jeudi 18 avril - par Jules Seyes

Notre drame d’Israël !

Certes l’échange d’orions dans le ciel du moyen orient peut inquiéter. Trop souvent le monde fut destabilisé par les combats de cette région et dans la nouvelle guerre froide, la poudrière retrouve son pouvoir de destabilisation.

Pourtant, dans le nouveau monde multipolaire, les jeux de pouvoir sont plus complexes et peut-être y a-t-il enfin place pour un peu d’optimisme ?

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Roulement de tambour, en ce cinq janvier 1895 le capitaine Dreyfus pénètre dans la cour de l’école militaire. On brisera son sabre et dépouillera son uniforme de tous ces insignes, la farce macabre divisera durablement la France en deux.

Souffrez cependant que nous laissions le destin s’accomplir pour détourner le regard vers l’assistance et découvrir cet homme au milieu du public : Theodor Herzl. Venu de l’empire Austro-hongrois, il assiste à la dégradation et en tirera, dit-il, la conclusion de la nécessité d’un « abri permanent pour le peuple juif ».

L’historiographie, tentera de lire l’évolution de la pensée du responsable sioniste, il reste la conclusion dans la mémoire occidentale de cette injustice commise par antisémitisme. On aurait pu passer dessus, toutes les nations ont leurs martyrs et leurs injustices, mais les crimes nazis et d’efficaces campagnes de presse ont contribué à imprégner la culpabilité dans l’esprit des peuples européens.

Il y eut d’autres victimes dans la Shoah : Homosexuels, Tziganes… Le traitement des prisonniers russes est proche d’un génocide, à la fois dans les intentions et le nombre de morts. Seulement, les tziganes, les homosexuels, les Russes n’auront pas l’appui des journaux anglo-saxons.

Cela dit, est-ce encore important ? Toujours est-il que les peuples européens ont intégré dans leur mémoire la notion de culpabilité… avant de s’en débarrasser en appuyant la construction de l’état israélien.

Ce fut certainement une preuve de mauvaise foi, Israël se construisait sur une terre non Européenne à laquelle nous n’avions d’autre droit que celui du plus fort. Faut-il s’étonner que les Arabes l’aient vécu comme une injustice ?

De plus, à cela se sont ajoutés les problèmes classiques de la colonisation : Privatisation des terres publiques en faveur des colons, allocation de l’eau sur un territoire où elle est rare. De plus, les colons accédaient au capital et pouvaient pratiquer une agriculture mécanisée et implanter leurs industries. Ce faisant, ils recouraient à la main d’œuvre palestinienne et aux conflits religieux, raciaux éventuellement, culturel certainement s’ajoute la lutte sociale. Nous avons connu cela en Algérie et le dénouement du conflit fut, faut-il le rappeler, violent ! Sur cette terre, les germes de la tragédie ont été plantés en toute bonne conscience, mais les résultats sont désastreux.

 

Il ne s’agit ni de justifier, ni de condamner, mais de démontrer les multiples enchevêtrements qui rendent ce conflit difficile à dénouer. Pourtant, avant de nous étendre sur la situation actuelle, nous devons clarifier deux points : Tout d’abord, les intérêts divergents entre les populations arabes et les dirigeants de leurs pays, base des accords d’Abraham puis les problèmes politiques d’Israël dont l’évolution a gâché l’occasion.

La population arabe, portée par la religion pour supporter son manque de développement vit avec l’Idée d’Umma. La solidarité avec les populations palestiniennes est donc programmée dans sa matrice culturelle. L’injustice subie par ces derniers trouve aussi une résonance dans le combat nationaliste de ces pays pour s’émanciper de l’occident qui avait pris dans l’orient une place de choix suite à l’effondrement de l’empire Ottoman.

Pourtant, nous sommes payés pour savoir que les peuples veulent et que leurs dirigeants agissent en général comme ils le désirent. Or, les élites des pays arabes souvent formées en occident désirent souvent conduire leur monde vers la modernité. Ils cherchent des alternatives pour améliorer le capital sur les territoires1. Lorsque Mohamed Ben Salman évoque par exemple une ville ultra moderne, il voit probablement bien au-delà des promenades piétonnes. Il s’agit de technologies, de diversification industrielle, bref de la voie vers une certaine indépedance. Pour cela, les partenariats technologiques avec Israël revêtent une séduction certaine aux yeux des dirigeants arabes.

Ce fut le génie de Donald Trump d’identifier les parties au deal pour faire signer les accords d’Abraham, alliance entre les dirigeants arabes et Israël. Seulement, la logique de Trump, faite de contrats signés et d’accords gagnants gagnants a laissé de côté les perdants : Les peuples d’orient, mais surtout les Palestiniens.

Cela aurait pu se traiter si le gouvernement israélien avait su identifier la lacune et proposer un accord à minima, mais l’évolution politique d’Israël a interdit une telle solution. La constitution israélienne accorde à la Knesset de désigner les cabinets et confère donc aux petits partis une influence de faiseur de rois bien au-delà de leur poids électoral et donc favorise les extrémistes.

Tout a été dit sur l’extraordinaire influence des religieux et de leur capacité à imposer leur agenda et le pays des Kibboutz socialisants est devenu l’otage de rabbins portés par leur vision messianique. Malgré une vie politique intense et une véritable opposition engagée et combative, la vie parlementaire israélienne tient souvent de la farce et des petits arrangements politiques entre amis2 !

Ainsi, faute de débouché pour la population palestinienne, la négligence ou le refus Israéliens ont pavé la voie vers le sept octobre. On glosera ou non sur l’échec de la stratégie du renseignement électronique ou une volonté délibérée du premier ministre Israélien de chercher l’attentat suffisant pour, enfin obtenir le mandat en vue de liquider les Palestiniens ou en tout cas grouper le pays autour de lui afin de se servir des morts comme d’un moyen de rester en poste et d’éviter la justice. Est-ce important ? Les conséquences le sont, et des vies innocentes ont été de part et d’autres sacrifiées encore une fois pour des dirigeants loin du terrain.

Netanyahu, animal politique, a instrumentalisé avec cynisme la frappe du 7 octobre pour lui permettre de liquider la population palestinienne. On devine l’accord immoral entre le premier ministre israélien et les rabbins, au prix de dizaines de milliers de morts à Gaza, mais aussi en Cisjordannie. Hélas, le 7 octobre fonctionnait bien pour attirer les médias, mais alors il était difficile de s’en débarrasser au moment de liquider les Palestiniens et la stratégie de Netanyahu a trouvé ses limites : Le monde regarde et il sera impossible d’aller au bout de la manœuvre.

Confronté à l’échec de sa stratégie, le premier ministre a décidé d’escalader et de bombarder une ambassade iranienne. Il s’est attiré des représailles de ce pays. Dans cette pièce sinistre, chacun joue sa partition dont les rôles sont distribués depuis longtemps.

Certes, passons, ces (Permettez-moi le terme) « gesticulations », même si elles font la une des médias ravis de ce ballet réglé au millimètre, sont sans importance. Israël, malgré sa volonté demeure incapable de détruire l’Iran seule par manque de puissance de feu pour traverser la défense AA Iranienne3 et les USA ne rentreront plus là-dedans. Ils ont eu leur chance après la seconde guerre du Golfe et ont passé leur tour.

Par contre, observez bien : L’Arabie Saoudite, la Jordanie ont activement participé à la protection d’Israël contre la contre frappe iranienne. On peut donc en conclure à la persistance de la base des accords d’Abraham ! Une autre tentative est possible, seulement, cette fois-ci, il faudra faire l’effort de construire une solution à long terme sans laisser personne sur le bas-côté. Une solution bien plus exigeante donc.

Quelle sera-t-elle ? Impossible de le savoir, la haine semée pendant ces derniers mois complique la situation, il conviendra donc de rechercher des termes constructifs pour créer une solution de paix. Sinon, Israël, affaiblit moralement devra constater l’érosion de son avantage technologique et se retrouvera dans une position militaire inconfortable le jour où le nombre d’hommes comptera de nouveau. Dans ce cas, vu la détestation actuellement à l’œuvre, ce sera pour les Israéliens la valise ou le cercueil, comme en Algérie, ou bien la valise leur sera même refusée.

Alors, au lieu de convoquer les ambassadeurs iraniens pour leur infliger les leçons de monsieur Sejourné, nous devrions les inviter à prendre le thé. La France, a comme je l’ai rappelé une responsabilité morale dans la naissance d’Israël et nous devrions nous sentir engagés. Pourtant, vouloir le bien d’une personne passe parfois par lui expliquer des vérités désagréables.

Une base est là, sachons la sauver et commencer à reconstruire !

 

 

1Attention, seulement une fois leur appétit pour la consommation de luxe largement assouvi, cela reste des classes supérieures persuadées de leur droit divin à bien vivre et à profiter des fruits de la terre et de la civilisation !

2Vice fréquent des diplomaties parlementaires, Israël est loin d’être un cas unique.

3Des bombes passeront bien sur et Israël pourra détruire une poignée de cible et causer quelques milliers de morts, mais ce résultat fera la barbe, qui repousse, à l’Iran.



38 réactions


  • Étirév 18 avril 10:49

    L’endroit du monde où l’on célébrait les Mystères qui étaient les plus renommés s’appelait « Is » (ou « Ys »). On disait « Is-la-Grande » (situé en France, dans la baie de Douarnenez, dans le département du Finistère). C’était le nom de la Divinité féminine, la « Mère universelle ». De ce nom viendra « Isis », « Isca », « Ichalis », « Isa » (Flavius Josèphe dit que les Hébreux donnent à la Femme le nom de « Issa »), « Isha » (Aïsha) en arabe, « Ischen » en Mexicain, mot qui signifie « jeune fiancée » pour les peuples qui ont perdu la tradition. Le pays des Déesses celtiques était appelé « Is-land » ; il s’étendait dans tout le Nord de l’Europe. Ajoutons à ceci que Cybèle était Matrice des Galates et que son nom mystique est « Rhéa » en grec (anagramme de « Héra »), « Râ » en égyptien, et de ces deux noms réunis, Is et Râ, on a fait « Isra-el » (el est un article).
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  • Clocel Clocel 18 avril 11:03

    Il faudra, d’une façon ou d’une autre, se débarrasser de ce boulet avant qu’il ne nous conduise vers l’abîme.


  • La Bête du Gévaudan 18 avril 11:50

    le Sionisme n’a aucun rapport avec la Shoah... comme vous le dites vous-mêmes, il existait déjà bien avant. La Shoah n’a fait que lui donner un élan supplémentaire. Par exemple, l’URSS reconnaît immédiatement Israël, non en raison de la Shoah mais parce-qu’elle espérait en faire un état socialiste. Par ailleurs, Israël est autant un mouvement d’autodétermination des Juifs de Palestine. Ce n’est en rien un état « colonial ». Après avoir vécu pendant des siècles sous le joug de l’apartheid islamique, les Juifs estimaient à bon droit qu’ils avaient droit à leur souveraineté. Ils ont été rejoint en cela par certains Juifs qui vivaient en Occident et ailleurs dans le monde arabe où ils étaient également persécutés, spoliés et humiliés. C’est donc aussi un mouvement d’autodétermination des Juifs du monde islamique en général. 

    Comme vous le dites vous-mêmes, les dirigeant arabes et les secteurs libéraux et émancipés du monde islamique aspirent à se débarrasser du joug religieux obscurantiste, réactionnaire et féodal. Ils souhaitent avancer et bénéficier du « mystère du capital » si bien décrit par Hernando de Soto dans son fameux livre. Car c’est le capitalisme libéral qui permettra l’émancipation matérielle et morale de ces peuples. Les Accords d’Abraham allaient dans ce bon sens. La solution pour les populations palestiniennes en aurait procédé. 

    Mais cela déplaît aux éléments les plus réactionnaires (théocratiques ou fascisants), soutenus en Occident par les nostalgiques des collectivismes nazi et bolchévique et ailleurs par les inconsolables des vieilles lunes tiersmondistes. La « cause palestinienne » n’est plus que la courroie de rappel désespérée des secteurs les plus obscurantistes en lutte contre la modernité... au détriment, d’ailleurs, des Palestiniens eux-mêmes. 


    • Jules Seyes Jules Seyes 18 avril 12:49

      @La Bête du Gévaudan
      J’ai surtout tenté de montrer pourquoi l’occident soutient Israel. La shoah est la raison pour laquelle l’occident a accédé aux revendications sionistes, même si les autres victimes n’ont pas été aussi bien traitées


    • La Bête du Gévaudan 18 avril 18:53

      @Jules Seyes

      même si les autres victimes n’ont pas été aussi bien traitées

      peut-être parce-que votre approche repose sur un biais... Votre approche fait l’impasse sur le rôle actif des Juifs sionistes dans leur auto-détermination nationale... vous faites mine de croire que la « main invisible » de l’Occident serait derrière tout ce qu’il se passe à la surface de la Terre. Cela revient à nier l’autonomie des autres acteurs. On peut même se demander si cela ne découle pas d’un inconscient raciste qui voudrait que seuls les Occidentaux (les dieux antiques, les surhommes ?) soient capables d’agir dans l’Histoire, tandis que les autres ne seraient que des pantins... Quoi qu’il en soit, cela explique pourquoi les autres victimes des persécutions nazies n’ont pas obtenues d’état. Et cela détruit aussi la thèse selon laquelle Israël serait un état colonial : Israël est d’abord le fruit de l’auto-détermination nationale des Juifs vivant en ancienne Palestine et Empire Ottoman. Et à ce titre, il est parfaitement légitime.


    • Jules Seyes Jules Seyes 18 avril 19:18

      @La Bête du Gévaudan
      Je pensais me voire épargner ce reproche.
      Oui, les sionistes ont été une minorité active qui a su capitaliser sur les événnements.
      Les peuples occidentaux ont été content de lui donner la palestinne et de refermer la parenthése avec mauvaise conscience.
      Maintenant et sans racisme, il y a eu un moment de surpuissance occidentale 1870-1950 où effectivement l’occident pouvait agir sans tenir compte des autres peuples.
      Son avancée dans la révolution industrielle et dans la transition démographique lui ont donné cet avantage. Ce que l’homme occidental ne comprend pas, c’est le caractére temporaire de cet avantage qui se résorbe.
      Je vous rappelle cet article ou vous invite à le découvrir ou justement, j’ai détaillé ma pensée sur le sujet :
      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/reflexions-sur-la-singularite-253507


  • njama njama 18 avril 12:09

    La Déclaration de Balfour 2 novembre 1917, un bout de papier de 67 mots dactylographié sans valeur politique internationale, se situe pil-poil entre les Accords Sykes-Picot accords secrets signés le 16 mai 1916, après négociations entre novembre 1915 et mars 1916, entre la France et le Royaume-Uni,

    et la Conférence de San Remo en avril 1920 qui octroiera officiellement Mandats à l’Angleterre et la France sur la Syrie dont la Palestine était une province.

    Il paraît surprenant que cet entregent franco-anglais se démenait pour faire admettre l’idée d’un « foyer national juif » en Palestine, et que le projet aurait été désintéressé de leur part... bien avant WW2 et l’acmé shoahtique de l’antisémitisme durant ces années de guerre.


    • njama njama 18 avril 12:11

      Faut pas pendre la Déclaration de Balfour pour une déclaration d’amour, ni même de commisération pour les Juifs d’Europe...

      Henry Campbell-Bannerman, Chef du Parti libéral de 1899 à 1908, il fut Premier ministre sous Édouard VII du 5 décembre 1905 au 3 avril 1908.

      Relations internationales
      La mesure-phare du cabinet Campbell-Bannerman est sans doute constituée par l’Entente anglo-russe signée en 1907, qui consolide en Triple Entente l’entente cordiale signée avec la France quelques mois avant son accession au pouvoir (avril 1904). (...)

      Par ailleurs, à l’occasion de la Conférence impériale de 1907, qu’il présidait, et durant laquelle le statut de dominion fut entériné, Henry Campbell-Bannerman constitua une commission d’universitaires internationaux pour réfléchir à l’avenir de l’Empire. Seuls des extraits du rapport furent publiés. Celui-ci suggérait, entre autres, de diviser le monde arabe en de nombreux États et d’installer en leur sein, en Palestine, une colonie qui soit hostile aux intérêts arabes et participe de leur division permanente [14]. Enfin, il posa les bases de l’Union d’Afrique du Sud en accordant aux États boers le droit au self-government.
      [14] « The Arab Scene 100 years After Campbell-Bannerman » par Awni Farsakh, Al Khaleej (EAU), 11 mai 2007.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Campbell-Bannerman#


    • Jules Seyes Jules Seyes 18 avril 12:51

      @njama
      Le projet n’était pas désintérressé. Il s’agissait de rallier un lobby pour pousser à l’entrée en guerre des USA en 1917.


    • njama njama 18 avril 13:29

      @Jules Seyes
      Je ne vois pas la connexion entre la Déclaration de Balfour et l’entrée en guerre des USA...


    • Jules Seyes Jules Seyes 18 avril 19:14

      @njama
      Lobby juif, déjà influent aux USA. Regardez á qui fut envoyé la déclaration


  • Decouz 18 avril 12:14

    Le Bund opposé au sionisme, avant la shoah, ce qui montre la diversité des courants :

    "Militant pour l’émancipation des travailleurs juifs dans le cadre d’un combat plus général pour le socialisme, il prône le droit des Juifs à constituer une nationalité laïque de langue yiddish. Son concept d’autonomie culturelle s’oppose donc tant au sionisme qu’au bolchevisme, dont les bundistes critiquent les tendances centralisatrices

    ...Le Bund s’opposa fermement au sionisme, affirmant que l’émigration en Palestine n’est qu’une forme de fuite en avant. Lors de son 4e congrès, le Bund « considère le sionisme comme une réaction de la classe bourgeoise contre l’antisémitisme et la situation anormale du peuple juif. Le sionisme politique érigeant pour but la création d’un territoire pour le peuple juif ne peut prétendre résoudre la question juive, [...] ni satisfaire le peuple dans son ensemble"11.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_g%C3%A9n%C3%A9rale_des_travailleurs_juifs


    • njama njama 18 avril 17:57

      @Decouz

      une publication rare qui jette une lumière sur le sionisme politique qui donne du sens à l’émergence du sionisme « politique » dans la mesure où le but était - en dehors d’être anti-soviet - de maintenir une cohésion économique, ethnique, tribale... et non pas un sionisme pour cause d’antisémitisme, d’un antijudaïsme séculaire...

      L’anticommunisme, profession des sionistes écrit par N. Bolchakov et publié par Novosti en 1972
      En particulier, il nous explique que le sionisme est l’idéologie de la classe dominante juive et qu’il est donc forcément anticommuniste. Mais aussi, il dénonce les nombreuses compromissions du sionisme avec Hitler et les nazis. Ce petit livre est bourré de références prouvant ce qu’il raconte.
      au format PDF :

       (citations p 7 à 10)

      ... Or, le sionisme n’est apparu en tant que « mouvement de libération nationale du peuple juif » , comme le prétendent les sionistes, mais comme une entreprise capitaliste...

      https://mobile.agoravox.fr/commentaire6719186


  • njama njama 18 avril 12:54

    Il n’y avait pas que l’antisémitisme dans l’Affaire Dreyfus 1894, il est question d’espionnage sur fond de revanchisme, ce capitaine n’avait pas pour lui que d’être juif, il était aussi alsacien germanophone (un agent de l’Allemagne ?)... cela en faisait un coupable idéal...

    En coulisses de cette affaire il y avait également quelques révélations assez inavouables, de relations homosexuelles entre officiers... le genre de truc pas présentable ! surtout dans le milieu militaire et l’ambiance de l’époque qui n’était pas encore LGBTQIA+

    Toujours est-il, l’historiographie, le narratif de l’historien (souvent sioniste) associe Théodore Herzl, ce grand bourgeois hongrois cultivé, à l’Affaire Dreyfus qui lui aurait donné des vapeurs... comme à tant d’autres aussi.

    L’issue de l’Affaire Dreyfus, sa réhabilitation le 12 juillet 1906 suite au pourvoi en cassation, aurait inévitablement satisfait Herzl, malheureusement il a cassé sa pipe deux ans avant le 3 juillet 1904.

    Comme Herzl n’a pas connu le dernier épisode de cette saga faudrait peut-être arrêter de mettre l’Affaire Dreyfus en figure de proue de la cause sioniste... d’autant qu’il me semble que rien ne laisse penser que cet officier « français » aurait épousé cette cause colonialiste.


    • njama njama 18 avril 13:26

      Au sujet de Théodore Herzl ce qui est moins ou peu connu est qu’il servit de petit commis de grandes banques européennes (et us peut-être) pour proposer au Sultan de la Porte Sublime « d’acheter » la Palestine (!) en contrepartie des dettes de l’empire ottoman.

      Fallait oser, une telle inconvenance diplomatique ne pouvait sortir que de cet esprit colonialiste qui circulait sans vergogne dans le XIX° siècle en Europe !

      Même s’il était riche bourgeois le deal ne pouvait être dans ses moyens.

      « Pour mettre en place son projet en Palestine ottomane, il doit tout d’abord obtenir un accord de la Sublime Porte. Il rencontre finalement, après de nombreuses tentatives, le sultan ottoman Abdul Hamid II (1842-1918) en 1901 sans réussir à obtenir de ce dernier une quelconque concession. » (1)

      Il fera une nouvelle tentative en 1902

      Le Sultan fit répondre par la voix de son conseiller syrien Izzat el Abed qui l’a reçu, Abd el Hamid a dit : « la Palestine est un Waqf, il n’appartient même pas au sultan de la vendre. » (2)

      (1) https://www.lesclesdumoyenorient.com/Theodor-Herzl-pere-du-sionisme.html

      (2) (note 14) « La Chrétienté fille authentique de Bilad el Cham » par Nadia Khost http://www.silviacattori.net/article4545.html


    • njama njama 18 avril 13:44

      Ces échanges historiques documentés avec le Sultan indiquent on ne peut plus clairement

      que Herzl, pour parvenir à ses fins sionistes, en dehors de toute morale élémentaire, s’était fait un agent de l’impérialisme anglais, français, lui-même complice, et pas désintéressé...

      qu’il était hors de question pour les sionistes de la première heure de revendiquer la Palestine pour en faire un foyer national.


    • mursili mursili 18 avril 14:59

      @Boaz

      Ce dessin est d’une bêtise sans nom, dignes d’un gros bourrin sioniste. L’Iran a fait le 13 septembre dernier une démonstration de force, comme un coup de semonce, qui n’avait pas pour but de déclencher une guerre contre Israël mais de riposter à l’attaque de leur ambassade en Syrie. Les défenses anti-aériennes israéliennes sont extrêmement coûteuses à la différence des drones iraniens qui servent de leurres pour obliger les Israéliens à utiliser leurs missiles anti-missiles. Quand le stock viendra à s’épuiser, les Iraniens pourront alors lancer leurs meilleurs missiles en choisissant précisément leurs cibles. Vous n’avez encore rien vu...


  • zygzornifle zygzornifle 18 avril 14:58

    On va déshabiller l’Ukraine pour habiller Israël ...


  • zygzornifle zygzornifle 18 avril 14:59

    Ce qui se passe la bas est une victoire de plus pour Poutine ....


  • GoldoBlack 18 avril 17:39

    « Ce fut le génie de Donald Trump »

    Tu délires à donf...

    "L’historiographie, tentera de lire l’évolution de la pensée du responsable sioniste, il reste la conclusion dans la mémoire occidentale de cette injustice commise par antisémitisme. On aurait pu passer dessus, toutes les nations ont leurs martyrs et leurs injustices, mais les crimes nazis et d’efficaces campagnes de presse ont contribué à imprégner la culpabilité dans l’esprit des peuples européens.« 

    Là aussi. Le » On aurait pu passer dessus« est d’une infamie totale qui révèle clairement l’antisémitisme qui vous titille et que tu assumes mal.

     »Il y eut d’autres victimes dans la Shoah : Homosexuels, Tziganes… Le traitement des prisonniers russes est proche d’un génocide, à la fois dans les intentions et le nombre de morts. Seulement, les tziganes, les homosexuels, les Russes n’auront pas l’appui des journaux anglo-saxons."

    Et là ? Que dire ? Qu’il faudra relire l’historiographie. Vous cultivez davantage. Historia ne suffit pas à se prévaloir de connaissance historiographiques.

    La problématique mémorielle est bien plus compliquée que tu ne le présentes et la ramener à la seule prétendue absence de soutien médiatique anglo-saxonne est d’un ridicule et sonne comme la vieille propagande fachiotte des années 30.


    • njama njama 18 avril 18:03

      @GoldoBlack
      Trump se devait de concilier la chèvre et le chou

      Jared Kushner est marié à Ivanka Trump...
      Jared Kushner est juif...
      du coup Donald, lui-même baptisé dans l’église presbytérienne, est un peu ficelé, connecté par des liens familiaux avec Israël comme Manuel Valls

      « En 2005, il se met en couple avec la femme d’affaires Ivanka Trump, fille de Donald Trump. Leur relation est interrompue en 2008, sous la pression de sa famille juive orthodoxe. Sa compagne se convertit finalement au judaïsme, ce qui lui permet d’épouser Jared Kushner en 2009. Ils ont trois enfants4. Ivanka Trump et lui sont qualifiés de « supercouple » par les médias américains, qui leur donnent le surnom de « J-Vanka »5. La presse américaine le décrit comme un juif orthodoxe »
      Wikipedia


    • GoldoBlack 18 avril 18:21

      @njama
      Et ?
      À part qu’on comprend que tu as lu Wikipédia ?


    • njama njama 18 avril 19:39

      @GoldoBlack
      En version simple, avec cette alliance familiale du genre Roméo & Juliette, plus l’influence énorme de l’AIPAC American Israel Public Affairs Committee aux States,Trump avait le c.l entre deux chaises...

      Cependant, si Trump n’est pas un politicien, il n’est pas non plus un idéologue contrairement aux démocrates, il est à la base un business man, certainement un bon négociateur... il fonctionne ainsi que chacun y trouve son compte... c’est le sens à mon avis du compromis les Accords d’Abraham... que je ne vois pas comme un blanc seing idéologique, une allégeance éternelle à Israël comme celle jurée sur le cœur, tephillin sur le front et autour du bras par Manuel Valls par exemple.
      Son approche, que l’on pourra juger opportuniste, matérialiste, capitaliste comme on veut, a tous les avantages du négoce, qui doit être un deal gagnant-gagnant, vendeur et acheteur satisfaits. A ceci près que jamais une seule fois (du moins à ma connaissance), cette « entité politique » aux contours indéfinis (pas de frontières fixées, pas de Constitution), qui s’appelle Israël dans la géographie d’aujourd’hui, n’a jamais offert cette opportunité aux arabes palestiniens...

      Indépendamment de ses projets de politique intérieure aux States « America Great Again » qui ne nous concernent pas, la politique étrangère de Trump pendant son mandat a mis des bémols dans les velléités des néoconservateurs US


    • Jules Seyes Jules Seyes 18 avril 21:26

      @GoldoBlack
      Vous mélangez historiographie et mémoire, pour le reste vos propos sont à leur niveau habituel : Accusation car j’offense votre bonne conscience.
      Et cela, j’ai la prétention d’être analyste, pas prof de morale.
      Exemple :

      qui révèle clairement l’antisémitisme qui vous titille et que tu assumes mal.

      Quid des camisard écrasés par Louis XIV, des Cathares que l’on a oubliés, le saccage du palatinat... Victimes, moins valables, car non intégrées dans le devoir de mémoire ?
      etc


    • GoldoBlack 18 avril 21:53

      @Jules Seyes
      C’est comme le pyjama du dessus... de longues tirades logorrhéiques à côté de la plaque.
      Mais t’as très bien compris ce que je voulais dire à ton sujet.
      Et ce classement de martyrologie est aussi grotesque qu’amoral.
      Ce serait au nombre qu’on jugerait l’horreur ? Au soutien médiatique ? À quoi donc ? (mais par pitié, fais synthétique pour répondre et évite de taper à côté !Parce qu’un coït quand tu tapes dans le matelas, tu sauras que ce n’est pas vraiment un coït, même si tu crache ta purée ! come t’es un pur analyste et pas un moraliste, je te laisse réfléchir à l’analogie entre ce propos peu classe mais explicite et ta façon de faire)


  • xana 18 avril 19:30

    "Certes l’échange d’orions dans le ciel du moyen orient peut inquiéter. Trop souvent le monde fut destabilisé par les combats de cette région et dans la nouvelle guerre froide, la poudrière retrouve son pouvoir de destabilisation.« 

    Monsieur Jules Seyes, votre sous-titre a été trop vite écrit. Je ne suis pas trop à cheval sur l’orthographe, mais les »orions« échangés, ca choque ! Comme les déstabilisations sans accent.

    Je ne critique pas le contenu de votre article, étant plutôt d’accord avec votre point de vue sur ces questions. Mais franchement, une faute aussi énorme sur le titre ca ne fait pas bien sérieux... Et merci de ne pas accuser »votre" correcteur orthographique, vous connaissez suffisament notre langue pour cela.

    Bon, n’echangeons plus de horions entre nous, je ne cherche pas à vous déstabiliser. Mais faites attention !


    • Jules Seyes Jules Seyes 18 avril 21:17

      @xana
      Vous avez parfaitement raison, cela m’avait échappé. J’espère ne plus la refaire. Malheureusement, je travaille à m’améliorer, malheureusement avec un résultat toujours insuffisant.
      Et je compte, vous avez raison, trop sur mon correcteur orthographique pour arrêter mes bêtises.
      En tout cas, merci infiniment de me l’avoir signalé, j’apprécie. 


  • mcfr 19 avril 08:50

    La question est est de savoir si Netanyahou a profité du 7 octobre où s’il l’a organisé lui-même, en manipulant des groupes à son service, en faisant tuer les civils par son armée, ou en mettant l’ensemble en scène, avec la complicité de civils au service de Tsahal.

    Le massacre de Gaza est une nouveauté dans l’histoire du sionisme, par son caractère massif et prolongé. Il s’apparente de plus en plus au nazisme, mouvement dont l’extrême droite israélienne a été la complice dans les années 30.

    https://fascismeetislamophobie.wordpress.com/2023/10/12/kibboutz-lattaque-du-7-octobre-2023/


  • #Escalade–Israël frappe de nouveau l’Iran, Washington assure ne pas être impliqué

    Des explosions se sont produites tôt ce matin dans la province d’Ispahan, où les système de défense aérienne ont été activés, selon l’agence de presse iranienne IRNA.

    Les vols au-dessus de certaines de ses villes - notamment Ispahan, Chiraz et Téhéran - ont été suspendus.

    Selon Fox News (https://www.foxnews.com/world/israel-strikes-site-iran-retaliation-weekend-assault), Israël a procédé à des « frappes limitées » en représailles aux tirs de missiles et de drones effectués par Téhéran... qui étaient eux-même une riposte à l’attaque du consulat iranien à Damas.

    Une source bien informée citée par le média américain précise que les Etats-Unis, prévenus à l’avance par Tel Aviv, ne seraient pas impliqués.

    La 8e base aérienne tactique de l’armée de l’air iranienne pourrait avoir été ciblée. Ironiquement, elle abrite des escadrons d’avions de chasse F-14 « Tomcat », achetés il y a plusieurs années à Washington.

    En route vers la guerre mondiale–Israël veut frapper l’Iran « dès que possible »–Téhéran : « Nous combattrons le feu par le feu » (https://t.me/kompromatmedia/5352)

    Ispahan ville Iranienne où se trouve une forte communauté de Juifs Iraniens ....


  • Iranian media report explosions heard in central region | NHK WORLD-JAPAN News https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/20240419_17/

    NHK WORLD (https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/20240419_17/)
    Iranian media report explosions heard in central region | NHK WORLD-JAPAN News
    Iran’s Fars news agency says explosions were heard in the central province of Isfahan.


  • https://reseauinternational.net/thierry-meyssan-revele-le-dessous-des-relations-irano-israeliennes/

    Thierry Meyssan consacre sa chronique bimensuelle avec Le Courrier des Stratèges à l’opération de rétorsion iranienne contre le bombardement de ses locaux diplomatiques à Damas. Il explique que ce dossier est totalement indépendant de celui de la Palestine. Il révèle les liens de longue durée entre les deux pays : depuis le traité de Défense irano-syrien imposé par le président Eisenhower en 1953 jusqu’à l’élection du président Hassan Rohani (2013-20), partenaire de longue date de Benjamin Netanyahu, en passant par le pipe-line irano-israélien reliant Eilat à Ashkelon.

    Ce passé si particulier conduit à comprendre d’une manière bien différente ce qui vient de se passer.

    Meyssan : « Israël a déjà deux fois menacé d’utiliser l’arme nucléaire de façon préventive »

    https://www.youtube.com/watch?v=5-duVBXrmYc&t=2s


  • zygzornifle zygzornifle 19 avril 16:32

    Pourquoi « notre drame » ?

    Ce qui se passe la bas concerne les Juifs pas moi .....

    Je suis bien plus inquiet par le sort des Ukrainiens livrés a l’extinction de masse organisé par Poutine.

    Je me souvient des paroles de Biden et de l’UE « on ne vous laissera pas tomber » ...

    J’espère qu’ils s’étrangleront avec leurs mensonges ....


    • Fanny 20 avril 00:45

      @zygzornifle

      Je suis bien plus inquiet par le sort des Ukrainiens livrés a l’extinction de masse organisé par Poutine.

      Etes-vous vraiment sincère dans vote inquiétude ou suivez-vous simplement les injonctions du mainstream ?

      Il y a en Palestine un vrai projet de l’extrême droite d’effacer la notion de Palestinien non-juif, d’une façon ou d’une autre. Les USA et l’Egypte … s’opposent à ce projet.

      Il n’y a pas de projet comparable en Ukraine, que ce soit en Crimée ou dans l’Est/Sud du pays. Il s’agit d’un projet de ramener dans le monde russe une population qui serait sinon incluse dans le projet UE-OTAN franchement hostile au monde russe (missiles, culture).

      Quelle est votre vision ?


  • Fanny 20 avril 00:56

    Pourtant, vouloir le bien d’une personne passe parfois par lui expliquer des vérités désagréables.

    Bon article, vision assez juste de la réalité.

    Sur le long terme, je suis plus inquiet pour Israël que pour le reste dans ce conflit. Je crains qu’Israël ne dépérisse par départs vers d’autres cieux plus cléments, car vivre entourés d’ennemis mortels n’est pas durable.


    • njama njama 20 avril 09:57

      @Fanny
      L’ennemi est complétement nécessaire à Israël (comme aux États-Unis) pour alimenter son idéologie sioniste*, une idéologie identitaire, pour justifier sa militarisation, son complexe militaro-industriel, l’occupation du Golan de la Cisjordanie,...
      L’ennemi d’Israël serait la paix qui interdirait son expansion
      Il vous faut comprendre la mentalité des sionistes israéliens qui fonctionnent comme une secte

      * Pourquoi j’ai quitté Israël
      par Avigail Abarbanel
      (...)

      Admettons que vous soyez « rentrés à la maison », comme votre mythe le dit, que la Palestine ait été votre terre ancestrale. Mais la Palestine était déjà totalement occupée quand vous avez commencé à lorgner dessus. Pour la prendre, vous avez suivi à la lettre l’ordre biblique donné à Joshua de pénétrer et de tout prendre. Vous avez tué, vous avez expulsé, violé, volé, brûlé et tout détruit, et vous avez remplacé la population par votre propre peuple. On m’a toujours appris que le mouvement sioniste était essentiellement non religieux (comment pouvoir être juif sans religion juive me rend perplexe). Pour un mouvement soi-disant non religieux, c’est extraordinaire comment le sionisme – votre créateur et votre identité – a suivi la Bible de près. Bien sûr, vous n’osez jamais critiquer les histoires bibliques, même les plus laïcs d’entre vous. Aucun des bons professeurs de mon école laïque n’a jamais suggéré de mettre en question la moralité de ce que Joshua avait fait. Si nous étions capables de remettre cela en question, l’étape logique suivante serait de remettre en question le sionisme, ses crimes, et la droiture de notre existence dans notre État. Non, nous n’étions pas autorisés à aller si loin. Cela aurait fragilisé la structure déjà fragile qui nous maintient.

      Donc, comme dans toute secte ayant déjà existé et celles qui, sans aucun doute, continueront d’être créées, vous vivez dans un aveuglement auto-imposé. Vous créez et recréez une image de la réalité remplie de trous, mais vous vous sentez très bien comme cela. La possibilité de remplir ces trous vous met face à vos terreurs mortelles, votre peur morbide de l’anéantissement. Et vous ne pouvez pas le supporter. Je sais ce que l’anéantissement veut dire pour vous. Cela ne veut pas dire seulement être tué. L’anéantissement veut dire que le peuple juif, la judaïté elle-même, n’existerait plus. Pour vous, « assimilation » veut dire aussi anéantissement. Ils nous ont appris cela à l’école. On nous a enseigné que l’assimilation était à rejeter, de la lâcheté, de la trahison de notre peuple. Si des juifs se marient avec des non-juifs dans leurs pays et quand toute trace de judaïté, quelle qu’elle soit, se dilue, vous vous inquiétez. Vous pensez que c’est la fin. Parce qu’il n’y a pas d’individus, seulement le groupe, et quand le groupe va bien alors les individus vont bien. Vous prenez alors toute menace contre le groupe comme une menace personnelle. C’est pourquoi vous criez à l’antisémitisme si rapidement et par réflexe, dès que vous percevez la moindre menace envers votre secte nationaliste.

      (...) https://arretsurinfo.ch/pourquoi-jai-quitte-israel/


    • njama njama 20 avril 10:05

      @Fanny
      Il y aurait une solution politique, un courant politique hélas minoritaire qui s’oppose au néosionisme (ou néo-sionisme) qui est un mouvement ultranationaliste et religieux apparu en Israël après la guerre des Six Jours.

      Principalement représenté au sein des colons israéliens, le mouvement revendique l’annexion de la Cisjordanie (appelée Judée-Samarie par les partisans d’une telle idée) à Israël et l’expulsion des Arabes palestiniens.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9osionisme

      Le post-sionisme, à l’inverse, acte de la réalité, que le sionisme est dépassé, que

      "Israël est devenu un fait incontournable, dont l’existence n’est plus remise en question, contrairement à la thèse officielle de l’État en danger permanent. Cette idée a un certain nombre de conséquences importantes sur la politique « souhaitable » à l’avenir, d’après les tenants de ce mouvement, en particulier en ce qui concerne les relations avec les Palestiniens : si l’État israélien n’est pas en danger et que son existence n’est pas remise en question, rien ne s’oppose plus d’après eux à une paix durable, y compris en passant par la reconnaissance d’un État palestinien par Israël."

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Postsionisme


    • njama njama 20 avril 10:07

      @Fanny
      Avigail Abarbanel ses autres articles
      https://arretsurinfo.ch/authors/avigail-abarbanel/

      Si on ne comprend pas l’autre chaque partie s’enferme...


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