Le Midi Libre au secours de Georges Frêche ? La force de frappe d’une caricature de Man
Le procès en antisémitisme intenté par le
Parti Socialiste à Georges Frêche est si caricatural que rien ne vaut une
caricature pour lui répondre par un éclat de rire. Le dessinateur Man n’a pas
raté l’occasion, vendredi 29 janvier 2010, dans Le Midi Libre
Il lui a suffi de filer la métaphore offerte par G. Frêche qui trouve que M. Fabius a « une tronche pas catholique » pour faire d’une scène de bûcher, un stéréotype ancien de la Très sainte Inquisition catholique apostolique et romaine, l’image symbole de la campagne malheureuse lancée par le Parti Socialiste contre le président de la région Languedoc-Roussillon.
La stylisation d’une scène de farce
Qui dit stéréotype,image et symbole dit schématisation, stylisation et donc exagération comme l’exige aussi le comique de farce : plus est outrée la distorsion entre ce qui est et ce qui devrait être, plus franche est la rigolade pour remettre les choses en place. Avec Man, on est servi.
Dans un décor uniforme de fumée blanche à ras de terre semée de quelques giclées de suie vers un ciel bleu d’azur d’où émerge seulement, sommairement croquée, la tour de l’Hôtel de région montpelliérain, un plan d’ensemble réunit les protagonistes principaux de l’affaire près d’un bûcher en flammes. La première secrétaire, Martine Aubry et son acolyte, la maire de Montpellier, sont affublées, comme maîtresses de cérémonie, de la robe de bure monacale de circonstance et tiennent à la main la torche qui a allumé le bûcher : l’habit fait la moniale.
Par leur volume disproportionné, Mme Aubry et M. Frêche contrastent avec les acolytes, réduits au rôle de figurants : c’est la métonymie de leur statut de « poids lourds » politiques. Comme Première secrétaire, Mme Aubry est la célébrante en chef : visage scandalisé et bras levés au ciel, brandissant torche dans une main et dans l’autre la rose au poing, l’emblème de son leadership , sont les autres métonymies de l’indignation qu’elle éprouve aux horreurs qu’elle entend.
De leur côté, les trois nains de jardin à ses côtés se différencient entre eux par leur mine : si Laurent Fabius est renfrogné, tirant, a-t-on envie de dire, une de ces tronches, les deux autres sont, au contraire réjouis de la bonne aubaine : la petite Mme Mandroux, maire de Montpellier et le petit M. Roumégas, leader écologiste, n’en reviennent pas de la chance qui leur tombe du ciel ; un boulevard ne vient-il pas de s’ouvrir à eux vers la présidence de Région, enfin débarrassé de l’encombrant Georges Frêche en train de cramer dans les flammes sous leurs yeux ravis ?
On ne peut trouver meilleur image symbole de la victime innocente que celle de G. Frêche solidement arrimé au poteau de torture de plusieurs tours de corde passés au-dessous et par dessus son ventre qu’il a énorme comme Obélix. Il n’est pire intericonicité que ce rappel de l’Inquisition catholique pour clairement opposer dans une distribution manichéenne des rôles la victime Frêche à ses bourreaux du Parti Socialiste : les suppliciés de l’Inquisition avait en général commis comme seul crime celui de penser différemment de l’autorité religieuse totalitaire. G. Frêche est ainsi assimilé dans cette campagne du PS à un martyr pour délit d’opinion ! Jolie réussite de la part d’un parti qui prétend défendre les libertés !
Un jeu de mots assassin
En principe, un tel traitement injuste suscite un réflexe de compassion envers la victime, voire d’assistance à personne en danger. Pas ici ! La farce évite l’apitoiement pour susciter l’éclat de rire et mettre les rieurs de son côté. Même dans les flammes, c’est encore Georges Frêche qui a le dernier mot : « Ça, par contre c’est très catholique » s’écrie-t-il.
Le jeu de mots est assassin. Car dans le contexte de sa sortie précédente sur « la tronche pas catholique » de M. Fabius, il associe le sens propre et le sens figuré du mot « catholique » pour que deux absurdités sautent aux yeux. La première, c’ est que le compliment « être très catholique » est pire que le reproche de n’ « être pas catholique » : la répression sanglante du délit d’opinion a été longtemps une coutume de l’Église catholique avec sa police de l’Inquisition, avant la séparation de l’Église et de l’État. Il en découle donc qu’il vaut mieux n’être « pas catholique » que « très catholique » ; du coup, le reproche fait à L. Fabius était un compliment ! De quoi se plaint-on alors ? Par voie de conséquence, la seconde absurdité est que des laïques comme les dirigeants socialistes se voient reprocher d’odieuses méthodes dignes de leurs prétendus adversaires, les intégristes religieux !
Est-il meilleur plaidoyer en faveur de Georges Frêche ? Mais Le Midi Libre serait-il venu au secours du président de la Région de façon aussi éclatante si la région n’était pas « le client publicitaire numéro un de la presse écrite locale », selon le journaliste Jacques Molénat ? « En 2008, écrit-il, d’insertions en partenariats, le conseil régional a fait tomber 1,2 million d’euros dans les caisses de Midi libre. Deux ans auparavant, au lendemain d’articles qu’il jugeait désagréables, le président de la région avait, dans un accès de fureur, stoppé net les "subventions" à Midi libre avant de les rétablir progressivement huit mois plus tard. Depuis ce coup de semonce, l’épée de Damoclès publicitaire est suspendue au-dessus des têtes des journalistes du quotidien. Ce n’est pas nécessairement un encouragement à l’audace. » (2) On voit donc qu’une information est soumise aux contraintes des motivations de l’émetteur pour être publiée ou non. Et ces contraintes peuvent être intimement associées à celle des moyens économiques de diffusion. Il ne suffit donc pas, comme aime à le faire croire la profession journalistique, qu’une information soit vérifiée pour qu’elle soit automatiquement diffusée. Paul Villach
"la répression sanglante du délit d’opinion a été longtemps une coutume
de l’Église catholique avec sa police de l’Inquisition, avant la
séparation de l’Église et de l’État«
En 1905 donc... Vous devriez emprunter un livre d’histoire niveau CE2. Ou cesser de vous abreuver de »Golias".
Un Villach, un. Avec du sel et du poivre de préférence. Un peu de sémite, un peu d’anti-sémite, un peu de catho. Si vous avez une touche médiatique, une louche scolastique, c’est encore meilleur. Y a qu’à demander. Et même sans demander... Dans la poile à feu doux, cela mijote, ça carbure. Domage que cela ne digère pas vite. Mais tant qu’on a l’ivresse.
Trouvez qu’il y a trop de noirs dans l’équipe de France : c’est pas bien Traiter les harquis de sous-hommes c’est pas bien Dire que Laurent Fabius à une tete pas catholique, c’est inacceptable !!! (bien qu’ambigü)
Les differentes formes de racisme sont egales mais l’antisémitisme est un peu plus egal que les autres. ( houps !! Sont-ce là des propos antisémites ?) :)
Vous écrivez : « être très catholique » est pire que le reproche de n’ « être pas catholique » : la répression sanglante du délit d’opinion a été longtemps une coutume de l’Église catholique avec sa police de l’Inquisition, avant la séparation de l’Église et de l’État."
Puisque vous êtes historien, combien y a-t-il eu en France de (centaines de milliers) de personnes réprimées dans le sang par l’Église catholique et sa police, disons pendant les 5 siècles qui précèdent la Révolution française ?
Un, deux ? Zéro ?
Et par le régime laïc et républicain, dans les 5 ans qui ont suivi le 14 juillet 1789, à Paris, en Vendée, à Bordeaux, à Lyon ?
Et les ouvriers grévistes en 1848 ? Et en 1870 ? Et en 1914-1918 ? Et en 1945 ?
« Puisque vous êtes historien, combien y a-t-il eu en France de (centaines de milliers) de personnes réprimées dans le sang par l’Église catholique et sa police, disons pendant les 5 siècles qui précèdent la Révolution française ?Un, deux ? Zéro ? »
Tel est en, effet, the question ! Disons « une seule » ! J’espère que je ne vous froisse pas ! Et pour une religion qui se réclame d’une éthique résumée par le commandement de l’amour du prochain - « aimez-vous les uns les autres » - c’est une de trop ! Paul Villach
Heum,Heum effectivement l’Inquisition c’était légèrement avant 1905. En espagne cela se termina en 1834 et je crois qu’ils furent les derniers. Sur 6 siècles l’Inquisition fit des millions de morts.
Je vois que la mémoire vous revient. inclinons-nous, en effet, devant ce jeune Chevalier de la Barre qu’on a soumis à la petite et à la grande question...
Mais si nous allons en Espagne fouiller les archives de Cuenca, quelle trésor ! Malheur à celui qui doutait de la virginité de la Vierge Marie si des témoins allaient le rapporter au correspondant local de l’Inquisition ! Car la délation était savamment organisée !
L’esprit de l’Inquisition a continué à sévir longtemps, même si des bûchers n’ont pas été réallumés, pendant tout le 19ème siècle. Voilà pourquoi j’ai osé prendre comme date butoir la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905. Deux exemples ? La lutte de Félicité de Lamennais, ça vous dit quelque chose ? « Le Syllabus » de Pie IX en 1864, ça ne vous dit rien ? Paul Villach
ah on est passé des répressions sanglantes par la police (ce qui pour un bûcher ou le sang ne coule pas est absolument bien choisi comme figure de style ) à « l’esprit de l’inquisition » qui a perduré. Bon on est en plein lieux communs.
Aucune allusions aux cathares et guerres associées de cette région contre le pouvoir politique et religieux centralisateur n’est venu éclairer cette analyse. Vous avez complètement loupé un élément clé de la compréhension du régionalisme sauce Frêche.
Mais l’Église n’a joué aucun rôle dans la lamentable affaire du Chevalier de La Barre qui est purement une affaire judiciaire : une monstrueuse erreur, comme l’Affaire d’Outreau, mais avec une forte implication politique, comme l’affaire Dreyfus.
 l’origine de cette affaire, il y a des rivalités et des règlements de comptes entre des clans politiques locaux : les 5 jeunes gens condamnés avaient entre 15 et 17 ans, et appartenaient tous à de très grandes familles de notables : l’un était fils de l’ancien maire d’Abbeville, les autres étaient parents de très hauts magistrats ou de ministres.
Le chevalier de La Barre, qui était devenu orphelin et qui avait à peine 17 ans, avait été recueilli à Abbeville par sa tante qui avait obtenu, l’année précédente, d’être nommée abbesse de la plus riche abbaye de la ville, à la place des familles notables locales, grâce à des appuis parisiens (son beau-frère Lefevre d’Ormesson était l’avocat général, ministre et président du Parlement de Paris). Hocquart, qui a monté le dossier d’accusation, était lié à ces familles. Après, tout s’est emballé, et la justice sourde et aveugle a suivi son cours.
C’est donc une histoire entièrement fabriquée par une clique pour discréditer ses adversaires, dans des histoires de rivalités politiciennes. Il n’ avait d’ailleurs pas de base légale pour condamner à mort l’auteur d’un sacrilège aussi mince : la peine maximale prévue par les ordonnances, était pour la première fois était l’amende honorable. Il n’y avait pas non plus de précédent d’une condamnation à mort pour blasphème ou sacrilège.
Cependant, le Dictionnaire philosophique de Voltaire et un roman pornographique ont été opportunément trouvés dans les affaires du Chevalier de la Barre ; Pour appuyer la véracité de cette découverte qui intervient après plusieurs mois d’enquête et de mise en acusation, on mentionne à l’appuis le nom du libraire local qui en assurait la diffusion à Abbeville, mais sans qu’il soit le moins du monde inquiété. Or, le François Lefebvre de La Barre, qui a passé son enfance dans le château familial à Brie-Comte-Robert, n’était pas allé au collège avant d’arriver à Abbeville pour y faire son apprentissage du métier des armes et il savait assez mal lire.
Pendant toute la durée de l’instruction, la ville était inondée de factums et de libelles imprimés, qui se distribuaient jusqu’à Paris. Les deux principaux défenseurs étaient l’avocat Linguet qui était l’équivalent actuel de Maître Collard, et Voltaire (dont le frère était un des jansénistes les plus fanatiques, ami de Lepaige et du Diacre Pâris).
En appel au Parlement, cette affaire est arrivé en pleine crise politique, au milieu de la révolte des parlements, de la crise janséniste et de l’interdiction des Jésuites. Les 2 partis politiques en guerre ont chacun pris fait et cause pour et contre.
Pendent que tous ces messieurs se jetaient des petites phrases à la tête, un orphelin de 17 ans, neveu de Lefevre d’Ormesson, était torturé avant d’avoir la langue coupée, d’être décapité, puis d’avoir ses restes brûlés, parce qu’on avait trouvé quatre petites entailles dans la jambe d’un grand crucifix érigé sur un pont, et que des témoins disaient qu’ils l’avaient vu ne pas se découvrir au passage d’une procession. Or, le puissant Lefevre d’Ormesson était justement un adversaire du parti de Voltaire et du philosophisme.
On ne trouve, dans les siècles antérieurs, aucun précédent d’une telle condamnation. C’est d’ailleurs par erreur que Elisabeth Claverie dit que la peine capitale est prévue dans ce cas par l’ordonnance criminelle, puisque celle-ci elle ne traite que de la procédure, et que d’ailleurs le sacrilège et le blasphème ne sont pas des cas royaux.
Si effectivement le chef d’accusation était le blasphème et l’impiété (sic), en prétendant défendre l’Église outragée, il apparaît de la procédure qu’aucun ecclésiastique ne s’était plainte de rien. Cette histoire de traces de dégradation sur une statue de crucifix est un simple prétexte monté en épingle ... pour en découdre, comme ceux qui prennent une posture vertueuse pour défendre Fabius contre l’agression antisémite de Georges Frèche, alors que l’intéressé n’avait rien demandé ni remarqué.
Pour en revenir au propos général, il n’y a ni inquisition, ni police religieuse, ni aucun ecclésiastique impliquée dans cette histoire qui relève du fanatisme politique.
Le Clergé était en France, sous l’Ancien Régime, le nom du service public qui était officiellement chargé d’assurer l’assistance publique, l’éducation nationale et la culture. C’est lui qui avait créé et qui faisait fonctionner les hôpitaux, les hospices, les orphelinats, les asiles et les petites maisons pour les fous, les aides ménagères, l’assistance des filles mères, l’aide aux prostituées, le rachat des captifs chez les barbaresques, les hôpitaux généraux pour les mendiants et les handicapés, les écoles de médecine, de sage-femmes, les collèges de l’université, les écoles de villages, les bibliothèques, les libraires, les messageries,... et beaucoup d’autres missions. C’était d’ailleurs lui qui avait inventé toutes ces institutions.
Le clergé n’avait ni police, ni juridictions répressives.
Pour résumer, la répression sanglante des délits d’opinion par l’Église catholique et sa police est un mythe anti-clérical, comme le droit de cuissage est un mythe anti-nobiliaire. Pour ce qui est de l’histoire de l’Espagne et de ses institutions, je suppose que c’est la même chose.
L’aspect factuel de la procédure se trouve bien décrit dans la première partie de l’article « L’affaire du Chevalier de la Barre : naissance d’une forme politique » d’Elisabeth Claverie (qui est femme de Luc Boltansk).
Heum heum, Quand je disais que les commentaires avaient souvent plus d’intérêts, plus de valeurs que les articles, en voici une preuve flagrante. Merci, pour vos interventions. SVP. Soyez toujours aussi long. J’aime quand c’est bien argumenté.
"La lutte de Félicité de Lamennais, ça vous dit quelque
chose ? « Le Syllabus » de Pie IX en 1864, ça ne vous dit rien ? "Paul
Villach Puis le soleil de la laïcité se leva, en 1905, sur le doux ciel de France...
Vous êtes né trop tard monsieur Villach ! Vous auriez pu commettre de très intéressantes conférences sur ce thème aux survivants de Verdun puis aux rescapés de la déportation. Remarquez, il vous reste les anciens colonisés de Jules Ferry...
1- Vous avez l’air de connaître le fonctionnement de l’Inquisition intimement liée aux pouvoirs politiques, l’un secondant l’autre.
2- Rappelez-moi les griefs reprochés au jeune Chevalier de La Barre, dont une statue se trouve sur les jardins en pente près du Sacré-Coeur de Montmartre et que je ne manque pas d’aller saluer chaque fois que vais à Paris, comme celle de Giordano Bruno sur le Campo dei Fiori à Rome, chaque fois que j’y passe (et j’y passe souvent).
3-« Le clergé n’avait ni police, ni juridictions répressives », écrivez-vous. On rêve ! Comment s’appelait le « tribunal de la Sainte Inquisition » ? Ignorez-vous que l’Église, s’interdisant de verser le sang, confiait l’hérétique condamné par son saint tribunal au bras séculier du pouvoir qu’elle servait, en osant même lui demander de faire preuve de la plus grande indulgence à son égard !!! Tartuffe de Molière est battu ! Paul Villach
Bizarre ce garçon « négationniste de l’Inquisition ». Jean-Paul II a fait repentance en 2000 sans-doute pour rien... On a massacré de nombreuses fois au nom de l’Eglise même si par la suite elle s’est attelée à d’autres tâches plus sociales - ceci n’excusant pas cela.
"1- Vous avez l’air de connaître le fonctionnement de l’Inquisition
intimement liée aux pouvoirs politiques, l’un secondant l’autre.«
J’ai mal dû m’exprimer : ni l’église, ni le clergé n’ont rien à voir avec la condamnation du Chevalier de La Barre, ni comme plaignant, ni comme magistrats, ni comme partie civile : c’est un procès purement laïc devant les juridictions pénales ordinaires (le tribunal prévôtal du lieu) avec une incrimination faite par le parquet pour une incrimination qui est l’équivallent actuellement de »dégradation volontaire de monument public commise en réunion", faute pour laquelle il n’été prévu qu’une peine d’amende honorable, et pas de peine de mort.
"2- Rappelez-moi les griefs reprochés au jeune Chevalier de La Barre,
dont une statue se trouve sur les jardins en pente près du Sacré-Coeur
de Montmartre et que je ne manque pas d’aller saluer chaque fois que
vais à Paris.«
Tous ces mythes de la répression sanglante des délits d’opinion par l’Église sous l’Ancien Régime ont été inventés après 1870 par les Républicains pour justifier l’éviction du Clergé des fonctions d’enseignement. Ce monument placé en face du sacré Coeur en témoigne.
Le fait est qu’on ne peut pas citer un seul exemple en France de personne mise à mort par l’église pour délit d’opinion, par contre, à partir de 1789 on en trouve des centaines de milliers, si ce n’est pas des millions. Trouvez-moi en France un Fouquier-Tinville au XVIIIe siècle, au XVIIe siècle, au XVIe siècle, etc. Auparavant, ce sont d’autres époques, avec d’autres moeurs, comme pour l’Antiquité.
»3-« Le clergé n’avait ni police, ni juridictions répressives », écrivez-vous.
On rêve ! Comment s’appelait le « tribunal de la Sainte Inquisition » ?"
L’église de France ne disposait pas plus d’institutions répressives sous l’Ancien Régime qu’actuellement : ses seul tribunaux, appellés official, s’occupaient d’une part de régularité des sacrements (annulation de mariages, dispenses de consanguinité, sépultures, erreurs d’État civil,..) tant pour les catholiques que pour les deux autres religions officiellement autorisées, Réformée et israélite, d’autre part de la discipline ecclésiastique, par exemple un moine qui commet un vol dans le monastère, une religieuse qui a un différend avec son abbesse, un curé qui bat son vicaire, etc..Mais en cas de peine grave, les officialités devaient s’en remettre aux juridictions répressives laïques. Le tribunal qui a condamné Jeanne d’Arc était un tribunal spécial constitué par l’évêque Cauchon spécialement pour elle, qui aurait été considéré comme illégal en France. Mais le diocèse de Rouen était anglais depuis sa prise en 1419 par Jean, frère d’Henri V Plantagenet. Cauchon, qui était ancien recteur de l’Université de Paris, était un des principaux chefs politiques du parti anglais, ancien chef de la révolution cabochienne, cumulant sur sa personne les titres ecclésiastiques qu’il confisquait à ses adversaires, devenu extrêmement riche ; il avait déjà constitué ce genre de cour martiale à Reims, après la conquête de la ville, pour éliminer ses adversaires politiques.
L’inquisition n’existait plus en France depuis le XIIIe siècle, et le servage personnel depuis le XIIe siècle (et non en 1789).
Les autres pays ont des histoires différentes : la dictature
théocratique de Calvin connue sous le nom de République de Genève et l’exécution fumante de Michel Servet pour délit d’opinion, les massacres anabatistes et les
exécutions de sorcières en Allemagne, les persécution puritaines en
Angleterre sous Cromwell, sont plutôt le fait de Républicains enragés, ennemis de l’Église, et ne sont pas transposables en France.
Vous et Villach occultez la période 1550-1640 ( Epoque des grands bûchers en France.)
« »Aux XVIe et XVIIe siècles, une épidémie de sorcellerie gagne l’Europe
qui s’engage dans une répression sans merci. Résultat de tout un
contexte passé et présent, certains pays seront plus touchés que
d’autres. La France, qui s’est déjà heurtée aux hérésies et que les
guerres de Religion ont ensanglantée entre 1562 et 1598, va
dramatiquement s’illustrer.« »«
je cite là Colette Arnould, professeur de philosophie, a publié une Histoire de la sorcellerie en Occident (Tallandier, 1992) et La Satire, une histoire dans l’Histoire (PUF, 1996). ...................................................................... .....................................................
Le coup du chevalier de la Barre( exécuté à Abbeville le 1erjuillet1766 ) est un peu court. A moins que votre’’ disons pendant les 5 siècles qui précèdent la Révolution française ? ’’pense vous suffire à dédouaner la religion ( en général car on ne peut exclure le protestantisme ) de la question de l’intolérance.
Déplacer le fardeau de la faute sur la république laïque angélise un temps où le poids de l’Église associée au pouvoir royal était sans partage . Quand personne ne conteste plus ,aucun exercice de la coercition physique n ’ est plus nécessaire . Ce qui ne fut pas le cas, certes . Il n’empêche , le jansénisme cette »« secte républicaine »" fut compris comme dangereux par Louis XIV au point de disperser les dernières religieuses dans des couvents puis de raserPort-Royal . On évacue avant de raser , c’est plus humain , plus humain que le saccage du palatinat dont on dit que la réputation de Turenne, en France, n’en souffrit pas !!
ah la belle époque que celle du sabre et du goupillon !
freche est un con ,ça c’est sure, mais c’est bizare qu’il a fallut attendre qu’ils soit accusé d’antisémitisme (alors que c’est un philosémite patenté) pour se faire réellement rejeté
On voit donc qu’une information est soumise aux contraintes des motivations de l’émetteur pour être publiée ou non. Et ces contraintes peuvent être intimement associées à celle des moyens économiques de diffusion.
Il ne suffit donc pas, comme aime à le faire croire la profession
journalistique, qu’une information soit vérifiée pour qu’elle soit
automatiquement diffusée. Paul Villach
ce paragraphe est tout simplement savoureux, puisqu’il s’applique avec bonheur à l’auteur qui assure, par ses sujets choisis (voir les derniers articles), la promotion de son éditeur, de ses bouquins et de ses articles, et de la revue dans laquelle il écrit (ou il copie les articles, au choix).
Ah les beaux outils de tonton Paulo sont si efficaces quand il s’applique à tous. En fait de théorie promotionnelle de l’information, l’auteur nage en plein dedans !
des nouvelles de la fameuse lettre des lycéens au fait ? Avez vous mené investigation ? puisque seule l’information escroquée est fiable d’après vos dires.
Jamais sans mon Villach ! La pêche est bonne y a beaucoup de Villach ! Villach des hommes qui relient les hommes Villach, des voitures à vivre ... Villach, parce que je le vaux bien !
♪♫A la pêche aux trolles, trolles, trolleuhs ! Je n’veux plus y’aller Bea, les gens de la vile, vile, vile M’ont métonymié, Béa, Les gens de la vile, vile, vile, M’ont connicité, Béa.... ♫♪
Quand je pense à Béa je me débats. Quand je pense à Félicie j’intériconicie ! Quand je pense à Mélanie c’est la métonymie ... Quand je pense à Salsabil j’entends son babil
Ce dessin résume tout et annonce probablement la suite des évènements. Je vais utiliser une expression qui fait fureur actuellement : La malheureuse Martine me semble promise à un « rétropédalage » en catastrophe. Remarque : pourquoi ne pas parler d’un pédalage négatif .
french...il n’y a pas plus heureux qu’un arabe en ISRAEL...même chez eux en arabie...ils ne sont pas aussi libres ! je les ai vu cet été à TEL AVIV...danser, boire, fumer, les femmes en maillot deux pièces, souriantes, maquillées, vivantes...enfin, celles qui délaissent l’obscurantisme d’allah et de mahomet. Pareil au Liban d’ailleurs...sauf qu’avec les barbus arriérés du hezb...l’émigration vers l’occident en en cours pour la liberté...quelle tristesse !
Bah oui en Tunisie aussi. Et en Turquie même si les Turcs ne sont pas des arabes. Par contre j’ai vu des femmes loubavitchs avec manches longues et perruques...
Je crois que le pire est de voir dans les médias ,Martine Aubry en compagnie de Jean Paul HUCHON (condamné par la justice républicaine pour prise illègale d’intérêt) venir commenter et donner des conseils de morales publiques !
Etonnant qu’aucun média et encore moins ce soir au JT de C+ ou l’invité était Martine Aubry et ou les « journalistes » n’ont même pas osé la question de cette morale pas très catholique
il n’y a pas que morice sur ce site, et si nous ne sommes pas d’accord ce n’est pas un problème nous sommes là pour le plaisir d’échanger et sortir d’une affligeant information subit.
parfois je trouve que ce serait bien que ceux qui font des articles l’assume dans les commentaires c’est plus facile pour les retraités mais il faut admettre que paul villach le fait, et morice aussi
pas mal non plus... un scientologue, acteur mondialement connu, invité et accueilli au ministère des Finances à Bercy par Sarkozy ... et d’autres sectaires qui traînent dans les ministères, quand ce n’est pas à l’Elysée
moi j’aimerais voir le DALAI LAMA un peu plus souvent...à l’élysée ! comme j’aimerais voir les opposants démocratiques et laiques à l’iran des mollahs !
Je suis impatient d’avoir la réponse Paul Villach et de l’équipe d’Agoravox pour savoir ce qui s’est réellement passé. Et si, par hasard, il est toujours possible de s’exprimer librement sur ce « média citoyen ».
Mais pourquoi sont-il encore là les Trolling Stones ? Qui a battu le rappel ?
Les Trolling Stones - Léon la-Grosse-caisse en tête - s’étonnent que l’on puisse censurer des commentaires posant un diagnostic médical sur la santé mentale de l’auteur (psycho-rigide, confusion mentale) et des propos très tendancieux sur sa foi. Des commentaires qui ne furent que la goutte d’eau après des torrents pernicieux de trolling incessant et destructeur.
Pour les Trolling Stones, il y a zéro limite. Ils peuvent chanter "sympathy for the Devil.
si vous ne vous rendez pas compte de ce qui ce passe ici en dehors de la chansonnette tant pis pour vous oui je sotien une forme honnête de journalisme et votre costard de donneur de leçon est étriqué.
les distentions sont un peu plus profonde que le seul spectacle qui en est donné. le PS n’avait que trop reporté cet affrontement inévitable puisqu’ils ne veut pas céder la place. c’est dommage que ceci se termine ainsi, les succession sont souvent difficile dans une famille.
je n’avais pas vu cette émission jusqu’à hier. Et je pense que c’est une erreur d’avoir été dans ce genre d’émission, surtout avec Fogiel qui pour moi représente ce qui peut y avoir de pire bouffon dans les médias ; d’ailleurs je n’écoute jamais cette radio, préférant Rfi le plus souvent et Radio-libertaire (France-Inter quelquefois).
mon impression en regardant cette émission : Fogiel et Co vous ont invité dans leur émission afin de ridiculiser les internautes ; leur mépris pour les sites tel qu’agoravox n’a pas de borne. Donc, c’était une erreur d’accepter cette invitation, de plus vous n’y étiez pas très à l’aise et plutôt mal préparé pour faire face à ces gens grassement payés dont la préoccupation première n’est pas d’informer mais de défendre leurs intérêts.
Vous auriez dû choisir une radio non-commerciale : À côté des radios publiques et des radios commerciales existe un tiers secteur radiophonique, constitué par les radios associatives non commerciales. Elles se revendiquent du mouvement des radios libres. Inscrites au niveau local, elles pratiquent la radio de manière différente, soucieuses de donner la parole à des personnes qui ne sont pasjournalistes ou techniciens professionnels. On peut citer à titre d’exemple Radio Canut à Lyon, de Radio Zinzine ou Radio Galère dans le Sud-Est, Radio Ici et Maintenant, Radio Néo, Aligre FM, Radio Libertaire, Fréquence Paris Plurielle à Paris, Radio Pulsar à Poitiers...
j’avoue (oulala) que je n’ai pas trop lu d’articles de Paul Villach, ni ses réactions aux commentaires ;
chacun doit pouvoir critiquer librement un article après l’avoir lu, et la censure de commentaires non favorables à l’auteur est inadmissible, et ne correspond pas à ce qu’agoravox prétend être : un média citoyen.
Moi, je ne tiens rien du tout, je dis ce que je pense et tant pis si ça ne plaît pas.
Par la fautes des trolls, on ne peut même plus critiquer les articles de l’auteur car ce serait perçu maintenant comme de l’acharnement. Vous nous imposez la censure !
Un article de Michel Frontére sur Gainsbourg á disparu de l’édition du jour entre ce matin et maintenant.., Avez vous une idée de ce qui se passe sur Avox ? L’article devrait vous plaire et n’est en aucune matiére á polémiques en attendant de vous lire,
mystére donc.. je vous recommande d’essayer de le retrouver il s’agit de Gainsbourg dans sa période Jazz, mais plus encore d’Elek Bacsik talentueux guitariste méconnu.
je vous remercie de cette rectification, je m’étonne autant d’avoir laissé passé cet article le jour même que du peu de commentaires qu’il aura suscité. J’aurai pour le moins attiré l’attention de Léon pas étranger en la matiére á qui cet article avait également échappé.
bonne nuit ma reine...je vais rejoindre tous les vieux (castor, ranta, morice, vincent...) qui sont déjà au lit... mais moi...AHAHAH...c’est pour ma belle qui revendique depuis 1/4 d’heure...j’y vais parce qu’aprés elle s’endort... quoique...j’aime bien la réveiller...et elle aussi... tchao les vieux...tirez pas trop sur la nouille, hein ???
Avec une censure aussi ridicule sur un média se prétendant citoyen, le censeur participe au sabordage public du site qui était en théorie une agora des voix des citoyens.
Cette soumission au discours du maitre par la censure est un symptôme de la disparition totale du rêve de 5 ème pouvoir.
L’absence d’explication régulière du site est un aveu du glissement vers l’arbitraire en plus d’être une démonstration de mépris.
A propos de leurre , cette censure de posts ironiques n’est-elle pas une stratégie sournoise pour faire préférer de force le repliement plutôt que la suppression ; alors même que le résultat du sondage d’opinion démontre l’inverse ?
La stratégie de la manip est en place Arcane, quelques temps aprés la parution de l’article de Vil lâche le vote était de 60-40 pour les NON á cette heure c’est l’inverse ! comment qualifiez vous cela ? Allex donc lire Heum Heum qui donne une belle leçon d’histoire au prof qui ne sait pas de quoi il cause.
Aucun doute mon poste va se prendre un coup de ciseau !