieutenant-colonel David Galula, né en Tunisie en 1919, ancien élève de Saint-Cyr dont il sort en 1940, a été radié de l’armée en 1941 car il était juif et participe avec l’infanterie coloniale à la libération de la France.

Réintégré dans l’armée il assiste à tous les conflits majeurs de l’après-guerre.

Après la libération il est attaché militaire en Chine et assiste à la montée en force de Mao, les méthodes utilisées par la guérilla communiste lui seront d’une aide précieuse dans son étude de l’insurrection.

Alors qu’il travaille pour les Nations Unies dans les Balkans, il assiste à la Guerre Civile grecque.

Au milieu des années 50 il est attaché militaire à l’Ambassade française de Hong Kong et rencontre Raoul Salan qui était dans une situation difficile en Indochine ou le Général Américain Edward Lansdale chargé de mater l’insurrection qui se déroule alors aux Philippines.

Fort de ces connaissances sur les méthodes insurrectionnelles et la guérilla, il va mettre en œuvre ses méthodes de contre-insurrection en Kabylie entre 1956 et 1958. Il est invité à parler dans des conférences dans le monde entier, il est écouté et adulé partout, sauf en France. Faute de reconnaissance dans son pays, il décide de partir pour les Etats-Unis et l’Université d’Harvard ou il devient professeur, est écouté et publie son œuvre majeure : La Contre-Insurrection.

Ses travaux tombent graduellement dans l’oubli et ne seront ressortis aux Etats-Unis qu’au moment de la guerre en Irak.

La Contre-Insurrection, écrit en anglais, et publié en 1964, ne fut publié pour la première fois en France dans l’anonymat le plus complet qu’en 2008 avec une préface du Général Petraeus.

Nul n’est prophète en son pays dira-t-on, mais là on frise le ridicule tant son œuvre est importante et devrait être utilisée par nos gouvernants.

Publiée en 1964 aux Etats-Unis, la Contre-Insurrection relate comment il faut s’y prendre pour contrer une insurrection, vaincre des insurgés tentant de prendre le pouvoir dans un pays par la force, par le biais des populations. C’est lui qui a écrit « Le soutien de la population est aussi vital pour les loyalistes que pour les insurgés ».

Aujourd’hui Daech a apporté la guerre en France et utilise une partie crédule de la population, des enfants perdus de la République qui soutiennent le Califat et veulent se battre contre l’État français, quitte à mourir. L’État islamique brille par sa maîtrise des nouvelles technologies et se sert d’Internet pour manipuler facilement les esprits faibles. Cela marche admirablement bien. C’est ce qu’on appelle la Guerre Psychologique, et c’est ainsi qu’ils prennent le dessus sur nous.

Galula nous dit dans sa première loi de la contre-insurrection que forte de cette base populaire, une insurrection renaitra toujours de ses cendres.

Il reprend pour illustrer la difficile lutte contre une insurrection et sa constante renaissance le mythe de Sisyphe, qui fut condamné à faire rouler un rocher sur le flanc d’une montagne, rocher qui retombait toujours à la base et il devait continuellement reprendre tout du début, cette tache étant sans fin.

Galula dit que le pouvoir loyaliste n’a pas de mal à disperser et expulser des forces insurgées par une action militaire, mais celles-ci se reforment ailleurs.

Ce qu’il faut c’est avoir le soutien actif de la population et sa coopération pour tuer cette insurrection. Pour être plus clair cela ne sert à rien de frapper Molenbeek ou je ne sais quel autre bastion de l’islamisme radical car sans la coopération de la population et leur soutien, un autre Molenbeek se formera ailleurs.

Pour David Galula, afin d’obtenir ce soutien il faut s’appuyer sur une minorité active qui est favorable au pouvoir loyaliste.

Pour lui le soutien de la population ne s’obtient que sous certaines conditions : il faut faire précéder toute action politique sur la population par des actions policières et militaires contre les insurgés, ensuite il faut des aides sociales et économiques pour la population et enfin il faut que le loyaliste se montre ferme et déterminé, prêt à employer la force et à faire respecter l’ordre. Force est de constater que l’État français ne remplit même pas la première condition, nos dirigeants préfèrent laisser l’islamisme radical grandir dans l’ombre et tente tant bien que mal de le frapper quand il est trop tard en se vantant d’avoir agi. Nous payons aujourd’hui le laxisme de nos dirigeants et le manque de moyens alloué à cette guerre, qui est bien réelle. Galula a bien dit que « L’intensité des efforts et la quantité des moyens sont essentielles ». Force est de constater que les moyens alloués à la lutte contre le terrorisme sont loin d’être suffisants, le travail de nos policiers et de nos militaires est devenu impossible parce qu’on leur demande d’en faire toujours plus avec des moyens réduits et le gouvernement ne cesse de réduire le budget de la défense. D’une part les budgets alloués à cette lutte contre le terrorisme sont insuffisants, il faudrait rapidement songer à faire passer le budget de la défense à 2 voire 2,5 % du PIB ; nos armées et nos policiers luttent contre de véritables milices mieux armées et mieux équipées qu’elles. Tout cela découle sur des zones de non droit, où les terroristes peuvent préparer leurs attaques en toute impunité. Autre problème, nous ne mettons pas à profit les armes dont nous disposons et nous ne nous donnons pas les moyens de lutter efficacement. Le livre IV du Code Pénal, qui traite du terrorisme et de l’intelligence avec une puissance extérieure n’est pas utilisé, ce que bon nombre de nos hommes politiques ignorent, ainsi ils n’ont de cesse de réclamer un durcissement pénal et de nouvelles lois, mais se rendent-ils compte que tout cela nous ferait perdre du temps et rendrait le travail de la justice encore plus difficile et inefficace ? Nos forces de l’ordre sont réquisitionnées pour des opérations de surveillance et des interventions de grande ampleur qui ne servent à rien ; il est évident que notre armée peut venir à bout d’une milice de salafistes…

Mais ces actions « chocs »font la une des journaux et participent à « améliorer » l’image de nos dirigeants. Ces derniers sont adeptes de l’adage de Clémenceau disant que la guerre est une chose trop sérieuse pour la confier à des militaires, alors ils se passent de l’avis de ceux qui savent ce qu’est la guerre. Les militaires n’ont pas le droit de grève et quand un officier sort des rangs pour se plaindre on lui coupe la tête et le fait taire.

Le Colonel Roger Trinquier est né en 1908, officier parachutiste ayant participé à la Guerre d’Indochine, la Crise de Suez ou la Guerre d’Algérie, il est connu comme étant l’un des théoriciens de la guerre subversive par le biais notamment de son ouvrage de référence, La Guerre Moderne. Dès 1961 il déclare dans la Guerre Moderne qu’une « Forme nouvelle de guerre est née », bien avant Manuel Valls et nos grands dirigeants.

Dans ce livre il explique comment vaincre un ennemi qui refuse toute confrontation directe, tapis dans l’ombre, et utilise le terrorisme pour faire pression sur les populations et déstabiliser le pouvoir.

Tout cela semble encore une fois bien actuel.

Trinquier plaide pour une utilisation des « armes de l’adversaire », pour lui c’est avant tout la fin qui justifie les moyens. Il est persuadé de la nécessité d’adapter l’appareil militaire à la guerre moderne et de frapper sans se poser de questions. Il est bien sûr exclu de frapper de manière aussi immonde et meurtrière que nos ennemis, mais comme nous le savons ils se servent des nouvelles technologies pour convaincre de possibles djihadistes, ainsi nous devons monter des brigades technologiques pour être présent sur internet et les contrer. Ils se servent habilement de la propagande, controns là en mobilisant nos moyens et en se montrant habiles.

 

Il rédige ses lignes en 1961 et pour lui les bonnes mesures ne sont pas prises et l’Armée française se dirige vers une défaite en Algérie faute de mesures fortes, il parle à cette époque d’un aveuglement de la classe politique française qui tout comme les aristocrates durant la bataille d’Azincourt, qui ont refusé d’utiliser arcs et flèches comme les Anglais, vont nous faire perdre. Il n’avait pas tort mais on ne l’écouta pas pour autant, de Gaulle préféra le mettre à la retraite et il fut jeté aux oubliettes de l’histoire.

Aujourd’hui on peut parler d’un aveuglement de la classe politique tout entière, qui ne voit pas (ou ne veut pas voir) la nécessité d’une adaptation, ils sont aveuglés par l’idéologie et le mépris des « fascistes », ignorants qui n’ont rien compris. Pourtant je pense que Roger Trinquier ou David Galula savaient de quoi ils parlaient, ils ont vécu des insurrections et ont un tout petit plus de citations que Messieurs Hollande, Valls, Cazeneuve et consorts.

 

En Indochine et en Algérie, Trinquier a fait face à une guerre subversive, à un conflit généralisé et pour vaincre il a appris qu’il fallait contrôler l’espace et la population, protéger cette population afin d’obtenir son appui. Pour lui la propagande et l’action psychologique sont nécessaires pour lutter contre une insurrection.

Parallèlement il préconise une action de destruction méthodique de l’ennemi par l’armée.

 

C’est ce qu’il nous faudrait aujourd’hui, mais non Monsieur Valls pense plutôt que les Français doivent apprendre à vivre avec le terrorisme car on ne peut pas lutter contre ce fléau selon lui.

N’en déplaise à nos chers hommes et femmes politiques, nous avons déjà dû faire face à une telle guerre, car oui il ne faut pas se cacher et nommer les choses telles qu’elles sont : c’est une guerre contre le terrorisme et l’islamisme radical.

Mais ils ont peur de parler de guerre. Après le massacre d’Orlando Barack Obama n’a jamais prononcé publiquement les mots « islamisme » et « radical » préférant réorienter le débat en disant que le vrai problème c’est la libre circulation des armes aux Etats-Unis, Hillary Clinton en a fait de même tout comme les progressistes aux quatre coins du monde.

Mais le problème n’est pas à chercher là, les armes ne sont pas en libre circulation à Paris, pourtant cela n’a pas empêché les terroristes du 13 novembre de frapper… On entend aussi des gens parler de loups solitaires pour définir les tueurs d’Orlando ou de Nice, pour les libéraux pacifistes c’est suffisant pour dire que ce n’est pas si grave que cela, que ce n’est pas Daech qui a frappé directement, que l’action des gouvernements sont utiles etc.

Trinquier et Galula parlaient de ces appels au meurtre formulés par les mouvements insurgés pour que ce soit la population, des gens comme vous et moi qui frappent, donc c’est tout aussi grave et dire que l’état-major de Daech n’a pas approuvé ces actions qui ne sont pas des attaques en bonne et due forme est une preuve de bêtise.

Aux Etats-Unis, Donald Trump n’a pas peur de nommer les choses et cela lui réussit, il monte dans les sondages, et celui qui n’était qu’une blague populiste pour certains libéraux est en train de prendre sa revanche, en se servant des faiblesses de ses opposants.

Sa politique du « Si je suis élu je renvoie tous les musulmans chez eux » est grotesque et ne résoudra aucun problème, mais devant la multiplication des attentats islamistes les Américains vont se dire que ça pourrait marcher, car oui, tous les islamistes sont (ou en tout cas se disent) musulmans.

Mais il ne faut pas faire le jeu de Daech, tous les Musulmans ne sont pas islamistes, loin de là, ils voudraient bien les dresser contre nous, leur faire croire que les pays occidentaux ne veulent pas d’eux et qu’il faut donc nous combattre.

L’état d’urgence c’est bien mais c’est loin d’être suffisant, il faudrait penser à l’appliquer réellement (et ne pas faire de cadeaux aux syndicalistes par exemple), lui allouent de véritables moyens (augmenter le budget de la Défense d’un point de PIB ne serait pas de trop, de nouveaux policiers et militaires engagés non plus) et se mettent dans la tête que nous sommes bel et bien en guerre. Mais les pleurnicheries et autres manifestations pacifiques ne serviront à rien, ces gens-là veulent la mort de notre pays et de ses valeurs.

 

Pierre Clairé

 

David Galula, Contre-Insurrection : théorie et pratique, traduction de Philippe de Montenon, Economica, 2008.

Roger Trinquier, La Guerre Moderne, La Table Ronde, 1961.

 

1 http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2015/11/20151119_discours_de_manuel_valls_premier_ministre_-_projet_de_loi_sur_la_prorogation_de_letat_durgence.pdf

2 http://www.europe1.fr/politique/manuel-valls-ce-nest-pas-une-guerre-comme-les-autres-2700418

3 http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/attentat-de-nice-nous-avons-une-uberisation-de-la-guerre-qui-fait-que-ce-n-est-plus-controlable-805859

4 https://www.huyghe.fr/dyndoc_actu/44e16dd83e0c2.pdf

5 http://www.liberation.fr/planete/2012/11/11/le-theoricien-de-la-contre-insurrection_859744



26 réactions


  • Massada Massada 30 juillet 2016 15:05

    Le Djihadisme, une nouvelle forme de guerre ?

     
    C’est pas nouveau, cela fait 50 ans qu’on y est confronté en Israel.


    • Christian Labrune Christian Labrune 30 juillet 2016 15:50

      @Massada
      Oui, mais vous, vous avez « colonisé », comme on dit bizarrement, votre antique berceau de la Judée-Samarie, tandis que nous, en France, nous ne savions pas le moins du monde que le département 93, les quartiers nord de Marseille et plusieurs banlieues autour des grandes villes, tout cela était musulman depuis la plus haute antiquité et qu’il allait falloir que la France cessât d’exercer son « occupation » administrative sur des territoires qui font partie, très légitimement, du Dal-al-Islam et où la charia devrait pouvoir s’exercer en toute liberté. Je suppose que dès qu’on aura rendu ces territoires, et toute la partie de la France en dessous de Poitiers, les attentats cesseront et que ce sera enfin la paix, mais cela fait quand même une très grosse par d’un gâteau qu’on aimait bien.
      On finira par s’y faire aussi : les Gaulois peuvent être assez teigneux, mais jugez de notre surprise : nous avions toujours pensé que nous étions chez nous et voilà qu’on nous traite comme des immigrés qui auraient fait subrepticement main-basse sur des territoires qui ne leur appartiennent pas. Nous pensions, certes, que cela pouvait bien arriver aux Israéliens, mais certainement pas à nous. Eh bien, nous voilà désormais à ramer sur la même galère, et beaucoup de politiciens qui, naguère, parce que c’était la mode en France, vouaient Israël aux gémonies, commencent à s’intéresser aux techniques développées là-bas pour lutter contre le terrorisme. Si encore cela leur permettait de mieux comprendre les problèmes du Moyen-Orient, ce serait bien, mais quand je vois le ministre des affaires étrangères français rencontrer au Liban des représentants du Hezbollah, je me dis qu’on a vraiment affaire à des microcéphales et que l’avenir risque fort d’être bien sombre..


    • Ben Schott 30 juillet 2016 15:59

      @Christian Labrune
       
      « Oui, mais vous, vous avez « colonisé », comme on dit bizarrement, votre antique berceau de la Judée-Samarie »
       

      Heureusement qu’ils avaient gardé le titre de propriété signé par Dieu lui-même !
       
      Grosse connerie, Netanyaou et beaucoup de ses compatriotes n’ont jamais eu d’ancêtres, même lointains, ayant vécu sur cette terre.
       


    • Ben Schott 30 juillet 2016 16:00

      @Christian Labrune
       
      « Oui, mais vous, vous avez « colonisé », comme on dit bizarrement, votre antique berceau de la Judée-Samarie »
       

      Heureusement qu’ils avaient gardé le titre de propriété signé par Dieu lui-même !
       
      Grosse connerie, Netanyaou et beaucoup de ses compatriotes n’ont jamais eu d’ancêtres, même lointains, ayant vécu sur cette terre.
       


    • Massada Massada 30 juillet 2016 16:14

      @Christian Labrune
       

      « beaucoup de politiciens qui, naguère, parce que c’était la mode en France, vouaient Israël aux gémonies, commencent à s’intéresser aux techniques développées là-bas pour lutter contre le terrorisme. »
       
      C’est vrai nous avons beaucoup de demandes.
      Nous avons mis en place une sorte de NSA israélienne, l’unité 8200.
      Ces opérateurs font de la cyber-sécurité, de la cyberdéfense mais aussi du cyber-renseignement.
       
      Ils partent chercher des renseignements directement sur les réseaux sociaux et toute la cybersphère, sur le Web invisible et dans le Dark Net. 
       
      Là, ils repèrent grâce à des algorithmes d’intelligence artificiel les gens qui parlent, d’où ils parlent,ils les suivent, les identifient et les infiltrent ; ils espionnent les lieux où se préparent des choses, par exemple les forums de spécialistes de technologie, de l’Islam ou du terrorisme. 
       
      Il s’agit pour ces équipes de s’intégrer dans les groupes ennemis pour pouvoir être au courant de tout le jour J, et d’anticiper ou d’empêcher une attaque parce qu’un de leurs agents aura réussi à se faire passer pour l’un d’entre eux. Ces techniques sont la grande spécialité des Israéliens.
       
      La France est très en retard en matière de cyber-renseignement.


    • Massada Massada 30 juillet 2016 17:10

      @OMAR

      « vous occupez illégalement et brutalement un pays que vous avez spolié : la Palestine... »

      Amusons nous :

      1. Quand le pays a-t-il été fonde et par qui ?

      2. Quelles étaient ses frontières ?

      3. Quelle était sa capitale ?

      4. Quelles étaient ses villes les plus importantes ?

      5. Quelles étaient les bases de son économie ?

      6. Quelle était sa forme de gouvernement ?

      7. Pouvez-vous nommer au moins un leader palestinien avant Arafat ?

      8. Quel était le nom de sa monnaie ? 

      9. Et enfin, étant donne que ce pays n’existe pas actuellement, qu’est-ce qui a cause sa disparition et quand est-elle survenue ?


    • philouie 30 juillet 2016 17:24

      @Massada
      donc vous voulez dire que faire disparaître ce qui n’existe pas n’est pas un génocide ?
      c’est ça votre raisonnement ?


    • Ben Schott 30 juillet 2016 17:33

      @Massada
       
      Grossier pilpoul : posez-vous les mêmes questions à propos des États-Unis. En déduiriez-vous que les tribus amérindiennes n’avaient aucune légitimité à vivre sur leurs terre, parce qu’elles n’avaient pas de « monnaie » ? Que leur quasi-extermination était finalement justifiée, sous prétexte qu’elles n’avaient pas de « capitale » ?
       
      Vous ne vous rendez même plus compte de votre incroyable mépris pour l’humanité. Votre longue histoire devrait pourtant vous inciter à plus de prudence.
       


    • Pomme de Reinette 30 juillet 2016 17:36

      @OMAR


      cette pieuvre malfaisante

      Ca ne vous rajeunit pas ce genre d’image, ce sont exactement celle qu’utilisaient les nazis.
      Et que l’on retrouve très fréquemment dans le monde arabe.
      Pourtant, s’il existe bien un calamar géant qui étend ses tentacules un peu partout, ce serait plutôt la pieuvre islamiste ....


    • Pomme de Reinette 30 juillet 2016 17:39

      @Ben Schott

      Les juifs sont les amérindiens du coin justement.


    • Ben Schott 30 juillet 2016 17:46

      @Pomme de Reinette
       
      Oui, voilà !
       
      Vous prenez vraiment 99,8% (100% des goyim) des gens de la planète pour des cons !
       
      Chutzpah pour tout le monde, qui nen veut !
       


    • philouie 30 juillet 2016 17:53

      @Pomme de Reinette
      quel culot !


    • Christian Labrune Christian Labrune 30 juillet 2016 21:26

      @Massada
      7. Pouvez-vous nommer au moins un leader palestinien avant Arafat ?

      Je sais bien que la Palestine est une invention de la propagande soviétique après la guerre des six jours, mais quand même, il me semble que vous paraissez oublier Mohammed Amin al-Husseini, mufti de Jérusalem avant la dernière guerre, et qui aura eu une considérable influence sur le cours des événements dans la région : c’était un vrai leader, bien qu’il fût surtout un spécialiste de ce que Martin Heidegger appelait Holzwege : chemins qui ne mènent nulle part..

      Je me substitue ici à nos amis musulmans qui n’oseraient peut-être pas évoquer ce personnage assez sulfureux, ami en effet de Heinrich Himmler et si ardent admirateur du troisième Reich qu’il aura grandement contribué à créer la division Waffen-SS Handschar dans les Balkans. On raconte qu’il avait fait parvenir à Adolf Hitler un portrait du Führer tissé par les mains expertes des artisans de sa région. Il était l’oncle ou le grand- oncle (je ne sais jamais) de Yasser Arafat, et Leila Shahid est de la même famille. L’idéologie actuelle des Palestiniens et une palestinomanie partout assez répandue, hélas, doivent beaucoup au mufti de Jérusalem et à ses amis allemands des années 40.


    • Pomme de Reinette 30 juillet 2016 21:41

      @OMAR

      C’est très bien Omar. 

      Car en effet, s’il y a bien une pieuvre tentaculaire, c’est celle de l’islamisme.
      Vous le savez fort bien puisque vous avez quitté l’Algérie vraisemblablement pour cette raison, comme des milliers d’autres, qui ont fuit pendant la décennie noire.
      Le « wahhabisme » n’en est pas particulièrement la cause, mais une lecture littéraliste, fondamentaliste et djihadiste du coran, qui a cours depuis très longtemps !
      Israël n’y est strictement pour rien.
      C’est un problème interne à l’islam et à la rigidification du dogme.


    • Pomme de Reinette 30 juillet 2016 21:50

      @philouie

      Vous êtes une mauvaise musulmane car il n’y a pas plus sioniste que le coran, qui a prévu le retour de tous les enfants d’Israël en Terre Promise.

      Sourate 17, 104 : « Et après lui, nous dîmes aux enfants d’Israël : Habitez la terre, et lorsque s’accomplira la promesse, nous vous ferons revenir en foule ».

      C’est écrit.


  • alain-aaae (---.---.255.2) 30 juillet 2016 15:18

    tu me fait rigolé avec tes soldats de plomb qui ont fait la guerre d algérie et dont tu dis que les américains ont utilisé leurs methodes en irak a oui on y est allé tous en irak sur des mensonges et l on a détruit tout une partie du moyen orient.que les djihadimes utilisent les moyens modernes comme internet et surtout avec succés dont aucun service de renseignement ne peut capter surtout des gosses de 16 a 20 ans


  • Christian Labrune Christian Labrune 30 juillet 2016 15:22

    à l’auteur

    Bravo ! Votre article est remarquablement documenté et je le trouve d’une grande lucidité. Si les choses continuent ainsi, avec des politiciens qui, pour rien au monde ne voudraient s’éloigner d’un pas de l’état de droit et se gargarisent ridiculement, avec emphase, d’une vertu républicaine qui ne voudra plus rien dire quand la République sera foutue, je crains fort qu’il ne suffise plus, après les prochains attentats, de prolonger de quelques mois l’état d’urgence.
    Après Nice, le pouvoir politique s’est trouvé dépassé et même ridiculisé, incapable de dissimuler son impuissance. « Nous ne cèderons pas au terrorisme », avait dit Hollande le 14 juillet, comme si l’idée même de pouvoir y céder était de celles qu’on pouvait admettre dans la tête d’un homme, fût-il normal, qui est en charge de la République. « Il y aura d’autres attentats et d’autres victimes » avait ajouté quelques jours plus tard un premier ministre glissant dans le défaitisme. Cela, nul ne l’ignore, mais on attend d’un responsable politique que, confronté aux situations les plus inextricables, il refuse de céder à la nécessité et maintienne toujours très haut le flambeau de la liberté d’agir.
    Refusant de prendre les mesures réalistes qui s’imposent, j’ai bien l’impression que nos politiciens ne vont pas tarder à perdre complètement le contrôle de la situation. Il n’y aura plus alors qu’à laisser faire l’armée républicaine pour contenir les exactions, surtout si, comme il est à craindre, l’extrême droite arrivant au pouvoir, la guerre civile devenait tout à fait inévitable. Ce sera alors la loi martiale et l’état de siège, deux situations beaucoup plus préoccupantes pour les libertés démocratiques que les quelques mesures un peu cohérentes qui auraient déjà dû être prises.


  • Massada Massada 30 juillet 2016 17:13

    Selon un rapport publié par l’agence Europol, Daesh entraîne dès leur plus jeune âge les enfants des combattants étrangers vivant sur le territoire de son califat, afin de les préparer à frapper le continent européen.



    • Ben Schott 30 juillet 2016 17:17

      @Massada
       
      Dans ce rapport, est-il mentionné avec quels moyens ? D’où vient le pognon, Massada ?
       


    • Christian Labrune Christian Labrune 30 juillet 2016 21:38

      @Massada
      A Gaza, on entraîne les petits enfants des écoles hauts comme trois pomme (six ou sept ans), munis de fusils en bois, à simuler des enlèvements de soldats israéliens et des exécutions. J’ai vu je ne sais combien de fois sur i24news des films très différents qui montrent à peu près toujours la même scène obsessionnelle. En France, on a plus de chance : un imam de Brest désormais bien connu se contente d’enseigner que les mélomanes seront transformés en singes ou en cochons. L’islam est une religion d’amour et de paix, on ne le répétera jamais assez. Allah akbar !


    • Christian Labrune Christian Labrune 30 juillet 2016 21:48

      @OMAR
      En tout cas, Omar, quand des assassins s’en prennent, comme à Toulouse, à des enfants qu’ils tuent à bout portant, on peut bien dire qu’ils ne sont pas arrivés par hasard à ces sortes d’horreurs, et les messages répugnants, depuis tant d’années, d’immondes personnages de votre sorte, ne sont sont pas sans effet sur les jeunes décérébrés qui peuplent l’Internet et qu’ils encouragent puissamment à passer à l’acte. Sans même parler du respect des autres dont vous êtes assurément incapable, si vous aviez un minimum de respect de vous-même, les choses étant ce qu’elles sont aujourd’hui en France, vous vous abstiendriez d’une présence sur ce site qui devient chaque jour un peu plus obscène.


    • Massada Massada 31 juillet 2016 09:18

      @Calife OMAR
       

      Etre terroriste c’est un choix, un choix qui porte un risque, celui de se faire tuer.
      La responsabilité première incombe au terroriste mais pas au policier ou au soldat qui le neutralise.

    • Pomme de Reinette 31 juillet 2016 12:23

      @OMAR

      Vous savez très bien que c’est faux.
      Le terrorisme est inhérent à l’islamisme et à sa volonté de conquête du monde et de conversion de tous les « infidèles » et autres mécréants.
      La preuve en est en Algérie : l’indépendance n’a pas mis fin au terrorisme, bien au contraire.

      Ce « choix basé sur la haine » n’est que le vôtre. Et tous vos gracieux qualificatifs vous décrivent assez bien.


  • aliante 1er août 2016 09:01


    En réalité ils sont manipulés par des prédicateurs sectaires infiltrés ils sont utiliser pour des raisons géopolitiques par des officines étrangères ou locale ,services secrets ,réseaux ect

    Aujourd’hui le grand capital se sent menacée par les futurs révoltes des classes populaires qui ont commencé avec les gréves contre la loi El Komery
    et il a besoin de renforcer le contrôle sur les masses qui vont être friandes de sécurité renforcée
    et la surenchère va se poursuivre parce que le pouvoir politique ne fera rien pour continuer à surenchérir jusqu’à ce que la liberté disparaisse en France comme le veut cette élites mondialiste
    les fameux 1%
    A force de regarder le musulman les gens sont aveuglés par la vraie strategie anti prolétaire
    qui se dessine,l’utilisation de la religion n’est qu’un moyen d’arriver à leur fin avant c’était les brigades rouges,les Anarchistes à qui l’état faisait porter le chapeau Aujourd’hui ces élites du grand capital,
     ils ont un allié solide ,le racisme ,la haine ,la peur inné chez beaucoup de gens 
    car ils savent qu’un événement violent fait perdre toute réflexion
    Le musulman est un ennemi qui a été construit de toute pièce depuis plus de dix ans
    pour faire avancer le nouvel ordre mondial et le contrôle des nations par ces élites transnationales via leur officines ,banques multinationales Rien que le Tafta devrait interroger beaucoup de monde
    Quand Attali parle d’une soumission à un gouvernement mondial ou la guerre je ne pense que ce soit du délire ,leur projet est de détricoter les nations dont la France

    Pour ceux qui considèrent que l’islam est responsable je leur dirais juste la chose suivant
    Si l’islam était une source à la base de l’idéologie des fascistes d’Al quaida à Daesh qui massacrent des civils indistinctement en Irak en Syrie ou en Europe :
    Pourquoi la Cia ,le Mi6 avec les Saouds se sont donnés tant de mal pour inventer le wahabisme avec ces fantassins takfristes sous la baguette de Zignew Brezinski ? dès 1979 afin de détruire l’armée russe en Afghanistan et ensuite l’utiliser contre tous les régimes laïcs de Libye ,de Syrie d’Irak ?cette idéologie n’existe pas dans l’Islam c’est une hérésie

     


    • Christian Labrune Christian Labrune 1er août 2016 22:59

      Pourquoi la Cia ,le Mi6 avec les Saouds se sont donnés tant de mal pour inventer le wahabisme avec ces fantassins takfristes sous la baguette de Zignew Brezinski ?

      @aliante
      Il aura fallu que la Cia et les autres services secrets s’y prennent bien tôt, ou qu’ils aient pu disposer d’une machine à remonter le temps, parce qu’enfin, le wahhabisme, c’est le XVIIIe siècle. A l’époque où, sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI, s’épanouissait la philosophie des lumières, de l’autre côté du monde, du côté le plus obscurantiste, un certain Mohammed ben Abdelwahhab préparait tranquillement ce retour aux sources les plus lointaines de l’islam qui deviendrait plus tard la religion de l’Arabie saoudite et du Qatar.
      Abdelwahhab est né avant la mort de Louis XIV, en 1703. Il est mort en 1792. Il faudra attendre encore trente-huit ans avant la colonisation de l’Algérie par la France. N’en faites donc pas un anti-colonialiste, cela n’aurait aucun sens. A l’époque, les conquêtes arabes commencées dès la fin du VIIe siècle s’étendaient sur une portion du monde bien plus vaste que ne le sera jamais l’empire colonial français. L’islam y avait été propagé par la force, et les peuples les plus anciennement installés dans beaucoup de régions : les Berbères en Afrique du nord, les coptes en Egypte, les juifs un peu partout, gémissaient déjà depuis des siècles sous la botte islamique.

      Cela dit, je vous accorde que les djihadistes d’aujourd’hui sont plus à plaindre qu’à blâmer ; ce sont toujours de pauvres exploités, des victimes d’un odieux colonialisme qui essaient par tous les moyens de tirer leur épingle du jeu, tel ce pauvre Oussama ben Laden né dans une famille plus que misérable, condamné dès l’enfance à être battu par des maîtres qui le traitaient en esclave, privé de toute étude, de toute instruction, plus analphabète encore que le saint prophète de l’islam et réduit pour se nourrir, tout en gardant son misérable troupeau de chèvres en bordure du désert, à ramasser ici ou là une olive pourrie, ou là quelques baies sauvages sur des épineux. Le plus souvent, il faisait son ordinaire de cadavres d’oiseaux ou de reptiles, bien trop faible évidemment pour être en état de les capturer à la course. Derrière les tours jumelles, je vois ce dénuement, cette permanente humiliation subie dans l’enfance, et je ne sais pas si je dois pleurer sur le sort de trois mille ronds de cuir ratatinés dans l’effondrement des tours jumelles ou sur cette malheureuse victime d’un monde capitaliste qui assassine Mozart un peu partout. Mieux éduqué, moins misérable, mieux nourri dans une famille même simplement modeste, Oussama eût été, n’en doutez pas, un charmant garçon, comme beaucoup d’autres.
      Si vous avez des informations précises sur l’enfance d’Oussama, sur la misère extrême dont il faut bien, nécessairement, qu’il soit issu, faites m’en profiter, je saurai en faire mes choux gras au besoin. En fait, ce que je dis est plus que vraisemblable, évidemment, mais tout cela demanderait quand même à être vérifié : quand on se lance dans les explications sociologiques, un minimum d’exactitude et de rigueur scientifique s’impose.
       .


  • César Castique César Castique 1er août 2016 10:54

    "Le musulman est un ennemi qui a été construit de toute pièce depuis plus de dix ans...*



    Il était tout désigné pour cela, puisqu’il y a très exactement mille trois cent trois ans qu’il a commencé à nous faire la guerre, à nous mécréants Européens, avec l’invasion de l’Espagne. 


    Toute la suite est une litanie de guerres, de batailles et de massacres, allant de Guadalete à l’égorgement du Père Hamel, un ingénu qui croyait au dialogue des religions. 


    Une tarte à la crème, le dialogue des religions, qui, manifestement, consiste pour les musulmans à exprimer leurs doléances et à revendiquer des ajustements de nos modes de vie à leurs obligations religieuses et, pour les chrétiens, à opiner en disant qu’ils feront leur possible, tout en sachant que la partie adverse n’a rien à offrir en guise compensation, puisqu’elle ne transige sur rien face à des mécréants.

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