Mélenchon, fourrier de la bondieuserie 2.0
Mélenchon, fourrier de la bondieuserie dans la France de 2026
Jean-Luc Mélenchon n’est pas un utopiste. Il n’invente pas une nouvelle religion. Il n’est pas non plus un converti sincère à l’islam.
Il en est le fourrier : celui qui prépare le terrain, qui facilite l’arrivée, qui ouvre les routes et qui loge d’avance l’idéologie qu’il fait progresser.
Dans le vocabulaire militaire ancien, le fourrier était l’officier chargé d’aller en avant pour organiser le cantonnement, trouver les vivres et préparer l’arrivée des troupes.
Au sens figuré, le fourrier est donc celui qui précède et qui rend possible l’avènement de quelque chose – pas forcément celui qui le rêve ou qui le crée.
C’est exactement le rôle que joue aujourd’hui Mélenchon vis-à-vis de la Bondieuserie 2.0 : cette nouvelle religiosité islamiste, victimaire et communautariste, qui s’est implantée en France principalement par l’immigration de masse depuis les années 1970-1980 et qui progresse aujourd’hui chez une partie importante de la jeunesse.
Il y a quinze ans, Mélenchon était encore un laïcard assumé. Il dénonçait le voile comme une forme de soumission, défendait la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école et refusait de céder au chantage à l'« islamophobie ».
Aujourd’hui, il regrette publiquement son « anticléricalisme grossier », affirme que « la rue n’est pas laïque », parle de « soumission à Dieu » comme d’un choix libre et transforme la cause palestinienne en véritable catéchisme politique.
Pourquoi ce revirement spectaculaire ?
Parce qu’il a compris, mieux que beaucoup, où se trouvait le nouveau gisement électoral : les quartiers à forte immigration musulmane.
Les chiffres sont sans ambiguïté : entre 65 % et 70 % des électeurs se déclarant musulmans ont voté pour lui en 2022. Dans certaines communes de Seine-Saint-Denis, de Marseille ou du Nord, LFI réalise des scores qui rendent ce soutien indispensable à son influence nationale.En devenant le fourrier de cette bondieuserie 2.0, Mélenchon prépare le terrain pour une France où :
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Le voile et l’abaya redeviennent des marqueurs visibles dans l’espace public et scolaire,
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La critique de l’islam est assimilée à du racisme,
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Le séparatisme de genre progresse,
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La laïcité combative de 1905 est reléguée au rang de fantasme « islamophobe ».
Pendant ce temps, l’ancien tribun touche une retraite parlementaire très confortable (entre 6 000 et plus de 8 000 euros nets par mois selon les estimations), continue de défendre la retraite à 60 ans pour « le peuple », et entretient une tres avantageuse proximité ancienne avec Sophia Chikirou, de vingt-huit ans sa cadette.
Ce n’est pas de l’utopie.
C’est du réalisme cynique : sacrifier les principes républicains et laïcs sur l’autel du calcul électoral et du confort personnel.
Le plus inquiétant n’est pas Mélenchon lui-même.
Un vulgaire arriviste, (au service comme tant d autres, des multimilliardaires) avide de pouvoir et des avantages afférents ( fric, jeune femme, appart, maison de campagne, retraite dorée)
C’est ce qu’il annonce et facilite : la régression intellectuelle et culturelle d’une partie de la jeunesse française, infectée par une religion qui, dans sa version rigoriste aujourd’hui majoritaire chez les jeunes musulmans,
place la soumission divine au-dessus de la raison,
sépare les sexes,
refuse la critique
et s’oppose structurellement à l’universalisme irreligieux des sociétés européennes.
Freud
« La religion impose à tous également sa propre voie unique pour acquérir le bonheur et se protéger contre la souffrance.
Sa technique consiste à rabaisser la valeur de la vie et à déformer de façon délirante l’image du monde réel, démarches qui ont pour postulat l’intimidation de l’intelligence." (Malaise dans la civilisation)
Mélenchon n’est pas le créateur de cette dynamique
Il en est simplement le fourrier le plus efficace : celui qui prépare les logements, qui distribue les vivres idéologiques et qui ouvre la voie à l’arrivée massive de cette bondieuserie 2.0 dans l’espace public français.
La France, elle, risque de payer très cher cette préparation active du terrain.
18 réactions
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Octave Lebel
29 avril 12:39
A propos de la coalition droite extrême-droite qui est déjà là dans les urnes où les nantis et supernantis votent depuis 2022 au moins indifféremment droite ou extr/droite selon la situation en nous montrant d’ailleurs la vérité des prix. Ils sont minoritaires et l’ED ne monte qu’au dépens des voix LR et autres droites. Coalition droite extrême-droite conçue comme un entonnoir que nous sommes censés ni bien voir ni comprendre où il s’agira de nous faire entrer sans vraiment le savoir avec un coup de pied dans le derrière façon dissolution ou quenelles lyonnaises ou gros coups fourrés pseudo-judicaires . Une réflexion sur la « démocratie »
→ Temps critiques : La droite, c’est le mensonge (video, 30 mn, Geoffroy de Lagasnerie 2026).
L’un des principes essentiels à toute démocratie, c’est l’idée d’un débat d’opinions tranché par un vote dans une assemblée ou par une élection. Mais toutes les opinions se valent-elles ? Dans cette vidéo, Geoffroy de Lagasnerie interroge le fétichisme démocratique du débat d’opinion ou de la discussion collective, qui conduit à mettre sur le même plan des mensonges flagrants et des vérités établies, des politiques qui mutilent et d’autres qui protègent. Manipuler la vérité, gouverner grâce à ces manipulations et nuire à autrui pour cette raison doivent-ils être considérés comme des droits politiques sacrés ? Puisque non, nous devons réfléchir à une autre culture politique que la culture démocratique. Deuxième épisode de la série « Pourquoi il faut critiquer la démocratie » de Geoffroy de Lagasnerie, à l’occasion de la parution de son livre « L’âme noire de la démocratie. Manifeste pour un autre idéal politique » aux éditions Flammarion.
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Octave Lebel
29 avril 12:48
@Pour aider l’auteur qui se donne bien du mal.
→ Union sacrée, sauvons l’oligarchie. Il n’y a pas à hésiter. C’est simple, pour échapper à une démocratie citoyenne, sauvons la démocratie représentative. Le reste, nous savons faire et nous nous en chargerons comme d’habitude. Quelle que soit votre génération, votre appartenance sociale , votre parcours de formation, vos goûts musicaux, votre genre, votre âge que vous le fassiez ou pas, votre lieu d’habitation, votre patrimoine, votre métier, si vous travaillez ou pas, si vous faites du camping ou préférez dormir dans un palace, si vous avez un chanteur ou une chanteuse préférée ou non en fait, si vous aimez le sport ou pas vraiment , si vous vous appelez Samuel, Nadir, Marie-Charlotte ou Susanna, Apolline ou Khadija, Marcel ou Aron, Kevin, Jordan, Priscilla ou Soizic, Jean-Luc, Sarah, Thérèse, Amélie, Marine, Fedor, Mohammed, Raphaël, Sophie, Manuel..., si vos ancêtres étaient déjà là depuis longtemps ou pas, si vous croyez en un dieu ou non ou que vous ne savez pas au fond, si vous avez un gros patrimoine ou juste de quoi vivre plus ou moins confortablement ou si vous tirez le diable par la queue, si vous êtes en couple hétéro ou homo ou pas, si vous voulez sauver le système oligargique protégé par une démocratie représentative de dirigeants politiques ayant tous les moyens de contourner les contenus et les réformes que vous vous voulez en installant de l’instabilité et du désordre, il n’y a pas à hésiter. Voter pour l’un ou l’autre, droite (il y du choix dans les nuances et les apparences) ou extrême-droite (moins de labels, plus de bluff), quelques soient les étiquettes. Vous ne serez pas déçu. Ils se sont déjà entendus sur l’essentiel qui si vous n’avez pas deviné ne vous regarde pas. Mais soyez rassuré, l’essentiel quelque soit l’étiquette et les grands ou petits projets et promesses, c’est qu’en changeant les apparences, l’essentiel lui ne changera pas. Vous serez de toute façon bien accompagné. La politique de communication et le SAV sont aux mains comme il se doit dans les maisons sérieuses, aux mains déjà de l’oligarchie et de ses employés. À quoi bon changer une si bonne organisation ? Si vous êtes du genre indécis et états d’âme, c’est prévu aussi. Il y a une gauche qui s’occupe de vous en adoucissant les angles avec de grandes bouffées morales et de petits moyens de nature à vous satisfaire sans contrarier les gens responsables et plus exigeants. Ils rendent des services mais avec une date de péremption limitée. À cause du mot gauche dont ils s’affublent et les réclamations inévitables ensuite. Ils déclenchent aussi de l’abstention ce qui est pas si mal, c’est autant de voix en moins contre notre bonne vieille oligarchie représentative voire cela en pousse certains, un peu balourds, à croire aux promesses de l’extrême-droite ce qui est quand même une aubaine. Ils sont poussés bien sûr par notre presse et nos sondages mais c’est la démocratie moderne.Il faut être de son temps.
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La Bête du Gévaudan
29 avril 15:11
@Octave Lebel
que Môssieur De La Gasnerie se réveille sur la question du relativisme est bien... qu’il creuse encore la question plus à fond, et il finira par comprendre ! On pourrait lui conseiller de lire Léo STRAUSS « Droit naturel et histoire »...
Le relativisme et la démocratie sont critiqués depuis des siècles par la droite avec de très bons arguments... Mais aujourd’hui que la gauche a le sentiment qu’elle va perdre les élections, alors subitement elle se met à critiquer la démocratie et le relativisme... le bal des hypocrites !... Robespierre et Staline ne sont jamais loins dans un cerveau de gauche, ah ah ! On perd les élections, supprimons les élections !
à propos de relativisme : peut-on mettre sur le même plan un partisan de la charia et un adversaire de la charia ? ... Elève de La Gasnerie, vous avez 3 heures pour disserter !
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Octave Lebel
29 avril 16:07
@La Bête du Gévaudan
Vous me semblez ne plus y croire et tourner en rond sans de véritables convictions, prêt à brûler un cierge ou autre conjuration ou recherche de faveur ? Ledébut de la lucidité ?
→ Toutes les fois où le RN a voté avec la droite contre le peuple et pour les ultras riches. https://bernard-gensane.over-blog.com/-87
1/2 Taxe Zucman, impôt sur le revenu, taxe sur les superprofits et les multinationales… depuis la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024 et la croissance du groupe lepéniste dans l’hémicycle, le Rassemblement National vote contre ou s’abstient sur la plupart des mesures sociales. L’abstention est utilisée par le RN comme maintien d’un flou par rapport à leurs positions économiques. Moins on prend de décisions, moins on ne se met de personnes à dos. Résumé législatif de la politique ultralibérale du parti d’extrême droite depuis la rentrée politique d’octobre 2024 ! 1 - Rétablir l’Impôt sur la fortune : vote contre Supprimé en 2017 au profit de l’impôt sur la fortune immobilière, l’ISF aurait pu faire son grand retour via le projet de loi de finances 2025. A la recherche de recettes budgétaires, une multitude de députés de gauche déposent des amendements visant à restaurer la mesure, avec une composante climatique ou élargie. Le Rassemblement National vote systématiquement contre au côté de la majorité macroniste, justifiant sa position avec les arguments traditionnels d’une potentielle fuite des capitaux et des effets négatifs sur l’investissement. 2- Augmenter la progressivité de l’impôt sur le revenu : vote contre Proposé par le député La France Insoumise Aurélien Le Coq, cet amendement est discuté dans le cadre du Projet de Loi Finances 2025. Il vise à rendre progressif l’impôt sur le revenu au fur et à mesure que ce dernier augmente. Dans le détail, cela équivaut à rétablir un équilibre équitable, “les prélèvements proportionnels, tels que les cotisations sociales ou la CSG pèsent très peu sur les revenus du capital et sur les hauts salaires, alors qu’ils pèsent proportionnellement bien plus sur les moyens et bas salaires”. L’ensemble du groupe lepéniste a voté contre l’amendement, soit 56 votes défavorables, le reste des 119 députés RN étant absents lors des débats. 3- Taxe Zucman : vote contre Chapeauté par l’économiste Gabriel Zucman, le texte vise l’instauration d’un impôt plancher d’environ 2 % par an sur le patrimoine des ultra-riches (fortunes supérieures à 100 millions d’euros). Une taxe qui ne toucherait que quelques milliers de foyers fiscaux. Le RN vote contre, affirmant qu’il s’oppose à tout nouvel impôt et en défendant d’autres formes de taxation, comme un impôt sur la fortune financière plutôt que sur le patrimoine global. 4- Augmentation de la Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) : vote contre La CEHR est un impôt additionnel à l’impôt sur le revenu qui concerne les contribuables déclarant plus de 250 000 € de revenus annuels. Le taux appliqué est de 3 % ou 4 %, selon le niveau de revenus. Pour augmenter les recettes publiques, le gouvernement propose, au sein du PLF 2026, de renforcer la progressivité de cet impôt et de demander un effort fiscal supplémentaire aux contribuables les plus aisés. Le Rassemblement National (RN) vote contre, dénonçant un impôt qui toucherait trop lourdement les classes moyennes supérieures et les professions libérales. La CEHR concerne pourtant seulement 24 000 foyers fiscaux.
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Octave Lebel
29 avril 16:09
@suite 2/2
5- Augmentation de la taxation des super-successions : vote contre Pendant l’examen du projet de loi de finances 2026, le député Socialiste Philipe Brun dépose un amendement proposant de majorer les droits de succession au-delà de 900 000 € de patrimoine transmis. 131 députés de gauche votent pour. Une coalition de 219 parlementaires votent contre, comprenant le RN, Renaissance, et les LR. 6- Augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour les revenus du capital : vote contre La Contribution sociale généralisée (CSG) est un impôt prélevé sur une large part des revenus des Français, destiné à financer la Sécurité sociale. Elle s’applique notamment aux salaires, aux pensions, mais aussi aux revenus du capital tels que l’assurance-vie, les dividendes, les plans d’épargne et les plus-values. Lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026, l’Assemblée nationale adopte un amendement proposé par le Parti socialiste visant à augmenter le taux de la CSG sur ces revenus du capital, la faisant passer de 9,2 % à 10,6 %. Cette mesure devrait permettre de générer environ 2,8 milliards d’euros supplémentaires pour la Sécurité sociale. Les Républicains, Horizons et le Rassemblement National votent contre l’amendement, dénonçant notamment une taxe sur l’épargne des classes moyennes. 7- Soumettre les holdings à l’impôt sur les sociétés : vote contre Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement prévoit une nouvelle taxe ciblant les sociétés holdings patrimoniales, c’est-à-dire des sociétés qui détiennent des actifs (immobiliers, titres, etc.) sans exercer d’activité opérationnelle. L’objectif affiché de cette mesure est de réduire l’optimisation fiscale permise par le régime mère-fille : une holding pouvant ne quasiment pas payer d’impôt sur les sociétés, parfois 0,8 % au lieu de 24,5 %. L’article 3 du PLF 2026 instaure à l’origine une taxe de 2 % sur les actifs non opérationnels des holdings patrimoniales. Après débat dans l’hémicycle, un amendement présenté par le rapporteur général du budget (Philippe Juvin, LR) restreint profondément l’assiette de cette taxe, la focalisant sur certains biens somptuaires (voitures, yachts, objets d’art, etc.). Le RN vote pour la version limitée de la taxe, rejetant le texte gouvernemental et les amendements plus ambitieux proposés par la gauche pour étendre l’assiette de l’impôt.
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Jean-Paul Foscarvel
29 avril 12:41
C’est de l’antimélanchonisme primaire. Surtout de le comparer, avec sa retraite à 8000 euros à un multimilliardaire ! Parler de « soumission divine » pour le porte parole des insoumis, de séparation des sexes, après avoir dit qu’il avait une proximité avec Sophia Chikirou, etc. Tout cela sans preuve. Votre texte est auto-contradictoire. Vous vous prétendez de gauche ultra-marxiste, mais vous faites le travail, celui de vouloir effacer une alternative démocratique à la pression qui nous écrase. Le capitalisme dépasse désormais toutes limites et la destruction en cours des États passe par celle des politiciens qui s’y opposent. Que Mélanchon soit criticable, certes, mais alors critiquez le pour des raisons vraiment politiques. Pour ma part, je vois :
- Absence de critique de l’UE et de voie de dissolution/séparation de l’UE
- Manque de clarté concernant le service public et la renationalisation nécessaire des industries essentielles (transport, énergie, défense, santé, etc.)
- Pas de projet de création d’un pôle public numérique assurant l’indépendance de la France face à Google et consorts
- Manque de clarté entre les exigences de la laïcité et celle des islamistes radicaux : une frontière nette devrait être définie entre l’acceptable et l’inacceptable en ce domaine : ni racisme ni aveuglement
- Un certain manque d’intérêt face à la condition rurale en France
- le manque d’alliance avec des partis proposant une voie de souveraineté française. Mais sur le plan international, ainsi que sur la plupart des points posant problème en France, y compris l’affaire Epstein, face à la destruction macroniste en cours, il représente le meilleur choix. D’ailleurs son dénigrement systématique, voire sa mise au ban de la politique par le gouvernement (et le PS), qui préfère désormais le RN, est un signe qui ne trompe pas. Il représente la seule voix réellement crédible et anti-système.-
La Bête du Gévaudan
29 avril 14:29
la raison politique (d’un point-de-vue marxiste) pour laquelle Mélenchon est un tocard est simple et évidente :
- au lieu d’opérer une « union par le bas » contre la super-structure centriste, Mélenchon se propose de rallier des « supplétifs bobos et coloniaux » à la super-structure centriste contre les classes populaires et actives lepénistes...
C’est un schéma techniquement contre-révolutionnaire.
Dans l’hypothèse, improbable, où Mélenchon parviendrait au pouvoir, il serait à la tête d’une coalition allant d’Obono à Retailleau... et cimentée autour d’une politique de combat contre « les Français de souche » et les « ouvriers blancs catholiques », etc. Aucune « politique de transformation sociale » ne peut être conduite sur une telle base sociologique (au sens de Gramsci). Mélenchon divise le peuple au lieu de l’unir.
En réalité, Mélenchon a échoué dans son projet initial d’opérer une « union par le bas »... alors il s’est rabattu sur du « terra nova radicalisé »...
Le « barrage républicain » sur lequel il mise est en réalité un « barrage maastrichtien » contre le peuple travailleur... c’est totalement foireux !
Quelles que soient nos opinions par ailleurs, il est impossible de mener une quelconque bonne politique « contre le peuple travailleur » actuellement réuni au RN (que ça nous plaise ou non). C’est à partir de la base populaire que doit s’opérer la politique, et non le contraire.
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La Bête du Gévaudan
29 avril 14:44
Mélenchon n’a pas créé une gauche populaire mais une gauche identitaire...
Il correspond exactement à ce que Lénine appelait le « gauchisme »...
Des postures flatteuses et doctrinaires qui produisent un maximalisme artificiel... et engendrent en réalité un affaiblissement du front populaire réel.
En vantant la charia, le racisme, l’antisémitisme, la violence politique, le palestinisme, le wokisme, voire le complotisme, etc. Mélenchon est absolument certain de diviser le peuple et d’éloigner de la gauche une part majeure de ceux qui pourraient s’y rallier.
Quand un chef politique prétend faire la révolution progressiste tout en éloignant radicalement une part majeure de la sociologie progressiste (qualifiée indignement de « fasciste »), il devrait se poser des questions... à quel objectif peut-on réellement parvenir quand on a une stratégie aussi contradictoire ?
Avec ses discours radicaux, Mélenchon flatte le gauchisme identitaire mais en réalité il ne produit pas de « bloc historique » révolutionnaire au sens de Gramsci.
De mon point-de-vue, libéralisme populaire, Mélenchon a finalement un rôle bénéfique : le dégoût profond qu’il inspire à plein d’honnêtes gens produit un réveil des consciences contre certaines fausses solutions collectivistes. Mais, du point-de-vue d’une gauche historique, il est pire que mauvais, il est néfaste.
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Dudule
29 avril 14:59
@Jean-Paul Foscarvel
Pas de projet de création d’un pôle public numérique assurant l’indépendance de la France face à Google et consorts
Si, ça c’est présent dans le programme de la FI. Mélenchon en a parlé plusieurs fois.
La nationalisation des services publics et de certaines industries est tellement évidente, bien sûr qu’elle est présente dans le programme.
Une refonte totale de l’agriculture qui favorise l’agriculture dite « paysanne » est aussi programmée.
Quant à l’UE, la position est claire depuis pas mal d’année : si l’UE force la FI à choisit entre elle et son programme, ce sera le programme.
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Jean-Paul Foscarvel
30 avril 10:35
@Dudule
Je vous remercie pour votre réponse. Si LFI est conscient de la transformation du capitalisme traditionnel en immatériel et financier, cela va dans le bon sens et est essentiel. C’est alors une raison de plus pour sa mise au ban par les politiciens-système et médias capitalistes. S’il est important de dénoncer l’oligarchie, il est aussi essentiel d’en comprendre les mécanisme structurels afin de la combattre. La nouvelle transformation qui je croie en cours est celle d’un turbo-capitalisme immatériel désormais militarisé via le CMPI (complexe militaro-post-industriel), avec un système capitaliste qui crée des armes hypersophistiquées et hyperchères permettant de hauts taux de profit malgré l’effondrement des ressources financières des consommateurs, par les impôt et la dette. Tout s’effondre, mais les profits explosent grâce à la guerre désormais perpétuelle (l’inverse de ce que proposait Kant : vers la paix perpétuelle - Zum ewigen Frieden)
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Eric F
30 avril 11:59
@Jean-Paul Foscarvel
Le secteur militaro industriel (car il reste les usines de ce secteur) profite de la guerre -et du « para bellum »-, mais les secteurs de la consommation de masse, de la construction et des infrastructures est plus florissant en situation de paix -notamment de la relance post guerre-. Les guerres de grande ampleur ne peuvent donc pas être viablement durables pour le système.
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Luniterre
29 avril 13:42
L’auteur « Politzer », à mon avis très mal « surnommé », rapport à son « homonyme » réellement historique et authentique martyr de la Résistance, a néanmoins le « bénéfice » toujours relatif d’une certaine sincérité, semble-t-il. Il exprime un rejet souvent pusillanime de la personnalité de Mélenchon, qui n’est jamais, effectivement, qu’un clown systémique parmi d’autres, chargé d’occuper un « créneau » particulier dans la manipulation de l’électorat de France. Il n’est donc en rien « antisystème », quant au fond, et pas même « souverainiste » vu que dès sa campagne de 2017 il s’est fait le chantre quasi officiel de la dépendance de nos finances publiques à l’égard de la BCE !
Se trouver placé dans le rôle du « martyr » de service systémique lui va donc très bien et c’est même une condition « nécessaire » pour rester crédible dans son rôle de pseudo « opposition au système » auquel il ne peut donc proposer aucune alternative réelle, mais seulement un ersatz des vieilles « recettes » keynésiennes qui ne pourraient éventuellement qu’accélérer la ruine de notre pays, et sinon, dans le moins pire des cas, sa banco-centralisation déjà plus que bien avancée...
Une « roue de secours » de plus, en attente éventuelle de « service » pour le système, mais un service qu’il lui rend déjà dans son rôle actuel, à sa place de pseudo « antisystème » d’opérette, en attendant sa retraite pas trop misérable tout de même, pour le cas où son « tour de scène présidentiel » ne viendrait finalement pas...
Luniterre
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La Bête du Gévaudan
29 avril 15:01
il est clair que l’inflation (consécutive aux politiques keynésiennes depuis des années sous couvert de « sauvetage des banques et de l’euro » ou de « relance covid ») provoque l’appauvrissement populaire massif actuel...
de ce point-de-vue, la rhétorique de Mélenchon est vaine et même contre-productive... on ne s’enrichit pas en distribuant de l’argent mais en produisant de la richesse... et pour cela, il faut restituer aux producteurs de richesses (quels qu’ils soient) la main sur le fruit légitime de leur production.
De ce point-de-vue, l’électorat actif fait preuve d’un certain instinct de classe en se réunissant sous la bannière (parfois maladroite ou imprécise) du RN... les gens ont compris que ce n’est pas avec encore plus d’impôt et de redistribution qu’on s’en sortira, mais en rétablissant le « circuit court » consistant à laisser au producteur (quel qu’il soit) la main sur sa richesse. Il faut donc désétatiser l’économie et la monnaie.
On aurait pu imaginer une certaine gauche libertaire ou auto-gestionnaire s’emparer de ces questions d’autonomie populaire... mais on assiste au contraire à une offensive de masse de la gauche étatique, dirigiste et bureaucratique (partis, syndicats, médias, universitaires, lobbys, intellos, etc.). L’autonomie populaire réelle est de plus en plus étrangère à la pensée politique de la gauche actuelle.
La liberté (économique et intellectuelle) populaire me semble la base sur laquelle on doit fonctionner. Le rôle de l’état n’est pas de diriger la vie ni la conscience des individus mais de faire respecter les personnes, les libertés et les propriétés.
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La Bête du Gévaudan
29 avril 14:15
on se demande pourquoi le « vieux mâle blanc hétérosexuel millionaire » Merluchon ne s’applique pas à lui-même ses préceptes ?
Qu’il distribue son argent aux pauvres et cède sa place à des racisés.
C’est toujours la même chose : « faites ce que je dis et pas ce que je fais »...
ce mec nous explique que la « monarchie républicaine c’est pas bien »... mais il se présente à l’élection présidentielle... ah ah ah ! Mais quel hypocrite !
C’est Tonton-2 le retour... le coup-d’état permanent et bla bla bla... Mélenchon ira-t-il aussi fleurir la tombe de Pétain entre deux meetings antifascistes ?
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Octave Lebel
29 avril 16:45
Récréation : « Propagandistes de mauvaise foi », un vieux commentaire indémodable ici il me semble.
Ces gens le savent très bien mais ils ne vont pas renoncer à ces procédés donc ils les entretiendront toujours avec une mauvaise foi sans fin en cultivant une certaine habileté à tromper autrui, une capacité extraordinaire à bluffer et mentir sans fin quoiqu’il arrive. Cynisme et hypocrisie sont pour eux des qualités témoignant de leur intelligence et de notre bêtise et faiblesse nous qui nous en offusquons. Ces gens sont des comédiens avec aucune valeur qui ne tiennent s’ils estiment nécessaire de les trahir pour préserver leurs intérêts. Pour eux faire passer des valeurs avant leurs intérêts est inconcevable, c’est une faiblesse et c’est méprisable. La manipulation est pour eux une seconde nature. L’honnêteté intellectuelle est une faiblesse qu’il s’agit d’exploiter. Cela les fait ricaner et ils se sentent supérieurs en se prenant pour des esprits forts. Ils se reconnaissent entre eux et se soutiennent. Ce qu’ils font en exploitant l’antisémitisme est une insulte envers ceux qui sont restés dans les camps. Pas de problème, pas d’état d’âme. Pour eux c’est ceux qui ont des états d’âme qui sont des imbéciles et méritent de se faire rouler. J’ai mis un peu de temps pour l’admettre tellement c’est désespérant. Heureusement ce ne sont pas les plus nombreux dans une société. Mais autant savoir à qui on a affaire et à quel niveau de danger aussi nous avons affaire avec les familles politiques auxquelles ils appartiennent .Ce n’est pas nouveau. Visiblement rien de ce qu’il s’est passé dans la collusion droite, extrême-droite et occupant pendant la seconde guerre mondiale n’a disparu. Il faut juste des circonstances et que ces gens se sentent en difficulté pour que cela revienne. Par ailleurs ils ont leur utilité parce qu’ils fournissent des occasions de réinformation. Quand on est averti, c’est souvent assez facile de démonter leur comédie en montrant aussi combien ils nous espèrent idiots, crédules et manipulables. Etre démasqué ce qui arrive régulièrement est leur point faible mais cela ne les empêche pas de recommencer sans fin pour les raisons citées auparavant. Certains se sont spécialisés dans la tartufferie et on peut mettre un peu de temps avant de les repérer mais ils ne tiennent pas la route longtemps sur des discussions de fond. En difficulté ils font semblant de ne pas comprendre ou en disant comme les enfants que ce n’est pas vrai ou alors que c’est chacun son point de vue. Une de leurs caractéristiques est aussi d’essayer de faire croire qu’ils sont au-dessus de la mêlée pour donner du poids à leurs arguments en se faisant passer pour neutres ou objectifs. Cependant, ce faisant, tous ces gens n’étant pas trop malins non plus dans l’ensemble, à force beaucoup d’entre nous finissent par ouvrir les yeux et se mettre à réfléchir par eux-mêmes et déjouer leurs manipulations. Inutile de dire que cela les fait enrager. Ils recourent à l’injure, tentent la disqualification ou l’intimidation. En nous donnant en fait les moyens de retourner la situation le plus souvent quand on ne laisse tout simplement pas tomber. On pourrait les classer en petites catégories. Les égos boursoufflés mais fragiles qui vous censurent à la première contrariété, les cyniques prudents qui ne répondent jamais et les esprits brouillons qui cèdent facilement à l’injure et à la caricature.
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Octave Lebel
29 avril 20:05
Une excellente manière de se faire une idée et de vérifier la crédibilité de l’auteur entre autre : Le moment politique du 16/04/26 par Mélenchon (vidéo 1h30)

Une intervention assez exceptionnelle, riche de contenus. Invisibilisée par l’essentiel des médias à juste titre car cela montrerait un peu trop le vide de la communication politique des autres partis et mouvements politiques. Ici des précisions essentielles sur la situation géopolitique mondiale et ses développements et la position de la France. Bien sûr concernant aussi les enjeux vitaux de la présidentielle en rappelant que l’acteur essentiel, c’est nous le peuple, l’ensemble des citoyens se rassemblant pour une démocratie citoyenne, sociale et écologiquement responsable. Avec un scoop final placé sous l’égide de l’humour.
https://melenchon.fr/2026/04/16/conference-de-jean-luc-melenchon-sur-le-moment-politique-7
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Eric F
30 avril 10:43
Il n’y a pas seulement du pragmatisme électoral de la part de mélenchon, mais un retour de nostalgie venant avec le temps, sur son enfance idéalisée au Maroc et la difficile insertion en province métropolitaine. Donc primauté au décolonialisme (régimes issus de l’indépendance, cause palestinienne...), solidarité avec le courant indigénisme, et perception bidochonisée du petit peuple enraciné.
Cela permet de recueillir une grande part de vote communautaire, de vote bobo multiculturaliste, bon score de premier tour en ville et victoire dans des enclaves extra-continentales. Mais plafond bas au niveau national -
Mustik
3 mai 11:09
Le monde politique actuel est peuplé de fêlés.
Principalement concentrés à l’extrême gauche autour d’une girouette arriviste qui se prend pour un gourou !
Synonymes de fêlé, fêlée adjectif [péjoratif] fou, jobastre (régional), allumé (familier), atteint (familier), azimuté (familier), barjo (familier), barré (familier), branque (familier), branquignol (familier), braque (familier), brindezingue (familier), cinglé (familier), cinoque (familier), cintré (familier), déjanté (familier), dérangé (familier), détraqué (familier), dingo (familier), dingue (familier), fada (familier), foldingue (familier), folingue (familier), fondu (familier), frappadingue (familier), frappé (familier), givré (familier), jeté (familier), louf (familier)...


