lundi 5 octobre 2015 - par Clojea

Le travail au Black

Épineux sujet... Traqué soi-disant par les gouvernements, le travail au black existe bel et bien, mais d'une façon totalement ouverte.

Les commerçants, artisans, professions libérales, c'est bien connu, font du black. Ce sont de grands vilains. Pensez donc, ils contribuent à l'effondrement de l'économie de notre pays. Un monceau d'argent pas déclaré, pas imposé. Du grand art...
Cela c'est pour la façade, pour rassurer le vulgum pecus. Chassons le travail au black ! Gare à celui qui se fait prendre, car l'impitoyable machine judiciaire sera là.

Mais la vérité est ailleurs. Finissons-en avec ce poncif éculé. Avec les paiements en CB, en tickets restaurants, en chèques vacances, il devient impossible au commerçant moyen de faire du Black et ce, depuis longtemps.

En revanche, des sites comme Airbnb, Blablacar, et Voulez vous dîner, pour ne citer qu'eux, font de la pub et incite les gens à se faire de l'argent. Oui, mais se faire de l'argent en le déclarant ou pas ?

Voici une pub d'Airbnb péché sur son site
"Ouvrez la porte à un voyageur et à une nouvelle vie.
Gagnez de l'argent en accueillant des voyageurs. "

Que l'on se comprenne bien. Je ne suis pas pour la répression des gouvernements qui veulent tout régenter. Je ne suis pas non plus sur le fait que chacun se débrouille comme il peut. Après tout, à part une minorité de gens qui gagnent confortablement leur vie, la majorité est obligée de trimer pour gagner des queues de cerise.



Mais ce qui est gonflant est cette espèce de "pensée et de vacuité boboïsante". Aujourd'hui tout doit se passer à la maison, tout doit être fait comme à la maison. Terminé, l'aspect ludique de certaines sorties. Aujourd'hui on adule un certain "communautarisme", ou il est de bon ton de se "serrer les coudes", tout en honnissant les indépendants (commerçants, etc), et ou tout doit être minuté et aseptisé.

Le covoiturage est peut-être une bonne idée, mais c'est déjà récupéré par de petits malins qui en font un business. (non déclaré of course). En fait, le covoiturage aide peu les gens qui sont réellement dans le besoin, mais aide le citoyen moyen qui ne gagne déjà pas trop mal sa vie. Outre le fait que voyager en covoiturage, à part le prix, n'est pas très planant, (arrêts minutés, mince on sera en retard, vite envoyons un SMS à celui ou celle qui vient nous chercher), cela ne développe pas vraiment la conversation. Tout le monde ou presque à le nez dans son portable.

Quand on faisait du stop il y a une trentaine d'années, ma foi, on allait à l'aventure. On n'était pas pressé, et on dormait quelquefois chez des gens ou quelquefois sous la voûte étoilée. Au moins, c'était fun. Évidemment quelquefois, on tombait mal, comme un copain aux cheveux longs qui s'était fait prendre en stop par un routier, à la tombée de la nuit, car il l'avait pris pour une nana. Bon, c'était le revers de la médaille, mais au moins ce n'était pas l'univers aseptisé d'aujourd'hui, ou tout est emballé, homogénéisé et prêt à l'emploi. Rien ne déborde, tout est bien calé.

Mais revenons à nos moutons. Airbnb. On croit rêver. D'une part, c'est une concurrence déloyale pour les hôteliers, et d'autre part, quand je vois les appartements luxueux ou châteaux qui sont proposés à la location, j'hallucine. En effet, ceux qui louent de tels biens sont riches et habitent ailleurs. Pourquoi louent-ils ? Mystère. Pour se faire mousser ? Pour gagner encore plus d'argent qu'ils en ont ? Pour jouer à l'hôtelier ?

En plus, les hôteliers ont des normes de sécurité à mettre en place avec de grandes dépenses financières, le particulier lui, rien. Ses hôtes ont le droit de cramer s'il y a un incendie, et personne ne dira rien.

Le must est le site Voulez-vous-diner. Ce site revendique plusieurs milliers d'utilisateurs et des centaines d'hôtes. Vous allez dîner chez l'habitant. Elle n'est pas belle la vie ? Ticket moyen 25 à 30 euros à Paris. Incroyable. À ce prix-là, je préfère manger dans un bon restaurant.

La dirigeante du site dans un interview donné au Figaro du 5 septembre, déclare que les hôtes ne rentrent pas dans leurs frais en proposant des menus à ce prix-là. Allons bon ! Les pauvres petits. Ils ne le font pas pour engranger des revenus ajoute-t-elle.


Elle nous prend pour une truffe la dirigeante. S'ils ne le font pas pour gagner de l'argent, pourquoi le font-ils ? Pour recevoir de parfaits inconnus chez eux ? Pour discuter le bout de gras ? Pour organiser des parties fines ? Allons donc.

On assomme les restaurateurs de normes d'hygiènes plus ou moins utiles, de traçabilité des produits, de la provenance des viandes et j'en passe. Et chez les particuliers ? Nada. Rien. Vous avez le droit de vous empoisonner si l'hôte n'est pas sérieux, ou de manger du cheval à la place du bœuf. Allez savoir. C'est la roulette russe. Pas bons, mes nems ? Cela fait quatre jours qu'ils stagnent dans le frigo mais bon...

En fait, les grands bénéficiaires de tout ce cirque, ce sont les créateurs de ce genre de sites internet. Blablacar, bientôt côté en bourse par exemple. Bravo à eux, je n'aurais pas parié sur une mutation aussi radicale et rapide de la façon de consommer du citoyen lambda.

Dans un futur proche, il n'y aura plus d'hôteliers indépendants, ni de petits restaurateurs. Place aux hôtels stéréotypés style groupe Accord, place aux restaurants (?) dans les zones commerciales des villes proposant des forfaits style 15€ buffet à volonté. C'est la formule qui marche. Buffet à volonté. Pas de cuisine, mais des plats tous prêts. J'ai vu un restaurant de ce type il y a peu dans une grande ville, qui affichait le premier menu à 7,90€ (entrée froide et dessert à volonté, puis 8,90 (entrées chaudes et dessert à volonté), puis 9,90, (plat et dessert à volonté), puis 10,90 (entrée, plat et dessert à volonté). Malin !
Plein à craquer, il était. Fabuleux ! Je n'ai pas testé, mais je ne me fais aucune illusion. Bouffe stéréotypé et aseptisé. Comme le reste de la société. Dormez braves gens et surtout restez bien anesthésiés.

Si vous voulez ouvrir un restaurant, faite du gastronomique. Il y aura toujours au moins 30 % de la population qui fréquentera votre établissement et sera content de manger de bons produits. Heureusement.

La morale de cette histoire serait que les gouvernements et les médias nous lâchent sur les fraudes et le black des indépendants, car à ce compte-là, tous les utilisateurs et les hôtes de ces sites internet en font. Laxiste pour beaucoup et répression pour certains ? Cela ne peut pas fonctionner. Les mêmes règles doivent être appliquées pour tous, sinon, c'est de l'injustice caractérisée. La répression stupide n'est bonne pour personne, donc laissons les gens faire comme ils veulent. Sans distinctions.



55 réactions


  • tashrin 5 octobre 2015 14:25

    mouais...

    Une diatribe pour fustiger les poncifs qui font des commercants et artisans des faiseurs de black avant de terminer sur la conclusion édifiante suivante : en substance, « arretez de dire qu’on fait du black, les autres en font encore plus alors laissez nous tranquilles ! »

    Vous savez pourquoi les chiens à la difference des hommes se lechent les roubignoles ?
    Parce qu’ils peuvent...

    Vous savez pourquoi on dit que les artisans et commercants font du black à la difference des salariés ? Parce qu’ils peuvent... La difference c’est que les autres ne peuvent pas

    que les nouveaux modeles économiques actuels soient de la concurrence déloyale et nous emmènent vers un monde encore plus à chier, c’est certain...
    Mais ce sont des choses differentes et l’un n’excuse pas l’autre

    Ca n’est pas une legende urbaine, c’est même devenu une norme telle que les banquiers et autres experts-comptables estiment le black (hors strategie de reintegration progressive preparant une cession, evidemment) à environ 30 % du CA dans la restauration...


    • Clojea Clojea 5 octobre 2015 15:17

      @tashrin : Ouais, sauf que y’à pas plus voleurs que les banquiers alors...Et puis, les gouvernements, le BTP, les députés avec les enveloppes, ce n’est pas du black ?


    • foufouille foufouille 5 octobre 2015 15:44

      @oncle archibald
      "Ah bon ?? Le mécano du garage Renault qui fait de la mécanique « pour les copains » bien sûr le Samedi et le Dimanche ça n’existe pas ... Ca existe et même parfois avec des pièces « tombées du camion » chez son employeur .... Sûr qu’il peut « faire des prix » dans ces conditions .... Et encore, parfois il est à peine moins cher et avec garantie zéro kilomètre !"
      pas mal de garages sont des voleurs et revendent des pièces hors de prix.
      que ce soit au black ou pas, le bon mécano est rare.
      par contre, quand ta voiture ne vaut pas grand chose tu peut difficilement payé un pro.


    • marmor 5 octobre 2015 16:13

      @oncle archibald
      C’est vrai ça, Merde !!! Il faut absolument taxer tous ces bricolos du dimanche qui enlèvent le pain de la bouche des artisans, et surtout leurs cotisations diverses et variées, afin d’assurer les traitements des 5.6 millions de fonctionnaires en activité et les 3.5 millions des mêmes mais à la retraite.
      Alors, le mec qui fait son placo le dimanche ? Taxé par le commissaire Archibald
      Le mec qui tond sa pelouse le samedi ? Taxé «   »«  » «  »«   »«  » «  »
      Le mec qui amène son pote à l’aéroport ? Taxé «  »«   »«  » «  »«  » «  »«  »
      Le mec qui change les plaquettes sur la caisse de son pote ? Taxé «  »«   »«  »«  » «  »«  » «  »
      Un euro par ci, un euro par là, on y sera vite au million ! Il va falloir que tout le monde se déguise en « balance », délateur, indic, auprès des commissaires-chargés-de-récuperer-les-euros-non-déclarés-par-les-enculés-qui-fraudent !!


    • foufouille foufouille 5 octobre 2015 16:26

      @oncle archibald
      oui d’accord avec toi mais c’est peu possible vu le plafond des services et pas cumulable avec le RSA par exemple.
      la CAF prend en compte le brut puis fait un abattement ridicule.
      c’est pas possible non plus pour le mec qui bosse le week end à cause de la jalousie des « vieux » pros.
      c’est comme les pneus achetés sûr internet qui sont ensuite mal monté par le garagiste pro par vacherie.


    • marmor 5 octobre 2015 16:52

      @oncle archibald
      Vous pensez que le travail au noir assèche les caisses des organismes sociaux ? Je pense, moi, que c’est leur propre fonctionnement qui nous ruine :
      RSI : 2.8 millions de cotisants à gerer
      coût de fonctionnement de l’institution : 650 millions d’€ ! ( chiffre donné par l’enquête de la commission parlementaire chargée de réguler l’institution )


    • Clojea Clojea 5 octobre 2015 18:58

      @marmor : Pas faux. 75% des cotisations pour le RSI ou la Sacem pour ne citer qu’eux, vont dans les frais de fonctionnement. Cherchez l’erreur


    • mmbbb 5 octobre 2015 19:11

      @oncle archibald oui d’accord mais je connais des artisans qui font du black et alors ? L Etat en France ne cesse pas de taxer et le paradoxe si vous declarez tout vous etes assomme Le civisme ? A oui etre comme la famille Leonnarda , avoir une prise en charge sans apporter un euro de richesse ou bosser et etre saigne a blanc. Je vous ferai remarquer que desormais dans le BTP il y a beaucoup de travailleur detaches . J’ai un collègue qui travaille dans l’informatique et electronique le tout est sous traite en Chine ( gravure circuit imprime ) ect etc Notre systeme de redistribution est incoherent et notre generosite confine a la cretinerie


    • mmbbb 5 octobre 2015 22:04

      @oncle archibald Ce que je denonce est la perversite du systeme J’ai une collegue dont son mari est pharmacien Je pourrais vous retorquer qu il delivre « gratos » des medicaments a des personnes couvert par la CMU n’ayant pas apporte un euro de richesse puisque prise a 100 % Notre generosite confine a la cretinerie Ce que vous avancez est juste comme le font les politiques et les syndicats en particulier mais vous ne mettez jamais dans la balance les effets pervers de notre systeme. A etre trop honnete dans ce pays on est pris pour un con et je ne tolere de moins en moins cette solidarite imposee dont personne ne donne les cout Allez les mains dans les poches dans d’autres pays comme l Australie et vous verrez si pourrez avoir toutes les prestations sociales sans avoir bosser. Etonnez vous que notre systeme soit si attractif ?


  • nours77 nours77 5 octobre 2015 14:55

    Vous ignorer donc ce qu est le régime des travailleur indépendant, ou aussi appelé régime des Bénéfices Non Commerciaux en France...

    Je vous suggère de vous renseigné sur le sujet... Rien n est laissé au hasard, et surtout pas quand on parle d argent...


    • Clojea Clojea 5 octobre 2015 15:18

      @nours77 . ???? Décodeur souhaité


    • BreizhouMix BreizhouMix 5 octobre 2015 21:25

      @oncle archibald
      N’importe nawak…ce n’est pas une réduction mais le retour à une imposition de 100% sur les bénéfices réel. En plus ce n’est pas 20% mais 25%. C’est l’administration fiscale qui vous augmente a 125% votre taux si vous n’êtes pas adhèrent à une AGA. L’hadesion ne fais que ramener le taux à la normale:100%



    • nours77 nours77 6 octobre 2015 04:10

      @Clojea

      Toutes mes excuses si vous n avez pas compris,

      « Les revenus professionnels perçus par les membres des professions libérales et les titulaires de charges ou d’offices, ainsi que ceux rattachables à aucune catégorie déterminée de revenu, sont imposables dans la catégorie de bénéfices non commerciaux (BNC). Il existe deux modes d’impositions des BNC : le régime déclaratif spécial (micro-BNC) et le régime de la déclaration contrôlée (bénéfice réel). »
      http://www.leparticulier.fr/jcms/p1_1431853/les-bnc-regimes-d-imposition

      Autrement dit, les revenus du travail au noire sont logiquement taxé dans l impôts sur le revenu des régimes des bénéfices non commerciaux, l argent totale que vous gagnez par ans et déclarer... en tout cas sans risque de redressement fiscale un peu plus tard... Rien n est laisser au hasard avec l argent.
      Un exemple sordide, l ursaf conte qu un artisan fait 50% de black et l impose dessus fait ou non... qui incite qui... ?


    • Clojea Clojea 6 octobre 2015 09:17

      @nours77
      Merci. C’est tout à fait vrai. Le fisc majore les impots en prenant en considération le fait que les indépendants font du Black. Du coup, le systeme est pervers.


  • foufouille foufouille 5 octobre 2015 15:32

    "Je n’ai pas testé, mais je ne me fais aucune illusion. Bouffe stéréotypé et aseptisé. Comme le reste de la société. Dormez braves gens et surtout restez bien anesthésiés."
    aussi peu mangeable qu’un self de super.
    et cher quand tu ajoutes les boissons.
    mais bien pour les gros mangeurs, une soupe suffit pour le soir.


  • MagicBuster 5 octobre 2015 16:42

    Suite sketch Nadine M. - Nancy, je me suis renseigné sur l’origine de l’expression « travail au noir ».
    Je vous la propose :

    « Travailler au noir » provient du moyen âge où la règlementation du travail voulait qu’on ne fasse pas travailler les personnes après le tombée de la nuit.
    Toutefois certains petits malins ont eu l’idée de détourner cette règlementation et de faire travailler leurs employés à la lueur de la bougie.

    Ces employés travaillaient donc même lorsqu’il faisait noir, d’où l’expression « travailler au noir ».

    Cette expression ne vient pas de l’esclavagisme…
    C’est juste que les employeurs qui faisaient ça avaient en général peu de considération pour leurs employés !


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 20:40

    Le travail non déclaré individuel est devenu colossal en France.

    Cela a commencé dans les années ’1990 grâce aux associations loi 1901 qui ont permis aux fonctionnaires et assimilés fonctionnaires d’arrondir leurs fins de mois.

    Il y a beaucoup d’enseignants français qui ont basculé dans le commerce non déclaré. 


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 20:42

    Il y a 15 ans, réflexion d’un salarié qui doublait son salaire grâce à son activité complémentaire non déclarée :

    « tant qu’on ne me dit rien, je continue ».

    Et les banques ferment les yeux, tant que le pognon rentre.


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 20:44

    Pourquoi croyez-vous que Sarkozy ait lancé l’auto-entreprise ?

    Il espérait que ces millions de fraudeurs allaient spontanément se déclarer.
    Peine perdue !

    Ca a été la légalisation du travail non déclaré en France.

    Auto-entreprise qu’aucun autre pays au Monde n’a osé nous copier, tellement c’est scandaleux.


    • titi titi 5 octobre 2015 21:36

      @ben_voyons

      Deux gros mensonges

      1. Sarkozy n’a rien créé du tout, il a juste mis un coup de lifting sur ce qu’on appelait les entreprises « micro »

      2. Partout existe un statut d’entreprise individuelle très proche de celui des autoentrepreneurs.

      Ce qui n’est pas copié à l’étranger ce sont les usines à gaz administratives dont nos élus ont le secret.


    • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 22:48

      @titi

      Deux gros mensonges DE VOTRE PART

      1. Oui, c’est pas Sarkozy, c’est Hervé Novelli le fautif, et c’est Sarkozy qui l’a approuvé (et qui l’a regretté publiquement en 2015 face au gigantesque merdier que cela a créé)
      L’auto-entreprise est une totale création, distincte du régime fiscal de la micro-entreprise, QUI LUI EXISTE TOUJOURS.

      2. Je doute fortement qu’il existe partout un régime fiscal aussi délirant que l’auto-entreprise, permettant de déclarer zéro, la tête à toto, tant qu’on veut, sans aucune obligation comptable (au contraire de la « micro »), sans état des stocks, ni justificatifs, ni rien... Le néant du néant, avec possibilité de fraude égale à 100 %.
      C’est la porte ultra grande ouverte à tous les abus.
      Et les Français l’ont parfaitement compris.


    • kalagan75 6 octobre 2015 13:27

      @ben_voyons_ !  : encore un à côté de la plaque ; essaie de t’enregistrer sous le régime micro à l’URSSAF , tu seras renvoyé vers le régime AE .
      Ce régime est une simplification du régime micro et l’équivalent se trouve dans tous les pays . Le calcul des charges a été exactement copié sur le régime micro qui perdure pour les anciens inscrits. Tu as les mêmes obligations comptables dans les 2 régimes et en micro, tu avais la possibilité de déduire des charges . La seule erreur de ce régime est liée aux absences de qualifications de certains AE ... 


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 20:47

    Il y a dans ma famille proche des fonctionnaires, des retraités fonctionnaires au traitement confortable (entre deux mille cinq et trois mille euro mensuels) qui arrondissent en plus leurs fins de mois, non déclaré.

    Pourquoi le font-ils ?
    Parce que c’est possible.


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 20:48

    Beaucoup de salariés se sont frottés les mains avec l’arrivée des 35 heures ; encore plus de temps libre pour l’activité non déclarée, chouette !


  • troletbuse troletbuse 5 octobre 2015 20:51

    Attention, il ne faut plus dire : travailler au noir. C’est une expression raciste.


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 21:37

    Les Français sont complètement déconnectés du monde de l’entrepreneuriat individuel et fantasment, fantasment, tandis que le nombre de vitrines vides augmente sans cesse, c’est hallucinant.

    J’avais accès autrefois à un forum de l’auto-entreprise, forum devenu moribond, où fleurissait des perles monumentales, où des bénévoles renseignant ont piqué des coups de colère homériques face à la bêtise des intervenants.

    Je m’en souviens de quelques unes :
    - l’un voulait se lancer, avait préparé son dossier, mais la première phrase était (approximativement, de mémoire) : « étant donné que j’ai prévu de prendre un mois de vacances par ans, ... »
    Le type, il n’a pas encore bossé, il n’a encore aucun client, sa première pensée est aux vacances...

    - l’autre, âgé, frais chômeur : « si pendant un mois je ne fais aucun chiffre d’affaires, est-ce que j’aurais quand même un revenu ? »
    Ben oui, couillon, si t’encaisse zéro, t’aura zéro !

    Mais la plupart des demandes, c’était quand même comment frauder, comment frauder, COMMENT FRAUDER, avant même d’avoir travaillé... Désespérant. 

    Les Français ne sont pas un peuple de bosseurs.


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 22:03

    Je n’ai jamais rencontré de commerçants m’ayant déclaré droit dans les yeux :
    - oui, je fraude.

    En revanche j’ai rencontré
    - un retraité, ancien voisin, qui m’a sorti : « j’ai gagné vingt mille euro en 2012 sans rien déclarer »
    - des salariés qui achètent pour revendre et qui m’ont avoué ne rien déclarer
    - des fonctionnaires qui achètent pour revendre et qui m’ont avoué ne rien déclarer

    Cherchez l’erreur...

    Et les témoignages sur internet existent, il faut chercher sur certains forums spécialisés.


    • foufouille foufouille 6 octobre 2015 12:14

      @ben_voyons_ !
      faut pas être aussi direct.
      car moi j’en connais des marchands ambulants qui déclarent juste le smic et font beaucoup plus dans la caisse.


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 22:07

    Charente-Maritime : 100 000 euros d’amende pour des rugbymen accusés de contrebande

    http://www.sudouest.fr/2015/10/02/rugby-et-contrebande-2141635-1391.php

    Commerce non déclaré de tabac par des rugbymen...


  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 22:16

    Voleurs de grands crus : Des bouteilles revendues à prix cassés sur le Bon Coin

    http://www.20minutes.fr/bordeaux/1637975-20150623-voleurs-grands-crus-bouteilles-revendues-prix-casses-bon-coin

     

    Les deux clients du gérant, les seuls selon lui, Thomas Jeulin et Guillaume Braillon, deux quadragénaires professeurs des écoles dans le Tarn-et-Garonne, estiment qu’ils lui ont acheté 310 bouteilles, pour 66.000 euros. : « On n’a jamais parlé de l’origine mais compte tenu des prix, ils se doutaient que c’était volé », assure Bernard Martinez.

    [...]

    Les deux professeurs des écoles ne voient pas du tout les choses de cette façon. Thomas Jeulin raconte qu’ils nourrissent une passion commune pour le vin et décident à partir de 2012 de réaliser des achats de crus sur internet et de revendre.

    Ils achètent leurs premières bouteilles à Martinez, via le Bon Coin, à partir du printemps 2013, portant leur choix sur du Château Yquem, du Lafitte Rotschild et du Smith Haut-Lafitte à des prix proches du quart de la valeur des bouteilles sur le marché. « Vous achèteriez une voiture neuve au quart de sa valeur ? » interroge le président. « Pourquoi pas si c’est un particulier qui la propose », répond le prévenu.

    « Mais lorsqu’il s’agit de 15 caisses sans facture et avec un paiement en liquide ? », s’étonne le président. Le professeur des écoles met en avant la relation de confiance instaurée avec Bernard Martinez et évoque les bonnes affaires déjà réalisées auprès de particuliers, qui mettent parfois leurs caves personnelles en vente. « C’était un peu comme une addiction, On voyait ça comme une chasse aux trésors. C’était un loisir et on voulait aussi se prouver qu’on était capable de faire autre chose que notre métier », raconte le quadragénaire.

    DES PROFESSEURS DES ECOLES, DES FONCTIONNAIRES, QUI ACHETENT POUR REVENDRE, EN DEPENSANT DES DIZAINES DE MILLIERS D’EURO DE LA MARCHANDISE VOLEE, SANS FACTURE, EN LIQUIDE, DONC NON DECLARE (« un loisir » !!!!!!!!!!!).

    Et au tribunal, plutôt que de s’écraser, ils tentent de se justifier...

    C’est la France du XXIème siècle.

    Tout inversé.





  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 octobre 2015 22:22

    Des revendeurs de voitures non déclarés : des centaines de milliers d’euro
    Un commerce illégal de voitures à Le Bez et à Labruguière

    http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/31/2115288-commerce-illegal-voitures-bez-labruguiere.html#xtor=EPR-1


  • DantonQ oncle bin’s 5 octobre 2015 23:38

    Lol, moi je ne condamne pas ceux qui font du black, car c’est devenu une nécessité pour beaucoup de ceux qui y ont recours pour pouvoir s’en sortir !

    Peut-être que quand la Mafia d’Etat arrêtera de nous taxer à qui mieux mieux et dans tous les domaines, que les gens feront moi de « black » , n’est-ce pas ???

    Est-t’il normal aujourd’hui que même en touchant un salaire, on n’arrive plus à s’en sortir ? Moi, je touche le SMIC, et je n’arrive pas à payer la totalité de mon loyer parce que celui-ci représente à lui seul 45% de mes revenus...alors, je ne fait pas encore de black, mais je ne verse qu’une partie du loyer, sinon, je serai à sec sur mon compte avant le 15 du mois.

    Je vais même sous-louer à un colocataire la chambre libre de mon F.3 dans un immeuble HLM, car faute d’un salaire suffisant, c’est la seule solution que j’ai trouvé pour pouvoir reprendre le paiement de mon loyer et éviter mon expulsion. C’est illégal, d’autant que je n’est même plus de bail, celui-ci étant résilié, mais je n’ai pas le choix...Mes 1136€ de salaire ne peuvent suffire à me faire vivre sans tricher un peu.

    Alors que l’Etat se remette un peu en cause, et arrête d’enfoncer toujours plus les Français dans la misère, que les employeurs paient mieux leurs salariés, et il y aura moins de travail au « black » !


    • BreizhouMix BreizhouMix 6 octobre 2015 04:25

      @oncle bin’s
      que les employeurs paient mieux leurs salariés, et il y aura moins de travail au « black » ! Détromper vous, il y aura toujours du black, car le système le permet et que les gens en veulent tj plus. Que ce soit chez les riches ou que ce soit chez les pauvres qui se laissent complètement prendre au système (certain sont meme capable de prendre un crédit pour partir en vacance ou changer leurs plasma pour la coupe du monde !) alors qu’ils n’ont pas un rond. 

      L’état à raison de continuer, personne ne dit rien, pire il est auto reconduit. 

  • TREKKOTAZ TREKKOTAZ 6 octobre 2015 00:27

    Bravo Sampiero, en effet quoi de mieux que d’ aller chercher une bonne baguette de son artisan-boulanger avec une caissière avenante, plutôt que dans ces merdes de grandes surfaces inhumaines ? Une des dernières traditions qu’il faut préserver par tous les moyens.


  • TREKKOTAZ TREKKOTAZ 6 octobre 2015 00:34

    Le peuple, cad classe moyenne et ouvrière,et précaire pour résumer, cad 80% de la population, doit rester unie face aux requins criminels capitalistes qui veulent mieux diviser pour mieux régner.


    • eric 6 octobre 2015 07:37

      @TREKKOTAZ
      Que dalle ! Le PS, le parti de la classe moyenne sup, vient à nouveau d’exonérer ses clientèles d’impôt. Il annonce avec fierté que 10 millions de français ne paieront plus l’IR. Alors que déjà, les payeurs n’étaient que 50%. La moitié la plus riche des français. Pendant ce temps là, il y a 11 millions de pauvres déshérités. Entre ces deux populations égales en nombre,mais pas en besoins, les gauches ont fait leur choix. IL n’y a pas eu à ma connaissance un parti de gauche pour dénoncer cette spoliation des plus défavorisé au bénéfices des électeurs de Hollande....
      Alors bien sur les racketteurs socialistes montrent du doigt les 40 PDG de grosses boites françaises...
      Trekkotaz appelle à la solidarité et à l’union.....morales ! pas financières....


    • eric 6 octobre 2015 16:18

      @Gauche Normale

      Ne faites pas comme si vous ne compreniez pas. Tous le monde paye la TVA, mais seuls les riches payent l’IR, en exonérant 10 millions de riches, hollande arrose sa clientèle. Pendant ce temps, les pauvres continuent à être pauvres. Un des argument les plus odieux du PS étant qu’en arrosant la classe moyenne supérieure, il favorise la consommation...comme si le même argent donné aux pauvres n’était pas consommé aussi, et comme si avec plus de 50% de propriétaires en France, hollande n’abondait pas aussi l’épargne de ses riches à lui....


    • eric 6 octobre 2015 21:46

      @Gauche Normale écoutez, tous les taux par tranche sont disponibles, les montants payés, et par qui renseignez vous un pue et on reparlera après. Pour rester dans la qualitatif vous devriez au moins comprendre que si des riches se barrent ce n’est pas parce que leurs taux d’imposition diminue en France....


  • Philippe Stephan Christian Deschamps 6 octobre 2015 11:11

    On ne parle pas beaucoup de ceux qui bosse uniquement au noir car ils n ’ont tout simplement pas d’
    emploi .

    On ne parle pas de ceux qui fond cela pour acheter le matériel outillage nécessaire à la création
    de leurs entreprises avant que les requins raflent la mise et sabordent le projet.

    On ne parle pas de ceux qui préfèrent vivre ainsi et gardez un peu de liberté ou par désespoirs.
     


  • Buzzcocks 6 octobre 2015 11:57

    Jean décède à 35 ans dans son lit et se retrouve devant St Pierre
    « hey mais pourquoi je suis mort à 35 ans ??? Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais du sport, je mange des produits sains, je ne comprends pas pourquoi je suis au Paradis ? »
    - attendez je vais regarder votre fiche ... vous êtes donc monsieur Jean, garagiste ?
    - oui, c’est ça.
    - j’ai tenu compte de vos factures, vous avez facturé 102 années de mains d’œuvre."

     


  • HELIOS HELIOS 6 octobre 2015 12:17

    ... on parle de quoi là ? du vrai black, c’est a dire d’un travail de pro dont le paiement ne respecte pas les obligations fiscale... on simplement l’effet « Uber » de notre société ou le travail n’est plus fait par des professionnels de la chose et dont évidement le tarif est libéré de la fiscalité ?


    Dans un écosystème, il y a toujours adaptation des acteurs.

    Lorsque les « clients » ont perdu leur pouvoir d’achat, d’autres circuits se créent. l’appauvrissement (c’est a dire la diminution des revenus quelle qu’en soit l’origine« crée ces autres circuits... mais pas seulement. c’est vrai pour les services aussi

    — La réglementation, par exemple crée des circuits parallèles. Pas la peine d’explication on connait bien

    — L’obsolescence en crée également... si les pro ne réparent a un tarif acceptable plus votre matériel vous le faite réparer par d’autres, non pro.

    — Les technologies, comme la communication facilitée avec images, permet de se passer des services d’un pro.

    — une certaine forme d’illégitimité volontaire ou non dans l’obligation de passer par un pro (obligation actuellement encouragée par l’état)...entraine justement l’organisation de ces circuits...

    Bref, parler ne travail au noir est un faux problème.
    La législation et les couts des charges obligatoires associes a la rapacité de certaines entreprises qui veulent avoir des marges déraisonnables créent les conditions favorables a une évasion fiscales qui va bien au-dela de l’assistance entre voisins Rappelez vous, le temps des petites annonces dans les journaux gratuit s est révolus, il a été remplacé par celui des sites de ventes et de partages sur internet qui se font des fortunes entrainant avec eux les entreprises de colisages.
    Dommage que ce ne soient pas des entreprises françaises qui en bénéficient.

    cela s’appelle la nouvelle économie. Il reste a l’etat de trouver une solution équitable pour que la contribution de ce commerce »virtuel" initié sur internet alimente l’etat... mais sur le fond, tous ceux qui rouspètent n’ont pas encore compris que le monde change et que certains métiers plus anciens sont morts.

    • Clojea Clojea 6 octobre 2015 17:32

      @HELIOS
      C’est exact Hélios, la consommation et la société change. Certains métiers sont morts, les petits commerçants aussi. Mais mon billet voulait montrer une certaine mentalité « bal des faux culs ». Sous couvert d’altruisme avec son voisin (c’est tellement communautaire le co-voiturage...), ce n’est en fait que du business déguisé net d’impôts.


  • foufouille foufouille 6 octobre 2015 12:18

    des fois, tu ne peut refuser de l’argent car le mec auquel tu rends service ne comprends pas.
    à la fin, il a finit par comprendre mais a absolument tenu à m’acheter un congélateur qu’il a fait livrer devant ma porte.


  • jeanpiètre jeanpiètre 6 octobre 2015 12:57

    il est salutaire que tout le monde fasse du black

    les multinationales le font, et passent par des organismes spécialisés vu les sommes sorties des bilans : avocats , comptables ,banques offshore sont des métiers spécialisées dans le gros black.
    les politiques le font souvent à titre personnel , mais aussi dans le cadre de leur parti , ou de leurs attributions.
    La police le fait à tous les niveaux , ainsi que la gendarmerie et l’armée , (les petits malains sont souvent couvert en échange d’une obole à la caisse ....noire.
    Pourquoi donc le simple salarié ou le petit commerçant serait il obligé de s’y résigner ?
    D’autant que par ces temps de casse sociale, mieux vaut ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier , surtout si ce panier est contrôlé par les les 2 corps sociaux qui le pratiquent le plus : les banquiers et l ’état.


  • cyril 6 octobre 2015 13:08

    On ne parle pas de travail au black, mais de travail dissimulé.

    Le statut d’auto-entrepreneur devait servir à diminuer ce travail dissimulé ; cependant, beaucoup de patrons en ont profité pour faire passer leurs salariés à ce statut en tant que prestataires de service et donc diminuer leur coût du travail.

    Je lis que les salariés d’ EDF sont des privilégiés, soit. Où l’on voit que la classe dominante a réussi à diviser ceux qui se font exploiter.

    Le capitalisme s’adapte pour pouvoir survivre ; d’où, la soi-disant financiarisation qui n’est qu’une industrie comme une autre pour trouver des débouchés. Industrie extrêmement dangereuse car l’on crée de l’argent fictif sur des promesses de débouchés.

    Le capitalisme fordien ne remplit plus sa part de débouchés et les marges de profit espérés ; d’où, la marchandisation des services (santé, éducation, sécurité, etc..).

    L’exemple du stop pour voyager est révélateur : d’une part, on instille un sentiment de peur dans la population avec moult faits divers, d’autre part on marchandise cette prestation qui avant relevait de l’entraide.

    Les artisans, commerçants se pensent les égaux de la classe dominante, mais ils se fourvoient !

    La classe dominante n’a que faire de ces « petits » entrepreneurs ! D’ailleurs, ils les font disparaître.

    Si on doit parler d’assistanat, il s’agit de cette classe dominante qui est la plus assistée. Leur travail consisté à siphonner les subventions, crédits d’impôts et autres pour s’agrandir au détriment des plus petits et/ou des concurrents tout en assurant une marge de profit la plus haute possible. D’où compétitivité, innovation, réformes ne visant qu’à augmenter ce profit pour le plus grand malheur des salariés, des petits entrepreneurs.

    Le capitalisme est à l’agonie car il a besoin intrinsèquement d’ une croissance exponentielle pour survivre. Malheureusement, ce que nous vivons n’est que la conséquence de cela.


  • cyril 6 octobre 2015 13:17

    Le travail dissimulé se retrouve aussi dans le fait que les nouvelles technologies nous impose une organisation sociale. Lorsque vous aller à la poste, c’est vous qui affranchissez le pli ; au supermarché, vous passez à la caisse automatique, vous télé-déclarez vos impôts, etc..

    La technique n’est pas neutre ; c’est un fait social.

    Il est a noté que ce travail dissimulé fait le bonheur de toutes ces entreprises qui ne se privent pas de subventions, crédits d’impôts, de contras aidés, contrats seniors, SMIC dont 20% est à la charge de l’Etat, etc.


  • Philippe Stephan Christian Deschamps 7 octobre 2015 00:08
    LOL 
    Livraison collaborative : bientôt tous porteurs de colis  Colisvoiturage, Globshop, DacOpack... Plusieurs start-up se sont inspirées des modèles de l’économie collaborative pour l’appliquer à la livraison. Leur promesse : améliorer les délais, les coûts et les modes de distribution.
    Il peut parfois se révéler difficile d’envoyer ou de se faire livrer un objet lorsque celui-ci est trop volumineux, trop fragile ou trop lointain. D’autant que le coût d’une livraison classique peut rapidement s’avérer plus onéreux que l’objet en lui-même. Dans le même temps, des milliers de conducteurs parcourent la France avec de la place dans leur coffre et 25 % des professionnels du transport roulent à vide.

    Pourquoi ne pas permettre à ces derniers de minimiser leurs frais de déplacement, en acheminant un bien pour le compte d’autrui ? C’est ce que proposent plusieurs plateformes en ligne apparues ces dernières années en France.

    Faire covoiturer ses colis
    La plateforme colisvoiturage a été créée en 2008 par trois entrepreneurs alsaciens. Le principe est simple : plutôt que d’effectuer leurs livraisons eux-mêmes ou de passer par un service d’expédition traditionnel, les particuliers profitent du déplacement d’un automobiliste pour faire transiter leur colis. Les deux parties échangent en ligne leurs coordonnées, la plaque d’immatriculation du véhicule, et s’accordent sur le prix de la course.
    Devenir livreur au service des commerçants
    Drivoo est une solution de livraison urbaine : d’un côté, une communauté de particuliers qui veulent rentabiliser leurs déplacement quotidiens, qu’ils soient en voiture, à vélo, à pied ou en transports en commun, en effectuant des livraisons sur leurs trajet. De l’autre côté, des commerçants partenaires qui, via leur site internet, proposent à leurs clients un service de livraison le jour même. Les « drivers » se connectent sur l’application mobile pour localiser les colis en attente et sont rémunérés avec une monnaie virtuelle, réutilisable dans les commerces partenaires. Un service pour le moment disponible à Toulouse.
    Glisser un colis dans le camion d’un pro Trouve Ton Transport a été créé en avril 2014 par deux Dijonnais de 27 ans. Via un site internet et une application mobile, ce service met en relation des transporteurs professionnels et des internautes souhaitant faire transporter des biens volumineux en France ou à l’international, à moindre coût. Que vous ayez un frigo à transporter dans votre nouvel appart’ ou une moto à acheminer sur votre lieu de vacances, il vous suffit de poster une annonce. Les transporteurs se trouvant sur le trajet indiqué sont alors alertés et peuvent répondre à votre demande. Le professionnel pourra ainsi optimiser le remplissage de son véhicule ou éviter un retour à vide. 300 transporteurs sont déjà membres de ce réseau.
    Se faire livrer des produits moins chers depuis l’étranger
    Globshop met en relation des personnes désireuses d’acheter des produits moins chers à l’étranger ou indisponibles en France avec des voyageurs souhaitant rentabiliser l’espace disponible dans leur valise. Ces derniers acceptent d’acheter des produits alimentaires, des vêtements, des cosmétiques ou du matériel high-tech lors de leur voyage et de les ramener en échange d’une contrepartie financière, qui varie selon le prix d’achat des produits (6 à 25 euros la commande). Mille utilisateurs se sont inscrits sur cette plateforme depuis son lancement en février.

    Choisir son transporteur parmi les pros et les particuliers
    Dernière née des plateformes de livraison collaborative : dacOpacK. Ouvert au public le 24 septembre, le site met en relation des personnes souhaitant expédier un bien et des propriétaires de véhicules, particuliers ou professionnels. C’est par sa communauté dite de « movers », composée à la fois de professionnels et de particuliers, que l’entreprise entend se distinguer. Les premiers sont des automobilistes non-professionnels qui souhaitent minimiser leurs frais de route en partageant l’espace de leur coffre. Les seconds, des professionnels du transport qui veulent limiter les kilomètres inutiles et maximiser leurs chargements. Le service devrait être accessible via une application mobile en novembre.
     
    En France, " 156 millions de trajets longue distance [sont] réalisés par des particuliers par an, et 50 % d’entre eux voyagent dans un véhicule à moitié vide. Ajoutez à cela que plus d’un tiers des transporteurs remontent à vide, et on imagine aisément le potentiel de ce type de service ", résume Frédéric Morcillo, ancien cadre de la logistique et fondateur de DacOpacK.
    Bénéfices écologiques Outre leur intérêt économique, ces plateformes permettent de réduire les émissions de CO2 des transports, en optimisant les trajets existants plutôt qu’en en créant de nouveaux. Une solution écologique, à l’heure où le secteur des transports reste le principal émetteur de gaz à effets de serre en France. À lui seul, le transport routier serait responsable de 92 % de ces émissions, dont 57 % pour les véhicules particuliers.

    Les start-up ne sont pas les seules à se lancer sur le marché de la livraison « collaborative ». Le 29 septembre, Amazon a lancé Flex, une plateforme mobile proposant à des particuliers d’assurer les livraisons de colis expédiés par le géant américain du e-commerce sur leur dernier kilomètre. Chacun peut s’improviser livreur pendant deux, quatre ou huit heures par jour pour une rémunération de 18 à 25 dollars de l’heure. À condition d’être âgé d’au moins 21 ans, d’être titulaire du permis de conduire, de disposer d’un véhicule et bien sûr, d’un smartphone.


    Juliette Bise
    http://www.wedemain.fr/Livraison-collaborative-bientot-tous-porteurs-de-colis_a1291.html

     smiley


    • Clojea Clojea 7 octobre 2015 09:12

      @Christian Deschamps
      Et Ouî, il fallait s’attendre à ce que l’Etat pense à taxer çe genre d’économie, puisque çe genre d’économie au final, quand çela devient un business, est, pour l’instant du travail au noir. Est-ce bien ou mal, peu importe en fin de compte. Mais là où çela ne va pas, c’est qu’un commercant ayant une boutique est luî assailli d’impôts. Donc çela devient de la concurrence injuste et Sî rien n’est fait contribuera à la desertification des centres villes. De moins en moins de boutiques.


    • foufouille foufouille 7 octobre 2015 09:59

      @Clojea
      les centres villes, c’est de la faute des hypers et des taxes doncières.
      tu as aussi beaucoup de rues piétonnes = pour les valides.
      certains ont aussi une bonne grosse marge sur les produits.
      c’est du passé.
      les gens ont moins d’argent, faut atterrir.


    • Clojea Clojea 7 octobre 2015 19:30

      @foufouille : Moins d’argent ? Je ne pense pas. Disons que les besoins sont différents. Il y a peu, il n’y avait pas de dépenses de Box, de Portable, ni de forfait internet par exemple.


    • foufouille foufouille 7 octobre 2015 19:53

      @Clojea
      mais si désolé de te contredire car la vie est bien plus cher comme le loyer ou les taxes diverses.
      en moyenne, les gens font des choix.
      certains zappe le resto, d’autres les fringues ou les loisirs, etc.
      avec free le portable est à 2€.
      faut s’adapter et proposer un plat à la carte pas cher comme des salades et moins de menus.
      acheter en direct.


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