Le temps de travail des enseignants
Dans plusieurs commentaires, sur Agoravox et ailleurs, certains prétendent que les enseignants devraient effectuer 35 heures de cours. C’est mal comprendre les débats sur le temps de travail et le temps de présence des professeurs.
Dans une vidéo arrivée à point nommé, juste avant le vote interne des socialistes, Ségolène Royal propose que les enseignants soient présents 35 heures sur leur lieu de travail et s’occupent du soutien scolaire. Laissons de côté le procédé peu glorieux (mettre en ligne des séances privées), mais rappelons cependant que l’on s’exprime forcément différemment en réunion, avec des collègues maîtrisant le sujet.
Les différentes réactions à cette vidéo montrent que beaucoup parlent sans connaître le sujet :
« Les profs sont toujours en vacances ! »(Daisy Desressus)
« Ils travaillent un mi-temps, payé comme un temps plein. »(G. Desprejugés)
Le temps de travail
D’abord, un enseignant n’est payé que 10 mois (le salaire est ensuite annualisé). En effet, à l’époque où l’école est devenue obligatoire pour tous, la France était en majorité rurale et les enfants étaient des bras réquisitionnés aux champs. L’enseignant était donc en chômage forcé. L’année s’est, depuis, allongée pour commencer aujourd’hui le 1er septembre et se terminer vers le 5 juillet (un peu plus tard parfois, ça dépend des corrections d’examen).
Les enseignants peuvent donc travailler de façon déclarée s’ils parviennent à s’organiser (vous remarquerez cependant que ce sont le plus souvent les professeurs de mathématiques, de musique, de dessin ou d’EPS qui donnent des cours particuliers quand les professeurs de lettres sont souvent contraints, eux, de travailler à temps partiel pour s’en sortir).
Faut-il aussi rappeler qu’un cours se prépare ? Le professeur doit le créer en fonction des instructions officielles, de ses élèves (car chaque classe est unique) et du manuel (sachant que l’on ne doit pas abuser des document polycopiés). Posséder un savoir universitaire est loin d’être suffisant, car il faut ensuite trouver le moyen de le transmettre à des élèves pas forcément enthousiastes et dont les profils sont hétérogènes.
L’enseignant doit aussi élaborer des contrôles, puis les corriger avant d’entrer les notes dans l’ordinateur pour le bulletin et le livret sur lesquels il doit rédiger des appréciations.
Et corriger, ça prend du temps ! En particulier, mais ça, personne n’ose le dire dans certaines matières comme le français où l’on doit évaluer non seulement la pertinence des réponses, mais aussi l’ordre des idées, la syntaxe, l’orthographe, etc., sachant que, pour une rédaction, un commentaire ou une dissertation, toutes les productions sont très différentes et que c’est parfois un vrai casse-tête de les évaluer !
Corriger, c’est aussi, comme le nom l’indique, faire un sort à l’erreur pour que l’élève ne la reproduise pas. Le problème, c’est que tous les élèves n’ont pas fait les mêmes erreurs et qu’il faut expliquer à chacun ce qu’il doit faire pour progresser.
Finalement, même l’enseignant le plus fainéant ne peut guère s’en sortir à moins de 35 heures par semaine.
Quant aux plus consciencieux, il n’est pas rare qu’il travaillent plus de 50 heures (un sondage interne, il y a quelques temps, sur weblettres, avait montré que les professeurs de lettres travaillaient en moyenne 70 heures hebdomadaires).
L’organisation est faite de telle façon qu’il n’est pas rare de se coucher très tard ou se lever très tôt, de travailler le week-end entier et qu’il est impossible de ne rien faire durant les vacances.
Par ailleurs, 1 heure de cours est particulièrement épuisante.
Ce n’est évidemment pas le métier le plus pénible, d’autant qu’il apporte de nombreuses compensations à celui qui l’aime, mais celui qui croirait que faire cours c’est une sinécure, devrait essayer, je doute qu’il maintienne longtemps son avis
Le temps de présence
De fait, l’enseignant se trouve sur son lieu de travail plus longtemps que le temps qu’il doit passer devant les élèves : l’emploi du temps est en effet mité (vous pouvez n’avoir que 5 heures de cours dans une journée et être présent de 8 heures à 18 heures) et ce temps libre est souvent perdu.
Pourquoi ne pas effectuer tout le travail sur place ? Après tout, ça ferait économiser une pièce « bureau » à domicile.
En effet, dans certains pays -comme la Grande-Bretagne- les enseignants sont dans l’établissement plus longtemps qu’en France. On y voit des choses très intéressantes comme un tutorat d’élèves (un groupe composé d’élèves de différentes classes encadré par un professeur qui les accueille et les suit).
Cela dit, les situations ne sont pas comparables puisque les établissements anglo-saxons (du moins, ceux que je connais) sont beaucoup plus grands que ceux de France et organisés totalement différemment : des bâtiments entiers sont consacrés à une seule matière, avec une grande salle des professeurs où se trouvent de nombreux documents ainsi que tout le matériel dont ceux-ci ont besoin pour préparer leurs cour (y compris des cours déjà prêts).
Rien de tout ça en France où les enseignants, dans la majorité des cas, n’ont à leur disposition qu’une pièce (souvent moins grande qu’une salle de classe), où se trouvent généralement la machine à café, une table, des casiers, des panneaux d’affichage, etc. Dans cette salle polyvalente, il est difficilement envisageable de travailler.
Les études dirigées
Ségolène Royal, lorsqu’elle était ministre, a instauré en 6è et 5è, des études dirigées par un professeur, et ça se passe très bien.
Parfois, il s’agit de soutien méthodologique (comment s’organiser, comment apprendre une leçon, etc.), d’autres fois de soutien en français ou mathématiques.
Les établissements peuvent également faire une demande de CLAS (soutien individuel) pour les élèves les plus en difficulté.
Ne disons donc pas n’importe quoi : pour Ségolène Royal pas plus que pour n’importe qui ayant un peu réfléchi au sujet, il n’est pas question que les enseignants donnent 35 heures de cours -ce qui serait impossible- mais que leur temps de travail se passe en totalité dans l’établissement.
Ce ne serait pas si mal.
Ce n’est quand même pas l’idéal de perdre son temps entre deux cours, de passer des heures à travailler à domicile ni de consacrer une pièce entière à un bureau !
236 réactions
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« D’abord, un enseignant n’est payé que 10 mois (le salaire est ensuite annualisé). En effet, à l’époque où l’école est devenue obligatoire pour tous, la France était en majorité rurale et les enfants étaient des bras réquisitionnés aux champs. L’enseignant était donc en chômage forcé. L’année s’est, depuis, allongée pour commencer aujourd’hui le 1er septembre et se terminer vers le 5 juillet (un peu plus tard parfois, ça dépend des corrections d’examen). »
Voilà une argumentation qui m’a déjà été donnée par 2 professeurs différents qui ne se connaissaient pas, il y a plus de 20 ans. Sûr que c’ était diffusé par un syndicat enseignant. A chacun d’eux j’ai répondu : "soit, comptabilisons le nombres d’heures effectuées dans l’année, et divisons par ce nombre le salaire annuel total prime incluses, histoire de voir le salaire horaire pour faciliter les comparaisons. Certes, il y a le travail à la maison, mais si l’on croit qu’un ingénieur, un représentant ou un chef d’entreprise n’a aucun travail a effectuer à la maison, on se trompe beaucoup. Cette manière de calcul n’a pas eu l’air de plaire parce qu’aucun des deux enseignants n’a accepter de continuer la discussion sur ce sujet. J’ajoute que l’un était mon cousin, et l’autre un ami, qui partageait avec moi le même hobby.
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Non, ce n’est pas un problème logistique qui pourrait facilement se résoudre. Pour cela, il faudrait construire des bâtiments supplémentaires dans tous les collèges et lycées de France (sinon, on les met où les bureaux des profs ?), les chauffer, les entretenir, fournir un ordinateur à chaque enseignant dans le pays (ils sont combien de dizaines de milliers déjà ?),, sans parler des consommables (papier, stylos, etc.). Et tout ça, ça fait trèèèèès cher au final.
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Vincent
2 mars 2007 14:13
Petite remarque, c’est papier et crayons ou ardinateur, pas les deux sinon c’est du gâchis. Et puis on peut très bien partager un bureau avec un ou deux autre profs qui sont en cours.
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vincent : ah bon, tu n’utilises plus ni papier ni stylo depuis que tu as un ordinateur toi ? Et leurs copies, ils les corrigent comment sans stylo ? :)
Plus sérieusement, pour ce qui est de partager les bureaux avec un collègue déjà en cours, c’est vrai, dans ce cas on divise par deux ou trois, mais ça ne règle pas complètement le problème. Et puis ça veut dire qu’un prof n’a pas d’endroit fixe où ranger ses livres / paquets de copies / fichiers informatiques (sauf s’ils ont des portables) / etc.
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Et si au lieu de ballader les elèves et les profs de classe en classe à longueur de journée, on affectait une salle à chaque prof, cela ne résoudrait t’il pas le probleme ???
Sachant qu’a un instant donné de cours il y a toujours dans un établissement un prof et une classe par salle plus quelques salles vides , le probleme de logistique doit pouvoir etre résolu, non ???
Quand il n’a pas cours, le prof aurai ainsi une grande salle vide pour lui tout seul, certe sans machine à café, mais bon....
Manque de volonté ?????
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Un prof a 15 à 18 heures de cours par semaine.
Une classe a environ 30 h de cours par semaine.
Mieux vaut donc attribuer une salle à une classe qu’à un prof.
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Des salles libres, il y en a pleins. Des ordis, inutilisés également. Je ne vois pas ou est le problème logistique !!!
Je connais le gaspi à l’EN j’ai pratiqué les lieux un certain temps !!!
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Bien que je sois d’accord, je vais nuancer. Il y a enseignant et enseignant. Je me souviens de mon fils qui avait des problèmes en maths. Jusqu’à ce qu’un prof, un vrai, fasse son boulot. C’était en seconde. Il a ensuite eu une mention au bac. De la sixième à la troisième, dont un redoublement, il a eu des zozos qui débitaient leur cours l’oeil sur la pendule, filaient des devoirs dont la correction devait leur prendre 2 minutes par copie, avec des traits rouges dans la marge, point barre. 35 heures sur place les auraient peut-être obligés à s’occuper à quelquechose en relation avec ce pour quoi ils étaient payés, je sais pas, les élèves par exemple.
Le problème c’est l’évaluation des profs, à mon avis. Ils devraient être évalués sur l’amélioration globale des connaissances de leurs classes, en instituant un examen pour les élèves en début d’année, un autre en fin d’année, correction anonyme, moyenne nationale. Je n’ai pas entendu dire que celà se faisait. Pas besoin d’un gros truc comme le bac, un exercice d’un quart d’heure suffirait. En lettres une dictée, ou la rédaction d’une lettre.
Voilà.
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Ce serait une solution... mais faites le même cour par le même enseignant à deux classes différentes et vous obtiendrez des résultats extrêmement différents.
Je suis pour l’évaluation des profs, mais les modalités de ces évaluations sont très difficiles à mettre en place. Il est impossible de faire une « échelle » des compétances entre les différents enseignants. En revanche cela pourrait être utile pour au moins virer les « mauvais » enseignant (ou leur enseigner la pédagogie) qui existent... comme dans toute profession.

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Pourquoi les parents d’élèves font-ils la queue devant les écoles privées ? Bonne question, mais il faut avoir les moyens, sinon l’éducation nationale serait vide d’élève.
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 13:01
Pas forcément : le coût est calculé en fonction du salaire. Même si ça fait un peu plus cher que dans le public, ce sont les plus riches qui paient pour les plus pauvres (ayant suivi ma scolarité dans le privé, j’ai même pu bénéficier d’échanges scolaires à des prix très intéressants, alors que mes parents n’auraient pu me les offrir avec leurs petits moyens).
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@Seb59
Je pense que vous oubliez un facteur important : le salaire des enseignants est calculé sur 10 mois ... C’est une forme de temps partiel qui est souvent mal compris et donc mal accepté par la plupart des salariés du privé ...
Moi, personnellement, je gagne autant qu’un enseignant par mois sauf que je suis rémunéré sur 13 mois d’ou un salaire plus élévé a la final mais pour un temps de travail bien supérieur (en informatique ya pas vraiment de 35 heures)
Si je pouvais choisir, je serai aussi a 10 mois de travail par ans avec le meme salaire mensuel, donc je gagnerai moins mais j’aurai plus de temps avec mes enfants ...
La qualité de vie a un prix ...
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@jojo2
Oui je suis d’accord sur la qualité de l’enseignement qui n’est pas la même pour tous ... Cependant je pense que c’est lié à un problème de formation des professeurs : ils sont très fort en math physique lettre etc... mais la partie psychologie de l’élève et étude de cas, ou même la partie pédagogique de leur formation est insuffisante voir inexistante.
Il faudrait une formation continue de méthode et de psychologie de tous les professeurs de maternelles collèges et lycées afin de palier a ce manque cruel de connaissance.
De plus il me semble aussi important pour les enseignants de pouvoir participer aux cours d’autres enseignants afin de mutualiser les connaissances, et pas seulement faire un petit stage et être lancé dans la meute comme la plupart du temps ...
Sans oublier le suivi d’un professeur : possibilité d’appréciations données par les élèves eux mêmes ou par les autres professeurs ...
Bref plein d’idées a creuser ...
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La pédagogie s’apprend et tous les jours, ce qui fait l’intérêt du métier.
Par contre le désir d’enseigner, on l’a ou on ne l’a pas.
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De mon temps (le baby boum) nous étions 40 élèves par classe et 40 Heures par semaine (vive le jeudi) les profs n’étaient pas débordés,pourtant ils en faisaient bien une trentaine. Quant aux résultats obtenus chacun peut comparer. Alors que s’est-il passé ?
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Courouve
3 mars 2007 12:24
« Que s’est-il passé ? »
La suppression de l’examen d’entrée en sixième, la transformation des premiers cycles de lycée en collèges, le remplacement dans ces collèges des profs de lycée par des P. E. G. C. (anciens instituteurs), la suppression des redoublements imposés par les conseils de classe, l’immigration massive, la suppression de la distinction entre cours et exercices, etc.
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 13:20
Oui, et il y a aussi la diminution des horaires de français en primaire qui continue au collège : un professeur de français, il y a 30 ans, avait un temps plein avec par exemple 2 classes de 6è (aujourd’hui 5, donc on ne peut faire un travail aussi sérieux), alors qu’en plus le programme s’est alourdi. Les élèves ayant reçu davantage d’heures de cours avaient forcément moins de lacunes, d’autant qu’aujourd’hui, il ne faut plus leur apprendre les conjugaisons (trop rébarbatif !), mais les y sensibiliser (au sens médical ?)
Par ailleurs, on ne considère plus (à raison, d’ailleurs) que le professeur possède tout le savoir, mais surtout, on a laissé croire aux enfants qu’ils avaient la capacité de réflexion d’un adulte et que tous les savoirs se valaient ; quant aux émissions de jeunes (radios, télés...), elles encouragent plutôt la crétinerie que l’intelligence ; on lit moins aussi, etc.
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 13:24
La mutualisation des cours, des expériences, etc ? Idée très pertinente. C’est ce que l’on fait à l’IUFM, mais l’échange serait plus intéressant avec des professeurs chevronnés.
En revanche la notation par les élèves existe dans certains établissements nord-américains, mais, apparemment, les profs les mieux notés sont ceux qui mettent les meilleures notes !

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connaissez vous Meirieu ?? je vous encourage vivement à le lire avant de dire que « la pédagogie ne s’apprend pas »
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Courouve
3 mars 2007 16:39
Les compétences de Meirieu sont souvent surestimées.
Philippe Meirieu, ancien directeur de l’IUFM de Lyon : « Il est plus important aujourd’hui de connaître la différence entre le civil et le pénal que de savoir résoudre le théorème de Thalès » (Le Monde, 28 mars 2006).
On résoud un problème, ou une équation, mais pas un théorème ...
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pourquoi proposer de surveiller les profs dans l’etablissement en les gardant 35h, pour voir ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas ?
- dans d’autres métiers il est de plus en plus possible de travailler chez soi, pourquoi imposer aux profs de travailler toujours au lycée ?
- il serait plus judicieux de donner une prime ou une valorisation à ceux qui font du soutien gratuit au lycée, ou ceux qui font des activités extrascolaires gratuites. pour ma part je ne compte pas les heures de bénévolat que je donne pour mes élèves en plus de mes cours et je n’en recois aucune gratification à part un mot du proviseur sur ma lettre de notation : « s’investit beaucoup dans l’établissement ». au lieu d’instaurer un état policier, comme mettre des caméras pour voir si les profs font bien leur trente cinq heures au lycée ( de toute facons ils en font beaucoup plus au total, il faudrait donc mettre des caméras aussi chez eux), il serait plus interessant de valoriser ceux qui font des activités en plus ! l’autre jour , aprees mes cours, j’ai été obligé de travailler chez moi le soir pour un total de 12h dans la journée, parce qu’il fallait absolument que je rendre des copies le lendemain. comment ferais-je si je n’avais que 35h ??? je ne pourrai plus donner suffisamment de travail à mes élèves ! comment pourrais je les aider à corriger leurs erreurs alors ? remarquez comme ça , avec 35 h , en rentrant chez moi chaque soir je pourrai sortir , faire la fete, et pointer au bureau du lycee sans probleme le lendemain. ce serait chouette !!! presque plus de travail à donner à mes eleves, presque plus de copies à corriger, et comme je n’aurai plus de temps pour preparer mes cours, il suffirait que je donne à lire le manuel à mes eleves,vu qu’apparemment mieux vaut un bon livre qu’un prof ( c’est vrai que TOUS les eleves savent lire et tous ont envie de lire) -
gointheuk
3 mars 2007 17:39
@ fabien
d’un autre cote, s’il y a une prime pour ceux qui font du benevolat, ce n’est plus vraiment du benevolat

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La réalité de cette candidate est un désastre pour tous les enseignants, des centaines d’entre eux ont été accusées à tort à cause de la circulaire Royal et leur vie détruite, sans parler de dizaines de suicides d’enseignants... Il faut lire « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin, édition La découverte, et consulter le site http://jamac.ouvaton.org/misencaus.htm du collectif JAMAC. Cette candidate a fait assez de mal à l’éducation nationale pour éviter qu’elle en rajoute. Aucun enseignant bien informé ne peut voter pour cette candidate sans se trahir et trahir la mémoire des disparus.
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Aurélia Lemonnier
2 mars 2007 17:18
Je vois mal en quoi de fausses accusations portées contre des enseignants seraient imputables à Ségolène Royal. Le fait d’écouter la parole de l’enfant ne s’oppose pas à la prise en compte de celle de l’adulte. On sait que l’enfant, comme l’adulte, peut mentir. Il faut simplement ne pas le sacraliser et ensuite juger les faits. On ne peut pas dire qu’une avancée, parce qu’elle conduit parfois à des erreurs, serait une régression.
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@ Aurélia:vous avez raison à condition de ne pas sacraliser la parole de l’enfant et de ne pas déconsidérer ,à priori, la parole de l’adulte, en l’occurence les enseignants....
Vous n’avez pas entendu parler de « l’affaire d’Outreau » ? Il y a même un procureur qui parlait de psychose de pédophilie, un terme équivalent, à l’époque...
Vous êtes femme, vous êtes moins exposée, et pourtant dans cette affaire d’inceste finalement...
C’est sans doute une des raisons, avec les salaires, qui font que la profession se démasculinise, et c’est bien dommage pour tout le monde, y compris et surtout pour les enfants....
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Oui cette vidéo a jeté la suspicion sur l’ensemble des enseignants, d’autant que ses propos allaient au delà : certains se feraient des tunes, en délaissant leur travail, dans des boites privées d’accompagnement...
Non seulement cela concerne qu’une infime minorité dans des grandes villes, mais c’est l’esprit du libéralisme : vous voulez gagner plus, travaillez plus et vive le privé !!!
Ces propos, plus la remarque sur les syndicats, ont eu un effet dévastateur...
Ramenant l’ombre d’un Allègre qui a cru bon de faire appel aux parents d’élèves, pour « faciliter » ses réformes et casser les syndicats...
Et ont fait ressurgir l’ombre d’un passé sur la « dénonciation » par simple coup de fil des prétendus « pédophiles »...
SR, ce soir là, vous auriez mieux fait de vous taire...A moins que vous n’exprimiez alors le fond de votre pensée...
Y’a du boulot pour réparer tout ça, surtout quand on n’aime pas admettre ses erreurs et préférer crier à la manipulation, ou au malentendu...
Tous les enseignants ne sont pas de gauche, mais beaucoup ont signé pour J.Bové et vous avez bien tort de le laisser sur la touche.
Je voulais parler aussi de l’énergie incroyable qu’il faut consacrer à la discipline, surtout quand on n’a que peu de moyens de rétorsions, et si peu de soutien de sa hiérarchie...Même une prof qui se fait poignarder n’émeut pas vraiment l’opinion ...(elle devait bien l’avoir un peu cherché)...Ben voyons !!!!!!!!!
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à l’auteur,
j’ai beaucoup aimé votre article qui remet « les pendules à l’heure » concernant le temps de travail des enseignants. j’enseigne depuis 22 ans et je tiens depuis quelques années, des statistiques toutes personnelles sur mon temps effectif de travail (hors trajet). je suis arrivée à,en moyenne, 43 heures de travail par semaine en période « ouvrée ». Je consacre quelques jours de vacances au boulot(et je ne les ai pas incluses dans mes comptes). je ne serait pas opposée à passer 35 heures dans l’école, mais je doute que cela soit suffisant.
à Seb,
« Si le problème est juste de mettre des pièces adaptées à vos corrections(...) il s’agit d’un problème logistique qui pourrait se résoudre facilement »
Comme vous y allez !
Mettons un bahut de 100 profs qui n’ont pour l’instant qu’une salle à leur disposition.En mettant les enseignants par 4 ou 5 dans un même bureau, il faudrait quand même dégager pas de place non ? Sachant que beaucoup travaillent sur ordis, ça risque d’être l’embouteillage dans la salle informatique certains jours !ou alors, on nous fournirait aussi un portable ?
Désolée Seb, mais dans certains établissements, on manque parfois de salle de cours, alors, pour les bureaux....
Bon, vous allez me dire « yaka » en construire.Ca fera marcher le bâtiment et quand le bâtiment va, tout va, c’est bien connu.Vous savez qu’à nous deux on pourrait résoudre le problème du chômage ? On devrait se présenter aux élections tiens. je vous adore, ne changez rien !
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Vincent
2 mars 2007 16:46
Heu en attendant on pourrait occuper les profs 35h00 en leur faisant construire leurs bureaux.....
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Vincent
2 mars 2007 17:09
Or il n’y a aucune commune mesure entre l’époque où les enseignants avaient affaire à des classes généralement attentives, et l’époque actuelle où ils se heurtent à ce que l’on appelle pudiquement les « incivilités »
Pas d’accord,
l’enseignement passe par la communication, la transmission du savoir est quelque chose de difficile et demande de savoir se mettre au niveau de l’auditoire, d’aider ses élèves, de les encourager.
Mais surtout de rendre intéressante la matière que l’on enseigne.
Les enfants et les ados adorent les histoires, les anecdotes, servez vous de l’actualité pour imager vos cours.
Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Ayez un projet fédérateur au sein d’un classe, ça oui, ça demande du temps et de l’implication.
Mais non au lieu de cela, c’est la faute des autres, en plus un prof (et c’est pas de bol pour lui) n’a que très peu de temps pour se bâtir une image, au premier cours, il sera étiqueté quasiment définitivement dans le collège qu’il occupe, et ne pourra changer d’étiquette qu’en changeant de collège.
Je crois que cela sans être dit contribue aussi au fait que dans certain cours on entends les mouches voler et dans d’autre les tables et les chaises, car les grand frères ont parlé de ces profs.
Mais rassurez-vous dans le privé c’est pareil, à part que nous avons un peu plus de temps, on parle généralement des cents premiers jours de pouvoir.
Cent jours c’est plus long qu’une heure, en plus si l’on veut on peut changer de boite quand bon nous semble pas vous.
Alors je vous le concède,
oui il faut de la personnalité, du caractère et du charisme quand on souhaite enseigner. Espérer que des ados vont vous écouter, vous avec votre petite voix pas affirmée et sur le simple fait que vous soyez prof et eux au fond de la classe à comparer leurs derniers téléchargements sur leurs lecteurs MP3, vous rêvez.
Je conclue en vous disant soyez intéressants, captivants, suscitez la curiosité, et les élèves en redemanderont et dans ce cas effectivement nous pourrons reparler de cette histoire de 35h00 effectives dans les établissements scolaire.
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Aurélia Lemonnier
2 mars 2007 18:14
être intéressant, raconter des anecdotes, élaborer des projets... mais vous décrivez ce que font beaucoup de mes collègues ! Cela dit, raconter des anecdotes (ce qui ne peut se substituer au cours, mais permet de fixer les connaissances dans certains cas) n’est pas si facile, justement parce que les élèves sont aujourd’hui ce que vous décrivez. Alors, pour quelques uns pendus à nos lèvres et enchaînant sur une autre anecdote, vous en avez au moins autant qui en racontent une à leur voisin de classe (« Mais Madame, je lui parle du cours ! ») et un nombre non négligeable qui tapotent un message, écoutent leur MP3, etc. sans parler de ceux qui envoient des projectiles divers ou font cent autres activités (nous en avons même récemment surpris en train de se masturber en cours !). Les profs autoritaires eux-mêmes se plaignent de la difficulté accrue d’avoir des élèves au travail. Les sanctions sont même un tableau de chasse fièrement brandi pour pas mal d’élèves (qui s’ajoute au titre de gloire d’être le pitre !)
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Vincent
2 mars 2007 12:59
Vaste débat,
Il est vrai qu’on a toujours tendance à regarder ce qui se passe chez le voisin, ceci dit, j’ai effectué mon service militaire dans un collège en ZEP, j’avais entre autre la gestion des heures de méthodologie des 6éme, la surveillance des permanences, la surveillance de la cour, l’animation des clubs du midi, un différent chaque jour, et j’ai même mis en place un club de roller hockey dans la cour du collège en dehors des heures d’ouverture pour éviter aux ados de ruiner les voitures sur les parkings des supermarchés.
J’avais de très bonnes relations avec les profs, et j’ai partagé leur vie pendant un an.
Voilà le décor est planté.
Pour avoir discuter longuement avec les profs, il est exact que l’activité d’enseignement nécessite une bonne préparation ainsi qu’une dépense énergétique morale et physique non négligeable.
Pour la préparation je pense qu’un prof est rôdé au bout de 5 ans, après il s’agit plus d’un travail de mise à jour que de conception pure de cours.
18 heures de cours ou de représentation pour moi sont loin d’être insurmontables (j’assimile un peu le prof à un artiste qui se produirait devant un auditoire).
D’autant plus que lorsque l’on y réfléchit un peu les profs ayant toutes les catégories de classes de la 6ème à la 3ème ne sont pas nombreux, donc en terme de préparation, cela représente au maximum 4 à 6 heures de cours différents à préparer et non 18.
La correction des copies ne me parait pas non plus être une sinécure. J’ai vu des profs de math corriger un tas de copie en ¼ d’heure, et des profs de Français corriger des rédactions en deux heures. Pour ce qui est des corrections d’examens, il me semble qu’elles sont rémunérées donc n’en parlons pas.
Pour moi, être prof est avant tout une vocation, et à mon avis ceux qui se plaignent n’ont plus ou n’ont jamais eu la vocation.
Je pense qu’une carrière d’enseignant devrait être régulièrement ponctuée par des passages en entreprise en fonction de leurs compétences, car tout au long de mon cursus scolaire et universitaire, je n’ai rencontré qu’une petite poignée de profs en adéquation avec les réalités, pour les autres ils étaient enfermés dans leur bulle et hermétique au monde de l’entreprise.
Je pense qu’un prof s’il est intéressant, s’il captive son auditoire, s’il rattache son enseignement à des cas pratiques simples, n’aura aucun problème dans son cours. J’ai enseigné la voile, formé des animateurs et appris à quelques gamins entrant en 6ème à s’organiser dans leur travail, à partager un bouquin pour deux, à se servir d’un classeur journalier et ensuite ranger leurs cours dans des classeurs par matières pour diminuer le poids de leurs sacs (au grand dam de certains profs qui exigeaient le cahier à spirale petits carreaux 200 pages).
Dans chaque situation j’ai toujours trouvé, le petit truc, l’anecdote, qui a fait qu’ils m’ont écouté et appliqué ce que je leur ai enseigné. Je n’ai jamais été épuisé et j’ai toujours tiré une grande satisfaction de mon travail.
Chaque métier à ses avantages et inconvénients en fonction de ses capacités individuelles. Si certains métiers paraissent faciles à exercer, c’est que les personnes qui le pratiquent sont à l’aise dans ce qu’elles font, ceux qui se plaignent devraient changer de métier ou arrêter de se plaindre.
A propos des profs, non vous n’êtes pas les plus malheureux, oui vous pourriez améliorer votre situation, alors faites-le.
Les initiatives locales améliorant votre situation devraient être capitalisées et diffusées largement afin que chaque enseignant puisse les essayer, se les approprier et ensuite les adopter à la condition express qu’un prof accepte cette idée qu’une fois qu’il a obtenu son diplôme tout n’est pas gravé dans le marbre et que d’autres ont peut-être eu une idée intéressante.
En conclusion acceptez de vous remettre en cause, ne vous arqueboutez plus sur vos savoirs à un instant donné et vos petits privilèges. Pensez que d’autre on la possibilité de vous apprendre des chose. Mais cela est très difficile car toute la journée vous avez le statut d’une personne de savoir, donc je pense que si vous êtes orgueilleux au point de ne pas prendre ne compte les remarques, c’est uniquement une conséquence de votre métier.
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« Je pense qu’une carrière d’enseignant devrait être régulièrement ponctuée par des passages en entreprise en fonction de leurs compétences, car tout au long de mon cursus scolaire et universitaire, je n’ai rencontré qu’une petite poignée de profs en adéquation avec les réalités, pour les autres ils étaient enfermés dans leur bulle et hermétique au monde de l’entreprise »
Ok mais quand alors ? Sur leur temps de travail ? le dimanche ? en heures sup ? Pour ma part, je n’ai rencontré qu’une petite poignée de salariés du privé qui avaient vraiment connaissance du monde des enseignants, tous les non-profs devraient donc eux aussi passer du temps dans les salles de cours ! Pour que l’échange soit mutuel.
Votre expérience perso est intéressante mais cette remarque est stupide à mon goût.
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Vincent
2 mars 2007 14:42
Dire que la remarque est stupide, je ne pense pas du tout, au contraire.
La mission des salariés du privé est de créer de la valeur ajoutée, afin de faire vivre leur famille et l’économie en générale.
La mission des profs est de dispenser un enseignement vaste qui servira dans un premier temps à donner un socle commun permettant aux élèves de se construirent et ensuite ces enseignements permettront à ces même élèves d’appliquer les connaissances théoriques qu’ils auront apprises dans leur vie professionnelle.
Le but n’est pas de dire venez voir comme mon travail est difficile, ce qui relève du complexe du Caliméro, mais plutôt de dire « allez voir comment le monde il est pas tout rose », comment on travail en entreprise pour peut-être appliquer certaines méthodes à vos cours.
De cette façon les nouveaux embauchés, ex-élèves seraient peut-être moins dans le flou à leur première arrivée en entreprise.
D’autre part la technologie et les besoins évoluent beaucoup plus vite que les programmes d’enseignement. Cela permettrait aux enseignants d’être au courrant de ce qui se passe réellement et d’adapter plus rapidement leur cours.
Le but de faire passer des enseignants dans le monde de l’entreprise, n’est pas de comparer ses malheurs mais bien de créer des retours d’expériences pour les enseignants.
Mais pour conclure je dirai que votre réaction est symptomatique d’une grande partie de notre population en particulier les profs : moi je fais le choses bien, je suis débordé, y que moi qui bosse, qu’ils viennent faire ce que je fais et après on verra. Mais bon sang (pour ne pas dire autre chose) écoutez ce que l’on vous dit 2 secondes.
Si vous prenez l’ensemble des diplômes délivrés par l’Université, il n’y en a pas la moitié qui sont adaptés au monde professionnel, ils servent uniquement à avoir un papier qui vous donnera le droit de passer un concours pour être prof, instit, policier, agent administratif,...
Donc au final vous aurez une thèse en machin chose et vous serait agent administratif dans une maire, par ce qu’il faudra bien manger. Pas que ce boulot soit dégradant, mais on vous aura bourré le mou tout au long de vos études en vous disant que vous êtes un cas d’or, mais les connaissances que vous aurez acquises ne vous seront d’aucune utilité dans votre travail.
S’être défoncé durant des années pour occuper un poste qui ne vous convient pas et pour vous apercevoir que au final la sommes de vos connaissances si immense qu’elle soit vous permet à peine de vivre, je comprends qu’il y a de quoi être frustré.
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J’avais mal compris votre remarque, je pensais que vous vouliez que les profs aillent dans les entreprise voir un « vrai » métier pas comme le leur... d’où ma réaction, issue d’une famille de profs et d’enseignants, je sais bien comment se passe leur boulot et croyez-moi c’est pas de la tarte !!
Faire rentrer le monde de l’entreprise dans l’enseignement est assez délicat je pense et je n’ai pas de réponse à cette question. Juste mon expérience pro : j’ai travaillé comme assistante d’éducation dans un collège de ZEP, dès leur plus jeune âge on mettait ces gosses en classe de mécanique et de menuiserie comme si les grandes études n’étaient pas faites pour eux, comme s’ils n’étaient capables que de travaux manuels car issus de classes défavorisés. Les stages en entreprise en 4e et 3e ce n’était que ça pour les garçons et vendeuse pour les filles !! C’est la seule image du monde pro qu’on leur donne et les profs ne peuvent pas donner plus que ça, surtout sur les budgets manquent pour faire venir régulièrement des intervenants autres que le BTP et le commerce.
Oui, il faut que les deux mondes se recontrent à un moment mais quand, comment, où ? Voilà des questions difficiles...
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« Dans chaque situation j’ai toujours trouvé, le petit truc, l’anecdote, qui a fait qu’ils m’ont écouté et appliqué ce que je leur ai enseigné. Je n’ai jamais été épuisé et j’ai toujours tiré une grande satisfaction de mon travail. »
Je le reprendrai si j’ai une lettre de motivation à rédiger.
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 10:39
Votre expérience est très intéressante, permettez-moi cependant de revenir sur certains de vos propos :
« Pour la préparation je pense qu’un prof est rôdé au bout de 5 ans, après il s’agit plus d’un travail de mise à jour que de conception pure de cours. » Les programmes changent, les professeurs qui ont toujours les mêmes classes ne sont pas la majorité, et en français, je me vois mal étudier chaque année les mêmes ouvrages !
« 18 heures de cours ou de représentation pour moi sont loin d’être insurmontables (j’assimile un peu le prof à un artiste qui se produirait devant un auditoire. » Sauf que l’auditoire ne vient pas de son plein gré, ce qui se ressent dans son attitude.
« La correction des copies ne me paraît pas non plus être une sinécure. » C’est bien mon avis, mais si j’ai bien compris ce que vous dites, ce n’est pas le vôtre.
« J’ai vu des profs de math corriger un tas de copie en ¼ d’heure, et des profs de Français corriger des rédactions en deux heures. » Dites donc, vous étiez dans un établissements de Lucky Luke du stylo rouge, parce que 30 s. par copie pour le prof de maths et 4 mn pour chaque rédaction... ! Et ils arrivaient à lire la copie, à corriger les erreurs et à noter des appréciations susceptibles de faire progresser les élèves ?
« Pour ce qui est des corrections d’examens, il me semble qu’elles sont rémunérées donc n’en parlons pas. » Quelques euros nous sont en effet crédités 1 an après.
« Pour moi, être prof est avant tout une vocation, et à mon avis ceux qui se plaignent n’ont plus ou n’ont jamais eu la vocation. » Mon article n’était pas une plainte, mais, agacée d’entendre dénigrer le travail des enseignants, je souhaitais rétablir certaines vérités. Je ne partage d’ailleurs pas votre avis : on peut tout à fait relever les dysfonctionnements de quelque chose que l’on aime !
« Je n’ai rencontré qu’une petite poignée de profs en adéquation avec les réalités, pour les autres ils étaient enfermés dans leur bulle et hermétique au monde de l’entreprise. » Depuis quelques temps, je travaille en lycée professionnel hôtelier, et ne me sens donc pas très concernée par votre remarque, d’autant que j’ai travaillé dans différents domaines pour avoir la chance de suivre des études.
« Je pense qu’un prof s’il est intéressant, s’il captive son auditoire, s’il rattache son enseignement à des cas pratiques simples, n’aura aucun problème dans son cours. » ça dépend de ce qu’on appelle un problème, mais ça dépend aussi des individualités : je ne pense pas que l’on puisse dire à la prof qui a été poignardée qu’elle aurait dû être plus intéressante !
« Dans chaque situation j’ai toujours trouvé, le petit truc, l’anecdote, qui a fait qu’ils m’ont écouté et appliqué ce que je leur ai enseigné. » Vous êtes formidable !
« Je n’ai jamais été épuisé et j’ai toujours tiré une grande satisfaction de mon travail. » Je dirais même plus : vous êtes un surhomme !
« Chaque métier à ses avantages et inconvénients en fonction de ses capacités individuelles. » Je suis bien d’accord et nombreux sont les aspects de mon métier qui m’apportent satisfaction et épanouissement, à commencer par la transmission de ce que j’aime à des plus jeunes.
« ceux qui se plaignent devraient changer de métier ou arrêter de se plaindre. » Pour la deuxième fois, pas d’accord : comme partout, c’est grâce à ceux qui pointent ce qui ne va pas que l’on peut améliorer les choses.
« A propos des profs, non vous n’êtes pas les plus malheureux » Certes.
« oui vous pourriez améliorer votre situation, alors faites-le. » Il me semble que la plupart font tout ce qu’ils peuvent pour améliorer la situation, mais ce n’est pas si simple.
« Les initiatives locales améliorant votre situation devraient être capitalisées et diffusées largement afin que chaque enseignant puisse les essayer, se les approprier et ensuite les adopter à la condition express qu’un prof accepte cette idée qu’une fois qu’il a obtenu son diplôme tout n’est pas gravé dans le marbre et que d’autres ont peut-être eu une idée intéressante. » Tout à fait d’accord (et les stages annuels ne sont pas suffisants).
« En conclusion acceptez de vous remettre en cause, ne vous arqueboutez plus sur vos savoirs à un instant donné » C’est une vision archaïque des enseignants : aujourd’hui, les critiques (cf Brighelli) portent davantage sur le fait que les savoirs extérieurs sont trop présents au sein de la classe (c’est en ce sens que l’on est formé à l’IUFM, lisez Meirieu !)
« et vos petits privilèges. » je sens là un certain mépris, me trompè-je ?
« Pensez que d’autres ont la possibilité de vous apprendre des choses. Mais cela est très difficile car toute la journée vous avez le statut d’une personne de savoir, donc je pense que si vous êtes orgueilleux au point de ne pas prendre en compte les remarques, c’est uniquement une conséquence de votre métier. » C’est assez caricatural, mais certains correspondent en effet à ce portrait. Cela dit, il y a loin de la théorie à la pratique, et les conseils extérieurs peuvent parfois faire sourire ceux qui sont confrontés à la réalité. Les professionnels (pourtant passionnants) qui viennent parler de leur travail à nos élèves de 3è en ont fait la cruelle expérience.
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Un petit mot pour les enseignants du primaire qui sont « astreints » à 26 h de cours / semaine, qui ont vu leur boulot se complexifier avec les années, qui gèrent la diversité des élèves en différenciant leur pédagogie, à qui on demande d’ailleurs aujourd’hui de faire de la pédagogie individualisée pour les élèves en difficulté, qui sont pluridisciplinaires, qui souvent achètent leur matériel de travail sur leurs propres deniers, qui participent à des réunions institutionnnalisées mais non payées contrairement à ce qui se passe dans le secondaire...
Beaucoup d’enseignants du primaire tournent à 45 H /semaine. Quant aux directeurs, il s’approchent plus souvent des 50 H /semaine... curieusement, on ne parle pas de leur temps de travail à eux : peut-être qu’il faudrait alors envisager de payer des heures supplémentaires...
Qu’on ouvre une fois pour toute un vrai débat là dessus afin d’éviter les poncifs de l’enseignant tout le temps en vacances. Je suis certain qu’on aurait des surprises.
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Courouve
2 mars 2007 13:52
« la diversité »
Bel euphémisme pour désigner l’immigration massive et les problèmes posés par l’accueil d’enfants qui ne parlent pas français dans leur famille.
C’est là-dessus qu’ii faut « un vrai débat ».
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Oh mais... mais oui, c’est bien ça !! un commentaire qui n’a rien à voir avec le sujet de l’article et qui annonce un petit troll...
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 10:49
Tout à fait d’accord pour dire que les enseignants du primaire font un travail exceptionnel et toujours plus difficile dans des classes de plus en plus hétérogènes, d’autant que les multiples réformes les ont contraints à passer moins de temps à enseigner le français(-500 heures sur l’ensemble du primaire d’après un calcul de « sauver les lettres ») et qu’on leur impose des méthodes au lieu de leur présenter ce qui marche et de leur faire ensuite confiance (rien de pire que d’appliquer une méthode avec laquelle on n’est pas à l’aise).
Quant aux chefs d’établissements, leur travail est considérable et leur responsabilité trop souvent mise en cause. Ma directrice est largement au-dessus de 50 heures/semaine !
Et dans le secondaire aussi, beaucoup de réunions non payées.
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Attention la HALDE vous surveille, prudence. Mais vive le chèque scolaire et on y verra plus clair.
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gointheuk
2 mars 2007 15:01
D’abord, un enseignant n’est payé que 10 mois (le salaire est ensuite annualisé).
Désolé, mais ce n’est pas tres clair : est-ce-que vous etes payés les mois de juillet et d’aout ?
Parce que si vous etes payés tous les mois de l’année, juillet et aout compris, quelle est la différence avec un autre salarié, dont le salaire est lui aussi annualisé ?
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Je ne suis pas pour donner plus d’heures de cours aux professeurs mais il ne faut pas tomber dans la demagogie opposee qui consiste a dire que les profs travaillent 70 heures par semaine ; des fois je me dis que les gens ne realisent pas avant de balancer des chiffres. 70 heures representent 10 heures par jour tous les jours de la semaine, vous allez me faire croire qu’un prof fait ca toutes les semaines de l’annee, c’est bizarre je vois souvent mes collegues profs pour faire une bouffe le weekend je dois avoir de la chance qu’ils arrivent a se liberer sur leur emploi du temps si charge.
Preparer les cours : effectivement ca prend du temps mais ce n’est pas comme si les programmes changeaient drastiquement tous les ans. J’ai donne des cours en fac, ma premiere annee a pris du temps en preparation mais la deuxieme a ete tranquille j’avais juste fais des modifications sur les passages difficiles.
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 10:52
Dans mon établissement, quasiment tous mes collègues de lettres sont à temps partiel parce qu’ils ne s’en sortaient justement pas avec un temps plein !
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A temps partiel ? Les enseignants sont passés maître dans l’art d’optimiser leurs impôts et leurs prestations. Je connais des enseignantes qui accouchent juste avant les grandes vacances (elles m’ont avoué l’avoir programmé).
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 13:35
Juste avant les grandes vacances ? Comme ça leur congé maternité est pris sur leurs congés... Quelle conscience professionnelle !
C’est ce que j’ai fait moi aussi pour mon premier enfant, sans le faire exprès : accouchement fin juillet (du coup, presque pas de congé maternité !). -
c’est vrai qu’il n’y que chez les profs que certains profitent du systeme ! dans les autres métiers, tout le monde est exemplaire ! personne ne profite des failles ! et on pourrait trouver des failles dans tous les systemes, du public au privé. j’ai des exemples. Mais mes exemples ne sont qu’anecdotiques. mais je n’en ferai pas une généralité. contrairement à certains ici qui partent d’une anecdote pour en faire des généralités. dans tous les métiers il y a des failles et des profiteurs !
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Courouve
2 mars 2007 15:09
Le temps de travail des enseignants est à apprécier en fonction des conditions de travail.
Or il n’y a aucune commune mesure entre l’époque où les enseignants avaient affaire à des classes généralement attentives, et l’époque actuelle où ils se heurtent à ce que l’on appelle pudiquement les « incivilités », où même les femmes se prennent des coups de couteau ou sont agressées avec leur agression filmée et diffusée sur Internet.
Mais pour les syndicats, la mention des conditions actuelles relève du troll ...
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Vincent
2 mars 2007 17:10
Pas d’accord,
l’enseignement passe par la communication, la transmission du savoir est quelque chose de difficile et demande de savoir se mettre au niveau de l’auditoire, d’aider ses élèves, de les encourager.
Mais surtout de rendre intéressante la matière que l’on enseigne.
Les enfants et les ados adorent les histoires, les anecdotes, servez vous de l’actualité pour imager vos cours.
Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Ayez un projet fédérateur au sein d’un classe, ça oui, ça demande du temps et de l’implication.
Mais non au lieu de cela, c’est la faute des autres, en plus un prof (et c’est pas de bol pour lui) n’a que très peu de temps pour se bâtir une image, au premier cours, il sera étiqueté quasiment définitivement dans le collège qu’il occupe, et ne pourra changer d’étiquette qu’en changeant de collège.
Je crois que cela sans être dit contribue aussi au fait que dans certain cours on entends les mouches voler et dans d’autre les tables et les chaises, car les grand frères ont parlé de ces profs.
Mais rassurez-vous dans le privé c’est pareil, à part que nous avons un peu plus de temps, on parle généralement des cents premiers jours de pouvoir.
Cent jours c’est plus long qu’une heure, en plus si l’on veut on peut changer de boite quand bon nous semble pas vous.
Alors je vous le concède,
oui il faut de la personnalité, du caractère et du charisme quand on souhaite enseigner. Espérer que des ados vont vous écouter, vous avec votre petite voix pas affirmée et sur le simple fait que vous soyez prof et eux au fond de la classe à comparer leurs derniers téléchargements sur leurs lecteurs MP3, vous rêvez.
Je conclue en vous disant soyez intéressants, captivants, suscitez la curiosité, et les élèves en redemanderont et dans ce cas effectivement nous pourrons reparler de cette histoire de 35h00 effectives dans les établissements scolaire.
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Je suis plutôt du coté des enseignants en général mais petite anecdote quand même qui m’a laissé reveur. Un couple d’amis, tout deux professeurs d’EPS. Lui nous explique qu’il fait 16 h de cours par semaine et qu’il trouve quand même que c’est bien beaucoup. Il nous explique ensuite que pour sa femme c’est bien pire ! En effet celle ci est prof principal et fait donc 2 h de plus par semaine, 18 heures en tout (! !!). Cet ami était proprement scandalisé par une telle charge de travail. Tout ça pour dire que si on ne peut certainement pas généraliser ces idées à l’ensemble des professeurs, il doit quand même y en avoir un certains nombres qui vivent dans une autre dimesion. J’imagine si on demande à ces deux là de faire 35 h, ils vont avoir une attaque cardiaque.
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Donc du coup pas 35 heures de cours, puisque c’est le sujet de l’article, mais 35 heures effectives...Mais si je sais pas trop ce que peut faire un prof d’EPS à part s’occuper d’une classe (en tout cas de mon temps ca ne se préparait pas un cours de sport, la mienne nous regardait courir en fumant sa clope)
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Courouve
2 mars 2007 17:39
Il y a les conseils de classe, la concertation avec les autres profs, la vérification et les commandes du matériel, l’organisation des sorties, matches et déplacements, etc.
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Admettons, admettons... Je n’ai de toute facon aucune envie de taper sur les profs, ils font globalement un métier difficile et ils ont toute ma considération. Mais cette petite histoire m’avait marquée et ce sont des gens avec des facons de penser pareil qui décrédibilisent toute une profession.
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 10:56
Votre témoignage est assez étonnant car les professeurs d’éducation physique ont normalement 20 heures de cours par semaine (temps plein), ce qui, je vous le concède, ne doit tout de même pas les mener à 35 heures/semaine.
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 10:59
C’est vrai que l’on en voyait comme ça avant, mais c’est de plus en plus rare : les professeurs d’éducaion physique, en plus de ce qui est listé ci-dessus, doivent organiser des progressions et travaillent beaucoup en pédagogie différenciée.
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« »D’abord, un enseignant n’est payé que 10 mois (le salaire est ensuite annualisé). Désolé, mais ce n’est pas tres clair : est-ce-que vous etes payés les mois de juillet et d’aout ?
Parce que si vous etes payés tous les mois de l’année, juillet et aout compris, quelle est la différence avec un autre salarié, dont le salaire est lui aussi annualisé ?« »
ca veut dire qu’ils ne sont payés 12 mois de salaires pour 10 mois de travail

Enfin à nos amis profs, ils oublient aussi effectivement qu’ils ont environ 15 semaines de libre (je dis pas congés mais bon, et vont me sortir qu’il y a des pré rentrées etc...), donc faire 47 semaines à 35 h dans le privé ca représente 37 semaines à 44 heures...
Après les démagos à 70 heures/semaines j’aimerais les rencontrer

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Courouve
2 mars 2007 17:47
Etre enseignant était une sinécure à l’époque où l’on ne risquait pas de coups de couteau ...
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ca veut dire qu’ils ne sont payés 12 mois de salaires pour 10 mois de travail
Certes, certes, mais j’avais l’impression que c’etait quelque chose de négatif dans le texte de l’auteur.
Des précisions de l’auteur ?
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 11:01
Quand vous voulez, je vous invite à travailler une semaine avec moi, ensuite on en reparle.

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@ Vinvent : tu serais un excellent prof avec tes idées : pourquoi ne l’es-tu pas devenu ?
Nous sommes des archaïques, qui désespérons volontairement nos élèves avec des archaïsmes...
A celui qui demande quelle est la différence entre 10 mois annualisés sur 12 et ceux qui ont 12 mois de salaire, je suis géné de lui expliquer que c’est le niveau des rémunérations (qui,en plus, n’a pas bougé depuis 10ans).
Je viens de discuter avec une caissière de moyenne surface, et,nous plaisantions, lui ai demandé son salaire net : 1300,OO E par mois. Je connais des instits qui en fin de carrière gagnent 1630,00 par mois.C’est ce que nous appelons la smicardisation de la profession...
Je vais même te faire une confidence : j’ai quitté une profession d’infirmier dans le public il y a 18 ans, pour devenir instit (c’était une vocation), je gagne exactement le même salaire net...Et je ne te dis pas le temps qu’il m’a fallu pour remonter les échelons....
Une dernière chose:d’aprés un intervenant c’est le privé qui alimenterait les caisses de l’Etat...Dans le secteur primaire et secondaire c’est vrai, mais dans le tertiaire, c’est plus que douteux:je ne vois pas en quoi un médecin, un banquier, un DRH, un représentant seraient plus « productif » qu’un enseignant. J’ai même le sentiment que certaines banques, certaines assurances, certaines productions privées « coûtent » à l’Etat, en exonération de charges,en épongeant les dettes, etc
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gem
2 mars 2007 19:02
Ne vous foutez pas de nous, SVP.
Des instits, catégorie B, il n’y en a quasiment plus (quelques centaines de reste).
Ils ont tous été basculer en « professeurs des écoles », catégorie A. Avec le salaire qui va avec. L’ancienne fin de carière est devenu le début.
Valeur ajoutée ? Nulle.
Quand à savoir si les enseignants sont productifs... mon expérience d’élève, c’est plutôt : non. Un bon manuel est bien plus agréable et bien plus efficace pour 90% des trucs ; le prof n’est utile que pour donner le petit coup de pouce pour franchir l’obstacle, une fois de temps en temps. S’il y passe 10% de son temps, c’est le bout du monde... et le reste du temps c’est un frein assez chiant à supporter.
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Je trouve que c’est plutôt vous, gem, qui vous foutez du monde. Le ou la prof le plus « je sais tout » a moins d’arrogance que vous, et a moins tendance à prendre son cas particulier (j’apprends mieux dans ls manuels qu’avec un prof, en salle de cours, et blablabla, etc.)pour une généralité. Rien ne remplacera l’apprentissage de personne à personne. A propos de salaires, j’aimerais savoir pourquoi on compare toujours les salaires des profs, à tout niveau, non pas aux métiers qui requièrent au moins le même nombre d’années d’études, d’examens et de concours, mais à ceux qui exigent nettement moins. L’exemple de la Grande Bretagne, où les senseignants passent plus de temps qu’en France au bahut, est fallacieux : comparez donc les niveau de rémunération, deux, voire trois fois plus en GB qu’en France ! Pour répondre à quelques idées glanées au hasard - je ne vois pas pourquoi on imposerait aux profs de venir corriger leurs copies dans un bureau que chez eux (ou dans un bistrot, ou sur la plage, si ça leur chante) alors même qu’on encourage partout le télétravail ou travail à domicile.
Le problème n’est pas là : je regardais l’autre soir le reportage sur le procès du voyou qui avait frappé une enseignante, filmé par un copain. Tant qu’on ne donnera pas à l’Education nationale les outils nécessaires pour faire de ces sauvageons (j’utilise à dessein le mot de Chevènement) des Français, sachant s’exprimer, dépositaires non seulement d’un savoir et d’un bagage culturel mais aussi d’une identité qui n’est pas celle de leur clan ou de leur communauté ethnique, on sera dans la m...de. Et malheureusement, dans beaucoup de cas, il ne s’agit même plus d’éducation, à la base, mais de dressage. Et, en effet, nos profs ne sont pas formés pour ça.
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A celui qui demande quelle est la différence entre 10 mois annualisés sur 12 et ceux qui ont 12 mois de salaire, je suis géné de lui expliquer que c’est le niveau des rémunérations
J’ai bien compris qu’on parlait des rémunérations, mais ca ne m’eclaire pas plus, désolé...
Si un prof est payé tous les mois (y compris juillet et aout), il n’est pas payé sur 10 mois. Ca a l’air un peu evident dit comme ca.
Ce qui compte c’est le salaire annuel, non ? D’ailleurs pour la declaration des revenus, c’est le salaire annuel qui est declaré, que l’on soit payé sur 10, 12 ou 13 mois.
J’aimerais vraiment comprendre le coup des 10 mois payés sur 12.
Je precise que ce n’est pas une question piege, hein.
(qui,en plus, n’a pas bougé depuis 10ans).
Vous voulez dire que les profs gagnent pareil qu’il y 10 ans ? Il n’y a pas eu d’augmentation du salaire, ne serait-ce que pour suivre l’inflation ?
La encore, ce n’est pas une question piege.
Je viens de discuter avec une caissière de moyenne surface, et,nous plaisantions, lui ai demandé son salaire net : 1300,OO E par mois. Je connais des instits qui en fin de carrière gagnent 1630,00 par mois.C’est ce que nous appelons la smicardisation de la profession...
Allez, hop, les chiffres officiels (juillet 2006) :
http://www.education.gouv.fr/cid1120/remuneration-personnel-enseignant.html
Un professeur des ecoles apres 30 ans, c’est minimum 2454 €/mois, maximum 2921 €/mois, pas vraiment le SMIC.
Pour la caissiere, je pense que c’est plutot 1300 €/mois brut, soit 1000€/mois net (a la louche), et meme en fin de carriere...
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« Je viens de discuter avec une caissière de moyenne surface, et,nous plaisantions, lui ai demandé son salaire net : 1300,OO E par mois. Je connais des instits qui en fin de carrière gagnent 1630,00 par mois.C’est ce que nous appelons la smicardisation de la profession... »
Encore une désinformation... Quand j’ai commencé dans l’EN en 2000,en ZEP, mon salaire de base était de 1500 €, et ce sans aucune formation ni aucun diplome IUFM !!!
alors 1630 € en fin de carrière laissez moi rire !!!
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J’avais oublié le salaire est versé sur 12 mois !!!!
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 11:09
Mais dites-moi où vous travailliez ! Pourquoi n’ai-je été payée que 1300 €/mois, une fois mon concours en poche ?
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@ aurélia,
Je suis PLP en ZEP en champagne-ardenne. Sans concours ni diplômes EN. 1500 € sans lzs primes ZEP et sans les heures sup
Bisous.
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Aurélia Lemonnier
9 mars 2007 09:09
Si tu as ce salaire sans diplôme, c’est donc qu’il n’y a pas que des primes en ZEP, mais un salaire initial plus élevé (je l’ignorais et n’ai pas le temps de le vérifier maintenant). Sans doute parce que vous êtes peu nombreux à avoir le courage d’y travailler, et ça se comprend, quand on voit comme il est déjà difficile de maintenir la discipline dans les établissements plus favorisés...
Normalement, on débute à 1300 € l’année de titularisation, une fois le concours en poche (il s’agit de l’année qui couple responsabilité d’une classe avec « encadrement » par un collègue plus expérimenté et cours à l’IUFM), mais le salaire augmente dès la rentrée suivante.
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c’est surement qu’ils ont l’impression d’être mal payés..... A l’auteur de nous dire en toute franchise quel est son salaire net annuel tout compris (allez je parie pour 18000 euros net environ, mais bon je peux me tromper) !
Mais j’étaye un peu mon raisonnement sur le temps de travail (uniquement) : donc aujourd’hui un enseignant a 37 semaines de cours dans l’année (il y a environ 15 semaines de congés scolaires) Alors même si on les obligeait à 35 heures de présence sur le terrain, par 37 semaines de cours ca fait : 1295 heures par an..... Pour arriver à un temps de présence d’un contrat 35h par semaine (1607 heures) il manque 312 heures....
donc soit l’enseignant bosse plus chaque semaine pour compenser soit il s’organise sur son temps de disponibilité....
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« »Je viens de discuter avec une caissière de moyenne surface, et,nous plaisantions, lui ai demandé son salaire net : 1300,OO E par mois« »
Alors là j’aimerais voir ça..... ça c’est plutot le salaire brut donc effectivement c’était de la plaisanterie ! Je bosse dans un grand magasin (en province dans une grande ville), je connais le salaire de tout le personnel.... la moyenne d’une caissière vendeuse etc... environ 1400 euros BRUT.. (sur 13 mois quand même, toutes primes comprises)
Perso je gagne 1500 euros NET (soit 1900 BRUTS) sur 13 mois toutes primes comprises (primes de vente, intéressement, participation, heures supplémentaires etc....) en étant assimilé cadre.... voilà pas de langue de bois...
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gem
2 mars 2007 18:51
Le salaire, est-ce bien le sujet ?
Surtout « net », en plus, car le gros bonus est dans le « brut » : une bonne retraite sur la base du dernier salaire, et non des 25 meilleures années.
Mais bon, si ça vous interresse...
18 000 € ? c’est un tarif de maitre aux. en tout debut de carriere, ça. Et sans bonus pour les enfants.
Pour un(e) prof certifié de 31 ans, comptez 23 000
Et encore un peu plus pour un(e) agrégé. 28 000 ?
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@ gem vous oubliez les 3 enfants, retraite au bout de 15 ans de service soit environ dans 10 ans pour notre trentenaire !
sympa non une retraite à 40 ans ! avec possiblité de surprime (+75% de pension) si elle accepte de vivre 6 mois par an dans une île paradisiaque de polynésie....
quel dur métier... (sans risque majeur - une baffe d’un élève de 15 ans au pire, un job à vie sans considération de résultat vis-à-vis des élèves -pardon des apprenants -sic-)
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L’avantage donné aux femmes de trois enfants et plus se retrouve à travers toute la fonction publique, et pas seulement chez les profs. C’est un avantage que pour ma part je trouve inacceptable, comme la dispense de passer certaines épreuves de concours pour lesdites mères de famille nombreuse. Mais vous pourriez être plus équitable et parler des militaires à la retraite à quarante ans qui pantouflent ensuite à la Banque de France et dans d’autres usines à travaux forcés. Inversement, dans la fonction publique, quand vous êtes célibatauire, sans enfant, vous trinquez pour tous les autres. Alors au lieu de s’en prendre une fois de plus aux profs, attaquez, s’il vous plaît, la politique éhontément nataliste de notre beau pays.
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armand, je voulais souligner le fait qu’être prof n’était pas le bagne et que certains avantages étaient particulièrement honteux vis-à-vis de la population qui paye leur salaire !
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Et non Nathanael, je parle bien de salaire net pour la caissière, et je lui ai dit j’étais heureux pour elle...
Quand à mon intervention plus haut mis en doute , je réitère mes informations : je suis bien placé pour le savoir...
Les augmentations ? En brut certes, en net tout est pompé par les cotisations en tout genre, dont j’ai déja parlé sur Avox...
« Payé 10 mois , 12 ou 13 qu’est-ce que cela change ? » Vous êtes idiot ou quoi ? J’aimerais bien toucher un 13 ème mois...Cela veut dire que nous n’avons pas deux mois de congé PAYE en été, mais de congé sans solde...
Il n’y a plus d’instituteurs : ah bon ? Je suis instituteur et non professeur des écoles : je suis comme cela, je reste fidèle à mon engagement et fier d’être instit...
Pour conclure, c’est un scandale en effet que des gens exerçants un même métier aient des grilles de salaires différents.
Je l’ai déja écrit sur Avox, le différentiel de salaire entre les Allemands et les Français est de 60%,sinon plus et je défie quiconque de me prouver le contraire...
Je constate que nos détracteurs sont nombreux, que beaucoup ont de merveilleuses idées, mais qu’aucun essaie de les confronter à la pratique en devenant enseignant, et pourtant c’est si pénard...
J’ai lu des chiffres faux, même dans des organismes officiels, car on joue toujours sur le brut et le net, sans préciser, et même dans certains bulletins syndicaux...
Ouais, c’est une belle arnaque, mais je vois que le fossé entre les enseignants et les non enseignants n’est pas prés de se fermer...Hein Gem ? Tu as raison, remplace les maîtres et les profs pas des télés, ça coûtera moins cher et ça sera plus efficace, et installe des robots pour la discipline et les élèves qui pèteraient les plombs !
Basta.
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@ douxjesus
Les augmentations ? En brut certes, en net tout est pompé par les cotisations en tout genre, dont j’ai déja parlé sur Avox...
Votre salaire net est donc le meme qu’il y a 10 ans ? (conversion Francs <-> € faite bien sur)
« Payé 10 mois , 12 ou 13 qu’est-ce que cela change ? » Vous êtes idiot ou quoi ?
C’est toujours sympa de discuter par un membre du corps enseignant.

Surtout par quelqu’un qui a un peu de mal avec les chiffres apparement

J’explique pour les mal-comprenants : ce qui est important c’est le salaire annuel. Quand vous faites votre declaration d’IR, c’est le salaire annuel qu’on vous demande (net imposable), pas votre salaire mensuel (si, si, verifiez). Apres, que ca soit payé sur 12 ou 13 mois, ca ne change pas grand chose. C’est meme plus avantageux d’etre payé sur 12 mois que sur 13 ; exemple : si vous demissionnez.
J’aimerais bien toucher un 13 ème mois...Cela veut dire que nous n’avons pas deux mois de congé PAYE en été, mais de congé sans solde...
Est-ce-que vous touchez un salaire en juillet et en aout ?
Si vous touchez un salaire en juillet et en aout, vous etes payé sur 12 mois, point barre. Un mois de congé sans solde, c’est 0€ a la fin du mois.
C’est pourtant des questions simples :
- 1) est-ce-que votre salaire net est le meme qu’il y 10 ans ?
- 2) est-ce-que vous touchez un salaire en juillet et en aout ?
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J’aime quand on compare le salaire de prof à celui de caissière et pas à celui de cadre...
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« Payé 10 mois , 12 ou 13 qu’est-ce que cela change ? » Vous êtes idiot ou quoi ? J’aimerais bien toucher un 13 ème mois...Cela veut dire que nous n’avons pas deux mois de congé PAYE en été, mais de congé sans solde..."
Doux Jésus, qu’ est-ce qu’il ne faut pas entendre !!!
Congés sans soldes... Vous rigolez... vous recevez bien un salaire en juillet et aout... NON, alors où sont les congés sans soldes ???
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 11:39
Comme je travaille dans le privé, je ne suis pas concernée (je ne suis qu’« assimilée » fonctionnaire : pour moi, la retraite, c’est sur 25 ans ! et, vous avez presque raison je suis à un peu moins de 23000 € bruts annuels à l’échelon 5 (dernière augmentation en septembre 2005, arrivée sur mon salaire en juin 2006). Ce n’est pas si énorme, vu le niveau d’études ! Cela dit, ce travail assuré quoi qu’il arrive, ce salaire qui augmente non en fonction de la réussite, mais de l’ancienneté, est-ce vraiment un bien ? L’an dernier, notre classe de 3èDP6 (découverte professionnelle 6 heures/semaine pour préparer l’orientation des élèves en BEP et CAP, donc élèves en difficulté ou rejet du scolaire) n’a eu à déplorer que 2 échecs au brevet des collèges. Croyez-vous que nous recevions une prime pour cette réussite ? Comme je les avais 9 heures par semaine (français, histoire, géographie, éducation-civique = matières de l’examen), on peut dire que je n’y étais pas tout à fait étrangère. En revanche, lorsque j’ai travaillé comme représentante de commerce, j’ obtenais des primes régulièrement !
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voyons Mme Lemmonier, regardez ce que gagne un chercheur en France avec un niveau d’étude bien supérieur ! on sait très bien qu’il n’y a aucune corrélation entre le niveau d’étude et la rémunération (ce qui est navrant mais c’est la réalité de l’offre et de la demande)
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Il fallait le dire tout de suite que vous travaillez dans le privé. je suis pour le « chèque scolaire » donné à chaque parent d’élève, chèque qu’il remettra à l’établissement de son choix privé ou public (agréé). Les meilleurs seront récompensés et pourront être augmenté sans problème. Vive la concurrence qui dope le progrès.
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@ Demian : A te voilà, toi, vieux filou ! Dis-moi sur ton fil « drôle de guerre », on s’impatiente, ils ne peuvent plus se passer de toi !
Admiratif !!!!!!!

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Aurélia Lemonnier
4 mars 2007 22:39
capitale du Comminges, oui. Au sud de Toulouse, en Haute-Garonne, début des Pyrénées (401 m d’altitude).
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gem
2 mars 2007 18:27
Je n’ai pas bien compris si vous vouliez nous parler Meme Royal ou des profs, ni qui vous vouliez convaincre (les profs ? les non-profs ?). La seule chose nette, c’est que vous soutenez Mme Royal. OK, c’est permis. Oublions Mme Royal, sujet trollesque au possible, et parlons des profs.
Pourquoi FAUT-il que le prof crée SON cours ???
Depuis le temps, on n’a pas été capable de compiler une bibliothèque de quelques dizaines de cours, homogènes, solides, conformes aux programmes, testés et approuvés ? On peut le faire pour les manuel, mais pas pourles cours ??? Quel est la valeur ajoutée de ce travail de création d’un cours, et même de plusieurs, par chaque prof ? Nul-le !
On a transformer l’école en usine pour les élèves, mais les prof travaillent toujours comme des artisans... (« élève » : un mot trop absent de votre texte, soit dit en passant...)
Quand on a dit ça, on a tout dit. Cette absence totale de méthode, ce mélange aberrant d’autonomie totale et de soumission à un système assez largement kafkien, tout est dans ce simple constat : chaque prof fait « son » cours. Ridicule.
Osons la question : à quoi servent les profs ? Non, pas « à quoi sert l’enseignement », ça c’est clair et évident, non, j’ai bien dit : « à quoi servent les profs ? ».
A inventer des cours ? Certes non !
A corriger des copies, maintenir le calme et la discipline ? Pas besoin d’être prof pour ça.
Un prof ne sert qu’à une seule chose : faire lire un bon manuel. C’est dans le livre que se trouve la connaissance. La lecture est 4 fois plus rapide, 2 fois plus efficace que l’écoute d’un cours... qu’on sera de toute façon obligé de lire après l’avoir écrit. Quelle perte de temps. Quel ennui...
Et c’est ainsi que, jeune, celui qui n’était pas encore ministre de l’éducation nationale (M. Ferry) pouvait avaler en une semaine le programme d’un mois (puis aller jouer pendant 3 semaines avec ses frères) : vu que c’était par correspondance, il n’avait pas un prof sur le dos pour le ralentir...
Exagérons un peu (beaucoup) et dions carément : A bas les profs ordinaires, ces inutiles parasites, encore beaucoup trop payés pour le mal qu’ils font, mal d’autant plus grand qu’ils se croient indispensables. Et vive le livre, vive les garderies d’apprentissages, vive la récré (la moitié du temps, au moins).
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c’est vrai que depuis que l’éducation nationale existe, et que des tas de chercheurs y réfléchissent, personne n’avait pensé à remplacer les profs par des manuels ! quel miracle ! pourriez vous s’il vous plait nous donner aussi le remède contre le cancer aussi ? et puis je voudrais aussi récupérer votre numéro de 3615, pour récuperer vos précieux conseils ! pourrait -on mettre des articles intelligents s’il vous plait ? le mien se contente d’être ironique, et à la hauteur de l’article commenté.
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Oh mais que c’est intelligent cet article, il faut avoir monopoliser des milliards de neurones pendant au moins 1 bonne seconde pour pondre cela.
Pourquoi ne pas utiliser un bon manuel un bonne fois pour toute et le faire lire aux élèves ?
Mais c’est vrai, c’est tout simple !!! Mais comment n’y a-t-on pas pensé une seule fois ? Et pourquoi depuis des centaines d’années on s’obstine à donner des cours alors qu’une lecture du bon livre suffit ?
Mais la voilà la solution ! Ecoutez il faut ABSOLUMENT que vous écriviez à l’Education Nationale, voire que vous vous y présentiez en personne afin d’y apporter enfin votre solution absolue. La France a besoin de vous. Que dis-je le monde entier !
Personne n’y avait pensé auparavant mais pourtant, il est évident que les élèves qui arrivent chaque année sur les bancs des écoles sont tous identiques, qu’ils ont tous le même acquis, la même motivation, qu’il savent tous parfaitement lire, qu’ils sont tous autant motivés pour s’instruire et si avides de tant de lectures et même qu’ils ont tous la même opportunité en étant chez eux de pouvoir s’informer...
C’était tellement évident que personne n’y avait pensé auparavant, je tiens vraiment à vous remercier pour tant de clairvoyance et de sagesse et à vous inciter à écrire encore plus d’articles pour nous instruire tous et aussi bien sûr nos enfants si avides de vous lire...
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Aurélia Lemonnier
3 mars 2007 13:47
@ Adama : On se connaît ? Ai-je écrit tant d’articles pour que cela me vaille un « encore un article ... » ? Et pourquoi Madame « je sais tout » ? Ce n’est pourtant pas moi qui affirme des choses sur des sujets que je ne maîtrise pas...
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en tant que prof de maths je suis d’accord pour dire que certains collègues ne font pas leur boulot. c est clair.
mais on ne peut pas évaluer le prof en fin d’année, car statistiquement , un échantillon de 25 élèves ne suffit pas à juger, à évaluer.
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EFFRAYANT CE QUE VOUS DITES ! quand je pense à toutes les recherches que je fais depuis le temps que j’enseigne et que je commence à bien connaître les erreurs des élèves, de manière à préparer des activités et des cours qui permettent de mettre en évidence ces erreurs et à lutter contre. ce n’est pas parce que vous avez eu une mauvaise expérience d’élèves que vous pouvez vous permettre de juger : cela s’appelle du SECTARISME. ok, il y a de mauvais profs, mais je peux vous dire qu’il y en a d’excellents et qu’il suffirait de faire un sondage suffisamment important auprès d’élèves, pour vous faire une idée plus juste, avant de porter des jugements hâtifs . je ne commenterai pas davantage votre article, bien qu’il y en ait des choses à dire, tant l’argumentaire sur l’avantage des manuels par rapport aux profs est ridicule.
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mon cher fabien,
un rapide sondage auprès de mon entourage (on fait avec ce que l’on a !) me fait dire que tous ont eu un jour un prof. véritablement interessant et encourageant sur tout leur cursus (de la maternelle au directeur de thèse) mais cela ne fait pas beaucoup un prof. sur quelques dizaines voir centaines pour les multirécidivites !!
ensuite pour les enseignements : j’ai donné quelques cours à l’université et effectivement ce n’est pas toujours facile de retenir l’attention de nos étudiants mais bon faut quand même pas se voiler la face, un cours reste un cours, la première année est assez difficile car ils demandent beaucoup de préparation mais ensuite il n’y a que des ajustements, des améliorations en fonction des retours, etc.. pas de quoi fouetter un chat pendant des heures ! et encore ce qui est enseigné à la fac a un taux de renouvellement assez important par rapport au primaire ou secondaire....
bref il y a des métiers difficiles mais celui de prof. n’en fait pas partie, demandez deux minutes à une caissière de supermarché, si c’est pas difficile de rester dans le bruit 7h/jour, à un ouvrier sur chaîne si c’est facile de suivre les cadences, à un chauffeur routier si c’est sympa de rouler toute la journée etc....(et je passe les éboueurs, égoutiers, et mineurs -oups il n’y en a plus...)
une remarque : la pénibilité au travail peut être appréciée par l’espérance de vie des travailleurs... et les prof. sont avec les curés très bien classés !
pour l’auteur : encore une fois, ce n’est pas chargeant la barrique que vous allez être crédible (70h/ semaine ! faut quand même le faire ! mon entourage de prof. des écoles et en collège/lycée ne le font pas, loin de là !)
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Vous comparez encore une fois ce qui n’a pas comparable : ou allez comparer le travail d’un ingénieur sorti des grandes écoles à celui d’une caissière de supermarché pendant qu’on y est. Seulement l’ingénieur, pour peu qu’il se spécialise en finances, gagnera en début de carrière ce qu’un prof gagne en milieu, voire à la fin. Dans aucune des interventions ici on ne tient compte du nombre d’annéees d’études ou de la difficulté des concours. Je suis moi-même prof en fac - je reconnais que mes étudiants sont un public agréable quoique de moins en moins cultivé à chaque rentrée ou presque, mais franchement celui ou celle qui doit affronter les bandes des sauvageons mérite une décoration - oun tout au moins le soutien de sa hiérarchie et de la société en général.
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Il faudrait restaurer la République de profs comme en 81. C’était le bon temps : y avait plein de types à colliers et à lunettes qui fumaient la pipe en devisant. C’est un peu le cercle des poètes disparus non ? Ils ne comptaient pas leurs heures, ils avaient des idées sur tout et surtout des idées...20 ans plus tard, il faudrait ouvrir des écoles privées tellement çà se bouscule au portillon, même Ségolène y a mis sa progéniture. cherchez l’erreur...
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pour répondre à votre questionnement sur les 70 h , je dirai ceci : cela dépend des semaines, des profs et des matières. pour moi, il m’arrive de faire 60 h dans la semaine quelques fois. d’autres fois je travaille dans les 50h. un week end sur deux est pris par le travail je suis prof de maths. apres cela dépend d’un prof à l’autre, et d’une matière à l’autre. pour donner un exemple je sais qu’un prof de francais met un temps fou à corriger ses copies,alors qu’en maths on met moins de temps. en contre partie dans ma matière je passe beaucoup de temps à préparer des cours, et je donne beaucoup de travail personnel. j’ajouterai que je fais 4h d’activités bénévoles au lycée pour les élèves. de plus l’administration nous convoque régulièrement pour des réunions, je ne parle pas seulement des conseils de classe, il y a aussi les préconseils, les réunions entre collègues de la même matière, les préparations de controles communs, les réunions bilans de ces controles, les réunions sur la prévention, prévention-santé, violences, les réunions sur le projet d’établissement, les réunions sur les commandes de matériel, les réunions sur les projets interdisciplinaires, les réunions avec les parents d’élèves, générales ou particulières, l’écoute régulière des élèves qui ont des difficultés, les soutiens aux élèves qui le demandent ponctuellement, les réunions d’évaluation des réunions de formation, les réunions pour préparer l’année suivante, les réunions avec les élèves turbulents et le proviseur... et j dois en oublier. je finirai en disant que donner une heure de cours monopolise toute notre attention et notre concentration ne doit pas faillir pendant une heure : il nous faut à la fois maintenir l’attention, la curiosité, la motivation et la discipline de 26 élèves : au final dans certains cas,une heure de cours est épuisante. et ceux qui ne l’ont jamais fait ne peuvent pas se rendre compte. je souhaiterais que dans ce forum ceux qui ne sont pas profs ou ne connaissent pas ce métier n’émettent pas des informations fausses, des jugements hâtifs, et soient surtout curieux et interrogatifs plutôt qu’informatifs...
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pour répondre à celui qui m’a répondu, point par point :
- vous dites : « apres un rapide sondage...un bon prof sur quelques dizaines voire quelques centaines »
sur quelles statistiques vous basez vous ??? aucune statistique n’a été faite pour évaluer les profs ? comment pouvez vous affirmer ça ?
— vous dites que vous avez donné des cours à la fac, la première année est dure mais apres plus besoin de préparer les cours.
deux choses : il y a des années où j’ai des classes nouvelles, et il me faut donc préparer de nouveaux cours. de plus le programme change régulièrement, et il faut faire des adaptations. deuxiemement, si vous ne changez pas votre cours apres la première anée, c’est que vous ne vous posez pas beaucoup de questions sur la pertinence de votre cours !! comme si le premier cours etait le meilleur !! moi je me pose sans arret des questions meme apres 12 ans de métier, je ne suis pas sûr de moi car je trouve des défauts à mes cours à chaque fois, et je fais donc régulièrement des ajustements : à chaque fois cela me prend du temps : je me dis à chaque fois" est ce que l’élève va comprendre ? est ce qu il ne va pas interpreter differemment ? quelles sont les erreurs qu’il risque de faire ? etcetera... dans votre cas, ca donne l’exemple type du prof fainéant et sûr de lui qui fait son cours une fois et qui sutour ne se remet pas en question. et je pense que statistiquement, depuis 12 ans, j’ai vu beaucoup plus de profs se remettre en question que de profs sûrs d’eux.
ensuite vous dites qu’il y a des metiers difficiles mais pas celui d e prof : je suis d’accord que 7h de bruit pour une caissière c’est dur. et 5h de bruit de 26 elèves qu’il faut calmer avec une concetration de tous les instants. plus les couloirs bruyants eux aussi. ce n’est qu’une exemple. evidemment, avec votre experience de prof de fac, où l’amphithéatre et les étuidants qui dorment, c’est autrement différent qu’un collège rempli d’adolescents plein d’energie ....




C’est ce que j’ai fait moi aussi pour mon premier enfant, sans le faire exprès : accouchement fin juillet (du coup, presque pas de congé maternité !).
