Les étudiants continuent à donner de la voix contre la loi Pécresse
Pour la troisième semaine consécutive, les étudiants de Lettres et Sciences Humaines se sont de nouveau réunis lors d’une assemblée générale pour trois heures de prises de parole mercredi 29 novembre.
Sur le tableau noir, le programme de cette réunion est écrit à la craie à côté du A d’Anarchiste. Les thèmes abordés : la manifestation de la veille, mais surtout la répression policière, la coordination nationale, les rapports des différentes commissions, la mobilisation nationale et locale suivis de débats puis, le moment tant attendu, le vote du blocus. Parmi environ 1 300 étudiants, quelques journalistes se font discrets, espérant pouvoir assister à l’intégralité de cette séance. Plusieurs fois de suite, les médias avaient été exclus à la majorité, accusés de ne pas retranscrire ce qui se déroulait réellement durant les AG.
Le brouhaha ambiant cessant peu à peu, les
prises de parole peuvent commencer. Des étudiants d’horizons divers prennent le
micro et se positionnent sur les points proposés. La répression policière suite à la
manifestation de la veille occupe le dialogue. L’utilisation de flash-ball, de
matraques et les charges violentes des CRS et de
Tout
de même plutôt contents du succès de la manifestation du 28 qui a réunis 3 500
personnes à Nantes dont beaucoup de lycéens et plus de 30 000 dans toute
Dans l’ensemble, les étudiants présents sont pour la
grève, pour le blocage des facultés et donc contre la loi Pécresse qu’ils
veulent voir retirer malgré la suppression de nombreux articles par la
ministre. Certains osent tout de même critiquer les moyens d’actions un peu
brutaux « On peut travailler et
militer en même temps. Pourquoi toujours avoir recours au blocus ! »
clame un étudiant en Histoire. « Il faut mettre les choses au clair, il y a
un grand flou général vis-à-vis de l’application de ce blocus. Les master 2, master 2 pro, les Capes et agreg peuvent assister aux cours, mais qu’en est-il de ceux de master 1 ?
L’administration les autorise à y aller, les bloqueurs non ! » La
communication paraît donc quelquefois difficile entre certains et après trois
semaines sans cours, le ton monte facilement entre les pro et les anti-blocage. Le vote du blocus clos la séance : le POUR l’emporte largement
sous les applaudissements. Pendant que les étudiants sortent de la salle,
quelques derniers conseils sont donnés : « Des signes apparaissent, cela prouve que le mouvement ne sert pas à
rien. Tant qu’à faire, il faut y aller, il faut tenir ! Le mouvement
doit rester étudiant avant tout, ne parlons pas des associations comme l’Unef
ou Sud ». 17 heures, l’amphi se vide et la fac aussi pour une nouvelle
semaine de revendications.


(je plaisante !)