Le Sud...
Le Sud, chanson de Nino Ferrer nous transporte vers les paysages méditerranéens de villes blanches avec leurs terrasses garnies de linge ...Le texte s'ouvre sur l'évocation de la Louisiane, terre du sud des Etats Unis. Puis apparaît le nom de l'Italie, symbole même des pays du Sud et aussi terre natale de l'auteur puisque Nino Ferrer est né à Gênes...
30 réactions
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rosemar
24 janvier 2013 18:42
Bonsoir LE CHAT
oui, en fait une guerre des gangs qui dure depuis fort longtemps....
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Richard Schneider
24 janvier 2013 16:16
Bien belle chanson ...
Elle mériterait d’être classée dans les cent meilleures chansons françaises de tous les temps.-
rosemar
24 janvier 2013 18:44
Bonsoir Richard
une belle simplicité et un beau message contenus dans cette chanson.... -
sisyphe
25 janvier 2013 15:26
Par Richard Schneider (xxx.xxx.xxx.97) 24 janvier 16:16
Bien belle chanson ...
Elle mériterait d’être classée dans les cent meilleures chansons françaises de tous les temps.
@ Richard Schneider :Elle y est : même classée en 29ème position des plus belles chansons francophones du XXème siècle, (ex-æquo, entre autres, avec « Nantes » , de Barbara
) par les auteurs et compositeurs francophonesSinon, bel article, émouvant, sur une belle chanson, et très beaux textes de vélosolex : bravo.
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velosolex
24 janvier 2013 17:57
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Cette chanson, « Le sud » elle était en tête du hit parade, comme on disait, à l’époque.
Je l’avais aimé dés la première écoute ! Je fréquentais toujours le même café, en 74,sur les docks de Saint-Nazaire !
J’avais dix minutes devant moi, avant de prendre mon boulot en équipe, de m’atteler à mon poste de soudeur. Le temps d’acheter Libé, de regarder les petites annonces, de prendre un café au zinc du café du port, sans trop me brûler les lèvres. Je revois le juke box comme si c’était hier. Il suffisait de glisser une pièce, et la machine se mettait en branle, allant chercher le disque de vinyle parmi cent autres.
J’aimais bien suivre le mouvement du bras, la façon mécanique et décidée qu’il avait, me rappelant le mouvement des grues, quand elles allaient chercher les charges à fond de cale des navires, pour remonter ces marchandises venant du bout du monde.
« C’est un pays qui ressemble à la Louisiane, à l’Italie !…. »
Les premières notes de musique s’éparpillaient aux quatre coins du café, avec cette saveur entêtante qui me poursuivrait toute la journée, même derrière mon poste de soudure.
« Arrête de siffler comme un pinson ! » Me disait-on souvent. Mais c’était plus fort que moi, je reprenais ce refrain. J’étais plutôt un fan de rock !.Des stones, et de Dylan ! La musique classique, c’était pas encore mon truc, comme ça l’est devenu, avec le temps : Une autre façon de rêver à la Louisiane et à l’Italie. Mais à l’époque, pour moi, c’était de la musique de bourgeois.
Fallait pas me parler de Mozart ! Fallait que ça swingue, que ça vous donne envie de battre des pieds et des doigts sur le comptoir.
Mais c’était toujours « le sud », ce printemps là que je choisissais, coincé entre un morceau de Stone et Eric Charden, et un autre de Serge Lama. Je ne m’en lassais pas. Je laissais les accords de guitare et la voix bluesy de Nino Ferrer me monter à la tête avec la même efficacité que si c’était un verre de bière monté en faux col. Je savais par cœur à l’avance tout ce qu’il allait dire, et c’était comme si tout le texte existait déjà en puissance dans ces premières notes élastiques et ensoleillées.
Est-ce que je me faisais des idées ? Mais tout le monde semblait touché par la grâce de ce morceau. Ce type avait visé juste ! Les femmes arrêtaient de tirer sur leur cigarette et regardaient fixement les volutes de fumée monter vers le plafond, tentant de camoufler leurs émotions.
Les hommes baissaient la tête, faisaient danser l’alcool au fond de leur verre. On aurait dit de mauvais acteurs. Les paroles semblaient animer l’intérieur du café et le visage des autres clients d’une vie mystérieuse, qui n’attendait que ce morceau pour révéler leur grâce. Et c’était comme si la bulle du mensonge et de la dissimulation éclatait. J’avais envie de parler avec eux de ces choses fragiles, liés au bonheur, à la vie qui passe et aux rêves inaboutis, mais bien sûr, je me taisais, comme les autres.
J’en voulais juste un peu à la vie de m’avoir pas fait la grâce d’être un artiste, de savoir souffler dans une trompette ou d’écrire ce genre de morceau. On n’a pas tous la même chance sur cette terre, non ? Il y avait des prolos et des musiciens, et puis aussi des crèves la faim.
Dieu merci je n’étais pas dans la dernière catégorie. Mais est-ce que j’étais plus heureux pour ça ?
« Mais tu nous pèles avec ta chanson ! Me dit un jour Riton. Moi je préfère Johnny ? Au moins ça balance un peu plus que ce plat de nouilles. Un truc juste bon pour le slow ! »
« Plat de nouilles toi-même, Ducon ! T’as pas un poil de sentiment dans ta petite caboche ! »
Qu’est ce que cette foutue chanson provoquait en moi, je l’ignore ? Mais je devais me cacher pour ne pas montrer mes yeux brouillés par une larme ou deux, que je refoulais, ou que je faisais passer pour un effet d’un rhume, en reniflant, et en me mouchant bruyamment.
« Bon dieu, foutu temps ! » Je faisais.
Et oui, le ciel bas et lourd pesait comme un couvercle, comme disait Leo Férré, qui tenait le secret de Baudelaire. Du coup, j’avais acheté le bouquin des fleurs du mal, en livre de poche. Pour voir !
Quand je sortais du bar, en remontant mon col, avec cette pluie fine qui brouillait le paysage, j’étais furieux contre moi-même de me faire avoir de la sorte. Je tentais de me persuader que ma vie avait un sens dans ce que je faisais, et que cette chanson n’était qu’une chanson, rien d’autre !
Mais les chats, les chiens, les tortues et les poissons rouges du sud continuaient à m’escorter un moment, alors que je regardais les eaux de l’estuaire briller sous la lune et sous les lumières du port. Nantes au loin, ramenait les vers de Barbara, et de la grange aux loups. Cette ville était bonne pour le spleen, mais je l’aimais plus que tout. j’y avais mes repères
C’était bien vrai ; Un jour il y aurait la guerre. On le savait bien mais on ne savait pas quoi faire. Et alors ! C’était un secret de polichinelle. Pas de quoi s’émouvoir comme une minette !
« La vie c’était pas de la tarte ! »
C’est ce qu’on m’avait dit pendant tant d’années, que j’avais fini par y croire. Et puis quelques autres trucs, une sorte de philosophie que les pauvres se refilaient, sans avoir besoin de citer les auteurs de ces géniales trouvailles qui resteraient pour toujours anonymes : « Ca ne te tombera pas tout cuit dans le bec ! »… « Un vaut mieux que deux tu l’auras !… »
J’avais déjà assisté au pot de départ en retraite de plusieurs collèges. Si jeune de mes 20 ans sentant encore la peinture fraîche, que le nombre de leurs années accomplies me semblait d’une énormité semblable à ce million d’années, dont parlait la chanson !
Ca me rendait malade d’imaginer que je serais un jour à leur place, m’extasiant en sortant un vélo tout neuf, acheté à Manufrance. « En espérant que tu profite longtemps de ta retraite, vieux ! »
Bon dieu ! Est-ce qu’il faudrait attendre si longtemps pour atteindre le sud ?
A moins bien sûr qu’il n’y ait la guerre !
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Aita Pea Pea
24 janvier 2013 18:25
Z’etes doué Vélosolex ....
A la guitoune ....
Intro / F-Am / Dm-F / Bb-Bbm/ F
Couplet-refrain : F-Am / Dm-F / G-Bb / F / F-Am / Dm-F / G-Bb / Am / Am
Bb / F / Bb / F / Bb / F-Am / Dm / G / Dm /Gm / C / F-Am / Dm-F / Bb-Bbm / F
Couplet / refrain X 3 -
rosemar
24 janvier 2013 18:56
MERCI velosolex
pour ce magnifique témoignage : on sent combien cette chanson a été importante...J’ai même l’impression de lire ici non un commentaire mais un véritable article qui pourrait être publié...Belle soirée.... -
fatizo
24 janvier 2013 21:30
D’accord avec toi Rosemar, le témoignage de velosolex est très émouvant, presqu’autant que la chanson de Nino que je ’écouterai plus de la même façon .
Belle soirée à vous . -
rosemar
24 janvier 2013 21:36
Bonsoir fatizo
merci d’être passé encore voir le sud qui, en plus, suscite de si beaux commentaires...VIVE le sud !
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JL
24 janvier 2013 18:56
J’ai peut-être lu trop vite,
mais il me semble que personne n’a souligné que cette chanson fait clairement référence au Sud des actuels USA, la Louisiane, entre autres, le Sud esclavagiste, et à la guerre de sécession.
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rosemar
24 janvier 2013 19:03
Bonsoir JL
cette référence figure bien dans le texte et peut faire allusion à la guerre de sécession mais la chanson a aussi une valeur intemporelle : le sud représente un idéal d’harmonie, de bonheur.... -
JL
24 janvier 2013 19:22
Bonsoir Rosemar,
au temps pour moi. J’ai survolé en cherchant des yeux « guerre de sécession ». Je suis impardonnable.
Cordialement.
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JL
24 janvier 2013 20:10
J’ai oublié,
Nino Ferre, un très grand.
J’aime dans le même genre que « Le Sud », « La maison près de la fontaine » et je vous suggère d’écouter si vous ne l’avez jamais fait, « Petite Lili ».
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rosemar
24 janvier 2013 21:20
MERCI JL
pour ce rappel de ces deux chansons : je viens de découvrir la petite lili : superbe chanson engagée ...le lien semble ne pas fonctionner....le voici : -
Txotxock
24 janvier 2013 21:54
En fait Nino Ferrer faisait référence à la Nouvelle Calédonie... Du coup sa nostalgie a quand même quelque relents colonialistes.
Mais on peut entendre ce qu’on veut quand on écoute.
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noodles
24 janvier 2013 20:09
Est-ce qu’on sait ce qui se passe dans la tête d’un créateur ?
A-t-il vraiment voulu délivrer un message aussi pessimisteen terminant sur une note grave ?Est-ce là ce que nous en avons retenu ?...Etats d’âme de Nino Ferrer, pessimisme sans aucun doute.Mais le désir de succès médiatique ne peut être absent.Bon, ne discutons pas : une fois lâchée, une oeuvre (d’art)n’appartient plus qu’au public qui la reçoit. Le succès est assurédès lors qu’on a pris le bon thème et que c’est dans « l’air du temps ».Année de sortie 1974. J’ai souvent entendu les gens que j’ai pufréquenter au moment du succès de ce tube chanter les paroles.Je ne me souviens pas de les avoir entendus chanter la dernière partie.J’ai « peur » que le sud, destination de vacances en un moment oùles français aspiraient à plus d’insouciance qu’aujourd’hui n’ait effacé toutepensée triste.. Dansmon esprit chaque fois que je l’entends je la rapproche (par son thème)de sa devancière, Une Belle Histoire, en 1972 , par Michel Fugain :« C’est un beau roman, c’est une belle histoire
C’est une romance d’aujourd’hui
Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le midi, le midi
Ils se sont trouvés au bord du chemin
Sur l’autoroute des vacances
C’était sans doute un jour de chance
Ils avaient le ciel à portée de main
Un cadeau de la providence
Alors pourquoi penser au lendemain ? [...] »
Nul doute que vu le succès de cette belle histoire,c’était un excellent thème à retenir d’une route qui filevers le sud et la liberté, fut elle de courte durée....Toutcela donnait une belle postérité à la chanson deCharles Trenet : Nationale 7 née en 1955« De toutes les routes de France, d´Europe
Celle que j´ préfère est celle qui conduit
En auto ou en auto-stop
Vers les rivages du Midi »Suis-je le seul à ressentir cela et àconserver la nostalgie d’une merveilleuse insoucianceestivale ? ...allons, laissons-nous aller, rêvons de nouveauet tant pis pour la guerre bien présente, elle .belle soirée à tousnoodles-
velosolex
24 janvier 2013 20:56
Noodles
Je vous rejoints dans la nostalgie, qui est toujours intacte. Cette époque finalement était un peu bénie des dieux, et propice aux poètes, à la grandiloquence et à l’engagement. Valeurs qui font maintenant sourire les cyniques, mais qui sont pourtant la marque de la jeunesse.
Une autre chanson qui m’a beaucoup ému, dans ce même registre, est celle de Charlélie Couture ; LA BALLADE DE L’ETE 75
y a pas de raison de se refuser ce plaisir, je copie colle le texte.On a loué une maison, pas très loin d’Avignon
à un vieux Polonais qui cherchait une mine d’or,
il faisait bon dès l’aurore, à regarder le ciel
dans un fauteuil en toile,
et les poules imbéciles et le coq d’opéra,
quand le café était prêt, une fenêtre s’ouvrait,
et la mère bonne humeur commentait un de ses rêves
j’ai les pieds gelés mais je me souviens du mois d’août 75
Tu tissais un gilet comme un stage d’artisan en maillot de bain du soir au matin
tes frangins faisaient des sprints à vélo sur une route déserte,
on allait chercher du fromage de chèvre frais, dans la ferme du haut
sur les chaises du jardin, le père barbu chauve pensait à Picasso,
la piscine était loin, mais ça faisait du bien
quand on arrivait, quand on arrivait
On buvait du pastis comme si c’était de l’eau
tu voulais que je reste, tu voulais que je t’enlève
comme un premier amour
on jouait à la pétanque comme des amateurs,
mais y’à guère qu’un amateur pour cent mille navigateurs,
y a un seul conteur pour cent mille baratineur,
j’ai des crampes dans le coup et les yeux qui me piquent,
mais je me souviens...
On écoutait le mistral souffler sur la plaine,
on faisait l’amour sur le toit en regardant les étoiles
y avait rien à gagner les journées passaient tout était simple,
on ne croyait plus en rien, en rien d’autre qu’à l’instant,
et ça jouait de la musique sur tous les sentiments,
pas d’intrigues de village, pas d’ambition,
juste une manière de vivre,
une manière d’être, je me souviens
Mais il ne reste jamais rien de ce qui est vécu,
quelques grains oxydés sur de la paraffine
et des souvenirs idiots mais qui donnent un peu de lumière
les jours de pluie. -
rosemar
24 janvier 2013 21:13
Bonsoir noodles
il est bon de rêver....Merci d’évoquer ces deux chansons qui rappellent le Sud.....
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velosolex
24 janvier 2013 20:36
Rosemar, vous m’avez donné le la
Parfois, il suffit d’un son, pour gratter le vernis, et ressusciter l’émotion disparue
Cette chanson me donnait envie de foutre le camp au sud.
Allez savoir pourquoi je suis remonté un peu plus au nord.
Le port de Lorient a aussi une rue du bout du monde, et rien que de la regarder, avec la mer derrière, donne aussi un peu le vertige.Sait-on de quoi sont faits nos souvenirs sur les chemins de la vie.
Sait-on pourquoi on s’invente à plaisir
Chacun sa Polynésie
Comme disait Charles Trenet.En 2000 j’ai pris la direction de Montcuq, avec ma Paimpolaise, en plein cagnard
Pas pour des millions d’années, mais juste pour le mois de juillet.
Néanmoins avec les enfants derrière, mais sans les poissons rouges,
et avec le secret espoir de trouver un peu de ce parfum, qui m’avait tant fait rêver, et que je rabâchais en boucle sur le cassette : Le sud, la maison près de la fontaine aussi , qui est comme la suite ou l’avant gout du sud, on ne sait plus très bien.....Montcuq, évidemment, c’était pas innocent.
C’était là qu’avait vécu Nino.
On a loué une ancienne ferme à une vielle dame qui nous attendait là, avant que le car ne l’emmène, passer l’été chez sa fille.
Rien ne semblait avoir bougé ici, depuis 40 ans, depuis que son mari était mort. Et c’était un peu difficile, de s’installer au milieu de tant de souvenirs, qui était pour elle la seule forme de présent.
« Alors comme ça vous venez de Bretagne ! Nous a t’elle dit. Alors vous devez êtes marin, non ? »
Elle était déçu.
Je n’étais plus soudeur, mais infirmier.
Un peu le même métier de couture et d’attention, bien que les mèches ne soient pas tous à fait les mêmes. Quand même, le breton se perd : On ne plus se fier à quelqu’un qui porte un pull marin.
Et le sud, au fait, elle qu’il correspondait à la chanson ?
Nous étions sur une colline et ce pays ressemblait à la Toscane, à l’Italie, c’était bien vrai, Nino n’avait pas menti, avec tous ces cyprès, et cette mosaïque magnifique de tuiles et de champs de colza, et de vignes.
Couleurs infinies où l’on pouvait trouver des nids, et rêver infiniment , en buvant café sur café, alors que le soir tombait, et que le rire des enfants, faisant des courses en vélo, raisonnait sur la petite route.
C’était bien le sud.
Et le fantôme de Nino, qui venait de mourir, un an ou deux avant, me faisait de l’œil.
J’étais comme un enquêteur, un hercule Poirot de la poésie qui cherchait des preuves au crime de la vie.
J’ai été voir à la mairie de Montcuq ;
Ah, ce nom qui fait ricaner les imbéciles, la peinture que Nino, peintre à ses heures, avait donné à la municipalité, et qui trônait dans le grand escalier.
Quel dommage qu’il soit mort quand même, tué d’un mauvais coup de fusil comme l’avait fait Van Gogh.
Mais il ne fallait pas que cette mort rejette le génie de son vivant.
S’il avait été vivant, je n’aurais pas été le voir, naturellement.
Il faisait partie de ce peu de gens qui nous sont chers, bien qu’inconnus, et que l’on a pas envie de déranger, nous nourrissant pourtant de leur image.
C’est peut être ça, le sud-
rosemar
24 janvier 2013 21:24
MERVEILLEUSE évocation du sud, Velosolex
c’est aussi cela le sud, le souvenir d’êtres chers que l’on n’oubliera pas ....
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rocla (haddock)
24 janvier 2013 20:38
le sud c ’est là-bas où qui fait toujours beau , toujours sans jamais les contraintes
les charges mensualités taxes foncières .Jamais aller à Ikéa .Toujours ramasser la fraise des bois mûre toute rouge .Le sud c ’est le paradis avec ou sans Vanessa .Une histoire de ouf qui existe dans les chansons et les romans .Toujours où ta maman te sourit .-
rosemar
24 janvier 2013 21:26
Bonsoir rocla
le sud, c’est le rêve mais aussi un coin qu’on aime retrouver, où l’on se sent bien.... -
Aita Pea Pea
24 janvier 2013 21:36
Mouais ,l’est beau vot pays, mais pour les gens ......préfère mon nord ....
Ou la polynésie,mais faut dire qu’y sont aussi au nord ....de l’hémisphère sud ...
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La râleuse
25 janvier 2013 11:55
Très bonne évocation de, sans doute, l’une des meilleures chanson de Nino Ferrer, Chère Rosemar.
Heureuse de vous voir continuer à évoluer avec tant de grâce dans les univers poétiques.
Vos articles aident à oublier, quelques instants, les atrocités de ce monde et, pour cela, je vous remercie et souhaite que vous continuiez longtemps à publier.
En vous souhaitant une très bonne année 2013,
Amicalement ;-
rosemar
25 janvier 2013 21:47
Bonjour la râleuse...Merci pour ce message chaleureux , mon plaisir est aussi de varier les sujets et je ne m’interdis pas d’évoquer aussi l’actualité et tout le reste....
Une très bonne année à vous aussi !Belle soirée...
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velosolex
25 janvier 2013 19:37
Merci Marmor pour cet encouragement
qui me va droit au cœur, ainsi qu’à tous, vous autres.
Il arrive parfois qu’en deux secondes, un frisson, un petit mot, nous propulse tout à coup au sud, au dela des apparences, et nous fasse unité et pensée commune, au delà des kilomètres et des visages.Qu’il est bon de sentir les poignées de main faire fondre la glace
Quand le givre casse, les fils du télégraphe -
rosemar
25 janvier 2013 21:43
Le courant est bien passé velosolex ....Il faudrait écrire et publier des articles : on les attend pour aller les lire !
Belle soirée....
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