lundi 8 juin 2009 - par Nicolas Cadène

Maintenant, ne plus attendre pour transformer le PS !

Le résultat des élections européennes est évidemment mauvais pour le Parti Socialiste, qui ne peut plus justifier le statu quo de son fonctionnement et de ses pratiques.

 

Le PS arrive à un résultat plus bas que prévu, tout juste en deuxième position au niveau national, talonné (c’est un euphémisme) par Europe Écologie et troisième dans deux circonscriptions, derrière cette formation.

Le Front de Gauche arrive à peu près au résultat prévu et Jean-Luc Mélenchon est élu dans le Sud Ouest, le NPA est en-deçà de ses espérances, l’UMP arrive à peu près au résultat prévu, le MoDem fait nettement moins que ce qu’il espérait et Europe Écologie (EE) fait bien plus qu’attendu.

Le film “Home” et l’empoignade entre François Bayrou et Dany Cohn-Bendit de jeudi dernier ne sont pas à sous-estimer. Cette dernière a probablement fait perdre des électeurs au leader centriste en faveur des Verts. De même, elle a mis en lumière le caractère “fort” et pour certains, attractif, de la tête de liste d’EE.

La stratégie de François Bayrou de tout centrer sur lui lors d’un scrutin européen n’a évidemment pas été favorable au MoDem.

Europe Écologie a su présenter un “casting” particulièrement attirant de personnalités diverses et qui, ensemble, réunissait aux yeux des électeurs une très large palette de milieux sociaux et culturels (Daniel Cohn-Bendit, José Bové, Eva Joly, etc.).

Si Europe Écologie est si haut, c’est notamment parce que de très nombreux sympathisants socialistes, déçus par les pratiques et les dérives du PS, ont voté pour leurs listes. Ces électeurs qui ont voulu donné un signal au PS l’ont fait en votant davantage pour les Verts que pour le Front de Gauche, ce qui confirme la stratégie que soutenait la contribution “Combattre et Proposer” au congrès socialiste de Reims d’allier radicalité (pour les Verts, c’est ici José Bové), pragmatisme (ici Daniel Cohn-Bendit) et exemplarité (ici Eva Joly).

L’UMP n’a pas fait campagne localement et a joué la stratégie du silence : les candidats, ne se positionnant pas et n’étant pas liés à la politique gouvernementale, ont sans doute gagné un certain consensualisme. Ainsi l’UMP ne s’est pas mis à dos plus d’électeurs et a confirmé sa base.

Le parti majoritaire (qui affichait d’ailleurs “majorité présidentielle” sur les bulletins de vote), au niveau national et sur les tracts, a repris des slogans classiques jouant sur les peurs primaires de tout un chacun (avec une mauvaise foi incroyable et par ailleurs inquiétante pour la vie politique française) : contre l’entrée de la Turquie en Europe, contre l’économie spéculative, lutte contre l’immigration, etc.

Le slogan général de l’UMP : Quand l’Europe veut, l’Europe peut fut très justement choisi. Il suit la même logique, depuis la présidentielle, de mettre en avant le volontarisme.

Le Front de Gauche (6,3%) a su faire une bonne campagne de proximité, très présent sur le terrain (porte à porte, affichage, tractage, mobilisation des militants, etc.), ce qui lui permet de faire un score honorable. En 2004, le PCF atteignait 5,9% au niveau national.

Le NPA est apparu isolé suite à son refus de tout rapprochement avec le Front de Gauche et le refus de LO de s’allier à lui. Cependant, son score est bien supérieur à celui de LO/LCR ensemble en 2004 : 4,8% au lieu de 2,6%.

Mais soyons clairs : si le PS avait été profondément réformé, sans ambiguïté sur ses fondamentaux de gauche, avec un leadership assumé et une attractivité retrouvée, il aurait obtenu aisément les 20% escomptés.
Le PS paie en partie ses divisions internes.
Ce parti est dirigé de façon centralisatrice par une direction divisée sans leadership, face à des “baronnies” désintéressées des enjeux nationaux et européens et qui ne souhaitent recevoir aucune leçon du national.

Ses grands élus et dirigeants sont pour la plupart les mêmes depuis les années 1980. Il n’y a eu quasiment aucun renouvellement et les rares contre-exemples sont avant tout des hommes d’appareil plus que de conviction.

Ces grands élus sont souvent déconnectés des réalités sociales et de la “vie des gens” et ont trop souvent cédé aux sirènes de la pensée unique libérale (exemples au niveau européen mais également en France). Cela nous a été continuellement reproché durant la campagne. Tous les partis socialistes et sociaux-démocrates européens l’ont payé hier soir. Seuls ceux qui ne sont pas au pouvoir et qui apparaissent comme à peu près sincères et clairs sur les fondamentaux de gauches ont été soutenus.

Soyons francs : de nombreuses fédérations socialistes n’ont pas fait campagne. Cela parce qu’elles sont dirigées par de grands élus tout à fait déconnectés de ces enjeux. Des élus qui préféraient affaiblir certains candidats qui “émergeaient” et qu’ils voyaient comme de futurs concurrents car non inféodés.

Là encore, soyons clairs, au PS la compétence n’a jamais été un vrai critère dans le choix des élus. Il s’agit d’abord d’être “sous la coupe de”. Au final, des élus n’ont donc “pas fait le boulot”. Et cela aussi a été ressenti par les électeurs.

Enfin, le PS est trop souvent “mou” et a laissé trop d’espace aux Verts, au MoDem ou au Front de Gauche sur des questions où il devait maintenir une certaine pugnacité.

Le premier parti d’opposition (pour combien de temps ?) paie aussi la confusion générée par certaines de ses personnalités. Il est difficile de se proclamer “enfin de gauche” lorsque l’on continue de soutenir ou de se glorifier de personnes qui sont parfois trop au service d’une politique libérale ou proche de l’exécutif.

Au-delà du PS, on peut également regretter que les médias, une fois de plus, aient servi la stratégie électorale de l’UMP en ne parlant de la campagne à gauche qu’à travers les guerres de personnes et en ne rappelant jamais les contre-vérités de l’UMP (ce que n’a pas non plus assez fait le PS) et enfin, en associant le fond qu’à la personne de Nicolas Sarkozy et à sa présidence de l’UE soi-disant bonne (alors même qu’elle était éminemment mauvaise).

On peut même s’inquiéter d’une dérive très consensuelle voire droitière de certains médias…

L’abstention a atteint un nouveau record (59,5%). Plus de 75% des jeunes (18-34 ans) n’ont pas voté. Là encore, certains médias mais aussi la droite ont une évidente responsabilité en ayant lancé que très tardivement la campagne.

Mardi se tiendra un Conseil national du Parti Socialiste. C’est l’occasion à ne pas manquer pour changer totalement la direction du PS, la rendre efficace, peu nombreuse, représentative de la réalité du Parti et enfin ambitieuse sur le fond, avec véritablement de nouvelles “têtes”.

La rénovation de notre fonctionnement et de nos pratiques ne peut plus attendre et doit être effectif dès que possible.

Nicolas Cadène



16 réactions


  • Philippe D Philippe D 8 juin 2009 14:40

    Il me reste 1 pot de peinture verte, si cela peut vous servir !


  • ouallonsnous 8 juin 2009 15:44

    « Mardi se tiendra un Conseil national du Parti Socialiste. »

    Espérons qu’ils vont en profiter pour se dissoudre car depuis toujours, ce parti dit socialiste a constitué le « bas ventre mou » de la gauche, dont il a déshonoré et bafoué les principes fondamentaux à maintes reprises.

    Que ce qu’il reste de véritables socialistes se rallient au front de gauche, bien que la « naïveté » de Mélenchon qui pense faire une Europe sociale à partir de la multinationale UE actuelle en se passant de la souveraineté des états-nations donne largement à réfléchir !

    Quant aux autres soi-disant socialistes, ils ont déjà rallié les partis de l’oligarchie Bruxelloise.

    La gauche est à reconstruire sur les bases qui sont toujours les nôtres, le respect des principes fondamentaux de la République française !





  • barbouse, KECK Mickaël barbouse 8 juin 2009 16:02

    bonjour,

    c’est pas évident d’essayer d’écrire un article pour « redonner de l’espoir et de la confiance » pour le PS« , surtout aprés une tel dérouillée électorale.

    ça fait déja 2 ans, voir plus qu’on entend le refrain du changement a gauche, et le changement le plus certain pour l’instant, c’est qu’a part parler d’émotion entre deux bourrage d’urnes et quelque coups dans le dos, du sentiment d’insécurité jusqu’a l’espoir a gauche, etc... rien, nada,
     
    alors rester dans vos émotions ego centrés pendant que le France galère, et ne venez pas nous jouer les pédagogues la main sur le coeur quand on réagit autrement qu’en paroles inutiles. Vous avez laisser crever et souffrir quantité de Français dans le dénie de leur réalité violente ou dans l’enferment dans la dépendance a vos » aides", votre chute n’est que justice.

    amicalement, barbouse.


    • Nicolas Cadène Nicolas Cadène 8 juin 2009 16:34

      Oui, il est clair qu’il est urgent de renouveler le parti et de mettre en avant les compétences. Éric a fait une très belle campagne et son département (dont il dirige la fédé PS) est un des 3 de la métropole ayant le plus voté pour les listes PS...


    • Francis, agnotologue JL 8 juin 2009 16:49

      « A dire vrai le PS ne manque pas de bonnes volontés... Mais les apparatchiks du parti font tout pour les étouffer dans l’oeuf. »

      On ne vous a jamais dit que c’était un parti de gaudillots ? Bien sûr, c’est moins évident qu’à l’UMP. Mais si c’était vraiment démocratique, ça se saurait, hein !?


  • Flo Flo 8 juin 2009 16:55

    Il me semble avoir lu rigoureusement la même chose, à quelques noms près, après chacune des défaites du PS post-Jospin.
    Le PS, en tant que composante « gouvernementale » de la gauche, a pour vocation de trahir son électorat (je vous renvoie à ce sujet à la lecture de histoire de la commune de Paris, de P.O. Lissagaray, très instructif sur de nombreux points). Il n’en sera plus autrement sans que l’ensemble des parlementaires PS, ou la quasi totalité d’entre eux, ne prennent la porte... sans parler de la faune aux longues dents des fédés, etc...
    A ce stade, autant carrément refaire un parti, parce que là, ça sent furieusement le sapin...

    L’autre alternative est la confirmation de la dérive à droite, en cours depuis bien longtemps. Ce cas de figure ajouterait l’infâmie à la disparition, mais permettrait aux baronnets locaux de conserver le pouvoir plus longtemps. C’est la raison pour laquelle vous allez y avoir droit, c’est sûr ; déjà Collomb affûte ses couteaux. Aubry avait le pouvoir de s’y opposer, maintenant le nain n’a plus qu’à cueuillir ce que Valls et compagnie vont lui présenter sur un plateau.

    Militer est louable. A gauche c’est encore mieux.
    Mais vos devriez commencer à chercher des alternatives au PS : il se dirige vers plus de compromissions, de reniements et de honte.


    • Flo Flo 11 juin 2009 10:34

      Ne répondez surtout pas aux commentaires qui vous gênent, surtout quand ils émanent de membres de votre base électorale.
      Décidément, quelle bouse ce parti de bobos.


  • frédéric lyon 8 juin 2009 17:06

    Le PS d’Epinay est mort. Point final.

    Il risque fort de disparaitre de la vie politique et d’imploser comme le Parti Communiste l’a fait avant lui.

    Pourquoi ?
     
    Parce qu’il n’est qu’un club de défense d’intérêts catégoriels, d’ailleurs l’échec de toutes les grêves récentes du secteur public aurait dû lui servir d’avertisseur.

    Si l’on est charitable, on pourrait toutefois relativiser la déroute qu’il vient de subir, (il vient de perdre la moitié de ses voix quand même !) en remarquant que la gauche est en perdition à peu près partout en Europe, sauf les sociaux-démocrates scandinaves (Danois et Suédois).

    Seulement voilà, les sociaux-démocrates scandinaves ne sont pas seulement des clubs de défense des cheminots et des instituteurs, ils sont porteurs d’un projet politique de centre-gauche qui embrasse toute la société.

    De plus, faute d’avoir su occuper le terrain, le PS est sérieusement concurrencé au centre, par le Modem et par les écologistes. Il est un peu tard, s’il veut se recentrer.

    Son avenir parait bien sombre, à sa gauche les troupes sont trop maigres, à sa droite on a le vent en poupe et on n’a aucune raison de se pousser pour lui faire de la place ! 


  • Manuel Atreide Manuel Atreide 8 juin 2009 17:26

    @ l’auteur, à toutes et tous,

    le résultat du P.S. est fort d’un très grand enseignement : le parti ne peut pas rester tel qu’il est actuellement. Les chantiers à ouvrir - enfin ? - sont nombreux et lourds. j’en citerai deux :

    - Remise à plat du socle idéologique de gauche.

    Que veut-on enfin ? Un P.S. orienté vers une social démocratie rénovée qui allie souci de l’efficacité économique et justice sociale profonde et plus seulement en trompe l’oeil ? Un P.S. orienté fortement à gauche avec une remise en cause du modèle capitaliste et un changement de société ?

    Au delà du choix, il faudra aussi expliquer comment nous comptons y parvenir et ne pas se contenter de déclarations de principes du style « yakafocon ». car les électeurs, dont je suis, ne donneront plus de blanc-seing. Trop de risques de voir la confiance donnée être manipulée et arrangée à une sauce que désavoueraient les électeurs. Il faudra aussi que les décisions prises soient respectées par les membres du parti et que la « haute hiérarchie » du parti cesse de s’asseoir sur les votes des militants parce que cela ne va pas dans le sens souhaité. Bref, un effort de clarté, d’honnêteté collective et de probité personnelle. j’avoue avoir peu confiance dans le panier de crabes qu’est devenue la direction du P.S.

    - L’émergence d’une direction unifiée et forte.

    Je ne souhaite pas que le P.S. devienne - comme l’UMP - une machine électorale au service d’un seul, appliquant les idées d’un seul, sous les oripeaux d’une démocratie de façade. Le P.S. a vocation à être un parti de réflexion collective où les décisions sont discutées avant d’être tranchées. mais nous devons avoir - enfin, encore enfin ! - une direction claire qui, après le débat, applique les décisions prises et dirige sans atermoiements la ligne politique. Bref, l’émergence sinon d’un leader, du moins d’une équipe dirigeante cohérente et soudée.

    Nous n’avons ni l’un ni l’autre. Martine Aubry doit son accession au poste de premier secrétaire à une coalition sans cohérence politique interne autre que le « tout sauf Ségolène Royal ». Incapable de peser - elle n’a pas de base propre, elle est l’otage de gens qui n’ont aucune envie de voir les choses évoluer. les barons du P.S. savent fort bien que l’évolution du P.S ; sera vraisemblablement fatale à leur « carrière ».

    Nous devons avoir ces deux résultats simultanément. Comment choisir en effet une ligne politique claire si nous ne savons pas si nous aurons une équipe dirigeante capable de la suivre et ayant l’honnêteté de ne pas la renier ? Comment choisir une équipe dirigeante si nous ne savons pas ou aller.

    Je l’ai dit déjà l’année dernière, le P.S. fait face à des échéances cruciales. Il le fait désarmé, déboussolé, totalement à poil en fait. il a commencé à se faire plumer, et sans réaction forte, le dépeçage continuera.

    Que faire alors ? Devons nous accepter les replâtrages de façade qui se profilent ? Pouvons nous accepter une rénovation en trompe l’oeil, une réaction à minima ? Non bien sur. Pouvons nous demander un mouvement national sanctionné par un nouveau congrès qui tranchera entre les choix possibles ? Je le pense. Aurons nous ce courage politique ? Je n’ai pas de doutes sur l’envie à la base. Je crains que la rue de Solférino ne refuse cela.

    Devrons nous alors nous armer de balais pour aller mettre dehors ces gens qui ont confisqué cet outil qui, en définitive nous appartient à nous tous, militants et sympathisants de gauche ? Si dans les prochaines semaines, la direction du P.S. ne bouge pas vite et fort, j’en viens à le souhaiter.

    Manuel Atréide

    P.S. : J’espère que Nicolas ne m’en voudra pas de remettre ici ce texte que j’ai déjà placé en commentaire de son article, mais sur son blog. Le débat doit avoir lieu, quel que soit l’endroit où il démarre. Il y a urgence désormais.

    M.


    • Nicolas Cadène Nicolas Cadène 8 juin 2009 23:58

      @ Manuel : Concernant le « PS » : Non, bien entendu ! Au contraire, ce commentaire est très utile dans ce débat !
      Amicalement


    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 9 juin 2009 11:07

      J’approuve tout à fait votre position : elle seule peut faire de cette défaite nécessaire, du fait de la situation de blocage directionnel actuelle, la condition d’un renouveau militant sans oublier tout ceux qui se sont détournés du parti.


  • abdelkader17 8 juin 2009 20:43

    Vivement la disparition de la sociale démocratie, ce parti de collabo allié aux forces du capitalisme réactionnaire de droite et qui continue à tromper le monde ouvrier depuis 30ans.
    Un parti de grands bourgeois au patrimoine des plus conséquents qui prétend défendre les prolétaires et les plus faibles, les exclus de la croissance et les laissés pour compte de la mondialisation,quelle farce ! ce ramassis d’arrivistes connaitra la même fin que le parti communiste, une fin sans gloire, ni projecteurs, une banqueroute en règle.


  • Dolores 8 juin 2009 20:50


    Il faut se rendre à l’évidence : le Parti Socialiste n’existe plus !

    Il reste bien un Parti, mais il est de droite et son discours social n’est qu’une vitrine pour se faire élire.
    Il a abandonné son idéologie au profit des plans de carrières de ses membres : le pouvoir à n’importe quel prix. On constate la profondeur de leurs convictions (?) en les voyant les uns après les autres entrer dans l’écurie de Sarko et surtout y rester.
    Dans son nouveau ministère, Besson se montre aussi royaliste que le roi.

    Pendant des années, la droite, non sans arrière pensée, leur a seriné que leur idéologie était « archaïque » et ces « élites », toutes ces têtes soi-disant pensantes (!) du PS, ont décidé que pour être moderne aux yeux de la droite il fallait souscrire à l’économie de marché (celle qui nous a amené à la faillite) abandonner la lutte des classes, etc....
    Bref, être de droite.
    Ce faisant, il a laissé tomber une majorité d’électeurs, et plus personne ne parle au nom des ouvriers, des employés et même de la classe moyenne. Pourquoi voteraient-ils pour des gens qui ne ne se soucient de leur sort qu’en paroles et qui pratiquent dans les faits une politique de droite quand ils sont au pouvoir ?

    Tous ces « éléphants » sont trop bien installés pour qu’ils aient envie de changer quoi que ce soit.

    Pour que cela puisse fonctionner de nouveau il faudrait que le parti se reconnaisse dans le peuple et non l’inverse comme cela se produit actuellement.


  • abdelkader17 8 juin 2009 21:09

    Bravo Dolores, l’opportunisme est une maladie qui semble se manifester avec constance chez les caciques de la sociale démocratie


  • joelim joelim 9 juin 2009 11:46

    Si le PS veut renaître, qu’il vire d’abord les responsables de la bérézina actuelle (Barto, Camba, Hamon, Désir, l’inconsistante Aubry, etc.).

    Et qu’il change de nom. Je propose PPS : Parti du Progrès Social.

    Je ne suis pas socialiste mais je me doute bien qu’ils ne suivront pas ces bons conseils...

    Quand aux dogmes, incohérences, prébendes, etc., le problème vient de beaucoup plus loin. Seule une lente mais constante « évolution culturelle » pourra leur permettre de renverser cette lente spirale descendante vers les tréfonds des résultats électoraux...

    Quant à leur capacité à le faire... Je plains ceux qui au PS sont honnêtes et croient réellement aus progrès sociaux sans tomber dans la facilité des dogmes irréalistes. Je pense d’ailleurs qu’ils ne sont peut-être pas si minoritaires que çà au PS (je ne parle pas de l’équipe de direction !). 

    Mais l’évolution darwinienne appliquée aux partis politiques est inexorable : que le PS devienne ce qu’il mérite de devenir ! smiley 

  • chmoll chmoll 9 juin 2009 12:16

    moi j’ai la colle et les rustines  !!


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