Le vote utile


Poussée démocratique et fin de règne.
Fin de règne en cours. Le déséquilibre démocratique de l’accès à la représentation et la parole publique dans ce système devenu médiatico-politique n’a jamais été aussi fort ni exprimé aussi violemment en temps de paix à l’encontre d’un mouvement politique. Nourri d’une tentative permanente de disqualification et d’intimidation de qui soutient ou s’intéresse à ce qu’exprime et représente le mouvement LFI. À savoir la mise en place éternellement repoussée d’une démocratie de citoyens réclamant simplement des droits institutionnels leur permettant de s’impliquer et de se faire respecter. Associés à ceux d’élus devant rendant des comptes sur leurs engagements et responsabilités en cours de mandat si besoin.Une démocratie adossée à une responsabilité écologique et une justice sociale partagée . Avec la nécessaire clarification du positionnement de la France vis-à-vis de l’UE et du droit international. L’ensemble étant indissociable.

Le passe-partout.
Le vote, le vote utile est notre clef et notre passe-partout d’accès à la démocratie citoyenne. Cette démocratie devrait nous permet d’accéder à l’implication et au contrôle qui nous sont interdits et qu’est censée permettre une authentique démocratie. Elle est redoutée par une classe politique et médiatique qui va du parti socialiste à l’extrême-droite en passant par tous ceux qui s’habillent depuis si longtemps maintenant d’étiquettes politiques variables afin de nous inviter à participer avec eux à la danse de nos divisions et dispersions dont ils vivent et font des carrières. Ces gens savent que le système politique qui les porte encore un peu ainsi que leur pouvoir et influence tiennent dorénavant à un fil. Celui qui leur a permis jusqu’ici de se survivre en faisant oublier leurs responsabilités et bilans et leurs engagements envers nous qui leur avons donné nos voix. Grâce à l’aide des médias de complaisance si habiles à nous égarer dans l’actualité au jour le jour ainsi que dans toutes sortes de débats simplistes et binaires où nous enliser et nous épuiser. Essorant ainsi notre mémoire. Nous faisant douter de nos capacités de réflexion et de rassemblement. Nous laissant immanquablement seuls, aigris, déçus, résignés, amers, les lendemains d’élections. Désabusés de nous retrouver à nouveau impuissants, spectateurs des jeux de pouvoir et d’ego de ceux que nous avons contribué à mettre en scène et qui nous regardent de haut maintenant. Avec un mépris et une condescendance mal dissimulés. Obligés d’écouter à nouveau les leçons de journalistes tentant de nous faire croire que c’est cela la démocratie et qu’il s’agit d’être raisonnables et d’écouter ceux qui savent. Un système politique déterminé à limiter la liberté d’expression par le droit qu’il nous imposera au fur et à mesure qu’il se sentira menacé en prétendant protéger ainsi la démocratie.
Utilisons dorénavant cette clef pour toutes les élections sans défection ou hésitation dès le premier tour. Le constat que nous sommes en tant que citoyens ainsi rassemblés majoritaires parce que ceux d’entre nous de la classe populaire et moyenne étant naturellement les plus nombreux, ce constat fait de notre rassemblement le centre de gravité de la démocratie que nous allons pouvoir mettre ensemble en place. Majoritaires tout en étant jusqu’ici, en raison de nos divisions entretenues systématiquement de génération en génération, les moins bien servis sur le plan de la justice sociale matérielle et culturelle et de la représentation politique, dans une démocratie se prétendant représentative.

Bas les masques .
La collusion du parti socialiste avec le pouvoir économique libéral incarné désormais dans une oligarchie travaillant méthodiquement à sa perpétuation et l’accroissement de ses pouvoirs en s’étant emparé entre autres de l’essentiel des médias et instituts d’opinion, a déjà eu besoin d’une coalition surprise, en urgence, en 2017, pour s’imposer. En torpillant un processus électoral déjà. Et mobilisant une jeune garde issue de ses rangs et de ceux de la droite. Ralliée par de vieux suiveurs voulant se prolonger. Menée par un joueur de fifre qui sans la nature, les moyens et les méthodes dorénavant des outils de fabrication de l’opinion publique précédemment cités n’aurait pas pu s’ emparer d’un pouvoir acquis de justesse comme en témoignent l’abstention massive et le poids des votes par défaut qui s’en sont suivis. Un pouvoir mis ensuite tout entier au service de ces bienfaiteurs l’ayant poussé de leurs médias et réseaux. Une coalition politique d’intérêts déjà aux abois et sitôt réduite à la fuite en avant devant des gilets jaunes. Diligentant déjà 17 perquisitions pour rien plus une comédie médiatique lamentable contre un adversaire qui n’avait même pas consommé son enveloppe électorale. Se reconduisant de justesse en 2022 avec deux finalistes tous deux battus en réalité par le poids de l’abstention cumulée avec le vote des bulletins nuls et blancs pour l'un et le vote par défaut pour l'autre. Grâce à des représentants de partis dits de gauche jouant la carte de la dispersion et très durement sanctionnés tandis qu’une droite en effondrement voyait ses voix se réfugier naturellement vers leur roue de secours historique, l’extrême-droite. La poussant de justesse (à 1% près) au second tour. Une petite répétition en 2024 avec un Bardella se voyant ministre et un président jouant au poker-menteur. Et nous électeurs-citoyens bloquant ce beau monde qui nous avait confondus avec les pions dont on fait les sondages. L’effondrement des postures se délitant ensuite jusqu’à nous montrer à nouveau des représentants du PS à la godille avec des lambeaux de ce qui fut la "droite de la gauche ou la gauche de la droite" (misère), pour tenter de se survivre en réfléchissant aux expédients retardant le moment où il faudra bien participer d’une manière ou d’une autre à l’accompagnement d’une coalition décisive incluant l’extrême-droite. Fusse comme opposant complaisant. Voulue dorénavant par une oligarchie qui s’impatiente.

Le rapport de force.
Passons donc en revue l’état des forces et des manœuvres qui décident du résultat final. Ne soyons décidément pas naïfs. Dans les circonstances que nous traversons les voix des nantis qui sont minoritaires, issus de l’oligarchie ou de ceux qui vivent dans son sillage, jamais abstentionnistes et sachant parfaitement ce qu’est le vote utile, défendant pied à pied leurs intérêts, n’ont pas besoin de consignes pour voter pour l’extrême-droite avec ou sans coalition si cela s'avère nécessaire en vu de protéger leurs intérêts. Ce sont eux rappelons-le , venus en renfort, qui ont aidé MLP à passer à 1% près au second tour en 22 en voyant l’effondrement de Pécresse. Un extrême-droite qui a elle le rôle décisif et stratégique de nous tromper, diviser, opposer, nous leurs concitoyens de la classe moyenne et populaire. Afin de préserver le système en y trouvant une place comme l’a fait Méloni en Italie. Cela devient difficile à cacher me semble-t-il y compris à ceux ayant voté pour la maison dans l’ignorance de sa véritable nature et fonction. Ne soyons surtout pas les idiots qu’ils espèrent en nous laissant faire car nous sommes de loin les plus nombreux et l’enjeu central qui va nous permettre de sortir de cette domination et tromperie permanente c' est celui d’obtenir les moyens institutionnels de nous faire respecter et de pouvoir contribuer aux grandes orientations qui déterminent notre avenir en nous donnant les moyens d’installer une démocratie citoyenne.
La clef du vote pour chacun d’entre nous est de réfléchir aux enjeux en cours, de voir quels intérêts sont réellement défendus et à quel genre de responsable politique nous avons affaire. Qui a toujours lié analyses et propositions depuis très longtemps sans faiblir et a toujours tenu ses engagements envers ses électeurs en prenant courageusement tous les risques politiques quand les déferlantes de la propagande mondiale et nationale faisaient plier bien des têtes alors qu’il s’agissait de défendre le respect des peuples au nom du droit international et de l’humanisme avec la volonté de paix qui l’inspire. Qui a aussi dignement supporté toutes les caricatures infâmes que certains ont eu besoin de fabriquer avec l’espoir de pouvoir éviter la confrontation des analyses et propositions et notamment aux moments où il fallait savoir se hisser au rang d’un responsable d’état en assumant la difficulté du moment en prenant une position claire et ferme et en la maintenant envers et contre tout.

Démocratie citoyenne.
La démocratie n’est pas une option, un vœu pieux et consolatoire .Un citoyen éclairé, c’est une force et une volonté tranquille et résolue, individuelle et collective, qui fait sa trace, suit son propre chemin et que l’on n’arrête pas et qui ne s’éteint pas même le temps d’une oligarchie ou d’une dictature. C’est aussi un travail nourri d’expériences, d’essais et d’erreurs corrigées .Tout cela s’apprend comme le reste, s’adapte et se perfectionne. Chacun gagne à y réfléchir d’autant que ceux qui n’en veulent pas ont souvent une longueur d’avance et de gros intérêts à s’en préserver. Et donc nous en revenons au citoyen éclairé et à la dynamique individuelle et collective qui nous porte lorsque se fait l’alliance de l’intelligence collective avec les valeurs de justice, de solidarité et de responsabilité.
Le RN et ses amis du reste de la droite jusqu’au centre et même ailleurs si nous avons bien écouté un Hollande se réjouissent à l'idée qu'une part de résignation, de défaitisme, de démobilisation, dedivision puisse nous guetter puisque cela leur est absolument indispensable. Ayant pour eux un noyau dur d’électeurs très attentifs et habiles à protéger leurs intérêts, votant indifféremment pour le candidat le mieux placé d’extrême-droite ou autre sans état d’âme et sans avoir besoin ni de consignes ni d’explications parce que bien conscients d’être minoritaires dans le pays par les intérêts matériels ici représentés et défendus. Toute division, dispersion, fatigue, résignation leur sont précieuses voire vitales.Ils cherchent à les provoquer et les entretenir. Aux approches d'élections nous avons comme à chaque fois ce genre de bienfaiteurs venant encourager de leur compréhension ce genre de défaitisme. Malheureusement pour eux, là aussi nous avons appris et sommes devenus clairvoyants.
Il y 3 générations dorénavant en France de gens concernés qui n'ont plus du tout envie de se laisser faire et de laisser d'autres, attentifs et très conscients de leurs propres intérêts, désigner les représentants qui les intéressent pour les servir sans fin de mandats en mandats . Les politiciens qui ne veulent pas de démocratie citoyenne ont des préférences. Bien sûr d’abord les électeurs qui ont de bonnes raisons de voter pour eux, un noyau stable mais insuffisant.Puis ceux qui marchent à leurs promesses en votant pour eux aussi, nous si nous nous laissons abuser. Ce sont eux qui pour l'essentiel font la difféence. Et enfin ceux d’entre nous qui ne votent pas et qui à l’occasion répandent le défaitisme. Qui ont pesé jusqu'ici très lourdement à l'avantage de ces politiciens. Ceux-ci ont besoin d'entretenir tout cela en même temps parce qu'ils savent bien qu’avec une démocratie citoyenne, c’en sera fini de ces petits jeux et de la conception de la politique qui fait leurs carrières et de la connivence journalistique qui va avec.
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Self défense idéologique contre une coalition droite/extrême-droite.
Des gens aussi incapables d’assumer ou d’expliquer leur passé politique que leur présent. Ce qui est la caractéristique centrale de l’extrême-droite. Ne pas pouvoir dire ce qu’elle est vraiment sauf à perdre immédiatement son utilité politique pour l’oligarchie tirant les ficelles en même temps qu’elle dépend d'une crédibilité tellement fragile de reposer sur notre supposée ignorance et naïveté. Fragilité qu’elle a besoin de protéger et compenser par une propagande fondée jusqu’à l’outrance sur la caricature et la confusion.Sur des coups de force tentés à l'arrache contre des juges puis dans une sordide affaire de militants habitués aux violences de rue où chacun a pu voir la complicité de toute une partie de la classe politique et médiatique prête à toutes les compromissions pour se survivre. Pressions assénées en continu le plus souvent sur le mode de l’intimidation par la puissance de tir des outils de l'oligarchie. À force tout cela se voit jusqu’à finir par ressembler à ce qu’en montrent les images du passé comme dans un retour de bâton inévitable de qui a voulu faire l'ange en nous prenant pour des ignorants et des imbéciles.
→ Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Delogu à Marseille (1h40, 7/03/26)
Un tour d’horizon sur les municipales à Marseille et au niveau national. Sur les dangers d’un fascisme bien présent qui monte, voulu et soutenu par une oligarchie qui, peinant de plus en plus à s’imposer et se maintenir dans un cadre démocratique, y voit comme autrefois le dernier rempart pour ses privilèges.Réflexions sur une stratégie d'alliance et de désistement face au danger d'une coalition d'extrême-droite dans des scrutins à deux tours. Réflexion sur une situation internationale extrêmement préoccupante et dangereuse avec des classes dirigeantes pour l’essentiel aux abois, préoccupées avant tout de se maintenir au pouvoir et de protéger leurs privilèges. Une réflexion en profondeur et dans la gravité de la part de Jean-Luc Mélenchon.



LOL