jeudi 30 avril 2020 - par GHEDIA Aziz

Peut-on faire confiance aux études prédictives ?

 

Sur la « Une » du journal El Watan du 29 avril, un titre attire d’emblée l’attention du lecteur : « Selon une étude sur l’effet des mesures de prévention sur l’épidémie du Covid-19 en Algérie : Près de 16 000 cas évités grâce au confinement ». Evidemment le contenu de cet article est truffé de chiffres et de pourcentages. L’auteur de cette « étude prédictive » est un épidémiologiste algérien de l’école Pasteur –CNAM de santé publique de… Paris

Autrement dit, il est à mille lieues du foyer épidémique de Covid de Blida. Or, et là, je reste tout à fait humble et modeste, je n’ai rien à apprendre à ce confrère, la médecine n’est pas un travail d’ordi. Il ne suffit pas de faire des extrapolations, de dessiner de belles courbes, de donner des chiffres et des pourcentages et de terminer par une conclusion qui donne froid dans le dos ou, au contraire, de faux espoirs aux citoyens tétanisés par la peur et aux pouvoirs publics qui gèrent cette crise sanitaire. 

Médecin de terrain que je suis, je me méfie de ces études prédictives faites par des épidémiologistes, qui sont peut-être eux-mêmes confinés donc n’ayant aucun rapport avec les malades, en se basant sur des algorithmes et modélisation de façon bête et méchante.

Au risque de me répéter, cette épidémie de coronavirus, même en supposant que le virus causal est toujours le même, qu’il ne mute pas d’un endroit à un autre en fonction d’un certain nombre de paramètres - comme le climat, froid, doux ou chaud, le taux d’humidité, la résistance à l’infection de la population concernée, enfin tous paramètres qui peuvent modifier le comportement du virus -, ne se manifeste certainement pas de la même façon en tout temps et tout lieu. Entre la ville chinoise Wuhan d’où il s’est propagé et la ville de Blida, il ya énormément de différences tant du point de vue épidémiologique que sanitaire qui font certainement que le système de modélisation ne peut pas s’appliquer sans quelques faux résultats.

En fait, ce qui se passe sur le terrain, c’est qu’actuellement, le nombre de cas Covid + semble en augmentation : depuis quelques jours, il dépasse la centaine de cas par jour. Cela s’explique probablement par le fait que les médecins sont maintenant bien rôdés face à cette infection. Le diagnostic de Covid-19 est devenu facile à poser sur

  • d’abord le contexte épidémiologique
  • la symptomatologie faite de signes cliniques qui sautent parfois aux yeux (fièvre, toux, dyspnée, comorbidité, etc.).
  • et ensuite la pratique du scanner thoracique (avec ou sans injection) qui se banalise de plus en plus. A partir du moment où on a compris que les images tomodensitométriques en « verre dépoli » sont caractéristiques de cette infection virale, les médecins, qui sont sur le front de la lutte contre le Covid, n’hésitent pas à recourir à ce moyen diagnostic.

De toute façon, même en augmentation, les chiffres n’atteindront jamais ceux signalés par une autre étude prédictive dont j’avais déjà parlé dans une précédente contribution. Les épidémiologistes dont il est question ici (une équipe du CHU de Blida) nous prédisaient 48 000 milles morts. Rien que ça.

Quant à dire que le confinement, en Algérie, a permis d’éviter 16000 cas de Covid-19, cela me laisse perplexe et dubitatif en même temps pour la simple et bonne raison qu’hormis la wilaya de Blida, il n’ ya pas eu de confinement au sens vrai du terme dans le reste du pays. Et, je pense que c’est mieux ainsi. La circulation du virus au sein d’une population majoritairement jeune est un bon moyen d’obtenir l’immunité collective tant espérée à moindre frais. Car, nous le remarquons aussi, il y a de moins en moins de morts du Covid-19 dans nos statistiques officielles. C’est ce qui importe le plus.



28 réactions


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 avril 2020 09:20

    Les suisse ont raison. Il faut apprendre à vivre avec le Covid. Comme avec n’importe quel autre danger.


    • Julot_Fr 1er mai 2020 09:32

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Je reformulerais en : il faut apprendre a vivre avec la grippe chinoise


  • rogal 30 avril 2020 10:52

    Oui, prudence, voire défiance, à l’égard des études prédictives des experts, pour mille raisons.

    Par contre, Docteur, les experts médicaux paraissent pessimistes à propos de l’immunité collective. Il n’est pas du tout sûr qu’elle puisse se produire, ou en tout cas, de manière satisfaisante. Articles de presse tous les jours sur ce sujet.


  • njama njama 30 avril 2020 10:57

    L’immunité collective est là, ce début d’épidémie l’atteste.

    OMS DÉFINITION Qu’est-ce qu’une pandémie ? 24 février 2010

    On parle de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie. Une pandémie de grippe survient lorsqu’un nouveau virus grippal apparaît et se propage dans le monde entier, en l’absence d’immunité dans la grande majorité de la population.
    https://www.who.int/csr/disease/swineflu/frequently_asked_questions/pandemic /fr/

    Étant donné que le Covid-19 affecte essentiellement des personnes âgées dont la plupart ont une, deux ou trois pathologies facteurs de comorbidité, que le nombre d’infectés et de décès est faible, il est difficile d’admettre qu’il y aurait absence d’immunité dans la grande majorité de la population mondiale puisqu’elle résiste plutôt très bien à ce « rhume sévère ».

    La déclaration de pandémie par l’OMS le 11 mars 2020 est clairement abusive !

    Les infections par coronavirus sont connues, celle du Covid ne saurait être une « nouvelle » maladie, ni le virus un « nouveau » virus, il est juste une variante qui n’était pas encore connue.


    • rogal 30 avril 2020 11:23

      De bien beaux raisonnements, njama. D’après l’OMS, entre autres, les faits ne semblent pas les confirmer.
      Voyez la presse. Un exemple parmi cent :
      https://www.courrierinternational.com/article/anticorps-est-immunise-apres-avoir-eu-le-covid-19-pour-loms-aucune-certitude


    • njama njama 30 avril 2020 13:40

      @rogal

      6 dec 2009 [...]Dans une interview donnée au magazine allemand Der Spiegel, un membre de la Cochrane Collaboration, une organisation de scientifiques indépendants qui évaluent toutes les études menées sur la grippe, l’épidémiologiste Tom Jefferson montrait les conséquences de la privatisation de l’OMS et la marchandisation de la santé.

      « T. Jefferson : […] l’une des caractéristiques les plus ahurissantes de cette grippe, et de tout le roman-feuilleton qui en a découlé, est que, année après année, des gens émettent des prévisions de plus en plus pessimistes. Jusqu’à présent, aucune ne s’est jamais réalisée et ces personnes sont toujours là à répéter leurs prédictions. Par exemple, qu’est-il arrivé avec la grippe aviaire qui était censée tous nous tuer ? Rien. Mais, ce n’est pas cela qui arrête ces gens de faire leurs prédictions. Parfois, on a le sentiment que c’est toute une industrie qui se prête à espérer une pandémie.

      Der Spiegel : De qui parlez-vous ? De l’OMS ?
      T. J : L’OMS et les responsables de la santé publique, les virologistes et les laboratoires pharmaceutiques. Ils ont construit tout un système autour de l’imminence de la pandémie. Beaucoup d’argent est en jeu, ainsi que des réseaux d’influence, des carrières et des institutions tout entières ! Et il a suffit qu’un des virus de la grippe mute pour voir toute la machine se mettre en branle.  » [20]


    • njama njama 30 avril 2020 13:43

      (suite) Lorsqu’on lui a demandé si l’OMS avait délibérément déclaré l’urgence pandémique dans le but de créer un immense marché pour les vaccins et les médicaments contre le H1N1, Jefferson a répondu :

      « Ne trouvez-vous pas frappant que l’OMS ait modifié sa définition de la pandémie ? L’ancienne définition parlait d’un virus nouveau, à propagation rapide, pour lequel l’immunité n’existe pas, et qui entraîne un taux élevé de malades et de décès. Aujourd’hui, [en 2009] ces deux derniers points sur les taux d’infection ont été supprimés, et c’est ainsi que la grippe A est entrée dans la catégorie des pandémies. » [21]

      [20] Tom Jefferson, Entretien avec l’épistémologiste Tom Jefferson : « C’est toute une industrie qui espère une pandémie de grippe », ’A Whole Industry Is Waiting For A Pandemic’ Der Spiegel, 21 juillet 2009.

      [21] Ibid.

      source https://www.voltairenet.org/OMS-le-pape-de-la-grippe-A-accuse


    • njama njama 30 avril 2020 13:58

      @rogal
      Pour l’OMS aucune certitude...

      Étonnant devant une évidence qui crève les yeux !

      A l’inverse reconnaitre que le système immunitaire de l’homme résiste plutôt bien très globalement à ce virus et assez semblablement sur tous les continents, moins de 3 millions de cas infectés dans le monde / 200.000 décès sur 6,5 ou 7 milliards d’habitants, c’est fermer la route au vaccin... car cela ne justifierait pas une telle mesure prophylactiques de vacciner 2, 3, 4 milliards d’individus.


    • joletaxi 30 avril 2020 14:24

      @njama

      allons allons,ne versez pas dans le complotisme abject

      tiens revoilà Gilead
      Fauci en fait l’arme anti covid
      pensez donc, grâce à une étude, avec plein d’aveugles, ils ont trouvé que la charge virale diminuait très fortement au bout de 11 jours, 17 heures, 22 minutes.
      Zont pas pu déterminer les secondes, car les malades inclus dans l’essai ne voulaient plus prendre le placebo, salauds va

      Que Fauci, et tous ceux qui ont , ou bouffent encore à la gamelle de Gilead, attaquent le druide marseillais est pure coicidence bien sur
      Et bien sur, les petits retards à l’allumage de l’OMS , qui avait si bien fait marcher le jackpot de l’affaire H1N1( Bachelot ayant été l’idiote utile du moment, la voir passer maintenant au statut de visionnaire frise l’indécence), ne sauraient laisser imaginer une quelconque petite combine bien juteuse.

      Et ne venez pas me dire que le fait que le druide soit climato sceptique ait pu attiser la haine des habituels suspects, ni que le changement de statut de la chloro,devenant poison, au moment où le bazar démarre, c’est marqué pas de chance
      Ne venez pas me dire que le fait de ne pas encore avoir démarré une vérification simplissime, de savoir si les gens traités à la chloro pour d’autres affections sont plus ou moins contaminés,serait un complot anti chloro, c’est pure médisance,c’est juste que Albert, qui est préposé au formulaire 2821 b alinéa 12 à la CNAM a exercé son droit de réserve

      Allons allons, restons sérieux, nos politiques, les labos, sont incapables de mentir.

      Imagine...
      un monde où le premier jour on impose le masque, ou on mobilise tous les acteurs pour tester, où l’on implique le secteur privé au premier jour, où on utilise tous les moyens pour soigner

      ben oui, c’est le monde de Wiwi....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 30 avril 2020 12:07

    On oublie que la science n’est jamais neutre. Les « scientifiques » ne cherchent que ce qu’ils ont envie de trouver,....


    • pemile pemile 30 avril 2020 12:09

      @Mélusine ou la Robe de Saphir. « Les « scientifiques » ne cherchent que ce qu’ils ont envie de trouver »

      Evitez de parler de ce que vous ne connaissez pas ?


    • @pemile Qu’en savez-vous ? Amie de l’assistant de Prigogine je connais très bien le milieu. Compétition, haines tenaces en j’en passe. Les scientifiques ont surtout pour objectif d’être reconnus. Et cela dépend du contexte et des époques. Mengele était aussi un scientifique,... bizness (souvent survie financière,...), égo surdimensionné. Et si vous vous rappelez l’étude de Milgram : des moutons de Panurge comme vous prêts à croire n’importe quoi...


  • Inquiet 30 avril 2020 12:13

    Les statistiques pourraient être un outil formidable si elles étaient utilisées honnêtement et sans arrières pensées.

    Dans mon taf (analyste programmeur sénior), les projets que je mène à bien sont tous ceux dont personne ne m’a interpelé sur des indicateurs « projets » provenant « d’études statistiques ».

    Ayant à ma charge de former des stagiaires et autres apprentis, j’ai trouvé une formule qui les aide grandement : « si on identifie un potentiel problème, il est illusoire de se baser sur les lois 80/20 ou similaires, le problème viendra de toute façon et même en faible % de chance d’arriver sa survenue impactera fortement le projet »


    • amiaplacidus amiaplacidus 30 avril 2020 14:54

      @Inquiet

      C’est ce que l’on appelle la loi de la charognerie de la nature ou, en termes plus élégants, l’effet démo.


  • eddofr eddofr 30 avril 2020 16:08

    Un vieux proverbe dit que l’expérience est une lanterne qui n’éclaire que le chemin parcouru.

    Les études prospectives, par nature, extrapolent sur des faits passés.

    Elles arrivent, en général, assez bien à prouver que le passé est conforme à ce qu’il était (en général le passé ne change pas, enfin, sauf aux Etats-Unis, en Corée du Nord et chez les Politiciens).

    Pour ce qui est de prédire l’avenir, c’est un peu plus compliqué ...


    • titi 30 avril 2020 17:48

      @eddofr

      Exactement.

      Cependant les esprits sont tellement malléables que les prédictions ont tendance à guider, télécommander les personnes qui les recoivent.

      Un peu comme en bourse : vu que tout le monde applique les mêmes système prédictif, que les algorithmes prévoient que ça va baisser, alors tout le monde vend et du coup, ça baisse.


  • njama njama 30 avril 2020 22:21

    Escroquerie intellectuelle Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral
    par Thierry Meyssan 18 avril 2020
    [...] Le charlatanisme du professeur Neil Ferguson
    Le professeur Ferguson est toujours la référence européenne en matière de modélisation des épidémies.
    - Pourtant c’est lui qui, en 2001, avait convaincu le Premier ministre Tony Blair de faire abattre 6 millions de bovins pour stopper l’épidémie de fièvre aphteuse (une décision qui coûta 10 milliards de livres et qui est aujourd’hui considérée comme aberrante).
    - En 2002, il calcula que la maladie de la vache folle tuerait environ 50 000 britanniques et 150 000 de plus lorsque elle se transmettrait aux moutons. Il y en eu en réalité 177.
    - En 2005, il prédit que la grippe aviaire tuerait 65 000 Britanniques. Il y en eu au total 457.
    Peu importe, il est devenu conseiller de la Banque mondiale et de nombreux gouvernements. C’est lui qui fit parvenir le 12 mars une note confidentielle au président français Emmanuel Macron annonçant un demi-million de morts en France. Affolé celui-ci prit la décision de confinement généralisée le soir même. C’est encore le professeur Ferguson qui annonçait publiquement, le 16 mars, que, si rien n’était fait, on compterait jusqu’à 550 000 morts au Royaume-Uni et jusqu’à 1,2 million aux États-Unis, contraignant le gouvernement britannique à revoir sa politique.


    • njama njama 30 avril 2020 22:22

      Simon Cauchemez, qui était en 2009 son bras droit, dirige aujourd’hui l’unité de modélisation de l’Institut Pasteur. Il est bien sûr membre du Comité scientifique de l’Élysée où il a proposé le confinement généralisé. Ce comité a été constitué par le directeur général de la Santé, le professeur Jérôme Salomon, fils spirituel et ancien conseiller technique de Bernard Kouchner.

      [...] La prise de pouvoir de l’équipe Ferguson est fondée sur une escroquerie intellectuelle. La « biologie mathématique » (sic) pourrait justifier la gestion libérale des services de santé.
      Malheureusement si les statistiques permettent d’évaluer après coup les effets de telle ou telle mesure, elles ne peuvent pas prévoir le comportement d’un organisme vivant, d’un virus.
      [...] Le professeur Ferguson a reconnu, le 22 mars, avoir effectué ses calculs sur l’épidémie de Covid-19 exclusivement avec une base de données vieille de 13 ans relative aux épidémies de grippe.
      (ibid)


    • rogal 30 avril 2020 23:02

      @njama
      Pour reprendre un peu tardivement la question de l’immunisation, il est vrai que mes connaissances ont pour sources la presse grand public plus quelques publications professionnelles du genre Quotidien du Médecin. Avez-vous connaissance de recherches factuelles dont elles ne prendraient pas compte et qui aillent en sens contraire ? Autrement dit est-il possible d’affirmer à cette heure, preuves à l’appui, que l’on peut compter sur une immunité collective ?


    • rogal 1er mai 2020 04:53

      @rogal
      ... dont elles ne tiendraient pas compte...


    • njama njama 1er mai 2020 16:34

      @rogal

      La question de l’immunisation n’est pas celle de l’immunité.

      L’immunisation c’est l’action d’immuniser, artificiellement ou naturellement, un organisme vivant ; le résultat de cette action. Obtenir l’immunisation par inoculation d’un vaccin.

      L’immunité c’est la résistance d’un organisme à l’action d’un poison ou d’un agent pathogène, qui peut être naturelle ou acquise (soit artificiellement au moyen d’un vaccin ou d’un sérum approprié, soit de façon spontanée à la suite d’une première infection surmontée).

      Il y a un biais à raisonner en supposant qu’il n’existerait pas d’immunité, de résistance naturelle contre ce virus et tellement d’autres. Tout dépend de la qualité et de l’équilibre de notre système immunitaire, de notre santé en fin de compte, (nutrition, facteurs environnementaux...) et aussi que aucun élément étranger ne viendrait affecter, ou déséquilibrer ce système, effets iatrogènes indésirables.Dans le cas du Covid, la grande majorité des personnes décédées étaient sous traitement pour pathologies chroniques. La fièvre est une réaction immunitaire naturelle fondamentalement utile par exemple que l’action d’antipyrétiques prescrits la plupart du temps pour des questions de confort du patient (effet antalgique) vient ruiner.


    • njama njama 1er mai 2020 16:43

      @rogal
      L’avis d’une chercheuse de très haut niveau, cas de la rougeole, immunité cellulaire et immunité humorale... (extraits) :

      Concernant l’immunité spécifique anti-rougeoleuse, l’immense majorité de la population mondiale était donc immunisée par la circulation du virus sauvage (par la maladie développée pendant l’enfance, puis par réactivation de l’immunité par contact toute la vie avec des rougeoleux). Les nourrissons étaient protégés par les anticorps transmis par le lait maternel. Ainsi, en l’absence de circulation du virus chez les enfants comme avant la vaccination, l’élimination de la maladie par la vaccination dans une population laisse à terme cette population vulnérable.

      Comme pour la plupart des vaccins le virus vaccinal est introduit dans l’organisme par une voie différente de celui du virus sauvage (en IM alors que la maladie naturelle se propage par les voies respiratoires). Dans les voies respiratoires, le virus est exposé au microbiote et aux IgA : les cellules immunitaires de la muqueuse respiratoire sécrètent des IgA (immunoglobulines des muqueuses). Quand le vaccin est injecté par intramusculaire, ce système muqueux ne peut agir et les vaccinés ne sécrètent pas d’IgA et leur microbiote respiratoire n’aura pas réagi à l’invasion virale. Les vaccinés peuvent donc permettre la multiplication du virus lorsque celui-ci atteint leurs voies respiratoires. Ensuite – avant l’apparition des souches mutantes (autres que A) – l’immunité cellulaire et humorale (IgG) entre en action et peut empêcher la multiplication du virus au niveau général et éviter la maladie.

      Lorsqu’on fait une sérologie de la rougeole (après maladie ou vaccination), on dose seulement les IgG et IgM circulant dans le sang : on ne s’intéresse pas aux IgA qui sont la première défense humorale contre le virus, outre les défenses de l’immunité cellulaire qu’on ne mesure jamais.

      Les seuls virus qui peuvent circuler après la généralisation de la vaccination sont les mutants non inhibés par l’immunité acquise des vaccinés (et des personnes plus âgées ayant fait la maladie naturelle) : ils sont sélectionnés car ils résistent à cette immunité, donc par définition, le vaccin ne protège pas de ces virus mutants.

      La vaccination n’empêche pas la circulation du virus car il n’y a plus d’immunité naturelle au niveau respiratoire chez les vaccinés. Cette circulation devient silencieuse et indétectable.

      De plus les nourrissons vaccinés à partir de l’âge de 1 an conservent encore souvent des anticorps d’origine maternelle qui désactivent le virus vaccinal et empêchent la synthèse d’anticorps, donc rendent le vaccin inopérant (voir note 8).

      https://www.aimsib.org/2019/05/26/la-vaccination-anti-rougeole-expliquee-par-une-specialiste-en-immuno-infectiologie/


    • njama njama 1er mai 2020 16:52

      @rogal
      interférence virale ? la plupart des décès Covid ont plus de 70 ans, la vaccination contre la grippe est préconisée systématiquement chaque année chez les plus de 65 ans. Coïncidence ?

      Le vaccin contre la grippe augmente les risques de coronavirus de 36 % selon une récente étude du Pentagone
      Par Julie Lévesque, Mondialisation.ca, 26 avril 2020
      Une étude du Pentagone parue le 10 janvier dernier dans la revue Vaccine a démontré que le vaccin contre la grippe augmentait significativement les risques d’attraper un coronavirus :

      « Se faire vacciner contre la grippe peut augmenter le risque d’attraper d’autres virus respiratoires, un phénomène connu sous le nom d’interférence virale […] L’interférence virale dérivée de vaccins a été associée de manière significative au coronavirus et au métapneumovirus humain. » (C’est l’auteure qui souligne.)

      Bien qu’elle ne comporte pas de données sur le SARS-CoV-2, le coronavirus responsable de la COVID-19, on ne peut nier l’importance de cette étude en pleine pandémie de coronavirus.
      lire l’article :

      https://www.mondialisation.ca/le-vaccin-contre-la-grippe-augmente-les-risques-de-coronavirus-de-36-selon-une-recente-etude-du-pentagone/5644767


    • rogal 2 mai 2020 04:08

      @njama
      Merci pour ces développements. Les informations que vous livrez m’intéressent. Je ne suis pas convaincu pour autant par le sens général du propos, ou plus exactement par son rapport avec ce qui se discute en ce moment au sujet de la Covid-19. Pour s’en tenir à votre mise au point :

      «  L’immunisation c’est l’action d’immuniser, artificiellement ou naturellement, un organisme vivant ; le résultat de cette action. Obtenir l’immunisation par inoculation d’un vaccin. »

      Si l’on est cohérent, c’est l’immunité que l’on obtient, et non l’immunisation, lorsqu’on effectue cette dernière

       «  L’immunité c’est la résistance d’un organisme à l’action d’un poison ou d’un agent pathogène, qui peut être naturelle ou acquise (soit artificiellement au moyen d’un vaccin ou d’un sérum approprié, soit de façon spontanée à la suite d’une première infection surmontée).

      Il y a un biais à raisonner en supposant qu’il n’existerait pas d’immunité, de résistance naturelle contre ce virus et tellement d’autres. »

      La discussion mondiale actuelle porte sur l’immunité collective espérée, une immunité acquise par infection (à mon sens cette acquisition devrait alors être appelée une immunisation). Pourquoi dévier la discussion vers l’immunité naturelle ?

      Ne prolongeons pas le présent échange, bien qu’il me soit agréable. Le sujet reviendra sûrement lors d’un autre article, plus centré sur ce dont nous discutons ici, tant l’avenir en dépend.

      J’espère que le docteur Ghedia voudra bien donner un avis en conclusion.


  • Julot_Fr 1er mai 2020 09:37

    Tout comme avec le « fascisme vert », il y a les interets financiers de l’oligarchie mondiale derriere le covid.. dans ce contexte, le mot « expert » devient synonyme de « agent de desinformation officiel de l’authorite etablie (celle des banques) ».. Ca s’explique par les sources de financiement des laboratoires, l’implication de Bill Gates dans les systemes de sante etatiques, etc...


  • jef88 jef88 1er mai 2020 19:45

    Pour régler un problème existant, les maths sont un super outil !

    Pour faire des prévisions, le nombre d’inconnues fausse le résultat ! ! !


  • Je viens de lire que la « GRANDE » ISABELLE STENGERS a collaboré au livre noir de la psychanalyse. Poubelle,...


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