mardi 1er août 2006 - par Patrick Adam

Liban : l’indignation dangereuse

Personne ici n’a le monopole de l’indignation, surtout quand elle est facile. La guerre c’est moche et ça tue. Tout le monde sait ça depuis longtemps.

Jadis, tout au moins en Europe, on ne tuait généralement que des soldats. C’était la plupart du temps des mercenaires qui se faisaient payer pour faire le boulot et on laissait les populations civiles à peu près tranquilles, sauf dans le cas de villes mises à sac après un siège. Au cours des combats, on en profitait pour décapiter à tout de bras, empaler à qui mieux mieux ou faire rôtir des tas de quidams dans des marmites d’huile bouillante. Les mœurs ont quelque peu changé depuis. Réjouissons-nous en. Les temps coloniaux ayant vécu, les pays occidentaux ne disposent plus de chair à canon comme autrefois, et l’éradication du piratage a fini par tarir le recrutement dans certaines armées qui avaient été parmi les plus puissantes de l’histoire.

Pour les pays occidentaux, la vie du moindre soldat est devenue précieuse (ce qui n’est pas toujours le cas ailleurs) car l’opinion publique interne ou internationale peut demander des comptes à leurs gouvernants (et sur ce point aussi, ce n’est pas souvent le cas ailleurs). Mais bien sûr, entre temps, ces pays ont inventé bien d’autres horreurs. Mais ce serait un autre débat.

Tout le monde reconnaît qu’Israël a bâti la réputation de son armée en partie notamment par son obstination à défendre la plus anonyme de ses recrues et à récupérer le corps du moindre de ses soldats morts aux combat. Peut-on lui en faire reproche ? Autant le dire ouvertement alors et clamer qu’elle a tort de procéder ainsi.

Quelques jours après le Hamas, le Hezbollah s’est servi de cette "faiblesse" en doublant la mise. Mais la partie n’a peut-être pas été celle à laquelle iil croyait jouer. Alors, il a sorti un joker qui rafle tout sur le tapis, à l’intérieur comme à l’extérieur : l’indignation. en d’autres temps, ça avait pas mal réussi aux Bosniaques.

Certains trouvent ce procédé non seulement licite mais ils le trouvent "naturel" et ils ne se privent pas de dire. Le premier ministre libanais en profite pour en rajouter une couche en parlant du bombardement de Cana comme d’un « crime contre l’humanité ». Il le fait sans avoir pris le temps de relire ses classiques, car nous sommes bien loin de ce qui s’est passé durant la seconde guerre mondiale, au Cambodge, au Rwanda ou en Afghanistan au temps des Talibans. En 1948, Deir Yasin a bel et bien été un crime de guerre, et aujourd’hui les juges d’un tribunal international pourraient se poser sérieusement la question de savoir si ce n’était pas aussi un crime contre l’humanité. Mais Cana, soyons sérieux... C’est un drame. Une tragédie épouvantable. Une horreur de plus à mettre au compte de l’humanité. Mais pas un crime contre l’humanité.

La plupart du temps, outre la nature des moyens utilisés, c’est aussi la géographie qui détermine la nature d’un combat. Guerre, guérilla, terrorisme. Où sont les frontières ? On ne combat pas de la même façon en terrain découvert et dans la jungle. Pourquoi les Vietnamiens n’ont-ils pas eu recours au terrorisme aveugle et n’ont-ils pas eu besoin de prendre des civils en otage ? Pourtant Hô chi Minh avait parfaitement étudié la stratégie appliquée par le FLN en Algérie. Mais principalement parce que la plupart des combats se déroulaient dans une jungle si épaisse que les Américains n’ont trouvé d’autre "solution" que de l’arroser copieusement au napalm. Tout le monde se souvient de la fillete courant nue sous les bombes incendaires... Pourquoi le Hezbollah se réfugie-t-il parmi la population civile ? Parce qu’il n’a pas à sa disposition de dispositif plus efficace pour se planquer.

Au Liban, le maquis, c’est un maquis urbain, villageois ou citadin, un maquis de chair et de sang. Je sais, c’est horrible de parler ainsi. Que les moraliseurs s’indignent un bon coup. Ils n’en dormiront que mieux ce soir...

Le propre du terrorisme, c’est de s’en prendre aveuglément à la population civile soit pour l’effrayer, soit pour la rallier à sa cause.

Dans le cas de l’intervention militaire d’Israël au Liban, on peut penser raisonnablement qu’aucun de ces deux objectifs n’a motivé le déclenchement des combats. Effrayer la population libanaise ? Pourquoi ? Pour se réinstaller au Liban et se faire tirer dessus à chaque coin de rue comme des lapins ? Israël en a déjà fait l’expérience et sait très bien ce qu’il lui en a coûté. On peut penser sans trop grand risque de se tromper qu’un fois le nettoyage effectué, son gouvernement préfèrera laisser à la "communauté internationale" le soin d’assurer le service après-vente et les "finitions" de son intervention. Deuxième option : rallier cette population à sa cause ? Il faudrait alors qu’ils soient devenus complètement givrés ?

La population libanaise fait bloc autour du Hezbollah ? Quoi de plus naturel en temps de guerre. Quel Libanais peut se réjouir de voir son pays détruit ? Qui peut applaudir de voir des bombes tomber sur des villages et des villes que des populations meurtries par une des pires guerres civiles du XXème siècle ont eu tant de mal à reconstruire.

Alors, on oublie les divisions pour faire bloc, par solidarité, par esprit de corps. Mais croire que ces divisions vont disparaître définitivement, c’est faire preuve d’une naïveté sans borne. Dès que les Israéliens auront le dos tourné, remplacés par des soldats de la "communauté internationale", ces mêmes divisions reprendront. Et l’ONU, l’OTAN ou l’Europe seront tout aussi impuissantes que la défunte FINUL si elles refusent d’appliquer une stratégie de désarment coercitive. Mais, là aussi, depuis l’Algérie, on sait combien est difficile le désarmement d’une population qui s’est battue contre l’ennemi et qui proclame, comme le fait le Hezbollah, que c’est elle seule qui a délivré le pays.

L’avenir du Liban, enfin débarrassé de toute présence étrangère visible, passe par la constitution d’un état fort et d’une armée toute aussi forte et multiconfessionnelle. Or, depuis le départ de l’armée syrienne, la seule force armée de valeur significative présente sur le terrain est une milice puissamment armée, constituée au sein d’un groupe religieux qui est loin de représenter l’ensemble de la population. Et qui plus est, elle est en partie ou en totalité (on pourrait en discuter pendant des heures) aux ordres de l’Iran et de la Syrie.

Mais outre l’armement, a-t-on pris un jour le temps de calculer le montant global de la solde de ces miliciens ? Et d’où vient l’argent ?

Et d’ailleurs est-on si sûr que ça de la belle unanimité qu’on nous présente ? Bien sûr, sur les trottoirs de Beyrouth aujourd’hui, il serait mal venu de se désolidariser de ceux qui souffrent. Mais comment affirmer qu’il n’existe aucun Libanais qui, dans son fort intérieur, ne se réjouirait pas quelque peu de voir le Hezbollah se prendre une bonne pâtée ? Le Hezbollah n’aurait-il fait que des heureux dans ce pays depuis vingt ans ? Les rancunes auraient-elles toutes disparues grâce aux bombes israéliennes ? Là aussi, il faudrait être sacrément naïf pour le croire.

Le Hezbollah est issu du mouvement Amal, dit des "dépossédés", créé en 1975. Son objectif initial était l’émancipation des chiites du Liban. Le Hezbollah s’est constitué en 1982 autour d’un noyau de dissidence issu de ce parti et d’éléments extérieurs venus d’Iran et de Syrie. Son objectif premier était d’étendre le pouvoir des chiites et de fonder un état islamiste au pays du cèdre. Un combat sans merci opposa les deux camps durant les années 8O. En avril 1988, le Hezbollah et Amal se sont violemment affrontés pour le contrôle du sud de Beyrouth. Les combats ont fait 600 morts en 2 semaines et ils ont permis au Hezbollah d’occuper 95% de la zone, dès le 11 mai. L’armée syrienne s’est interposée le 25 mai, pour faire cesser les combats. Cette guerre fratricide interchiite s’est clôturée par une trêve en janvier 1989, puis un accord de paix en octobre 1990 (source Wilipédia). Ce bref rappel des faits démontre à lui seul la complexité des enjeux.

Et puis, que les professionnels de l’indignation nous rassurent : ils ne se passe donc plus rien en Irak, plus rien au Darfour, plus rien du côté des nouveaux "escadrons de la mort" ; qui ont pris le pouvoir en Somalie, rien dans la région des Grands Lacs où l’on aime bien se découper en morceaux menu-menu, rien en Tchétchénie où l’on ne répugne pas de prendre un millier d’enfants en otage dans une école ou une salle de spectacle bourrée de "civils innocents", rien au Tibet où l’on aime bien torturer quelques moines, rien au Sri Lanka où l’on s’est depuis longemps spécialisé dans l’explositon des bus, rien dans ce paradis terrestre qu’à été le Cachemire. Et plus rien du coup à Guantanamo.

Pas d’autres sujets d’indignation dignes d’intérêt à l’horizon ? Tout est plat au pays de la bonne conscience ? Le Liban prend donc tout le temps de ceux qui habitent les contrées si rassurantes de la morale à peu de frais. Mais qu’ils nous rassurent quand même. En ce qui concerne les pays tombés subitement dans leur oubli, ils voudront bien quand même nous en reparler un peu plus tard, de tous ces crimes odieux, n’est-ce pas ; dès qu’ils n’auront rien de plus saignant à se mettre sous la dent. L’indignation, ça les nourrit.

Alors, pourquoi cette exclusivité sur le Liban ? Il faut bien qu’il y ait un intérêt derrière cette indignation ciblée. Car comment croire qu’elle est totalement gratuite ? Cette situation rappelle trop ce qui s’est passé sur le marché de Sarajevo. Déjà tous nos médias s’empressent de titrer : « Sommes nous arrivés au tournant du conflit ? » On parle même d’un nouveau Sabra et Chatila (si, si, ce sont les termes utilisés par FR3). Rien que ça... Apparemment, la comparaison pernicieuse a de beaux jours devant elle.

En ce moment, j’écoute Patrick de Saint-Exupéry sur France Culture. Je sais, le simple fait de citer ce journaliste qui émarge au Figaro va me valoir une volée de bois vert. Pourtant, je n’ai jamais lu de ma vie la moindre page Figaro. Qu’est-il en train de dire ? Qu’après avoir rédigé de nombreux reportages sur le Rwanda, pourtant arrachés à la réalité du terrain, après avoir publié un livre où il ne se prive pas de pointer du doigt l’attitude de la France durant le génocide, il n’en finit pas de s’interroger humblement sur son travail et il avoue que, dix ans après le conflit, personne ne peut tirer de conclusions définitives et qu’il faudra sans doute encore longtemps pour s’approcher de la réalité de ce qui s’est réellement passé.

Et ici, à longueur de blog, les moralisateurs professionnels prétendent avoir toutes les clés d’un conflit qui, sous certains de ses aspects, remonte aux premiers âges historiques. Certains d’entre eux devraient lire (ou relire) « la Pitié dangereuse » de Stephan Zweig. Faudra-t-il que ceux qui ont une once de bon sens se voient contraints de finir comme lui et sa femme, un soir de coup de blues un peu plus épais que les autres, quelque part dans une terre d’exil d’Amérique latine ?

Patrick Adam



225 réactions


  • Xerxès (---.---.21.80) 8 août 2006 02:35

    A Akad

    Georges Corm est un Libanais, patriote, éclairé, libre penseur.

    Et bien je laisse la place à Georges Corm pour répondre aux slogans gargarisés de Patrick Adam et son troupeau d’agneaux, qui non seulement à l’arrogance de penser avoir compris la géopolitique du Liban, en n’ayant jamais mis les pieds dans ce pays (non pas pour passer des vacances mais pour essayer de comprendre les réalités du terrain), mais qui se targue d’avoir comme seule source d’information le chef des « collabo » Libanais, Antoine Sfeir !

    Pour revenir sur ta conclusion, tu dis :

    « Je pense qu’il y a un problème intellectuel grave en occident et en France qui empêche les gens de raisonner normalement. »

    Je pense que les français ont l’intime conviction que leurs organes médiatiques sont des exemples parfaits d’objectivité et d’impartialité, ce qui leur a été répété depuis des années et peu de gens prennent la peine de mettre en doute les écrits et les sources des medias en France !

    Il y a aussi ce poids de la culpabilité qui est constamment ressassée par « l’industrie de l’Holocauste » qui pése toujours dans la balance, du coté de qui tu sais...

    Je te conseil de lire un ouvrage très révélateur :

    « L’insustrie de l’Holocauste » - rélexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs- écrit par Norman G. Finkelstein.

    Bien à toi

    Xerxès


    • akad (---.---.219.148) 8 août 2006 10:29

      @ Xerxès

      Je rajouterais juste ceci :

      S’ils ressentent la culpabilité du Holocauste pour participer dans un autre ? Poue ne avoir une deuxième ?


  • Patrick Adam Patrick Adam 8 août 2006 09:12

    @ Akad-émiquement à côté de la plaque

    Si je n’ai de mépris ni pour les Libanais, ni pour les Israéliens, ni pour les Iraniens, les Syriens ou tout autre peuple, j’en éprouve de plus en plus pour ceux qui, (de toute obédience), tentent de faire régner un terrorisme intellectuel, dans nos débats.

    Apprenez une bonne fois pour toutes que critiquer n’est pas « mépriser », et encore moins « haïr » comme je le lis chaque jour dans ces lignes. Ne dit-on pas « qui aime bien châtie bien » ? Critiquer l’autre, c’est s’y intéresser et, si la démarche est entreprise de façon honnête, c’est aussi se mesurer à l’autre et en apprendre sur soi-même.

    M’immerger dans un pays de culture musulmane m’a beaucoup appris sur ma propre culture, à la fois pour comprendre un peu mieux ce qui fait sa richesse mais aussi pour mieux en percevoir ses défauts et ses contradictions. Ce qui, automatiquement, induit la réciprocité de la démarche.

    Etes-vous, vous-même, en train de faire un travail analogue ? J’en doute. Vous passez votre temps à rejeter ce qui va mal chez vous, sur le dos des autres. Vous vous proclamez plus blanc que blanc et vous justifiez l’injustifiable.

    J’en ai marre de voir des gens qui défilent en France pour réclamer toujours plus de droits (ce qui est normal) et qui soutiennent (de loin) des régimes qui chaque jour en suppriment un peu plus à leur peuple. Et c’est le sens la plupart de mes articles et de mes commentaires. Ils n’ont pas été écrits dans un autre but.

    L’islam doit se réformer s’il veut s’intégrer à la modernité. S’il refuse cette modernité, il n’a qu’à le dire clairement et apprendre à parler d’une seule voix pour savoir où nous allons devoir mettre les pieds. Je ne suis pas le seul à parler ainsi et j’ai le droit de le dire, même sans être musulman, que ça vous plaise ou non. Procurez les beaux textes du philosophe égyptien Fouad Zakariya, notamment le recueil d’articles intitulé « Laïcité ou islamisme - les Arabes à l’heure du choix ».

    Eh oui, M. Akad, il va bien falloir se résoudre un jour à choisir. Je sais, choisir est parfois douloureux car tout choix induit un rejet, donc une déchirure. Et ce choix, personne ne peut le faire à votre place. Plus vous attendrez, plus ça sera douloureux.

    Je vous concède cependant que la politique étrangère américaine d’aujourd’hui n’est pas faite pour inciter les Arabes à faire ce travail sur eux-mêmes. Je ne cautionne en aucune façon ni leur idéologie dominatrice, ni leur façon expéditionnaire de procéder chez les autres, surtout quand ils font faire le sale boulot par autrui.

    Pour ce qui est de Michel Aoun, laissons les opportunistes avec les opportunistes. Je pense que vous n’alliez pas chez lui puiser vos citations quand il était l’allié d’Israël pour nettoyer les camps palestiniens de Sabra et Chatilla. Alors pourquoi l’appeler aujourd’hui à la rescousse ? Michel Aoun est resté le même. Il tient à revenir sur le devant de la scène politique libanaise et pour lui tous les moyens sont bons, même de s’allier momentanément avec le diable. De plus la phrase que vous citez est significative de la valeur morale du personnage. Lui, on ne peut pas dire que ce soit un « résistant ».

    Et si, comme vous le dites, « le gouvernement Le gouvernement libanais [...] appuyait le plan franco américain et la résolution 1559 » pourquoi n’a-t-il pas levé le petit doigt depuis deux ans pour l’appliquer ? Pourquoi n’a-t-il rien fait pour désarmer le Hezbollah et déployer dans le sud du pays et le long de la frontière syrienne une armée nationale ? Pourquoi les pays arabes ne l’ont-ils pas aidé à constituer cette armée ? Non, c’est toujours aux Européens de payer, pour en retour se voir être traités de lâches ou d’incompétents.

    Quoiqu’il en soit, je ne sais pas si vous l’avez remarqué en lisant mon texte sur la possible utilisation par Israël d’armes prohibées, je suis loin de me ranger aveuglément derrière ce pays et ses méthodes (et encore moins derrière les Américains), et je rappelle chaque fois qu’il m’en est donné l’occasion que, pour moi, le mythe de la « Terre promise » est une belle escroquerie qui n’a pas fini de faire des dégâts.

    Mais n’est pas ce mythe qui est repris de façon toute aussi farouche dans la notion de « terre sacrée » si chère aux Arabes ? Les dirigeants israéliens ont fini par comprendre que ce mythe du « Grand Israël » les conduisait à la catastrophe et ils l’ont peu à peu abandonné. On attend la mêm démarche en face.

    Le conflit au Proche Orient ne pourra pas être résolu tant qu’une des deux parties refusera d’adopter un langage clair. Explicitement... Implicitement... Y a en marre de ces vieilles conneries de débiles. Je te tends la main le matin et je te crache à la figure le soir. Le Hamas reconnaît-il oui ou non Israël ?

    Arafat l’avait fait en son temps et cette attitude responsable l’avait conduit au bord de la paix. Il s’est heurté alors à l’intransigeance aveugle d’une partie de ses troupes concernant le retour des réfugiés. Il savait bien que s’il rentrait parmi les siens en ayant lâché d’un pouce sur ce point, il n’y aurait pas survécu ni politiquement, ni physiquement.

    La question des réfugiés reste aujourd’hui le nœud du problème. Ceux qui s’arc-boutent sur ce « principe » savent très bien que leur attitude empêchera toujours l’amorce d’un règlement viable pour tous. Et telle est bien leur intention : ce qu’on ne gagne pas sur le terrain, on le gagne avec le temps...

    Patrick Adam


    • akad (---.---.209.96) 8 août 2006 11:54

      @ Patrick Adam

      1/ Même Olmert prétend qu’il n’a pas de mépris ni pour le gouvernement ni pour le peuple libanais. Il reconnaît même qu’ils ne sont pour rien, mais ça ne l’empêche pas de les punir en premier lieu. C’est quoi ça ? C’est le mépris tout simplement. De même pour tous ceux qui ne voient pas qu’Israël agit de manière barbare contre les libanais, c’est seulement parce qu’ils n’ont pas de respect pour les libanais.

      Le 11/09, tout le monde s’est insurgé pour dire que le peuple américain (peuple respecté) n’est pas responsable des erreurs de son gouvernement. Et c’est vrai d’ailleurs. Toutefois, dans le cas du Liban la majorité des occidentaux voient qu’Israël a le droit de massacrer le peuple libanais (peuple non respecté) comme il veut et tant qu’il veut. Il n’y a même pas de limites fixées à cette barbarie ni par les israéliens ni par les occidentaux qui prétendent à tort qu’ils respectent la dignité libanaise.

      2/ Pour le cas actuel du Liban, il y a une barbarie qui se déroule devant nous. On ne peut pas trop philosopher. On massacre les civils par des dizaines chaque jour et vous me parlez de critiquer ou ne pas critiquer !

      3/ Votre position des régimes arabes est trop hypocrite. Les dictatures arabes sont majoritairement les amis d’Israël et des occidentaux. L’occident, à la fois, profite d’eux et les appuie et en même temps critique leurs sociétés de vivre sous des dictatures.

      4/ Le Coran n’a rien à voir la dedans et ce n’est qu’une manière pour dévier le sujet. Le problème ce sont les bombes qui ne font de différence entre chrétiens et musulmans libanais, ou l’occupation qui ne fait de différence entre chrétiens et musulmans palestiniens. Les histoires de Ali Baba, on n’en a rien à foutre.

      5/ Vos allégations sur Michel Aoun, je pense que vous les avez fabriqué vous-mêmes. Faute de me livrer votre source, ça sera ma conclusion. Au Liban malgré les défauts de son pouvoir politique, mais une chose est sûre, l’armée libanaise n’a jamais décidé à la place des politiques. Michel Aoun était dans l’armée et celui qui a pactisé avec les israéliens c’était Bechir Gemayel.

      Ceux qui ont participé avec Sharon aux massacres de Sabra et Chatilla ce sont les forces libanaises, dont le leader actuel est Samir Geagea. Le grand ami de la France et des USA. Vous voyez donc comment vous essayez maladroitement de porter l’opportunisme des vrais opportunistes (Samir Geagea) aux gens honnêtes et crédibles (Michel Aoun).

      6/ Premièrement, la 1559 dont le but officiel est de « protéger » le Liban, qui l’a demandé ? Au Liban, personne. C’est la France et les USA qui l’ont inventé et le Liban n’a fait que la subir. Ce qui veut dire que cette résolution rentre dans le cadre de l’interventionnisme franco américain dans les affaires libanaises. Deuxièmement, la majorité du gouvernement qui l’a accepté, c’était sous l’effet des pressions politiques franco américains et non par décision interne autonome. Donc la question qu’il faut se poser, c’est pourquoi la France et les USA n’ont pas armé l’armée libanaise ? Car il était clair qu’elle ne jouissait d’aucune autonomie de collaboration militaire avec un quelconque état arabe. Même l’amélioration des relations avec la Syrie lui était interdite. C’est ça la vérité : on a laissé exprès l’armée libanaise désarmée et on a cherché à désarmer le Hezbollah, pour obtenir un Liban totalement désarmé.

      7/ J’ai lu votre article sur les armes prohibés utilisées par les israéliens, mais pour moi c’est une critique dérisoire, car les victimes s’en fichent si les armes avec lesquelles elles étaient massacrées, étaient prohibée ou pas. Par contre je ne vous ai pas vu encore insurger contre la barbarie israélienne clairement et simplement.

      Vous avez même le droit d’être pro israélien ou pro américain, mais pas pour cautionner leurs barbaries et terrorismes.

      Pour « La Terre Promise », il ne faut se vanter par le fait de ne pas reconnaître quelque chose que mêmes les israéliens ne reconnaissent plus.

      8/ Pour moi c’est le Fatah qui doit retirer sa reconnaissance d’Israël, tant qu’Israël ne reconnaît pas l’état palestinien. Au moins les palestiniens n’empêchent pas l’état d’Israël d’exister alors qu’Israël empêche l’état palestinien d’exister. Donc cet exemple illustre le sommet de l’hypocrisie et du mépris israélien et occidental envers les palestiniens : on demande à l’occupé de reconnaître les droits de l’occupant et on ne demande rien à l’occupant.


  • Serpico (---.---.226.199) 8 août 2006 12:34

    Je n’ai pas lu tous les commentaires mais j’ai capté le message subliminal de Patrick Adam : si l’indignation est si spécifique et donc suspecte, c’est qu’il y a de l’antisémitisme dans l’air.

    Ben voyons.

    Il faut laisser israel massacrer en paix : les israeliens ont gagné ce droit depuis longtemps et c’est même la faute des massacrés si les militaires israeliens en arrivent à cette extrémité.


    • akad (---.---.209.96) 8 août 2006 13:35

      @ Serpico

      Tout ça, sachant qu’il respecte les arabes et les libanais et qu’il n’est pas pro israélien.

      S’il était pro israélien et anri arabe, je n’arrive même pas à imaginer qu’elle aurait été sa position !


  • Faut plus les croire ! (---.---.145.130) 8 août 2006 21:26

    « La guerre passe aussi par nos médias » (http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=65240)

    "Par leurs choix des images qu’ils transmettent, les médias de la planète jouent un rôle important dans le conflit au Proche-Orient. Victimisation et manipulation sont à craindre si l’information prend le risque de jouer avec l’émotion. L’affaire d’une photographie truquée qui fait actuellement le tour du monde soulève un vrai débat.

    La voiture d’une équipe de télévision détruite par l’armée de l’air israélienne AFP

    Avec le conflit actuel au Liban, les images de corps inertes et sans vie, ensanglantés, dans des débris d’immeubles en ruine circulent quotidiennement dans la presse internationale. Elles illustrent la tragédie et les conséquences de la guerre, mais attisent parfois aussi le sentiment d’exclusion. C’est le cas notamment pour ceux que le Daily News nomme « les oubliés du nouvel ordre international de l’information ». Comment comprendre la crise humanitaire au Sud-Liban « en ressassant quotidiennement les images de l’action militaire destructrice d’Israël ? » s’interroge le quotidien sri-lankais.

    Et, de fait, estime le quotidien conservateur espagnol ABC, « Israël est en train de perdre la guerre dans les pages des journaux et sur les écrans de télévision du monde entier. Alors que tout un chacun le sait, plus personne ne se souvient des raisons qui ont mené à cette guerre et que ce fut le Hezbollah qui a tiré le premier et pourquoi. Chaque matin, la longue liste des pertes civiles libanaises et israéliennes nettoie la mémoire de l’opinion publique, qui ne voit pas plus loin que la colère provoquée par la frappe ennemie précédente, et ainsi de suite. Et l’armée la plus puissante est toujours présentée comme celle qui devrait faire preuve de mesure et de proportionnalité. »

    Ce qui amène les médias israéliens à évoquer un « lynchage médiatique », qu’ils considèrent comme une « inégalité morale ». Pourtant, signale Gideon Rachman dans le Financial Times, « certains estiment qu’on accorde plus de bienveillance à un Etat démocratique qui combat un ennemi impitoyable qu’à la population libanaise, dont le nombre de victimes est vingt fois plus élevé que du côté israélien ».

    Pour le quotidien britannique, « les deux parties ont raison : les Arabes ont raison de dire que les morts israéliens comptent plus pour les médias occidentaux que les morts arabes, et les Israéliens ont également raison de se plaindre que le monde se focalise essentiellement et sans relâche sur les victimes de l’action militaire de Tsahal ».

    Le débat a notamment été relancé après la découverte faite par des bloggers de la modification d’une photographie prise après un raid aérien israélien sur Beyrouth. Adnan Hajj, un photographe indépendant travaillant régulièrement avec l’agence britannique Reuters, aurait traité une de ses photos et assombri une colonne de fumée provoquée par une explosion « pour rendre l’image plus suggestive », indique le quotidien italien La Repubblica.

    Selon The Guardian, l’agence de presse Reuters a retiré de sa banque de données toutes les photos prises par ce photographe « après qu’il eut été prouvé que le photographe libanais avait modifié non pas une mais deux images sur les 43 qu’il avait transmises directement à la compagnie britannique depuis le début du conflit ». Reuters a annoncé qu’elle se passerait désormais des services d’Adnan Hajj, car « manipuler une photographie dans ce sens est inacceptable et contraire à tous les principes de l’agence. Cela nuit non seulement à notre réputation mais aussi à celle de tous nos photographes », affirme l’éditeur de l’agence Tom Szlukovenyi dans le quotidien britannique. Il est pourtant à noter que l’ensemble de la presse mondiale traite couramment des images avec des logiciels pour créer des effets spéciaux ou accentuer des effets. Mais, en toute déontologie, cela ne doit pas se faire dans des conditions aussi sujettes à polémique et à manipulation qu’une guerre.

    Le quotidien suisse 20 Minutes évoque de son côté l’histoire d’un sauveteur libanais, « membre d’un groupe de propagande du Hezbollah » et « qui a été vu dans tous les lieux où se trouvent des enfants morts ». L’homme en question a effectivement été photographié à différents endroits, vêtu de différentes manières et portant en revanche le même enfant mort dans ses bras. Le quotidien suisse publie d’ailleurs ces photos en indiquant pour certaines l’heure et le lieu où elles ont été prises.

    Et, dans le quotidien tchèque Lidove Noviny, Ondrej Neff considère que ces falsifications révèlent l’existence d’une « ligne de front invisible ». « Les images truquées montrent que la guerre se déroule aussi sur le plan médiatique. Israël combat sur plusieurs fronts contre un ennemi qui veut l’anéantir et le rayer de la carte - et ce depuis le premier jour de son existence. Un de ces fronts est médiatique. Ne nous faisons pas d’illusions : cette guerre passe aussi par nos médias. »

    Béatrice Zaradez, Courrier International le 8 Aout 2006.


  • Xerxès (---.---.21.80) 8 août 2006 22:02

    Extraordinaire : l’interview de George Galloway (Parlementaire Ecossais) sur Sky News (Groupe Murdoch).

    Je recommande surtout à Patrick Adam et son troupeau de bien écouter les dires de George Galloway...même si j’ai des doutes qu’ils puissent comprendre la langue de Shakespeare...

    Xerxès


    • Du moment que ça mousse, c’est bon pour Xerxes ! (---.---.123.29) 9 août 2006 01:32

      Tu fais fort là p’tit bonhome, t’as rien trouvé de mieux que cet illuminé ?

      George Galloway, unique député du parti RESPECT (extrème gauche) dirigé de Linda Smith. Il a été expulsé du Labour pour ses positions pro-arabe extrémistes et contre son propre pays. Accusé à plusieurs reprise de détournement de fonds, de corruption, et de toucher de l’argent du pakistan, d’Iraq de Lybie faire du lobbying dans son propre pays ... Le seul parlementaire à avoir essayé de justifier les attentats de Juillet 2005. Bref un mec assez infecte, alors avant de voir la vidéo il vaut mieux lire http://en.wikipedia.org/wiki/George_Galloway ...

      faudrait peut être voir à éviter de venir déposer tous tes déchets sur tous les articles, m’sieur le linguiste avancé ...


  • Patrick Adam Patrick Adam 12 août 2006 12:31

    @ akad-émiquement orienté

    1 - Désolé je ne m’appelle pas Omert. Pas plus que Bush ou Nahallah. Je n’ai de mépris pour personne, que ça vous plaise ou non. Sauf pour certains intervenants sur ce forum qui n’ont que l’insulte à la bouche. Si vous parlez de barbarie à propos de la guerre que mène Israël au Lian, je vous laisse juge de votre opinion. Ce n’est pas exactement la mienne.

    Comme tout le monde, je déplore cette guerre. Je ne connais pas ce pays, mais j’ai toujours rêvé d’aller faire un tour à Baâlbeck. Le Liban avait commencé à se reconstruire économiquement mais, il me semble, contredidez-moi si ça vous chante, qu’il était loin de le faire au plan politique.

    Vous parlez du Général Aoun, mais qu’en est-il des Libanais qui réclament toujours la vérité sur l’assassinat de Rafik Harriri. Et ne me dites pas, SVP, que c’est un complot américano-sioniste. Les dérailleemtns, ça va un temps.

    Bon. Une fois qu’on a dit qu’on déplore cette guerre, comme tout le monde, qu’est ce qu’on fait ? Israël a-t-il intérêt quelconque à être en guerre avec son voisin du Nord. J’en doute. Je connais suffisamment ce qu’il en est des relations entre l’Algérie et le Maroc, pour savoir qu’un pays enfermé dans ces frontières finit tôt ou tard par s’étouffer lui-même. Israël a-t-il des revendications territoriales sur le Liban. Non ! Les fermes de Cheeba sont syriennes. C’est donc la preuve que le Hezbollah se bat pour le compte de la Syrie. Israël a-t-il un contentieux d’eau avec le Liban. Sans doute, mais pas plus que la Syrie avec la Turquie et l’Irak.

    Donc le seul intérêt d’Israël serait « d’humilier » le Liban. Bizarre comme raisonnement, surtout quand on songe ce que coûte l’humiliation tant sur le plan des hommes que de l’image.

    Je ne suis pas seul à penser que nombre de capitales arabes estiment, à juste titre d’après moi, qu’il faut stopper l’influence chite dans la région. Ce n’est pas votre pint de vue, et je le respecte. Mais il faut alors annoncer la couleur clairement et puis dans 20 ans on comptera les points.

    2 - Vous dites : « Le 11/09, tout le monde s’est insurgé pour dire que le peuple américain (peuple respecté) n’est pas responsable des erreurs de son gouvernement. Et c’est vrai d’ailleurs. »

    Faux. Archi faux. Les gouvernements arabes (que vous ciriquez aujourd’hui) se sont tous indignés, mais pas la rue arabe dont vous vous faites le défenseur. Y a-t-il eu des mmanifestations de solidarité avec le peuple américain, celui que vous « respectez » ? Pas que je sache. La rue arabe avait mieux à faire sans doute. Et surtout, tout le monde s’efforçait de dire : « non, ce ne sont pas des musulmans qui ont fait ça ».

    3 - Vous dites « Pour le cas actuel du Liban, il y a une barbarie qui se déroule devant nous. On ne peut pas trop philosopher. On massacre les civils par des dizaines chaque jour et vous me parlez de critiquer ou ne pas critiquer ! »

    On peut critiquer bien sûr, et il est même recommandé de le faire. 1000 morts, c’est beaucoup. La guerre propre, mythe américain, n’existe pas. Le Liban souffre dans sa chair et il ne sert à rien d’en rajouter. La souffrance n’est pas une marchandise qui doit se vendre à la télé. Ce qui doit se vendre, c’est la sagesse des hommes. Leur lucidité. Leur sens des responsabilités et leur désir de regarder la réalité en face. La Palestine d’aujourd’hui n’est plus celle des années 1950. Israël commence à le comprendre. On attend qu’en face, les autres en fassent autant.

    Ce que je conteste dans cette affaire, c’est qu’elle a subitement occulté ce qui se passe dans le reste de la région. Il y a autant de morts chaque jour au Liban qu’il y en a en Irak.

    Et qu’appelez vous « limite à la barbarie » ? Intéressant comme concept. Mais qui les proclame ces limites ? L’ONU, les américains, les Russes, les Chinois, la Ligue Arabe ? C’est toujours bien d’agiter de bonnes intentions. Encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions.

    4 - Vous dites : « Votre position des régimes arabes est trop hypocrite. Les dictatures arabes sont majoritairement les amis d’Israël et des occidentaux. L’occident, à la fois, profite d’eux et les appuie et en même temps critique leurs sociétés de vivre sous des dictatures. » Ainsi vous reconnaissez, à mots à peine couverts, le double jeu des régimes arabes, et c’est moi que vous traitez d’hypocrite... No coment...

    5 - Vous dites : « Le Coran n’a rien à voir là-dedans et ce n’est qu’une manière pour dévier le sujet. » A quel moment, ai-je parlé du Coran ou de la Bible dans cette histoire ? Quoiqu’il en soit, Olmert ou Peretz ne sont pas des intégristes religieux que je sache. Peut-on en dire autant de Nashallah ou des gens du Hamas ?

    6 - « Allégations sur Michel Aoun ». Pensez-en ce que vous voudrez. Vous ressortez M. Aoun, maintenant, parce que son intérêt rejoint (momentanément bien sûr) celui du Hezbollah. Allez chercher vos appuis où vous voulez. Il a combattu les Palestiniens que la France a sauvé de l’extermination. Alors, tendez-lui la main aujourd’hui si ça vous chante. Et je vous retourne le compliment : qui êtes-vous pour délivrer comme vous le faites des certificats « d’honnêteté » à qui ça vous chante ?

    7 - Vos considérations géopolitiuqes concernant l’histoire du Liban ne m’intéressent pas. La propagande irano-syrienne que vous colportez apporte la preuve du danger que représente pour la région de laisser se développer cette idéologie. C’est bien d’afficher ouvertement la couleur. Je pense qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de Libanais (en dehors des gens payés par le Hezbollah) qui peuvent vous suivre dans ce raisonnement.

    8 - Je ne suis ni pro-américain, ni pro-israélien. J’ai déjà eu l’occasion de le dire, on m’a offert un jour un voyage au USA et j’ai refusé d’y aller. Ce pays ne m’intéresse pas en dehors de l’ambiance extraordianire qui doit régner à New Yorik et Chaicago, grace à une architecture spectaculaire. Et si je devais faire un tour au Proche Orient, j’irai plutôt du côté de Pétra, d’Alep ou de Baâlbeck qu’à Jérusalem, et danvantage encore du côté de Saâna ou de Samarcand.

    Ne vous laissez pas, comme tant d’autre, abuser par mon patronyme. Adam, est un nom porté par des chrétiens, des Juifs et des Arabes et même par des sioux...

    9 - Pour ce qui est de la « Terre promise », allez voir du côté des Juifs orthodoxes (présents à la Knesset au gouvernement israélien) pour voir si cette idée fumeuse a totalement disparue. Par contre, elle est reprise abondamment dans le concept de « Terre sacrée » chez les Arabes. Je condamne les deux. Pourquoi un « comité Al Qods » actif d’un bout à l’autre du monde arabe ? C’est juste pour y installer un syndicat d’initiaves ?

    10 - Les accords d’Oslo et les presque-accords de Tabah ont montré, aux yeux du monde entier, que Juifs et Palestiniens pouvaient arriver à une reconnaisance mutuelle. Il s’en est fallu de peu que la paix se fasse alors. La rupture ne s’est pas faite sur un problème de « reconnaissance » mais sur celui des réfugiés.

    Et que vous le vouliez ou non, le noeud du problème se situera toujours là et les estrémistes palestiniens ne sont pas prêts de lâcher quoique ce soit sur le sujet car ils savent bien que c’est comme ça qu’ils tiennent la rue et qu’ils remportent des élections par la même occasion.

    Mais leur vision du futur est bien amère pour leur peuple. Oui, Israël doit rendre les territoires occupés. Mais il serait irresponsable pour les deux parties de créér un Etat palestinien qui ne serait pas viable ou découpé en bantoustans. Il faudra donc sans doute redessiner certaines frontières, et dans le cas de la non-acceptation du retour des réfugiés, envisager une compensation territoriale. Plus un statut spécial pour Jérusalem.

    Alors parlons si vous le voulez-bien de ce futur-là. Un jour, les bombes cesseront de tomber. Le plus tôt sera le mieux bien sûr. Et alors ? Comment chacun des peuples élèvera ses enfants ?

    Et puis, cessez donc de parler du mépris de l’Occident pour les palestiniens. S’ils devaient compter sur les pays arabes pour s’en sortir et avoir enfin un pays libre et démocratique, à mon avis, ils devraient attendre plus longtemps encore. Patrick Adam


    • (---.---.123.29) 12 août 2006 13:57

      « On peut critiquer bien sûr, et il est même recommandé de le faire. 1000 morts, c’est beaucoup »

      Vous avez raison, 1000 morts en 30 jours de bombardements du Liban c’est beaucoup, c’est même trop ! Ce n’est pourtant que l’équivalent d’à peine une vingtaine de jours de guerre civile en Irak ou les chiites et les sunites s’entretuent allègrement dans l’indifférence la plus complète. N’oublions pas que chaque attentat suicide fait jusqu’à plus 100 victimes innocentes déchiquetées chaque jour (hommes, femmes, enfants et viellard sans distinction).


    • Adolphos (---.---.59.170) 12 août 2006 14:04

      Ou les deux millions de morts assassinés par les Musulmans au Souddan, dont tout le monde se fou, car nos immigrés ne sont pas soudanais, mais musulmans...


    • akad (---.---.209.95) 15 août 2006 13:00

      @ Patrick Adam

      1/ L’agression israélienne contre les civils et infrastructures libanais, n’a qu’un seul nom possible : barbarie.

      2/ Les libanais ont tout le droit de réclamer la vérité sur l’assassinat de Rafic Hariri. Où est le problème ? Pour les vrais auteurs, je n’en ai aucune idée. Mais pour l’enquête officielle c’est une vraie comédie.

      3/ Pour le motif israélo américain de cette guerre, c’est la préparation à la guerre contre l’Iran pour son dossier nucléaire. Les américains sacrifient les civils libanais pour le dossier iranien et les israéliens sont leurs mercenaires.

      4/ Comment ça stopper l’influence chiite dans la région ? Est-ce que ces chiites sont des immigrés qui arrivent d’ailleurs ? Mais c’est du racisme ça.

      5/ Mais vous n’allez pas montré aux libanais à qui appartiennent les fermes de Chabaa, soyons sérieux ! Ce n’est pas à un français que se trouve à Smara de dire aux habitants des fermes de Chabaa s’ils sont libanais ou syriens !

      6/ Pour le 11/09, il y a eu des manifestations populaires dans tout le monde arabe et même à Téhéran. Mais vous ne regardez que ce que vous voulez.

      7/ Pour la barbarie israélienne, le gouvernement libanais est là pour les poursuivre pour crimes de guerre. Les choses doivent changer et les barbares doivent être appelés par leur nom.

      8/ Mais je n’appuie aucun régime arabe. Je n’ai jamais prétendu ça. Je défends les droits des peuples arabes mais pas les régimes arabes.

      9/ Olmert et Peretz sont des criminels de guerre qui n’arrivent même pas aux chevilles de Hamas ou du Hezbollah. Même Sharon qui est quasi mort n’arrive pas à mourir en paix car il est incompatible avec la paix.

      10/ Michel Aoun était dans l’armée régulière, qui est sous les ordres du ministère de la défense. Je respecte Michel Aoun car je ne lui connais pas d’erreurs graves contre le Liban. Ce n’est pas le cas du mercenaire de Samir Geagea qui a appuyé Sharon dans son invasion de 1982, qui a été inculpé dans l’assassinat du PM libanais Rachid Karami et qui a expulsé du Liban et par la force l’ex président Amine Gemayel pour faire plaisir à la Syrie.

      11/ Refuser un voyage aux USA n’a rien à voir avec notre sujet. Contrairement à vous, j’aime les USA et je souhaite y aller. Je m’oppose seulement aux crimes de guerre du gouvernement américain.

      12/ Concernant Jérusalem, et si ces orthodoxes avaient choisi par hasard Paris au lieu de Jérusalem, l’auriez vous accepté sous prétexte que vous n’êtes pas religieux ? Auriez vous critiqué les parisiens qui auraient défendu leur terre et mis à pieds d’égalité avec ces extrémistes qui auraient voulu les chasser ?

      13/ L’occident ne cherche pas la démocratie dans le monde arabe. L’occident base sa politique sur les intérêts seulement. C’est ça le problème.


  • Patrick Adam Patrick Adam 15 août 2006 13:36

    @ Akad-édiquement boiteux et borgne

    1 - Pour ce qui est de la « barbarie » je vous recommande un texte de Léo Ferré « L’inconnue de Londres ». C’est unpeu daté, mais ça tient toujours la route.

    2 - L’enquête surla mort de Rafik Hariri, qui la bloque ?

    3 - Question stratégie que vient faire la guerre du Liban dans une possible attaque contre l’Iran ? Attendez que l’histoire vienne confrimer ou infirmer votre hypothèse.

    4 - Les Chiites (la plupart Iraniens ex-perses) ont toujours cherché un point d’ancrage sur les rives de la Medétirranée. Peu de gens (même dans les pays arabes) ont envie de les voir parvenir maintenant à leur fin, surtout avec un arsenal nucléaire. Il faudrait être fou pour en avoir envie.

    5 - Quand Israël est conflit avec les Syriens (guerre du Golan) on sort les fermes de Cheeba. Quand c’est avec le Hezbollah, elles changent subitement de nationalité. Et cela n’a évidemment en à voir avec le fait que je vive ou non à Smara.

    6 - Pour ce point, revoir le n° 1 cité plus haut.

    7 - Pour la disctinction entre « peuples » et « régimes » arabes, je vous laisse vous dépatouiller. Pour moi aussi c’est du chinois.

    8 Les « chevilles du Hamas ou du Hezbollah », je ne connais pas. Pour ce qui est de votre caricature de Sharon sur son lit d’agonie, désolé, mais on m’a appris à respecter les hommes qui sont aux portes de la mort ainsi que ceux qui sont morts. La mort doit faire taire les armes et l’ironie. A chacun sa morale et ses traditions.

    9 Votre admiration pour le Général Aoun aurait eu plus de poids si elle avait été exprimée il y a une dizaine d’années. Mais passons, je n’ai aucun moyen de contrôle et je n’en ai pas envie.

    10 - Je confirme, je n’ai eu et je n’ai toujours aucune envie de mettre les pieds aux USA, sauf à New York ou à Chicago, question architecture.

    11 - Jérusalem est la capitale spirituelle de trois religions. Les Arabes ont réalisé un hold-up historico-religieux sur la ville, au 7ème siècle. L’honnêteté serait de le reconnaître même avec 130à de retard et d’accepter partager le gâteau divin sans faire preuve d’égoïsme.

    12 - Que l’Occident cherche ou pas la démocratie dans le monde arabe importe peu. Tout ce que je connais de ces sociétés montre que la plupart d’entre elles n’en veulent pas. Aucune réforme profonde des moeurs et du code civil n’y est possible. Et c’est normal. L’Europe a mis des siècles à se défaire du joug religieux. Ce que je crains de la part du monde islamique, c’est que non seulement il ne cherche pas à s’en défaire, ou tout au moins à mieux en gérer les préceptes, mais qu’il courbe de plus en plus l’échine sous lui.

    Patrick Adam


    • akad (---.---.209.95) 15 août 2006 14:47

      @ Patrick Adam

      1/ Pour la barbarie israélienne je me limite aux jugements des libanais, tous les libanais toutes confessions et âges confondus. Il n’y a pas un seul libanais qui ne qualifie pas l’acte israélien de barbarie. Je n’ai même pas besoin de consulter un quelconque texte de quiconque.

      2/ Il n’y a pas eu d’enquête sur la mort de Hariri mais une comédie. Le juge Melhis a passé tout son temps dans le blabla, pour sortir avec un rapport qui accuse la Syrie de ne pas avoir collaboré suffisamment. C’est ça l’enquête ? La seule découverte matérielle à laquelle, il est arrivé, c’était le véhicule qui a servi dans l’attentat. Un véhicule d’origine japonaise, sachant qu’on sait d’avance que le véhicule serait forcément un véhicule qui se trouve sur le marché. Aucune allusion à la technique utilisée et son origine, origine des explosifs utilisés, etc.

      Quand les USA avaient jugé qu’il faut changer l’ordre de d’abords la Syrie puis l’Iran à d’abords l’Iran puis la Syrie, alors ils ont remplacé le juge par un autre plus modéré pour ralentir la cadence.

      3/ Les USA pensent qu’une guerre contre l’Iran provoquerait forcément une riposte du Hezbollah contre Israël. Alors autant éliminer le Hezbollah en premier lieu. C’est ça le lien.

      4/ La communauté libanaise chiite est la plus grande minorité libanaise, qu’on le veuille ou pas. Les chiites libanais étaient là depuis toujours et avant la révolution iranienne. Il ne faut pas traiter les chiites libanais comme les agents des iraniens. Puis si l‘Iran veut avoir une influence économique ou politique au Liban, comme la France ou la Syrie par exemple, alors il doit passer par le gouvernement, alors que l’Iran n’a jamais fait de pas dans ce sens. Il n’y a jamais eu de malentendus dans le passé entre les gouvernements libanais qui ont succédé et l’Iran. Car l’Iran aide le Hezbollah exclusivement contre les agressions israéliennes et non contre les libanais.

      5/ Les habitants des fermes de Chabaa ont toujours été libanais.

      6/ Quand il y a dictature, le régime n’est pas représentatif du peuple, et donc la distinction s’impose. C’est aussi simple que ça.

      7/ Pour Sharon, je suis désolé, je ne respecterais jamais un criminel de guerre, et je suis fier de le dire.

      8/ Concernant Aoun il y a 16 ans auparavant quand il a affronté les troupes syriennes, c’est à ça que vous faîtes allusion. Et bien durant cette guerre, le Hezbollah a gardé la neutralité, et tous ceux qui sont actuellement des anti-syriens, avaient combattu Michel Aoun pour le compte de la Syrie.

      9/ Les palestiniens majoritairement ne sont venus de nulle part. C’est comme partout dans le monde arabe, ce sont les autochtones qui se sont arabisés. Peut on imaginer que les chrétiens de la Palestine qui sont tous des arabes sont des descendants d’arabes musulmans ? Non bien sûr. L’islam n’a pas modifié la démographie des terres auxquelles il est arrivé. Puis quand vous parlez du partage de Jérusalem, je ne sais pourquoi vous me le dîtes à moi au moment où il n’y a que les juifs qui ne veulent pas la partager.

      10/ Les sociétés arabes évoluent doucement mais sûrement vers la démocratie. La tendance inquiète l’occident car en plus des courants traditionnels droite/gauche, il y a le courant islamiste que l’occident ne maîtrise pas.


  • Patrick Adam Patrick Adam 17 août 2006 08:58

    @ akad-émiquement zappé

    1 - Moi, les arguments des Libanais je leur accorde autant d’importance qu’à ceux des Israéliens. Ni plus, ni moins. Ce qui ne semble pas être votre cas.

    2 - J’espère que vous allez vous faire de magnifiques révélations sur la mort de Rafik Hariri, arguments qui bien sûr, contrediront ce que plus d’1 million de Libanais ont crié quand ils sont descendus dans la rue pour dénoncer les commanditaires syriens. Mais pour vous, je présume que ce ne sont pas de bons Libanais.

    3 - Bravo au stragège planétaire que vous semblez être. J’imagine que le Pentagone ou Tsahal vous consulte avant de prendre une décision.

    4- Dans aucun domaine politique ou même social, l’Iran ne montre sa volonté d’agir ouvertement. Il avancent en rampant. Ca vous convient, moi non.

    5 Si les habitants de Cheeba sont Libanais, expliquez-moi pourquoi les Syriens ont réclamé ce territoire au moment de la guerre du Golan. Ca m’intéresse.

    6 - Bof. Rien à dire. « L’analyse » est creuse. Je m’abstiens. Enfin si on peut parler d’analyse. Je préfère vous citer « Quand il y a dictature, le régime n’est pas représentatif du peuple, et donc la distinction s’impose. » Les lecteurs se feront eux-mêmes une opinion.

    7 - Votre morale concernant Sharon ne me convient pas. C’est ce qui fait toute notre différence. Le problème n’est pas le passé d’un homme, mais le respect de la mort et de la souffrance. Je comprends que vous soyez handicapé de ne pas pouvoir faire cette différence.

    8 - Il y a 16 ans, le Hezbollah n’occupait pas la plaque qu’il occupe maintenant sur la scène politique libanaise. Jusqu’en 1988, c’est le mouvement Amal qui représentait les Chiites du Liban. Une guerre inter-chiite les a opposés faisant 600 morts en 15 jours pour le contrôle de la banlieue sud de Beyrouth. Si Aoun a flirté avec eux c’est comme Israël avec le Hamas : pour affaiblir amal. On sait ce qu’il en est advenu dans les deux cas.

    9- Le problème de Jérusalem concerne tout autant Juifs qu’Arabes. Les Chrétiens sont plutôt discrets à ce sujet et ont la délicatesse de ne pas jeter de l’huile sur le feu.

    10 - J’attends avec impatience la liste (objective) des « sociétés arabes qui évoluentdoucement mais sûrement vers la démocratie ». Il ne sert à rien de l’affirmer sans apporter de preuve.

    Dernier point plus personnel : c’est la dernière fois que je m’adresse à vous. je trouve vos procédés particulièrement indignes d’un débat honnête. Vous m’entretenez sur ce fil de la façon la plus courtoise et pendant ce temps, sur un autre, vous m’insultez en médisant à mon propos. Relisez mon article « L’indignation dangereuse » et dites-moi quand j’ai parlé de Cana. Les gens qui suivent cet échange vont apprécier. Félicitations quand même d’avoir tardé un peu avant de vous dévoiler. Mais c’est chose faite maintenant. Décidément vous n’arriverez jamais à donner une image « rassurante » de votre conception du monde. Double jeu, double langage. On comprend que vous aimiez à ce point les dirgieants iraniens et ceux du parti de Dieu et des Katioucha.

    Patrick Adam


    • Patrick Adam Patrick Adam 17 août 2006 09:07

      @ Serpent-ico

      Relisez donc mon article si ce n’est pas trop abuser. Vous y verrez que je parle du Soudan, de l’Irak, de la Somalie, des Grands Lacs, dela Tchétchénie,du tibet, du Sri-lanka, du Cachemire, de Guantanamo. C’est « sioniste » tout ça ?

      Autre point, je me cite même si je n’aime pas ça : « En 1948, Deir Yasin a bel et bien été un crime de guerre, et aujourd’hui les juges d’un tribunal international pourraient se poser sérieusement la question de savoir si ce n’était pas aussi un crime contre l’humanité. » C’est très « sioniste » aussi comme raisonnement j’imagine.

      Je ne vous salue pas, vous êtes un crétin. D’ailleurs vous ne devez même pas savoir ce qui s’est passé à Deir Yasin...

      Patrick Adam


    • akad (---.---.39.179) 20 août 2006 14:56

      @ Patrick Adam

      1/ Les israéliens sont des agresseurs et je n’ai pas besoin de prendre leur avis de la même manière que je n’ai pas besoin de prendre l’avis du peuple allemand à l’époque des crimes nazis.

      2/ Je respecte la manifestation des libanais qui ont condamné l’assassinat de Rafic Hariri. Cependant l’assassinat de Rafic Hariri est un fait qui se dévoile par une enquête sérieuse et rigoureuse et non par une manifestation. Même si l’humanité entière organise une manifestation, ça ne changera rien à la vérité.

      4/ Quand vous ne trouvez rien contre l’Iran, vous faîtes appel aux solutions imaginaires. Moi je regarde la réalité seulement.

      5/ La Syrie a confirmé plusieurs fois que Chabaa est libanaise. Je n’ai besoin d’aller plus loin.

      8/ En 1988 le Hezbollah était déjà très fort et très crédible. C’est cette crédibilité qui a fait que les accords de Taef de 1990, avaient décidé de désarmer tout le monde sauf le Hezbollah.

      9/ Les chrétiens palestiniens sont aussi écrasés par les juifs que les musulmans palestiniens. Les chrétiens palestiniens dénoncent la trahison des occidentaux autant que les musulmans palestiniens. Les juifs ne reconnaissent ni les musulmans ni les chrétiens à Jérusalem.

      10/ Toutes les sociétés arabes et musulmanes sans exception évoluent vers la démocratie. Une démocratie non souhaitée par les occidentaux, car ces derniers veulent des régimes démocratiques arabes soumis à Israël et aux occidentaux. C’est pour cela que l’occident ne reconnaît comme démocratie que les dictatures arabes soumises.

      Même si vous ne répondez pas à mes messages, moi je contesterai les votre. Car il s’agit d’un forum et je ne vous permettrai pas de déformer la réalité.


    • akad (---.---.104.55) 20 août 2006 14:59

      @ Ptrick Adam

      1/ Les israéliens sont des agresseurs et je n’ai pas besoin de prendre leur avis de la même manière que je n’ai pas besoin de prendre l’avis du peuple allemand à l’époque des crimes nazis.

      2/ Je respecte la manifestation des libanais qui ont condamné l’assassinat de Rafic Hariri. Cependant l’assassinat de Rafic Hariri est un fait qui se dévoile par une enquête sérieuse et rigoureuse et non par une manifestation. Même si l’humanité entière organise une manifestation, ça ne changera rien à la vérité.

      4/ Quand vous ne trouvez rien contre l’Iran, vous faîtes appel aux solutions imaginaires. Moi je regarde la réalité seulement.

      5/ La Syrie a confirmé plusieurs fois que Chabaa est libanaise. Je n’ai besoin d’aller plus loin.

      8/ En 1988 le Hezbollah était déjà très fort et très crédible. C’est cette crédibilité qui a fait que les accords de Taef de 1990, avaient décidé de désarmer tout le monde sauf le Hezbollah.

      9/ Les chrétiens palestiniens sont aussi écrasés par les juifs que les musulmans palestiniens. Les chrétiens palestiniens dénoncent la trahison des occidentaux autant que les musulmans palestiniens. Les juifs ne reconnaissent ni les musulmans ni les chrétiens à Jérusalem.

      10/ Toutes les sociétés arabes et musulmanes sans exception évoluent vers la démocratie. Une démocratie non souhaitée par les occidentaux, car ces derniers veulent des régimes démocratiques arabes soumis à Israël et aux occidentaux. C’est pour cela que l’occident ne reconnaît comme démocratie que les dictatures arabes soumises.

      Même si vous ne répondez pas à mes messages, moi je contesterai les votre. Car il s’agit d’un forum et je ne vous permettrai pas de déformer la réalité.


  • Patrick Adam Patrick Adam 21 août 2006 13:50

    @ monsieur akkad-bye

    Trop d’affirmations gratuites et inconsistantes. Continuez d’intervenir où vous voulez. Ce n’est plus mon problème. Je ne trouve plus aucun intérêt à vous répondre. Désolé.

    Patick Adam


    • akad (---.---.66.112) 22 août 2006 14:29

      L’insolence des israéliens est allée jusqu’à faire un sondage concernant l’appui du gouvernement pour agresser le peuple libanais !

      Mais depuis quand on organize des sondages démocratiques pour commettre des crimes ?

      C’est pour cela que je ne peux pas tenir compte de l’opinion publique israélienne, car elle n’est pas normale sur l’échelle des valeurs humaines.


  • Delphine de Champagne (---.---.20.59) 21 août 2006 22:54

    Bien pauvre en informations, cet « article » est un concentré d’ignorances, de bêtises, d’amalgames.

    Bref, ça vole très bas.


  • Xerxès (---.---.21.80) 2 septembre 2006 00:23

    @ Ceux à qui il faut faire un dessin pour comprendre l’histoire du régime Sioniste d’Israël

    TOUTE L’HISTOIRE D’ISRAËL SUR UNE SEULE PAGE

    Ça commence comme un roman de Kafka. Un matin, sans que vous ayez jamais rien fait, on tape à votre porte. C’est un type qui affirme avoir habité dans votre appartement à l’époque où l’immeuble n’était même pas construit. Il vous explique que le propriétaire le lui avait promis, et que la mairie lui a donné l’autorisation d’y « retourner ». Vous lui dites qu’il n’en est pas question, mais il s’est déjà installé dans la chambre d’amis. Le lendemain vous appelez votre voisin de palier pour qu’il vous aide à l’expulser, mais votre « hôte », qui s’est servi dans le Frigidaire et a mis les pieds sous la table, se défend. Bientôt, ses cousins, neveux, oncles et tantes arrivent à leur tour en occupant toutes les chambres. Votre femme et vos enfants sont obligés de quitter l’appartement et de se réfugier plus loin dans le quartier. Mal à l’aise à cause de tous les voisins qui vous soutiennent (même si l’un d’eux en a profité pour vous piquer votre garage), votre hôte, grâce à la concierge qui lui est tout acquise, s’empare de tout le reste de l’immeuble, de la cave au grenier, afin de se sentir davantage en sécurité. Comme vous vous fâchez, votre hôte, qui est plus fort que vous, vous enferme dans les WC, sans vous donner à manger et sans jamais vous laisser sortir. Il vous hurle à travers la porte que le Syndic est d’accord. Au bout d’un moment, vous êtes tellement en colère que vous mettez le feu aux toilettes. Les pompiers viennent éteindre l’incendie qui a ravagé une partie de l’appartement et où des membres de la famille de votre hôte ont péri aussi. Quand les pompiers sortent sur une civière votre corps carbonisé, votre hôte crache dessus en vous traitant de « terroriste ».

    Marc-Edouard Nabe (dans J’Enfonce le Clou)


  • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 6 septembre 2006 19:58

    Super article Monsieur Adam.

    Les monologues de ces Georges Corm et consorts sont partiaux voire propagandistes.

    Merci.


Réagir