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Les maisons d’éditions et leur environnement proche - AgoraVox le média citoyen
lundi 19 août 2013 - par CHALOT

Les maisons d’éditions et leur environnement proche

Il existe de vraies maisons d'éditions qui en plus de faire leur métier, cherchent à faire connaître des écrivains locaux...Ils aident à faire que des plumes puissent s'exprimer et se faire connaître.

Depuis plusieurs années je lis les livres publiés par Sokrys Editions et je n'ai jamais été déçu.

« Les Cigognes

n'en font qu'à leur tête »

roman de Nadine D.C

Editions Sokrys

avril 2013

165 pages

16 €

 

Le désir d'avoir un enfant....

 

Un bébé prématuré vient d'être enlevé par une jeune femme....

Que s'est-il passé dans la tête d'Agnès ?

Elle vient de perdre son propre enfant avant qu'il ne soit « viable ». Sa douleur est immense, plus rien ne compte pour elle, même pas son compagnon qui l'aime et qu'elle aime.

L'auteure, née en 1966 ne cesse d'écrire et aujourd'hui elle en est à sa première édition.

Le produit fini est soigné. C'est un roman de vacances, qu'on lit facilement avec plaisir même si le sujet traité est grave et même dramatique.

Agnès n'a pas eu beaucoup de chances dans sa vie avant de rencontrer Benoît...Rien ne lui sourit .

Elle est attirée par les enfants qui lui rendent bien les attentions qu'elle leur porte mais ce qu'elle veut, avant tout, c'est un bébé à elle, un bébé qu'elle pourrait aimer, choyer.

Après de l'attente, ordinaire mais trop longue pour elle, ça y est, le test de grossesse est positif, elle attend un enfant qui va commencer à pousser et montrer sa présence.

Malheureusement un matin, le rêve laisse place à un cauchemar.

La perte de cet être cher qu'elle connaît si bien, même si sa grossesse n'a même pas six mois d'existence va la plonger dans une détresse incommensurable :

« Sa douleur, on ne peut pas l'ôter comme on enlève une tumeur maligne. Elle est partout, dans son cœur, dans sa tête. Des métastases de sa douleur, il y en a partout dans son corps. Elle les sent jusqu'au bout de ses doigts. Cela ne la quitte pas, jamais. Même quand elle dort, elle la sent cette douleur qui bat en elle. »

L'histoire s'installe tout doucement et peu à peu, puis très vite, le lecteur que je suis est captivé : le sujet est grave, il invite à la réflexion sur un sujet grave.

L'auteure ouvre une question importante, celle qui touche à l'accompagnement psychologique, souvent inexistant ou insuffisant de ces femmes qui perdent leur futur tout petit.

Merci à l'auteure et aussi à l'éditeur qui sait mettre en valeur de nouvelles plumes qui méritent d'être connues et valorisées.

 

Jean-François Chalot



1 réactions


  • Agafia Agafia 19 août 2013 19:42

    Bonjour Chalot smiley

    Et merci pour l’info... comme dans tout ou presque de nos jours, la qualité littéraire des romans est inversement proportionnelle au nombre d’exemplaires vendus. Parait que sur la plage cette année, on ne voit que les « 50 nuances de grey » de chais-pas-qui et « inferno » de dan brown... bref... no comment... ça avec un bon big mac ou une bonne glace industrielle pleine de chimie made in world company, bienvenue dans l’abrutissement spirituel et physique des masses qui en redemandent ces cons !!!

    Concernant le sujet douloureux du roman de Nadine D C., je confirme par expérience que l’accompagnement de ce genre de deuil est proche du néant. J’ai perdu mon fils à moins de 20 semaines de grossesse et si je dis mon fils ce n’est pas pour rien, car j’ai eu l’impression que pour le toubib et la majorité des soignants, hormis une infirmière à qui je rend hommage pour son humanité, cet enfant n’était pas encore un enfant, et que ma peine était presque incongrue... A quelques jours près, le père de mon fils tombait au combat à 3 500 kms de là... Mauvais karma vous dites ?
    Ils se sont peut-être rejoints quelque part. Mais ceci est une autre histoire.


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