lundi 12 avril 2010 - par morice

Lech Kaczyński, victime de son entêtement

Et voilà, à peine la nouvelle connue, le Web se met en branle : « le président polonais circulait dans un cercueil volant », « le président victime de son avion » ; « les avions du gouvernement polonais sont des épaves », etc, etc, on a déjà le droit à tout. Au n’importe quoi habituel du web de ceux qui ne savent rien mais émettent un avis quand même. Et bien entendu aussi, l’air attendu du complot : « un assassinat », « l’ex-KGB derrière le crash », etc, etc. On a déjà eu droit à tout, je vous dis. Il est vrai que ce type d’appareil a connu plusieurs catastrophes (on en dénombre 29, sur plus de 1000 appareils construits), mais, comme je vous propose de vous l’expliquer, il n’est pas du tout ce qu’on en a dit déjà. Ce « Boeingosky 727 », comme on l’a aussi surnommé, est loin d’être un mauvais avion, comme d’ailleurs son modèle américain, l’un des meilleurs jamais produits au monde. Un bon nombre de ses crashs ont été avant tout des erreurs de pilotage. La preuve en est, pour le TU-154, sorti des hangars en 1968 et qui a débuté sa carrière en 1972, c’est qu’il est toujours en production en 2010 (au contraire se son confrère US, arrêté en 1984) ! Sa plus récente version, la M (pour « modernisée ») vient de voir en effet son 1000eme exemplaire « nouvelle formule » sorti des chaînes de production il y a fort peu. En janvier 2009, un photographe l’avait surpris en cours de finition (visible ici au second plan derrière le N°999). Retour sur ce qui est déjà une rumeur, récurrente en ce qui concerne cet appareil emblématique de l’aviation civile... soviétique, surnommé le « Tupe ». 

 

A son arrivée l’avant veille à Prague, pour le traité START, l’avion était en parfait état. Un peu de fumée, comme tous les avions russes, une petite correction de pilotage et un atterrissage... qui lâche de la gomme, mais c’est normal sur cet appareil avec son triple diabolo incliné vers l’avant. Un fort débattement oléo-pneumatique des jambes de train principal absorbe une grande partie de l’impact. L’avion présidentiel, de N°101, était visiblement en parfait état et datait de 1990 : vingt ans d’âge, autrement dit pas un tout jeune mais un vieillard encore (son doublon, le N°102, datant de 1994). Pour l’exemple, les deux Falcon 900 de Nicolas Sarkozy actuels ont 23 ans de service, et ses quatre Falcon 50 plus de 30 (Le nouveau est là, remarquez) ! Portant le numéro 90A837, construit au centre Tupolev- Kuibyshev de Samara (au hangar N°18), l’avion avait été livré le 29 Juin 1990. De plus, cet exemplaire précis revenait juste d’atelier de révision, de Samara, en Russie, où il avait reçu son certificat de vol pour 5 années de service supplémentaires et 7500 heures de plus, garantis sans encombre : lors du crash, l’engin était en train d’accomplir sa 138eme heure de vol seulement. Difficile, déjà, d’incriminer une quelconque erreur technique. L’engin était régulièrement entretenu et testé par l’armée polonaise. Voilà nos bloggueurs se plaignant de la vétusté de la flotte officielle polonaise fort marris : l’ensemble de la flotte de TU-154 est donnée pour voler jusqu’en 2016. L’Aeroflot a bien arrêté les siens en janvier dernier, mais les appareils, rustiques et robustes, conçus pour 45 000 heures répartis sur 18 000 cycles décollages-atterrissages peuvent en encaisser jusque presque le double, soit 80 000. L’avion crashé en était seulement au total à 5 004 heures de vol pour 1823 cycles : autrement dit en pleine forme ; comme ses trois Soloviev D30-KU !

L’avion en lui-même était-il délicat à piloter ou possédait-il un vice caché ? Même pas : il a bien présenté des erreurs de jeunesse comme son modèle américain : en 1973, la première version du TU-154 avait eu un accident (non fatal), lors d’un atterrissage fort mouvementé. L’appareil souffrait comme le B-727 première version d’un manque effectif de réponse des commandes, et d’un débattement insuffisant de l’aileron de queue, situé haut perché. L’installation à cet endroit était nouvelle à cette époque (seul le DC-9 l’avait précédée en 1965) et a demandé quelques mises au point. Les deux avions subirent à peu près au même moment les corrections nécessaires, et les modèles suivants se comportèrent beaucoup mieux pendant la phase délicate de l’atterrissage. Le seul ennui du TU-154, sont ses jambes de train : il possède en effet un train d’atterrissage beaucoup plus haut que le B-727. Résultat, après le toucher du train arrière, un plus gros effort s’exerce à la retombée sur le diabolo avant, avec pas mal de casse dans les premières années d’exploitation. En prime, ce train trop haut et son débattement en hauteur l’ont également empêché d’utiliser des aéroports européens pendant longtemps : entre un avion rempli et un avion vide, la hauteur au sol du fuselage variait en effet de 60 cm à l’avant et de 45 cm à l’arrière ! Les passerelles ont dû s’ adapter ! Mais à part ça, c’est un avion docile, sans vice et sans surprise !

"Vétusté ?" a-t-on entendu ici et là, avec un président polonais qui ne voulait pas en changer malgré la pression de son entourage ? Alors que si on examine de près l’avion présidentiel, il faut bien en conclure qu’il avait plutôt fière allure, avec sa cabine rénovée style VIP (le fauteuil présidentiel ici) et ses sièges "invités" plutôt confortables, ou sa cabine de pilotage à écrans LCD (deux, de petite taille, avec au centre un radar revu, plus lumineux), remplaçants les originaux à cadrans de l’ancien modèle M (ici l’ancien visuel du radar au centre) : seule la présence d’un mécanicien, à l’arrière droit des pilotes indique qu’il datait d’une autre époque. Aujourd’hui, le poste a été supprimé : et encore, quand les russes le sortent, à bord des précédents il y avait encore cinq personnes dans le cockpit ! L’avion dispose comme le B-727 d’un circuit hydraulique redondant (et même triplé, à 207 bars de pression), mais ne dispose pas de commandes de vol électriques. Comme symptôme, on a toujours les bons vieux manches à balais à volant, en place des joysticks actuels. Le temps de réponse, en cas de difficultés est primordial : or, avec le Tu-154 à commandes par câbles, il est long : on le voit bien dans la vidéo où un commandant de bord fort bavard montre que de bouger le manche de gauche à droite rapidement n’a aucun effet direct sur l’attitude de l’appareil : sur d’autres un peu aussi, ce serait le cas, certainement, mais chez lui disons que c’est encore plus net ! 

La comparaison avec le B-727 est évidente, mais l’appareil russe est d’une toute autre nature : il affiche un rapport poids-poussée bien supérieur, et se permet un taux de montée assez phénoménal, digne d’un... chasseur lourd, à grimper ses 40 000 pieds (12 192 m) en moins de 10 minutes ! Le TU-154 "pousse fort" au décollage ! Il peut s’incliner à 35° sans peine, soutenu par la puissance de ses réacteurs, et affiche un taux de roulis qui en fait un appareil apprécié par les... pilotes militaires : monter rapidement, mais descendre tout aussi vite, porté par de grandes ailes très souples, une première aussi chez les russes qui faisaient auparavant dans l’épais et le raide (voir le Tupolev 104 pour ça !)... le genre de descente qui lui a été fatal cette fois : ç’est à la fin de son quatrième essai d’arrondi d’atterrissage que les pilotes, pressés par leur hiérarchie et un président réputé autoritaire, ont tenté de descendre... au ras des arbres, comptant sur la puissance de ses réacteurs pour s’en dégager (ici un arrondi de TU-154 à Novosibirsk).Un témoin racontera que les traces laissées sur les troncs prouve que l’avion a fondu très bas, puis à tenté de se dégager en remontant brusquement, dès la cime des arbres touchée. Il a failli réussir. Un énorme tronc ayant alors raison de son aile gauche, la séparant du fuselage au niveau de son attachement : on la retrouvera 50 m en arrière du crash. Le pilote, en ce cas, à réagit trop tardivement à son "Ground Proximity Warning System" ou GPWS : "Typiquement, il s’agit de tirer sur le manche à la limite du déclenchement sur stick shaker tout en mettant à fond les gaz. De plus, comme le rappelle la FAA dans un de ses bulletins de 1998, il est important de vérifier la rentrée des spoilers sur les avions où ceci-ci ne se fait pas automatiquement. Il s’agit typiquement des Boeing." Et des Tupolev, dira-t-on : ses volets automatiques sont gérés par une centrale appelée ABSU-154.

Dans l’accident du 29 août 1996 d’un Tupolev 154M de Vnukovo Airlines , le GPWS avait retenti 9 secondes avant l’impact seulement. En fait, beaucoup de TU-154 ont été remis à jour (rétrofités) avec en option ce qui était en standard de la version Tu-154M-100 : ce modèle fabriqué à 3 exemplaires seulement, vendus en 1998 à la Slovaquie, possédait en effet une avionique toute occidentale,comprenant un ordinateur de vol, un GPS, l’EGPWS, le TCAS, et d’autres systèmes plus modernes. Mais malgré cela, ça ne leur suffit toujours pas, à nos grincheux. Les voilà à rappeler les déboires des deux appareils du président polonais. Oui, deux, identiques en modèle et en décoration, le second datant de 1994. Et de rappeler septembre dernier, où les deux appareils simultanément en panne contraignirent Lech Kaczynski à prendre un vol régulier. En octobre 2008, ou le président polonais avait du prendre un vol charter pour se rendre à Bruxelles, faute d’avion en état de marche. Ou deux mois après, en décembre 2008, lors d’une visite officielle en Mongolie pendant laquelle un des appareils était tombé en panne en raison de la température extérieure de -20C . Pour un avion conçu au départ pour les froids sibériens... Or ce genre de problèmes est arrivé à tous les présidents, y compris au nôtre. Même Obama y a eu droit, malgré une flotte aérienne plus conséquente et plus moderne (quoi qu’Air Force One date de 1990, aussi justement, tiens, cela doit être souligné aujourd’hui où l’avion polonais est mis en cause pour son âge ! ).

Le pilote a-t-il trop fait confiance à ses instruments et à son ILS (pilotage automatique par faisceaux radios ) ? Même pas : ce dernier, on le sait, est à l’origine de crashs, ayant tendance à faire poser l’appareil, mal calibré, à plusieurs centaines de mètres avant la piste. La pente de descente indiquée est alors fausse "un glide incorrect n’est pas détecté par les pilotes automatiques ou le directeur de vol. Ceux-ci se comportent comme si le glide était valide." Seule parade : la navigation à vue : or à Smolensk, on ne voyait rien à 500 m... Encore fallait-il que Smolensk ait eu un ILS... ce qui n’est pas le cas, justement ! Dans ce cas, reste dans le civil le VOR/DME, dont sont équipés tous les aéroports de cette taille. Or la piste de Smolensk choisie est militaire et ne semble donc avoir ni l’un ni l’autre : selon certains elle disposait uniquement d"un PAR, à savoir d’une approche en RSBN, une sorte de système TACAN russe dont était équipé en revanche le TU-154 du président polonais : entre militaires de l’ancien bloc de l’Est, il reste des souvenirs communs.

Aux instruments, seuls, ça suffisait, donc, logiquement, pour la direction de la piste : l’avion est passé trois fois dans l’axe, mais n’avait pas la bonne altitude de descente pour la dernière (selon certaines sources plus récentes il n’y a aurait eu qu’un seul passage !) : le pilote avait tenté une CFIT, ou vol contrôlé à vue ("controlled flight into terrain"), la manœuvre de pilotage la plus dangereuse de nos jours. "Comparativement aux autres accidents, les CFIT sont particulièrement meurtriers. Selon une étude faite en Alaska, et tenant compte des évènements entre 1990 et 1998, plus de 70% des victimes du transport aérien ont été impliquées dans un CFIT".  En résumé, c’est la roulette russe qui a été choisie à Smolensk, sans faire de jeu de mots. En cas de CFIT, tout repose sur l’appréciation visuelle des pilotes : "Le vol contrôlé vers le terrain, ou CFIT, représente aujourd’hui un des accidents d’aviation les plus courants. Dans le cadre d’un CFIT, les pilotes contrôlent totalement l’avion mais se font une fausse idée de sa situation dans le plan vertical et/ou horizontal. La perception de la proximité du sol, de l’eau ou d’un obstacle n’arrive qu’aux tous derniers moments, voir pas du tout". A voir les débris éparpillés, on peut raisonnablement penser que les pilotes s’imaginaient plus haut, où n’avaient aucune carte de disponible sur la forêt environnante et la hauteur des obstacles à éviter. Pire encore, les réflexes sont venus bien trop tard semble-t-il : "selon la chaîne de télévision polonaise TVN 24, l’avion volait à seulement 2,5 m au-dessus du sol, quand les pilotes ont décidé de remonter pour refaire l’atterrissage". Or l’appareil, juste en arrière du cône de nez, dispose d’un petit radar Doppler qui avertit de l’altitude (le petit carré blanc visible ici). Etait-il hors service où les pilotes avaient-ils ignoré ses alertes ? En tout cas, autre fait troublant, aux alentours de la base de Smolensk, il y a assez peu d’arbres, et fort peu de gros troncs : l’appareil était vraiment très bas ! Selon les dernières informations, le premier contact avec des arbres aurait eu lieu à 1,2 km de la piste, à 8 m de haut, ce qui fait que l’appareil était déjà beaucoup trop bas dans son approche ! Selon la pente normale de 3°, il aurait dû encore être à 60 m de haut ! L’avion se crashera à 300 m seulement du début de piste ! Tout s’est passé comme si le pilote principal avait ignoré la présence d’arbres. Effectuant une approche en rase-mottes, sans posséder de cartes indiquant la présence de ces éléments, il a tenté de rejoindre la piste... au plus ras. Un pilote militaire, nostalgique du radada, façon Mirage F-1 ?

Reste encore les difficultés de communication : la tour de Smolensk communiquait sous la langue russe uniquement : or celle-ci est réputée poser problème aux polonais particulièrement sur les chiffres. En anglais, ce n’était pas la peine, paraît-il : selon des compte-rendus récents de catastrophe, les pilotes polonais sont ceux qui ont le plus de mal avec la langue universelle en aviation. Or, dans le cas du N°101, le pilote commandant, Arkadiusz Protasiuk, (36 ans), parlait l’anglais parfaitement ! Quant à la possibilité de l’alcoolémie, la plaie des pays slaves (et de la Russie !) on aurait pu l’envisager dans le monde civil (des cas récents le démontrent) mais beaucoup plus difficilement en cas de militaires ayant à leur bord toute leur hiérarchie !

Le crash s’explique donc, par une erreur de pilotage seule, mais il faut savoir aussi que dans des cas similaires, d’autres s’en sont tirés. Et récemment même. Le 25 janvier 2010, à Mashad en Iran, un Tu-154 (numéro RA-85787) de Taban Air, empêtré dans une nappe de brouillard similaire à celle de Smolesk, sinon pire, avait au final connu un meilleur sort si l’on peut dire : l’appareil avait été certes détruit, mais aucune victime mortelle (mais des blessés, au nombre de 42 !) n’avait été à déplorer ... l’avion avait utilisé son ILS pour se poser sur la piste de 3811mètres, mais avec un beau décalage : il l’avait prise au milieu à peine ! Posé trop long, donc, l’avion avait quitté le bout de piste. Et avait alors pris feu. Le pilote avait pris la décision de se poser in extremis car une personne s’était déclarée malade à bord ! Voilà qui ne marche pas à tous les coups : le 10 aout 2009, au même endroit, un Ilyushin Il-62M Kazakh avait foncé sur un mur de ceinture de l’aéroport en atterrissant à une vitesse excessive : tout l’avant avait été broyé, pilotes compris. Erreur "monumentale" de pilotage. Dix jours avant, un TU-154 M des Caspian Airlines s’était crashé au décollage de l’aéroport, quelques kilomètres après avoir décollé : l’incendie à son bord semblant dû à une erreur de maintenance, avait conclu l’enquête : on est loin des services d’entretien de l’armée polonaise, là ! Pour ce qui du Tu-154 de Smolensk, l’enquête sera vite bouclée, c’est évident. Et sans arrière pensée : ce n’est pas parce qu’elle s’est produite en Russie, qui venait au contraire de faire un pas immense en reconnaissant enfin les massacres de Katyn. Les boîtes noires ont déjà été retrouvées. Elles ressemblent effectivement à celles d’un autreTU-154 . Celui de Pulkovo Airlines, crashé à 45 km à peine de Donetsk le 23 août 2006. Sur une des vidéos du crash, prises juste après la catastrophe,le cameraman marche presque dessus... (ici, à 0’34" du début et plus loin à 6’40") !!

Alors, comment expliquer l’obstination des pilotes à vouloir se poser en tentant à quatre reprises de le faire (ou à une seule, le doute subsiste toujours à cette heure), alors que la tour de contrôle de Smolensk leur demandait de "reprendre un vol horizontal" et d’atterrir ailleurs, à Minsk comme proposé bien avant l’arrivée sur place ? Militaires, ils ont dû obéir à un supérieur et non prendre cette délicate initiative d’eux-mêmes : j’ai comme d’avis qu’elle avait été prise en amont, les autorités russes ayant cherché à faire atterrir à Minsk le N°101 bien avant, et avait reçu plusieurs refus consécutifs. A bord, justement, il y avait tous leurs supérieurs : Le chef de l’état major polonais, le général Franciszek Gagor, Le chef de l’Armée de l’air, le général Andrzej Blasik ainsi que le vice-ministre de la défense, Stanislaw Jerzy Komorowski. Et leur supérieur à tous : le président polonais en personne ! Dans un blog spécialisé, quelqu’un, en réaction à la catastrophe, a donné une piste intéressante "une amie polonaise me disait tout a l’heure que le président etait très autoritaire. S’il devait se poser a un endroit, elle voyait mal son pilote le contredire. La pression se retrouve toujours dans les CFIT. Elle aussi important que le brouillard". La pression des membres du gouvernement à bord, qui n’auraient pas souhaité faire en voiture le trajet entre Minsk, qu’on leur avait proposé côté russe, en raison du brouillard et Katyn (jouxtant Smolensk !). Une pression confirmée le lendemain même de la catastrophe par le journaliste correspondant de France 24 Dmitry Medvedenko :« certains disent que le pilote a atterri parce qu’il était sous pression, sans doute par le président lui-même, parce qu’il voulait vraiment assister à la commémoration de Katyn ».Certes, mais quel manque de sécurité à amasser dans un tel avion autant de personnalités vitales pour le pays ! Pourquoi donc n’avoir pas séparé les responsables à bord ? Le gouvernement dispose de plusieurs Yak-40, le 042, le 043 (?) le 044,  le 045, le 046 (?) le 047, et le 048, (le 037 est au musée !) qui suivent les déplacements des 001 et 002. L’explication est là en fait. Le 002 était en révision en Russie, le jour de la catastrophe, selon certaines sources, comme l’avait été le 001 quelques mois auparavant. Ce qui explique aussi le taux anormalement élevé de passagers à bord du 001 ! C’est certes plus rustique, à bord, (enfin pas pour tous  !) dans un petit Yak 40, mais donc pourquoi ne pas y avoir mis par exemple le chef des armées ou de l’air, par exemple ?

Envolées donc toutes les thèses conspirationnistes : Vladimir Poutine n’y est pour rien. Pas plus que l’appareil lui-même, qui traîne une réputation injustifiée, les 3/4 de ses accidents ayant été dus à des erreurs humaines. Pas de tchétchène tapi (e) avec un lance missile, pas de soucoupe volante ou de mælstrom intergalactique : pas de X-Files, en définitive pour cet accident. Lech Kaczyński est donc mort dans un accident de l’aviation somme toute banal, un de ceux qui se produisent le plus au monde, dû à une mauvaise décision et rien d’autre, en raison semble-t-il de son seul vouloir. Entêté à ne pas voir l’évolution des sociétés, figé sur des critères de mode de vie du passé, l’homme de la droite ligne en politique, n’a pas voulu se dérouter de son trajet initial : il est mort d’entêtement, comme il avait dirigé son pays, en définitive. Qui vient de sombrer en plein brouillard lui aussi avec cette hécatombe catastrophique de dirigeants.



251 réactions


  • morice morice 12 avril 2010 12:05

    On verra si l’enquête en cours la confirme.


    exactly.

  • ZEN ZEN 12 avril 2010 12:26

    J’sais pas
    J’dis rien...
    Dimanche, je pars pour la Jordanie
    Si l’avion s’écrase, aurai-je droit à un entre-filet sur AV Today ? smiley


    • LE CHAT LE CHAT 12 avril 2010 13:18

      si l’avion s’écrase , les jordaniens auront du steack haché , t’es halal j’espère ?  smiley


    • Jojo 12 avril 2010 20:08

      Bon voyage cher Zen smiley


      Calmos rien à craindre avec la bonne bouille qu’il a. Les gentils ça passe partout, y compris ceux qui font semblant d’être vilains, si vous voyez ce que je veux dire smiley

  • ZEN ZEN 12 avril 2010 12:28

    entrefilet, c’est mieux...


  • morice morice 12 avril 2010 12:42

    J’sais pas
    J’dis rien...
    Dimanche, je pars pour la Jordanie


    vous n’aurez rien, si vous vous écrasez, mais si vous pouviez vous intéresser à la condamnation de Headley sur place, ça nous aiderait bien...


  • Pyrathome pyralene 12 avril 2010 12:59

    Et ben dites-donc , vous avez pas mis longtemps à réagir....article très documenté , merci !!
    Entêtement et pression sur le pilote ? ( qui reste le seul maitre à bord après Dieu...)
    Pourquoi pas , seulement , la deuxième mort des élites Polonaises 70 ans après le génocide stalinien de Katyn au même endroit est pour le moins symptomatique ....
    D’autant plus que cette décapitation en arrange plus d’un , à commencer par l’UE mais pas seulement ! le mouton noir de l’europe.....affaire à suivre.....
    Morice , je vous avez dit de ne pas laisser les pylônes téléguidés sans surveillance.... smiley


    • morice morice 12 avril 2010 13:56

      Et ben dites-donc , vous avez pas mis longtemps à réagir.


      ce n’est pas dans mon habitude, Pyralène.

  • worf worf 12 avril 2010 13:07

    l’entêtement des pilotes, qui dans le cas d’un vol commercial classique aurait dérouté l’avion vers une autre piste, et probablement connaissant le caractère du président, ceux-ci ont préféré tenter de poser l’avion coute que coute à l’endroit prévu.
    Si on y ajoute, le protocole, la perte de temps si l’avion été dérouté, etc ; les pilotes ont fait le mauvais choix.
    Bien sûr, c’est le 1° avion présidentiel qui s’écrase, tuant tous ces passagers. De plus la présence de hauts gradés, de députés, bref du beau linge, tout cela va stigmatiser certains esprits, y voyant un sabotage ou un complot.
    Gardons l’oeil ouvert, et ne nous emballons pas.


    • Pyrathome pyralene 12 avril 2010 13:12

      Bien-sûr que l’on ne s’emballe pas , toutefois , avouez que le destin se nourrit d’une synchronicité stupéfiante.....


  • Humphrey Binsucet 12 avril 2010 13:18


    Morice ,

    « Le crash s’explique donc, par une erreur de pilotage seule » ecrivez-vous.

    Ah bon ? Et la meteo locale au moment du crash ?

  • Halman Halman 12 avril 2010 13:27

    « Au n’importe quoi habituel du web de ceux qui ne savent rien mais émettent un avis quand même. »

    C’est pourtant bien ce que vous faites Morice avec cet article.

    Les bandes des biotes noires ne sont pas encore analysées que vous nous expliquez ce qu’il s’est passé.


    • Croa Croa 12 avril 2010 19:04

      La vérité est toujours difficile à appréhender mais il vaut mieux essayer de la deviner tout de suite qu’attendre les versions officielles !

      Surtout lorsque des « élites » sont présentes car ces gens là sont « infaillibles ».

      Rappelez-vous Diana morte dans une voiture où ils étaient tous bourrés  : Officiellement ce fut la fautes au photographes et à une Fiat uno (jamais retrouvée, heureusement pour son malheureux propriétaire ! smiley )


  • Philou017 Philou017 12 avril 2010 13:40

    Salut Morice.
    personnellement, je me garderai de conclure. pour l’instant.

    Un article du point qui vient de sortir :

    SMOLENSK - Le crash de l’avion présidentiel polonais décrypté

    D’apres eux :
    Les contrôleurs aériens chargés de gérer l’approche à Smolensk s’aperçoivent que l’avion vole trop bas, au-dessus de l’aéroport. Ils demandent alors au pilote de « faire un palier » afin de retrouver un plan normal. Las, le pilote entame une quatrième tentative d’approche. Elle sera fatale. Le triréacteur se présente trop bas, trop tôt. Il accroche la cime d’un arbre de 8 mètres de haut, 1.200 mètres environ avant le seuil de la piste. A ce stade, l’avion aurait dû être à 60 mètres de hauteur.
    Les pilotes ont-ils été victimes d’un mauvais calage de l’altimètre ? A ce stade, ce ne peut être exclu. Ont-ils bénéficié d’une procédure GCA (ground-controlled approach) qui permet, depuis le sol et à l’aide de deux radars, de suivre l’azimut et la pente de descente afin de mieux guider l’avion par radio, ou ont-il procédé à une approche autonome réalisée uniquement à l’aide des instruments de bord ?

    Il faut savoir qu’au sol, l’aéroport de Smolensk ne dispose pas de radiobalises ILS qui auraient assuré la précision du plan de descente, mais seulement de deux balises NDB, un système qui remonte aux débuts du vol aux instruments, dans les années 1930. Dans ces conditions, pour atterrir en sécurité, il faut alors réunir près de 1.000 mètres de visibilité horizontale, ce qui n’était pas le cas pour l’avion présidentiel polonais.
    -----------
    Mais dans un commentaire :
    Alors que les informations non fondées mettant en cause les pilotes polonais se multiplient dans les médias français la thèse d’une mauvaise gestion des contrôleurs russes de Smolensk se précise petit à petit. On sait aujourd’hui que l’avion n’a jamais fait quatre tentatives d’atterrissage comme annoncé par les autorités russes, mais quatre boucles dans le ciel afin de permettre à l’équipage polonais de prendre ses instructions. On sait également que l’avion s’est présenté en décalage de 70 m par rapport à la piste et qu’il se trouvait au ras des arbres au lieu d’être à 60 m d’altitude. Le problème, selon le portail internet russe Life.ru, relayé par les médias polonais, est que la conversation entre la tour de Smolensk et l’équipage polonais a eu lieu en russe, les contrôleurs en place ce jour là à Smolensk ne maîtrisaient pas l’anglais qui est pourtant la langue officielle et obligatoire dans le transport aérien. D’après les principales analyses des spécialistes dont un des contrôleurs russe, les pilotes polonais auraient eu du mal à comprendre les instructions de vol données par la tour de contrôle de Smolensk, ce qui aurait conduit l’appareil à se présenter trop bas et en décalage par rapport à l’axe de la piste. Au dernier moment, l’appareil aurait viré et percuté les arbres. Si cette hypothèse se précise, cela voudrait dire que la responsabilité des pilotes polonais n’est pas engagée et que la gestion de l’aéroport de Smolensk ressemble plus à la gestion soviétique de la centrale de Tchernobyl qu’à la gestion d’un aéroport international. SD
    ---------------
    D’apres Backchich :
    Notre confrère Marcin Sobczyk, journaliste au Georgian Daily ajoute un élément en faveur de cette thèse : « en 2008, en plein conflit entre la Georgie et la Russie, le président Kaczynski a fait un vol pour aller soutenir le leader Georgien. Il a piqué une colère contre le pilote, qui pour des raisons de sécurité avait refusé d’atterrir à proximité d’une zone dangereuse ». Selon nos informations, ce commandant de bord aurait ensuite été débarqué des cockpits…
    http://www.bakchich.info/Aller-simple-en-Tupolev-pour-le,10506.html

    Autre version :

    In August 2008, during Russia’s brief war with Georgia, Kaczynski got into a dispute with the pilot flying his plane to the Georgian capital, Tbilisi, according to reports at the time. Kaczynski demanded that the pilot land despite dangerous conditions, but the pilot disagreed and diverted to neighboring Azerbaijan.

    Kaczynski threatened that there would be consequences for the pilot, the Polish newspaper Dziennik reported. "If someone decides to become a pilot, he cannot be fearful,« Kaczynski said. »After returning to the country, we shall deal with this matter."

    The pilot was not disciplined and received a medal for his service. But the defense minister later said that the pilot had suffered depression after the incident.


    • Philou017 Philou017 12 avril 2010 14:13

      Réponse au commentaire sous l’article du Point :

      "Alors que poland1944 annonce qu’il est obligatoire pour les contrôleurs de parler anglais, j’aimerais faire remarquer que ce n’est pas le cas en France, ou en Allemagne par exemple. Pourquoi ? Référez vous aux cartes d’approche des aérodromes (cartes VAC), et vous y verrez clairement inscrit que les pilotes doivent s’exprimer soit dans la langue du pays, soit en anglais, si ce service est proposé par les aiguilleurs locaux (souvent aux périodes « de pointe » de la journée). Rien n’oblige un aérodrome local, de plus militaire, de parler anglais. Ce n’est pas parce qu’un président et sa délégation veulent se poser sur un aérodrome, qu’il devient international. Allez expliquer que l’aérodrome de La Courtine - La Fagette doit devenir international aux militaires en France. Leur réaction ne nécessitera aucune question suplémentaire. Que l’avion s’y soit pésenté signifie que les pilotes ont accepté les règles locales. Quant à l’anglais insuffisant de certains pilotes et/ou aiguilleurs, il vous suffit de taper quelques mots clés dans n’importe quel moteur de recherche et vous trouverez des enregistrements de conversations dans les quatre coins du monde où règne l’incompréhension. Beaucoup de pilotes/aiguilleurs ont du mal. D’où l’utilité de la phraséologie, qui simplifie le transfert d’informations. Ensuite, j’aimerais avoir vos sources quant à ce que vous annoncez comme une vérité : pourquoi à tout prix vouloir dédouaner les pilotes et charger le contrôle ? Des comptes personnels à règler ? Un avion qui ne se présente pas dans l’axe de piste de 70m, c’est pas les aiguilleurs qui ont mal positionné la piste, c’est les pilotes qui ne la voyaient pas et donc n’ont pas pu « s’aligner » correctement en finale. Quant à leonello, qui cite l’amateurisme des aiguilleurs du ciel, j’aimerais lui faire remarquer que beaucoup d’autres aéronefs ont circulé et atterri dans la région sans qu’il y ait d’accident. Si le contrôleur était « amateur », comme vous le proposez dans le sens péjoratif du terme, il aurait sans doute causé d’autres ennuis avant, ne pensez-vous pas ?"
      http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-04-12/analyse-smolensk-le-crash-de-l-avion-presidentiel-polonais-decrypte/924/0/443267


    • morice morice 12 avril 2010 14:18

      « Si le contrôleur était »amateur« , comme vous le proposez dans le sens péjoratif du terme, il aurait sans doute causé d’autres ennuis avant, ne pensez-vous pas ? »"


      ça me paraît clair : la langue est un faux problème, que j’ai évacué comme l’alcool. L’avion était sain : reste plus beaucoup de possibilités à part la décision prise.... forcée.

    • Humphrey Binsucet 12 avril 2010 14:24

      Tres fort Morice !

      En plus de dechiffrer les boites noires a distance et avant les enqueteurs, vous avez aussi realise une analyse toxicologique du sang du personnel naviguant ? 

    • morice morice 12 avril 2010 16:42

      Que toutes les informations qui nous parviennent soient de sources russes, cela ne semble poser probleme a personne.


      elles sont polonaises...

    • Philou017 Philou017 12 avril 2010 18:31

      Des précisions sur les échanges avec la tour :

      Alexander Alyoshin, le chef adjoint du staff général de l’Armée de l’air russe, a dit que le pilote avait ignoré plusieurs ordres du contrôle de la navigation aérienne de ne pas atterrir à Smolensk à cause du brouillard à couper au couteau. "Le chef du groupe de contrôle de la navigation aérienne a commandé à l’équipage de mettre l’avion en position horizontale et l’équipage n’a pas mis en oeuvre cet ordre, a plusieurs fois donné des ordres de se détourner vers un aéroport alternatif. Malgré cela, l’équipage a continué la descente. Malheureusement cela a abouti à la tragédie." Les pilotes de l’avion présidentiel Polonais étaient incapables de communiquer correctement avec les contrôleurs aériens dans les moments vitaux avant qu’il ne s’écrase parce qu’ils ne parlaient pas le russe assez bien, a-t-il aussi été revendiqué, selon express.co.uk.

      Pavel Plyusnin, le contrôleur aérien senior de la base, a dit que l’équipage de l’Armée de l’air Polonaise avait échoué à fournir des informations essentielles d’altitude au contrôle au sol dans les secondes avant l’accident.  M. Plyusnin a dit à un site Web d’infos Russe qu’il avait recommandé vivement aux pilotes d’aller à un autre aéroport. "On leur a offert d’aller à un aérodrome de rechange. Ils ont refusé," a-t-il dit. Il a ajouté que le capitaine de l’avion du président lui a dit : "j’ai assez de carburant en réserve, je ferai une tentative d’atterrir et j’irai ensuite à l’autre aéroport si j’échoue."

      Comme l’avion s’est approché ils « ne nous ont pas donné de données sur leur altitude ». Questionné pourquoi, le contrôleur a dit : "comment puis-je le savoir ? Parce qu’ils parlaient mal le russe." Il a ajouté : "ils ont parlé réellement russe mais donner des chiffres était tout à fait ardu pour eux."

      L’aéroport est une petite installation militaire qui n’accepte pas d’habitude les avions civils. Les experts en aviation ont spéculé que l’on peut avoir ordonné aux pilotes de se poser de la part du Président polonais. "C’est un cas clair de syndrome de PASSAGERS DE VIP," a dit l’expert de sécurité aérienne Viktor Timoshkin au journal de Komsomolskaya Pravda. "Le Contrôle de la navigation aérienne lui a dit de poser l’avion à Moscou ou Minsk. Je suis certain que le pilote en aura parlé au Président et a obtenu une réponse ferme que l’avion doit poser à Smolensk."

      http://www.bucharestherald.ro/

      la même chose sur :

      http://www.express.co.uk/posts/view

      D’autres infos ici :

      Un compte rendu aujourd’hui du contrôleur russe qui traitait l’avion à réaction Tupolev-154 a renforcé la croyance dans les milieux aéronautiques que le Capitaine Arkadiusz Protasiuk peut avoir été sous pression pour se poser dans des conditions inacceptables.

      Quelques professionnels ont assimilé son approche basse de la base aérienne militaire du Nord de Smolensk dans le brouillard à de la roulette russe.

      Le capitaine Protasiuk, qui était agé de 36 ans et avait relativement peu d’expérience pour un travail si difficile, a rejeté le conseil de Paul Plyusnin, le contrôleur, de se détourner vers Minsk ou Moscou.

      Le pilote a dit à M. Plyusnin qu’il ferait une approche d’atterrissage avant de se dérouter vers une autre destination s’il ne réussissait pas.

      Questionné par un journaliste russe sur pourquoi le capitaine a rejeté le conseil, le contrôleur a répondu : « il a dû demander à quelqu’un ». Cela a semblé confirmer la supposition que le pilote prenait des instructions.
      http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/crime/article7095423.ece


    • Philou017 Philou017 12 avril 2010 19:00

      Comme l’accident s’est passé en Russie, difficile d’avoir d’autres sources. Il faut attendre les analyses des boites noires.


    • Philou017 Philou017 12 avril 2010 23:15
      Jusqu’en 2009, les avions Polonais avec des VIP devaient avoir un interprète Russe à bord. 

      Mais depuis l’année dernier ce n’est plus le cas avec le régiment de transport Polonais chargé de transporter des personnalités, si j’ai bien compris la traduction :

      http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=pl&u=http://wiadomosci.onet.pl

      Il m’étonnerait d’ailleurs que ces pilotes fassent des atterrissages sur les aéroports russes souvent.

      D’autre part :

      Un des contrôleurs du terrain d’aviation a dit dans un entretien mot pour mot publié dans le quotidien russe Komsomolskaya la Pravda que les pilotes et les contrôleurs avaient des ennuis de communication dans un mélange moitié anglais - le standard mondial pour des contrôleurs de navigation aérienne - et moitié Russe.

      http://online.wsj.com/article


  • Halman Halman 12 avril 2010 14:02

    « Brouillard en cause ainsi que l’erreur de pilotageSelon les premières informations, la tour de contrôle de l’aéroport de Smolensk aurait proposé au pilote de dévier sa trajectoire vers Moscou ou Minsk, en Biélorussie, en raison du mauvais temps et de l’épais brouillard sur Smolensk samedi matin.
    Le pilote a néanmoins maintenu son plan de vol et a tenté à trois reprises d’effectuer son atterrissage, sans succès. A la quatrième tentative, l’avion a percuté la cime des arbres d’une petite forêt adjacente avant de se disloquer au sol.
     »A 2,5 kilomètres (de la piste) le chef des contrôleurs aériens a constaté que l’équipage avait accéléré la vitesse de descente« , a dit le numéro deux de l’état-major de l’armée de l’air russe, Alexandre Aliochine, à l’agence de presse Interfax .
     »Le responsable du contrôle aérien a ordonné à l’équipage de remettre l’avion à l’horizontale. Faute d’être obéi, il a donné l’ordre à plusieurs reprises à l’avion de se diriger vers un autre aéroport« , a-t-il ajouté. »Mais l’équipage a poursuivi sa descente et cela s’est malheureusement terminé en tragédie."
    http://avionique.free.fr/spip.php?article2503

    On ne peut vraiment en dire plus ni en tirer une conclusion.


    • morice morice 12 avril 2010 14:16

      « On ne peut vraiment en dire plus ni en tirer une conclusion ».


      non ; c’est normal de voler à fond à 2,5 m de hauteur dans un endroit où les arbres font 8 m de haut minimum...

      ah ah, sacré farceur cet Halman !!! il va nous faire la théorie de l’avion pourri là... 

    • morice morice 12 avril 2010 14:19

      «  »Brouillard en cause ainsi que l’erreur de pilotage"


      et je dis quoi d’autre, l’artiste ?

    • Humphrey Binsucet 12 avril 2010 14:38

      « Le crash s’explique donc, par une erreur de pilotage seule (...) » ecrivez-vous.

      Vous rejetez meme l’incidence possible de la meteo au moment du crash en ecrivant ensuite :

      " (...)Le crash s’explique donc, par une erreur de pilotage seule, mais il faut savoir aussi que dans des cas similaires, d’autres s’en sont tires. Et recemment meme. Le 25 janvier 2010, àMashad en Iran, un Tu-154 (numero RA-85787) de Taban Air, empetre dans une nappe de brouillard similaire àcelle de Smolesk, sinon pire, avait au final connu un meilleur sort si l’on peut dire : l’appareil avait ete certes detruit, mais aucune victime mortelle(...)"





  • Halman Halman 12 avril 2010 14:08

    « Le temps de réponse, en cas de difficultés est primordial : or, avec le Tu-154 à commandes par câbles, il est long : on le voit bien dans la vidéo où un commandant de bord fort bavard montre que de bouger le manche de gauche à droite rapidement n’a aucun effet direct sur l’attitude de l’appareil : sur d’autres un peu aussi, ce serait le cas, certainement, mais chez lui disons que c’est encore plus net !  »

    Il y a des techniques pour remédier à ça, mais cela ne s’apprend pas dans les livres.

    Coment expliquer sinon que cela n’ai pas posé de gros problèmes à toutes les anciennes générations de pilotes ?

    La géopolitique ne peut pas permettre de comprendre la mécanique du vol Morice.


    • morice morice 12 avril 2010 14:13

      « il y a des techniques pour remédier à ça, mais cela ne s’apprend pas dans les livres. »


      faire des nœuds aux câbles...


    • morice morice 12 avril 2010 14:28

      Coment expliquer sinon que cela n’ai pas posé de gros problèmes à toutes les anciennes générations de pilotes ?


      ils volaient tous au ras des arbres avec des avions de 90 tonnes ?


      Le membre de la Tour de contrôle de Smolensk est formel :« L’avion volait selon une bonne direction. Les pilotes étaient des maîtres. Le problème c’est qu’ils n’auraient jamais dû atterrir devant un tel brouillard », précise Aleksiej Korocznin, avant d’expliquer : « Les pilotes devaient être de parfaits professionnels, ils faisaient descendre la machine amplement et avec la précision d’un horloger. Il leur a juste manqué de la hauteur. Avec un vol de 10 à 15 mètres plus haut, l’atterrissage aurait réussit. »
      SOURCE :

    • Humphrey Binsucet 12 avril 2010 17:28

      Ah, finalement la meteo desastreuse y serait donc pour quelque chose.

      C’est bien Morice, vous avancez ...

  • morice morice 12 avril 2010 14:12

    je l’ai indiqué en post, Philou, le truc du POINT.


     D’après les principales analyses des spécialistes dont un des contrôleurs russe, les pilotes polonais auraient eu du mal à comprendre les instructions de vol données par la tour de contrôle de Smolensk, ce qui aurait conduit l’appareil à se présenter trop bas et en décalage par rapport à l’axe de la piste. Au dernier moment, l’appareil aurait viré et percuté les arbres.

    et le détecteur Doppler alors ? L’hypothèse de la langue me paraît hautement insuffisante.

    en revanche d’accord pour le
    « De surcroit, il me parait délirant d’embarquer autant d’officiels dans le même avion » et le « Il a piqué une colère contre le pilote, qui pour des raisons de sécurité avait refusé d’atterrir à proximité d’une zone dangereuse  »

    on a pas les mêmes chiffres là
    « Les Tupolev 154 ont connu 57 accidents sur les 954 produits, soit un taux élevé de 6% ! » 
    Il y en a plus de 1000 construits. Et 28 accidents....
    « Of 28 lost in accidents up to that date – a figure about normal for the quantity, years of service and technology of the type, in his view – few had crashed because of technical failure, he said. »

    liste fox depuis 1994

    le DC-10 : 55 accidents, 
    appareils produits :  386 (plus 60 tankers pour l’Air Force).
    taux : 14, 2% !!!!

    • Philou017 Philou017 12 avril 2010 15:12

      M : et le détecteur Doppler alors ? L’hypothèse de la langue me paraît hautement insuffisante.

      Le Tu-154 qui s’est écrasé samedi avait bénéficié d’une révision complète en décembre dernier à Samara en Russie, selon le directeur du centre de maintenance Aviakor Alexeï Gousseï, interrogé par Rossiya-24. L’avion avait été été équipé à cette occasion d’instruments de navigation et d’une électronique modernes, a-t-il ajouté.
      http://www.cyberpresse.ca/dossiers/tragedie-nationale-en-pologne

      Le pilote aurait-il pu oublier de régler son altimètre ? L’ aéroport de Varsovie est à 110m et celui de Smolensk à 250m.

      Tiens, une photo de l’avion la veille :
      http://www.pictaero.com/fr/pictures/picture,80614


    • Francis JL 12 avril 2010 15:22

      L’hypothèse de la langue ! Ben voyons, les mecs, une centaine, les plus importants du pays vont atterir sur un aérodrome russe avec leur avion, et ils ne s’assurent même pas que leurs pilotes parlent russes correctement ! On nous prend vraiment pour des cons !


    • morice morice 12 avril 2010 15:29

      vous surtout, mais ça a l’air facile...


    • Humphrey Binsucet 12 avril 2010 17:24

      (Commentaire contraire a la Charte)

    • Francis JL 12 avril 2010 17:32

      Je vois morice que vous ne vous en privez pas !

      Mais qui a l’air con d’avoir écrit : « le pilote avait tenté une CFIT, ou vol contrôlé à vue » ?

       smiley


  • morice morice 12 avril 2010 14:20

    Si c’est un coup des Russkoffs, il faut reconnaître qu’il sont bons, meilleurs encore que les agents du Mossad sur le coup du 11/9.


    on aurait pu éviter là... vous remettez deux sous dans la machine !

  • morice morice 12 avril 2010 14:36

    Il a ete dit aussi (toujours par les russes) que l’avion a tente d’atterrir 4 fois. Or c’est faux, l’avion a fait 4 tour en l’air avant d’amorcer une tentative d’atterissage.


    -AH HA HA : C’est pas pareil !! ah ah ah !!! à ce jour, la thèse des 4 passages n’est pas accréditée ! et je le précise dans mon texte !

    Enfin, la version officielle veut que ce soit le pilote qui ait fait des erreurs qui ont conduit a la catastrophe.
    Or, personne ne dit que le pilote ne pilotait que grace aux instructions de la tour de controle. Les donnees fournies par cette derniere peuvent tres bien avoir ete fausses (volontairement ou non), en plus d’avoir ete mal comprises.

    -il pilotait le nez dehors du cokpit alors....« Or, personne ne dit que le pilote ne pilotait que grace aux instructions de la tour de controle. » et surtout pas moi...

    Pourquoi les russes n’ont pas tout simplement ferme l’aeroport si les conditions meteo ne se pretaient pas a un atterrissage qui pouvait mettre la vie des passagers en jeu  ?

    -parce que c’est un aérodrome militaire, balot.

    D’ailleurs on souligne le fait que le pilote ne parlait pas russe (on oublie qu’il y avait a bord le traducteur russophone personnel du president), mais on n’indique pas que le controleur aerien ne parlait pas anglais, alors que c’est pourtant la langue officiel en aviation.
    La faute au pilote, donc ?

    -oui, de prendre la décision de se poser par ce brouillard... sur ordre.

    En dehors de cela, je rejoins les questions posees par certains : Pourquoi avoir mis autant de beau monde dans le meme avion, pourquoi avoir insiste a atterrir a smolensk alors que les russes (si on croit ce qu’ils disent) avaient propose de reorienter l’avion vers Minsk (quand meme a 300 km de smolensk, avec 100 passagers a bord, difficile dans ce cas d’arriver a l’heure a la ceremonie).


    JE NE DIS RIEN D’AUTRE... ici... Bref, Lech faudra apprendre encore à critiquer...


    • morice morice 12 avril 2010 15:25

      -parce que c’est un aérodrome militaire, balot.

      Et alors ?


      si on commence à limiter les bases aériennes en raison du temps qu’il fait dehors, on en est à 1914 Lech, le monsieur sans jugeote d’Agoravox... sont protégés, les russes, par une base fermée selon la météo... je crois que vous n’avez pas idée du nombre d’ILL 76 qui ont stockés à Smolensk... y’en avait 28... à part ça y sont pas habitués à voir passer du lourd .... même si aujourd’hui ils ne sont plus là, partis en 2009 seulement...

  • Voris 12 avril 2010 15:08

    Les Polonais qui voulaient effectuer leur premier vol habité dans l’espace ont raté leur coup. Pas au point...


    • LE CHAT LE CHAT 12 avril 2010 15:15

      le brouillard était il du à l’abus de wodka wyborowa ?


    • Voris 12 avril 2010 15:38

      Ils ont un projet « porte de étoiles » qui envisage de d’envoyer un chat avant d’y envoyer leur colonel O’Nul. T’es volontaire ? Bien entendu, sans la guitare (qui est interdite par les lois anti terroristes).


    • Voris 12 avril 2010 15:46

      Le colonel polonais O’ Nul appelé aussi le Mac Polac Gyver de l’espace ou encore Monsieur Bricolage. On comprend pourquoi après le crash.


  • morice morice 12 avril 2010 15:27

    le brouillard était il du à l’abus de wodka wyborowa ?


    déjà dit que non... pas la peine d’insister.. même pour la Potocki...

  • morice morice 12 avril 2010 15:28

    En vrai tu ne sait pas ce qui s’est passe dans l’avion et c’est uniquement parce que ca va dans ton sens (casser Kaczynski le mechant catho-conservateur) que tu avances cette theorie. 


    témoignages rapportés par un journaliste de Franc 24 cité, mon vieux : vous repasserez....

  • aigle80 aigle80 12 avril 2010 15:46

    Qu’il y ait eu des pressions sur les pilotes c’ est plus que plausible ! un deroutement de l’appareil et le crash aurait été évité.qu’un Commandant de bord soit le seul maitre à bord c’est un fait et c’est lui qui prend la décision par contre dans le cas présent pouvait-il refuser de se poser ?oui puisque la tour de controle lui conseillait de repartir, sauf à se retrouver illico au chomage ! et c’est là le problème de l’intervention d’une hierarchie superieure qui perturbe la manoeuvre et conduit à la catastrophe ! il faudra attendre que les boites noires soit épluchées pour en savoir plus à condition que les autorités fassent connaitre publiquement les résultats ce dont je doute sérieusement.Ne restera que des hypothéses comme dans de nombreux crahs jamais totalement élucidés


    • K K 12 avril 2010 17:19

      Là, c’est sur, il ne pointera pas au chomage. Mais pas sur qu’il a gagné au change.


  • Thierry LEITZ 12 avril 2010 15:49

    Bonne analyse en l’état des connaissances de cet accident.

    Quand le pilotage à vue (VFR) n’est pas possible en finale on s’appuie entièrement sur les instruments (IFR) jusqu’au moment haletant d’une vision de la piste retrouvée.

    Si la TC de Smolensk leur a demandé par 3 fois d’aller atterrir ailleurs, c’est sans doute en raison de risques liés à la visi et à l’insuffisance d’instruments de finale (ILS ou DME)
    A environ 250 km/h, vitesse mini en finale pour ce genre de zinc, une visi de 500m c’est peu, 6 ou 7 seconde d’anticipation...stress maximum !

    Quand on y voit rien, la tendance du pilote est d’aller trop « court » vers le seuil de piste, de peur d’être trop « long » précisément.
    Le pilote savait-il la présence d’arbres hauts dans la zone de finale ?
    Si oui, il y avait risque d’être trop « long » en cherchant à les éviter.

    En atterrissage, la vue est ce qui vous rattache à la réalité, le sol, qui s’il est mal évalué, ne pardonne pas, contrairement aux évolutions en altitude...

    L’obstination, cette volonté de faire contre la prudence, d’arriver contre se détourner, de réussir contre l’impression d’échec est la cause de nombreux accidents d’avion.
    Mettre l’orgueil dans sa poche, résister aux injonctions quand le risque est avéré, renoncer à l’héroïsme sont des défis pour tout pilote, et dans le cas de l’avion présidentiel, il est possible que ces facteurs aient parasité le jugement du pilote. smiley

    Dommage en tous cas, et deux leçons à méditer : « avant l’écroulement, il y a l’orgueil, avant le faux pas, l’esprit hautain » (Proverbes 16:18) « Il n’y a pas de bons pilotes, il n’y a que de vieux pilotes ». (dicton d’aéro-club)


    • morice morice 12 avril 2010 16:43

      A environ 250 km/h, vitesse mini en finale pour ce genre de zinc, une visi de 500m c’est peu, 6 ou 7 seconde d’anticipation...stress maximum !


      bien dit, voilà qui donne une bonne idée...

    • morice morice 12 avril 2010 16:56

      vous pouvez y revenir mille fois, aujourd’hui même sa veuve est convaincue de l’assassinat, comme ses sœurs. Restez-en à votre haine individuelle, vous n’avez VOUS rien démontré de contraire. Et ce n’est pas en me taxant d’islamiste qu’ on va pouvoir croire ici à vos talents de déduction : rappel : 32 minutes séparent vos DEUX OPINIONS contraires :


      par TALL (IP :xxx.x1.10.145) le 9 mars 2008 à 16H29 
       
      Ceci dit, en parcourant tes anciens articles, mon hypothèse que tu serais islamiste 
      ne tient pas. 
      Non, tu es simplement borné, aveuglé par ton « pacifisme » niais ( la pétoche, quoi ). 
      Et tu ne vois donc pas la priorité des dangers. 

      par TALL (IP :xxx.x1.10.145) le 9 mars 2008 à 17H01 
       
      Tu es un islamiste, et les USA vont vous entuber bien profond. 


      sans oublier les « lopettes »
      par TALL (IP :xxx.x1.10.145) le 9 mars 2008 à 16H36 
       
      A poropos du laxisme belge vis-à-vis de lʼislam, il est justement lʼoeuvre des 
      gauchistes trouillards dans ton genre ( le PS dʼici ). Une bande de lopettes qui a 
      été jusquʼà enlever le sapin de noël traditionnel dans le hall du palais de justice de 
      Bxl pour ne pas froisser les musulmans. 
      A gerber ! 
      Je vais dʼailleurs quitter la Belgique pour les USA lʼan prochain ( cybernétique ).


      je constate hélas que vous êtes toujours là, Max.




    • morice morice 12 avril 2010 17:00

      mais ici, ya eu 4 tentatives d’atterrissage sans visibilité avant de heurter un obstacle en volant trop bas... donc, c’est clairement un crash


      non, non, c’est un atterrissage, mais en profondeur.

      TALL = DERRICK.

    • Pyrathome pyralene 12 avril 2010 17:30

      Morice est un caméléon , tantôt islamiste , tantôt sioniste , tantôt ultra-gauchiste......faut vous mettre d’accord , les gars !! ou changer de disque..... smiley


    • morice morice 12 avril 2010 17:34

      ah oui, la famille du défunt, ça c’est une référence d’objectivité



      sa femme est hypercatho comme il l’était.... a au départ refusé l’idée d’assassinat : pour y venir au final : si les PROCHES ne vous paraissent pas objectifs, inutile alors de nous faire ici un article sur le décès d’un des vôtres, TALL....

    • morice morice 12 avril 2010 17:37

      « Morice est un caméléon , tantôt islamiste , tantôt sioniste , tantôt ultra-gauchiste. »


      ma nouvelle photo :


      appelez moi désormais Jarod Morice.



  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 avril 2010 16:13

    s’il est vrai 

    1) que l’avion a été averti du danger, 

    2) que les autorités Russes ont demandé aux pilotes de ne pas se poser sur l’aéroport de Smolensk comme il en ont le droit , voire le devoirl

    3) que les pilote après quelques tentatives avortées ont persisté dans leur prétendue erreur

    4) que ceux-ci n’ont pas pu le faire sans l’autorisation, voire l’ordre express, de leurs supérieurs dans l’avion.

    Alors il s’agit ne s’agit plus d’erreur humaine de pilotage mais de faute politique de l’élite des responsables dans l’avion. 

    Faire des pilotes qui n’ont fait qu’obéir à leurs supérieurs les bouc-émissaires est profondément injuste. Que les responsables politiques soient morts de leur propre faute n’autorise pas de colporter une telle injustice et n’autorise pas de les dédouaner, comme tend de le faire une partie de la classe politique et de la presse, de leur mort et de celle de leurs subordonnés.


    • morice morice 12 avril 2010 16:44

      Faire des pilotes qui n’ont fait qu’obéir à leurs supérieurs les bouc-émissaires est profondément injuste. 


      là je vous suis entièrement en effet.

  • duane 12 avril 2010 16:17

    Morice,

    On vous a connu plus perspicace, surtout lorsqu’il s’agit d’accuser la CIA, Israël ou de défendre des terroristes.

    Votre empressement à dédouaner les autorités russes en concluant que le président Polonais est mort parce qu’il était « autoritaire et de droite » me fait doucement sourire.
    Comme si un immense bras de fer n’était pas engagé entre la Russie de Poutine et les USA, comme si le FSB n’existait pas ou n’employait que des incapables.

    Le fait que vous n’évoquiez même pas cette situation tendue est pour le moins suspecte de la part de quelqu’un qui est capable de citer le CV du moindre pékin qui aurait travaillé involontairement pour la CIA il y a 45 ans et 3 jours.

    Alors, le président Polonais victime collatérale d’une partie qui le dépassait ?

    « Washington a récemment signé avec Prague et Varsovie des accords pour l’installation, à l’horizon 2013, d’un puissant radar en République Tchèque, qui doit être couplé à dix intercepteurs basés en Pologne, pour contrer de possibles attaques de missiles balistiques de longue portée. »


    « « On nous dit que cette défense sert contre les missiles iraniens, mais aucun missile iranien n’a de portée suffisante. Il devient alors évident que cette nouveauté nous concerne aussi nous, Russes », rétorque Poutine. »

    « Barack Obama n’a pris aucun engagement sur la poursuite éventuelle du bouclier antimissile américain en Europe de l’Est, a annoncé l’un de ses conseillers, contredisant des déclarations du président polonais Lech Kaczynski. Ce dernier a annoncé plus tôt que le président élu des Etats-Unis a promis de poursuivre le projet de bouclier antimissile américain en Pologne, dans une conversation téléphonique vendredi soir. "Barack Obama a souligné l’importance du partenariat stratégique entre la Pologne et les Etats-Unis, il a exprimé l’espoir de poursuivre la coopération politique et militaire entre les deux pays. Il a également informé que le projet de bouclier antimissile sera poursuivi", selon un communiqué de la présidence polonaise. »

    En essayant de forcer la main à Barak Obama, Lech Kaczynski était devenu une menace potentielle pour la Russie.

    « « Si des composantes stratégiques de l’arsenal américain font leur apparition en Europe près de nos frontières, nous serons obligés de (...) supprimer les menaces potentielles résultant de ce déploiement  », a aussi lancé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov »

    Source

    Wikipedia


  • morice morice 12 avril 2010 16:46

    on a wikipedia, inutile d’encombrer le forum avec votre absence d’argument sur le sujet...


    • duane 12 avril 2010 16:55

      Si c’est tout ce que vous avez à dire inutile d’encombrer ce fil par votre trollage.


  • 3°oeil 12 avril 2010 16:54

     le pays qui plaçait les intèrets du peuple avant ceux de l’Union européenne...


  • morice morice 12 avril 2010 16:57

     le pays qui plaçait les intèrets du peuple avant ceux de l’Union européenne...


    comme L’irlande au premier vote avec l’aide d’un grand copain des jumeaux réacs...


  • jakrie 12 avril 2010 17:24

    Bonjour .

    En lisant tous les commentaires sur le crash du TU 754 ;on parle de pression sur le cdt de bord par le president ,c’est envisageable ,car j’ai le souvenir de l’accident du DC6 avec le general Ailleret à la Reunion ou l’équipage a décollé sur l’injonction du general sous le pretexte d’une reception à l’ambassade à Tananarive Et avec un plande vol et un QFU different de la preparation le pilote a viré du mauvais coté et l’avion a percuté la montagne .
    Il y aussi le probleme de l’entrainement du pilote aux commandes ,dans l’armée Française ou j’etais mecanicien navigant les officiers superieurs qui ont droit au commandement sont toujours des pilotes ,mais à partir d’un certain grade le nombre d’heures de bureau sont bien superieures aux heures de vols .Resultat ils venaient voler pour faire le minimum obligatoire ou bien dans le cas de grandes missions avec des officiels ils prenaient systematiquement la place de premier pilote, quelquefois ,avec peu d’heures de vol sur la machine et tres tres souvent pas de controle IFR .J’ai volé avec des generaux et des colonels qui ne connaissaient absolument pas la machine.Qui partaient comme avec leur voiture.j’ai meme fait un vol de Biskra à Colomb bechar avec un pilote qui apres ll’atterissage c’est retourné en me disant c’est pas mal pour un lacher .
    Alors la question qui m’es venu à l’esprit apres avoir lu les differents avis Qui pilotait l’avion ???
    Si en plus le terrain n’avait pas d’ILS et surement pas de GCA ,beaucoup de mystere entoure cette catastrophe aérienne .


  • franc 12 avril 2010 17:39

    comme je suis d’un naturel soupçonneux ,je n’écarte pas la thèse de l’attentat ou complot sur quatre pistes possibles :

    1) la piste islamiste (guerre en Afhanistan et anti-occidentale)

    2)la piste américaine (raprochement de la Pologne avec la Russie )

    3)la piste européenne (esprit d’indépendance et nationalisme eurosceptique du gouvernement polonais actuel)

    4)la piste russe (géostratégie russe de défense et affirmation de sa puissance )



  • jakrie 12 avril 2010 17:40

    Tous les avions du type douglas boeing avaient aussi des commandes par cables mais qui actionnaient des servos commandes hydrauliques,avec un systeme de sensation musculaire artificielle pour eviter des mouvements trop brutaux et avec des limitations de debattement en fonction de la vitesse.on ne peut pas conclure que les commandes de volde cet avion ne correspondent pas aux avions Americains .Je ne parlerais pas des avions construit par sud aviation comme la caravelle car les circuits etaient tres differents .


    • morice morice 12 avril 2010 17:53

      on ne peut pas conclure que les commandes de volde cet avion ne correspondent pas aux avions Americains .


      je n’ai pas dit ça...

  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 12 avril 2010 17:42

    J’ai bien aimé l’article mais comme je n’y connais absolument rien en « avion » j’ai effectué mes propres recherches sur internet, notamment sur des sites techniques. Certes, ce travail n’est pas aussi poussé que celui de Morice mais je vous livre néanmoins mes conclusions et mes interrogations :

    1/ Il est fort probable que la tour de contrôle n’ait pas été en mesure d’assister correctement l’équipage. Surtout en cas de problème du radar alors que l’avion volait aux instruments.

    2/ Il ne faut pas écarter une défaillance physique du commandant de bord ou de l’équipage.

    3/ Le pilote automatique était-il activé ?

    4/ Le Tupolev n’était-il pas trop dangereux  ?


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 12 avril 2010 20:10

      Mea culpa Calmos, maximus mea culpa. Je pensai pourtant avoir trouvé des sources fiables sur Youtube.
      La prochaine fois on ne m’y reprendra plus, j’irai sur Dailymotion.
       smiley


    • Yohan Yohan 12 avril 2010 23:40

      Peachy
      Encore un qui tombe dans le panneau !
      L’article utilise l’alibi techniciste pour délivrer un message subliminal, la fatwa post mortem de l’auteur : un vilain mec de droite, voire d’extrème droite, est tombé, peu importe comment, du moment qu’il est tombé....


    • Yohan Yohan 12 avril 2010 23:42

      PS ; pour gagner du temps il suffit de lire la conclusion


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 12 avril 2010 23:47

      @ Yohan

      Salut.
      Je ne suis pas sûr de comprendre. Tu voudrais dire que Morice utilise l’alibi du crash pour mieux dénoncer les travers du Kaczynski ?


    • Salsabil 12 avril 2010 23:49

      Naaaaan !!!! smiley

      J’avais pas compris...Hein ?

      Sinon, Peachy, bravo pour votre essai journalistique de brève sur les circonstances du naufrage de yacht !

      J’ai « drôlement » apprécié ! smiley


    • Yohan Yohan 12 avril 2010 23:49

      A moins qu’il n’ait déjà décripté la boite noire smiley avant tout le monde.


    • Yohan Yohan 12 avril 2010 23:53

      Sorry
      J’aurai dû cliquer sur tes videos smiley smiley


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 12 avril 2010 23:55

      @ Salsabil et Yohan.

      Je tombe des nues. Un monsieur comme Morice qui exècre le mensonge...

      Bon, en attendant je vais re-copier/coller pour le fun mon commentaire posté sur le billet de Rakotoarison (en matière de navigation, là je m’y connais) :

      URGENT AFP : Le yacht « Le Paloma » sur lequel voguait le président Nicolas Sarkozy, a sombré samedi 10 avril au large d’Honolulu, dans l’archipel d’Hawaï, vers 10h50, heure locale.

      L’accident s’est produit à quelques kilomètres de la plage de Waikiki « dans une situation de mer agitée », a précisé un responsable du département d’État américain.

      Après plusieurs tentatives pour rejoindre la côte, le yacht, propriété du milliardaire Vincent Bolloré « a heurté des récifs et sombré corps et âmes », a indiqué CNN.

      « 26 personnes se trouvaient sur le navire », ont précisé dès samedi les agences américaines. Le président Français, accompagné de son épouse, les principaux responsables du Medef, Patrick Balkany Maire de Levallois et Député des Hauts-de-Seine, le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, David Douillet, l’ancien champion olympique, Chantal Jouanno, la secrétaire d’État chargée de l’Écologie, ainsi que des célébrités du cinéma et de la chanson tel Benjamin Biolay, Doc Gynéco et Christian Clavier étaient à bord.

      Des scènes de liesse sont actuellement signalées sur les Champs-Elysées, à Paris, et dans de nombreuses villes de France.


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 12 avril 2010 23:58

      Pas grave Yohan.
       smiley


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 12 avril 2010 23:59

      L’essentiel étant d’avoir cliqué à propos.


  • morice morice 12 avril 2010 17:44

     ;on parle de pression sur le cdt de bord par le president ,c’est envisageable ,car j’ai le souvenir de l’accident du DC6 avec le general Ailleret à la Reunion ou l’équipage a décollé sur l’injonction du general sous le pretexte d’une reception à l’ambassade à Tananarive Et avec un plande vol et un QFU different de la preparation le pilote a viré du mauvais coté et l’avion a percuté la montagne .


    ou là pas tout récent ça.. 9 mars 1968

    l’avion : le 43748 fabriqué en 1953.
    43748
    ancien SAS vendu en 1961

    « .Qui partaient comme avec leur voiture.j’ai meme fait un vol de Biskra à Colomb bechar avec un pilote qui apres ll’atterissage c’est retourné en me disant c’est pas mal pour un lacher ».

    faut nous raconter ça ici !! trop bien !!!

    rien sur le vautours ramasseurs de poussières radioactives à nous dire ????

  • morice morice 12 avril 2010 17:51

    / Il ne faut pas écarter une défaillance physique du commandant de bord ou de l’équipage.


    sont DEUX PILOTES : à moins d’une intoxication au Plasek...


    en plein brouillard ??? et pourquoi ne pas tenter un Himmelman juste avant de se poser ???

     Le Tupolev n’était-il pas trop dangereux  ? = vous n’avez RIEN lu de cet article, donc.

    bref, vous venez troller.. ce qui ne m’étonne guère de vous : on finira bien par trouver quelles autres pseudos vous avez ici.. avec votre avatar qui rappelle toute une saga ici..

    http://fr.wikipedia.org/wiki/L’Homme_qui_voulut_être_roi

    L’Homme qui voulut être roi (The Man Who Would Be King) est un film britanno-américainréalisé par John Huston, sorti en 1975.
    Le film est l’adaptation d’une nouvelle de Rudyard Kipling qui porte le même titre, publiée en 1888.


    Kipling, « tu seras un homme », etc etc... 

    • Pseudo Temporaire ... 12 avril 2010 19:12

      Magnifique !

      Apres avoir decrypte les boites noires a distance(et avant les enqueteurs !), apres avoir certifie que le sang des pilotes ne contenait aucune trace d’alcool, Morice pousse encore plus loin le journalisme citoyen grace a l’autopsie (facon puzzle) a distance de ces derniers : 

      conclusion : aucune defaillance physique.

      Reste encore la piste inexploitee de la meteo et du brouillard intense.

      Mais dans les milieux autorises, on n’elude pas encore la piste d’un enfumage de la piste par une section speciale du FSB , en ballade en foret pour deguster de gros cigares cubains...



    • Pseudo Temporaire ... 12 avril 2010 21:12

      A L’EQUIPE D’AGORAVOX,

      J’adore votre innovation ! smiley

      Changer mon pseudo en « Pseudo temporaire ... », c’est l’etape avant « pseudo resilie ... » ? smiley

    • Pseudo Temporaire ... 12 avril 2010 21:14

      L’agora citoyenne qu’ils disaient ... smiley

    • Pseudo Temporaire ... 12 avril 2010 21:20

      Ah, je viens de lire le mail de l’equipe :

      Bonjour, 

      nous avons recu des plaintes a propos de votre pseudonyme sur Agoravox. Nous l’avons donc change pour une version provisoire : pseudo temporaire. Nous vous demandons àl’avenir de faire preuve d’un peu plus de retenue dans le choix de votre pseudo sur Agoravox afin de ne pas tomber dans ce genre d’exces.

      Cordialement

      L’equipe de redaction.


      Veuillez mettre «  Pasteque » alors ... smiley

    • Pseudo Temporaire ... 12 avril 2010 21:29

      ps : l’equipe d’Agoravox a au moins fait un heureux celebre : Morice ! 
      Il l’a suffisament repete qu’il n’aimait pas ce que disait mon pseudo ...

    • COLRE COLRE 12 avril 2010 21:57

      Salut Pseudo ! la direction n’a aucun goût smiley, moi c’est ton pict que je t’aurais demandé de changer !…
      smiley


    • Pseudo Temporaire ... 12 avril 2010 21:58

       smiley 


                           

    • Pseudo Temporaire ... 12 avril 2010 22:00

      Colre ,

      « temporaire » , tu oublies « temporaire » suivi de 3 points de suspension ... smiley

    • COLRE COLRE 12 avril 2010 22:16

       smiley mince ! j’avais pas vu les « … » ! alors là, nickel, c’est la classe, chapeau le dirlo !


    • morice morice 13 avril 2010 00:21

      ah, il a repris sont logo précédent, le grand copain de la comique...


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 13 avril 2010 00:34

      Mdr.

      Je crois que Morice n’a pas cliqué sur mes liens qu’il a lui-même re-copié/collé.

      Choisis la pilule bleue et tout s’arrête, choisis la pilule rouge, clique sur le lien, et on descend avec le lapin d’Alice, par delà le miroir. Comme dans Matrix.

      Allez, insert coin and try again for bonus score :

      1/ Il est fort probable que la tour de contrôle n’ait pas été en mesure d’assister correctement l’équipage. Surtout en cas de problème du radar alors que l’avion volait aux instruments.

      2/ Il ne faut pas écarter une défaillance physique du commandant de bord ou de l’équipage.

      3/ Le pilote automatique était-il activé ?

      4/ Le Tupolev n’était-il pas trop dangereux  ?


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 13 avril 2010 00:43

      Blague, nom féminin
      Sens 1 Farce, histoire plaisante destinée à amuser [Familier]. Synonyme canular Anglais : joke
      Sens 2 Erreur sans gravité [Familier]. Synonyme erreur
      Sens 3 Petit sac à tabac.

      Ceci n’est ni une pipe, ni un petit sac à tabac.


  • morice morice 12 avril 2010 18:09

    évidemment, en Pologne on va nier toute influence sur le pilote


    Rien n’indique pour le moment que les pilotes de l’avion du président polonais Lech Kaczynski, qui s’est écrasé samedi en Russie, aient subi des pressions pour atterrir malgré le mauvais temps, a déclaré lundi le procureur général de Pologne, Andrzej Seremet.

    « Les médias polonais évoquent des hypothèses selon lequelles une des causes possibles de l’accident seraient des pressions exercées sur les pilotes pour qu’ils atterrissent coûte que coûte, afin que la délégation officielle arrive à temps pour les cérémonies de commémoration à Katyn. »

    Seremet nommé par qui ? Je vous le donne en mille : 
    « President Lech Kaczynski has appointed Andrzej Seremet for the post of Poland’s Attorney General.  

      »


    « Earlier, media reports suggested that Seremet has no experience as a prosecutor, which may make it difficult for him to hold the office. “It will be a risky choice,” commented Rzeczpospolita daily and Polska The Times stressed that the judge’s independence may turn out to be inconvenient.  »

    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 avril 2010 10:16

      C’est justement le contraire : la presse polonaise évoque de plus en plus cette hypothèse comme la plus logique. La presse allemande du jour aussi qui cite abondamment la presse polonaise .


    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 avril 2010 10:19

      Les journalistes polonais ne sont pas plus illogiques et aux ordres que les journalistes français...


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 avril 2010 18:19

    Si l’ arbre avait été plus court , ou la montagne moins haute ça aurait passé ....


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