lundi 11 avril 2016 - par CN46400

PCF : Les raisons du déclin

 Il est paradoxal de constater que le parti qui est à la base de ce qui est reconnu comme un des système sociaux le plus favorable au prolétariat de la planète soit incapable de peser sérieusement sur l'agonie, désormais largement reconnue, du capitalisme.

Si, depuis la chute de l'URSS (1991) aucun remède n'a été efficace c'est que le(s) diagnostic(s) n'ont pas été les bons. Non que 1991 serait la date clef, mais c'est bien à partir de cette date que la critique, tous azimuts, aurait pu se se développer, puisqu'il devenait alors évident que la fenêtre ouverte en octobre 17 était, refermée.
La solution qui a été proposée, ou imposée, suivant l'interlocuteur qui parle, fût une "social-démocratisation" qui n'osait pas dire son nom, tout simplement parce qu'on l'appliquait à un corps très largement rétif, dans un pays où, contrairement à l'Italie, l'espace social-démocrate était bien occupé et tenu fermement par d'autres qui s'ils n'avait jamais renié Marx officiellement, l'avaient glissé discrètement dans la poubelle. Et où, depuis 1789, le sentiment révolutionnaire est toujours attractif. C'est pourtant à une manoeuvre parente qu'il fût procédé dans le parti né en 1920 d'une scission majoritaire du PS
Et c'est ainsi que la référence à Marx devint la référence au "marxisme vivant" sans que personne ne soit informé des nuances pouvant exister entre le marxisme vivant" et le "marxisme mort". Comme si ces subtilités pouvaient ne pas intéresser les adhérents du 21° siècle !
En fait, l'histoire, qui est à la base du raisonnement de Marx et aussi de la plupart des engagements individuels dans le parti est devenue totalement secondaire, voire tertiaire, comme dans tous les autre partis qui se contentent de changer de nom dès qu'elle devient trop lourde à porter. Les faussaires peuvent-t-ils se comporter autrement que des faussaires ?


Seulement voilà, qui, hormis les arrivistes, peut avoir envie de soutenir un parti qui se comporte ainsi ? Glisser la poussière sous le tapis ne peut longtemps faire illusion. On ne peut être crédible sur la destination que nous proposons que si nous ne sommes capable d'analyser, ouvertement, notre existence depuis 1920.

En 32 Thorez écrivait : "que les bouches s'ouvrent, pas de mannequin dans le parti", l'imposture Doriot fût démasquée et la voie vers le Front Populaire ouverte ; il est grand temps de relancer la procédure !
Disons haut, et fort, qu'aucun des sujets, ou des personnes, qui nous concernent n'est tabou. Pas plus Marx que Lénine, Staline, Kroutchev, Gorbachev, Marchais ou Hue... etc
Et vite, débarrassons-nous de ce vocabulaire neo, bisounours, hors classes qui, trop souvent, fait fonction de cache-sexe, dans un parti qui n'ose plus affirmer ce qu'il est et qu'il veut rester.

Oui nous sommes le parti de ceux qui doivent travailler pour vivre, le prolétariat, et pas de ceux qui vivent du travail d'autrui, la bourgeoisie. Et que si nous devons, parfois, négocier avec les autres partis, ce n'est jamais possible sur le dos des intérêts prolétariens.

Et il faut que cela se sache, aussi bien dans que hors du parti ! 



153 réactions


    • CN46400 CN46400 12 avril 2016 15:46

      @Nicole CHEVERNEY


      Vous avez largement raison, pour faire sauter le « blockhauss idéologique », il faut mettre son raisonnement dans les pas de Marx :
       1-Oui le capitalisme, au milieu de tant de crimes, a obtenu, pour les société occidentales, des résultats positifs par rapport à ce qu’on pouvait imaginer de la prolongation indéfinie du féodalisme.
        2-Mais, dopé au profit, le capitalisme occidental ne parvient plus à entraver la tendance à la baisse autrement que par la baisse du prix de la force de travail, qui, par la baisse de la consommation, entraîne la baisse du niveau de vie des prolos (immense majorité). C’est un avion qui tend à décrocher...
        3- Il faut envisager autre chose, un système plus social, plus juste, capable de ne laisser personne sur le bord, bref un capitalisme qui ne serait plus accro au profit, le socialisme quoi...
        4- Comment faire ? Unir les prolos sur cet objectif, quand cette union sera atteinte, la bourgeoisie, isolée, capitulera, on reclassera les bourgeois comme eux ont, jadis, reclassé les féodaux. Et l’histoire continuera son cour....

    • CN46400 CN46400 12 avril 2016 16:10

      @Anthrax


      Fréquenter Marx c’est fréquenter la rigueur intellectuelle, aujourd’hui on dit que 1% possède autant que les 99%. Ni les fonctionnaires, ni les professions libérales ne sont dans les 1%... 

    • Anthrax 12 avril 2016 17:37

      @CN46400

      Ce ne sont pas, au sens KM des « bourgeois » mais des exploiteurs. Je sais, pour le mec au SMIC ou moins, la différence est pas énorme.

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 12 avril 2016 20:05

      @CN46400
      L’avenir c’est le PRCF et l’ UPR, les seuls à défendre la sortie de l’ UE et la souveraineté.
      Tous les autres nous racontent depuis plus de 30 ans, qu’en votant pour eux ils vont changer l’ Europe, pour faire patienter les mécontents.
      « Recette pour neutraliser la colère des Français, leur promettre une Autre Europe depuis plus de 30 ans ».


    • CN46400 CN46400 12 avril 2016 20:21

      @Fifi Brind_acier


      Vous devriez imaginer une foire dans un de nos chef lieu de canton qui fonctionnerait avec plusieurs monnaies. Ca serait burlesque non ? Eh bien, voilà pourquoi, le monde étant en train de devenir un village, le nombre de monnaies ne peut que baisser ! 

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 12 avril 2016 20:37

      @CN46400
      C’est avec des discours pareils que le PCF est en déroute !
      La monnaie de la France, c’est le FRANC.
      L’UPR a déjà prévu les planches des futurs billets en francs.


      La construction européenne n’est que la suite du projet économique des nazis.
      Mis en place à la fin de la guerre par les grands patrons allemands et les USA.
      Leur mariage a eu lieu officiellement en 2004 : « L’Alliance germano américaine pour le 21 e siècle ».

      Confondre ça avec de l’ Internationalisme, c’est la fin de la Gauche !

  • Petit Lait 12 avril 2016 13:08

    Pour être nostalgique de l’URSS et du communisme, ’faut vraiment ne jamais avoir lu « Animal Farm ».... ou être devenu amnésique après l’avoir lu.... 


    « le parti qui est à la base de ce qui est reconnu comme un des système sociaux le plus favorable au prolétariat » => là, j’ai bien ri... ce « système social » tel qu’il a été adapté en France genère tellement de blocages économiques qu’il met tous les « prolétaires » de ce pays au chômage... c’est clair, ça leur est vachement favorable... quelle blague !

    • CN46400 CN46400 12 avril 2016 13:38

      @Petit Lait


      Je comprend que vous teniez au capitalisme. C’est ce système qui a réussi l’exploit d’acheter du lait aux paysans et de nous revendre, à la fois, le beurre et son déchet : le petit lait ..... dix fois le prix d’achat !

    • Petit Lait 12 avril 2016 13:54

      @CN46400

      Mouais... et sinon, vous avez lu Animal Farm ou non ? Si non, je vous le conseille.... Vous y apprendrez sans doute quelque chose.... Vous pouvez aussi essayer germinal. J’ai adoré la fin... le retour du « syndicaliste » au coron, dans une belle voiture et bien habillé.... Bref pleins de choses qui pourraient vous aider à comprendre que le communisme est inadapté à l’homme et que le plus communiste des communiste peut être le pire des égoïstes. 

    • Petit Lait 12 avril 2016 15:32

      @Nicole CHEVERNEY

      Ceux que vous énumérez devaient être des gens de valeur, avant d’être communiste. Vous noterez aussi que se sont des bourgeois qui ont mené la Révolution et que se sont ce que l’on appellerait aujourd’hui des libéraux qui ont amené nombre d’amélioration dans les sociétés de fin du XIX début du XX, en Europe et aux USA. 

      Ce que vous dites est d’ailleurs totalement en phase avec mon évocation d’Animal Farm. Dans ce livre, la révolution fomentée par les cochons était au début au bénéfice de tous. Mais les cochons finissent par marcher sur leurs pattes de derrière et deviennent des hommes à leur tour. C’est tellement ça !

      Pour moi le « libéralisme » est tout le contraire du laisser faire n’importe quoi. Le libéralisme implique certes la liberté individuelle, mais celle-ci ne peut s’exercer sans responsabilité individuelle. Et les droits de chacun ne peuvent exister sans les devoirs de chacun. Aujourd’hui les étouffantes réglementations en tous genre ont tué la responsabilité des gens. Et les devoirs n’existent plus. Tous pensent avoir tous les droits sans rien devoir en échange. C’est aussi là un des résultats d’un état hypertrophié et d’une doctrine égalitaire qui nivelle par le bas plutôt que d’élever. ’fin je dis ça, mais je suis pas spécialiste. 

    • Anthrax 12 avril 2016 18:16

      @Nicole CHEVERNEY

      Tes références historiques sont toujours aussi bancales. Le CNR ce ne sont pas les Gaullistes (qui n’existaient pas en tant que parti) + le PCF, mais les composants de tous les mouvements de la Résistance, dont une partie était PCF, des représentants de la CGT et de la CFTC, la droite conservatrice catholique (Féderation Républicaine) , la droite modérée( Alliance modérée), le PCF, la SFIO, les Radicaux, les démocrates chrétiens.
      C’est effectivement le CNR qui a mis en musique la Sécu (théorisée par les Francs Maçons dans les années 30), mais les lois sur la retraite sont bien antérieures, idem la scolarité gratuite (on t’a jamais appris que c’était Jules Ferry qui avait rendu l’école libre, gratuite et obligatoire ?), quant aux infrastructures, autoroutes, ponts, chemin de fer etc, TOUS les gouvernements ont contribué, pas seulement le PCF, je dirais même le PCF moins que les autres puisqu’il n’a pas été souvent aux manettes. 


    • Anthrax 12 avril 2016 18:36

      @Petit Lait

      Il existe une bonne centaine de millions de personnes qui sont nostalgiques du communismes. Ce sont les Russes qui crèvent la dalle aujourd’hui, qui voient autour d’eux une « élite » qui s’est construite sur l’argent volé, détourné, rançonné dans tous les secteurs de l’Etat depuis les mines jusqu’à l’armée. Ayant des amis à proximité de Dresde (ex RDA), je peux aussi t’affirmer que la plupart des habitants qui ont connu l’ancien système en sont nostalgiques. Si c’est à Dresde que les réfugiés syriens sont les plus rejetés par la population, ce n’est pas un hasard. 

  • JMBerniolles 12 avril 2016 14:10
    Le capitalisme n’est pas éternel.
    Sa phase actuelle le néo libéralisme, qui pratique la fuite en avant, est l’ultime.

    Actuellement ce système économique a mis le monde à l’arrêt.

    L’économie est en dépression et aucun des problèmes majeurs de l’humanité n’est en voie de traitement.

    Or pour survivre l’homme a besoin d’évoluer individuellement, mais il a aussi besoin que la société évolue, progresse (vers la solution des questions majeures de l’humanité)

    Le capitalisme ne sera pas arrêté et il va donc d’effondrer avec de très graves conséquences pour l’humanité.










  • julius 1ER 12 avril 2016 15:02

    difficile de réécrire l’histoire du monde en 1 article ....mais bonne tentative qui a le mérite au moment du début du printemps français de remettre les choses en perspectives tout en cherchant à comprendre d’où on vient et surtout où on veut aller , ??????


    au delà de ceux qui sur ces forums ont des visions de l’histoire complètement tronquées et surtout très partisanes 
    et qui souvent caricaturent ce que l’on peut exprimer en cherchant de nouvelles pistes, que l’on peut trouver dans le passé quoiqu’on en dise, et même donner des clefs pour l’avenir...

    .les abrutis qui pensent que l’URSS n’a pas joué un rôle majeur dans l’histoire du 20 ie siècle que ce soit en creux ou en forme, n’ont décidément rien compris car le monde actuel n’est pas issu de nul part mais bien d’un monde venu du 20 ie siècle qui lui-même trouvait ses racines dans le 19 ie qui lui-même ..... ainsi de suite !!!!!
    l’Histoire est une continuité avec des ruptures plus ou moins importantes les deux guerres mondiales et la Révolution Russe ont été des faits majeurs dans le 20 ie siècle et la chute du mur de Berlin a lancé ce Capitalisme dans une course folle qui nous amène vers les conséquences que l’on connait aujourdhui hyper- productivisme et dérives mortifères d’un système totalement financiarisé dont on va difficilement sortir sans heurt et sans désastre .....

     malheureusement car les gens qui nous ont plongé dans ce néant ont obéi à des dogmes aussi dangereux que ceux qu’ils dénonçaient pendant ces 50 dernières années.......

     à savoir la divinisation du Marché censé tout régler et s’auto-réguler par lui-même, sacralisation d’un élément économique au détriment de tous les autres aspects et du bon -sens relégué au rang de simple accessoire devenu inutile ..... on n’ a pas fini d’en payer le prix fort !!!!!!!!

    une chose est sûre cependant, beaucoup de gens ont maintenant compris que le 21 ie siècle commence maintenant !!!!!!!!!!!!!!!
    et c’est aussi maintenant qu’il faut commencer à poser les vrais questions cad que voulons -nous et surtout où voulons-nous aller et aussi comment ??????

    pour ce qui est de certaines questions posées comme pourquoi le PCF ou les partis communistes n’ont pas su ou voulu se renouveler il y a de nombreuses explications mais une est majeure ... elle ne se situe pas dans le fait que le prolétariat se serait embourgeoisé ou pas, dans ce sens je veux dire que ce n’est pas que les cols blancs auraient pesé davantage que les cols bleus, 

     mais bien que l ’appartenance de classe se soit estompée du fait que le lien entre prolétariat actif les travailleurs et passif (les chômeurs et la surtout la massification du chômage qui a sécularisé les actifs au détriment de tous les inactifs chômeurs et même retraités .... 

    c’est bien là le noeud gordien du problème, à cela il faut ajouter la propagande extrème des médias qui ont littéralement déformé toute la vision que l’on pouvait avoir de l’ex-Urss( la preuve est que en 1945 les français à 65% pensaient que c’était grâce à l’URSS que la seconde guerre mondiale avait été gagné .... et en 2002 ....les mêmes 65%pensaient que c’était grâce aux américains ....... si cela n’est pas le résultat d’un immense travail de propagande et de désinformation c’est que Hollande est vraiment un authentique bolchévique !!!!!

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 13 avril 2016 07:37

      @julius 1ER
      Et en quoi ce que expliquez justifie le ralliement du PCF au PS et à l’ Europe des banksters ?
      En Amérique latine les pays qui ont connu les coups d’ Etats sont anti impérialistes, mais le PCF n’analyse plus l’ Union européenne comme une colonie de l’ Empire américain.


  • Anthrax 12 avril 2016 15:13

    @Julius

    Entièrement d’accord avec ton analyse.
    Il faut insister sur cette notion d’appartenance à telle ou telle classe sociale. Je n’arrive pas à retrouver une enquête qui montre que la grande majorité des ouvriers ne se « sentent » pas ouvriers. Et tout ça est à mettre au passif de l’Education nationale entre autre, qui veut former à tout prix des Bac+++++ au prétexte que l’industrie est en voie de disparition. Résultat, aujourd’hui il manque des milliers de chaudronniers, de soudeurs spécialisés, de zingueurs, de platriers, de grutiers remplacés par de pauvres exploités venus de Pologne et de Roumanie.

    • Breizh Atao 12 avril 2016 17:03

      @Nicole CHEVERNEY
      Ce que vous dites est vrai mais c’est un constat, pas une explication.

      Pourquoi le PCF passe-t-il de presque 6 millions de voix en 1978 à 2 millions en 1984 ?

      Ce qui ne profite pas à l’extrême-gauche mais déjà au FN. Pourtant en 6 ans la population n’a pas changé ni la structure sociale. Le chômage n’a pas atteint les sommets actuels, l’industrie est toujours puissante. L’URSS existe encore.

      Si c’est une question de conscience de classe, comment expliquez-vous qu’en si peu d’années elle se soit quasi évaporée ?


    • CN46400 CN46400 12 avril 2016 17:18

      @Breizh Atao


        Toute les études sur le sujet montrent que la dérive de l’ex électorat PC s’est faite vers le PS et vers l’abstention. Le FN a puisé essentiellement dans les prolos de droite et, dernièrement, dans l’électorat PS (Nord etc...) 

    • Anthrax 12 avril 2016 18:24

      A Nicole


      « ... en raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membre de leurs familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d’alerte est atteinte […] C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. »

      Georges Marchais, l’Humanité, 6 janvier 1981


    • Breizh Atao 12 avril 2016 19:11

      @CN46400
      Constat exact, encore que nombre d’électeurs soient passés directement du PC au FN, il y des études là-dessus aussi.

      Mais vous énoncez un fait sans l’analyser ni en donner les raisons, comment expliquez-vous ce glissement des électeurs du PC vers le PS ou l’abstention ?

      Il n’y aurait pas eu un problème de ligne politique, de fonctionnement interne ou d’analyse du monde ouvrier ou populaire ?

      Ne voyez pas dans mes interventions une quelconque agressivité ou quoi que ce soit qui y ressemble. J’aimerai seulement que vous disant marxiste, vous fassiez une analyse marxiste de l’effondrement du PC. Et pas rejeter les responsabilités sur le méchant Mitterand, la vilaine droite ou que sais-je encore.


    • Anthrax 12 avril 2016 19:27

      @Breizh Atao

      Je crois que tu mets le doigt dans la plaie : à mon avis, le PCF n’a plus de ligne politique claire, s’est éloigné du monde ouvrier (ça c’est une analyse interne qui le dit), et puis la concurrence des partis dits d’extrême gauche est féroce... C’est mon analyse mais je ne suis pas marxiste...
      Ça n’a rien à voir (encore que), mais ton pseudo m’interpelle. J’espère qu’il fait référence à un joli langoustier de Concarneau que je connais bien et pas au mouvement breton collaborationniste des années 40...

    • Anthrax 12 avril 2016 19:40

      @Nicole CHEVERNEY

      Marchais était très clair : plus d’immigrés pour protéger les ouvriers français. Exactement les mêmes arguments que le FN. Mais à l’époque ça se justifiait, parce qu’il ne manquait pas d’ouvriers français pour faire le boulot. Or aujourd’hui, ils manquent. Regarde qui balaie les trottoirs, qui bosse sur les chantiers, qui sont les agents de sécurité, qui ramasse les récoltes. Je peux t’assurer qu’aujourd’hui un immigré - en situation régulière ou pas - ne reste pas plus d’une semaine sans travail. 

    • Anthrax 12 avril 2016 20:14

      @Nicole CHEVERNEY

      Désolé, mais je ne tiens pas compte des intentions, aussi bonnes soient-elles, mais des faits. 
      Et oui, Julius à raison et personne ne le dément : l’URSS a joué un rôle considérable dans l’histoire. L’URSS a gagné (en partie) la 2 eme guerre mondiale, a broyé la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, a imposé le communisme au prix de millions de morts et disparus. Qu’en reste t-il aujourd’hui ? Une tyrannie de l’argent.

    • CN46400 CN46400 12 avril 2016 20:45

      @Anthrax


       Les exagérations ne sont pas toujours des mensonges mais elles révèlent parfois quelques intentions douteuses. 
        Le Goulag n’a concerné que l’URSS, il visait à fournir aux plan quinquennaux de la main d’oeuvre à bas coût (un comble pour des communistes), donc apte au travail (Soljénitsyne y a été soigné pour un cancer). La mortalité n’y était pas pire qu’ailleurs. Nombre de pensionnaires y ont fait plusieurs séjours. Il y avait des volontaires, des détenus politiques, des droits communs et des quotas envoyés par leur village ou autres. Le goulag découle de l’abandon de la NEP (pas de capitaux étrangers) pour réaliser l’accumulation primitive du capital avec les moyens du bord.
        Je suis désolé de vous obliger à réviser vos chiffres mortifères !

    • Breizh Atao 12 avril 2016 20:46

      @Anthrax
      Oui effectivement quelques hurluberlus ont usurpés le Breizh Atao pendant l’occupation croyant qu’en léchant le fion des nazis ça ferait avancer la cause régionaliste-fédéraliste.

      Ca éclaire sur la dérive possible quand une ligne politique perd ses repères et sombre dans l’opportunisme et la lutte des places. Ca reste actuel, mais je ne citerai pas de nom.... 

      Sinon pour le thonier nonagénaire, je me souviens d’une apparition à Brest il y a déjà un bon moment. Mais la mer ce n’est pas mon univers. Je suis un rural, les pieds dans la glaise.


    • CN46400 CN46400 12 avril 2016 20:52

      @Breizh Atao


       Le PCF est né d’une scission du PS (1920). Cette parenté se retrouve souvent dans la proximité de pensée et souvent de localisation des électeurs. Et puis c’est d’une démarche unitaire PC-PS que sont issue les principales lois sociales du pays.

    • JMBerniolles 12 avril 2016 20:59
      @Nicole CHEVERNEY

      Il y a tout un faux discours sur l’immigration qui sert le système, mais qui est aussi utilisé sous un aspect dit de gauche, pour culpabiliser et obscurcir la question politique....

      A la base l’émigration est une fuite vers un ailleurs que l’on suppose meilleur que les conditions que l’on a dans son propre pays. Cet aspect de fuite est complètement occulté. Les gens qui fuient la Libye, la Syrie, .... fuient une situation que l’occident a engendré.
      Il y a aussi le cas d’une démographie incontrôlée dans des pays comme l’Egypte et la Tunisie.

      Les personnes qui émigrent sont souvent dans la force de l’âge. Elles sont aussi instruites dans certains cas. Tout cela représente une vraie perte pour le pays victime de l’émigration.
      Il y a aussi le cas de pays potentiellement riches mais où le pouvoir est incapable de mettre en œuvre une politique d’exploitation de ces richesses (par incapacité ou par corruption vis à vis d’intérêts étrangers). L"Algérie, les pays africains....

      Dans le passé cette l’immigration a pu être parfois bénéfique pour le pays qui recevait ces émigrés.
      Elle a aussi été largement utilisée par le patronat pour peser sur les salaires.

      Aujourd’hui, les réalités sont différentes. Il n’y a simplement plus assez de travail et plus assez de financements sociaux pour absorber les millions de personnes qui fuient.
      L’intégration de ces gens dans le cercle du travail ne peut se faire qu’en éjectant des travailleurs en place.
      C’est ce que le patronat allemand voudrait faire afin d’augmenter son exploitation des travailleurs, pour une meilleure compétitivité de son industrie.

      En Europe aujourd’hui ce n’est pas mieux qu’au Liban où il y a ,à peu près 3 millions
      de syriens et de palestiniens dans des camps.

      Il faudrait accueillir ces fuyards de manière décente et faire l’effort d’œuvrer pour la résolution des problèmes graves dans les pays d’où ils viennent.

      Mais cette question, comme d’autres, est livrée, chez nous, à l’idéologie et à la démagogie.
      On ne fait même pas l’effort de récupérer tous nos jeunes que le système et le contexte familial jettent à la rue.... alors, nous nous dirigeons vers le chaos. D’autant plus que ces flux de réfugiés sont orientés de manière délibérée par la Turquie. Erdogan les utilise comme un moyen de chantage vis à vis des pays européens des traités.








    • Breizh Atao 12 avril 2016 21:29

      @CN46400
      il me semblait que de la scission de 1920 était né un parti révolutionnaire internationaliste optant pour une ligne politique dite « classe contre classe », avant-garde des travailleurs et ayant pour but d’abattre le capitalisme et de construire une société communiste.

      On en pense ce qu’on veut, mais ça avait quand même plus de gueule qu’une « démarche unitaire PC/PS pour de meilleures lois sociales ».

      C’est comme la messe, la plupart des gens n’y croit pas trop mais y vont quand même, mais si vous leur supprimez le latin, l’encens, la musique et le décorum, alors ils préfèrent aller au bistrot.


    • Breizh Atao 12 avril 2016 22:11

      @CN46400
      Là vous faites fort ! On dirait du Coluche.

      A vous lire Soljenitsyne est un sale ingrat.

      La mortalité n’était pas plus forte qu’ailleurs ? Un petit peu quand même peut-être ?

      Nombre de pensionnaires y ont fait plusieurs séjours ? Volontairement ? ils s’y plaisaient ?

      il y avait des volontaires ? On les comprends, la soupe était bonne je présume ? Ou bien ils ont confondus avec le Club Med !!

      Mais tout ça c’est la faute des sales capitalistes étrangers qui n’ont pas voulu investir.


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 13 avril 2016 07:57

      @Anthrax
      Les salariés français et les immigrés sont pris entre deux feux :

      Le FN, qui tape sur immigrés, mais qui ne met jamais en cause les guerres coloniales qui provoquent les vagues migratoires. C’est la faute « au libéralisme », « c’est la faute à l’ Islam », « au patronat », mais jamais à l’ OTAN, ni aux guerres pétrolifères & gazières. Silence radio ! 


      Et la Gauche né cons, qui soutient les immigrés, tout en soutenant les guerres coloniales.
      Sur les responsabilités des divers gouvernements français depuis Mitterrand dans le soutien aux Frères Musulmans et aux djihadistes, silence radio !

      Et dans cette Gauche néo cons, les Charlie- Charlots, ralliés à l’euro-atlantisme, on trouve le PS et le PCF.
      « De BHL à Charlie Hebdo, la propagande néo conservatrice déguisée en Gauche progressiste ».
      C’est le bal des faux-culs !


    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 08:10

      @Breizh Atao

       « Ou bien ils ont confondus avec le Club Med !! »

       Le club Med fournisseur de main d’oeuvre low cost à Staline ? vous allez un peu loin. Par contre, je n’ai jamais dit que c’était ; « la faute des sales capitalistes étrangers qui n’ont pas voulu investir. »
      C’est Staline, et personne d’autre, qui a obtenu une majorité dans le PCUS pour stopper, sans le dire ouvertement, la NEP !

    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 08:23

      @Breizh Atao


      Majoritaire lors de la sciision de 1920, le PCF est devenu minoritaire en appliquant la ligne sectaire « classe contre classe » préconisée par Lénine et Trotski (qui supervisait, pour l’internationale, le parti français). Cette politique a prévalu jusqu’en 32-33 où l’arrivée de Hitler au pouvoir, sur le fond de cette même orientation en Allemagne, a conduit le PCF, sous l’impulsion de Thorez, à rechercher une union avec le PS qui débouchera, en 36, sur le Front Populaire et le blocage du fascisme en France.

    • Anthrax 13 avril 2016 09:31

      @CN46400

      Le goulag est un ensemble de camps de travail forcé, il n’y a aucune autre définition possible. Oser écrire qu’il y avait des volontaires et que la mortalité n’y était pas pire qu’ailleurs c’est plus que des contre vérités c’est du révisionnisme. Quant aux raisons pour lesquelles ils ont été ouverts peu importe, rien ne justifie le travail forcé de deux millions d’êtres humains qui n’avaient que le tort de contester le Parti. Taux de mortalité de la première année de déportation : 30%. 
      Lis les mémoires de Galitsky, dernier survivant du camp de Kolyma, c’est édifiant.


    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 10:37

      @Anthrax

       Vous savez, j’ai souvent lu ou entendu des braves gens nous expliquer que Hitler était un fou, débile profond, et que les généraux, et maréchaux français étaient des génies. Eh bien le débile profond a attaqué le 10 mai 1940 et le 25 juin (un mois et demi plus tard) les géniaux généraux signaient la capitulation de Rethondes...

       Alors vous comprendrez pourquoi je ne prends ni Hitler, ni Staline pour des « débiles profonds ». Staline, doté d’une intelligence supérieure à la moyenne, avait décidé en 1927 de conduire, le plus rapidement possible, l’indispensable industrialisation de l’URSS pour pouvoir, le plus vite possible, disposer d’un potentiel militaire capable de faire face à une agression de la bourgeoisie mondiale contre l’URSS, comparable, sur le fond, avec celle de Thiers, en 1871, qui avait détruit la Commune de Paris. 
         Il a donc mis les moyens, qui sont discutables, en face de l’objectif. L’abandon de la NEP ayant coupé les ponts avec les capitaux étrangers, il n’avait plus les moyen de payer la force de travail, il a eu recours au travail volontaire ou forcé à partir d’un exode rural non plus libre comme on le connaissais en Occident depuis le 19°siècle mais, pour gagner du temps, forcé (corollaire de la collectivisation). 
        Voilà la génèse des camps staliniens, obtention de la force de travail « low cost ». Mais le travailleur forcé ou volontaire ne produit de la force de travail que s’il est correctement nourri, ce qui limite aussi la mortalité....D’ailleurs la plupart des camps ne se situaient pas en Sibérie, mais à proximité des « combinats quinquennaux » (voir« Goulag » Anne Applebaun 1060 pages)

        Désolé pour cette mise au point qui secoue apparemment quelques’une de vos certitudes, mais les camps staliniens, n’ayant pas la même finalité que les camps d’extermination hitlériens étaient différents, quoique puisse en dire les médias de la bourgeoisie.

    • Anthrax 13 avril 2016 11:24

      @CN46400

      Je suis certain que le pauvre type envoyé au goulag en Sibérie avec une chance sur 10 d’en sortir vivant aurait apprécié l’argumentation « économique » que tu introduis pour justifier l’esclavage organisé et codifié de 2 millions de personnes. Car ll faut appeler un chat un chat : quelqu’un que l’on force à travailler sans salaire et sans droits, ça s’appelle de l’esclavage. Staline, comme Hiltler, était esclavagiste, peu importe les arguties que tu pourras apporter, les mots ont une signification. Cf Orwell.

    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 11:59

      @Anthrax


        N’importe quel patron de n’importe quelle entreprise capitaliste sait que pour obtenir du travail il faut nourrir le travailleur et Staline savait aussi cela. Par contre Hitler qui déportait en vrac , les femmes les enfants, les vieux pour les exterminer, pas pour les faire travailler, n’envisageait même pas de les nourrir.
        Maintenant, je comprend que les certitudes puissent être plus confortables que la recherche de la vérité !

    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 13:18

      @CN46400


      J’ai été un peu rapide sur Hitler. Les nazis ont aussi utilisé le travail forcé, en particulier sur les français prisonniers (1,8 millions 5 ans) et sur les STO (2 ans). Leur existence était sans doute comparable avec celle des Zek soviétiques, bombardements des alliés en plus (lire les Russkofs de Cavana).

  • legrind legrind 12 avril 2016 16:47

    Immigrationnisme , vivrensemble, culpabilisation des français, chantage au racisme , léchage des communautés islamiques , c’est le sujet de ce bouquin Quand la gauche agonise  : La république des bons sentiments 

    + il y’aussi la conversion au mondialisme, le refus du protectionnisme sujet de ce bouquin La gauche radicale et ses tabous : Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national 

  • Pie 3,14 12 avril 2016 19:39

    Pour l’auteur les choses sont simples : le capitalisme est à l’agonie, le PCF est à l’origine de la plupart des progrès sociaux, Marx avait tout compris dès le XIXème siècle, la social-démocratie est une imposture, il suffirait de revenir aux fondamentaux (l’intérêt des prolétaires contre la bourgeoisie) pour faire renaître le PCF.


    Voilà un logiciel franchement daté.

    Le capitalisme ne s’est jamais aussi bien porté. Il a ses crises et phases de croissance comme toujours, ses contradictions et inégalités mais il n’a jamais été aussi mondialisé, n’a jamais fabriqué autant de richesses et transforme nos modes de vie et de production à grande vitesse. Il y a de quoi avoir parfois peur, il y a d’énormes défis politiques à relever mais parler d’agonie est clairement hors-sujet.

    Le PCF n’est pas à l’origine de la plupart des progrès sociaux. Il les a soutenus la plupart du temps mais ne les a ni décidés ni mis en place. Les grandes avancées syndicales obtenues avant 1921 se sont faites sans lui. Il a soutenu le Front Populaire sans participer au programme ni au gouvernement. Il a certes participé au CNR mais sans y être majoritaire et sort du gouvernement dès 1947. Quatre ministres en 81 mais avec un programme PS. 
    En réalité ce sont les socio-démocrates qui sont à l’origine de la plupart des réformes sociales. Cela est vrai pour la France mais aussi pour la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Scandinavie, régions sans partis communistes conséquents.

    Le PCF est mort avec l’URSS. Cela ne signifie pas que le marxisme est mort avec lui mais il faut au moins le dépoussiérer. Marx a une vision faussée de l’Histoire, sa définition des classes est dépassée, sa vision millénariste du capitalisme est inexacte. Il reste le partage de la valeur ajoutée. Exiger que les risques et les profits soient mieux partagés est un combat marxiste.
    Il est fort probable que dans le futur le salariat diminue fortement au profit d’une multitude de travailleurs indépendants interconnectés. Une société « d’artisans » avec des gros et des petits mais dont les intérêts seront identiques. Il faudra gérer ces rapports complexes au mieux pour la société. Je fais plus confiance à la bonne vieille social-démocratie qu’au PCF ou à ses descendants pour assumer le fardeau.

    • CN46400 CN46400 12 avril 2016 20:06

      @Pie 3,14
      « Le capitalisme ne s’est jamais aussi bien porté. »


      Pourquoi alors, la BCE propose aux banques des milliards à taux négatifs si ce n’est parce qu’elles sont incapables de tout placer. Ce qui prouve que les taux de profits sont insuffisants pour enthousiasmer les capitalistes en Europe.....Et si eux sont septiques, je ne vois pas pourquoi je serais plus optimiste qu’eux !

    • Pie 3,14 12 avril 2016 20:22

      @CN46400

      Evitez de me faire le coup de la baisse tendancielle des taux de profits supposée expliquer l’agonie programmée du capitalisme. Marx est certes un immense intellectuel mais il s’est aussi beaucoup trompé. Les banques sont actuellement frileuses en Europe parce qu’elles viennent de se ramasser la pire crise bancaire depuis 1929. Elles sont attentistes et ne favorisent pas la reprise après avoir fait à peu près n’importe quoi. C’est conjoncturel pas systémique.

  • Gisyl (---.---.9.86) 13 avril 2016 00:11

    Bonsoir Camarade

    J’ai lu avec plaisir ton article. En tant que marxistes nous nous devons néanmoins d’émettre des critiques constructives sur tel ou tel aspect qui nous déplaît. Or force m’est de constater que tu ne vas pas jusqu’au bout de ta logique partisane. Bien sûr qu’il ne faut pas copier la socio-traîtrise congénitale et sa phraséologie petite-bourgeoise tiédasse. Cependant il faut aussi absolument assumer avec fierté notre héritage communiste et le défendre avec vigueur contre la propagande de la réaction.

    Nous devons aux masses la vérité et contrer ces mensonges que l’on lit sur l’Union soviétique et qui deviennent vérité à force d’être serinés. Gramsci le disait déjà : le combat intellectuel est très important dans la lutte des classes. Or sachons l’admettre : l’URSS ne s’est pas effondrée du fait de son inadéquation politique mais de la guerre économique que lui a mené le camp impérialiste. D’ailleurs il faut voir comment les travailleurs des pays capitalistes sont traités maintenant que le grand capital n’a plus en face de lui un adversaire à sa taille et qu’il n’a plus besoin de les séduire : chomage, paupérisation, disparition des classes moyennes, etc.

    Souvenons nous un peu plus des préceptes de Lénine et nous verrons alors le redressement musculaire et tonique dans l’édification de la société socialiste. Longue vie à la Révolution d’octobre !!!


    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 13 avril 2016 08:02

      @Gisyl
      "l’URSS ne s’est pas effondrée du fait de son inadéquation politique mais de la guerre économique que lui a mené le camp impérialiste".


      Et comment expliquez -vous que le PCF soit passé de l’anti-impérialisme au soutien à l’ Union européenne, colonie américaine, dont il refuse de sortir ?

    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 08:46

      @Gisyl


      « l’URSS ne s’est pas effondrée du fait de son inadéquation politique mais de la guerre économique que lui a mené le camp impérialiste. »

         « L’inadéquation politique » ou « guerre économique » ou les deux ; l’URSS a été battue dans les deux domaines parce qu’elle a été incapable de fournir, aux peuples qui dépendaient d’elle, un niveau de vie qui aurait pu soutenir la comparaison avec celui qui existait en Occident.

         Ce qui compte réellement, pour les heritiers de la Révolution d’octobre, c’est de tirer, objectivement, le bilan de cette expérience. Pour moi, l’échec est dû à l’abandon, en 1927 (prise du pouvoir par Staline) de la NEP qui était le seul moyen de rattraper le retard industriel de l’URSS, secteur 1 (industrie lourde) mais aussi secteur 2 (industrie légère). Lequel est toujours déficitaire en Russie, un siècle après 1917, alors qu’il est devenu bénéficiaire en moins de 40 ans en Chine gràce à une politique largement inspirée par la NEP de Lénine.


    • Anthrax 13 avril 2016 11:32

      @CN46400

      «  l’URSS a été battue dans les deux domaines parce qu’elle a été incapable de fournir, aux peuples qui dépendaient d’elle, un niveau de vie qui aurait pu soutenir la comparaison avec celui qui existait en Occident. »

      L’argument ne tient pas. Le Russe moyen, dans les années 60, était dans l’ignorance totale de ce qui se passait à l’Ouest puisqu’il lui était interdit de voyager. Il n’y a qu’à écouter les témoignages des habitants de l’ ex RDA quand le mur s’est effondré.
      L’URSS été surtout battue parce que le peuple n’était plus en accord avec ses dirigeants qui avaient recréé une classe de possédants et de privilégiés du régime communiste. 

    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 12:14

      @Anthrax


       1- la chute de l’URSS date de 1991 pas des années 60
       2- Pour avoir visité l’URSS plusieurs fois (75 et 85) j’ai été en contact avec des personnes qui manifestement se faisaient de profondes illusions sur la réalité de l’Occident. Ces illusions avait deux sources complémentaires, les relations rapportée par la minorité qui pouvait, privilège ou affaires, voyager en occident, les médias occidentaux (voix de l’Amérique) et pour couronner le tout, l’interdiction imposée aux voyages libres en occident qui, automatiquement, conduisait à la validation de tous les racontars y compris les plus farfelus.

    • Anthrax 13 avril 2016 14:11

      @CN46400

      1991 est la conséquence d’une lente désagrégation du système. L’URSS ne s’est pas cassé la figure comme ça brutalement en 1991.

    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 14:36

      @Anthrax


        Bien sûr, mais la bonne critique du système économique stalinien n’a jamais été produite, y compris par Gorbachev ...

  • julius 1ER 13 avril 2016 09:43

    Ce qui compte réellement, pour les heritiers de la Révolution d’octobre, c’est de tirer, objectivement, le bilan de cette expérience. Pour moi, l’échec est dû à l’abandon, en 1927 (prise du pouvoir par Staline) de la NEP qui était le seul moyen de rattraper le retard industriel de l’URSS, secteur 1 (industrie lourde) mais aussi secteur 2 (industrie légère). Lequel est toujours déficitaire en Russie, un siècle après 1917, alors qu’il est devenu bénéficiaire en moins de 40 ans en Chine gràce à une politique largement inspirée par la NEP de Lénine.


    @CN
    je partage ton analyse concernant la NEP et la vision Stalinienne du communisme.

    comme toi je pense que le communisme n’est pas mort d’ailleurs Sbigniew Brejinsky lui-même dit que le communisme est l« ENNEMI ».....

     alors que aujourdhui on pourrait dire le communisme « combien de divisions » ??????

    c’est l’idée qui perdure et va perdurer à savoir la propriété collective des moyens de productions en ce sens ce qui se passe actuellement avec l’acier en Europe est tout à fait éclairant de ce qui existe en Europe avec Mitall et sa concentration monopoliste privée.... et les besoins européens en acier qui reste quand-même un secteur stratégique ..... on voit là les limites de la concentration monopoliste privée lorsque un secteur doit satisfaire l’intérêt général qui plus est de plusieurs pays ... c’est une problématique nouvelle qui n’est pas analysée loin s’en faut mais qui existe et à laquelle il faudra trouver une réponse !!!!!

    la mondialisation heureuse et bisounours trouve là de réelles limites stratégiques à cause d’intérêts croisés mais pas vraiment convergents ....
    mais dans un contexte plus général il se pose sans cesse la question redondante :

    quel espace laisser au PRIVE et quel espace au PUBLIC ou à l’intérêt général ????
    en ce sens la question de la NEP est universelle et j’oserai dire intemporelle car sur tous les sujets chauds , énergie, alimentation, santé etc se pose la question de quel part au privé et quelle part au public ??? et d’une décennie à l’autre et contrairement au mensonge libéral ... le curseur doit aller dans un sens ou dans un autre !!!!

    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 10:51

      @julius 1ER


      Revenir à Marx, c’est revenir à la priorité des intérêts du prolétariat (immense majorité). Si la mondialisation sert ces intérêts il faut l’accepter, si elle les dessert il faut la combattre tout en sachant que l’évolution des techniques, tôt ou tard, reposera la question. La critique de Marx est universelle, mais la vie politique et économique ne l’est pas encore. Il faut donc s’y adapter tout en sachant que le cadre actuel est destine à être dépassé.

  • JMBerniolles 13 avril 2016 13:53
    @ l’auteur

    C’est courageux d’avoir fait un tel article.
    D’ailleurs il est trop douloureux d’écrire la disparition du PC, cela devient déclin.

    Cela ne signifie nullement la fin du marxisme ou l’impossibilité de réussir une aventure socialiste.

    Alors qu’au PC on n’ose plus prononcer le mot nationalisation, il n’a jamais été plus urgent de rendre public les domaines essentiels : énergie, eaux, transports, communications, logement, santé, .....
    Il faut aussi comprendre qu’internationalisme prolétarien n’a jamais signifié liquidation de la France et des Etats, ce qui serait le plus sûr moyen pour la gouvernance oligarchique et supra nationale de mettre à genoux les peuples..... 

    Le cas de la Grèce cet été a été édifiant ; L’abandon de la solution d’une sortie de l’Euro, d’une reprise en main de son économie par l’Etat grec, dirigé de plus par des responsables soutenus par le peuple, au profit d’un abandon transnational et même supra national, le pire puisque de nature fondamentalement néo libéral, a conduit à l’augmentation des souffrances du peuple grec. Et n’a absolument résolu.



    • CN46400 CN46400 13 avril 2016 14:23

      @JMBerniolles


       Vous savez, pour dire ce que l’on pense ne nécéssite pas, en France, un courage particulier.

       Je suis pour la « déprivatisation » de toutes les activités de réseau qui recouvrent toutes les activités que vous avez listé. Par contre chacune d’elles doit être gérée au bon niveau pour garantir des performances maxi. Si l’eau peut, avec avantage, être gérée par la commune ou l’intercommunalité, d’autre activités doivent être gérée à un niveau plus large, nation, Europe ou ONU (transport maritime...)

        Enfin aucun niveau, même pas la nation, n’est, par nature, immunisé contre les prédations oligarchiques ou contre la corruption.

       Quand à la Grèce, personne n’est capable de chiffrer ce qu’aurait réellement coûté, aux prolos grecs, un « greczit ». Il y avait donc un risque à prendre, dans un sens comme dans l’autre, Tsipras a dû choisir sans avoir en main la totalité des éléments. Qui vivra verra !

    • JMBerniolles 13 avril 2016 15:30
      @CN46400

      Vous avez tort. Parler peut coûter très cher en France avec toutes les officines de politiciens professionnels payés par les subventions et les naïfs : Licra, SOS racisme, même le MRAP....

      Et vous n’avez pas suivi le problème de la Grèce.... Ce pays a un atout formidable dans la sortie de l’Euro son commerce extérieur n’est pas déficitaire. Ses exportations gagneront même beaucoup dans le dévaluation..... Mais cela supposait aussi de lier des liens commerciaux et autres avec la Russie.

      C’est pourquoi Tsipras a été menacé par les américains, y compris physiquement, Et il a cédé.


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