mercredi 6 mai - par Daniel MARTIN

Le nerf caché de la transition énergétique

Voitures électriques, éoliennes, satellites et les milliards d’objets électroniques et numériques de notre quotidien comme nos smartphones ou nos ordinateurs, ainsi que les technologies de pointe de la médecine ou de l’armement avec l’intelligence artificielle sont devenues incontournables. Mais pour être conçues il faut des terres rares qui sont un ensemble de 16 à 17 éléments métalliques.

JPEG - 209.5 ko
Extraction de terres rares

 

Rappel de la liste des éléments métalliques que contiennent les terres rares

Les Terres Rares, qui ne sont pas si rares que ça, bien qu’étant une ressource fossile, donc épuisable, elles sont en fait beaucoup plus abondantes que les métaux précieux comme l’or ou le platine. On les définit comme rares, car c’est du aux difficultés à les extraire et à les raffiner qui les rendent rares.

Elles contiennent un ensemble de 16 à 17 éléments métalliques indispensables à la miniaturisation et à l’efficacité des technologies de pointe et de l’IA. Ces éléments métalliques du tableau périodique de Mendeleïev, aux propriétés chimiques très voisines, qui se trouvent pratiquement toujours associés dans leurs gisements et qui comprend classiquement l'ensemble des 15 lanthanides. C'est-à-dire les 15 éléments portant les numéros atomiques successifs 57 à 71 : lanthane (La), cérium (Ce), praséodyme (Pr), néodyd), terbium (Tb), dysprosium (Dy), holmium (Ho), erbium (Er), thulium (Tm), ytterbme (Nd), prométhium (Pm), samarium (Sm), europium(Eu), gadolinium (Gium (Yb) et lutétium (Lu) dont seuls 14 existent dans la nature

Le prométhium n'ayant pas d'isotopes stables et l’yttrium (Y), de numéro atomique 39, qui n’est pas un lanthanide, mais dont les propriétés atomiques et chimiques et le rayon ionique sont si proches de ceux des lanthanides qu’il s'y trouve toujours associé dans leurs différents gisements.

Certains rattachent aussi au groupe des Terres Rares le scandium (Sc), de numéro atomique 21. Mais le scandium ne se concentre pas dans les mêmes gisements, sa problématique d'approvisionnement est distincte de celle des autres Terres Rares. L'yttrium, bien que plus léger que tous les lanthanides, est généralement classé parmi les Terres Rares lourdes du fait qu'il y est préférentiellement associé dans ses gisements.

L’extraction des terres rares, un coût environnemental particulièrement élevé

Derrière l’enjeu stratégique se cache une réalité plus sombre. L’extraction des terres rares est extrêmement polluante : émissions de gaz toxiques, consommation d’eau massive, rejets radioactifs.

- Pour extraire 1 kilo de gallium, il faut casser 50 tonnes de roches.

- Pour 1 kilo de Lutecium, il faut casser de 1 200 tonnes de roches.

- Leur raffinage passe par l'utilisation d'acides sulfuriques et nitriques, qui contaminent les eaux et les sols avoisinants, générant chez les humains cancers, malformations et infertilité.

- Leur contenu en thorium ou en uranium radioactif constitue une autre source de pollution, qui a justifié l'arrêt des activités de la raffinerie de terres rares à La Rochelle (Rhône-Poulenc), délocalisées en Chine. Dans les années 1980 l'usine purifiait 50% du marché mondial de terres rares. https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/289457-terres-rares-quels-enjeux-pour-la-france-et-leurope

En Mongolie intérieure, où se situent d’immenses mines chinoises, les lacs artificiels saturés de déchets chimiques sont devenus un symbole de cette exploitation. On peut imaginer les effets désastreux sur la santé des populations.

Les pays occidentaux, dont la France souvent prompts à promouvoir la transition écologique, se retrouvent donc face à un paradoxe : comment verdir leurs économies tout en évitant les dégâts environnementaux ? Sauf que pour verdir l’économie et éviter les dégâts environnementaux, avec une croissance démographique, même plus faible, il faudra extraire et transformer toujours plus de terres rares, donc avec toujours plus de rejets polluants.

Les terres rares sont enjeu de souveraineté, de durabilité et de puissance.

Les terres rares sont devenues un enjeu majeur de souveraineté, de durabilité et de puissance. Les convoitises autour de certains territoires riches en ressources, comme l’Ukraine ou le Groenland, illustrent leur importance stratégique.

Dans le contexte dramatique de la guerre en Ukraine, marquée par de nombreuses victimes, destructions et l’occupation d’une partie du territoire, certaines prises de position internationales ont pu apparaître particulièrement déplacées.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les terres rares ne relèvent plus seulement de la métallurgie : elles sont au cœur des rapports de force mondiaux. En restreignant ses exportations en 2025, la Chine a rappelé son rôle central dans ce secteur.

Aujourd’hui, plus de 70 % de la production mondiale provient de Chine, qui contrôle non seulement l’extraction mais aussi l’ensemble de la chaîne de transformation. La demande mondiale pourrait tripler d’ici 2040, portée par la transition énergétique.

La Chine est aujourd’hui leader dans la production et transformation des terres rares.

Près de 4 kilos de terres rares sont extraits chaque seconde, soit près de 126 000 tonnes dans le monde. Alors qu'elle n'abrite sur son sol que 23% des réserves mondiales de ces ressources et ne détient que 37 % des réserves mondiales, elle contrôle 90 à 97 % de leur exploitation et réduit chaque année les quotas d’exportation. Voir ces tableaux : https://www.senat.fr/rap/r15-617-1/r15-617-1.html

Des réserves existent également en Russie (17 % des réserves mondiales connues), aux États-Unis (12 %) en Inde (2,8 %) ou en Australie (1,5 %) mais celles-ci sont aujourd’hui peu ou non exploitées. Dans les années 1980, c'était les États-Unis qui fournissaient environ la moitié de la production mondiale.

La Chine importera bientôt des terres rares de Suède ou du Groenland pour nous les restituer sous la forme de produits finis. La demande chinoise de terres rares serait susceptible d´augmenter de plus de 50% dans les cinq prochaines années.

Dans ce contexte, elle avait commencé à mettre en place des quotas d’exploitation en 2004, l’objectif étant de garantir l’approvisionnement de ses propres entreprises et, officiellement, de limiter les coûts environnementaux de cette production. Depuis 2006, les exportations chinoises de terres rares ont été divisées par deux, alors que les prix sur le marché mondial ont augmenté de 300 % depuis 2008 

Le 4 avril 2025, la Chine a commencé à imposer des restrictions à l’exportation sur sept des 17 terres rares et sur les aimants permanents produits à partir de celles-ci. Elle a invoqué des considérations de double usage et de sécurité comme justification. Voici les sept éléments concernés : samarium, gadolinium, terbium, dysprosium, lutétium, scandium et yttrium.

Bien que la Chine semble depuis avoir levé le pied sur son contrôle en acceptant de délivrer des licences générales, ses annonces de début octobre ont rappelé à quel point son monopole sur les terres rares constitue un levier puissant. L’obligation pour les entreprises de demander des licences pour chaque exportation avait d’ores et déjà eu pour effet de créer des pénuries, paralysant ainsi une partie des chaînes d’approvisionnement, notamment dans l’industrie automobile.

Avec les terres rares, la Chine tient les rênes, ce qui peut se révéler problématique, voire conflictuel à terme

La Chine alimente à elle seule toute la planète en terres rares. En 10 ans, elle a éradiqué la quasi-totalité de ses concurrents occidentaux par une guerre de prix destructive, à laquelle très peu ont survécu. Elle est devenue totalement « maître du jeu ». Alors qu'elle n'abrite sur son sol que 23% des réserves mondiales de ces ressources et ne détient que 37 % des réserves mondiales, elle contrôle 90 à 97 % de leur exploitation et réduit chaque année les quotas d’exportation. Voir ces tableaux : https://www.senat.fr/rap/r15-617-1/r15-617-1.html

La demande en terres augmente de 10% à 20% l'an et elle a doublé en sept ans. Avec la croissance démographique, ce rythme de hausse est exponentiel. 

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » déclarait Jacques CHIRAC le 2 septembre 2002 lors du sommet mondial du développement durable à Johannesburg en Afrique du sud.

Cette déclaration de Jacques CHIRAC qui lui fut suggérée par Nicolas HULOT, ex- Ministre d’État d’Emmanuel Macron qui démissionna par le « coup d’éclat » que l’on sait, pourrait fort bien illustrer l’insouciance politique qui caractérise les responsables politiques Français, notamment lors des élections par rapport aux effets des besoins croissants en métaux rares qui accompagnent la croissance démographique. Mais également en regard des impacts sociaux irréversibles de l’intelligence artificielle, tant par ses avantages évidents que ses inconvénients.

Le quasi-monopole Chinois un réel danger de dépendance de L’Union Européenne qu’il ne faut pas négliger

L’Union européenne voit aussi dans ce quasi-monopole un réel danger de dépendance qu’elle souhaite éviter. L’UE consomme 10 % des terres rares produites dans le monde. L’un des principaux enjeux au-delà de l’exploitation des gisements est de trouver la maîtrise de la transformation de ces minerais durant la séparation et le raffinage.

Il existe des endroits dans l’UE et plus largement en Europe où les terres rares sont présentes, néanmoins aucune mine n’est aujourd’hui active.

La prise de conscience de l’hégémonie de la Chine dans la production minière a conduit à l’initiative européenne pour les matières premières en 2008, réalisant que l’UE importait à cette époque déjà 95 % des terres rares utilisées depuis la Chine. D’autres projets et investissements ont été menés au fil des années et ont permis d’améliorer la connaissance du potentiel des terres rares dans l’UE.

Malgré les meilleures prévisions et initiatives européennes, il est impossible que l’UE ait la capacité de produire 30 % des besoins européens d’ici à 2030. Le risque de pénurie est réel. La politique d’interdiction d’achat de véhicules thermiques à partir de 2035 et le recours au tout électrique ne peut que complexifier et aggraver la situation… Un des principaux obstacles est la viabilité économique des exploitations. Il existe très peu d’études économiques sur les gisements les plus prometteurs et la possibilité de les comparer avec d’autres dans le monde. Peu d’entreprises européennes veulent prendre le risque d’investir dans ces exploitations, car les financements sont trop conséquents et constituent donc un frein majeur. L’enjeu pour l’UE est aussi de trouver une main d’œuvre qualifiée sans pour autant faire venir trop de personnel extérieur, notamment chinois. https://www.lafabriqueecologique.fr/les-terres-rares-un-enjeu-de-dependance-pour-la-transition-ecologique/

Face à ce constat, plusieurs pistes émergent. Particulièrement concernée, l’Europe se devait de réagir. La Commission européenne a pour cela annoncé en mars un plan d’exploitation des terres rares sur le continent, qui risque toutefois d’être insuffisant pour briser le monopole chinois. 

L’Europe investit également dans le recyclage, avec, notamment, le projet français CareMag qui vise à récupérer le néodyme des aimants usagés. Mais ces alternatives restent embryonnaires. Comme le souligne la Commission européenne, dans son rapport de 2025 sur les matières critiques : « l’indépendance totale en terres rares n’est pas envisageable à court terme ». La coopération internationale, l’innovation technologique et une consommation plus sobre semblent être les seuls leviers pour réduire une vulnérabilité devenue systémique.

Les États-Unis, de leur côté, accélèrent la relance de la production domestique, notamment avec la mine de Mountain Pass en Californie

Une erreur majeure de croire que la voiture électrique est plus vertueuse que la voiture à motorisation thermique.

Contrairement à ce que croient et font croire les responsables politiques et gouvernementaux, ainsi que industriels, par une propagande continuelle, la voiture électrique n’est guère plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique.

Certes les recherches en cours sur les batteries vont permettre d’accroître sensiblement l’autonomie des voitures électriques, mais les meilleurs résultats moyens actuellement obtenus ne permettent guère de dépasser les 500/ 600 km, très inférieur à une voiture thermique. Et si certains sont prévus exceptionnellement au double, cela s’accompagne par un poids des batteries beaucoup plus lourd.

De plus, tout le CO2 émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre. 

Alors qu’il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines, comme le signalait le magazine Science et Vie (janvier 2015), de par leur volume globalement identique à une voiture thermique elle occupe le même espace sur parking et sur route. Elle émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu'elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron ! Les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que que la motorisation diesel. 

Au final, la voiture électrique n’est guère plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié. De plus, avec l’annonce récente du gouvernement d’envisager un bonus écologique de 9500 euros pour l’achat d’une voiture électrique, il s’agit de sommes considérables qui font défaut au budget de l’État pour la santé, l’éducation nationale, la recherche, le rail et les transports collectifs…

Les évaluations montrent qu'il faut rouler autour de 30 à 50 000 km , soit environ 3 - 4 ans d'utilisation en usage moyen, pour que la voiture électrique devienne meilleure pour le climat que son équivalent thermique

D’ici à 2030, l’État a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un coût d’environ 70 milliards d’euros.

Actuellement il y a plus de 1,3 million de voitures voitures électriques au sein du parc automobile Français. Avec une progression à 5 millions de voitures et une dépense de consommation mensuelle moyenne pour la recharge de 100 euros mensuel par véhicule, soit 1200 annuel, il faudrait environ 12 ans pour amortir l’investissement budgétaire. En réalité il faudrait beaucoup plus de temps. Mais avec 1,5 million de voitures électriques espérées fin 2026 il faudrait 39 ans

Que dire aussi, lorsque les élu(e)s de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, plutôt que de les mutualiser en les regroupant sur l’une des communes de l’intercommunalité la plus proche, ils cassent la tirelire budgétaire municipale pour s’offrir des bornes de rechargement, à environ 10 000 euros l’une, souvent complétée par une prime de la région. Alors que personne n’aurait l’idée d’offrir 9 500 euros à l’achat d’une voiture essence ou diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé, en regard des coûts réels des carburants par l’installation d’une station essence sur la commune.…

La quasi-totalité des acheteurs de voitures électriques ne sont pas les ménages les plus modestes, car ces véhicules sont très chers et la location implique le versement d’une somme préalable importante. En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité. Sauf qu’aujourd’hui avec l’explosion des prix de l’électricité la recharge des batteries risque fort de surprendre désagréablement les propriétaires de voitures électriques.

Il faut que le gouvernement Français cesse de faire la promotion de la voiture électrique et encourage de réels moyens vertueux pour les mobilités

Quelques exemple de progression importante des ventes de véhicules électriques en 5 ans (2019 et 2024), et qui se poursuit

En 2019 : Chine 0,8 millions – UE 0,4 millions – France 0,2 millions – reste du monde 0,1 millions ( la France vendait à elle seule 50 % des véhicules électrique de l’UE )

En 2024 : Chine 6,4 millions – UE 2,2 millions – France 1,2 millions -reste du monde 1 million

Comme en 2019 la France vendait à elle seule 50 % des véhicules électrique de l’UE, même légèrement plus. Sauf que la population de l’UE était de 443 millions d’habitants, la France 68,4 millions.

A lire : https://www.researchnester.com/fr/reports/rare-earth-metals-market/5142

La voiture électrique n’est pas l’alternative des plus vertueuses

Il serait urgent que le gouvernement et les responsables politiques prennent conscience que la voiture électrique ne représente pas une alternative vertueuse aux voitures thermiques. Ce qui serait vertueux, c’est de rouler moins et d’être moins nombreux à rouler. Outre un gros effort de maillage des transports en commun, Bus, mais surtout le rail (train, tramways), grâce,notamment aux investissements budgétaires économisés sur les investissements des véhicule électriques. cela suppose à la fois, de réduire aussi les mobilités en généralisant le télétravail au sein d’espaces « Coworking »dans les communes au plus près du domicile. Mais aussi repenser par des aides adaptées à l’ usage du véhicule en covoiturage.

Moins de 2 litres aux 100 km pour une voiture dans les années1980, pourquoi pas moins aujourd'hui ?

la Vesta 2 de Renault pouvait se contenter d'un petit 3 cylindres de 716 cm3 ne développant que 27 ch, ce qui ne l'empêchait pas d'atteindre 138 km/h en vitesse de pointe !

Ces caractéristiques avaient permis dès 1987 à la Vesta 2 de ne consommer que 4,25 l/100 km sur le cycle ville de l'époque, et 2,81 l sur le cycle route, des valeurs malheureusement pas directement comparables avec les consommations des véhicules actuels, mesurées sur des cycles différents. Plus représentatif d'une utilisation réelle, un trajet Bordeaux-Paris sur autoroute, route et ville réalisé à 101 km/h de moyenne avait alors permis de réaliser un record de sobriété à 1,94 l, à 100 km de moyenne. De quoi largement dépasser l'objectif de consommation de 3 litres aux 100 km fixé à l'industrie automobile par le ministère de l'Industrie en... 1980 pour l'hybride rechargeable Eolab de Renault et même de 2,0 l/100 km de 2020. A lire la suite : https://www.lepoint.fr/automobile/renault-la-vesta-2-plus-performante-en-1987-qu-eolab-en-2015-18-09-2014-1864234_646.php

Pour conclure

Depuis 2007 quatre élections présidentielles et législatives, sans compter des élections Européennes, et territoriales. A aucun moment, les candidat(e)s n’abordèrent la question du numérique et encore moins la problématique démographique et leurs impacts. A l’évidence les prévisions des experts du forum économique mondial de Davos qui évoquent, par exemple, la perte de 5 millions d’emplois au sein de l’UE d’ici à 2025, à laissé de marbre nos candidat(e)s. Excepté des formules souvent creuses sur la « transition écologique » qu’ils ou elles effleurèrent, on ne peut pas dire que l’imagination et la créativité furent au rendez-vous sur ces questions essentielles pour le devenir de nos sociétés…



2 réactions


  • Com une outre 6 mai 20:11

    Nous avons tous compris que la voiture électrique, comme les éoliennes, est un pacte de corruption entre l’UE et quelques multinationales. Quand la croissance est en berne, donc les revenus de nos chers milliardaires, il faut bien créer de nouveaux marchés. Le tout électrique est une aubaine financière, rien à voir avec la moindre volonté écologique. C’est la même chose avec l’IA, gros consommateur de terres rares, avec un impact écologique catastrophique, par exemple en consommation d’eau dans les centres serveurs.


  • LeMerou 7 mai 06:57

    @Daniel MARTIN

    Bonjour,

    Je suis assez d’accord avec votre article, toutefois la seule transition écologique valable est la diminution de la consommation et surtout le recyclage forcené de ce qui est. Seulement voilà, il faut investir sans véritable rendement financier en retour immédiat. Il faut dire aussi que pour le recyclage, son efficacité est intimement liée à la construction du produit intégrant une possibilité de recyclage.

    Alors entre l’obsolescence programmée, l’obsolescence « marketeuse », le besoin intense de nouveautés très largement suggéré, le non recyclage, l’extraction de « terres rares » à encore de beaux jours devant elle.

    Tout le restant n’est que poudre aux yeux, servant des desseins « écologique » parce que c’est une mode qui en fait rapporte des voix et permet de pallier un peu au déficit industriel et notamment sur la « voiture », sachant le déclin de la production pétrolière avéré.

    Ce qui fut ne sera plus...

    La voiture électrique n’émet aucune particule lors de son usage, comment peut on croire une chose pareille ? cet odieux mensonge, dont vous en avez décrit une partie. Le message global est que exit les voitures thermiques dans les villes et les urbains respirerons mieux, c’est « tchernobilien » comme raisonnement, nous ne serons pas impactés par les pollutions de fabrication, elles resterons soigneusement confinées chez les producteurs.

    Comment ce raisonnement terriblement égoïste et d’une hypocrisie honteuse peut avoir cours, comment peut elle avoir les soutiens des « écologistes » de salon ?

    Tout comme le mixte énergétique, joyeux mélange de continu et de discontinu se devant surtout de ne pas manquer à tout moment de la journée, car il en est hors de question. Donc l’énergie continue demeure sous toutes ses formes.

    Or la production d’énergie est une affaire de spécialistes des vrais, nous savons bien que nos « politiques » sont spécialistes en tout et en rien n’écoutant pas les sachants dans ce domaine. Pardon ils sont spécialistes en dette par contre, art précieux de scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

    Concernant les « terres rares » seule une décroissance raisonnée et volontaire à l’échelle mondiale diminuera l’impact lié à leur extraction. Mesure bannie, portant une atteinte considérable à la finance et tout ses travers associés. Ce n’est que face à l’inéluctable hélas que l’humanité réagira, provoquant un effondrement dramatique à mon sens. La joyeuse entraide mondiale, la fraternité de partage devant la difficulté est simplement utopique.

    je reviens à cette fameuse voiture électrique non polluante, son imposition est ressentie comme liberticide, par son autonomie de laboratoire. Son prix est exagéré dans certains cas, mais surtout, ce dont il n’est pas fait grand cas c’est l’avenir.

    En effet le transport en général nécessite du carburant quelqu’il soit, c’est une ressource financière pour tous les gouvernements Européens, Imaginons un instant, nous sommes arrivés à 50 % des transports terrestres Européens en électrique. Quel sera le manque à gagner au niveau des recettes liées aux taxes diverses et variés ?

    Existera t-il une électricité de « transport » et une autre d’usage domestique ? Ou un tarif électrique global peut importe si l’on dispose ou non d’un moyen de transport électrique ? C’est une grande question, que personne n’évoque. Alors le petit monde « politique » se dit plongeons dans le transport électrique, cela permet de maintenir du PIB, nous verrons après.

    Mais tout cela ne règle pas la dépendance Européenne et Française aussi, par le peu de ressources que nous avons ou qu’il nous reste, elles ne pourrons pas maintenir notre mode de vie actuel, augmentant notre dépendance à d’autres qui peuvent nous les serrer joyeusement.

    Ainsi l’indépendance énergétique n’est qu’une illusion, une utopie sauf à réduire dès maintenant.

    Vous avez cité la Chine, qui désormais réserve une partie de ses ressources pour l’interne, qu’adviendra t-il quand ces dernières viendrons à diminuer ne serais ce que légèrement ? Pensons nous vraiment qu’elle acceptera de réduire ses usages pour nous permettre de maintenir les nôtres ? Ou irons nous les chercher chez eux ?


Réagir



https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor