mardi 4 novembre 2025 - par Jean-Luc ROBERT

Pascal Praud défend Brigitte une nouvelle fois en fustigeant les « cyberharceleurs »

Pascal Praud … à côté de la plaque concernant l’affaire Brigitte, mon Dieu...

Il est des moments où l’on s’arrête, on lève les yeux et l’on se demande : mais que vient-faire ici la logique ? Le débat public en France trouve parfois un point de bascule où la posture l’emporte sur le fond. Et dans l’affaire qui oppose le couple présidentiel aux 11 prétendus cyber-harceleurs, voilà que Pascal Praud se retrouve au cœur d’un tourbillon contradictoire.

D’un côté : « Il faut condamner sévèrement » ceux qu’on accuse de cyber-harcèlement. De l’autre : « Je suis pour la liberté d’expression et il ne faudrait pas tout judiciariser. » Deux positions — légitimes chacune — qui, mises côte à côte, créent un joli nœud gordien. Oui mais… sur les plateaux, on aime le tranchant, l’arène. Et là, Praud enchaîne les deux sans que l’on comprenne vraiment comment il lie l’un à l’autre.

➡️ La contradiction flagrante Faire un appel à « condamner sévèrement » tout en affirmant que « tout ne doit pas être judiciarisé » revient à dire : “Oui à la sanction, mais non au déclencheur judiciaire systématique.” Cela relève au mieux d’un flou éditorial, au pire d’une impasse intellectuelle.

➡️ Le manque de vérification Cerise sur le gâteau : il semble bien que Praud n’ait pas pris le temps — ou ne se soit pas donné la peine — de vérifier les faits de cette affaire avant de la commenter à la légère. Et pourtant : dans notre univers médiatique, quand une figure publique engage des injonctions ou des condamnations, on attend la rigueur. Là… le mépris se glisse lorsque les personnes visées « donnent crédit » à une parole. Mépris  ? Oui  : un micro-ton un peu hautain, un commentaire expéditif, une position assénée sans nuance.

➡️ Le précédent : Ruth Elkrief sur LCI Quelques jours avant ce lapsus de cohérence, j'avais déjà pointé du doigt la journaliste Ruth Elkrief pour un ton similaire : une prise de parole ferme, un jugement prématuré. Cela crée une spirale : on attend des médias non seulement de relayer l’information, mais aussi de l’examiner, questionner, nuancer. Quand ce rôle s’inverse, le critique devient jugé.

➡️ Pourquoi cela pose problème Le rôle de l’animateur/talk-show-guerrier n’est pas compatible avec celui du modérateur de débat. Lorsque l’on célèbre la liberté d’expression mais que l’on condamne sans nuance, on finit par salir cette même liberté en l’enfermant dans une case dogmatique.

Les « #cyberharceleurs » deviennent alors un concept abstrait qu’on brandit pour faire spectacle — et pas un dossier précis qu’on analyse. Ces personnes ont le droit à la présomption d'innocence si chère à Pascal Praud lorsqu'il évoque l'affaire Sarkozy. Car elles n'ont fait que donner leur opinion me semble-t-il sur la question de genre de Mme Macron comme de millions de personnes le font à travers le monde.

Le public est doublement lésé : d’abord par un manque d’information rigoureuse, ensuite par une posture affichée qui autorise tout et son contraire.

➡️ En conclusion

On ne demande pas à un journaliste ou à un animateur de tout savoir. Mais on peut exiger qu’il ne laisse pas sur le carreau deux principes incompatibles sans les relier : la sanction et la liberté. Il ne s’agit pas de faire un sermon, mais de poser les fondements. On ne peut pas, en conscience, appeler à « condamner sévèrement » sans s’interroger : sur quoi ? selon quels critères ? dans quel cadre juridique ? Et encore moins en revendiquant simultanément qu’« on ne doit pas tout judiciariser ». Car alors, cela devient un « je veux bien, mais non », un « oui, mais non » qui ne mène nulle part — et qui, au final, dessert la cause qu’on prétend défendre. Je pense pense pas en conclusion être un cyberhaceleur lorsque je questionne publiquement sur le genre de Mme Macron. Je vous rappelle aussi que ce questionnement aurait pu être mille fois tué dans l'oeuf dès les premières rumeurs. Je m'étonne tant que ces journalistes d'expérience ne se demandent pas comment il sait que les choses prennent de telles proportions.

https://www.jeanlucrobert.fr



11 réactions


  • berry 4 novembre 2025 16:02

    Vous n’avez pas été convoqué au tribunal ?

    Moi non plus, on a de la chance que la justice est débordée. 


  • Buzzcocks 4 novembre 2025 16:50

    Robert qui parle de nuance... ahahah, les cons, ça ose vraiment tout. 


  • Jules Seyes Jules Seyes 4 novembre 2025 17:55

    Les principes sont trés simples. C8 a l’ARCOM sur le dos. Praud fait un numéros de soumission pour durer un peu et retarder le couperet.
    Et l’ARCOM, c’est Macron !


    • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 4 novembre 2025 23:48

      @Jules Seyes
      Je pense que vous vous trompez. Si Praud pensait que Brigitte est un Trans il le dirait. Mais il ne le dit pas parce qu’il fait partie du système et il est donc aveugle ! Il ne veut pas se poser les bonnes questions.


    • Buzzcocks 5 novembre 2025 10:58

      @Jean-Luc ROBERT
      Par contre, moi, je le dis, vous êtes trans... voix de tapette mais le wokisme ambiant empêche de le dire, et look à la Magloire/Vincent Mac Doom. Vous n’êtes pas un homme, et Praud n’en parle pas non plus. C’est un scandale d’état qu’un psychologue se voit confier des enfants alors qu’il se déguise en femme pour mieux les approcher. 


    • Et hop ! Et hop ! 6 novembre 2025 21:46

      @Jean-Luc ROBERT

      Le contenu des messages et leur véracité n’est pas en question, ce n’est pas une plainte pour imputation diffamatoire ou calomnieuse, c’est une plainte pour cyber-harcellement.

      Le harcèlement, c’est multiplier les actes ou les propos malveillants adressés à quelqu’un, les accusés n’ont adressé ou reposté qu’un ou deux messages « cybernétiques », et pas adressés à Brigitte Macron mais à leurs correspondants, donc il n’y a pas eu de cyberharcèlement de Brigitte Macron.


  • amiaplacidus amiaplacidus 5 novembre 2025 05:24

    Franchement qu’a-t-on à cirer du fait que Brigitte soit Jean-Michel ou l’inverse ?

    C’est du domaine de la vie privée du couple Macron.

    Il y a des choses bien plus importantes à reprocher à E. Macron, notamment, pour faire simple, de vendre la France aux USA.


    • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 5 novembre 2025 06:47

      @amiaplacidus

      Salut : privé ? non !! 

      L’usurpation d’identité est un délit.La peine prévue est d’1 an de prison et de 15 000 € d’amende. Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu’elle est commise sur un réseau social.Lorsque cette infraction est commise par l’époux, le partenaire de Pacs ou le concubin de la victime, la peine est portée à 2 ans de prison et 30 000 € d’amende

      Le fait de prendre un faux nom ou une fausse qualité pour se faire délivrer l’extrait du casier judiciaire d’une autre personne est puni de 7 500 € d’amende.

      Le fait de prendre le nom d’un tiers lors de la commission d’une infraction pouvant entraîner des poursuites pénales est puni de 5 ans de prison et 75 000 € d’amende. Par exemple, lorsqu’une personne, arrêtée avec des stupéfiants donne l’identité d’une autre personne puis est jugée par le tribunal correctionnel. La peine prononcée pour ce délit se cumule avec la peine prononcée pour l’infraction principale.


    • Jules Seyes Jules Seyes 5 novembre 2025 08:57

      @amiaplacidus
      Le reproche fait est :
      Un d’avoir engagé le couple dans une stratégie d’image et de recourir à la menace judiciaire quand ca se retourne contre eux.
      Deux, de ne pas être capable de gérer une rumeur basique.
      Michelle Obama avait subit la même, mais elle a su la négliger. Hors, si un président de la République ne sait pas faire cela, que sait-il faire ?
      Et là, cette questin de compétence nous conduit aux ventes dont vous parliez. Non seulement on vend, mais on brade !


    • Thot Thot 5 novembre 2025 11:02

      @Julian Dalrimple-sikes

      Le fait de prendre un faux nom ou une fausse qualité 

      Les enfants supposés de Brigitte auraient peut-être quelque chose à en dire...

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