mardi 29 juillet 2014 - par alinea

Notre bien commun

Quel est notre bien commun, commun à tous ? À tous les êtres vivants ?

Les quatre éléments : La Terre, l'Air, l'Eau, le Feu

Ces biens communs-là sont la condition de notre vie, la vie de tout ce qui vit ; en prendre soin est plus qu'un devoir, c'est une nécessité vitale !

En découlent les végétaux, les animaux, les ressources... Le bien commun étant à tous, il n'est pas nôtre, nous en sommes les garants et les protecteurs.

 

Il faut partir d'un postulat ; prenons le plus simple possible et réfléchissons à ce que cela impliquerait de changements dans nos mentalités, nos actes nos vies, si seuls ces quatre biens communs faisaient l'objet de nos soins, ensemble ; impôts, actions individuelles, peu importe, ils seraient l'unique base de nos lois, et quelle que soit la société, le socle où chaque groupe d'humains organiserait sa vie comme bon lui semble. Faisons le tous les jours, à chacun de nos actes ! Nous ne serons pas déçus du résultat.

Donc : nul ne peut attenter à l'intégrité de ces biens ; nul ne peut se les approprier, nul ne peut les gaspiller ; une entente doit être trouvée pour leur utilisation en juste partage. Cela induit que le premier enseignement doit être celui de ce respect, au moins.

Il n'y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour s'apercevoir que si nous nous en étions tenus à cette réalité incontestable, rien de nos foutues sociétés modernes n'aurait vu le jour ! Car ceci n'est pas une idéologie, pas un dogme, pas un rêve ou une illusion mais un état, une donnée incontournable, et pourtant contournée. Un fait qui, s'il avait été la base de toute société humaine, nous aurait entraînés bien ailleurs, un ailleurs qui du reste ne peut guère être imaginé tant fait partie de nos vies cet environnement saccagé, tant nous sommes préoccupés, les uns ou les autres, par la façon d'y remédier. Tant nous ne savons même plus rêver ! Rêver d'être des Amérindiens par exemple.

Or, il est notable que notre régime capitaliste en œuvre depuis plusieurs siècles, s'appuie sur son exact contraire ; on peut noter aussi que ni le socialisme ni le communisme n'évitait de contredire le capitalisme sur ce point. Il s'agit donc de quelque chose de beaucoup plus profond que ne peut l'être la politique.

Le saccage et la pollution de nos biens communs sont depuis le début de l'ère industrielle ( et même avant : souvenons-nous de Colbert scandalisé par la destruction des forêts), ne sont que des dommages collatéraux, ignorés, dédaignés, mis sous le boisseau ! Ce qui est à tous n'est à personne ; depuis quand ?

À vouloir faire une liste des choses à changer pour revenir à ses bases, en s'y attardant un peu, on s'aperçoit, de guerre lasse, qu'il vaudrait mieux laisser filer et se préoccuper de faire le relais de nos savoirs essentiels à la vie, de créer, comme le disent Lydia et Claude Bourguignon, « des îlots de survie ». En effet qu'il est long le chemin à remonter, qu'il est inextricable le nœud construit au cours de ces dernières décennies ( ces derniers siècles), qu'elles sont parsemées d'embûches les recherches qui seraient nécessaires à nous faciliter la tâche tout en étant dans le respect de ce précepte ! Nous ne pouvons guère, sans perdre notre temps, refaire l'histoire avec un homme différent, mais nous pouvons peut-être, par un sursaut collectif de conscience, imaginer l'avenir.

Nous pouvons déjà considérer que ce n'est pas le seul profit, tel qu'on le voit aujourd'hui, qui est cause de ce désamour avec la terre ; bien avant, quand il s'agissait juste de faire tourner les machines industrielles, l'environnement était inexistant ; cet infantilisme est incroyable et pourtant vrai ! Les herbivores broutent jusqu'à la terre l'herbe qu'ils préfèrent ; si l'an prochain plus rien ne pousse, ils iront plus loin, ils sont des nomades ; et s'ils ne trouvent plus rien, ils mourront, mais ne l'anticipent pas. Voilà comment se comportent les profiteurs et leurs alliés les consommateurs. Ni plus ni moins ! Juste leur mental qui les excuse en disant « on trouvera toujours une solution » !! Vous conviendrez que nous brillons par notre intelligence.

Il faut donc quelques règles d'airain, qui interdisent les dérives, qui obligent les récalcitrants, et qui confortent l' « honnête homme ». Hors ces lois, les relations sont affaires personnelles.

Pour édicter ces lois, nous pouvons commencer par pointer les responsables  ; inutile de faire le tour de tous leurs avatars, inutile de pinailler : quelles sont les causes de la destruction de nos biens communs !?

La cause de la destruction de nos biens communs est la compulsion de l'animal homme, qui ne se contente pas de se nourrir mais qui de la même façon que le fait l'animal à satisfaire ses besoins primaires, assouvit ses désirs, ses délires, ses outrances.

La créativité n'est pas multiplication, elle en est l'exact contraire ! En art, l'objet créé est unique, alors puisque l'on ne peut interdire à quiconque d'aller toujours de l'avant, qu'il invente, qu'il crée ! Pourquoi avoir inventé contre la Nature plutôt qu'avec elle comme ce fut le cas au cours des siècles ? Comment a-t-on pu bétonner, goudronner des millions d'hectares de bonnes terres ? Qui étaient ces gens qui planifiaient, et ceux qui étalaient ? Des scindés. La liberté n'est pas n'importe quoi, elle est juste notre inventivité, nos audaces, notre curiosité, à l'intérieur de limites connues et acceptées. La course en avant, le grand n'importe quoi qui n'a plus de responsables ; c'est le contraire de la liberté.

En réalité, l'humain n'est ni aventurier ni audacieux ; il s'engouffre dans la brèche ouverte par un inventeur de hasard ; rien n'a été pensé dans toute cette histoire de modernité, tout le monde a toujours couru derrière et si on ne veut pas parler de morale, qui n'a pas grand chose à faire là, il faut bien parler de bêtise – faire sans se préoccuper des conséquences- et de dénaturation – faire en n'ayant cure de couper ses racines- donc agir contre soi, ce que ne font jamais les bêtes.

L'agriculture, l'industrie, l'énergie ne dépendent que d'une volonté politique. Que cette volonté politique soit au service du bien commun, et le travail gigantesque à accomplir pour remettre en état nos États et notre environnement sera le but exaltant pour tous ceux qui ne savent pas quoi faire de leur peau.

La frontière ? Là où on abîme. La réponse : trouver le moyen de se passer de, ou de ne pas abîmer. En attendant : nettoyer.

J'ai peut-être été apicultrice trop longtemps mais l'idée d'un objectif où tout le monde s'unit, me met en pâmoison ! L'idée d'un voisin qui peut dire à un autre : mais non ! Si tu fais comme ça tu détruis cela, sans se faire tirer dessus, me paraît être le paradis sur terre !

Car il faut beaucoup plus d'ingéniosité aujourd'hui pour que chacun puisse trouver son destin et sa place, que pour savoir faire marcher une machine en sachant sur quel bouton appuyer car, à force de faciliter la tâche des péquins, même un enfant de quatre sait faire !

Les biens communs sont devenus les biens de personne au fur et à mesure que la propagande fordiste faisait son chemin : chacun sa bagnole, chacun son truc, chacun sa merde ! Aujourd'hui, même l'air peut se vendre ; la seule chose qui ne vaut rien, ce sont les larmes. Et pourtant, le bien commun est le confort des pauvres, leur luxe parfois, aussi précieux dans nos sociétés où il apporte un peu d'air, un peu d'harmonie parce qu'il atténue la peine, que dans les sociétés claniques où la possession individuelle est insensée. Il ne s'agit pas là de solidarité, d'aumône ni de charité, le bien commun, comme son nom l'indique, étant à tous !

Nous devrions marcher sur la terre avec précaution, pas seulement forts de notre conscience et de notre responsabilité, pas seulement fiers de notre connaissance et de nos arrangements mais surtout parce que, nous sentant supérieurs, nous ne devrions pas nous comporter comme les animaux qui se servent et s'en vont. Y puiser nos stricts besoins devraient être notre mission, biologique et physique mais aussi spirituelle, poétique et esthétique, puisque nous sommes les seuls à la posséder. Notre grandeur résiderait là, dans ce soin donné à ce qui nous est cher et notre bonheur tout entier y serait contenu.

N'importe quel riquiqui but peut nous ouvrir des perspectives exaltantes ; je ne me savais pas si bornée : je ne comprends pas comment on peut préférer son conditionnement ; seulement, je vois pourquoi : notre conditionnement est une camisole confortable, même sa souffrance, même sa folie, tant l'homme peut trouver son content dans les situations les plus abjectes et son désarroi dans leur abandon. Nous ne pouvons rien à cela, pour l'instant, mais ce que nous pouvons, c'est décider, structurer, quitte à imposer. Et cela s'appelle la politique, curative puisqu'il n'est plus jamais question d'anticipation ! C'est pourquoi elle est si importante ; nos limites imposées nous contraignent à moins de nuisance mais n'ôtent ni n'aggravent nos souffrances.

Nous savons tous qu'il est plus facile de détricoter, parce qu'il ne faut aucune compétence pour ce faire ; qu'il est plus difficile de tricoter avec une laine usée qu'avec une laine neuve ; et pourtant, c'est bien ce qu'il nous faudra faire !

L'innovation se tourne vers les exoplanètes ! Quel aveu d'échec !

L'homme qui innove, cherche ou trouve, il joue.

L'homme qui réfléchit a toujours une grande propension à penser pour les autres ! Tracer des schémas, imaginer des tactiques, organiser l'ordre et se contenter du plan établi sans souci de tout ce qui n'y est pas inscrit ! Alors qu'à simplifier les bases, et laisser libre chacun d'agir à partir d'elles, cela ouvrirait les imaginaires, personnels ou collectifs ; pourquoi est-ce si frustrant aujourd'hui cette liberté laissée ? Même à ses propres enfants on ne la laisse pas !Qui n'a pas envie de donner une petite leçon aux autres parce qu'il l'a prise lui-même ? Qui n'a pas envie de voir appliquer sa recette qui lui convient si bien ? C'est là la perversion du vouloir être utile en passant par la case : vouloir être reconnu !

Laisser la liberté aux autres, non pas contraint et forcé face aux faits, mais « en amont », est l'exercice le plus ardu qui soit ! Et pourtant, ce qu'on peut appeler « tolérance » est bien la seule voie positive possible ; qui n'a pas rongé son frein à voir les autres s'enferrer dans l'erreur ? Qui n'en a pas ressenti une énorme frustration, une absolue impuissance ? Mais qui ne s'est pas réjoui de la tournure des événements ? Des actions qui nous paraissaient nécessaires et que d'autres mènent à bien ?

L'amour des quatre éléments ne s'enseigne pas, c'est un laisser-faire, un laisser être : l'amour de la mère ne s'enseigne pas davantage, il coule de source : ce sont les barrages, les accidents sur ce cours, l'interruption d'un flux, la mise en canaux, le détournement... qui sont la cause de tous nos maux ! Mais l'amour de la mère, à voir ce que deviennent les enfants, est une rareté...la pauvre mère qui elle aussi fut fille.

L'engorgement du moi ou son tarissement, cependant que nombreux sont ceux qui ont trouvé consolation dans la fusion avec la Nature...car pour aimer la nature il vaut mieux n'avoir pas un trop gros moi.

En attendant, si l'on aime pas, on respecte, si l'on ne le peut pas respecter, on se détourne...

Matérialité, Intellectualité, Ardeur, Sensibilité.... de quoi faire un honnête homme.

 

 

L'air que je respire est frais doux ou chaud, il transporte les fragrances d'aubépines ou de jasmin et ces odeurs sont miennes, sans que je vous les prenne.

Apollon : éloquence et sagesse, ce personnage divin devient de plus en plus complexe, synthétisant nombre d'oppositions qu'il parvient à dominer pour finir en un idéal de sagesse ; il réalise l'harmonie et l'équilibre des désirs, non en supprimant les pulsions humaines mais en les orientant vers une spiritualité progressive, grâce au développement de la conscience.

 

L'eau que je bois ou dans laquelle je me baigne est froide, tiède ou chaude, douce ou salée, elle me désaltère, me lave, me repose ou me détend, et je ne vous prends rien.

Poséidon  : Dieu des mers, des océans, des fleuves ; dieu des eaux où la vie prend naissance et fait jaillir de dessous le sol deux sources d'eau, l'une chaude, l'autre froide et de faire pousser sur la terre des plantes nourricières de toute sorte, en suffisance.

 

Le soleil me chauffe sans te refroidir et si ma flamme ne va qu'à un, je te donne une braise pour faire feu de ton bois.

Prométhée : symbole de l'avènement de la conscience, l'apparition de l'homme ; c'est la pensée prévoyante qui porte en elle la tendance à la révolte ; c'est le feu dérobé qui symbolise l'intellect.

 

Les fruits de la terre que tu travailles te nourrissent, et moi, si tu partages.

Dionysos : Dieu de la végétation et de la vigne, notre Bacchus, il est le principe de la fécondité ; symbole de la terre, il est aussi celui de l'effort de spiritualisation de la créature, l'énergie de la vie tendant à émerger de toute contrainte et de toute limite.(1)

Tiens ! Les quatre dieux des quatre éléments proposés par Jung comme bases, multipliées par quatre pour décrire les seize types de personnalités....

Et plus j'aime, plus je suis riche d'amour... et plus je donne, plus je suis riche de dons...

 

Le présent se conjugue au passé pour notre futur. Il faut marier notre présent à notre passé pour préparer l'avenir.

 

Quand on veut s'instruire sur les quatre éléments et que l'on reste sur son ordinateur, on tombe forcément sur la quintessence du new age !! Incroyable comme nos contemporains s'imaginent avoir inventé le monde ; Des femmes papier-glacé aux déshabillés vaporeux, des bruits de vagues, une musique, des voix sans sexe, au sommet des cucuteries ! C'est exactement là que notre monde est pitoyable. C'est exactement dans cette scission d'un tout que l'homme moderne est malade. Et c'est dans l'abandon du spirituel, confondu avec la prison du pouvoir des Églises, que l'homme s'abîme à n'être qu'un consommateur. Et c'est dans l'abandon du spirituel, sorti à jamais du pouvoir des Églises, que l'homme guerroie pour ses croyances !

 

 

Les quatre éléments vus par Brigitte Fontaine, mieux qu'un âge nouveau, une pêche !

 

(1) tirés du dictionnaire des symboles de Chevalier et Gheerbrant



275 réactions


    • alinea alinea 29 juillet 2014 23:27

      mais vous ne parlez pas de démographie là !! vous parlez de la répartition des gens, de leur exploitation, du pillage de leurs richesses et tout le toutim !! je ne parlais pas de ça moi !!


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 30 juillet 2014 13:41

      Je ne crois pas que la démographie se limite à compter les gens. Si on n’en tire pas des conséquences pratiques, quel intérêt ? La bataille pour l’environnement ne peut pas être gagnée sur un seul tableau, surtout quand on voit le peu d’empressement que nous y mettons.
      Sur le constat et ses causes, hormis l’oubli de la variable non négligeable dont j’ai parlé, je suis plutôt d’accord avec vous. Sur le comment du changement par contre, vous semblez suggérez une voie inspirée de Gandhi. Là-dessus, je renvoie à l’analyse marxiste - à laquelle on peut souscrire sans être marxiste, c’est mon cas. En résumé l’Inde était une exception historique, et les anglais débordés sur le plan médiatique ont dû reculer. Ça ne se passerait pas du tout comme ça aujourd’hui, avec des outils de propagande qui sont devenus autrement plus sophistiqués.
      En tant qu’européens, nous nous révélons, malgré notre longue histoire, incapables de définir une voie originale, dans l’environnemental comme dans le social ; nous nous en remettons toujours à un modèle importé, et ce ne sont pas les mignons colibris de Pierre Rabhi qui changeront les choses. Aussi nous assistons en spectateurs aux convulsions du monde. C’est dommage.


    • alinea alinea 30 juillet 2014 13:49

      Je crois que c’est parce l’occidental recherche les solutions à l’extérieur et non à l’intérieur de lui-même ! et puis il semble bien que notre civilisation soit arrivée au bout de son déclin ! dommage, oui, qu’elle ait fait tant de dégâts !
      La solution marxiste me semble tout à fait incluse dans cette civilisation, mais je crois aussi que nous n’en sommes plus là ! nous sommes inopérants parce que nous nous y prenons de la mauvaise manière ; trop confiance à la science, à la technologie, toutes deux extérieures à l’être !


    • kalachnikov lermontov 30 juillet 2014 13:55

      L’Occidental adore la soumission ; il attend tout de papa, donc il se trouvera en temps utile vers un sauveur genre hitler ou autre.


    • Xenozoid 30 juillet 2014 14:19
      • Dieu n’est pas mort, il a été transformé en argent,ne passe pas ?je croyais que AV avais un pied en Italie

    • alinea alinea 30 juillet 2014 14:32

      Je n’en sais rien Xenozoïd ; je te l’ ai dit, je l’ai approuvé dès qu’il est sorti en modé et je ne peux plus en avoir de nouvelle !!


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 30 juillet 2014 15:19

      Et pendant que l’occidental cherchera les solutions à l’intérieur de lui-même, l’oligarque occidental aura le champ libre pour les trouver à l’extérieur de lui-même.


    • alinea alinea 30 juillet 2014 15:30


       smiley
       l’occidental en tant que culture !!!
      de toutes façons, les oligarques ne se posent pas ces questions ! abrutis par l’immédiateté, ils n’ont aucune considération générale !!!
      mais il y a des tas de petits, des tas, des tas, qui fonctionnent comme l’oligarque !! c’est à eux que je m’adresse ! sauf qu’ils sont aussi bouchés que lui !


    • Xenozoid 30 juillet 2014 15:53

      Alors la Lermontov ,les gas puants sont pour tout le monde.


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 30 juillet 2014 15:56

      Je ne vais pas reprendre Veblen ; si certains petits fonctionnent comme l’oligarque, c’est parce qu’il existe un oligarque. La seule solution, c’est de transformer l’oligarque en dormeur du val, et de mettre en place les mesures pour qu’il ne réapparaisse pas, parce que malheureusement il a une tendance à la génération spontanée. C’est possible mais ça demande une remise en cause fondamentale de la propriété (anarchiste et je ne m’en cache pas) ; en tout cas ça reste encore à essayer à grande échelle. Quant à faire son mea culpa en espérant que les prédateurs saisis de honte se convertiront et laisseront le monde tranquille, ça demande une foi que je n’ai pas.


    • alinea alinea 30 juillet 2014 16:01

      Moi non plus je n’ai pas cette foi là !!
      Il existe un oligarque parce qu’ils sont trop nombreux à rêver l’être ; tant que ce rêve existera, il y a peu de chance pour qu’une place reste vide !
      Il n’y a que si nous sommes forts ! nous pouvons les mettre hors d’état de nuire ! le hic c’est que pour un il faut être cinq mille !! et là il semble qu’il y ait problème !!


  • Rensk Rensk 29 juillet 2014 22:30

    Salut, tu oublie certains autres « éléments » ajouté par d’autres civilisations que la notre...

    Esprit... bien plus noble que BHL
    Espace... bien plus grand que la terre dite « ronde »
    Les atomes... le métal, le plomb et l’or, la raison d’être du CERN
    Le temps... (Pas la météo) très malléable selon les scientifiques et le commun des mortel
    La densité... malléable selon les besoins de l’industrie et du kung-fu


    • alinea alinea 29 juillet 2014 22:43

      Pour ce qui est de l’immatériel, pas de problème ; pour les métaux ; sont-ils nos biens communs ; ils le devraient mais leur usage est critiquable actuellement, on peut les oublier. Quant à l’espace, là ça me dépasse ; cette perspective est vraiment la plus conne et la plus illusoire que tout ce qui traîne par ailleurs, parce que, quand bien même, si on ne règle pas les problèmes en amont, si on fonce toujours plus vite toujours plus loin, ou va-t-on ?Quel intérêt d’aller faire notre enfer ailleurs ???


    • Rensk Rensk 30 juillet 2014 00:12

      - si on fonce toujours plus vite toujours plus loin, ou va-t-on ?Quel intérêt d’aller faire notre enfer ailleurs ???

      Dis moi que tu n’a jamais changer de domicile ni d’emploi... Tiens, une question plus intime... tu ne t’est jamais marié / divorcé ? (cette question n’est pas personnelle a toi mais dans le sens du « ou va-t-on » lancé par toi et que plus de 4 mariages sont rompus (divorcé) sur 5... en moins de 5 ans à Genève)


    • alinea alinea 30 juillet 2014 00:16

      changer n’est pas forcément foncer droit devant ! j’ai changé beaucoup mais je n’ai jamais eu d’emploi ! mais certaines fois, ces changements c’était un peu comme forcer des barrages, sans voir derrière, le ravin !?!


  • bakerstreet bakerstreet 29 juillet 2014 23:29

    je lis cette article avec un peu de retard, et si ces commentaires sont connement soulignés, ce n’est pas de mon fait, je ne sais pas comment supprimer cette anerie. 


    Dieu merci, j’ai pas appuyé par mégarde sur le bouton « lancement de roquettes », mais c’est quand même facheux. Si le soulignage n’apparait pas à l’édition, d’un autre coté, j’aurais l’air d’un idiot, ou d’avoir fumé la moquette de ma niche ;

    Bon, l’air...,Certains à priori n’en manquent pas ! N’en n’ont jamais manqué, et prennent même celui des autres.
    Le feu : Malheureusement, ils l’envoient d’une autre façon que pour allumer leur clope. 
    La terre, Ca évoque le droit pour certains de faire décamper les autres. 

    La terre
    C’est le nom d’un roman de Zola ! Le pire ou le meilleur, ça dépend de quelle coté de la bêche on se met. 
    On ne pardonnera pas à Zola d’avoir écrit ce roman qui se moquait des paysans, de l’atavisme, de la bétise. 
    Dans un style célinien avant l’heure.
    Voyage au bout de la terre, au pays des taupes.

    Le monde est malade des propriétaires. 
    Ce monde n’est pas fait pour le vieil homme, ni le nouveau né. Pour le cycliste accessoirement s’il sait monter les cotes, et surtout s’il aime les monter, inversant la peine apparente, en plaisir certain
    Le secret de la vie. 
    Pour tous les riders, en général, 
    le terme valant en English autant pour les cyclistes, les cavaliers, à cheval, ou en moto. 

    Il est bon, parfois de mettre les gaz, ou de murmurer des mots fous à l’oreille des chevaux, ou des chats, qui bien qu’ils ne se laissent pas monter sur le dos, vous emmènent très loin dans l’imaginaire
    La petite chatte d’Alice s’appelait Dinah. 

    De tous les pays où j’ai été, traversé, joui et pleuré, j’ai rencontré sensiblement le même pourcentage de gens stupides, d’autres intelligents, malicieux ou poètes.
     
    Certains vous donnaient envie de vous mettre une corde au cou, et d’autres de les embrasser !

    • bakerstreet bakerstreet 29 juillet 2014 23:33

      Ah oui, j’ai oublié la terre, avec ces nuages, ces merveilleux nuages blancs !


    • alinea alinea 29 juillet 2014 23:47

      bon, moi ceux que j’ai envie d’embrasser, c’est-à dire qui m’émeuvent, y’en a pas beaucoup ; mais je rencontre si peu de monde ; même au tribunal, et pourtant ils s’y sont tous mis, ça charclait de tous côtés, j’étais effondrée comme une pauvre serpillère sur mon banc dur, je n’ai pas eu envie de les écharper ; ils m’avaient liquidée comme il faut avant pour que même en imagination je n’en eusse pas le courage ! je n’ai jamais rencontré qui que ce soit qui me donne envie de me mettre la corde autour du cou ; il n’y a que ce que j’entends, lis, (ou lis, plutôt, rien d’autre puisque je ne vois rien !) ; alors il faut que je vire toute info de ma vie ; c’est inutile puisque je n’y peux rien ; revenir au porte voix pour les prés, au pire, au murmure, au près, auprès de ; et ça ira beaucoup mieux !!
      Je ne saurais rien sans tout ça, et si je ne savais rien, je ne vivrais que mes déboires à moi, mes accidents, mes procès, mes deuils, mes échecs, mes fatigues ; au fond ça serait déjà pas si mal ! parce qu’en ce qui concerne ma bonne terre, ce que je vois ici suffit, chaque jour où suffit la peine, à me foutre le moral en l’air !
      mais, comme ici par exemple , aussi à m’offrir des merveilles ; ou bien ici, des joies d’odeurs, de reliefs ou de douceurs, à vous donner envie de vivre toujours !
      J’aime bien Zola bakerstreet !!! smiley ( enfin, ça fait un bail que je ne l’ai pas lu !!!)


    • alinea alinea 29 juillet 2014 23:50

      Et les gros gris anthracite qui foncent comme des fous d’un côté tandis que de l’autre un soleil jaune comme une lune pleine éclaire les verts, et les ombres se hissent au rang de sculptures, juste pour moi, pour le plaisir de mon coeur !


    • bakerstreet bakerstreet 30 juillet 2014 00:02

      Alinea

      Je crois qu’avec la loi du hasard et de la nécessité, tout autant qu’avec mes gros sabots, j’au mis le doigt sur une plaie que certains propriétaires entretiennent à votre égard !

      Zola aurait eu du matériel pour les contes de 1001 nuits Rougon-Macquart ! 

      Il est mort mais toujours vivant, que savons nous des secrets de la résilience, et des échos qui s’enchaînent et se répondent ?

      Vous avez assez de lumière en vous pour percer les morves grises, qui s’agitent dans le maelstrom du ciel. 


    • Rensk Rensk 30 juillet 2014 00:28

      Wouhaa, j’ai recommencé a lire 3 fois avant d’arriver à la fin qui disait : c’est la faute a Zola...

      Te connaissant sans toujours te parler (écrire) je ne te reconnaissait pas, tellement de contradictions...

      Ma fait plaisir de te lire, A+ comme disent les jeunes smiley


    • alinea alinea 30 juillet 2014 09:27

      C’est de l’humour suisse ???  smiley


  • Le Gaïagénaire 30 juillet 2014 00:15

    Ah, les « affinités particulières » ne sont pas un « bien commun »


    Faites de beaux rêves.

  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 30 juillet 2014 07:35

    Les bisounours, faut aller voir Monsanto & Co..., ils vont vous écouter, pour sûr !
    Liste partielle des lobbies à Bruxelles, 2e concentration des lobbies au monde, après les USA.


    ** 80% de l’eau est utilisée par l’agriculture, et polluée de même, par une agriculture forcément intensive, grâce aux articles 38 &39 du TFUE qui l’imposent.

    ** Les merdouilles pas chères, à obsolescence programmée, fabriquées par des esclaves, nous les devons à la libre circulation des marchandises et des capitaux, article 32 et 63 du TFUE.

    ** La publicité pour « les merdouilles indispensables » pourrait être largement supprimée, mais cela nécessite un gouvernement qui puisse prendre des décisions dans l’ intérêt général..., ce qui n’est plus le cas dans l’ UE.

    ** La défense du consommateur vers des produits durables et réparables est désormais de la compétence de Bruxelles. Hamon attend toujours le feu vert de Bruxelles pour l’étiquetage des lasagnes...,et le dossier de la « vache folle » a eu droit à un non lieu général...
    Quand un Gouvernement ne peut même plus étiqueter les surgelés, je vous laisse à penser la marge de manoeuvre dont il dispose...

    Tout l’art d’Alinea consiste à nous faire croire qu’on peut s’attaquer aux problèmes écologiques dans un pays où le Gouvernement ne contrôle plus rien.
    C’est un bon exemple de l’enfumage du FDG.

    PS : Pour les anarchistes, le seul exemple réussi a eu lieu en Espagne.
    Le point faible des anarchistes, c’est leur refus de prendre le pouvoir.
    D’autres le prennent, rarement concernés par la démocratie locale... 
    Je vois que les leçons de l’ histoire en Espagne n’auront servi à rien.

    • alinea alinea 30 juillet 2014 09:33

      Vous m’avez mal lue Fifi !
      C’est, comme peut-on dire,une spéculation ? Un retour, pas fantasmé puisqu’il est le mien, aux fondamentaux ; je dis juste, et si nous ramenions notre conscience à ce niveau !!!
      Je ne fais aucun prosélytisme Fifi, et j’espère que vous ne pensiez pas que j’ignorais les points que vous énumérez ?


    • gaijin gaijin 30 juillet 2014 10:02

      fifi
      « Le point faible des anarchistes, c’est leur refus de prendre le pouvoir.
      D’autres le prennent, rarement concernés par la démocratie locale... 
      Je vois que les leçons de l’ histoire en Espagne n’auront servi à rien. »

      et les leçons de l’histoire humaine depuis 10000 ans elles ont servit a quoi ?
      ( a part a rendre plus subtils les moyens d’asservissement des individus )
      votre proposition de sortir la france de l’euroatlantisme est sympa mais elle n’est qu’une goutte d’eau dans mer, un changement local et marginal .....
      le seul changement possible est une révolution de la conscience humaine et elle ne peut être que globale et totale .....
      ce changement arrivera ...la seule chose qui dépende de nous c’est de savoir s’il faudra attendre un coup de pied au cul planétaire ou si on va y arriver par l’intelligence .......


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 30 juillet 2014 19:54


      Merci Alinea de le préciser. Bien qu’une discussion sur les théories anarchistes aurait été intéressante aussi. C’est ce qu’on a fait de plus intelligent et de plus coopératif depuis la Commune. Laquelle d’ailleurs, n’était pas communiste, comme d’aucuns essayent de le faire croire... , mais anarchiste.


      Mais alors comment faire pour revenir à une économie raisonnée et raisonnable, qui respecte la planète, dans ce boxon ambiant ? Une fois le but identifié, on fait comment ?

      Nous sommes très nombreux, et depuis les années 70, à zigzaguer contre la pub, la malbouffe, la destruction des terres cultivables, la pollution etc.
      Nombreux à recycler, échanger, réparer, utiliser les circuits courts etc
      Visiblement, cela ne suffit pas.

    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 30 juillet 2014 20:23

      Ça ne suffit pas, et pour cause. D’une part il y a celui qui gobe tout ce qu’on lui prédigère à la télé et ailleurs. Mais il y a aussi le schizophrène utilise les circuits courts et part en vacances au Vietnam, qui répare son grille-pain et achète une grosse béhème.


    • alinea alinea 30 juillet 2014 20:31

      D’abord Fifi, je suis contente que vous reveniez, parce que je ne vous ai jamais insulté ! ( à propos de votre manière de toujours dégoiser sur le PG et l’Europe alors que je vous ai répondu vingt fois qu’il ne mettait pas la sortie de l’Europe en tête de gondole, mais que ce serait probablement l’issue de sa politique ; sauf naturellement si d’autres pays changent). Bon.
      Vous savez, je ne suis ni prosélyte ni enseignante ; quand je parle de l’anarchisme, comme je l’ai fait dans un article passé, je ne condense pas toutes les mouvances que chacun peut lire où il veut, ou connaître, j’en dit là où j’en suis, et ce que j’en ai fait.
      Mes idées pour sortir de ce boxon sont extrêmement extrémistes ! je n’oserais les aligner !! interdiction : élevages en batterie, grande distribution,transnationales, chaînes de toutes sortes, etc... retour au petit, retour au local. Et le grand nettoyage comme je l’ai dit dans un autre article.
      Hors ça, je vois mal, donc je jette l’éponge !!
      Ça ne suffit pas parce que tout le système nous oppresse et agir comme ça est quasi du militantisme, alors, peu de gens le font ! Quand on est piégé dans une réalité ( salariat, travail chiant et vacances comme exutoire), la marge de manoeuvre est infime. C’est bien parce qu’il faut tout changer que c’est si difficile et que personne ( et c’est tant mieux) ne peut l’imaginer ; ça sera forcément une initiative populaire, une énergie populaire, qui viendra, si elle vient, quand elle viendra ; pareil, personne ne peut la provoquer sans faire d’énormes dégâts.
      Alors, continuons à préparer l’après !


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 1er août 2014 20:07

      Bonsoir alinea,
      Bien d’accord, le changement sera radical ou il ne sera pas. Mais il devrait être si radical que ça le rend presque impossible à moins que l’humanité ait le dos au mur. Je ne suis pas encore grabataire mais mes plus belles années sont loin derrière, alors je le souhaite pour ceux qui viendront après nous, sans vraiment y croire. Je crois que nous avons raté l’occasion, je ne dis pas de réussir, mais au moins d’essayer autre chose, en 36 pendant que les franquistes et les stals se foutaient sur la gueule en se servant du peuple espagnol. L’occasion perdue peut-elle se représenter, ou sommes-nous définitivement domestiqués ?


    • alinea alinea 1er août 2014 21:11

      domestiqués je ne sais pas, mais moi, j’ai bien peur qu’il y ait une grande part de la population abrutie : je pense ( je viens d’en discuter, c’est pour ça !!) que les jeunes dès le plus jeune âge passent leur vie sur des jeux vidéos ou des sites à la con !! et ça, je ne sais pas grand chose de la biologie, mais je suppose que ça éteint sérieux le « goût de vivre » ; c’est l’addiction à l’état pur ; la drogue, ce n’est pas seulement la fumette et la piquouse, mais bien internet !! certes, cela peut passer avec l’âge, mais ces années, où nous nous formions en idéaux, idées ou voyages ( vrais), eux, les auront passées à s’abrutir !!
      Ça ne me rend pas optimiste ; mais, tellement, que je préfère ne pas y penser !!


  • cardom325 cardom325 30 juillet 2014 08:58

    Merci Alinea , pour votre clairvoyance , votre texte est clair , aussi concis que possible pour un sujet aussi ardu, je me permets de copier coller votre texte sur un document word, de mettre en gras ce qui me semble essentiel , et essayer de le partager avec ceux qui voudront bien sortir de leur quotidien stressé
    Votre contribution est subversive sans être polémique, ce qui démontre une certaine sagesse que je vous concède bien volontiers . Passons d’un monde arithmétique à un monde philosophique . Gardons l’esprit frondeur pour incurver l’avenir qu’on nous propose sans demander notre avis . Pour nos camarades d’ Agoravox, n’hésitez pas à aller visionner sur youtube les contributions de Claude Bourguignon , qui est un vulgarisateur de sa cause , un homme qui explique simplement des choses qui paraissent compliquées ....Alinea, vous avez ensoleillé ma matinée, je vous bise bien respectueusement


  • kalachnikov lermontov 30 juillet 2014 10:46

    @ Fifi et autres

    Vous êtes des aliénés ; votre âme est complètement bouffée. Vous avez gobé tous les pipo des maîtres et plus que gobé, littéralement incorporé : croyance dans le libre arbitre, croyance dans le progrès automatique, l’Histoire est une évolution positive, la politique c’est tout, l’homme doit être dirigé ie il ne sait pas se diriger tout seul ie il doit avoir des maitres ie il doit donc y avoir des laquais, la nature est une grosse pute qu’il convient d’exploiter, le travail c’est la santé et ça rend libre, la démocratie ça c’est l’ultime bébé, tu es responsable, l’homme est un summum, l’intellect, c’est tout, la science va nous sauver, c’est le collectif le maître, le collectif qui a les idées, tout est mécanique, etc, etc.

    Je ne sais pas : commencez par lire de vrais livres, de ceux qui ont enobli l’être humain, l’humanité tout entière avant de participer à la compétition truquée des petites opinions étroites.

    Voilà à travers un exemple le canevas de votre intelligence décidément prodigieuse :
    1. invention de l’agriculture, - 12 000 (avec phénomènes correlatifs comme accroissement de la population,colonisation, apparition de guerres, famines, problèmes nouveaux de santé) ;
    2. destruction des forêts primaires (l’humus, c’est leur décomposition durant des milliers d’années) ;
    3. la terre s’épuisant (les minéraux nécessaires à la croissance des végétaux), des maladies végétales (elles sont à 90% cryptogamiques) apparaissent. Par méconnaissance, on reproduit 2 et on amplifie le saccage de ce que la nature a fait en des centaines de milliers d’années. Ceci jusqu’au moyen-âge.
    4. nous entrons dans la période des états, royaux et autres d’abord puis plus tard nation ; la liberté de circuler, d’immigrer est considérablement réduite (invention despasseports et autres nationalités/appartenance). On est bien obligé de réfléchir à des solutions dans la pratique agricole sous la pression des famines : jachère des terres et assolement, apparition des engrais organiques. L’homme est tributaire des pratiques culturales qu’il a mis en place dès le départ : exemple typique de l’Irlande et du mildiou ; trois années consécutives de mildiou vont quasi effacer le pays : des millions de morts de famine, des millions de personnes qui émigrent pour ne pas mourir (ce pourquoi il y a tant de personnes d’origine irlandaise aux Usa).
    5. plus tard, essor de la chimie puis de la pétrochimie. La terre, ce ne serait que des molécules, une p*** de machine froide et inerte. Donc, on la farcit de produits en tout genre avec pour conséquences : empoisonnement des sols, terres, mers, rivières. Ceci pour des centaines sinon des milliers d’années. Empoisonnement également de l’homme avec l’apparition de nouvelles maladies, l’érection de maux exceptionnels en règle, ils deviennent chroniques, dégenerescence du vivant : cancers, maladies dite dégénératives, baisse de la fertilité, tendances dépressives, etc.

    Voilà, tout le reste de la vie humaine est sur le même canevas : des problèmes concernant l’homme (son environnement), entièrement fabriqués par lui, avec des remèdes qui ne font qu’aggraver. Le règne absolu de la bêtise et de l’idolâtrie, de la branlette sans fin de cette petite bite qu’est l’intellect.

    Ce que je viens d’expliquer, c’est ce que l’on appelle une relation de cause à effet (théorie du cours de la rivière). On peut y détecter un sens : chaque fois qu’un remède a été apporté pour corriger l’erreur initiale, chaque fois les conséquences désastreuses ont été démultipliées et chaque fois de nouvelles conséquences désastreuses sont apparues. C’est-à-dire que la prochaine fois, ce sera de même, quand bien même ça parait joli dans l’immédiat.

    Devenir intelligent : remédier aux causes, soit remonter en amont ou bien rester en ava et faire n’importe quoi en s’enivrant de son prodigieux génie.

    Concernant l’agriculture, rencardez-vous sur la permaculture, les gens, sur des personnes comme Fukuoka ou bien Mollison, ie des individus qui pensent et travaillent pour l’humanité sans espérer de récompenses,que ce soient financières, des places, de l’argent ou tout simplement l’amour du public.
    Songez bien que par ricochet la mise en place de la permaculture à grande échelle entraînera la fin de système dit de la fourmi esclavagée, où l’individu n’est qu’un spécialiste coupé du reste et de la vie, servant à faire tourner la grande machine infernale.
    Investissez le local, faites des choses, devenez actifs et créateurs, arrêtez de concéder le pouvoir à des représentants ; arrêtez d’obéir, partout court-circuitez l’ordre et ses règles, contournez-le, ne donnez plus d’énergie à ce cirque truqué, parlez directement entre vous au lieu de passer par les médias. En un mot : vivez.

    Pour aller lus loin ; googlez ’permaculture’, télécharger les bouquins de Mollison, allez à la rencontre d’un monde où le gratuit et l’open source est la règle. Renseignez-vous sur l’énergie libre, l’autonomie individuelle dans les domaines énergétiques, etc, etc.

    http://www.bastamag.net/spip.php?page=dossier&id_mot=133


    • alinea alinea 30 juillet 2014 11:25

      Tu oublies lermontov ( enfin tu n’as pas dit !!) que c’est Dieu soi-même, le Dieu des occidentaux qui leur à dit : croissez, multipliez-vous et dominez la nature, utilisez-la ; il ne connaissait pas le mot exploitation !!
      et puis 17 siècles plus tard, un abruti qui avait dû avoir des problèmes avec sa mère, a dit : l’animal est une machine, nous ne sommes que si nous pensons ! Ce n’est pas tombé dans l’oreille de sourds !!
      Tous ces gens-là étaient autorisés ; il a fallu des millénaires pour que ceux-là aillent foutre leur merde dans les autres civilisations, celles qui cultivaient leurs âmes en l’ouvrant au monde, au lieu de la fermer !
      Le mystère c’est que le beau, l’amour, la bienveillance font, en quantité égale, moins de bien que ne font de mal, l’avidité, le pouvoir et l’exploitation !! Qu’il est plus long et plus difficile, souvent impossible, de réparer les dégâts que de soigner l’existant !
      Détruire une forêt millénaire en si peu de temps !!!!!!!!!!!!!! c’est ça la puissance divine !! En jouir, s’y abreuver, c’est très bisounours ! ( cette expression m’a marquée, ça oui !!!)


    • kalachnikov lermontov 30 juillet 2014 11:50

      @ Alinea

      Une fois, j’ai lu Mollison par hasard, et je me suis intéressé à Fukuoka (on trouve facilement bouquins,vidéos, etc, sur le net ; ’la révolte d’un brin de paille’, etc, etc). L’objet de ces bouquins n’est pas du coaching ; rien que cela est symbolique de cette époque : il leur faut du coaching, l’intelligence fait défaut on est dans la doctrine du mimétisme stupide.
      Du coup, je me suis mis à cultiver avec pour mot d’ordre : pas d’énergie, pas d’irrigation, pas de travail. J’ai fini sur deux hectares alone avec pour seuls outils un sécateur et une pelle à jardinière. Le reste, ce sont les forces de la nature qui le faisaient. Le seul truc que m’a vraiment apporté la fréquentation de ces belles personnes, c’est la reconnexion ; pour le reste, j’ai mené ma propre expérience et appris de mes erreurs ; et au final je suis revenu en fait de tout ce qu’on m’avait enseigné au sujet de l’agriculture (je suis de la campagne).
      Et ce que je retire de la compagnie de ces personnes, c’est que la liberté existe, qe le monde alentour est une absurdité totale et que l’intellect et le rationel purs sont des bouffonneries finies.
      En plus de cela, ma vie a pris un sens, je suis devenu plus intelligent et iconoclaste.

      C’est quand même autre chose, et du concret, on n’est pas payé de mots, que de glisser un bulletin dans l’urne pour trucmuche en se défaussant gentiment ou d’écouter un totologue ânonner sa petite histoire du haut de la chaire à la populace passive.

      Devenez acteur de votre propre vie, devenez libre, vive l’énergie libre, vive l’individu libre ! 

       


    • alinea alinea 30 juillet 2014 12:08

      lermontov,
      moi j’ai fait pareil avec l’élevage ! les gens me prenaient pour une folle avec mes chevaux, la manière dont je les éduquais, la manière dont je les soignais ; j’avais le même résultat de sécurité et de confiance, mais par l’amour, l’oubli de moi et l’adaptation à eux, plutôt que par l’autorité ! certains l’ont vu, mais cela n’a pas pu changer leur manière de faire : il faut avoir ça à l’intérieur, ça ne peut pas se jouer, ce n’est pas une recette ; surtout avec les chevaux qui peuvent être dangereux, même sans le vouloir.
      Pendant ce temps, la plupart tente de soulager leurs problèmes intérieurs avec un apport extérieur qui en fait recouvre le malaise, l’occulte. La société incite à ça, c’est pourquoi tout va si mal !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 30 juillet 2014 20:19

      lermontov,
      Merci pour vos bons conseils, je pratique l’agriculture bio depuis les années 70, vous n’étiez sans doute pas né..., et Bourguignon non plus.


      Vos solutions individuelles ne peuvent résoudre ceux de la grande masse de la population. Qui peut aujourd’hui vivre avec un jardin bio alors que la moitié des Français vivent désormais en ville ? Les plus aisés financièrement, des privilégiés ou ceux qui ont bénéficié d’un héritage.
      Sinon, c’est les courses à la malbouffe chez LIDL et LECLERC.

      Ce sont des solutions pour tout le monde qu’il faut trouver, et pas seulement pour quelques uns. J’ignore quelles sont les vôtres, mais pour l’ UPR, il faut un gouvernement qui s’occupe de l’intérêt général, ce qui n’est plus le cas dans l’ UE.

      L’UPR a des propositions dans son programme, c’est la partie 14 :
      « Élévation et sécurité du niveau de vie des agriculteurs et souci de la qualité des aliments »
      * Régulation des spéculations sur les produits alimentaires en règlementant les marges de la filière.

      * Prix minimum de viabilité pour les agriculteurs en dessous duquel la grande distribution ne pourra pas descendre.

      *Stabiliser le marché et l’orienter vers des productions locales.

      * Accroître la qualité avec des techniques plus respectueuses de l’environnement. Interdiction des OGM.

      * Campagnes de sensibilisation auprès des consommateurs pour qu’ils changent leurs habitudes et achètent des produits plus petits pour éviter le gaspillage.

      * Négocier avec l’ OMS sur les règles de la FAO liées au Codex Alimentarus. etc.


      Rien que ces propositions sont en totale contradiction avec les Traités européens, il faut donc en sortir. Programme de Libération Nationale.

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 30 juillet 2014 20:20

      lermontov,
      Merci pour vos bons conseils, je pratique l’agriculture bio depuis les années 70, vous n’étiez sans doute pas né..., et Bourguignon non plus.


      Vos solutions individuelles ne peuvent résoudre ceux de la grande masse de la population. Qui peut aujourd’hui vivre avec un jardin bio alors que la moitié des Français vivent désormais en ville ? Les plus aisés financièrement, des privilégiés ou ceux qui ont bénéficié d’un héritage.
      Sinon, c’est les courses à la malbouffe chez LIDL et LECLERC.

      Ce sont des solutions pour tout le monde qu’il faut trouver, et pas seulement pour quelques uns. J’ignore quelles sont les vôtres, mais pour l’ UPR, il faut un gouvernement qui s’occupe de l’intérêt général, ce qui n’est plus le cas dans l’ UE.

      L’UPR a des propositions dans son programme, c’est la partie 14 :
      « Élévation et sécurité du niveau de vie des agriculteurs et souci de la qualité des aliments »
      * Régulation des spéculations sur les produits alimentaires en règlementant les marges de la filière.

      * Prix minimum de viabilité pour les agriculteurs en dessous duquel la grande distribution ne pourra pas descendre.

      *Stabiliser le marché et l’orienter vers des productions locales.

      * Accroître la qualité avec des techniques plus respectueuses de l’environnement. Interdiction des OGM.

      * Campagnes de sensibilisation auprès des consommateurs pour qu’ils changent leurs habitudes et achètent des produits plus petits pour éviter le gaspillage.

      * Négocier avec l’ OMS sur les règles de la FAO liées au Codex Alimentarus. etc.


      Rien que ces propositions sont en totale contradiction avec les Traités européens, il faut donc en sortir. Programme de Libération Nationale.

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 30 juillet 2014 20:21

      lermontov,
      Merci pour vos bons conseils, je pratique l’agriculture bio depuis les années 70, vous n’étiez sans doute pas né..., et Bourguignon non plus.


      Vos solutions individuelles ne peuvent résoudre ceux de la grande masse de la population. Qui peut aujourd’hui vivre avec un jardin bio alors que la moitié des Français vivent désormais en ville ? Les plus aisés financièrement, des privilégiés ou ceux qui ont bénéficié d’un héritage.
      Sinon, c’est les courses à la malbouffe chez LIDL et LECLERC.

      Ce sont des solutions pour tout le monde qu’il faut trouver, et pas seulement pour quelques uns. J’ignore quelles sont les vôtres, mais pour l’ UPR, il faut un gouvernement qui s’occupe de l’intérêt général, ce qui n’est plus le cas dans l’ UE.

      L’UPR a des propositions dans son programme, c’est la partie 14 :
      « Élévation et sécurité du niveau de vie des agriculteurs et souci de la qualité des aliments »
      * Régulation des spéculations sur les produits alimentaires en règlementant les marges de la filière.

      * Prix minimum de viabilité pour les agriculteurs en dessous duquel la grande distribution ne pourra pas descendre.

      *Stabiliser le marché et l’orienter vers des productions locales.

      * Accroître la qualité avec des techniques plus respectueuses de l’environnement. Interdiction des OGM.

      * Campagnes de sensibilisation auprès des consommateurs pour qu’ils changent leurs habitudes et achètent des produits plus petits pour éviter le gaspillage.

      * Négocier avec l’ OMS sur les règles de la FAO liées au Codex Alimentarus. etc.


      Rien que ces propositions sont en totale contradiction avec les Traités européens, il faut donc en sortir. Programme de Libération Nationale.

    • kalachnikov lermontov 30 juillet 2014 20:34

      @ fifi

      "Vos solutions individuelles ne peuvent résoudre ceux de la grande masse de la population. Qui peut aujourd’hui vivre avec un jardin bio alors que la moitié des Français vivent désormais en ville ? Les plus aisés financièrement, des privilégiés ou ceux qui ont bénéficié d’un héritage.
      Sinon, c’est les courses à la malbouffe chez LIDL et LECLERC."

      Vous ne savez manifestement pas ce qu’est la permaculture. vous aimez donner des liens aux autres, j’en ai mis deux plus bas, vous n’avez qu’à lire les livres.

      Vous savez, une politique de la ville, ça peut être de supprimer les bagnoles et de planter des abricotiers ou autres en lieu et place des variétés exotiques inutiles et coûteuses en irrigation et autres. Ca peut-être des chèvres qui tondent plutôt qu’aller faire la guerre je ne sais pas où que le chef soit upr ou non.

      Ce p** de monde occidental est fini. Game over.


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 30 juillet 2014 21:22

      @lermontov
      je crois que vous n’avez pas saisi toutes les implications de ce que dit Fifi, même si ce n’est pas forcément ce à quoi il ou elle pensait. Si vous habitez au douzième étage d’une tour, vous n’allez pas tous vous retrouver en pavillon avec jardin du jour au lendemain. Alors de deux choses l’une :
      - vous confiez la production alimentaire à un tiers. On revient au point de départ.
      - les terrains en bas de chez vous suffisent. Alors, comme on ne change pas les hommes du jour au lendemain, vous aurez tout intérêt à dormir sur le balcon avec un fusil chargé si vous voulez manger demain, parce que le fait que tout le monde mange à sa faim n’empêchera pas que certains voudront manger plus que d’autres, et en se fatiguant encore moins. La solution alternative où on s’arrange entre voisins pour les tours de garde risquerait de finir en comités d’autodéfense, le beau progrès !
      Peut-être que ça ne durerait que le temps de la transition vers un autre habitat, mais ça signifierait sacrifier encore une génération au moins, sans garantie.
      Pour votre conclusion, j’espère que vous avez raison. Mais qu’est-ce qu’elle est longue cette agonie !


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 31 juillet 2014 05:14

      lermontov,
      Merci pour vos bons conseils, je pratique l’agriculture bio depuis les années 70, vous n’étiez sans doute pas né..., et Bourguignon non plus.


      Vos solutions individuelles ne peuvent résoudre ceux de la grande masse de la population. Qui peut aujourd’hui vivre avec un jardin bio alors que la moitié des Français vivent désormais en ville ? Les plus aisés financièrement, des privilégiés ou ceux qui ont bénéficié d’un héritage.
      Sinon, c’est les courses à la malbouffe chez LIDL et LECLERC.

      Ce sont des solutions pour tout le monde qu’il faut trouver, et pas seulement pour quelques uns. J’ignore quelles sont les vôtres, mais pour l’ UPR, il faut un gouvernement qui s’occupe de l’intérêt général, ce qui n’est plus le cas dans l’ UE.

      L’UPR a des propositions dans son programme, c’est la partie 14 :
      « Élévation et sécurité du niveau de vie des agriculteurs et souci de la qualité des aliments »
      * Régulation des spéculations sur les produits alimentaires en règlementant les marges de la filière.

      * Prix minimum de viabilité pour les agriculteurs en dessous duquel la grande distribution ne pourra pas descendre.

      *Stabiliser le marché et l’orienter vers des productions locales.

      * Accroître la qualité avec des techniques plus respectueuses de l’environnement. Interdiction des OGM.

      * Campagnes de sensibilisation auprès des consommateurs pour qu’ils changent leurs habitudes et achètent des produits plus petits pour éviter le gaspillage.

      * Négocier avec l’ OMS sur les règles de la FAO liées au Codex Alimentarus. etc.


      Rien que ces propositions sont en totale contradiction avec les Traités européens, il faut donc en sortir. Programme de Libération Nationale.

    • alinea alinea 31 juillet 2014 10:39

      vous n’êtes pas le seul à avoir des problèmes d’ordi ! c’est fou le nombre de commentaires doublés ou triplés depuis que le site a changé !!!


    • kalachnikov lermontov 31 juillet 2014 11:32

      @ Fifi

      La permaculture n’a rien à voir avec l’agriculture bio ; l’agriculture bio est un pansement, la prétendue correction de pratiques nocives de façon à ce qu’elles ne soient plus néfastes. La permaculture est un changement de pratiques. Par exemple, vos techniques de culture fabriquent les maladies végétales qu’il vous faut ensuite soigner ; la permaculture vise à supprimer les conditions d’apparition des maladies.
      De plus, la permaculture n’est pas une stricte question d’agriculture. Elle se préoccupe d’agriculture car elle se pose la question de l’alimentation mais elle prend en ligne de compte d’autres choses comme l’énergie, le traitement de déchets, etc, etc. C’est une pensée généraliste, une philosophie, qui ne laisse pas la chose aux spécialistes.

      Votre vision du monde, celle de l’Upr, est strictement la même que celle du système ; ce que vous voulez c’est en fait la redistribution du pouvoir, pour supposément plus de démocratie. Mais votre croyance, c’est toujours la hiérarchie pyramidale et le maître qui du haut de sa chaire donne ses ordres.


    • Le Gaïagénaire 31 juillet 2014 19:21

      alinea (---.---.---.147) 30 juillet 11:25


      J’ai lu qu’il avait été espion pour la Compagnie de Jésus.

    • alinea alinea 31 juillet 2014 19:32

      Qu’est-ce que ça veut dire ??


    • kalachnikov lermontov 31 juillet 2014 20:39

      @ Alinéa

      Dans sa lettre de remerciement à Rousseau, pour l’envoi du ’discours sur l’origine de l’inégalité’, Voltaire écrit exactement : "On n’a jamais employé autant d’esprit à vouloir nous rendre bêtes, et il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage. Cependant, comme il y a plus de soixante ans que j’en ai perdu l’habitude, je sens malheureusement qu’il m’est impossible de la reprendre et je laisse cette allure naturelle à ceux qui en sont plus dignes que vous et moi… "


    • alinea alinea 31 juillet 2014 21:03

      Voltaire était un gros con ; malgré tout le respect que je lui devrais et quelques ouvrages quand même lisibles !! smiley


    • Le Gaïagénaire 31 juillet 2014 21:24

      alinea (---.---.---.147) 31 juillet 19:32


      Je fais allusion à Descartes.

  • jeanVidales jeanVidales 30 juillet 2014 11:38

    Je n’ai pas eu le courage de lire tout l’article. Mais je connais une citation qui devrait coller parfaitement à l’idée de celui-ci :
    « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres. Nous l’empruntons à nos enfants. » (Sitting Bull)


  • Mohammed MADJOUR (Dit Arezki MADJOUR) Mohammed MADJOUR 30 juillet 2014 16:15

    Un « bien commun » suppose une discipline collective, une volonté de partager et une solidarité effective ! Tout le contraire de la mentalité occidentale qui a gaspillé toutes les richesses naturelles de la Planète en l’espace de deux siècles !

    Les Occidentaux, non seulement REFUSENT DE CHANGER LEUR COMPORTEMENTS AUJOURD’HUI, mais en plus ils continuent à OCCIDENTALISER LES PEUPLES ET A LEUR INCULQUER LES VALEURS DE L’ÉGOÏSME ET LA FRÉNÉSIE A LA SURCONSOMMATION !

    Pourquoi discourir pour rien ? La Chine (et aussi l’Inde et le Japon), devenue plus que minable pour avoir adopté la culture de la France et des l’Occident va réussir à elle-seule à étouffer le genre humain d’ici quelques années !

    Tapez sur Google.fr : http://republic.unblog.fr

    «  »/ Vive la République, mais changeons d’abord les comportements pour que naisse la Vraie Démocratie !

    Le prochain sommet sur le machin climatique qui se tiendra à Paris ne RÉUSSIRA PAS à HOLLANDE !!! Il y a trop d’hypocrisie dans l’air ... Vous voyez un peu la vraie cause de la vraie pollution humaine ???


  • BA 30 juillet 2014 21:12

    Il y a peu en Espagne, le manifeste "Le dernier appel" a été lancé par plus de 250 chercheur-e-s, militant-e-s, syndicalistes, politiques de différents partis, etc., afin d’alerter sur l’effondrement écologique et social à venir si rien n’est fait pour y remédier.

    En peu de jours, ce manifeste a reçu plus de six mille signatures et a été diffusé largement au travers des réseaux sociaux et de la presse en Espagne et bien au-delà, en anglais, en portugais, en italien, en grec, en esperanto ... Le voici en français.

    « Le dernier appel »

    Les citoyennes et citoyens européens, dans leur grande majorité, pensent que la société de consommation actuelle peut « s’améliorer » dans le futur (et qu’elle devrait le faire). En même temps, une bonne partie des habitants de la planète espère se rapprocher petit à petit de nos niveaux de bien-être matériel.

    Néanmoins, ces niveaux de production et de consommation ont été atteints au prix de l’épuisement des ressources naturelles et énergétiques et d’une rupture des équilibres écologiques de la Terre.

    Vers un effondrement de civilisation

    Rien de tout cela n’est nouveau. Les chercheur/ses et scientifiques les plus lucides tirent la sonnette d’alarme depuis le début des années 1970 : si les tendances de croissance actuelles (économique, démographique, d’utilisation des ressources, de génération de pollution et d’augmentation des inégalités) se poursuivent, le résultat le plus probable sera l’effondrement de la civilisation.

    Aujourd’hui, les nouvelles indiquant que la voie de la croissance est un génocide au ralenti s’accumulent. La baisse de la disponibilité d’énergie bon marché, les scénarios catastrophiques du changement climatique et les tensions géopolitiques pour les ressources montrent que les tendances de progrès du passé s’écroulent.

    Face à ce défi, ni le mantra superficiel au sujet du développement durable ni le simple fait d’adopter les technologies éco-efficaces ou ladite « économie verte » — qui dissimule la marchandisation généralisée des ressources naturelles et des services écosystémiques — ne suffisent. Les solutions technologiques censées lutter contre les nombreuses crises environnementales ou contre le déclin énergétique ne suffisent pas non plus.

    De plus, la crise écologique n’est pas quelque incident isolé. Elle est essentielle et affecte bien des aspects de la société : alimentation, transport, industrie, urbanisation, conflits militaires… En fin de compte, elle concerne le fondement de notre économie et de nos vies.

    L’impasse

    Nous sommes pris au piège de la dynamique perverse d’une civilisation qui ne fonctionne pas si elle ne croît pas et qui, avec sa croissance, détruit les ressources naturelles qui la rendent possible. Notre culture, qui idolâtre la technologie et le marché, oublie que nous sommes, fondamentalement, dépendants des écosystèmes et interdépendants.

    La planète ne peut pas soutenir la société productiviste et consumériste. Nous avons besoin de bâtir une nouvelle civilisation capable d’assurer une vie dans la dignité pour une énorme population humaine (aujourd’hui, plus de 7,2 milliards de personnes), en constante croissance, qui habite un monde dont les ressources sont en déclin. Ce but ne peut être atteint que si nous changeons radicalement de mode de vie, de formes de production, de conception des villes et d’aménagement du territoire.

    Et, plus que tout, il ne peut être atteint qu’au moyen de changements radicaux dans les valeurs qui orientent ces notions. Nous avons besoin d’une société axée sur la récupération de l’équilibre avec la biosphère et pour qui la recherche, la technologie, la culture, l’économie et la politique sont des moyens pour avancer vers cet objectif.

    Pour y arriver, toutefois, nous aurons besoin de toute l’imagination politique, de toute la générosité morale et de toute la créativité technique dont nous disposons.

      Dessin de El Roto : « La solution à la crise est très simple : il faut juste consommer plus pour relancer l’économie et consommer moins pour ne pas bousiller la planète. »

    Une profonde rupture politique avec l’hégémonie en vigueur

    Mais, pareille Grande Transformation se heurte à deux obstacles titanesques : l’inertie du mode de vie capitaliste et les intérêts des groupes privilégiés. Afin d’éviter le chaos et la barbarie vers lesquels nous nous dirigeons actuellement, nous avons besoin d’une profonde rupture politique avec l’hégémonie en vigueur et d’une économie qui soit destinée à satisfaire les besoins sociaux dans les limites imposées par la biosphère, et non pas l’augmentation du bénéfice privé.

    Aujourd’hui en Espagne, l’éveil de la dignité et de la démocratie qu’a signifié le « Mouvement indigné » du 15M (depuis le printemps 2011) est en train de jeter les bases d’un processus constitutionnel qui ouvre des possibilités à d’autres formes d’organisation sociale.

    Cependant, il est essentiel que les divers projets alternatifs prennent conscience des implications associées aux limites de la croissance. Ainsi, doivent-ils proposer des changements beaucoup plus audacieux. La crise de régime et la crise économique ne pourront être surmontées qu’en même temps que le sera la crise écologique.

    Dans ce sens, les anciennes politiques fondées sur les recettes du capitalisme keynésien sont loin d’être suffisantes. Ces politiques nous ont amenés, dans les décennies qui suivirent la 2e guerre mondiale, à un cycle d’expansion qui nous a conduits au bord des limites de notre planète.

    Un nouveau cycle d’expansion n’est pas envisageable : il n’existe ni la base matérielle, ni l’espace écologique, ni les ressources naturelles qui le permettraient.

    Le siècle le plus déterminant de l’histoire de l’Humanité

    Le 21e siècle sera le siècle le plus déterminant de l’histoire de l’Humanité. Il sera une épreuve remarquable pour toutes les cultures et les sociétés, voire, pour l’espèce dans son ensemble. Une épreuve qui décidera de la continuité de notre présence sur la terre et de la possibilité de qualifier d’« humaine » la vie que nous organiserons à l’avenir.

    Nous sommes confrontés au défi d’une transformation dont le calibre est analogue aux grands événements historiques tels que la révolution néolithique ou la révolution industrielle.

    Mais, attention : la fenêtre d’opportunité est en train de se refermer. Certes, il existe dans le monde entier de nombreux mouvements de résistance qui poursuivent la justice environnementale (l’organisation « Global Witness » a enregistré près d’un millier d’écologistes morts au cours des dix dernières années, au cours de leur lutte contre des projets miniers ou pétroliers, alors qu’ils défendaient leurs terres et leurs eaux).

    Une civilisation se termine et nous devons en bâtir une nouvelle

    Mais nous disposons de cinq ans tout au plus pour établir un débat large et transversal sur les limites de la croissance et pour bâtir démocratiquement des alternatives écologiques et énergétiques qui soient tout à la fois rigoureuses et viables. Nous devrions être en mesure de convaincre de grandes majorités en faveur d’un changement de modèle économique, énergétique, social et culturel.

    Outre la lutte contre les injustices causées par l’exercice de la domination et de l’accumulation de la richesse, nous parlons d’un modèle qui prenne en compte la réalité, qui fasse la paix avec la nature et qui rende possible le « vivre bien » dans les limites écologiques de la Terre.

    Une civilisation se termine et nous devons en bâtir une nouvelle. Ne rien faire ou en faire trop peu nous mènera directement à l’effondrement social, économique et écologique. Mais si nous commençons aujourd’hui, nous pouvons encore être les protagonistes d’une société solidaire, démocratique et en paix avec la planète.

    http://www.reporterre.net/spip.php?article6204


    • alinea alinea 30 juillet 2014 22:02


      Eh bien il nous faut être des millions à signer et des millions à agir !
      Certains plus haut diraient : qu’est-ce qu’ils sont bisounours ces espagnols !! smiley
      Ceci dit ils ne sont pas réputés, jusqu’ici, pour être très écolos !! comme quoi, la conscience ne vient pas en même temps ni de la même manière chez tout le monde !!

      Merci BA, je fais circuler


  • Le Gaïagénaire 31 juillet 2014 16:28

    @ Alinea (---.---.---.147) 30 juillet 11:33


    « Je sais bien tout ça, bien placée pour savoir que notre petite enfance, l’amour initial (...) nous façonnent !! »

    Pourquoi dites-vous que vous êtes bien placée ?

    • Le Gaïagénaire 31 juillet 2014 17:12

      Si ce n’est pas indiscret.


    • alinea alinea 31 juillet 2014 17:45

      Par mon vécu !! quelques années de psychanalyse, puis un début de didactique, puis des lectures !! puis la découverte de éthologie, bref, un long chemin !! smiley  !!


    • Le Gaïagénaire 31 juillet 2014 18:14

      alinea (---.---.---.147) 31 juillet 17:45


      Ah ! Cyrulnick :*******

      « Donc, je pense que le récit de soi, c’est notre colonne vertébrale identitaire, on ne sait qui on est que lorsqu’on est capable de faire le récit de soi. Là, je suis fort, là, je ne suis pas bon, là, il m’est arrivé ça de très douloureux, il m’est arrivé ça de très constructif. Alors, quand on fait un récit de soi, on s’identifie, on sait qui on est, et quand on sait qui on est, on sait un peu mieux comment il faut se défendre et s’organiser dans la vie. »



    • alinea alinea 31 juillet 2014 18:22

      C’est vrai, on refait l’histoire ; mais elle est postérieurs à la vraie si bien que selon comment on la formule, elle nous aide ou nous achève !
      Ceci dit, il y a des traces réelles et je sais, puisque je l’ai appris de mon vécu, que c’est définitif : il nous faut faire avec et , comme je l’ai cru longtemps, ne pas croire que l’on peut effacer !!


    • Le Gaïagénaire 31 juillet 2014 18:38

      alinea (---.---.---.147) 31 juillet 18:22


      Le but est d’intégrer l’énergie de l’émotion refoulée avec l’événement traumatisant, pas d’effacer mais d’en faire le deuil après avoir vaincu le sentiment de culpabilité.




    • alinea alinea 31 juillet 2014 18:44

      Il n’y a pas que des sentiments de culpabilité ; la culpabilité est une des choses les plus faciles à déblayer, enfin si on en prend conscience et qu’on fait tout pour ! évidemment !! quand je dis facile, c’est façon de parler ! c’est long, ça se niche n’importe où et ressort où on l’attendait pas, mais enfin, on y arrive !!


    • Le Gaïagénaire 1er août 2014 14:20

      alinea (---.---.---.147) 31 juillet 18:44

      J’ai trouvé que c’est l’étape qui ouvre, permet de commencer le deuil lors du suicide d’un frère cadet.

    • Le Gaïagénaire 1er août 2014 14:28

      alinea (---.---.---.147) 31 juillet 17:45


      Je pense à Marie Cardinal : Les mots pour le dire.

  • peyogora 1er août 2014 20:31

    Quand comprendrons nous que le paradis soi-disant perdu c’est notre terre Pachamama ? Peut être trop tard. ça dépend de nous et de nos luttes. Il y a urgence.


    • alinea alinea 1er août 2014 21:12

      oui, je suis bien d’accord ! ce sentiment d’urgence me ronge à voir les autres « prendre leur temps » !!


  • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2014 10:16

    Bonjour Alinea,

    hier soir sur Arte il y avait un docu « Nestlé et le business de l’eau en bouteille »

    Excellent, vraiment. Vers la fin du docu, ils montrent deux village aux USA dont les habitants ont refusé de voir une entreprise venir pomper l’eau pour la revendre ailleurs. Ils sont allé voir leurs élus qui ont refusé de les écouter. Alors, ils ont appliqué ce que leur droit constitutionnel autorise de faire.Ils sont passé outre les élus, ont mis en place une assemblée des citoyens et ont fait voter un référendum d’initiative populaire pour faire mettre en place un arrêté municipal disant que l’eau devenait un bien public. Conséquence, les forages ont été arrêté et rebouché.

    Bref, tout petit et anodin qu’il y paraît, c’est un acte révolutionnaire qui a bien eut lieu aux USA. Ce qui correspond à ce que je dis depuis 15 ans, « le talon d’Achille de la ploutocratie US est la démocratie ». Tant que les citoyens ont le pouvoir de voter, celui ci est un pouvoir révolutionnaire. Voilà bien pourquoi, face à cette résistance citoyenne qui s’organise ici comme là bas et peut être plus encore là bas, ceux qui nous manipulent font le forcing en menace de guerre et de terrorisme d’état pour maintenir les populations sous pression.

    Les seuls qui ont intérêt à la mondialisation de l’économie et du social, ce sont les citoyens eux mêmes et non les élites qui nous dirigent. Ces derniers ne veulent que la privatisation de l’économie mondiale (l’union fait la force) et la concurrence entre les citoyens de tous les pays (diviser pour mieux régner).


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2014 10:21

      J’oubliai, une fois que la boite de pandore est ouverte avec l’eau, tout le reste ne peut que suivre. C’est à dire, que la terre est aussi un bien public comme l’eau. Aussi, si tu décrète que l’eau est un bien commun, alors, tu finit par prendre conscience que la terre est elle aussi un bien commun, comme l’eau et l’air. Alors, tu réalise que face à un bien commun, il ne s’agit pas de propriété, mais de responsabilité.... Cqfd

      Et une fois que la mèche aura prise, elle devrait se propager comme trainé de poudre.


    • alinea alinea 6 août 2014 10:35

      Je ne sais pas où tu as vu que je prenais le bien commun pour une propriété ; si c’est parce que je dis « notre », je dis aussi « mon » fils, « mon » compagnon, « mon » cheval, « mes » vaches ! et pourtant ils ne m’appartiennent pas. Même si je dis « mon » article, à partir du moment où il a paru, il ne m’appartient plus !!
      Ceci répété, les gens se bougent quand ils sont touchés dans leur chair, et tu viens de me faire une belle démonstration que la lutte ne peut- être que locale ; ensuite, elle peut faire tache d’huile, c’est évident, mais l’énergie du départ est se défendre soi !
      Aujourd’hui, il n’y a que la désobéissance qui peut être révolutionnaire ; on le voit, des poches ici ou là !!


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2014 11:28

      Je disais « tu » sans penser à toi, mais de manière générale. J’aurai dû écrire « on », pour ne pas prêter à confusion.

      Oui, l’énergie de départ est d’être touché soi directement, mais c’est comme pour faire un grand fleuve, il faut à la fin que tous ces petits ruisseaux rejoignent le même fleuve car sinon, il n’en reste rien. C’est l’union seule qui fait la force des petites gens et leur division qui les maintient sous le joug.


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2014 11:36

      Ce qu’a dit la femme qui a pris la tête de la révolte citoyenne, c’est que les élus ne les protègent plus et n’obéissent plus aux citoyens électeurs, mais s’écrasent devant les menaces des instances dirigeantes. Une pression qui n’a pas eut prise sur les citoyens qui ont voté pour rendre l’eau bien commun.

      Mais c’est vrai que la désobéissance civile est le premier acte révolutionnaire, lorsque l’ordre d’obéir est contraire à l’éthique sociale.


    • alinea alinea 6 août 2014 11:55

      C’est un mal pour un bien au fond ! les élus se discréditent, prennent les gens pour des cons ; ça tient un petit moment, mais quand ils s’apercevront qu’ils ont eu tort, ce sera trop tard !!! ça donne un peu d’optimisme !!


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2014 12:26

      Cela me fait me souvenir d’une paraphrase sur une citation fameuse.

      La guerre est une chose trop sérieuse pou être décidé par les militaires, c’est l’affaire du politique.

      Qui donne,

      La démocratie est une chose trop sérieuse pour être laissé aux mains de politiciens, c’est l’affaire des citoyens.

      Et pour finir avec cette histoire, la femme dans son discours de remerciement dit qu’elle voyait tout le monde comme ses ami’es et non plus comme de simples voisins. Elle ne s’est jamais senti comme chef, mais simplement comme activiste d’un mouvement qu’elle à initié, mais porté par tout un chacun. Bref, elle n’est sorti du lot que pour une tâche précise qui nécessitait une organisatrice, mais pas plus. Une fois la paix revenu, il n’y a plus de chef qui tient !


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