mercredi 1er avril - par velosolex

Le tour de France 2020 aura-t-il lieu ?

Déjà, la déprogrammation de « Plus belle la vie » est éminente. Le tour suivra-t-il, par effet domino ? Roxana Maracineanu, la ministre des Sports a annoncé « des discussions en cours avec les organisateurs » ; que « tous les scenarii étaient à l'étude » et que « le huis clos » en était un... »

 

    Les médias nous font pénétrer dans les secrets des dieux en blouse blanche, comme naguère les cameras nous faisaient entrer dans le vestiaire du PSG, à la mi temps.. Mais le corona a remis sa balle au centre. Chacun à son mot à dire maintenant sur le virus, ses stratégies d’attaque, connaît tout de la force virale qui s’épuise au bout d’un certain temps, sur les traitements à prendre et les autres à éviter.

     Des débats insipides sur les réseaux, ont pris la place des commentaires sportifs, autrement plus avisés, qui se passaient au bar du coin, fermé pour cause de confinement !

     Le professeur Raoult et son hydroxychloroquine ont pris la place de Ronaldo et de son ballon d’or. On voit par là qu’on ne soigne plus les foules de la même façon.

     Mais les engrenages de l’âme humaine restent toujours les mêmes, quel que soit le sujet. Une mécanique souvent aussi simple qu’un dérailleur de vélo, changeant de braquet en rapport à la pente qui se profile, marchant avec les bénéfices attendus d’une action, à très court terme, et tournés vers l’intérêt individuel, au mieux celui de la famille et du clan.

 En language cycliste qui fait plus court, ça veut dire qu’on a trop foncé la tête dans le guidon, sans regarder ce qui se passait sur le bas coté. On aurait pu s’arrêter de vouloir suivre le train, et s’asseoir dans l’herbe. Boire un coup avec les spectateurs, inventer une nouvelle parité avec eux, et se demander même si c’était raisonnable, de toujours vouloir aller plus vite que l’autre. 

     Le coronavirus n’est qu’un amuse-gueule de ce qui nous attend, mais il vient de vaincre le porteur de la flamme olympique ! Il a du faire demi tour, après avoir remballé son matériel, comme un campeur pris par l’orage. Une flamme olympique qu’on éteint, c’est un truc à exploiter dans le générique d’un film catastrophe, mais détestable dans la vraie vie. 

        

.     Tout est décalé, menacé dans ses dates et même dans son existence future. Je ne parle pas du bac « option coronavirus » dont le projet de grand oral ne trouve plus d’écho. Il y a bien plus grave ! L’arrêt du championnat de France de foot a été le premier coup de semonce. On a fermé les stades, autant dire les temples et les églises ! Les supporters en sont restés médusés, leur sandwich à demi bouffé, la boite de kro à moitié vide. Ils n’ont pas eu le courage de la finir. C’est dire. ! Les coups francs et ceux tordus de Benzema, les "best of"de sextapes ne font plus recette. Beaucoup d’orphelins des paris sportifs risquent de se mettre à jouer avec leur propre vie, en vidant méthodiquement les bouteilles qu’ils ne devaient boire qu’en cas de victoire de leur équipe .

      Et le pire est à venir…. On bouge les événements sportifs comme on le fait pour les lits des malades, qu’on expédie du grand est pour les zones moins touchées. Déjà le célèbre « Giro » a été repoussé aux calendes grecques.

Publicité

     Comme pour mon projet de terrasse future, Paris-Roubaix n’a pas vu non plus ses pavés livrés à temps, avant que le confinement se fasse ! Il est plus facile d’admettre son malheur si il est partagé par les autres. Et voilà qu’on s’interroge sur le tour de France.. La célèbre épreuve sera-t-elle supprimée ?. On frémit.

  La crise est un révélateur de ses propres ressources. Le coureur cycliste est bien mieux équipé mentalement contre la souffrance et la frustration que le footballeur. Sur un peloton de 150 coureurs, un seul lève les bras ! Les autres restent zen !... Prêts à repartir pour l'étape suivante, prouvant leur résilience, disant qu'ils "tâcheront de faire mieux la prochaine fois" ! Cet immense troupeau de vaincus, "de veaux", aurait dit le grand Charles, aura cheminé sur des routes vicieuses truffées de dos d’ânes et de chicanes, de ronds points casse-gueule. « Le soleil » du cycliste passant pas dessus son guidon, n’a rien d’une salutation tranquille à l’astre d’or. Ne plus courir, c’est vrai, c’est se remettre la tête à l’endroit, et laisse le temps de réfléchir au bien fondé de l’action, si celle-ci n’est pas trop cabossée.

      Je relativise ainsi mon malheur, d’être privé de bicyclette, mais je porte tout de même déjà le deuil du prochain tour de France. On est toujours orphelin de ses passions à l’heure de la fermeture. Je sais, on me l’a dit 1000 fois. Le vélo, "C’est l’EPO du peuple !"... 

    Karl Marx, un coureur Allemand a beaucoup théorisé sur l’exploitation optimale de la force produite par un prolétaire monté sur un vélo. Il a ainsi mis en évidence le bénéfice obtenu par le vendeur de marque de lessive qui lui impose son logo publicitaire dans le dos, en l'aliénant.

  On s’est beaucoup moqué des coureurs cyclistes et du tour, jusqu’au moment où Roland Barthes a donné des lettres de noblesse à l'épreuve, en l’incluant dans ses célèbres " mythologies". Entre une expertise de la DS Citroên, et une autre sur Brigitte Bardot, il a décrypté l'épreuve avec un scalpel, et une clé de huit. Barthes ne voit pas des coureurs, mais les dieux Grecs montant en danseuse les cols des Alpes, à la poursuite de la toison d'or ! 

     "Les forçats de la route" dont Albert Londres en 1919 avait traduit ainsi l'exploit et le courage, ont rencontré le célèbre raccourci Sartrien, "l'enfer c'est les autres", dans le coude à coude homérique qui virent s'affronter Anquetil et Poulidor, lors de la montée mythique du Puy de Dôme en 64 ! https://bit.ly/2UPL6ij

      Le tour de France est le lien symbolique entre les régions françaises qu’on célèbre chaque, année, avec juste l’interruption des deux guerres. Jadis, si je me souviens bien, au lieu de porter un masque de protection, les gens aimaient avoir une casquette Pernod sur la tête, chipée sur le bord de la route, au passage du tour et de sa caravane.

      C’est donc une cause nationale. Il y a deux bunkers secrets nichés sous l’Elysée. L’un est composé de chercheurs travaillant à vaincre le virus, et l’autre de personnalités toutes aussi éminentes pour tenter de sortir le tour de France de la salle de réanimation. Il reste tout de même trois mois avant le tour, mais c’est pas trop, vu les immenses problèmes à résoudre. Le tour se déroulant par essence en plein air, c’est un défi au confinement ! De là une contradiction apparente qu’il faudrait pouvoir arranger, en réquisitionnant le génie Français.

        Il y a tout de même des fuites. Je vous les livre franco : Certains spécialistes pencheraient pour une course en vase clos. Le première étape se contenterait de la traversée du tunnel du mont blanc. La seconde se passerait dans le synchrotron de Genève ! Vers Narbonne, patrie de Charles Trenet, les cyclistes abandonneraient leur vélo pour continuer la course sur des pédalos, au fond des golfs clairs. La montée des trois étages de la tour Eiffel est un pendant intéressant à l’escalade du Tourmalet, mais il faudra s’assurer que certains malins ne prendront pas l’ascenseur. La vigilance resterait de rigueur comme elle l’a toujours été. Après tout, on resterait dans l’esprit du tour, qui a toujours été d’innover ! L’essentiel n’est-il pas de pédaler dans sa tête, si l’on ne veut pas tomber ?

       Mais l’aspect commercial avec les villes étapes prévues de longue date semble indépassable pour d’autres... On ne bouscule pas pareil monument, avec les contrats en béton, qui obligeraient à des compensations inimaginables. Le fric, toujours lui. N'attendez pas que le monde change le jour du lendemain ! 

      Les gens confinés applaudiront devant leur télé, voilà tout ! Il faudra juste anticiper l’effet glaçant induit par des coureurs portant des masques, passant dans les villages déserts, entre des rangées de goldoraks casqués. Il faudra apprendre à ces derniers que le maillot jaune n’a rien à voir avec un gilet jaune, et que le descendre d’un tir de LBD ferait du plus mauvais effet en direct !. Bref, il faut éviter que cela ressemble à une sorte de danse macabre, faisant passer dans l’imaginaire la grande faucheuse en place et lieu de la voiture balai ! 

      Attention donc aux erreurs de communications. Tout l’art de l’économie libérale est de s’emparer de la catastrophe, et de la transformer en opportunités pour les avertis. Comme on l’a fait pour les droits à vendre du crédit carbone, il faudra exiger des compensations. Pour assurer l'ambiance festive, on pourra avoir recours à des bricolages : Rajouter par exemple des enregistrements d’applaudissements, comme on se sert de boites à rire, comme béquilles à ces spectacles de comiques qui vous donnent envie de pleurer ! 

      Il faudra compenser le vide laissé sur les places désertes, en zoomant sur de beaux monuments pittoresques habituels, et les curiosités villageoises qu’on découvre par la magie des caméras embarquées dans l’hélico. . Mieux vaudra ne pas s’éterniser sur les mémoriels des anciens combattants et leur liste de morts long comme un jour de coranovirus sans fin !.

Publicité

      En ces temps de pandémie, la distance réglementaire minimum d’un mètre à observer entre deux individus, devra-t-elle être respectée entre les coureurs ? ...C’est un autre problème susceptible d’être résolu avec une dérogation, qui ne serait pas indispensable pour les épreuves de contre la montre en solitaire.

   Reste l’option poétique, minimaliste, qui charmerait tous les écologistes, mais consternerait les vaches, autres spectateurs fidèles et disciplinées du tour ! Pourquoi ne pas organiser l’épreuve avec des petits coureurs en plastique, sur un tas de sable ! On tracerait des routes à la main, comme tous les gamins de la génération d’avant l’ont fait ? La caravane publicitaire pourrait être ajoutée pour un meilleur réalisme, avec des petites voitures miniatures. Une poupée Barbie pour remettre le bouquet au vainqueur ferait du meilleur effet.

     Cette version "créative" aurait pour avantage de créer des équipes inédites, en laissant toute part à l'imaginaire pour le nom des coureurs, et des équipes. Les partis politiques seraient ainsi vivement intéressés. Verra-t-on une équipe "En marche" avec un leader qu'il reste à definir, pour tenter de hisser enfin les couleurs de la France, sur la plus haute marche.

On le voit, l'immagination n'a jamais été autant au pouvoir. 

   Mais qui jouerait aux billes pour faire avancer les coureurs. Ou aux dés ?.. Allez savoir si ce ne sera pas la main libre et non faussée soi-disant du marché, qui joue à la roulette nos vies depuis le début de cette affaire, laissant ouvertes les frontières ?

      « Sommes-nous les forçats de la route du corona ? » , « Du maillot jaune aux beaux draps ! ».....

     " Cours camarade, le coronavirus est derrière toi"......Voilà quelques grands titres que des mauvais esprits n’hésiteront pas à imprimer, sur les manchettes de journaux.

      Non, vraiment, je vous le dis, le tour de France tient plus sa légende par les foules tassées de chaque coté de la route, et qui font la fête, qu’à ceux qui se prennent pour des dieux.

      Et qui sont interchangeables, comme les crânes d’œufs de l’Élysée et des ministères.

 



21 réactions


  • gaijin gaijin 1er avril 10:54

    la france en marche : 

    https://dl62.files.wordpress.com/2010/12/veloappartement.jpg?w=300&h=278

    plus tu pédale moins vite moins tu avance plus fort


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er avril 11:04

    il aura lieu... en vélosolex !


    • velosolex velosolex 1er avril 14:48

      @Séraphin Lampion

      « il aura lieu... en vélosolex ! »

      En défilant….avec des lampions


    • velosolex velosolex 2 avril 00:31

      @San Jose
      Il suffit de tourner son vélo de l’autre coté, et la descente devient une montée. 

      Autre option : Mettre la selle à la place du guidon, et inversement. 


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 1er avril 11:18

    Pourtant, avec tout ce qu’ils se foutent ds les veines, ils sont immunisés contre tout ! ^^


  • Piere CHALORY Piere CHALORY 1er avril 11:41

    Bonjour,

    En ces temps de confinement forcé, courage & joyeux premier avril @tous.

    ’’Déjà, la déprogrammation de « Plus belle la vie » est éminente. Le tour suivra-t-il, par effet domino ?’’ 

     smileyJe suppose que vous vouliez dire imminente ? Mais, en même temps, si la dé-programmation de cette sous-merde s’avère effective, elle est effectivement éminente, car dans un cas pareil j’ose le dire, sous couvert du respect dû aux morts et au personnel soignant ; vive le coronavirus !

     smiley

    Je propose qu’à la place on diffuse l’intégrale du procès de Nuremberg en épisodes équivalents de durée, enjolivés de musique classique, concertos Brandebourgeois de Bach par ex, agrémentés des scènes de pendaisons authentiques... comme prélude au prochain procès qui devra mettre en cause tous les responsables des milliers de morts causés par l’insouciance criminelle des timbrés aux commandes de notre triste France, et pourquoi pas, du reste de la planète...

     smiley

    Pour le Tour de France, des bruits courent comme quoi Lance Armstrong a déjà proposé sa candidature, mais tout seul et équipé d’office d’un gilet jaune frappé aux couleurs d’en marche, pour sa santé pas de problème ; vu le cocktail de dopes diverses qu’il s’est envoyé dans le cornet pendant au moins 7 ans, il est immunisé à vie contre toute forme de virus ou microbe, cancer compris. Et pour son coeur pas de problème, on vient de s’apercevoir qu’en plus de son dopage scientifique qui lui coûtait plus d’un million de dollars par tour au toubib-sorcier, il aurait bénéficié en plus d’un des premiers vélos électriques, suite au rachat par un de ses complices du brevet d’un de ces minuscules mais très puissants moteurs qui expliquerait ’’l’effet mobylette’’ constaté en haut des cols les plus pointus où Armstrong alias Gunderson qui n’a jamais été un grimpeur, déposait tous ses con-courants comme une fusée. Je viens de voir un reportage sur cette histoire où un des journalistes spécialisés s’étonnait lors de la première victoire d’Armstrong que celui-ci soit obligé de freiner dans certains virages en montée à 10% ou plus.

    Bref, vive le sport.


    • velosolex velosolex 1er avril 12:18

      @Piere CHALORY
      Christophe Bassons, et Gilles Delion avant lui furent les deux premiers lanceurs d’alerte, et mirent fin prématurément à une carrière prometteuse. Bassons refusa de se soumettre au silence et à la loi commune, et fut mis à l’index par Armstrong, dans un climat de pègre, et de complicité générale de tous les acteurs, lors du tour de France 98. 
      Le moteur fut intégré très vite dans les cadres de vélo, et Jacky Durand a fait une video très bien construite, sur le subterfuge qu’utilisa Cancellara pour gagner le tour des Flandres 2010, mais elle est maintenant impossible curieusement à trouver. N’importe quel amateur sait bien qu’on ne change par un honnête rouleur en machine à grimper, et les carrières d’Armstrong ou de Jalabert ne peuvent abuser personne, qui se mirent à grimper tout à coup comme des chèvres. Le vélo et ses dérives est en parfaite corrélation avec la dérive politique, la marchandisation du monde, et la perte des principes élémentaires basés sur la moralité et l’éthique, dans une société du spectacle qui honore davantage les tricheurs, que la probité. Et arrive un moment où ces pratiques sportives potentialisent même la vilenie, ne se contentant plus de rester dans la roue, mais prenant les relais. 


  • Fergus Fergus 1er avril 13:49

    Bonjour, velosolex

    Excellent article, plein d’humour, que j’ai pris plaisir à déguster une nouvelle fois après une première lecture hier en modération.

    Tout de même, être privé de longues balades à deux roues dans les Monts d’Arrée pour cause de confinement, cela doit être frustrant. D’autant plus que, si les bruyères et les fougères gardent encore leur couleur hivernale, les ajoncs sont en fleurs. 

    Bon courage !


    • velosolex velosolex 1er avril 14:41

      @Fergus
      Bonjour
      Dans un premier temps, les autorités interrogées sur inter, tel un capitaine de gendarmerie, ne voyait pas le problème, voir encourageaient la pratique, bonne pour la santé et l’esprit, et absolument sans risque pour personne. J’avais donc remis ma ballade au lendemain, et au lendemain le discours avait changé….« Harro sur le baudet !... » Je suppose que cela est liée à deux injonctions : Le risque d’accident, toujours possible, qui surchargerait les services d’urgence qui n’ont guère besoin de cela. C’est entendable. La deuxième raison est de donner une image festive de la France rurale, au confiné des villes. On ne se préoccupe guère de tant de principe d’égalité, quand ces territoires déshérités peuvent se sentir marginalisés par les festivités urbaines, en cas ordinaire.
      La chasse au confiné refusant sa pénitence pousse à ce qui me semble un zèle ridicule. Quel est le sens de traquer un promeneur solitaire dans une forêt ce 1500 hectares ?.. Pour qu’elle raison étrange refuse t’on que la demande administrative de dérogation (ouf) ne peut être remplie au crayon, et doit tenir dans un créneau d’une heure ?.. Qu’on ne peut se balader en couple, même quand on est confiné ensemble ?.
      Le confinement doit être éclairé, pas stupide, infantilisant, vexant, et contre productif. Enfin l’activité sportive ne peut être bannie quand on ne met personne en danger, bien moins que sur un marché ouvert, dérogation évidemment critiquable et tenant au lobby agricole.
      Le sport permet de gérer le stress, de bruler les graisses, de garder un organisme saint, élément de prévention élémentaire des accident cardiaques, susceptibles de ramener de nouveau des malades vers les services d’urgence. Et ceci accentué par des émissions où les journalistes n’arrêtent pas de faire des émissions culinaires. Impossible de penser que tant de rigueur bureaucratique, à géométrie variable, ne tend pas à tenter de rattraper par ses excès ce qu’on a laissé filer dans un autre sens, laissant le discours s’adapter à ce qu’on avait, et banalisant sur ce qu’on ne pouvait traiter.
      Ainsi le manque de masques, les tests, qui sont clairement en lien avec des décisions en amont, étranglant les budgets hospitaliers et de prévention. On donne donc du bâton et du gendarme. Si ceux ci sont indispensables, il en est d’éclairés, et d’autres, qui n’ont visiblement pas de lumière à l’avant. J’ai toujours aimé, tout jeune, me promener à vélo sur une route de campagne, la nuit, accompagnant chez lui un copain au sortir de l’école. Cela me sonnait de grandes frayeurs, mais je m’en régalais, heureux de retrouver la lumière du village après m’être fait peur. 


    • Fergus Fergus 1er avril 17:55

      @ velosolex

      « On ne se préoccupe guère de tant de principe d’égalité, quand ces territoires déshérités peuvent se sentir marginalisés par les festivités urbaines, en cas ordinaire »

      C’est le moins que l’on puisse dire !

      La balade en couple (ou avec les enfants), c’est possible, seules deux personnes qui ne vivent pas sous le même toit ont interdiction de se balader ensemble.

      Le confinement induit manifestement parfois des comportements punitifs de la part des forces de l’ordre, et cela sans raison objective, le principal objectif qui devrait être poursuivi étant que les personnes hors de chez elles respectent la distanciation afin d’éviter de se mettre en danger ou de mettre les autres en danger.


    • velosolex velosolex 1er avril 22:29

      @Fergus
      Copié collé d’un extrait d’un article de libe

      Mardi matin, le premier patient arrive. Il est très angoissé. Il a appris une nouvelle particulièrement déstabilisante le matin même et il vient de se faire verbaliser lors d’un contrôle de police à 50 mètres du cabinet : son attestation de sortie était mal remplie. Il est inquiet, il est au RSA, il vit dans un logement social, il pense aux 135 euros. Je l’aide à s’apaiser puis je lui propose d’aller voir l’agent qui l’a verbalisé pour attester de la véracité de ses dires, à savoir que son déplacement, à plus d’un kilomètre de son domicile, était justifié par un rendez-vous médical. Je me munis de mon caducée car j’ai perdu ma carte de médecin il y a quelques années. Je n’utilise jamais ce caducée, n’ayant pas de véhicule, je l’ai retrouvé sous une pile de papiers lors d’une tentative de grand rangement favorisé par le confinement.

      Je me présente à l’agent, lui expliquant que je suis le médecin avec qui le jeune homme verbalisé avait rendez-vous, souhaitant ainsi attester de sa bonne foi. Elle me répond : « Non mais vous avez vu comment elle est remplie son attestation ? » Elle est manuscrite, et mon patient, par égarement, avait coché deux cases, la raison de santé et l’exercice physique. Je reconnais tout cela et c’est le motif de ma présence, clarifier et justifier le déplacement, c’est-à-dire l’objet de l’attestation. L’agent n’en a cure : « Si tout le monde commence à faire comme ça ! C’est bon, il suffit de cocher une case. » J’avais prévenu mon patient (« nous ferons profil bas de toute façon ») et j’explique à l’agent qu’il s’agit d’un patient qui vient consulter un psychiatre, il est donc dans un moment de fragilité et il lui a été compliqué de remplir l’attestation. Elle me rétorque : « Vous êtes en train de dire que les gens comme ça, qui vont voir un psychiatre, ne sont pas capables de remplir cette feuille ! »

      Une discussion impossible

      Par naïveté sans doute, et parce que je considérais la démarche légitime, je suis saisie par l’absence absolue de discussion possible, la condescendance méprisante envers les patients. Le verdict est évidemment sans appel, rien à faire, « Je fais mon travail ». Je suis tellement sidérée par cette phrase que j’ai un mouvement de recul, je demande par la même occasion à l’agent de bien vouloir respecter la distance de sécurité, et également de me parler correctement. J’aurais dû m’y attendre, elle me répond : « C’est à vous de me parler correctement. » Je me résigne, mais avant de partir, je lui demande son RIO, elle dit d’abord, « bien sûr vous pouvez l’avoir ! » puis se ravise « et puis non, vous me parlez tellement mal, je ne vous le donnerai pas ! »

      Elle ne m’a pas touchée, elle ne m’a pas insultée, mais il y a une telle violence dans son attitude, dans son refus, dans son autorité injuste, que je finis par m’adresser à l’un des deux agents qui l’accompagnent, et qui reste silencieux, « Comment pouvez-vous laisser faire cela ? » Il ignore ma question. Je repars avec mon patient.


    • nono le simplet nono le simplet 2 avril 01:56

      @velosolex
      dans mon petit coin la gendarmerie est moins sévère ... au moins pour un de mes voisins parti faire sa balade habituelle autour des éoliennes du quartier ...
      pour la première fois il avait pris une attestation et sa carte d’identité ... en remontant vers notre rue il tombe sur les gendarmes ... où plutôt c’est eux qui lui tombent dessus ... vérification ... et avec leur portable ils calculent la distance au domicile ... 2.5 km par la route, celle ci faisant un angle droit pour revenir chez lui alors qu’à vol d’oiseau ça fait moins d’un km ... ça se finit bien ... simple remontrance ... non seulement on a le bol d’être à la campagne mais les gendarmes ne sont pas trop cons ...
      par contre ils ont pris la carte d’identité et l’attestation en mains ...


    • velosolex velosolex 2 avril 04:04

      @nono le simplet
      Il est tard et je ne suis pas encore couché, l’attestation d’agora faisant foi. J’écris mon journal de confiné ; dans tout ce que la vie t’amènes, essaie toujours de sortir l’esprit. C’est ce qui donne de la lumière à l’avant du vélo. Mais tout le monde ne l’a pas. Sans doute demain je proposerai cette nouvelle bafouille, s’inspirant du climat d’etcher. « Déjeuner en paix ». 


  • nono le simplet nono le simplet 2 avril 01:40

    je l’ai pas vu arriver et je le prends en pleine gueule à mon lever nocturne ... après mes macabres comptages de la veille ...et ça fait du bien une bouteille d’eau versée sur la tête alors qu’on est à mi col et qu’on attend le ravitaillement ... la chaleur moite rend les km difficiles à avaler et le sommet est encore loin ... et combien de Simpson avant le sommet ?


  • caillou14 rita 2 avril 08:37

    Bien sur, avec des masques (Chinois) et des transfusions pour tous les coureurs !

     smiley


  • zygzornifle zygzornifle 2 avril 09:38

    Grand prix de F1 en ligne ....


  • zygzornifle zygzornifle 2 avril 09:42

    Avec tous ces contrôles ça me fait penser aux boches pendant la seconde guerre mondiale , ausweis bite .....

    Tout ce qui est en uniforme avec un flingue est a gerber , pas besoin de cerveau la moelle épinière suffit comme disait Einstein .....


Réagir