mercredi 30 janvier 2008 - par David Carayol

Mini-traité pour maxi-scandale

Le revoilà donc ce projet de Constitution européenne revêtu de ses plus beaux atours anti-démocratiques, car re-présenté tout simplement par voie référendaire dans chaque pays de l’Union européenne, y compris la France et les Pays-Bas où les peuples français et hollandais ont dit NON...

Mais non puisqu’on vous dit que c’est un Traité et non plus un projet constitutionnel !? Comme nos chers leaders politiques, toutes tendances politiques confondues, se plaisent à le répéter ces derniers mois !!

Enfin pas tous, ci-dessous quelques phrases volées, extraits :

« En termes de contenu, les propositions demeurent largement inchangées, elles sont justes présentées de façon différente]...[la raison de ceci est que le nouveau texte ne devait pas trop ressembler au Traité constitutionnel. Les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ».

Valéry Giscard D’Estaing, Parlement européen, 23 juillet 2007.1

« Les commentaires tenus aujourd’hui par Valéry Giscard d’Estaing ne font que renforcer ce que tous les autres dirigeants européens pensent du nouveau Traité, à savoir que la Constitution est de retour »

Timothy Kirkhope, député européen conservateur, Parlement européen, 23 juillet 2007.

"Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution... C’est sans aucun doute bien plus qu’un Traité. C’est un projet de caractère fondateur, un Traité pour une nouvelle Europe."

Jose Luis Zapatero, Premier ministre espagnol, le 27 juin 2007.

"Seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même."

Vaclav Klaus, président tchèque, le 13 juin 2007.

"Ce qui est positif c’est... que les éléments symboliques aient été retirés et que ce qui a réellement de l’importance - le coeur - soit resté."

Anders Rasmussen, Premier ministre danois, le 25 juin 2007.

"Il a été décidé que le document devrait être illisible. S’il est illisible, c’est qu’il n’est pas constitutionnel ; c’était là l’idée... Si vous parvenez à comprendre le texte au premier abord, on risquerait des appels à référendum, parce que cela signifierait qu’il y a quelque chose de nouveau."

Giuliano Amato, ancien président du Conseil italien, 12 juillet 2007.

Alors quoi, mini-Traité ou vaste manipulation politico-médiatique !?

A vous de juger... en ce qui me concerne je crois que c’est clair.

La situation est grave car il s’agit d’un coup de force politique, d’un mépris des suffrages exprimés par les citoyens et rien d’autre !

Et tous ceux en France et ailleurs qui s’escriment à dire et à répéter en coeur que les opinions exprimées lors du référendum visaient à sanctionner la politique nationale ne font que nier (de bonne foi ou non) le fait qu’il n’y a jamais eu une mobilisation citoyenne aussi forte autour d’un texte politique depuis longtemps. Et que ce texte a été rejeté. Le reste n’est que pure spéculation pour justifier ce qui ne l’est pas : UN DENI FLAGRANT DE LA DEMOCRATIE ET DE L’EXPRESSION DU PEUPLE.

Alors tous ces pseudo-chantres de la construction européenne se font fort de nous éclairer, nous simples citoyens, et nous répètent avec une insistance qui frôle la propagande l’importance de dénouer très rapidement le blocage qui paralyse dangereusement le projet européen.

Et quel projet européen !?

Car c’est bien là la question que personne (surtout pas ces mêmes élites) ne semble évoquer...

Si le projet que nos leaders défendent ne correspond pas ou plus aux peuples européens, alors il est plutôt logique qu’il soit paralysé et rejeté... avant d’être tout simplement abandonné au profit d’un autre projet ! Elémentaire non !?

Eh bien non, apparemment une majorité de nos chères élites pseudo-représentants des peuples ne semblent pas raisonner "normalement". Plutôt inquiétant. Non !?

Il faut croire que les Européens s’opposent aux projets des quelques-uns qui nous gouvernent ou censés nous gouverner, car il semblerait qu’ils aient une tendance excessive à s’accommoder avec un zèle tout autocratique au tout économique, en dépit des appels insistants de la société civile européenne.


Le projet européen n’est pas qu’économique et il n’a pas à respecter un quelconque agenda international non soumis aux règles démocratiques. Or en lisant ces "constitution, traité, mini-traité..." (ou appelez-le comme vous voulez chers "démagos experts" en communication européenne), on s’aperçoit un peu trop rapidement qu’ils collent parfois mot pour mot aux mêmes traités internationaux qui circulent dans les couloirs de l’OMC et autres agendas des extrémistes de la croissance économique mondiale sans fin, les mêmes qui se réunissent à Davos en ce moment.

Or est-il utile de rappeler que ce modèle économique, que le défunt cycle de DOHA symbolise parfaitement, plus personne n’en veut aujourd’hui ! Les opinions publiques y sont majoritairement opposées partout, au Nord comme au Sud et son plus valeureux pourvoyeur, les Etats-Unis en personne, est en ce moment au centre d’une crise qui, si on devait ne retenir qu’un exemple des dégâts que peut générer ce modèle, serait ce dernier !

Mais revenons à notre bonne vieille Europe et remercions nos chers dirigeants aveuglés par leur arrogance et leur cupidité d’avoir réussi en l’espace de deux ans à réunir l’ensemble des citoyens européens contre "votre" cher projet européen et non pas "le" projet européen des peuples européens.

Chers représentants des peuples, si votre projet n’est pas celui de la majorité, alors en 2009 l’Union européenne se fera sans vous !

Membre de www.newropeans.eu

Mon blog : http://europemondi.hautetfort.com

1Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République française, président de la Convention européenne pour la projet de Constitution européenne, projet refusé par référendum par les peuples français et néerleandais en 2005.



23 réactions


    • Napakatbra Napakatbra 30 janvier 2008 12:33

      Qui a dit « A chaque grande étape de l’intégration Européenne il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple (...) Je le dis comme je le pense, simplement. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution Européenne est un acte majeur et d’en tirer la conséquence qu’elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l’on prenne la peine de solliciter directement l’avis des Français (...) Je crains dans ce cas (vote parlementaire) une réaction d’incompréhension sévère de nos compatriotes. » ?

      Nicolas Sarkozy, actuel président de la république française. Convention nationale de l’UMP, le 9 mai 2004

      Voir : Traité européen : ils ont osé le dire...

      http://lesmots.freelatitude.net

      ...

       


  • ZEN ZEN 30 janvier 2008 10:40

    Quelques rappels nécessaires

    Comme le dit l’auteur :

    Selon M. Giscard d’Estaing, «  les gouvernements européens se sont mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ». L’ancien président de la Convention précisait encore le 23 octobre que « les propositions originelles ont simplement été dispersées dans les anciens traités sous la forme d’amendements ». Les changements sont en effet minimes : abandon de l’inscription des symboles européens (qui existent informellement) ; changement de nomination pour le « Ministre des affaires étrangères », remaquillé en « Haut représentant » ; abandon du vocabulaire constitutionnel… Mais le reste y est.

    Collectif du 29 mai - "Traité simplifié", haute trahison !
    http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1040
    http://www.marianne2.fr/Traite-de-Lisbonne-c-est-pas-signe-_a82020.html
    http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2007/12/une-haute-trahi.html
    http://www.marianne2.fr/Europe-Nicolas-Sarkozy-a-perdu-le-combat-_a82028.html
    Dupont-Aignan contre le « coup d’Etat simplifié » de Sarkozy


  • ZEN ZEN 30 janvier 2008 11:29

    "L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance publique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement, une politique, au sens le plus large du mot, nationale et internationale".(Pierre Mendès-France)


  • Charles Ingalls Charles Ingalls 30 janvier 2008 11:38

    Ce Minnie-traité ne fait plaisir qu’aux Mickey de droite comme de gauche...


  • Mescalina Mescalina 30 janvier 2008 11:49

    Très bonne initiative pour ma part, la "campagne" durant le référendum et le défilé de gauchistes qui avaient enfin une oppotunité pour exister et nous asséner leurs discours stéréotypés tenant en 4 phrases, martelées à longueurs de journé sur tous les médias, l’incapacité des pro européens et des "pour" d’expliquer clairement le projet et de défendre avec FORCE leur idée de l’Europe (pour le coup les "contre" n’en ont pas manqué, la dénonciation avec de grandes déclarations aberrantes comme "Non au libéralisme et au capitalisme rampant des actionnaires technocrates de bruxelles qui mangent notre pouvoir d’achat" étant plus simple qu’expliquer un traité et les enjeux à long terme) et les abbérations générales qui ont détourné le référendum pour en faire un magma de politique interne sans nom complètement imbitable...

    NON MERCI !


  • Didier B Didier B 30 janvier 2008 11:59

    Cruel paradoxe que celui de la démocratie, qui donne le pouvoir au peuple, mais pour un seul jour.

    Ce qui a été fait n’est jamais acquis ! Ce qu’un parlement vote aujourd’hui peut être modifié ou aboli par un autre parlement nouvellement élu. Rappeler vous des lois sur l’avortement ou sur l’abolition de la peine de mort...

    Le 29 mai 2005, le peuple français a dit NON à la Constitution Europeenne. OK, c’est non ! Mais le parlement (qui est le représentant élu du peuple), peut très bien voter un nouveau traité (même s’il n’a de nouveau que le nom et les changements de virgules).

    Si une telle pratique ne respecte pas l’esprit de la démocratie, elle respecte la lettre des textes de loi et de la constitution de la Ve république.

    Il n’y a pas d’avantages acquis en matière de droit, sinon sous une dictature, mais ce n’est pas ce que nous voulons, n’est ce pas ?


  • FreeManu 30 janvier 2008 12:02

    Bonjour,

    Pour ajouter de l’eau à votre moulin, une petite interview d’Etienne Chouard (qui avait été très actif au moment du référendum) où il dit tout le « bien » qu’il pense de l’Europe qu’ils nous préparent... (où l’on voit vers quelle genre de démocratie l’Europe nous emmène...)

    http://www.voltairenet.org/article154208.html


  • Forest Ent Forest Ent 30 janvier 2008 12:48

    Le PS peut faire échec à ce projet. S’il ne le fait pas, il en sera responsable.


    • Forest Ent Forest Ent 30 janvier 2008 18:48

      C’est vrai, mais qu’il ne se planque pas derrière la procédure. Ce traité sera voté parce que le PS l’a préféré à ses électeurs. A eux d’interpréter ensuite.


  • David Carayol David Carayol 30 janvier 2008 14:26

    ERRATUM : Dans la première phrase je voulais écrire ’voie parlementaire’ et non pas ’référendaire’.


  • Nemo 30 janvier 2008 16:19

    Les Nonistes ont montré à la fois leur absence de proposition alternative au TCE de 2005, leurs mensonges et leur mauvaise foi ces 2 dernières années.

    Absence de proposition alternative, car personne n’a vu le début de la moitié du quart d’un "Plan B" de leur part, qu’ils annonçaient avec force trompettes comme étant beaucoup mieux que le texte qui était proposé.

    Leurs mensonges, car lorsqu’ils assuraient à tous ceux qui voulaient bien les entendre, qu’un "Non" n’aurait aucune conséquence, ils avaient parfaitement conscience du contraire. La position de la France vis-à-vis des partenaires européens, grandement affaiblie en raison de ce vote a totalement bloqué l’Europe durant ces deux dernières années, ne laissant la place qu’à la conclusion de dossiers mineurs et sans enjeu, sans qu’aucune vision d’ensemble soit possible.

    Leur mauvaise foi est dès lors évidente, et la question du référendum n’est qu’un nouveau prétexte pour torpiller une europe qu’ils ne comprennent pas et dont la réussite représente un vrai danger pour leur fond de commerce politique : la peur, la peur, la peur.

    La réussite de l’Europe est évidemment un danger pour la gauche néo-trostkiste qui est absolument incapable d’envisager les questions politiques en dehors d’un pseudo-clivage ultra-libéraux/eux. Tout ce qui ne se rapproche pas (en copier-coller) de leur position est ultra-libéral, part du complot international destiné à réduire en esclavage les masses populaires. C’est d’ailleurs l’une des raison pour lesquelles ont trouve autant d’antisémites à l’extrême-gauche, car la théorie nauséabonde de "la juiverie internationale" y trouve un écho particulier.

    La réussite de l’Europe est aussi un danger pour l’extrême-droite, qui y voit une attaque majeure au postulat qui fonde son existence, à savoir la haine de l’autre, l’entre-soi. La réussite d’un modèle multi-culturel paisible et adulte, fondé sur le respect mutuel et la prospérité économique commune est évidemment un danger terrible pour leur couleur politique.

    Enfin, la réussite de l’Europe est une grosse pierre dans le jardin des souverainistes, frange modérée de l’extrême-droite, une sorte d’extrême-droite light qui n’ose pas s’avouer comme telle.

    Quant à tous ceux qui estiment qu’il faut dire "non" car ce n’est pas LE traité idéal, ils font partie de la petite partie d’idéalistes vivant dans un monde virtuel, parfaitement inconscients de ce que suppose la négociation entre 27 pays très différents, en termes de culture comme en termes de structures, qui ont chacun leurs intérêts leurs préoccupations à défendre, et qui sont TOUT AUSSI LEGITIMES que les nôtres.

    Alors voilà, moi ce que je pense de vos pseudos arguments, comme quoi, deux ans après, alors que le meilleur du TCE a dû être abandonné par la faute de la coalition des imbéciles, il faudrait remettre le couvert. Non, nous ne nous laisserons pas avoir une seconde fois. Oui, le parlementarisme rationalisé allemand, où lorsque l’on veut renverser un gouvernement, il faut en avoir un autre à proposer, est un bon mode de fonctionnement pour une démocratie adulte et non capricieuse.

    Car vos récriminations, alors même que collectivement, vous avez tous autant que vous êtes, été incapables de montrer que vous aviez la vision et le projet que vous prétendiez avoir, vos récriminations ne sont que le symptôme d’électeurs infantiles et capricieux.

    Vivement que ce Traité soit voté !


    • Forest Ent Forest Ent 30 janvier 2008 18:46

      Ce post inclut à peu près tout ce que je n’aime pas dans le "oui-isme", surtout son attitude vis à vis de ses contradicteurs.

      Moi je n’aime pas Sarko. Mais il ne me viendrait pas à l’idée de le faire renverser par l’assemblée une fois qu’il a été élu par le peuple.

      Si vous voulez que les gens adhérent à l’UE, il me semble que ses "succès" devraient être plus patents. Ils m’ont en tout cas échappé.

      Si l’on vote "non", on est un extrémiste ?J’aurais tendance à dire le contraire. L’UE est devenue une forme d’extrémisme d’une logique libertarienne socialement violente. Les gens mesurés s’y opposent.


    • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 30 janvier 2008 21:26

      Tout d’abord, j’apprécierais, un jour, qu’Agoravox m’explique sa politique de sélection éditoriale. Parmi les justifications de refus, celle-ci : "Article contenant des informations abondamment évoquées dans l’actualité - non inédit". Soit.

      Or, que peut-on lire, aujourd’hui, et sur le même site, deux articles relevant du même moule idéologique : celui d’Albert Ricchi, et le présent "Mini-traité pour Maxi-scandale".

      N’aurait-il pas été judicieux de n’en retenir qu’un seul, le plus talentueux, par exemple ?

      Alors puisque le clonage idéologique est permis, je me permets de faire du clonage de remarques, pour que le message passe bien auprès de tous :

      Tout d’abord, bravo à Nemo, dont je rejoins à 200 % l’argumentation et l’indignation. De qui se moque-t-on avec cette prétendue accusation qu’il y aurait de l’anti-démocratisme à avoir recours à la démocratie représentative !

       Je rappelle que Nicolas Sarkozy s’est fait élire en ayant annoncé avant son élection ce qu’il ferait pour la question de l’UE : négociation d’un traité reprenant les principales dispositions institutionnelles de la feue constitution, puis ratification par voie parlementaire. Le PEUPLE, donc, dont vous prétendez rapporter la position, n’a pas été pris en traître (sauf à considérer les électeurs comme de profonds crétins). En élisant le candidat de l’UMP, il ne fallait pas s’attendre à autre chose.

      Je rappelle que les parlementaires n’ont pas de mandat impératif, et heureusement ! Ils choisiront donc en leur âme et conscience s’il faut ratifier ou pas le traité de Lisbonne.

      Tout ce que j’avais annoncé sur le jeu destructeur des nonistes est arrivé : je ne vois pas bien à quoi rimerait de s’en remettre à des donneurs de leçon qui n’ont rien de viable et de réaliste à proposer, et qui n’ont surtout aucune crédibilité politique pour le soutenir dans les instances européennes.

      Petite plongée dans mes indignations passées :

      Europe en berne

      Et plus récemment :

      Les fossoyeurs de l’UE

      Et vive la ratification parlementaire !


    • Asp Explorer Asp Explorer 30 janvier 2008 22:10

      Les nonistes avaient une alternative tout à fait crédible au traité : ne pas l’adopter. C’est cette option qui a été choisie par le peuple souverain. Le fait que nos "représentants" n’en tiennent pas compte relève de la forfaiture pure et simple.


    • Forest Ent Forest Ent 30 janvier 2008 22:23

      Tout à fait d’accord avec M. Decrauze.

      De qui se moque-t-on avec cette prétendue accusation qu’il y aurait de l’anti-démocratisme à avoir recours au référendum ?

      Je rappelle que Nicolas Sarkozy s’est fait élire en ayant annoncé avant son élection ce qu’il ferait pour la question de l’UE : négociation d’un "traité simplifié consacré à l’amélioration du fonctionnement", puis ratification par voie parlementaire. Le PEUPLE, donc, dont vous prétendez rapporter la position, n’a pas été pris en traître. En élisant le candidat de l’UMP, il lui fallait s’attendre à autre chose. Et il a donc raison de râler maintenant.

      Tout ce que j’avais annoncé sur le jeu destructeur des oui-istes est arrivé : je ne vois pas bien à quoi rimerait de s’en remettre à des donneurs de leçon qui n’ont rien de viable et de réaliste à proposer, et qui n’ont surtout aucune crédibilité politique pour faire passer un texte contre les électeurs.


    • FreeManu 30 janvier 2008 23:58

      @Loïc Decrauze

      Certes, mais je crois que l’on peut considérer que seuls ceux ayant voté Sarkozy au premier tour adhéraient en bloc à son programme. Pour les 53% du deuxième tour, on peut quand même supposer que ce n’est plus une adhésion totale...


    • Charles Ingalls Charles Ingalls 31 janvier 2008 00:05

      (Loïc Decrauze) "pour que le message passe bien auprès de tous :"

      Merci de bien veiller à notre éducation cher Loïc. Votre générosité n’a d’égale que votre humilité...


  • borneo 30 janvier 2008 18:18

    La campagne des "Nonistes" en faveur d’un nouveau Référendum est une escroquerie intellectuelle.

    En effet, il n’y a qu’un référendum qui vaille celui unniversel qui se tiendrait en même temps dans la totalité des 27 pays. C’est en effet à une majorité de citoyens européens de valider ou non le traité. Il faudrait alors accepter que minoritaire en france mais majoritaire sur le continent il fut validé ou l’inverse.


    Si nous devions tenir un référendum "national" comme nous y invite les nonistes, il faudrait qu’il soit clair que les pays ayant adoptés le traité puissent continuer sans nous.
    Certes j’avais salué naguére la position du PS lors de la présidentielle qui exigeait un tel Référendum.
    Mais comment accepter que 3 millions de français (différence entre nonistes et OUISTES ) puissent à eux seuls décider pour 320 millions de citoyens européens.

    Bien plus, je suis comme vous, citoyen européen et cette identité est pour moi d’une importance égale à ma citoyenneté française. Dans le cas ou ce pays devait renoncer à faire partie de l’Europe, je demande le droit de garder cette nationalité qui deviendrait "Bruxelloise". Ainsi des français d’Algérie qui choisirent de garder l’identité française.

    Un droit d’adhésion et de citoyenneté directe. Comme naguére l’UDF comportait des adhérents "directs"

       La France qui devrait négocier un nouveau statut similaire à celui de la Suisse gagnerait un retour au franc et serait condamné à appliquer les normes européennes pour pouvoir y exporter, sans participer à leurs définitions.

    Mais probablement si un tel évenement devait intervenir, je franchirai les pyrénnées.

    Sujet d’un "vrai" Roi.


  • Jean Lasson 30 janvier 2008 20:52

    La procédure utilisée et le vote des parlementaires sont une forfaiture, un coup d’Etat, une haute trahison contre la Nation.

    Les parlementaires s’arrogent le droit d’engager la France dans une voie que son peuple a expressément refusée. Les députés et sénateurs UMP vont voter "oui". Les socialistes, qui ont au moins le pouvoir de ne pas se rendre complices de ce crime en votant "non", vont pourtant hypocritement s’abstenir pour que le "oui" l’emporte.

    Il faut qu’ils sachent qu’ils ont rendez-vous avec l’Histoire. Il faut que nous - le peuple - ayons la mémoire longue et que nous n’oublions jamais les noms des traîtres. Il faut qu’ils sachent que, si le vent tourne - et il tournera un jour -, s’ils perdent le pouvoir - et ils le perdront un jour -, ils seront jugés pour leur crime. A défaut, l’Histoire s’en chargera.

    Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs qui voterez "oui" ou qui vous abstiendrez, ne perdez jamais le pouvoir ensuite...


    • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 30 janvier 2008 21:32

      C’est quoi votre ’tite menace avec piètres poings en avant ? Ne vous faites pas le représentant du peuple français, vous n’en avez pas le début du soupçon de légitimité. Ne parlez qu’en votre nom !

      Vous avez sans doute oublié le contenu des programmes annoncés avant l’élection présidentielle. Vous sélectionnez donc ce qui vous arrange. Quant à vos grands/gros/ridicules mots de "crime" et de "trahison", ils laissent parfaitement comprendre à quel camp, ultra minoritaire, vous appartenez !

      Exit, donc !


  • David Carayol David Carayol 30 janvier 2008 23:22

    Ce qui est ahurissant dans cette ratification c’est qu’on fasse voter un texte qui a été refusé à la majorité par le peuple, et dans une démocratie normale il me semble bien que le peuple est souverain !

    Après que Monsieur Sarkozy et d’autres disent qu’il ne s’agit pas de la constitution européenne, mais d’un mini-traité (que tout le monde politique a soigneusement pris soin de ne surtout pas renommer constitution) pour mieux le faire passer résume assez bien je trouve le cynisme ambiant à l’égard de cette ratification parlementaire !!

    Et son programme présidentiel a toujours parlé de mini-traité tout comme il continue de le nommer maintenant alors qu’il est aussi long que l’ancienne constitution et son contenu le même. A noter enfin que vous ne trouviez jusqu’à peu et il ne me semble pas que vous le trouviez encore aujourd’hui une copie de ce mini-traité nulle part, juste les modifications apportées... si ça ça s’appelle pas prendre les gens pour des C..

    On peut être ouiouiste, noniste ou n’importe quoi iste, aucun argument ne me fera penser que la procédure est légitime et démocratique !! pas besoin d’être plus porte voix ou de bénéficier d’une quelconque légitimité de représentation du peuple français ou européen pour réaliser ça !!

    Juste d’un peu de bonne foi.

    Quand à parler de représentativité du peuple par les parlementaires quand le peuple se prononce par le procédé démocratique par excellence et que ces représentants votent / ou permettent le contraire sur la même décision, chapeau, il y’aurai beaucoup à redire sur la qualité de notre démocratie !!?

    Enfin ce n’est pas la ratification de ce traité qui améliorera le fonctionnement d’une machine bureaucratique européenne qui n’a plus de chauffeur depuis longtemps, il n’y a qu’a voir le succès de l’adoption du dernier budget européen revu au rabais avec 12 nouveaux pays pour n’en citer qu’un exemple ou encore l’unité européenne sur des histoires telles que l’Irak ou lors de crises extérieures... Vive les individualités souveraines... (heureusement avec ce traité nous dépendrons ’constitutionnellement’ de l’OTAN, au moins UE ira dans le même sens pour la politique extérieure.. en Irak par exemple !?)

    Enfin et pour ma part je me considère européen, je souhaite une Europe unie et forte, je souhaite que l’opinion de mon pays soit respectée dans cette Union européenne et je n’accepte pas le contenu de ce traité, et encore moins la façon dont il est passé en force sans en changer rien de l’essentiel !

    Des politiciens honnêtes auraient engagé une consultation populaire à l’échelle européenne, ils auraient créé une convention populaire, préalable à toute constitution et ne se seraient pas satisfait des mêmes techniciens, bureaucrates, hauts fonctionaires et autre politiciens à la retraite (ce qui illustre bien le fonctionnement de l’UE aujourd’hui puisque ce sont ces mêmes profils qui font tourner la machine) pour réfléchir au contenu d’un texte qui nous concerne tous dans notre vie quotidienne. C’est pour ça que la mobilisation citoyenne autour du référendum en France fut aussi forte et leur vote est d’abord un vote citoyen et tout ce qu’en disent les ’bienséants’ arrange bien les partisans du vote parlementaire pour justifier leur légitimité perdue...


  • Jean Lasson 30 janvier 2008 23:33

    @Loïc Decrauze,

    Voici d’autres "grands/gros/ridicules mots" pour vous : démocratie, souveraineté du peuple.

    Voici un "grand/gros/ridicule" chiffre : NON = 55 %.

    Voici une "grande/grosse/ridicule" raison au passage par la voie parlementaire : le Peuple ("grand/gros/ridicule" concept) dirait NON.

    Le viol d’une personne conduit aux assises. Où conduit le viol d’un peuple ?

    Voici des extraits d’un "grand/gros/ridicule" texte, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, 1793 :

    Art. 25 : La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.

    Art. 35 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

    Art. 27 : Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres.

    Il vaut mieux réfléchir avant de franchir le Rubicon...


  • mimi 31 janvier 2008 08:23

    Allez donc vous joindre à la plainte déposée devant la commission européenne des droits de l’homme

    www.29mai.eu

    ce sera plus utile que de raler dans son salon


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