Le temps de travail des enseignants
Dans plusieurs commentaires, sur Agoravox et ailleurs, certains prétendent que les enseignants devraient effectuer 35 heures de cours. C’est mal comprendre les débats sur le temps de travail et le temps de présence des professeurs.
Dans une vidéo arrivée à point nommé, juste avant le vote interne des socialistes, Ségolène Royal propose que les enseignants soient présents 35 heures sur leur lieu de travail et s’occupent du soutien scolaire. Laissons de côté le procédé peu glorieux (mettre en ligne des séances privées), mais rappelons cependant que l’on s’exprime forcément différemment en réunion, avec des collègues maîtrisant le sujet.
Les différentes réactions à cette vidéo montrent que beaucoup parlent sans connaître le sujet :
« Les profs sont toujours en vacances ! »(Daisy Desressus)
« Ils travaillent un mi-temps, payé comme un temps plein. »(G. Desprejugés)
Le temps de travail
D’abord, un enseignant n’est payé que 10 mois (le salaire est ensuite annualisé). En effet, à l’époque où l’école est devenue obligatoire pour tous, la France était en majorité rurale et les enfants étaient des bras réquisitionnés aux champs. L’enseignant était donc en chômage forcé. L’année s’est, depuis, allongée pour commencer aujourd’hui le 1er septembre et se terminer vers le 5 juillet (un peu plus tard parfois, ça dépend des corrections d’examen).
Les enseignants peuvent donc travailler de façon déclarée s’ils parviennent à s’organiser (vous remarquerez cependant que ce sont le plus souvent les professeurs de mathématiques, de musique, de dessin ou d’EPS qui donnent des cours particuliers quand les professeurs de lettres sont souvent contraints, eux, de travailler à temps partiel pour s’en sortir).
Faut-il aussi rappeler qu’un cours se prépare ? Le professeur doit le créer en fonction des instructions officielles, de ses élèves (car chaque classe est unique) et du manuel (sachant que l’on ne doit pas abuser des document polycopiés). Posséder un savoir universitaire est loin d’être suffisant, car il faut ensuite trouver le moyen de le transmettre à des élèves pas forcément enthousiastes et dont les profils sont hétérogènes.
L’enseignant doit aussi élaborer des contrôles, puis les corriger avant d’entrer les notes dans l’ordinateur pour le bulletin et le livret sur lesquels il doit rédiger des appréciations.
Et corriger, ça prend du temps ! En particulier, mais ça, personne n’ose le dire dans certaines matières comme le français où l’on doit évaluer non seulement la pertinence des réponses, mais aussi l’ordre des idées, la syntaxe, l’orthographe, etc., sachant que, pour une rédaction, un commentaire ou une dissertation, toutes les productions sont très différentes et que c’est parfois un vrai casse-tête de les évaluer !
Corriger, c’est aussi, comme le nom l’indique, faire un sort à l’erreur pour que l’élève ne la reproduise pas. Le problème, c’est que tous les élèves n’ont pas fait les mêmes erreurs et qu’il faut expliquer à chacun ce qu’il doit faire pour progresser.
Finalement, même l’enseignant le plus fainéant ne peut guère s’en sortir à moins de 35 heures par semaine.
Quant aux plus consciencieux, il n’est pas rare qu’il travaillent plus de 50 heures (un sondage interne, il y a quelques temps, sur weblettres, avait montré que les professeurs de lettres travaillaient en moyenne 70 heures hebdomadaires).
L’organisation est faite de telle façon qu’il n’est pas rare de se coucher très tard ou se lever très tôt, de travailler le week-end entier et qu’il est impossible de ne rien faire durant les vacances.
Par ailleurs, 1 heure de cours est particulièrement épuisante.
Ce n’est évidemment pas le métier le plus pénible, d’autant qu’il apporte de nombreuses compensations à celui qui l’aime, mais celui qui croirait que faire cours c’est une sinécure, devrait essayer, je doute qu’il maintienne longtemps son avis
Le temps de présence
De fait, l’enseignant se trouve sur son lieu de travail plus longtemps que le temps qu’il doit passer devant les élèves : l’emploi du temps est en effet mité (vous pouvez n’avoir que 5 heures de cours dans une journée et être présent de 8 heures à 18 heures) et ce temps libre est souvent perdu.
Pourquoi ne pas effectuer tout le travail sur place ? Après tout, ça ferait économiser une pièce « bureau » à domicile.
En effet, dans certains pays -comme la Grande-Bretagne- les enseignants sont dans l’établissement plus longtemps qu’en France. On y voit des choses très intéressantes comme un tutorat d’élèves (un groupe composé d’élèves de différentes classes encadré par un professeur qui les accueille et les suit).
Cela dit, les situations ne sont pas comparables puisque les établissements anglo-saxons (du moins, ceux que je connais) sont beaucoup plus grands que ceux de France et organisés totalement différemment : des bâtiments entiers sont consacrés à une seule matière, avec une grande salle des professeurs où se trouvent de nombreux documents ainsi que tout le matériel dont ceux-ci ont besoin pour préparer leurs cour (y compris des cours déjà prêts).
Rien de tout ça en France où les enseignants, dans la majorité des cas, n’ont à leur disposition qu’une pièce (souvent moins grande qu’une salle de classe), où se trouvent généralement la machine à café, une table, des casiers, des panneaux d’affichage, etc. Dans cette salle polyvalente, il est difficilement envisageable de travailler.
Les études dirigées
Ségolène Royal, lorsqu’elle était ministre, a instauré en 6è et 5è, des études dirigées par un professeur, et ça se passe très bien.
Parfois, il s’agit de soutien méthodologique (comment s’organiser, comment apprendre une leçon, etc.), d’autres fois de soutien en français ou mathématiques.
Les établissements peuvent également faire une demande de CLAS (soutien individuel) pour les élèves les plus en difficulté.
Ne disons donc pas n’importe quoi : pour Ségolène Royal pas plus que pour n’importe qui ayant un peu réfléchi au sujet, il n’est pas question que les enseignants donnent 35 heures de cours -ce qui serait impossible- mais que leur temps de travail se passe en totalité dans l’établissement.
Ce ne serait pas si mal.
Ce n’est quand même pas l’idéal de perdre son temps entre deux cours, de passer des heures à travailler à domicile ni de consacrer une pièce entière à un bureau !
236 réactions
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« sur quelles statistiques vous basez vous ? ? ? aucune statistique n’a été faite pour évaluer les profs ? comment pouvez vous affirmer ça ? »
voyons mon cher fabien ne vous montrez pas aussi idiot ! relisez ce que j’ai écrit : auprès de mon entourage ! il vaut ce qu’il vaut pas plus mais pas moins ! je n’ai pas dit que cela avait une valeur universelle mais c’est ça la vraie vie !
encore une fois relisez correctement le post : des ajustements selon les retours, selon les étudiants etc... mais le fond reste le même (on ne réinvente pas thalès tous les jours,non ?) c’est la forme qui diffère le plus souvent, ensuite combien existe-t-il de classe au lycée ? là encore pas des centaines....
pour mon expérience ; merci les cours en TD sont à peu près les mêmes que pour vous : seul devant 30 ou 40 étudiants ! plus toutes les questions au labo. quand ils ne comprennent pas (et oui il faut aussi être disponible malgré le travail de recherche- le seul qui est réellement évalué- mais quand on a une responsabilité on l’assume jusqu’au bout !
pourquoi ne parlez vous pas des milliers de profs. qui malgré cette surcharge de travail (70h/semaine !) arrivent à donner des cours particuliers rémunérés le plus souvent au noir (bel exemple !) à leur propres élèves (un comble non ?)
allez cordialement tout de même
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concretement, ma journee de travail de ce lundi 12 mars 2007. normalement je n’ai que trois heures de cours. certains diront ainsi sur ce forum que je ne travaille que trois heures. pourtant, ce lundi, je suis venu à 8h au lycee, parce que j’avais des bulletins à remplir , des reunions, et des activités à mettre en place. et comme mon conseil de classe s’est terminé à 20h, je suis rentré chez moi apres. donc je suis resté de 8h du matin à 20h du soir au lycee, soit 12h, alors que je ne suis censé ne travailler que 3h le lundi. bien entendu quand je suis rentré chez moi la tête au carré, j’avais encore du travail , car des copies à corriger et des préparations pour le lendemain et la semaine. .....
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ce n’est pas parce que vous n’etes pas d’accord avec moi que vous pouvez etre insultant. donc, votre sondage sur votre entourgae proche n’a donc qu’un intérêt anecdotique qui ne fait pas vraiment avancer le schmilblick.
je suis d’accord qu’il y a des profs qui ne travaillent pas énormément. je suis aussi choqué que certains profs donnent des cours particuliers à leurs propores élèves, je trouve ça honteux. mais dans le syteme public on ne peut pas denoncer ce genre de choses. ce qui me choque surtout, c’est que beaucoup de gens fassent des généralités en considérant que ces profs fainéants forment une majorité, et que travailler 70 h est impossible pour un prof. STOP !!! je me permettrai seulement d’affirmer deux choses avec certitude :
- d’un prof à un autre, le nombre d’heures n’est pas le même, et peut monter parfois à 70h par semaine.
- aucune étude statistique n’a été faite dans la fonction publique pour connaître la proportion de profs travaillant suffisamment et les fainéants.-
« ce n’est pas parce que vous n’etes pas d’accord avec moi que vous pouvez etre insultant. »
ce n’était pas insultant, je n’ai pas dit que vous étiez idiot seulement que vous vouliez le faire croire, ce qui est différent !
« donc, votre sondage sur votre entourgae proche n’a donc qu’un intérêt anecdotique qui ne fait pas vraiment avancer le schmilblick. »
mais je n’ai rien revendiqué de plus que l’anecdote sur quelques dizaines de personnes (et oui j’ai une famille très nombreuse) et en tout cas cela reflète tout aussi bien la réalité que moi prof de lettre je fais 70h (tout aussi anecdotique)
« ce qui me choque surtout, c’est que beaucoup de gens fassent des généralités en considérant que ces profs fainéants forment une majorité, et que travailler 70 h est impossible pour un prof. » on voit toujours ce qui ne vas pas et pas ce qui marche (les trains en retard plutôt que ceux qui sont à l’heure..), seulement tout le monde connais des prof. dans son entourage proche et tout le monde peut constater comment ils s’investissent, cela ne fait pas une généralité seulement une idée du fonctionnemement du système
ensuite on vous parle de temps effectif de travail, sinon moi je devrais dire que je travaille 20h/jour car je pense tout le temps à ma recherche sauf peut-être à certains moments de mon sommeil (et encore pas le paradoxal...), de même qu’un cadre qui doit être disponible en permanence au tel. peut considérer qu’il travaille tout le temps etc...
"STOP !!! je me permettrai seulement d’affirmer deux choses avec certitude : d’un prof à un autre, le nombre d’heures n’est pas le même, et peut monter parfois à 70h par semaine."
tiens alors donnez moi des statistiques officielles sur le temps de travail des profs -et pas ce qu’ils en disent hein (on connait tous la différence entre la taille avouée du sexe et la taille réelle du sexe...)
si vous ne pouvez pas alors je suis désolé mais vous ne pouvez pas l’affirmer ou alors ce n’est qu’un sentiment personnel avec les expériences de votre entourage...
« aucune étude statistique n’a été faite dans la fonction publique pour connaître la proportion de profs travaillant suffisamment et les fainéants. »
oui effectivement la seule chose de disponible est le nombre d’enfants qui sortent du système sans rien savoir, ni lire ni écrire .... bref que le résultat brut quoi !
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je suis très déçu. je pensais que l’on pouvait discuter sur ce forum. Or je constate effrayé que beaucoup ici sont très virulents contre les profs sur ce forum et parlent sans connaitre. moi je ne me permettrais pas de critiquer un métier que je ne connais pas. si j’etais dans un forum parlant des commerciaux par exemple, je poserais des questions. je m’interesserais en posant des questions aux commerciaux. je ne me permettrai pas d’affirmer des choses sans avoir une bonne experience ( et un an de prof ne suffit pas pour parler, ni raconter ce que dit son entourage) : il faut etre dans le metier depuis suffisamment longtemps pour parler . je suis d’accord sur certains points , je suis choqué par exemple que des profs donnent des cours particuliers à leurs propres élèves. je veux bien discuter de certains points ; mais quand je vois que certains n’ecoutent pas, et restent sur leurs préjugés, ce n’est pas la peine de continuer. pour moi dans une discussion on doit echanger des idées et arriver à des accords voire des compromis. on doit aussi informer les gens ouverts et curieux. je suis très déçu, j’ai perdu mon temps sur ce forum et je n’y reviendrai pas.
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Mon cher Fabien,
pourquoi partir ? pourquoi voulez vous faire des compromis, tout le monde a le droit de penser ce qu’il veux,non ? surtout quand cela se base sur des éléments bien réels et vérifiables ! je suis désolé de vous dire que je connais assez bien ce métier d’enseignant des deux côtés de la barrière ! et que voir une jeune prof. se plaindre alors qu’elle vit à St Gaudeins me met hors de moi, il ne faut quand même pas exagérer, chaque métier a ses contraintes et celles des profs ne sont pas si terribles quand on les compare aux autres des autres métiers...
cordialement
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 11:58
« oui effectivement la seule chose de disponible est le nombre d’enfants qui sortent du système sans rien savoir, ni lire ni écrire .... bref que le résultat brut quoi ! »
Et bien sûr, les profs en sont les seuls responsables.
Pour le temps de travail, je persiste ! Combien de profs de français à temps partiel ?
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 12:06
Je sais très bien que je travaille dans un établissement privilégié (pas de sélection, mais effectivement, c’est St-Gaudens) et quoique passionnée par mon métier, je sais qu’il est loin d’être facile. Ce dont je me plains -plus que de mes conditions de travail- c’est du mépris de certains pour ce métier qu’ils jugent sans le connaître, pensant que leur seule expérience sur les bancs d’une classe leur permet de juger. Qui sait s’ils étaient des élèves modèles et si le prof ne les ennuyait pas tout simplement parce qu’il les empêchait de rêvasser ou de s’amuser ? Quand à l’enseignement dans le supérieur, j’ai travaillé en BTS et préparé des élèves aux concours de commerce, ce n’est pas du tout la même chose d’enseigner quand le groupe est dicipliné !
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si vous trouvez les étudiants disciplinés c’est que vous n’avez fréquenté que certaines filiaires très spécialisées (des écoles de commerce-like, si j’ose dire) mais la très grande majorité est plus que dissipée surtout dans les premières années où les derniers rangs sont enfumés par des nuages produits par la combustion de substances illicites, où les sanitaires de certains établissements font plus penser à des stations d’épuration qu’à autre chose, où les chahuts sont plus que fréquents dans certains cours... et l’autorité face à 500 étudiants est un peu plus difficile à installer...que face à 25 gamins !
moi aussi j’aime ce métier et j’ai aussi travaillé ailleurs pour savoir apprécier la chance que j’ai !
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je voulais aussi rajouter que c’est à force de grossir le trait comme vous le faites que la vision de l’enseignement est ce qu’elle est dans notre pays.
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« l’autorité sur 500 élèves plus difficile à installer que sur 25 élèves » encore un commentaire aussi ridicule que « les manuels sont mieux que les profs » une classe de 25 élèves élèves dans un collège de zep est autrement plus difficile à gérer que 500 étudiants tranquillement endormis dans un auditorium ne dites pas n’importe quoi ! et vous ne les rencontrez pas, les 500 parents d’élèves de ces etudiants ! alors que les parents de collège, eux, on les voit, et certains peuvent se montrer très aggressifs ! et ça aussi , il faut gérer. et ceux qu’on ne voit pas car ils démissionnent de l’éducation de leur enfant, on les convoque et c’est là que c’est le plus délicat !
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bon Fabien, où as-tu vu que les étidiants étaient endormis tranquilement sans faire de bruit etc...
fais un tour du côté des facs de médecine et tu verras ce que c’est qu’un vrai chahut ! (entre les P2 qui viennent foutre le bordel et les P1 doublants qui font tout pour que les primants n’aient pas le cours)
ensuite on en discutera ...
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ok, alors je retire ce que j’ai dit sur les « etudiants tranquilles et endomis » donc finalement nous sommes d’accord sur un point : il est souvent difficile de maintenir la discipline, que ce soit pour 500 etudiants qui font du chahut, ou 25 ados plein d’energie dans une classe". donc une heure de cours peut s’avérer parfois épuisante, que ce soit pour un prof de fac ou un prof de collège ça avance.... je ne sais pas si vous aviez vu le reportage « une vie de prof » , diffusé par canal plus dans les années 90. des caméras placés dans un collgèe tout au long de l année pour filmer la vie de l’établissement. effrayant.
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non je ne l’ai pas vu, désolé... (c’est certes épuisant mais certainement beaucoup moins qu’une heure de manutention...)
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je sais ce que c’est que de la manutention, j’en ai déjà fait. comparer une heure de cours à une heure de manutention, vous plaisantez ??? ce n’est pas la même fatigue ! entre la fatigue physique, et la fatigue mentale et nerveuse, quel rapport ??? là au niveau des arguments vous baissez cher ami ! ça vole haut !!
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écoutez Fabien, il n’y a aucune comparaison ad hoc pour la fatigue des prof. seulement je trouve insultant pour l’ensemble de la population de se plaindre des conditions de travail des profs alors que beaucoup de nos compatriotes sont dans une situation nettement plus difficile physiquement ET psychologiquement, croyez vous que les employés d’airbus ne sont pas touchés pychologiquement de savoir qu’ils vont peut-être perdre leur emploi malgré la qualité de leur travail ? la sécurité de l’emploi est un avantage énorme en plus de toutes les autres dispositions (retraites meilleures et sur moins de temps de cotisations, départ anticipé au bout de 15 ans de service, avancement à l’ancienneté quelque soit la qualité de son travail) alors la fatigue des cours est certes importante mais très certainement beaucoup moins que pour la majorité des autres métiers, c’est une question de référentiel ! et quand je regardes autour de moi, seuls les jeunes prof. envoyés dans des collèges/lycées à pbs sont un peu perdus, les plus anciens ou les plus protégés vivent décidement très bien ! cordialement
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je ne me plains pas en tant que prof , je remets seulement les pendules à l’heure. je ne supporte pas qu’on dise que les profs sont des fainéants et qu’on bosse moins de 35h. entre autres choses. j’ai déjà décrit mes heures de travail, vous voyez donc la différence. mais je ne me plains pas. je n’ai par contre aucune aggressivité envers les autres corps de métier, ce qui n’est pas le cas des non profs ici
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« »"à l’auteur, j’ai beaucoup aimé votre article qui remet « les pendules à l’heure » concernant le temps de travail des enseignants. j’enseigne depuis 22 ans et je tiens depuis quelques années, des statistiques toutes personnelles sur mon temps effectif de travail (hors trajet). je suis arrivée à,en moyenne, 43 heures de travail par semaine en période « ouvrée ». Je consacre quelques jours de vacances au boulot(et je ne les ai pas incluses dans mes comptes). je ne serait pas opposée à passer 35 heures dans l’école, mais je doute que cela soit suffisant.« »"
Votre moyenne est pile poil ce qu’il faut pour réaliser le même nombre d’heures avec les 37 semaines de période « ouvrée »... Clap - clap vous êtes l’une des profs à travailler à temps complet !

Mesdames et Messieurs les profs : Vous voulez un débat sur vos heures de travail ? Donnez vos salaires ANNUELS NETS et vos heures de travail ANNUELS aussi (uniquement celles où vous êtes en cours, pas les 70 heures que vous avancez)
Comparez ça à un travail annuel de 1600 heures de n’importe quel salarié, et après on discute..
On parle ici temps de travail, et non pas pénibilité du travail, tout les commentaires autres sont superflus....
Mais vous ne le ferez puisque vous vous apercevrez que votre temps de travail même en incluant votre temps de préparation, réunion, corrections est finalement inférieur.... (Oui moi aussi je travaille 48 heures par semaine, mais si je vous dis pas que je bosse certaines semaines à 30h ou que j’ai droit à 2 semaines de RTT pour annualiser mon temps de travail, je cache une partie de la vérité...)
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à Nathanael,
« Votre moyenne est pile poil ce qu’il faut pour réaliser le même nombre d’heures avec les 37 semaines de période »ouvrée« ... Clap - clap vous êtes l’une des profs à travailler à temps complet ! » Au vu du diablotin que avez inséré, vous imaginez problement que je mens.Mais non, je travaille à temps complet, pas 70 h certes,mais je fais mon travail, voilà.
« Donnez vos heures de travail annuel uniquement celles où vous êtes en cours(...) »
Je ne peux parler que de ce que je connais bien.Je suis instit et mon temps de présence en cours est donc de 27 h hebdo.Néanmoins, ne parler que des heures de cours n’a aucun sens dans cette profession.J’ai 2 niveaux, donc, si vous voulez Nathanael,le soir, je ne peux pas me contenter de ranger mon cartable et de mettre directo aux fourneaux parcequ’il faut bien que j’organise mon travail du lendemain. Il faut bien que je sache quel travail feront mes cp en autonomie pendant que j’aborderai une nouvelle leçon avec les ce1.Il faudra que ce travail soit en adéquation avec ce qu’ils ont déjà vu, car si je leur donne quelque chose de trop difficile, ils viendront me déranger.Pas trop difficile, pas trop long non plus, car les enfants de cet âge ne se concentrent pas très longtemps.Il faut souvent changer d’activité.Quand j’ai fini avec les ce1, je vois quelque chose de nouveau avec les Cp.Donc, je donne un travail aux Ce1 : un travail pas trop difficile etc etc
Me suivez-vous ?
Vous voyez bien que pour une période donnée,(disons une heure) je prépare 4 exercices différents. Je ne donne pas les mêmes exercices tous les ans à la même période, j’adapte ces exos en fonction du niveau des gamins.
j’abrège car je sens que je vais vous lasser.je passe donc sur les corrections des dits exercices et sur la remédiation qu’il faudra mettre en place, je passe sur ceux qui n’ont pa
Pourquoi ne voulez-vous donc pas que je compte ceci comme du travail ?Parce que je ne suis pas dans l’école ?
Evidemment je suis chez moi et je peux me faire un thé si le coeur m’en dit.
Néanmoins, cela reste du travail.
Donc je le compte.
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j’ai coupé une ligne et j’ai oublié de signer. mais tant pis, je pense que c’est clair quand même.
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« seulement tout le monde connais des prof. dans son entourage proche et tout le monde peut constater comment ils s’investissent, cela ne fait pas une généralité seulement une idée du fonctionnemement du système »
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J’ai une tante qui est prof d’Espagnol à la fac. Je ne lui ai jamais ouvertement posé la question mais je pense qu’elle doit gagner entre 2500 et 3000€ par mois. Je ne sais pas non plus si ça lui demande beaucoup de temps pour préparer ses cours et corriger les copies, mais j’en ai pas l’impression. Il faut dire que contrairement aux sciences et techniques, les langues n’étant pas des matières qui évoluent, on doit vite tomber dans la routine pédagogique j’imagine. Du reste, elle a pas l’air d’aller trop mal. Je la vois qui passe le plus clair de son temps à faire du chopping pour décorer sa belle maison et à organiser des sauteries avec ses copines quand elle n’est pas barrée en vacances pour la einième fois de l’année.
Alors on a beau me dire qu’il ne faut pas généraliser, mais quand même ; quand j’entends « les » profs se plaindre et que je pense à elle, je suis désolé mais je ne peut pas m’empêcher de sourire. Et quand je vois que ma mère qui elle bosse depuis 35 années à l’usine pour 1200€ net, non seulement s’en tire beaucoup moins bien, autant sur le plan psychologique que physique, mais en plus ne se plainds jamais et qu’on ne la croisera pas de si tôt à venir chialer sur un blog, alors là, j’aurai même tendance à me mettre en colère.
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Je ne verserais pas une larme pour les Profs.....
Prets à descendre dans la rue pour un oui pour un non.... incitant leurs éléves a faire de meme pour donner un peu plus de poids à leurs revendications corporatistes......
Le charivari qu’ils déplorent dans leurs classes est la résultante de leur enseignement appliqué depuis une trentaine d’années....
Alors de voir LEUR candidate poser les bonnes questions ça les rends amers....
Et cela nous donne cet article à lire.....
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Leur candidate dites vous ? Ca, c’est moins sûr. Personnellement ma tante et ses collègues par exemple, étaient majoritairement favorables au CPE l’année dernière et je vous fiche mon billet que tout ce petit monde de bien pensants doit pas beaucoup voter beaucoup à gauche. Que la plupart des jeunes profs soient des gauchistes, c’est possible. Mais une fois conforté dans leurs fonctions, beaucoup retournent leur veste dans le bon sens, celui des élites, vous inquiétez pas. Tiens, je suis sûr que Bayrou doit faire un carton dans le milieu enseignant.
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" par brouche (IP:xxx.x63.179.95) le 3 mars 2007 à 01H28
Il y a toujours une raison personnelle de haïr les profs : celui qui nous a coulé, qui nous a humilié, il y a et il y aura toujours un prof dans nos souvenirs étayant cette haine... Le métier a ceci de particulier qu’il est le centre de toutes les rancoeurs et échecs personnels. On échoue à cause d’un mauvais prof et on réussie grace à ses capacités, c’est toujours la faute de l’autre, pas la sienne... (...) Le seul problème de l’école aujourd’hui est l’absence totale de SELECTION, faisant se cotoyer les débiles légers, les cas sociaux, les excités en tous genres, les désocialisés, avec les élèves ordinaires. "
— ->
Si ce n’était que ça... Vous pourriez rajouter également le fait que nous autres, travailleurs frustrés du privé, nous avons de bonnes raisons de haïr des gens qui devraient au moins s’estimer heureux d’avoir la sécurité de l’emploi et bien d’autres choses encore qui font que lorqu’on vous entends vous lamenter sur votre triste sort, cela réveille en nous ces vieilles névroses.
Votre psychologie grand public quand à elle, est assez révélatrice de l’état du mépris que manifestent celles et ceux qui se prennent pour les demi dieux d’un système qui soit disant leur devrait tout, envers les : « débiles légers, cas sociaux, excités en tous genres, désocialiséses », c’est à dire les prolos de demain et qu’ils prétendent pourtant défendre aujourd’hui en votant à la gauche de la gauche.
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« Votre psychologie grand public quand à elle, est assez révélatrice de l’état du mépris que manifestent celles et ceux qui se prennent pour les demi dieux d’un système qui soit disant leur devrait tout, envers les : » débiles légers, cas sociaux, excités en tous genres, désocialiséses « , c’est à dire les prolos de demain et qu’ils prétendent pourtant défendre aujourd’hui en votant à la gauche de la gauche. »
je me permet d’appeler un chat un chat, que cela vous choque, soit. Le système lui cause de remediation, cela vous convient mieux ? Remède donc maladie, vous préférez certainement appeler « mal-voyant » un « aveugle » et « technicien de surface » un « balayeur »...
Mais les faits sont là, tous les élèves sortant du CM2 aujourd’hui arrivent de GRE ou de FORCE en troisième, qu’ils comprennent ou pas. Le système est tellement perverti que, plus les élèves sont en difficultés, plus vite ils passent en section supérieure pour « s’en débarrasser », faute de pouvoir faire mieux.
Un élève de sixième qui ne sait pas calculer devra apprendre le calcul littéral, les équations produits, etc, avec le succès que l’on connaît...
Ce n’est pas moi qui scolarise les enfants dans le privé, ce sont les parents qui fuient le public pour que leurs enfants aient des cours de 55 minutes et non pas de 30 minutes, avec 25 minutes d’appel au calme, au mieux...
Où sont scolarisés les enfants des classes moyennes-supérieures et supérieures ? Pas dans le public, sauf si ce dernier s’appele Henri 4, Janson de Sailly ou équivalent...
Les futurs prolos comme vous dites sont aujourd’hui enfermés dans des ghettos ethniques et sociaux. Pratiquement plus aucun enfant de prolo n’arrive à intégrer une classe prépa ou équivalent. L’absence de sélection au collège aboutit à une sélection sociale de masse.
Le plus grand mépris que l’on a envers les élèves dit en difficulté, c’est de leur dire, on va « remédier », t’administrer un « remède » pour que tu deviennes « normal ». La haine profonde du « différent » s’exprime violemment ici. Tous pareils, tous identiques, tous dans le même moule, les têtes qui sortent du lot sont intégrées de gré ou de force comme on l’entend dans les discours moralisant des candidats à la présidentielle : « retour aux valeurs » et lesquelles ? « retour à la morale » et laquelle ? ou mieux éducation militarisée...
Avec le résultat d’aujourd’hui : une sélection hypocrite via des « options multiples et variées » connues des seuls initiés : ici le japonais, là le russe, ailleurs l’allemand ou le grec. Des options réservées aux seuls initiés, une sélections cachée non comprise par les prolos comme vous dites...
La véritable raison de l’absence de sélection est FINANCIERE, les filières coûtent cher, leur suppression sous des motifs pédagogistes est en fait une simple volonté d’économie budgétaire, l’Etat donne autant à tous, donc moins à ceux qui ont moins.
C’est que ça coûte cher les filières telle les 4ème technos : 20 élèves maximum, des heures de technos, c’est plus cher qu’un cours fait au tableau avec une craie dans une classe de 35 élèves avec une bonne partie des élèves largués et révoltés au bout de plusieurs années a être resté assis sur une chaise sans rien comprendre à rien...
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Il y a toujours une raison personnelle de haïr les profs : celui qui nous a coulé, qui nous a humilié, il y a et il y aura toujours un prof dans nos souvenirs étayant cette haine...
Le métier a ceci de particulier qu’il est le centre de toutes les rancoeurs et échecs personnels. On échoue à cause d’un mauvais prof et on réussie grace à ses capacités, c’est toujours la faute de l’autre, pas la sienne...
En lisant nombre de commentaires, on entend les boniments de ceux qui auraient bien voulu être prof et qui savent comment il faut faire avec les élèves : une anecdote par ci, une autre par là, des histoires, lire les livres, chacun y va de son truc génial que ces incompétents et fainéants ignorent. L’autre compare son enseignement parmi des volontaires dans un club de loisir avec l’enseignement obligatoire à des élèves qui n’ont PAS choisi d’être là. C’est dire le niveau de « bonnes intentions », de « y-a-qu’à », de « regardez ces profs comme ils sont nuls »...
Ensuite, il faut individualiser l’enseignement donné aux élèves. Alors calculons : pour 55 minutes de cours donnés à 30 élèves, l’individualisation aboutit à 1 minute et 50 secondes d’enseignement individualisé.
A moins que l’on ne fasse des groupes de niveaux, mais cela est CONTRAIRE au dogme pédagogiste de l’élève au centre du système éducatif. Théorie apppliquée et votée par la gauche plurielle de Jospin qui a supprimé les 4ème technologiques et autres filières selectives. Désormais tous ensembles jusqu’en troisième : de l’illétré au meilleur (qui choisi en général le privé pour être entre-soi).
Refusant de remettre en cause le dogme de l’élève au centre du système éducatif, dogme qui aboutit à la destruction de l’école publique (les meilleurs fuient dans le privé), Ségolène Royal et ses accolytes du PS individualisent l’aide à l’élève, c’est à dire que l’élève qui est en échec, qui déteste les maths (cas classique) se verra en faire encore plus pour rattraper son retard. En fait, pour haïr encore plus les maths -un retard est pratiquement irratrapable, puisque les meilleurs comprennent plus vite et donc progressent plus vite- .
La logique qui prévaut est celle-ci : tu détestes, tu bordélise les cours, on va t’aider, on va « remédier » (terme officiel) à ta maladie psychique en t’en donnant un peu plus. Avec les résultats connus : ceux qui ne foutent rien en cours, bordélisent complétement les heures de soutient...
Le seul problème de l’école aujourd’hui est l’absence totale de SELECTION, faisant se cotoyer les débiles légers, les cas sociaux, les excités en tous genres, les désocialisés, avec les élèves ordinaires.
Un mélange explosif, ingérable, même avec des « histoires », des « anecdotes » ou du soutient ou tout autre « individualisation »...
Seul le SAVOIR doit être au centre du système éducatif, causer du temps de travail des profs, c’est un écran de fumée pour ne pas causer du délabrement général de l’école causé par un dogme pédago-puérocentré qui oblige chaque élève à subir la même formation tout en pronant l’individualisation dans un seul et même moule sans que ce discours paradoxal ne dérange les grands pédagos qui décident à défaut de réflèchir.
Jospin, Allègre et Royal ont pour but de transformer l’éducation nationale en SERVICE MARCHAND à l’élève correspondant aux normes européennes ultralibérales de la libre concurrence non faussée de l’Europe pour pouvoir privatiser complètement l’éducation. La droite applaudit, cela remplit les écoles privées.
Qui veut la mort de l’éducation nationale ? Celui qui cause temps de travail des profs pour cacher la finalité de ses propres réformes...
L’école est en danger de mort, les socialistes veulent sa graisse, c’est à dire son FRIC en dégraissant le MAMMOUTH...
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 12:45
Vous soulevez des problèmes qui sont au coeur de l’enseignement (même s’il me paraît abusif de mettre la responsabilité sur un parti politique seul). En revanche, je ne peux vous laisser dire que le « meilleur [...] choisit en général le privé pour être entre-soi. » Dans mon établissement (privé sous contrat), il n’y a pas de sélection, ce qui n’est pas le cas du « meilleur » établissement de l’académie toulousaine, Fermat, lycée public de centre-ville hyper sélectif.
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Fermat à Toulouse est un cas particulier équivalent à Louis Le grand à paris ou Henri IV. C’est le lycée des prépas scientifiques très bien côté.
Je ne cause pas des exceptions élitistes du public qui ne font que confirmer la règle générale aujourd’hui en vigueur : les meilleurs vont dans le privé pour éviter les collèges et lycées poubelles du public.
Quelques exceptions, aussi grandioses soient-elle ne changent rien à la réalité du terrain de l’école publique : l’absence totale de filière sélectives entraine non une mixité sociale mais un ghetto social et souvent ethnique.
Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui les écoles privées sont synonymes d’excellence -non pas que les profs y soient meilleurs- les élèves y sont choisis, triés et exclus vers le public s’il le faut...
Le privé peut exclure quand il le veut un élève en le plaçant dans le public qui a l’OBLIGATION d’ACCUEILLIR TOUS LES ELEVES, lorsque c’est un LIBRE CHOIX pour le PRIVE. Ne comparez pas les carottes et les poireaux merci...
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chers collègues enseignants, on nous propose de nous garder 35h dans l’établissement pour que nous fassions nos heures effectives. genial ! sautons sur l’occasion ! on pourra se repasser les films des cameras de surveillance pour voir si on passe bien à l’écran. quand on rentrera le soir , on se dira « chouette ! » j ai pas de boulot ce soir, je peux aller faire la fete. plus de journée comme mon mercredi dernier où j’ai fait 12h d’affilée, avec boulot le soir parce qu’il fallait absolument que je rende un travail le lendemain. si on a du travail en retard, tant pis ! respectons les 35h.
comme 35h ,ca fait quand meme beaucoup moins d’heures que ce qu’on fait normalement, on donnera moins de travail personnel à nos eleves, on aura moins de corrections à faire, les gamins ne connaitront plus leurs fautes mais ça on s’en fout parce qu’on aura fait nos heures ; et puis comme on n’aura pas le temps non plus de se remettre en cause et de faire les adaptations nécessaires à nos cours, on leur fera directement lire le manuel. ca ira plus vite ! et puis, plus de reunions de parents d’élèves , ou de reunions qui se terminent à 20h30 ! l’heure c’est l’heure ! on respectera aussi consciencieusement les pauses du matin ou du midi, au lieu d’être convoqués pendant nos pauses à d’autres reunions. le pied quoi !
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ah oui, j’oubliais, plus de travail le week end ! on pourra partir tranquillement tous les week end sans pb, au lieu d’etre obligé de rester bosser ses cours, ses corrections...
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à brouche,
Je suis d’accord avec le début de votre article, mais ne soyez pas si dur avec les élèves. C’est pas de leur faute, (les débiles, les faibles, les exités...)c’est la faute du système qui les a placés là, et il faut bien les aider. ou bien c’est la faute de leur milieu qui est incapable de les éduquer. Ils sont jeunes, ils ont le droit d’avoir leur chance eux aussi.
le problème c’est qu’on alourdit les missions de l’école et qu’on lui demande de résoudre tous les pbls de société.
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Ce n’est pas moi qui suis dur avec les élèves, c’est l’ABSENCE de SELECTION qui place de fait un nombre conséquent d’élèves en situation d’échec. Un échec qui leur fait « péter les plombs » et pour cause, comment peut-on rester assis sur une chaise sagement pendant 4 ans au collège sans rien piger à rien avec des adultes qui vous causent -système d’aide et de remédiation oblige- comme a des malades mentaux. Dans le mot remédiation, il y a le mot « remède », donc maladie. C’est déjà une première violence.
Le système oblige ces élèves à suivre des cours qu’ils ne peuvent comprendre en ayant pris soin de supprimer toutes les filières alternatives -telle les 4ème techno- qui permettaient à bon nombre d’entre eux de vivre correctement leur scolarité.
La violence du discours pédago-puérocentré est telle que l’on n’entend même pas le désir de l’élève de voir autre chose, de vivre une autre scolarité, voire de suivre des cours en alternance. Il n’a pas le choix, il doit suivre le MOULE disent les pédagos, le même moule que les autres avec en plus, comme il a des difficultés, des heures supplémentaires.
Quelle torture psychologique que les pédagos font subir aux élèves. Il n’est pas étonnant que ces élèves pètent les plombs en s’attaquant au seul représentant de l’ordre social : le prof. Coup de couteau, coup de poing, au mieux insultes et incivilités...
Aider les élèves en difficulté, ce n’est pas en supprimant les 4ème technos et autres filières alternatives, c’est leur permettre de progresser en partant de leur possibilités et de leur réalité. Les 4ème technos éduquaient très bien les élèves, depuis leur suppression au nom d’un égalitarisme mal compris qui confond égalité des droits avec égalité des capacités, a amené à la situation actuelle.
Oui, l’urgence est au rétablissement d’une sélection dès le collège qui prend en compte les élèves plutôt qu’un même moule pour tous...
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Aurélia Lemonnier
4 mars 2007 23:05
« Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui les écoles privées sont synonymes d’excellence -non pas que les profs y soient meilleurs- les élèves y sont choisis, triés et exclus vers le public s’il le faut... »
Et vice-versa, figurez-vous ! Quand ils sont virés du public, ils aterrissent dans le privé. Le temps de l’hyper sélection est révolu.
Il semblerait cependant que, dans la majorité des cas, le suivi de l’élève soit plus important : dans mon établissement, chaque nouvel élève doit accompagner ses parents à un entretien avec le chef d’établissement où il est informé du règlement qu’il signe ainsi que ses parents. Le personnel non-enseignant de vie scolaire est très présent, les élèves ne sont jamais livrés à eux mêmes et si nous avons une absence dans la journée, il faut donner du travail aux élèves qui vont en étude au cas où un collègue ne pourrait les prendre (cas fréquent). L’investissement dans d’autres activités de l’établissement (centre de loisirs associé à l’école et au collège, etc.) est plus que conseillé. On nous encourage également à gérer au maximum les sanction (on reste ainsi en classe durant la récré avec des élèves qui ont jeté des projectiles pour leur faire ramasser les papiers, on les prend 1 heure en colle sur une de nos heures libres, etc.) Malgré tout cela, nos élèves sont loins d’être toujours faciles, mais il est vrai que lorsque l’équipe fait bloc, l’indiscipline est plus gérable.
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« »(les débiles, les faibles, les exités...)« »
Sylvia, dans le social on dit : les déficients intellectuels ou retardés mentaux pas les débiles). On dit les désavantagés pas les faibles et on dit les hyper actifs pas les exités.
Parce que connaît-tu la différence entre exité et énervé.
Ben, au début ma femme, elle m’exitait mais maintenant au bout de 20 ans elle... m’énerve !
Bon c’était juste un peu d’humour sur un sujet sérieux.
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shangrilla
3 mars 2007 01:30
Mais pourquoi tous ceux qui critiquent les enseignants en prétendant que ce sont des féneants ne le deviennent pas eux même. Quand j’entends des ingénieurs envieux des enseignants je ris. Ca ne doit pas être difficile de se reconvertir pour profiter des 2 mois de vacances. D’autre part, le métier de prof et d’instit a fonctionné de cette manière depuis des lustres et personne n’a lancé de polémique la dessus. Malgré tous ces « avantages » peu d’hommes ont eu la « vocation » pour s’engager dans un métier qui reste d’ailleurs très féminisé. Ce fût encore le cas en 2002. Vous vous souvenez des spots TV pour recruter des profs ? Alors pourquoi tout ce vent ? Manipulation politique ou intérêts particuliers à définir ?
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« Quand j’entends le mot prof, je sors mon revolver ! »
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shangrilla
3 mars 2007 14:11
Je suis pour la décolalisation de L’éducation nationale en Chine. Comme çà, çà coutera moins cher à tous ceux qui travaillent beaucoup et le problème sera résolu une fois pour toute.

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Si c’est si dur et si peu récompensé d’être prof, pourquoi, vous, ne faites vous pas autre chose ?
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C’est de plus en plus le cas, il y a pénurie de profs scientifiques...
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Aurélia Lemonnier
4 mars 2007 23:13
Pourquoi ne pas changer de métier ? Ne vous est-il pas venu à l’esprit qu’on l’aime, ce métier ? Malgré sa difficulté, il apporte de nombreuses satisfactions : transmettre à d’autres ce que l’on aime, aider quelqu’un à progresser, à trouver sa voie...
Cela dit, il vaut peut-être mieux se réorienter le jour où l’on a moins d’énergie car on ne peut alors plus tenir la classe, ça devient ingérable !
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Antoine Christian LABEL NGONGO
3 mars 2007 08:11
Aurélia, bonjour !
Je comprends la situation des enseignants d’autant plus que j’ai la formation et qu’apèrs avoir fait mon stage en collège, j’ai préféré arrêter ma carrière et me lancer dans une autre institution de la fonction publique. J’ai formé et je reviendrais dans la formation dans quelques années. Tu ne me feras pas croire que les profs préparent les cours en permanence. Soyons sérieux : des cours préparés peuvent servir et re« servir de nouveau et même sur deux ou trois années avec des petites modifications. Donc arrêtons de geindre. Il faut reconnaître que le corps enseignant est privilégié et qu’il ne veut pas »qu’on« fourre son nez dans ses affaires. Je plaindrais juste les enseignants »horaires« , eux, galèrent. Ils doivent effectuer un certain nombre d’heures pour percevoir un salaire raisonnable. Donc , je t’en prie, ne vous fais pas passer pour des malheureux quidams. Je ne vais pas vous plaindre. La seule chose que je reprocherais à l’Etat, c’est de vous faire jouer le rôle de »parents« , alors que beaucoup d’individus dans notre pays qui se prétendent »parents" n’assument pas leur rôle d’éducateur et abandonnent leurs enfants. Les enfants sont utilisés par certains juste comme une source financière (apport des allocations familiales). C’est juste le terrain sur lequel je suis de tout coeur avec les enseignants, ils ne sont pas là pour effectuer le travail des mauvais parents, j’entends ceux qui ont démissionnés.
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A toutes fins utiles, je vous signale qu’il y a un article sur les profs, dans libé en ligne.
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travaillant intensément dansl’en (non non rassurez vous je ne suis pas prof) j’ai pu voir dans plusieurs établissements tous les types de profs , leur investissement etc...
pour moi les 2 problemes sont
- la démission des parents
- le controle des enseigants (ipr, ien.. postes administratifs et donc soumis à la dérive carrièriste et nefficace de toute administration (a laquelle il faut ajouter le manque de sanction concrete / à la façon d’enseigner des profs/instits) la démission des parents.. tout le monde voit ce dont il s’agit.. les profs n’ont pas pour but (et pourtant c’est une de leur tache principale) de faire la police dans leur cours. d’ou le succes des ecole sprivées.. les parents derriere payent alors le reporte sur leur enfant qui se conduit plu sassiduement. prendre cette tache enorme en compte + interessez les eleves au contenu, à la matiere + leur apprendre les méthodes de travail, à réfléchir.. la liste de satches est longue.. et se trouve multipliée par le nombre d’enfants... car chacun à sa manière d’apprendredans l’en donc il y a la meme proportion sensiblement de :
- personnes investies dans leur boulot en faisant plus que ce qu’il ne devrait par passion (10% ?)
- personnes faisant bien leur boulot 60%
- personnes assurant le minimum 10-20%
- personnes ne fichant rien et ayant la carriere « vacances » 10-20% qui est une spécificité EN mais administrative égalementcomment controler tout ca ? sacahnt que les inspecteurs de l’EN préviennent de leur arrivée.. assistent a un cours exemplaire ou non et meme si c’est non.. ne reviennent pas car débordés
cela donne un sentiment d’impunité pour les 20% et d’injustice pour les « bons »
non je ne stigmatise pas le smauvais profs..
c’est a nous de changer la maniere de les controler, de les detecter et de leur prier de partir s’ils n’ont pas la vocation d’enseigner..
c’est a mon avis le principal probleme de l’EN..
et .. non.. je ne vote pas sarko..
mais pour autant .. la repression doit s’exercer quand les gens depasse le slimites de la loi ou ne remplissent pas le s conditions ..
sans pour autant creer des cdd pour tout le monde ou pire des cne cpe..
en ce moment les directives tendent a faire du principal dun college un mini chef d’entreprise.. mais au niveau contenu il n’a aucune prise sur les profs sauf les faire controler par l’ipr mais un principal avec des profs en cne.. n’en abuserait il pas ?
il faudrait un cdi (enfin l’equivalent dans la fonction publique) mais avec des sanctions mieux définies et un controle renforcé et une fin de contrat possible
ou alors faut il renforcer la sélection ?? car.. les ifum.... merci bien ...
ils n’évaluent pas la pédagogie, ni l’investissement mais les connaissances uniquement. ils ont un moule dans lequel passent certaines personnes n’ayant rien a faire là...
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 12:54
C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi le privé : le rapport avec la hiérarchie est différent (le chef d’établissement nous recrute, ils se téléphonnent entre eux, on nous connaît jusqu’en haut de la hiérarchie) et cela permet de réduire le pourcentage de ceux qui voudraient se la couler douce ! Attention, je ne suis pas en train de dire que mes collègues du public sont des je-m’en-foutistes, simplement que les fainéants sont mieux contrôlés dans le privé.
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shangrilla
3 mars 2007 14:21
« c’est a nous de changer la maniere de les controler, de les detecter et de leur prier de partir s’ils n’ont pas la vocation d’enseigner.. »
Au nom de quoi faudrait-il avoir la vocation d’enseigner ? Enseigner est activité rémunératrice comme une autre. C’est tout. Aujourd’hui j’enseigne, demain je fais de l’entretien d’espaces publics. C’est du pareil au même. Quel que soit le travail, il faut le faire correctemtent. Il n’ y a qu’en France où enseigner est considéré comme une vocation et un sacerdoce à vie. En Grande Bretagne par exemple, sont rares les enseignants qui exercent plus de 5 ans d’affilé. Il viennent, vont et reviennent.
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zen
4 mars 2007 12:30
« Attention, je ne suis pas en train de dire que mes collègues du public sont des je-m’en-foutistes, »
Vous l’avez dit quand même !..Ah !dr Freud...
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« par shangrilla (IP:xxx.x94.205.133) le 3 mars 2007 à 14H21 »c’est a nous de changer la maniere de les controler, de les detecter et de leur prier de partir s’ils n’ont pas la vocation d’enseigner.."
Au nom de quoi faudrait-il avoir la vocation d’enseigner ? Enseigner est activité rémunératrice comme une autre. C’est tout. Aujourd’hui j’enseigne, demain je fais de l’entretien d’espaces publics. C’est du pareil au même. Quel que soit le travail, il faut le faire correctemtent. Il n’ y a qu’en France où enseigner est considéré comme une vocation et un sacerdoce à vie. En Grande Bretagne par exemple, sont rares les enseignants qui exercent plus de 5 ans d’affilé. Il viennent, vont et reviennent."
quand je parle de vocation d’enseigner c’est faire passer un savoir aux eleves.. leur apprendre a apprendre... ^pas se contenter d’une presence et d’un cours fait pour bien coller aux programmes et qu’on ait rien a nous reprocher... pas une vocation qui pousserait a faire des heures sup etc... ca .. pour certains elle est deja la
je dis que 10 a 20 % comme dans d’autres professions n’ont pas la motivation , ne retirent aucun de plaisir a leur travail et a son cote relationnel... comme .. des profs d’universités.. d’amphis a 1000 eleves.. vous etes dans ce cas ? ou vous considerez qu’apres avoir donné votre cours et que les eleves l’ont entendu c fini et vous rentrez che zvous la conscience tranquille ? si c le cas vous faites votre travail snas vous investir... sans vraiment le faire quoi..
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Aurélia Lemonnier
4 mars 2007 23:20
Non, pas du tout, aucun lapsus ici, mais je savais que l’on penserait que le début de mon comm le sous-entendrait, donc je répondais par avance. A l’IUFM, tout le monde est mélangé et j’ai travaillé avec des stagiaires qui sont maintenant profs dans le public où j’ai aussi des amis : je n’ai absolument jamais constaté de différence d’investissement. Je le répète, casser mes collègues n’est pas mon propos. On peut ensuite ne pas partager ma pensée sur la différence entre les deux systèmes, mais la digression serait trop longue et il vaudrait mieux écrire un autre article.
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Aurélia Lemonnier
4 mars 2007 23:23
Je pense qu’il est difficile d’enseigner sans vocation, justement parce que l’investissement demandé est énorme et que l’on n’en retire pas de récompense financière mais humaine.
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ah oui j oubliais : les cameras de surveillance , vont bien verifier, comme dans toutes autres entreprises, que nous travaillons non stop pendant les 35h . ouh là là les profs faineants ils seront vite repérés !! comme dans les autres métiers d ’ailleurs où on repère très vite grâce aux caméras de surveillance ceux qui bossent leurs trente cinq heures non stop et les fainéants ! nous quand on aura fini une correction de copies, on enchainera sur du soutien, puis preparation de cours, puis cours. tout ca non stop. on ne fera pas semblant de bosser de temps en temps,diantre !
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La période d’enseignement s’étend au maximum sur 36 semaines (rappel : l’année en compte 52), moins dans les collèges à cause du brevet, de l’orientation en fin de 3ème, beaucoup moins dans les lycées à cause du bac, de l’orientation en fin de 2nde).
La durée hebdomadaire du travail (pendant les semaines de cours) est extrêment inégale, entre les profs qui n’ont ni préparation, ni correction et ceux qui sont effectivement accablés de copies.
La rémunération est elle aussi extrêment variable. Le prof de prépa ou de BTS appartient clairement à une autre catégorie que l’instit (pardon, le prof des écoles).
On ne peut donc pas généraliser. La plupart des profs sont cependant plutôt désabusés, ne savent plus très bien quelle est leur mission.
En ce qui me concerne (mais je suis conscient que beaucoup ne sont pas de mon avis), le défaut vient de notre système, trop centralisé, où toutes les décisions importantes sont prises par le mammouth (l’inspection générale, hélas !), sans écouter suffisamment les acteurs de première ligne (les profs, donc) et les usagers (les parents). Tant qu’on n’aura pas des écoles et des universités réellement autonomes, le système continuera à aller au hasard, influencé par les lubbies de l’inspection générale et sous la pression des corporatismes.
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" par brouche (IP:xxx.x63.179.95) le 3 mars 2007 à 01H28
Il y a toujours une raison personnelle de haïr les profs : celui qui nous a coulé, qui nous a humilié, il y a et il y aura toujours un prof dans nos souvenirs étayant cette haine... Le métier a ceci de particulier qu’il est le centre de toutes les rancoeurs et échecs personnels. On échoue à cause d’un mauvais prof et on réussie grace à ses capacités, c’est toujours la faute de l’autre, pas la sienne... (...) Le seul problème de l’école aujourd’hui est l’absence totale de SELECTION, faisant se cotoyer les débiles légers, les cas sociaux, les excités en tous genres, les désocialisés, avec les élèves ordinaires. "
— ->
Si ce n’était que ça... Vous pourriez rajouter également le fait que nous autres, travailleurs frustrés du privé, nous avons de bonnes raisons de haïr des gens qui devraient au moins s’estimer heureux d’avoir la sécurité de l’emploi et bien d’autres choses encore qui font que lorqu’on vous entends vous lamenter sur votre triste sort, cela réveille en nous ces vieilles névroses.
Votre psychologie grand public quand à elle, est assez révélatrice de l’état du mépris que manifestent celles et ceux qui se prennent pour les demi dieux d’un système qui soit disant leur devrait tout, envers les : « débiles légers, cas sociaux, excités en tous genres, désocialiséses », c’est à dire les prolos de demain et qu’ils prétendent pourtant défendre aujourd’hui en votant à la gauche de la gauche.
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« Votre psychologie grand public quand à elle, est assez révélatrice de l’état du mépris que manifestent celles et ceux qui se prennent pour les demi dieux d’un système qui soit disant leur devrait tout, envers les : » débiles légers, cas sociaux, excités en tous genres, désocialiséses « , c’est à dire les prolos de demain et qu’ils prétendent pourtant défendre aujourd’hui en votant à la gauche de la gauche. »
je me permet d’appeler un chat un chat, que cela vous choque, soit. Le système lui cause de remediation, cela vous convient mieux ? Remède donc maladie, vous préférez certainement appeler « mal-voyant » un « aveugle » et « technicien de surface » un « balayeur »...
Mais les faits sont là, tous les élèves sortant du CM2 aujourd’hui arrivent de GRE ou de FORCE en troisième, qu’ils comprennent ou pas. Le système est tellement perverti que, plus les élèves sont en difficultés, plus vite ils passent en section supérieure pour « s’en débarrasser », faute de pouvoir faire mieux.
Un élève de sixième qui ne sait pas calculer devra apprendre le calcul littéral, les équations produits, etc, avec le succès que l’on connaît...
Ce n’est pas moi qui scolarise les enfants dans le privé, ce sont les parents qui fuient le public pour que leurs enfants aient des cours de 55 minutes et non pas de 30 minutes, avec 25 minutes d’appel au calme, au mieux...
Où sont scolarisés les enfants des classes moyennes-supérieures et supérieures ? Pas dans le public, sauf si ce dernier s’appele Henri 4, Janson de Sailly ou équivalent...
Les futurs prolos comme vous dites sont aujourd’hui enfermés dans des ghettos ethniques et sociaux. Pratiquement plus aucun enfant de prolo n’arrive à intégrer une classe prépa ou équivalent. L’absence de sélection au collège aboutit à une sélection sociale de masse.
Le plus grand mépris que l’on a envers les élèves dit en difficulté, c’est de leur dire, on va « remédier », t’administrer un « remède » pour que tu deviennes « normal ». La haine profonde du « différent » s’exprime violemment ici. Tous pareils, tous identiques, tous dans le même moule, les têtes qui sortent du lot sont intégrées de gré ou de force comme on l’entend dans les discours moralisant des candidats à la présidentielle : « retour aux valeurs » et lesquelles ? « retour à la morale » et laquelle ? ou mieux éducation militarisée...
Avec le résultat d’aujourd’hui : une sélection hypocrite via des « options multiples et variées » connues des seuls initiés : ici le japonais, là le russe, ailleurs l’allemand ou le grec. Des options réservées aux seuls initiés, une sélections cachée non comprise par les prolos comme vous dites...
La véritable raison de l’absence de sélection est FINANCIERE, les filières coûtent cher, leur suppression sous des motifs pédagogistes est en fait une simple volonté d’économie budgétaire, l’Etat donne autant à tous, donc moins à ceux qui ont moins.
C’est que ça coûte cher les filières telle les 4ème technos : 20 élèves maximum, des heures de technos, c’est plus cher qu’un cours fait au tableau avec une craie dans une classe de 35 élèves avec une bonne partie des élèves largués et révoltés au bout de plusieurs années a être resté assis sur une chaise sans rien comprendre à rien...
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Le système lui cause de remediation, cela vous convient mieux ? Remède donc maladie,
La maladie, c’est cette politique débile de sur-natalité généreuse en prestations sociales qui fait que dans les banlieues, de nombreuses filles, elles mêmes en grande difficulté la plupart du temps se retrouvent à la tête d’une tripotée de gamins en quelques années, incapables de les élever correctement. Et le remède c’est de donner toujours plus de moyens à l’éducation nationale pour faire le boulot d’éducateur qui n’était pas sa vocation à l’origine. Et vous, vous votez pour eux ...
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Quel rapport avec mon commentaire ?
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en tant que prof de maths je fais au minimum 45h par semaine et souvent plus. encore un qui parle sans savoir
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Allez zou comme les profs ici sont tétus je reprends...
L’exemple de notre ami Fabien Instit à 27 heures de cours/semaine... Donc Fabien fait 27 heures par 37 semaines de classe dans l’année : 999 heures... à l’année
Un 35 heures travaille 1600 heures à l’année...
Donc vous avez 600 heures de travail à fournir pour arriver à la mm comparaison...
alors même si on vous « obligeait » travailler 35 heures il vous resterait 300 heures de travail en moins ....
Alors arrêtez de pleurer sur le fait que vous travaillez à la maison le WE etc..... vous travaillez (en rajoutant ces heures à la maison) largement moins que n’importe quel temps complet....
Pleurez pas sur vos salaires, et arrêtez de nous bassiner... TOUS les boulots ont leurs contraintes !
Donc article cachant les bonnes infos, histoire de nous faire larmoyer sur un temps de travail excessif... il faut juste donner les bonnes infos !
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Vous êtes débile ou quoi ? On vient de vous expliquer quelle est la longueur de préparation d’un cours. Et ceux qui font trente-cinq heures peinards dans un bureau ne sont pas sur une estrade devant un public récalcitrant, que n’entrave plus du tout le moindre respect ou peur de la sanction !
Pour répondre aux problèmes, plus sérieux, abordés plus haut, je ne vois qu’une façon de casser les ghettos scolaires, c’est le « busing » pour assurer que chaque classe soit équilibrée en termes de composition sociale et ethnique. Quand les cailleras ne seront que deux ou trois par classe de 35 bouffons m’est d’avis que les problèmes de discipline se résoudront d’eux-mêmes. Mais comme toujours, en France, le problème n’est jamais la loi mais son application.
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erreur grave mon cher Armand, vous n’avez jamais vécu dans un citée ? moi si et je peux vous dire que 2 ou 3 « cailleras » au milieu de milliers d’honnetes travailleurs suffisent pour foutre le bordel !! alors dans une classe .... (d’ailleurs je pense pas qu’il y ait plus de 2 ou 3 gosses terribles par classe dans le système actuel)
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Courouve
4 mars 2007 13:29
La solution ne consiste pas à faire entrer la police dans les établissements scolaires, mais bien plutôt à en faire sortir définitivement les « cailleras ».
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en relisant bien, le seul fabien ici, c’est moi, celui qui parle de ses 27h s’appelle « ip » ( ::))et est instit. moi je n’ai pas du tout dit dans mes articles précédants que je faisais 27, j’ai dit que parfois je suis à 60h, sinon plus généralement à 45h ou 50. j’ai dit aussi que si on me mettait aux 35h , je n’aurais plus assez de temps pour travailler et donc je pourrai moins aider mes élèves !!!
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Justement, j’habite une cité... Mais chez nous tout (presque)tout le monde fait bloc quand il y a un problème. En général, il n’y a que quelques terreurs, mais beaucoup d’indifférents, de terrorisés, ou qui sont de connivence. Et de toute façon, avec un véritable brassage ces quelques ’mauvais" seront tellement noyés dans la masse qu’ils seront réduits à l’impuissance.
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absolument pas, mon expérience personnelle (qui vaut ce qu’elle vaut, n’est-ce pas Fabien !) m’indique que les 2-3 imbéciles pourrissent totalement tout (les taggs, les voitures dégradées, les vols dans les caves, les pbs la nuit..-bruit et drogue dite douce) il n’en faut pas plus ! évidemment certains font face mais ceux-là ne restent pas très longtemps -plus de courrier et dégradation systématique de leurs biens ! donc le malheur c’est que l’indifférence fait rage de peur d’une réaction ! et oui c’est triste mais c’est la réalité crue de cette cité ...
mais c’est hors sujet il me semble...
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« »Vous êtes débile ou quoi ? On vient de vous expliquer quelle est la longueur de préparation d’un cours. Et ceux qui font trente-cinq heures peinards dans un bureau ne sont pas sur une estrade devant un public récalcitrant, que n’entrave plus du tout le moindre respect ou peur de la sanction !« »
Je ne vous ai pas insulter (mais à part avoir employé le verbe « bassiner ») alors restez correct...
Le titre de l’article c’est « le temps de travail des enseignants » donc on recentre le sujet ok ? (A propos les gens qui travaillent 35 heures ne le font pas forcément derrière un bureau
)Donc Ok il faut préparer les cours, corriger etc... Mais comme je l’ai montré dans un cas précis il y a 600 heures de travail rénumérés (si on veut comparer horaires annuels-salaires annuels enseignants-travailleurs privés) pour le faire.... Donc stop !
OH vous croyez qu’enseignant c’est 24000 euros nets/an avec 15 semaines de vacances et 15 heures de cours pendant les autres semaines ? votre salaire comprend les dites heures de cours + la préparation.... et ces deux charges de travail réunies, je vous montre que vous en foutez pas plus que les autres, donc stop les plaintes...
Alors le débile c’est qui ?

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J’ajouterai qu’il existe quantité de professions qui entrainent un travail, une reflexion, une préparation, voir simplement un stress en amont mais également en aval, tout un travail de récupération physique et/ou psychologique et qui lui non plus n’est pas rémunéré. Peu nombreux sont les salariés qui effectuent réellement 35h puis rentre chez eux comme si de rien n’était et passent directement à autre chose. Bref, je ne pense pas qu’enseignant soit une exception, loin de là. Et je ne pense pas non plus être le seul à avoir eu des profs qui profitaient d’un devoir ou un travail de recherche à effectuer en cours pour corriger leurs copies.
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Toujours à côté de la plaque:il n’y a pas un nombre fixe d’heures pour préparer un cours, tout comme une heure sur scène pour un comédien ne rend absolument pas compte des heures de préparation et de répétition. Et comme je l’ai répété plusieurs fois, comparez les professions à qualification égale. Les années d’études, la difficulté des concours font qu’il est absurde de comparer un enseignant à un caissier. Objectivement, les salaires des enseignants en France sont environ la moitié ou le tiers des salaires en GB ou aux USA (et pas seulement des enseignants, un Bobby londonien gagne nettement plus qu’un sergot parisien, et le chauffeur de bus à impériale démarre allègremnet à 3000E par mois). Quant à moi,je n’ai pas du tout les mêmes problèmes de discipline dans le supérieur que dans le privé, mais mes proches pourront témoigner (et râler) je passe largement dix heures par jour sur mon travail, car en plus des préparations de cours on est tenu de consacrer la moitié de ses activités à de la recherche. Et les fameuses vacances (de moins en moins longues d’ailleurs, car la semestrialisation a fait dédoubler le nombre d’examens, inscriptions, réunions, etc.) sont souvent studeuses.
Bien entendu, comme dans toute profession, il y a des personnes qui foutent le strict minimum et qui arrivent à ne pas se faire prendre. Mais là il ne s’agit même pas de législation mais, comme souvent en France, de la volonté de l’appliquer.
Connaissez-vous par exemple la règle des « trentièmes indivisibles », pondue pour casser les mini-grèves dans la fonction publique ? ça veut dire que pour toute carence attestée, ne serait-ce que d’une heure, on a le droit de vous sucrer l’intégralité du salaire quotidien. Eh oui, impensable dans le privé
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" Objectivement, les salaires des enseignants en France sont environ la moitié ou le tiers des salaires en GB ou aux USA (et pas seulement des enseignants, un Bobby londonien gagne nettement plus qu’un sergot parisien, et le chauffeur de bus à impériale démarre allègremnet à 3000E par mois). (...) Connaissez-vous par exemple la règle des « trentièmes indivisibles », pondue pour casser les mini-grèves dans la fonction publique ? ça veut dire que pour toute carence attestée, ne serait-ce que d’une heure, on a le droit de vous sucrer l’intégralité du salaire quotidien. Eh oui, impensable dans le privé "
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Et dans le privé quand vous leur racontez ça, ils doivent se marrer non ? Mais si vous y tenez vraiment, on peut vous faire basculer dans le privé, c’est pas un problème. Là vous pourrez prétendre aux même salaire que vos homologues américains et britanniques mais je suis pas vraiment sûr que ça vous plaise ; parce que s’ils gagnent plus, c’est aussi parce qu’ils travaillent plus et sont soumis à des obligations de résultats. Ils vous ont pas prévenu à l’iufm que l’éducation nationale payait mal ?
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Si j’en crois ce site, les enseignants Anglais ne gagnent pas plus que leurs homologues Français contrairement à ce que vous affirmez, exepté peut être en début de carrière :
http://www.linternaute.com/actualite/savoir/06/champions-ecole/enseignants.shtml
On s’aperçoit également que la France n’est pas trop mal placée et qu’elle est tout à fait dans la moyenne des pays de l’union et je suis sûr que si on ramenait ça aux nombres d’heures travaillées, on s’en sortirait même plutôt bien.
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Merci du lien, mais il s’agit d’une moyenne. En GB il y a une grande partie modulable avec des primes en cas de « target achievements ». Mais il est vrai que je songeais surtout aux salaires dans le supérieur.
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N’importe quoi. Les établissements dont je parle en GB et aux USA sont également publics. Et les contraintes sont à peu près les mêmes qu’en France. Mais je crois qu’il y a un malentendu : comme je suis professeur des universités, je n’ai jamais été à l’IUFM et mes remarques sur les salaires cocnernent surtout ma catégorie (chacun voit midi à sa porte). Mais franchement, je trouve que dans le secondaire c’est mal payé pour affronter les sauvageons actuels. Comme c’est mal payé dans la police aussi. D’ailleurs, je proposerais plutôt de recycler les ’jeunes’ retraités de l’armée (de préférence légionnaires-parachutistes) pour dégrossir l’actuel public dans les écoles de banlieue. Et une fois le dressage accompli, on pourra enfin laisser les délicates jeunes filles que forment les IUFM faire leur travail...
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dans ce cas là comparer un salaire d’un prof. d’université en france et au USA est impossible ! certes un chercheur américain gagne beaucoup plus mais il existe très peu de postes « à vie », cela marche par contrat ! et en plus ils doivent payer leur assurance maladie et autres... (soit plusieurs milliers de dollars par moi en fonction de votre famille)
bref difficile de mélanger carottes et navets...
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Il y a en effet beaucoup de précaires aux USA, parfois très mal payés (avis à ceux qui s’imaginent qu’en s’expatriant c’est mieux ailleurs). Et il y a de grandes disparités par matière enseignée. Mais dans une grosse université publique (style Rutgers au NJ) les salaires sont le double, au moins, des salaires français, et le package de l’assurance est compris. Même avec un euro à 1 dollar 30.
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@ L’auteur,
Quand j’étais au collège il n’était pas rare que les profs non donnent des devoirs jusqu’à 1 heure du matin ou bien ou bien de nous obliger à travailler un week end tout entier.
Beaucoup de gens sont daccord pour dire que les rythmes scolaires en France sont infernaux pour les élèves, je considère que pour les profs il en est de même.
Le principe du collège unique est une absurdité totale pour les élèves comme pour les enseignants, mais qui bloque tout les tentatives de réformes de ce système ?
On a assisté à une augmentation de la délinquence chaque année par tranche de 30 à 40 % , ce qui correspond exactement à ce que l’Education Nationale rejètte dans la société chaque année.
Un grand nombre d’élèves à l’arrivée en 6 ème sont déjà complètement paumés, pourtant le corp enseingnant ne veut surtout pas que ça change. C’est une véritable catastrophe nationale avec des effets désastreux à long terme, ce qui n’empêche pas les enseignants de nous faire des leçons de morale.
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Car vous croyez que tous les profs sont pour le collège unique ? Pour ma part de trouve absurde qu’on laisse passer en classe supérieure des élèves qui n’ont pas les rudiments de la langue, des maths, et un minimum de culture générale. Et pour les cas difficiles, là où il s’agit non d’éducation mais de dressage, il faudrait des établissements spécialisés. Je reconnais aussi qu’un jargon indigeste (notamment en Lettres) a rendu les études häïssables à beaucoup d’élèves, et qu’il faudrait enfin se débarrasser des pédagogies expérimentales lancées dans la foulée de 68. Mais je ne pense pas que la cadence soit infernale - quand j’étais lycéen, pour nous consoler, on nous faisait traduire un texte latin de Quintilien, « Le surmenage n’est pas à craindre pour les enfants ».
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On en tiens deux beaux quand même...
Fabien : 60 heures par semaine (sur combien de semaines au fait ? )... Combien d’heures de cours ? 15 20 heures ? et il vous faut 1,5 fois et demie de temps de préparation ? Allez zou facile de dire des betises...
Armand : les salaires GB ou US 50 % plus élevés.... OK c’est surement vrai, vous oubliez juste que pour avoir la même couverture sociale que nous, ça leur coûte surement très cher... C’est bien de comparer des pommes avec des choux... vous arriveriez surement à nous faire passer pour des bonnes poires !

Oui dans le privé la règle des « trentièmes indivisibles »... On peut pas faire grève !
(mais bon heuresement qu’il y a cette règle, sinon il y aurait surement grève tous les jours..)-
Et si tu lisais ce que j’ai écrit, ou je vais encore utiliser l’adjectif que tu trouves insultant. Pas 50% de plus aux USA ou GB, mais deux à trois fois plus. Et les bahuts ou universités dans ces deux pays offrent l’assurance sociale aussi. Alors si ces deux parangons du libéralisme paient des salaires analogues (considérés d’ailleurs comme fort modérés à niveau de qualification égale) c’est qu’il y a problème en France.
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et bein pas toujours le salaire au centre public de recherche en médecine de Bethesda ne comprend pas l’assurance maladie en réalité cela dépend des universités et des contrats
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relisez les differents articles que j’ai déjà mis avant, qui parlent par exemple, outre des preparations et des corrections, des réunions, du soutien gratuit .. ; il suffit de lire tous les articles cher monsieur
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c est intolérable !!!!
pourquoi est ce que je mentirai-je ? est ce que je me permettrai de dire que dans telle ou telle profession on ne travaille pas assez ???
je suis prof de maths depuis plus de 12 ans , je sais de que je parle !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! et ca m’arrive de travailler 60h par semaine, c’est une affirmation !!! par un mensonge !!!!
ASSEZ !!!
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Snikers69
5 mars 2007 12:40
Il ne faut pas généraliser, un professeur d’art plastique, honnêtement,il a du temps pour lui ! Ce n’est pas noter une cinquantaine de dessins qui vont lui prendre le week end entier. Je reconnais qu’une copie de Français ou d’Histoire demande beaucoup plus de patience, moi même étant élève je sais combien les devoirs peuvent être long et plat...pas façile quand il y en a 50 comme ça !

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- « D’abord, un enseignant n’est payé que 10 mois (le salaire est ensuite annualisé) »
- Veinards ! Si on divise le salaire annuel par 10 cela fait de trés belles payes (lol) ! Mais par rapport aux 5 semaines de congès du Vulgus pecum ne vous plaignez pas !- « Posséder un savoir universitaire est loin d’être suffisant, car il faut ensuite trouver le moyen de le transmettre à des élèves pas forcément enthousiastes »
- Parfaitement vrai ! Ce qu’il faut c’est de la pédagogie. Je ne vois d’aillleurs pa pouraquoi il faut un tel niveau d’études pour enseigner en primaire alors que le véritable problème, complétement négligé, c’est la pédagogie.- « Par ailleurs, 1 heure de cours est particulièrement épuisante ».
- Une heure de travail devant une machine, une heure de travail à diriger du personnel, c’est aussi fatiguant que l’enseignement. Je le sais, j’ai fait les 3... -
Les pauvres petits profs qui pleurnichent sans cesse sur leurs conditions de travail, on s’en fout épèrdument, ils n’ont que ce qu’ils méritent !
Les profs sont très certainement la classe sociale française la plus arrogante et qui méprisent le plus les autres travailleurs.
En 25 ans d’hotélerie, café, bars, restaurants, jamais je n’ai vu un prof laisser le moindre pourboire, plus généralement dans leur grande majorité il n’y a pas plus radin qu’un fonctionnaire.
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« Les profs sont très certainement la classe sociale française la plus arrogante et qui méprisent le plus les autres travailleurs. »
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Et pourtant, comme beaucoup je pense, j’ai eu dans mon entourage lorque j’étais étudiant des gens qui ne sachant trop quoi faire d’autre, se sont retrouvés un jour sur les bancs de l’iufm et qui étaient néanmoins de parfaits incultes. Voici donc plus haut un de ceux qui se prennent pour les élites de la nation s’en prendre courageusement aux caissiers des grandes surfaces. Cet abrutis devrait pourtant savoir que nombre de ce qu’il considère certainement comme des « loosers » ont fait des études et que quelques uns seraient bien à même de le remplacer au pied lévé si l’occasion leur en était donnée. Et eux ne s’en plaindraient pas !
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Ah, ces hôteliers-cafetiers, jamais un café ou un apéro d’offert (sauf les chinois), jamais un repas à l’oeil quand on amène une tablée entière à dîner (sauf en Turquie), ah les radins ! toujours à pleurnicher à cause des charges ou la TVA ! Normal qu’on laisse pas de pourliches.
A chaque caricature, caricature et demi !
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Aurélia Lemonnier
6 mars 2007 07:59
Vous m’étonnez : vous demandez à chaque client sa profession ? Admettons que votre sondage ait été mené avec sérieux, c’est donc sans doute la déformation professionnelle : un pourboire uniquement quand ils sont satisfaits... Si vous êtes aussi aimable dans votre établissement qu’ici, peut-être ne faut-il pas s’étonner !
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Aurélia Lemonnier
6 mars 2007 08:02
Ah ! parce qu’échanger quelques mots avec une personne (quelle que soit sa profession) c’est s’en prendre à elle ? Je comprends mal votre remarque.
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Bien, il est inacceptable en 2007 que du personnel de la fonction public ne soit présent sur son lieu de travail que 16 ou 18 heures par semaines.
35 heures de présence obligatoires, avec pointage, comme dans la plupart des autres administrations ou services de l’Etat.
Certe garder 16 à 18 heures de cours, le reste en préparations, corrections dans des plateaux avec bureaux. Comme partout ailleurs, privé et public.
Cela favorise en plus la coopération et communication entre le personnel, les échanges entre les « anciens » et les nouveaux.
L’encadrement des nouveaux est une catastrophe ds l’EN... Ou les « anciens » sont en cours, ou ils sont chez eux... Pas d’accompagnement des « nouveaux ».
Faut aussi arreter de nous bassiner avec cette histoire de « On est payé sur 10 mois »... C’est ridicule !
Voir auusi ce que gagne un enseignant de collège à 20 ans et 30 ans de carrière, net par an. Et un enseignant du primaire, catégorie A.
Ah, je rappelle que depuis 1936, les fonctionnaires et agents travaillant pour l’Etat n’ont pas le droit d’exercer un autre métier !
Même les prof ! A quand des poursuites judiciaire contre tous les enseignants qui bossent pendant leurs vacances ou autres (cours du soir, le mercredi ou we, colo, animation de centre de vac, etc.).
Sophie
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A quand des poursuites judiciaire contre tous les enseignants qui bossent pendant leurs vacances ou autres (cours du soir, le mercredi ou we, colo, animation de centre de vac, etc.).
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Certains après leur retraite également. Ma compagne qui receptionne les cv de son entreprise dès que celle ci passe des annonces anpe me raconte qu’elle voit régulièrement passer des candidatures de fonctionnaires à la retraite en quête d’un revenu complémentaire, voir d’une simple « occupation ».
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gointheuk
5 mars 2007 18:25
Faut aussi arreter de nous bassiner avec cette histoire de « On est payé sur 10 mois »... C’est ridicule !
Et en plus, apparement, c’est faux ! Il y a un salaire tous les mois de l’annee (juillet et aout compris).
Ca vient d’ou cette legende urbaine « on est payé sur 10 mois » ?
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Erreur, la loi reconnaît des activités rémunérées jugées compatibles avec l’activité principale (écrire des bouquins, par ex - mais ça vaut pour n’importe qui). Mais il faut une autorisation de cumul.
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Aurélia Lemonnier
5 mars 2007 21:17
35 heures avec pointage... Comme nous avons vainement tenté de l’expliquer, nous travaillerions dès lors beaucoup moins...
D’accord aussi pour plus d’encadrement par les profs expérimentés, mais ne noircissons pas le tableau : quand on demande de l’aide, des conseils, on se fait rarement envoyer sur les roses !
Quant au travail durant les vacances, il faut en faire la demande et que cela reste dans le même domaine.
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Aurélia Lemonnier
5 mars 2007 21:19
Quoi ! ces flemmards ne veulent pas arrêter de travailler !? Un comble !
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Amitiés « Sophie » fascho...Travaillez votre orthographe, vous serez plus convaincant(e) !...
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Cessez vos jérémiades, cessez de pleurnicher, si la France était une entreprise, elle serait depuis longtemps en état de cessation des paiements et aurait déposé la clef sous la porte ... Pourquoi ? trop de personnes non rentables à payer .. mais invirables .. l’horreur .. Pour une fois que la mot « solidarité » aurait eu un sens, il faut que les ânes mettent les fers devant .. une honte .. je ne parle pas de ces pauvres fonctionnaires qui doivent faire tout le boulot car leurs chers collègues ne foutent rien, ben oui, car au pire ils iront au placard .. mais ne connaîtront jamais un licenciement .. fondé sur une insuffisance professionnelle .. Je suis de tout cœur avec ceux qui bossent et qui ont une conscience professionnelle .. pensons aux médecins.. qui font 2 à 3 fois les 35 heures en 1 semaine .. et ce à n’importe quel age et avec d’autres responsabilités .. juste quelques vies entre les mains .. mais bon, là bien évidemment on ne parle pas de pénibilité .. non eux se taisent et bossent .. et oui, grâce à une minorité, certains services publics fonctionnent un minimum . Honte à ces profs qui prennent en otage les élèvent ! aucun sens du devoir et du travail bien fait ! Quand on regarde qui est dans la rue, le bilan est vite fait .. il n’y a que des gens qui ne savent pas ce que le mot travailler veut dire . .des gens qui font 50 heures en 2 semaines .. des gens déjà surprotégés et sur avantagés .. des fonctionnaires pur et dur .. Alors, non, nous les privés, nous ne jalousons pas le public .. non ne passeront pas les concours et non vous n’êtes pas plus intelligents en les réussissant, non, .. nous n’avons pas envie de nous endormir sur nos lauriers, non, nous ne cherchons pas une bonne planque, non, on ne vous envie pas .. oui, vous nous faites pitié .. honte .. On en a marre de payer pour des services non ou mal rendus .
Les profs de l’éducation nationale sont pathétiques.
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cela ne concerne que vous car 75 % des jeunes souaiteraient rentrer dans la fonction publique....
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zen
5 mars 2007 20:24
Michou est pathétique à reprendre des propos de bistrots...Où avez-vous appris à lire, à écrire (avec fautes d’orthographe...) ?Tout seul ?
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Aurélia Lemonnier
5 mars 2007 21:29
Ben Michou, faut pas s’énerver comme ça... Enfin, trêve de billevesées, si l’on cherche une sinécure, prof, ce n’est pas le bon métier.
Je n’ai jamais dit que j’étais plus intelligente que vous, mais au moins je lis avant de répondre, j’évite de rester sur mes préjugés : encore une fois, il ne s’agit pas de gérémiades, mais de remettre les pendules à l’heure. Notre travail n’est pas le plus dur qui soit, il a des avantages indéniables et en plus il est passionnant. Pour autant, dire qu’on se la coule douce et que c’est facile, c’est méprisant et très éloigné de la vérité. C’est juste cela que je voudrais rétablir. Je trouve incroyable tous ces gens qui n’y connaissent rien, qui n’essaient pas de s’informer, mais qui se permettent quand même de brailler et d’insulter.
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Éducation Nationale. J’ai parcouru les coups de gueule des « antifonctionnaires » et j’ai lu, pour être complet, la complainte de ces pauvres fonctionnaires qui se font taper dessus à boulets rouges en ce moment et je trouve que les français sont un peu cons de se laisser plumer par ces sal... sans rien dire. Je suis un cadre financier de 52 ans qui a malencontreusement perdu son boulot il y a un an pour cause de restructuration. La société qui m’employait était très profitable. Je signais tous le mois des virements de TVA de + de 100 000 euros sans compter les chèques d’impôt sociétés. Pour une PME de 20 personnes, c’était plutôt pas mal. Ce sont les salariés du privé qui, parce qu’ils ne sont pas toujours bien payés, font que leurs entreprises peuvent faire des bénéfices et collecter de la TVA qui va vous nourrir et alimenter vos avantages et vos retraites. Mesdames, Messieurs les « pauvres » fonctionnaires, arrêtez de vous plaindre.Vous ne vous sentez pas privilégiés par rapport à ceux du public qui vous nourrissent, J’ai en ce moment beaucoup de mal à retrouver un emploi, mais j’ai encore un peu d’espoir et c’est tant mieux. Sinon que me reste-t-il ? Une fois terminée ma période d’indemnisation, ce sera le RMI s’il existe encore et j’aurai cotisé toutes ces années pour rien. Autant se foutre une balle dans la tête tout de suite. Je vais coûte que coûte retrouver un emploi et dans une société profitable, je l’espère et je re-signerai des chèques de TVA et d’impôt société pour payer vos « misérables traitements et vos pauvres petites retraites » mais de grâce, vous feriez mieux de tenir un profil bas. Taisez-vous, fermez vos gueules et travaillez un peu. Cela nous changera. Quand je vois le niveau de français et de culture générale (entre autres choses) des élèves de terminale et de certains ingénieurs(oui vous lisez bien Bac+5), je crie au scandale. Oui la première entreprise de France est un véritable scandale et ses résultats sont plus que déplorables.
- Oui, vous êtes des privilégiés !
- Oui il est inscrit sur tous les frontons des mairies de France « Liberté, Égalité, Fraternité » et dans cette devise il y a égalité et je ne vois vraiment pas pourquoi il devrait y avoir des gens qui devraient être plus égaux que d’autres. Fermez- là et remplissez la mission dont on vous a chargé.
- Oui, j’en ai marre de vous entendre râler sans cesse alors que j’ai un mal de « chien » à retrouver un emploi.
- Oui, les Français en ont marre de vos jérémiades.
- Oui, nous devrons travailler un peu plus longtemps, mais vous aussi. Il n’y a pas de raison.
- Oui, les français en ont marre de payer.
- Oui, je suis très favorable à la privatisation totale de la SNCF, EDF, France Télécom.
- Oui, un jour, il va se trouver un gouvernant qui fera un référendum sur le sujet et la France répondra oui à la majorité et ce sera tant mieux !!! Alors un peu de calme ! Que les fonctionnaires retournent un petit peu à leurs fonctions et tout ira bien. J’espère travailler le plus tard possible. Même 45 heures par semaine s’il le faut (j’em. Martine AUBRY et tous les soi-disant gens de gauche), et je vous emm. tous bande de privilégiés. Pardonnez la vulgarité mais c’est le désespoir qui me fait parler ainsi .-
La SNCF tout comme la poste ne sont pas des services publics, ce sont des EADP ( entreprise autonome de droit public ). Tout ceux qui comme moi ont eu un jour unproblème avec eux le savent bien puisqu’on a du leur servir à un moment ou un autre le discours suivant : si vous vouliez un meilleur service avec plus de garanties, fallait payer plus cher. Pour ma part ce fut : toi le sale pauvre, on t’as paumé ton coliéco de m****, c’est tant pis pour toi, la prochaine fois tu prendra un collissimo suivit avec toutes les options et une garantie ; bref, le comportement typique d’une entreprise privée. A partir de là, en effet on pourrait se demander pourquoi on devrait continuer de payer pour les retraites de fonctionnaires chargés d’une misssion de service public qu’ils ne rendent plus.
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