vendredi 21 février - par Robin Guilloux

Pitié pour Gabriel Matzneff !

Gabriel Matzneff

Vanessa Springora, Le Consentement - Le blog de Robin Guilloux

Vanessa Springora, Le Consentement - Le blog de Robin Guilloux

Vanessa Springora, Le Consentement, Editions Bernard Grasset, 2020 La littérature excuse-t-elle tout ? Quatrième de couverture : "Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves...

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/2020/01/vanessa-springora-le-consentement.html

"Malheur à celui par qui le scandale arrive !" (Matthieu,18.1)

Ce qu'il faut bien appeler une campagne de lynchage médiatique autour de la personne de Gabriel Matzneff prend une tournure qui en dit long sur le milieu intellectuel parisien en particulier et sur l'opinion publique française en général.

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Après s'être rendu complice d'un écrivain qui faisait l'apologie de la pédophilie et du tourisme sexuel, la quasi totalité du milieu éditorial, journalistique, littéraire et intellectuel, avec une hypocrisie et une lâcheté qui donnent la nausée, se détourne désormais de lui en se bouchant le nez et laisse, quand elle ne l'incite pas, l'opinion publique qu'elle a contribué à égarer, réclamer sa mort sociale, voire son élimination physique.

L'un des derniers épisodes en date est cet article, dans le journal Libération, un quotidien bien connu pour son combat contre la pédophilie, d'une certaine Cécile Dutheil de la Rochère, article qu'évoque Guillaume Basquin sur le site d'Agoravox. Cécile Dutheil de la Rochère s'en prend courageusement (mais un peu tardivement) à Gabriel Matzneff, tout en avouant qu'elle n'en a lu (tout récemment) que trois livres (mais les a-t-elle vraiment lus ?) sur la cinquantaine qu'il a écrits, mélangeant allègrement les considération littéraires ("c'est répétitif") et les accusations morales.

J'ai écrit ici même un article que je crois sans équivoque sur le témoignage de Vanessa Springora dans lequel je condamne fermement le comportement passé de Gabriel Matzneff, mais je refuse de m'associer à cette campagne.

Pourquoi ? Parce que rien n'est plus suspect que l'unanimité. Car derrière l'unanimité, il y a les accusation rituelles et derrière les accusations rituelles, il y a le lynchage... Il y a une communauté humaine rassemblée contre un seul pour régler ses conflits, ses haines, ses violences et pour chercher à s'en délivrer miraculeusement. 

Le mouvement d'indignation autour de Gabriel Matzneff ne fait que confirmer le rôle que joue l'imitation dans les collectivités humaines et qui explique ces mouvements de balancier entre apologie et condamnation, aussi violents qu'irrationnels.

"La vraie morale se moque de la morale", disait Pascal. La sexualité et le plaisir ne sont pas condamnables. Ce qui est immoral, c'est de violer ce que Kant appelait "le principe d'humanité", c'est-à-dire de traiter l'autre comme un moyen et non comme une fin. C'est en cela que Gabriel Matzneff a mal agi.Il faut le dire et le redire et on a raison de le faire. Mais doit-on pour autant réclamer sa déchéance sociale, voire sa mort ?

La condamnation de Gabriel Matzneff doit-elle servir à faire oublier les errances passées de toute une génération et à absoudre ceux qui se sont rendus complices de l'auteur des Moins de seize ans ?

Son cas doit-il servir à résoudre les problèmes collectifs par la violence sacrificielle dont René Girard a bien expliqué le mécanisme dans La violence et le sacré ?

Peut-on réduire un être humain à ses errances, peut-on le condamner en lui refusant toute chance de se racheter ? Notre société laïcisée ignore ce qu'est le péché, mais aussi le pardon. 

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La régulation de la sexualité dont Jean-Claude Guillebaud a montré dans La Tyrannie du plaisir qu'elle n'était pas le monopole du christianisme, existe dans toutes les sociétés (on la retrouve chez les Grecs, chez les Romains, chez les Amérindiens, dans les codes babyloniens, etc), à cause des dangers réels qu'elle implique - notamment la rivalité, la contagion de la violence et les traumatismes liés à la séduction précoce - et de la nécessité de poser des limites et des régulations symboliques et réelles. 

En cela, Gabriel Matzneff, comme la plupart des intellectuels "post-soixante huitards" s'est montré bien naïf et bien superficiel, comme il a joué avec le feu en se plaçant dans la situation d'Oedipe ou de don Juan dont on sait comment ils ont fini.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle son oeuvre me semble bien moins intéressante que celle d'un Michel Houellebecq qui me semble autrement plus lucide.

Mais est-ce une raison de vouloir sa mort et en quoi le suicide éventuel de Gabriel Matzneff réglera-t-il le problème ?

Notre société deviendra-t-elle plus respectueuse des autres, protégera-t-elle mieux les plus fragiles ? Y aura-t-il moins d'incestes dans les familles, moins de pédophilie, moins de féminicides ?

Le vent de puritanisme qui souffle désormais en Amérique et en Europe est-il le prélude à une nouvelle ère de respect entre les hommes et les femmes ou envers les plus fragiles ?

On voudrait bien le croire et on ne peut évidemment que le souhaiter, mais on peut s'interroger sur le sens et la valeur de ce mouvement "unanime" d'indignation.

 



114 réactions


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 09:51

    Je ne m’en fait pas trop pour Matzneff. Les « pervers » sont généralement masos et adorent qu’on parle d’eux. Sade a le plus produit en prison.


    • quijote 21 février 14:41

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Les « pervers » sont généralement masos

      Hein ? Mmmmh... Pour reprendre vos termes, je dirais plutôt que moi non plus je ne fais pas trop pour ce type, mais pour des raisons différentes. La première est qu’il a fait ce qu’il a voulu pendant toute sa vie : pervertir et baiser des gamins et des gamines. Que ça lui soit tombé dessus à l’âge qu’il a, c’est-à-dire à un moment où il ne peut plus guère continuer à jouer les prédateurs sur son « charme » personnel, est inespéré. Dans un monde normal, il aurait été arrêté et jugé en début de carrière. Proposez-lui un voyage dans le temps en lui annonçant qu’il peut revivre exactement la même vie, à savoir baiser tout ce qu’il veut et tout ce qu’il peut au mépris des lois jusqu’à 70 balais et là seulement commencer à se faire accuser de ce qu’il est... Le gars ne réfléchit pas une seule seconde : il signe tout de suite.

      La deuxième est que les pervers comprennent les pervers. Entre gens qui n’ont honte de rien ( ça, oui, c’est une caractéristique authentique des pervers ), on se comprend. Et la proportion de pervers dans les hautes sphères est sensiblement supérieure à la moyenne. Alors ? Alors le gars a un réseau qui est là pour le soutenir en sous-main en tant que « résistant » à « la scandaleuse doxa sexuelle » qui interdit aux pédos d’être « heureux ». Car c’est comme ça que ces gens présentent les choses quand ils sont entre eux...


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 14:50

      @quijote Cela s’appelle de la collusion. Mais dites vous qu’ils s’agit souvent de paniers de crabes qui ne sont pas gênés non plus de se faire des coups à l’occasion (trahison).


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 février 19:06

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      L’espece humaine est, objectivement, une assez méprisable engeance. Mais elle a parfois de beaux gestes. A part ça, quoi de neuf ?

      PJCA


    • V_Parlier V_Parlier 22 février 22:00

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Je pense aussi. Néanmoins il est bon que l’auteur nous ai rappelé ceci :
      "Après s’être rendu complice d’un écrivain qui faisait l’apologie de la pédophilie et du tourisme sexuel, la quasi totalité du milieu éditorial, journalistique, littéraire et intellectuel, avec une hypocrisie et une lâcheté qui donnent la nausée, se détourne désormais de lui en se bouchant le nez et laisse, quand elle ne l’incite pas, l’opinion publique qu’elle a contribué à égarer, réclamer sa mort sociale, voire son élimination physique".

      En revanche, plus loin je lis que Libération est connu pour son combat pour la pédophilie mais je pense que c’est ironique...

      Le fait qu’on ait choisi un coupable en situation discutable est d’ailleurs pour moi très mauvais signe : C’est un travail malsain de l’opinion.


    • V_Parlier V_Parlier 22 février 22:01

      @V_Parlier
      (Correction : combat CONTRE la pédophilie, ce qui doit être ironique)


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 09:54

    Libération, un journal bien connu pour son combat contre la pédophilie ??? Et la fameuse lettre signée par Sollers, Dolto, Ponge et bien d’autres,.. Est-ce du second degré ????


  • Jean Guillot le retour Jean Guillot 21 février 09:58

    Comme David Hamilton : encensé , condamné , suicidé .

    La rigueur morale élimine aujourd’hui ceux qu’elle a encensé hier.

    Après viendra le tour des pédérastes et des lesbiennes ainsi va le monde .

     smiley


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 10:02

      @Jean Guillot. Cela se passa ainsi pour les homosexuels sous le nazisme. D’abord encensés (le nazisme est clairement inspiré de l’idéologie homo : beauté du corps, machisme, fétichisation de la virilité) pour ensuite être persécutés....


    • Francis JL 21 février 10:34

      @Jean Guillot
       
       ’’La rigueur morale élimine aujourd’hui ceux qu’elle a encensé hier.’’
       
      « En politique, on ne flétrit le mensonge d’hier que pour flatter le mensonge d’aujourd’hui. » (Jean Rostand)
       


    • JC_Lavau JC_Lavau 21 février 10:46

      @Jean Guillot. Mais non, au contraire ! C’est la pas-pédalitude doublée d’une pas-gouinitude qui est le crime le plus pourfendu en notre époque moderne.


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 21 février 14:27

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Vous pensez sans doute à Arno Breker  ?


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 14:34

      @Robin Guilloux OUI, les homosexuels percutés étaient surtout les « dégénérés »,...Je pense au film : Les Damnés.


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 09:59

    Il s’agit surtout pour la gauche de dévier vers Matzneff le regard d’une gauche qui commence à se regarder dans le miroir. Quant à Libé, il traque surtout la pédophilie chez les cathos. Nuance. C’est qu’à ce niveau Matzneff n’était pas clair.


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 21 février 14:29

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Matzneff se disait orthodoxe ; il avait même réussi à devenir producteur des émissions orthodoxes à la télévision au Jour du Seigneur ! 


    • mmbbb 22 février 08:44

      @Robin Guilloux double peine , aucune pitié ! Vous avez oublie de citer J Genet , une autre raclure adule par les intellos . Quant a aux génie de G . il est centré uniquement sur le plaisir charnel , la prédation et la soumission de ses victimes,. j ai feuilleté le livre de Springora . il a le profil d’ un criminel en série , il a exécutait une méthologie précise Il. usait de sa posture d intello reconnu . il ne cachait pas qu il allait s enfiler des mioches a Manille Il a été mis au pinacle par ces intellos du microcosme parisien . Celui -ci a été entraîné dans sa chute notamment Pivot dont l image a ete salie . Vous êtes littéraire , vous avez une absence de rigueur intellectuel , vous oubliez comme Mat ... ; le droit . Vous citez les civilisations passees notamment les grecs , ll pratiquait aussi l esclavage ! Votre titre a éte un repoussoir , le relativisme culturel n est pas un argument 

      Au tribunal , le procureur ne lui demandera pas des précisons sur la syntaxe de ses bouquins mais de répondre de ses crimes comme l a fait le père Preynat . Je souhaite qu il aille en prison, il se fera demonter sa petite gueule d intello en lieu et place de son fion . Pas de pitie 


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 22 février 10:51

      @mmbbb. Les pervers (narcissiques) ont le même profil psychologique que les nazis. Autant savoir. Que faire : en temps de paix : fuir. En temps de guerre : survivre....


    • mmbbb 22 février 11:31

      @Mélusine ou la Robe de Saphir. Je suis un lecteur . J ai souvent discute de littérature avec des esprits éclairés , on savait que Matzneff etait une ordure une salope . Sa chute s accompagne de la décrépitude de la gauche , de l esprit de gauche , de la doctrine de gauche , dont le seul point d ancrage etait de combattre l esprit petit bourgeois . Matzneff l a dit , faible défense , argument non recevable . Il a ete reçut , adule par les grands de ce pouvoir . Mat ... aura été le révélateur cette période , tous partent en débandade désormais . Pivot l a paye cher , cet abruti qui affirmait que ceux qui lisaient etaient moins con , il aurait dû préciser la nature des lectures . Quant a la grande librairie , je refuse de regarder cette émission . C est la négligence de nos lettrés , de nos érudits , de ce microcosme qui est surtout condamnable . Giesbert le premier puisque Mat ...avait une tribune au Point . 
       


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 22 février 13:20

      @mmbbb, je n’irais pas jusque là. De grands « pervers » furent malgré tout de grands artistes : Picasso, Hitchcock. De là à vivre avec eux.... L’art excuse parfois (Polanski,...) mais n’attendons pas d’excuse des créateurs. Personnellement, je ne placerais pas MATZ dans les « créateurs ». Cela sent trop le : truc répétitif.


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 22 février 13:29

      @mmbbb

      Je ne suis pas célibataire, je suis marié et père de famille et je pense qu’il aurait effectivement mérité que l’un des gosses qu’il a séduits lui mette son poing dans la figure pour lui apprendre à vivre.
      Mais je m’interroge : pourquoi est-ce que ça ne s’est pas produit ? Pourquoi était-il protégé ... Et pourquoi est-ce qu’on veut sa peau seulement maintenant ?


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 22 février 14:26
      • Errata : « l’un des pères des gosses »

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 22 février 15:14

      @Robin Guilloux Dans les années 70 et 80, la pédophile a longtemps été encouragées dans les élites intellectuelles parce qu’il s’agissait de subvertir l’ordre bourgeois et patriarcal (l’enfant était un pervers polymorphe qui ne pouvait être brimé). Ce mouvement fut fortement encourage par les LGBT. Seulement, alors qu’il pensait s’opposer à l’ordre patriarcal, il n’a fait que le remettre à l’avant-plan. Les dominants et violeurs ou pédophiles étant généralement des dominants étant généralement de hommes Les femmes ont commencé à sortir du bois où les loups les avaient emmenés. Tel est pris qui croyait prendre ;


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 22 février 15:59

      @Mélusine ou la Robe de Saphir. Dans son livre sur le sexualité féminine, Janine chasseguet Smirgel et son mari reconnaissent que les hommes ont beaucoup de « chances » de se structurer sur un mode pervers. C’est ainsi. D’où l’inévitable choc entre les sexes. Le duo hystérique-pervers est connu. Mais les hystériques Pringora) sont moins perverses que les pervers et un jour leurs yeux se décillent, contrairement à celui des hommes.


  • gaijin gaijin 21 février 10:02

    et qui va avoir pitié de ses victimes ? lui  ?

    certainement pas ...pour mériter la pitié il faut en avoir, pour obtenir le pardon il faut le demander ( pour de vrai, entre 4 yeux )

    ce n’est pas un pauvre type égaré dans une erreur c’est un sociopathe ( cad quelqu’un qui considère les autres comme des objets ) qui ayant vécu de l’admiration publique sombre dans la réprobation publique ( les deux étant aussi inconsistantes l’une que l’autre ) 

    qui vit par l’image meurt par l’image. 

    "Notre société deviendra-t-elle plus respectueuse des autres, protégera-t-elle mieux les plus fragiles ? Y aura-t-il moins d’incestes dans les familles, moins de pédophilie, moins de féminicides ?"

    notre société ? ça n’est pas la question, la question c’est nous ...

    apprendrons nous a ne pas laisser les sociopathes diriger le monde ?

    c’est ça la question


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 10:13

    Il pourra ENFIN se mettre en posture christique : voyez ce que vous avez fait de moi,....


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 10:15

    C’est le propre du fétiche, quand il a servi, il est bon à jeter,....


  • velosolex velosolex 21 février 10:47

    Un peu facile de transformer ce type en victime. Il y a plusieurs étages à l’affaire. La permissivité de la société à son égard, n’est pas liée au commun, scandalisé, qui déjà dans les années 70, possédait les codes de bonne morale. L’affaire Dutroux a été le premier choc. Il a réveillé les consciences. Se pouvait il que les adorateurs de sade, et les écrivains sulfureux fassent des travaux pratiques….Il y a eut une grande naïveté de l’homme de la rue pendant trop longtemps, pensant que tout cela n’était que romanesque, provocation littéraire, hors quelques prédateurs. Mais qui aurait pensé que tant de prêtres et éducateurs passaient la ligne jaune. Je me souviens tout de même combien de parents d’élèves pétitionnaient inutilement, quant un instit douteux était toujours en place, ou découvrant qu’il avait été « muté d’ailleurs pour le même problème.. J’ai dit ce que je pensais de sade dans l’autre article sur Matzneff. Je me souviens comment la prise de position courageuse de Michel Auffret m’avait fait plaisir, à l’époque, quant il rompait avec l’orthodoxie lénifiante de respect envers Sade, le soit disant »divin marquis« , aux vues perverses, s’interrogeant lui aussi sur la fascination libertaire qu’il crée sur les littéraires. Comment être de gauche et défendre des rapports d’oppression ? Il y a là quelque chose de très bancal, mais qui fait penser simplement à l’esprit de corps, au suivisme. L’engouement envers sade, la lâcheté de s’affirmer est le symbole de cette époque. Denise Bombardier quant elle prit la parole sur le plateau d’apostrophe pour dénoncer ces vieux barbons pervers et rigolards autour des gamines qu’ils abusaient, m’avait fait plaisir. Elle était la démiurge, la proclamation de la vérité au milieu d’un univers de mensonges, où Matzneff a joui de l’effet d’un esprit de complicité passive, pour le moins. Ce type habile a tout de même réussi à organiser des retours insensés envers lui : Logement, allocation de l’état. Bedberger a avoué qu’il a participé à lui donné le Renaudot il y a quelques années, par esprit de »compassion"....Cela en dit long sur l’état de connivence...Mais voilà que les artistes se sont révoltés eux aussi contre les barbons présidant aux césars. On ne respecte plus rien. 


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 11:02

      @velosolex
       Tout à fait d’accord. Aujourd’hui ce sont les Cassandres, ceux qui dénoncent qui sont persécutés par la gauche. C’est réacs, ces cons, ces beaufs,...Voir l’affaire AGACINSKI lynchée par les antifas....


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 11:09

      @velosolex. Sade a parfaitement illustré la SHOAH.


    • velosolex velosolex 21 février 12:54

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Vous avez raison, je n’y avais pensé. Mais il y a la génèse du crime, le droit de disposer gratuitement du corps et de l’esprit de l’autre qui est proclamé. Ajoutons Gustave le Bon qui cautionne le racisme...L’intelligence ne sert pas forcément à s’extraire de l’ombre, mais à y retourner, en manipulant et en se servant de sophismes. Ou en se proclamant « voyant », démiurge, invitant les foules soumises à suivre. 


    • velosolex velosolex 21 février 13:01

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Il y a un prêt à penser redoutable livré avec chaque époque.
      S’en extraire c’est prendre le risque de se transformer en réactionnaire.
      Un adjectif qu’il faut d’ailleurs revendiquer quand la modernité s’apparente à la barbarie, et que s’y opposer c’est défendre certaines valeurs auxquelles on croit.
      Camus s’est fait taxer de réac par Sartre et consort, pour avoir oser dénoncer le stalinisme, et ces crimes impossibles à admettre par une frange énorme de l’intelligentsia française, ayant choisi une bonne fois pour toute de ne pas réfléchir, de ne pas décevoir Billancourt


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 13:08

      @velosolex. Je parle d’un sujet que je connais bien ayant côtoyé tout ce « beau monde ». Lire : LES NAUFRAGEURS sur GUY DEBORD. Il se voyait en Hitler. Bon ! c’était une posture d’intellectuel comme le fait de dire que l’acte surréaliste par excellence était de prendre un flingue et de tirer dans la foule.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 13:11

      @velosolex. Depuis que charlie Hebdo est considéré comme réac (cf ULB en Belgique), je m’assume pleinement.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 13:36

      @velosolex. Ce qui se passe est assez clair. La gauche pour exister a besoin de « tuer le père » (Mai 68,....jusqu’au mariage homo, l’étape ultime). Mais quand le référent est détruit, le vide (du moins pour l’inconscient) est impensable. et qui de mieux pour faire loi et ramener du père : les pervers,....que la gauche a adulé (Sade en premier). Problème : ce père peut prendre l’apparence du père fouettard (Hitler), ce qui permet un retournement de situation, le fascisme ou nazisme est clairement de retour (sous forme d’antisémitisme  voir char antisémite à Alost en Belgique). La gauche peut dès lors se refaire une nouvelle santé. tiens, étrange, La Rochère, cela me rappelle une homonyme (Manif pout tous,...).


    • Francis JL 21 février 13:55

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       
       ’’ Lire : LES NAUFRAGEURS sur GUY DEBORD. Il se voyait en Hitler.’’
       
       ça c’est ce que dit Apostolidès, l’auteur du livre « Guy Debord, le naufrageur ».
       
       
      Voyons ce que dit de cette biographie, Gianfranco Sanguinetti :
       
      ARGENT, SEXE ET POUVOIR : A PROPOS D’UNE FAUSSE BIOGRAPHIE DE GUY DEBORD
       
      « Il faut détruire tout vrai opposant dont il est nécessaire de salir la mémoire et prévenir toute éventuelle émulation. Il faut pousser tous les Walter Benjamin au suicide. Debord Le Naufrageur de Jean-Marie Apostolidès répond à cela. L’auteur, animé par ce que Spinoza appelait « les passions tristes », est en accord avec les temps néocons : c’est pour eux que ce livre a été écrit, pas pour durer. »
       

       Gianfranco Sanguinetti, ami de Guy Debord poursuit :
       
      « Pour n’avoir à combattre que les ennemis artificiels qu’il met en scène, notre monde doit s’appliquer aussi à faire disparaître et à détruire à jamais jusqu’à la mémoire de ses vrais et anciens ennemis déclarés, afin d’éviter au nouveau siècle tout risque de contage non désiré. L’état d’urgence permanent oblige : cet état d’urgence, déclaré contre la société, a la prétention de l’être contre ce nouvel ennemi obscur et indéterminé que le spectacle s’est lui-même façonné, le terrorisme artificiel. Il a été créé et mis en scène pour nous convaincre que les Etats combattent le « mal » pour notre « bien », et pour nous persuader que celui qui combat le « mal » absolu est donc déjà le « bien » absolu. Le Ministère de la Vérité surveille au jour le jour la « correction de l’histoire », qu’il s’agisse de celle du Bataclan ou d’autres, mises à jour chaque semaine avec plus de détails, sans se soucier d’éventuelles contradictions, car au lendemain on corrigera à nouveau. »


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 14:21

      @JL

      Mon amie dont on parle dans le bouquin fut la grande amie de Debord. Elle ne confirme pas tout,...mais un peu.


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 21 février 14:39

      @velosolex

      Je suis entièrement d’accord, bien sûr. J’ai hésité à écrire cet article qui semble contredire l’autre, mais je ne retire pas un mot du premier. Beigbeider était parfaitement au courant, contraiment à ce qu’il prétend, quand il a contribué à lui faire attribuer le Renaudot.

      https://rmc.bfmtv.com/emission/ils-sont-repugnants-polemique-autour-d-une-video-de-matzneff-ardisson-et-beigbeder-qui-ironisent-sur-des-gamines-de-12-ans-et-demi-1861539.html#


    • quijote 21 février 15:42

      @velosolex

      C’est vrai qu’il y a eu une scandaleuse tentative d’inversion de la perception de l’oeuvre du marquis de Sade, ce grand taré. Début des années 90 si je me souviens bien. Par qui ? Toujours les mêmes... Les prêtres du « progrès humain ».

      Ce type avait écrit un mémoire qu’il avait destiné aux membres de la constituante, je crois me souvenir, et dans lequel il affirmait que « pour le bonheur de l’humanité, il faut faire passer une loi interdisant de se refuser à quiconque demande une faveur de nature sexuelle ».

      Ouais, vous avez bien lu : imposer à tous par la loi de devoir accepter toute relation sexuelle, quels que soi(en)t le(s) requérant(s).

      Une authentique idée de pervers.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 15:46

      @quijote Français, encore un effort pour être républicain.... Quand on y songe,....


    • velosolex velosolex 21 février 16:02

      @Robin Guilloux
      C’est tout à fait clair qu’il était au courant, mais il met ses voiles dans le sens du vent. C’est la plus vieille histoire du monde. Cela rappelle l’indignation de certains intellectuels à la libération contre les Celine, les Brasillach. Certains parleront d’effets de style, pour défendre Céline…..Un vieux débat sur la responsabilité de l’écrivain. Bien peu en tout cas s’étaient engagés dans la résistance, et possédaient ce crédit qui leur donnait du crédit. Pour autant, ce ne furent pas ceux là forcément, à l’image de Camus, opposé à la peine de mort de Brazillach, qui eurent le plus le gout du sang.
      On peut tuer avec un crayon. Ou abimer. Pour Matzneff, sa responsabilité est double : Il peut avoir provoqué des passages à l’acte chez d’autres, car un écrivain fascine et amène imitation, et soumission au maitre, chez le lecteur, et chez ses sujets d’expérimentation qui ne sont pas des êtres fictifs pour ce cas ( c’est le propos de Vanessa Spingora victime consentante alors qu’elle est mineure)
      Je ne me fais pas trop de tracas pour Matzneff. Il a un gros ego, et sa positon perverse qui le place au centre du jeu n’est surement pas pour lui déplaire tout à fait. A la fois comme artiste incompris et comme ayant droit de ses droits d’auteur, car les ventes semblent ils ont été multiplié. 


    • velosolex velosolex 21 février 23:41

      @quijote
      J’ai lu « Justine ou les malheurs de la vertu », un titre qui résume l’œuvre. Sade se complait à partir d’un postulat d’innocence et de jeunesse des victimes, à rendre le crime de viol plus abject. Justine a 14 ans...Le livre alterne action, si l’on peut dire, avec d’autres moments de causerie philosophique, où le pervers justifie le crime, en s’exonérant, le plaçant dans une dialectique naturelle, celle du droit de plus fort à soumettre le plus faible. Il en parvient à dire que le criminel célèbre ainsi la vie, dans son dynamisme. La mythomanie est omniprésente, dans ses scènes de lupanars sadien, ou l’ogre consomme la chair blanche. Autant les disgressions avantageuses sur la supériorité des prédateurs, qui s’anoblisse de qualités d’initiateurs aux plaisirs .
      Ce passage de Matzneff est dans la même dynamique : 
      « La charmante lycéenne qui m’accompagnait en Espagne a pu, quoique nous ne fussions rentrés à Paris que le 14 juin et qu’elle n’eût pas ouvert un manuel scolaire depuis deux mois, se présenter à son bachot et y être triomphalement reçue. À qui doit-elle en rendre grâce ? Aux trotskystes qui ont bouleversé l’école française ? À mon cher abbé de Saint-Cyran dont le tombeau se trouve à quelques mètres du centre d’examens de la rue de l’Abbé-de-l’Épée ? À Priape, fils de Dionysos et d’Aphrodite, qui malgré son air bougon et sa barbe hirsute, est propice aux amants et qui, dans une inscription grecque gravée dans une statuette du musée du cardinal Albani, est nommé
      le sauveur du monde ? »


  • Albert123 21 février 10:48

    il y a effectivement bien pire que les errances et tribulations de Matzneff, l’indignation des gauchiasses qui pensent pouvoir s’acheter une vertu en lynchant l’un des leurs dès que le vent tourne.

    c’est pitoyable mais aussi raccord avec le reste :

    « Le vent de puritanisme qui souffle désormais en Amérique et en Europe est-il le prélude à une nouvelle ère de respect entre les hommes et les femmes ou envers les plus fragiles ? »


    le respect entre hommes et femmes n’existe plus depuis meetoo, 

    l’affaire Feibleman est juste révélatrice de la situation, celle de dégénérés rattraper par la réalité et qui se retrouvent à faire n’importe quoi pour se laver les mains :


    Suite à une procédure, l’étudiant Ben Feibleman a été radié de l’université de Colombia aux États-Unis... pour avoir refusé de pénétrer une fille qui l’avait exigé 29 fois (enregistrement à l’appui qui n’a bien évidement pas été jugé recevable par la cour).


    le non viol est donc aujourd’hui aussi punissable que le viol, bref avec les femmes désormais c’est perdu d’avance, les féministes auront réussit à infantiliser au delà du possible les femmes en les rendant définitivement responsables en rien et victimes en tout, ainsi qu’ à les rendre repoussantes ce qui est un exploit quand en prend en considération le nombre d’œuvres d’art qui en ont glorifié la beauté depuis si longtemps.

    bref amusez vous bien dans votre société de déglingués, elle mérite bien ses loups solitaires et autres zozos flingueurs.




    • Désintox Désintox 21 février 13:22

      @Albert123
      « l’indignation des gauchiasses qui pensent pouvoir s’acheter une vertu en lynchant l’un des leurs »

      Les « gauchiasses » vous rappellent que les pires pédophiles se trouvent dans les rangs des prêtres de l’église catholique.

      Et accessoirement, ils vous emm...


    • Albert123 21 février 14:12

      @Désintox

      Mais c’est qu’il s’est reconnu tout seul le grand garçon, bravo mon petit tu auras le droit à un bon point.


    • quijote 21 février 14:56

      @Albert123

      Je l’avais dans ma classe l’an dernier en 6ème. C’est vrai qu’il récite toujours parfaitement sa leçon, dix mille intox. Pour ce qui concerne la réflexion personnelle, par contre là, pour le moment, faut pas trop en demander... Ça viendra peut-être un jour, avec la maturité.


    • Yann Esteveny 21 février 18:25

      Message à avatar Albert123,

      Vous évoquez le vrai sujet qui découle de l’affaire Matzneff.

      Respectueusement


    • Yann Esteveny 21 février 18:36

      Message à Mr Robin Guilloux,

      Merci d’abord pour le partage de votre bon article.

      Je vous cite « (...) dans le journal Libération, un quotidien bien connu pour son combat contre la pédophilie (...) ». C’est du second degré compte tenu de ce que l’on retrouve dans leur prose et images de 1974 ou dans leur servilité à refuser de parler sérieusement de la pédophilie dans les réseaux de pouvoir. Le journal « Libération » est au service du libéralisme économique qui sous prétexte de « libération » détruit les cultures, les pays et les enfants.
      https://www.acrimed.org/Liberation-tombe-sous-le-charme-d-Edouard-de-Rothschild

      Je vous cite encore « Notre société laïcisée ignore ce qu’est le péché, mais aussi le pardon. ». C’est exactement cela. Le concept de « Bouc émissaire » mériterait quelques explications en complément sans nécessairement évoquer Mr René Girard . A ignorer le concept de « Bouc émissaire », notre société moderne laïque (au sens ignorant de la religion) produit du « Bouc émissaire » exutoire tout en s’entêtant dans ses erreurs et son péché d’orgueil. Mais qui peut seulement admettre que notre société a régressé culturellement par rapport à une époque d’il y a 3000 ans ? La pédophilie de réseau se porte très bien en France et l’ensemble de la société en France feint toujours de l’ignorer.
      « Pour le moment, l’humanité s’enfonce dans la boue des passions les plus viles, se contentant du plus superficiel des reflets et développant un narcissisme couplé à un égo aussi démesuré que ridicule. Nous sommes ivres morts et pourtant nous n’avons rien bu. C’est l’état de l’humanité de 2020. »
      Extrait de https://strategika51.org/2020/02/07/le-portail-strategika-51-continuera-apres-le-14-fevrier-2020-date-prevue-de-sa-disparition/

      Enfin, votre titre « Pitié pour Matzneff » est pertinent et pose les vrais questions à tous. Qui sont les vraies victimes de Mr Matzneff ? Qui sont les victimes indirectes de Mr Matzneff et de cette « libération des moeurs » ? Qui va pouvoir lui faire miséricorde et à quel prix ? Ne comptez ni sur « Libération », ni sur ses lecteurs, ni les lyncheurs de Mr Matneff pour répondre à ces questions.

      Si vous souhaitez une condamnation propre et digne de Mr Matzneff, je vous propose ce texte ainsi que cette video de Madame Marion Sigaut :
      https://www.medias-presse.info/marion-sigaut-reagit-a-laffaire-du-pedophile-gabriel-matzneff/115895/
      https://www.medias-presse.info/marion-sigaut-nous-parle-des-pedophiles-et-de-laffaire-gabriel-matzneff/117258/

      Respectueusement


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 22 février 18:31

      @Yann Esteveny

      Merci pour le lien. J’ai regardé la vidéo et je trouve que cette femme a trouvé les mots justes.
      Elle avait parfaitement compris, pas hier, mais il y a 20 ans !... le « système Matzneff » et elle était une des rares personnes dont il avait peur.
      Mais c’est le livre de Vanessa Springora qui a mis le feu aux poudres. Sans lui Matzneff aurait coulé des jours heureux jusqu’à sa mort, ponctués de gueuletons avec les représentants de « l’élite » et de séjours sur la Riviera italienne. 
      Jusqu’à présent, nous n’avions que son point de vue à lui et pas celui d’une de ses victimes.


    • Yann Esteveny 22 février 21:00

      Message à Mr Robin Guilloux,

      La mise au pilori médiatique soudaine de Mr Matzneff après toute une carrière de dépravation de la jeunesse ne me satisfait pas. C’est un simple règlement de compte de personnes dans le microcosme débauché parisien.
      Le régime a promu cet auteur comme tant d’autres qui produisent autant de mal et qui ont toujours les honneurs.
      Ai-je vraiment besoin de donner des noms ?

      Respectueusement


  • caillou14 rita 21 février 10:51

    La morale Parisienne ne vaut pas tripette, si Paris valait une messe, aujourd’hui il ne reste que des ordures entassées sur les trottoirs de la capitale !

     smiley


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 février 12:40

    Je comprends que cela pose un problème éthique à un professeur de lettre. De quel côté enseigner, : l’enveloppe ou le contenu ?


    • velosolex velosolex 22 février 00:02

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Matzneff va se mettre au cinema.
      Il s’est aperçu qu’il a beaucoup de points communs avec le capitaine Dreyfus.

      Du coup il va refaire une nouvelle version de « J’accuse »


    • l'hermite prong 22 février 00:15

      @velosolex

      il aura fait de bon film ,
      -rose mar en cloque 
      -le bal des vioc en pire 
      tout ca tout ca 
      mais c’ est pas stanley lubrique :)


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 23 février 06:55

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Oui, le problème se pose différemment en philosophie et en littérature. Quand on enseigne la philo, on n’a pas trop à s’occuper de la forme, parce qu’en règle général, à part des gens comme Bergson que l’on a rapproché de Proust, les philosophe écrivent assez mal car ils ne visent que le concept (les idées).
      Mais il n’en va pas de même en littérature où le fond et la forme sont inséparables. Il faut éclairer ce qui est dit et « en même temps » la manière dont c’est dit, autrement dit l’enveloppe et le contenu sont inséparables et pour ainsi dire consubstantiels. Peut-être parce que la littérature tend vers la poésie et que la poésie tend vers la musique, c’est-à-dire l’indicible.
      Jankélévitch qui avait été l’élève de Bergson et qui, bien que philosophe, écrivait plutôt bien, parle du « je ne sais quoi » et du « presque rien ».
      Maintenant, pour en revenir à Matzneff, il y aurait des choses à dire sur la relation entre le fond et la forme chez cet écrivain que Roland Barthes aurait plutôt nommé un « écrivant ».
      Il m’est arrivé quand j’enseignais en L.P. de travailler avec des élèves de CAP (essentiellement des filles) sur des bouquins de la collection Harlequin.
      Je crois que je n’ai jamais autant ri de ma vie qu’avec elles et au sujet de ces livres. Parce qu’on peut montrer aussi que la littérature peut délivrer des clichés et s’en délivrer par le rire (refuser la marchandise).
      Si le fond et la forme sont inséparables en littérature, le côté fabriqué, superficiel, poussif et faisandé devrait se vérifier dans la forme et je pense que c’est le cas chez Matzneff.
      Donc le rôle d’un prof de Lettres qui voudrait étudier Matzneff (j’en parle en ce moment à propos du mythe de don Juan), serait de s’attacher à montrer que la prose de Matzneff ressemble à ces dragées empoisonnées que le marquis de Sade donnait aux prostituées qu’il rencontrait dans la rue. Le rôle d’un prof de Lettres serait d’en faire l’analyse chimique.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 février 10:31

      @Robin Guilloux. Merci pour cet échange de qualité (et merci Agora). Effectivement, le style Matz consiste à « enrober » ses crapuleries du mot : amour. Un peu comme les LGBT qui justifient tout au nom de l’amour. Même procédé.


  • Traroth Traroth 21 février 13:03

    Je suis toujours étonné du nombre de défenseurs que trouve ce type de raclure...


  • velosolex velosolex 21 février 13:12

    La demande de « pitié » me fait tiquer. Elle s’apparente à une démarche de compassion qui me semble déplacé, et donne dans l’exagération, pour proclamer que la charge exercée contre cet homme est trop dure. 

    C’est un terme daté, qui ramène au moyen âge, aux hommes mis au pilori ou à la torture. A ce que je sache, rien de pareil ne menace cet auteur, qui d’ailleurs voit ses ventes décoller.

    Un comble qui n’a rien d’étonnant quant on connait les ressorts de notre époque, et qui explique déjà sa réputation, liée au scandale. Mais soft, feutré, se passant dans les petits salons roses, où l’on parle et l’on caresse entre gens de bon gout et de soit disant bonne éducation. 


  • jymb 21 février 14:25

    A ce jour, je pense que 99 % des zozos qui vociférent sur les réseaux ou sur les commentaires d’articles de presse n’ont pas ouvert un livre de Matzneff et se contentent de braire avec la foule 

    Critiquer, critiquer vertement, oui, ce droit doit être puissamment défendu, mais de manière éclairée et documentée 

    Cette pseudo affaire nous montre simplement que chaque époque a ses tondeurs de femmes, ses résistants de la 25 ème heure et ses chevaliers blancs de pacotille. 

    Par ailleurs, même dans les articles écrits par des personnes censées être lettrées, je n’ai pas trouvé une seule étude comparative des deux livres ( « La Prunelle de mes yeux » et« Le Consentement » ) pour rechercher les points de convergence, de divergence, vérifier, recouper avec les témoins de l’époque. Rien, néant. 

    La « Prunelle de mes yeux » est ( était) disponible en livre de poche depuis plusieurs décennies, on est trés, trés loin d’une publication sous le manteau, les commentaires outrés des « découvreurs » incultes de 2020 sont ainsi d’un parfait ridicule

    A l’inverse on porte au pinacle un livre, par mouvement d’humeur, ou par manipulation médiatico-sociétale, sans se poser une seconde la question de sa véracité ou de son degré d’artifice

    GM en son temps était moqué car considéré comme un affabulateur, mythomane, mettant en page ses fantasmes déguisés en pseudo journal 

    Je précise clairement que je suis écoeuré de la forme de cette pseudo affaire, ce qui ne préjuge pas de mon opinion sur le fond 

    Je suis persuadé, voire j’affirme, que les « opinions »exprimés par beaucoup de vengeurs ( pour certains inavouablements envieux... ) sont le fait de « commentateurs » qui n’ont pas lu une ligne de cet auteur 

    Dupont Moretti le répétait hier à l’antenne, la mise au pilori par les ondes et les réseaux sociaux, sans mesure, sans marche arrière, sans réparation proportionnelle des vengances personnelles outrancières, sans jugement préalable est l’autoroute folle vers la dictature 

    Ce sont toujours des stupides qui ouvrent le chemin aux dictatures 


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 21 février 20:13

      @jymb Je ne vois pas pourquoi le fait de ne pas avoir lu un livre de Matzneff vous empêcherait de trouver son comportement dégueulasse et de le dire, ce que j’ai fait dans des articles il y a déjà quelques années dont : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/science-psychologie-sociologie-181523


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 23 février 11:39

      @Bernard Mitjavile

      Je ne suis pas plus d’accord que vous avec cette espèce d’indulgence dont bénéficient les écrivains dans ce pays (ce fait a été souligné en temps utile par Denise Bombardier).
      Le fait est que GM a échappé à des poursuites qu’auraient déclenché le même comportement venant, mettons, d’un plombier, d’un garagiste ou d’un professeur. 
      C’est en discutant ici avec les uns et les autres que j’ai approfondi ma réflexion au sujet du lien entre ce que GM a écrit (ce qu’on appelle le style) et ce qu’il a fait.
      Je trouverais, comme vous, son comportement « dégueulasse », quoi qu’il ait écrit, mais il y a un lien chez lui entre ce qu’il a écrit et ce qu’il a fait et il s’agit de comprendre ce lien autrement qu’en répétant qu’il est « répétitif » (après tout, Shakespeare, Flaubert, Dostoïevsky... disent toujours la même chose)


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 février 12:10

      @Robin Guilloux. Il faut détacher l’objet du sujet. Exemple, la Montagne Victoire est à chaque fois différente car le regard que pose le peintre sur l’objet est différent. chez Matz, le regard sur les objets de sa convoitise dans l’écrit (emprise) est chaque fois le même. Le regard porté sur les jeunes filles ou garçons est le même (interchangeable). La répétition est dans le « voir » et l’acte d’écriture.


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 23 février 12:48

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Expliqué comme ça, je comprends.


    • Francis JL 23 février 13:00

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       
       le scénario des pervers est répétitifs par le fait qu’il ne prend jamais en compte le facteur altruiste : l’autre n’est qu’un objet dans son scénario.
      Ceci dit, on ne fait pas la même chose avec une raquette de tennis et une bicyclette.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 février 13:15

      @JLL L’art (écriture pu peinture, c’est rendre l’invisible visible). Chez Matz, le sujet reste objet et n’offre aucune altérité. Il n’a aucune profondeur de champ puisqu’il n’a pas d’histoire. Comparez une marine peinte par Magritte et Turner. L’une est figée, morte, fixée sur le toile (ceci n’est pas une pipe pour insister qu’elle en est bien une,...). Les marine de turner ne sont pas là où l’on pense. Elle s’échappe au regard. Le regard voyage sur les courbe, les déliés, les fulgurances, les repos. Le spectateur n’est pas figé dans l’instant, le présent. Il se sent libre. Le lecteur de Matz fige le lecteur dans la répétition « scénario pervers ». Il est MEDUSE....et fint par déprimer,...


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 février 13:29

      Corrigé : @JLL L’art (écriture ou peinture, c’est rendre l’invisible visible). Chez Matz, le sujet reste objet et n’offre aucune altérité. Il n’a aucune profondeur de champ puisqu’il n’a pas d’histoire (une femme enrhumée n’existe pas). Comparez une marine peinte par Magritte et Turner. L’une est figée, morte, fixée sur la toile (ceci n’est pas une pipe pour insister sur sa réalité : elle en est bien une,...). Les marines de Turner ne sont pas là où l’on pense. Elles s’échappent du spectateur. Le regard voyage sur les courbes, les déliés, les fulgurances, les repos. Le « voyeur » n’est pas figé dans l’instant, le présent. Il se sent libre. Le lecteur de Matz fige le lecteur dans la répétition du « scénario pervers ». Il est MEDUSE....et finit par déprimer,...


    • Francis JL 23 février 13:52

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
       
       ’’ Le lecteur de Matz fige le lecteur dans la répétition « scénario pervers ». Il est MEDUSE....et fint par déprimer,...

      ’’
       
      Je vous crois sur parole : je n’ai jamais lu.


  • pallas 21 février 14:43
    Robin Guilloux

    Bonjour,

    Au lieu que de supprimer mes commentaires, il faudrait me bannir aussi,

    Faites le !

    Quoi que vous fassiez et penser, il est trop tard.

    La France est une nation de pédophile, d’ailleurs n’est ce pas l’objet de l’article ?

    La loi du plus faible n’est que l’échec, donc celle des dégénérés.

    Allez !!!!!!!

    Faites moi ce plaisir, interdisez moi de faire commentaire ici sur votre article

     smiley

    Courage

    Salut


  • pallas 21 février 14:57

    jymb

    Bonjour,

    Tel est la parole des faibles, la votre.

    Selon la loi de la nature

    Le plus faible périe et le plus fort survie, et le plus fort d’entre tous domine

    Vous êtes un faible, votre commentaire me convient.

    Prouve aux autres, que le Français est un pervers pédophile.

    Leurs chants sont tout noir, tenebreux, nombreux, vous ne les entendez pas ?

    Pas de quartier je ne veux pas de survivant ......, tel est le refrain

    Comme vous êtes stupide

    hé hé hé hé

    Allez !!!!!, je suis un Mâle, plein de vigueur.

    Salut


    • jymb 21 février 17:17

      @pallas
      Mes respects M. le Mâle 
      Merci pour votre prose, rafraichissante par sa niaiserie absurde et télégraphique 
      Visiblement vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit. 


    • jymb 21 février 17:21

      @pallas

      je vous re-cite une partie de mon commentaire

      « Je précise clairement que je suis écoeuré de la forme de cette pseudo affaire, ce qui ne préjuge pas de mon opinion sur le fond » 

      Il suffit de lire....


  • pallas 21 février 15:32

    Raymond75

    Bonjour,

    Vous portez bien le pseudo, « Robert », aurait tout aussi bien, voir mieux

    Un petit cours sur la gente féminine, j’espere que vous n’etes pas pere de filles (elles sont infernale !!!!).

    Les gamines, ne sont pas attirés sexuellement par des hommes plus agés, voir des pépé pédophiles.

    Elles cherchent simplement le protectorat masculin qui devrait être « Mature » dans ça tête.

    Ces gamines sont attirés par les gamins de leurs ages.

    Tu n’est vraiment qu’un tas de débris, stupide.

    Il me serait plaisant de refaire ton éducation, vu ton age, il faudra que tu serre les dents

    Salut


  • eddofr eddofr 21 février 15:33

    En même temps, ce gars, j’en ai pas entendu parler pendant cinquante ans et j’en entendrai pas parler plus de cinquante jours ...


    • jymb 21 février 17:24

      @eddofr

      Eh oui, c’est le problème d’une foultitude de commentateurs qui affirment, sans avor rien au préalable et se contentent d’affirmations violentes en répétant ce qu’ils ont cru comprendre...ou le degré zéro du débat 


  • pallas 21 février 16:28
    Robin Guilloux

    Bon,

    Avec moi on s’amuse bien juste entre hommes

    Moi je suis le méchant à vos yeux, c’est bien, d’une civilisation barbare que je suis, vous êtes le gentil, d’une civilisation avancé.

    Vous êtes un Dieu, moi le mortel

    Dans la mythologie, la Déesse Artémis écorcha vif celui voulant faire viole envers elle et ses nymphes.

    Pallas dans la Mythologie, écrase les humains, tel des cafards, pour lui de la simple vermine

    Vous etes quoi ?

    Salut


  • pallas 21 février 16:49
    Robin Guilloux

    Ah tiens

    Une chanson de Iam, c’est mon enfance

    https://www.youtube.com/watch?v=ni-VOMHu4es

    Pendant que toi et les tiens ce faisaient les miches tel des bourges, moi j’’étais...

    La roue tourne,

     smiley

    C’est quoi "ta culture co ******ard ???????

    Dans le jargon, tu est un faux frère.

    Salut


  • soi même 21 février 17:05

    Il y a une grande différence entre un être qui à dérapé et ne cautionne pas son acte avec celui qui en fait l’apologie.


  • pallas 21 février 17:45
    Robin Guilloux

    Est ce dont vous êtes capables ?

    Je ne baisse jamais ma garde

    comme je m’amuse bien

    Je m’amuse bien et j’adore ça

    Les faibles tel que vous autres me détendent, juste la gymnastique

    Reste dont tranquille

    Salut


  • pallas 21 février 18:04

    ymb

    Allons,

    Ma Philosophie est....................,

    L’aurore ne viendra pas

    Apres tout je ne suis qu’un insecte

    Ecrasez moi !!!!!!!!!!

    Essaie ?!

    Je maitrise votre,langue mieux que vous autres ? n’est ce pas.

    Salut

    ps : Dieu n’est pas ici, moi oui


  • pallas 21 février 18:33

    jymb

    Ne te ridiculise pas d’avantage

    La France est morte l’ethnie blanche est morte.

    La partie est terminée

    Echec et mat par le Fou, la pire humiliation possible

    Sans guerre civil

     smiley

    Dégage déchet

    Salut


    • jymb 21 février 19:42

      @pallas

      Effectivement...on ne discute pas avec un fou 
      On le laisse éructer 
      Y compris son racisme anti blanc encore plus hors de propos que le reste 


    • pallas 21 février 20:24

      @jymb

      Certes,

      Minos et Eaque, laisse libre de choix

      Hadès est seul juge

       smiley

      Salut


  • velosolex velosolex 21 février 23:25

    Deux extraits de notre génie

    « L’un des charmes d’une liaison avec un gamin ou une gamine, c’est précisément que la famille et l’école occupant une grande partie de son temps, on ne le/la voit qu’assez peu, que ces brefs instants sont consacrés entièrement à l’amour, et que l’on échappe ainsi à la pesanteur du tête-à-tête permanent, ce tombeau de la passion. »

    « Le lit a toujours été le meuble essentiel, souvent l’unique, de mes domiciles parisiens : c’est mon terrain de chasse, fatal à l’innocence des petites perdrix dont, comme chacun sait, le sort est d’être mangées sur canapé. »

    Des phares de la pensée critique surent néamoins apprécier notre démiurge.

    « Comme le feu mêlé d’aromates », publié en 1969 et réédité par La Table ronde en 2008. Lors de sa parution, Dominique de Roux écrivit dans Le Magazine littéraire : «  Entre les créateurs de la trempe de Matzneff et les rabougris mentaux, fétichistes de l’actualité, il y a la même différence qu’entre les jeunes princes mongols de la cour de Gengis Khan et les évêques gâteux de l’Église de Rome. Par la gloire lente de ses pudeurs, par sa respiration calme et ses éclairs, Comme le feu mêlé d’aromates est, à lui seul, beaucoup plus important que l’ensemble de la pensée dite philosophique en France depuis la Libération. »

    Extraits d’un article de Médiapart


    • l'hermite prong 21 février 23:35

      @velosolex

      20/20 snoopy c’ est exactement ce que je cherchais ....
      du coup je partage le site de citation un peut moins edulcoré que celle qu’ on voit dans le NOBS

      https://www.boywiki.org/fr/Les_moins_de_seize_ans_(citations)


    • velosolex velosolex 21 février 23:56

      @prong
      J’ai pas trop de mérite.
      Sans avoir lu les 50 nuances de Matzneff..ouf...
      Je viens de lire un très bon article sur l’auteur dans Médiapart, avec les citations ad hoc ; Immersion dans la psychologie pedo criminelle de Matzneff.

      Du coup j’ai eu envie de revenir ici pour renchérir à mes propos, tant ils s’avéraient adaptés. Merci pour le lien. 
      il y a deux affaires au moins.
      -Celle de l’immunité de cet auteur ayant pignon sur rue, le monstrueux silence qui est une forme de complicité. 
      -La complicité justement. 
      -Les avantages hors normes donnés à cet auteur hors norme : Appartement, allocation d’état réservé aux écrivains dans l’indigence, situation qui était loin d’être la sienne. 
      -Si l’on prend aux mots les propos de Beidberger avouant que le Renaudot avait été donné à Matzneff par « compassion », et que cette année encore, et l’année d’avant, le prix s’était passé de l’avis de la commission de sélection pour imposer un auteur, il y a là un autre scandale assez semblable à celui que dénoncent les acteurs, au sujet de la remise des cesar. 


    • l'hermite prong 22 février 00:03

      @velosolex

      J’ aurais pas trouver le site sans ta citation exacte , reproduite par mediapart 
      (je suis pas fan d’ ewy ) mais la on s’ en fout ca depasse tout les clivage politique possible ... je vient de lire a EN VOMIR ...

      L’ avantage de cet egout que c’ est classé par livre et theme ...
      BFMTV ou N.OBS pourront nous dire que c’ etait soft , ou juste un epiphenomene de don oeuvre , on voit bien que non , c’ est l’ un des theme centraux avec tout ce que ca implique de pathologique .


  • pallas 22 février 00:20

    oi même

    Je vous regardent

    Salut


    • l'hermite prong 22 février 00:22

      @pallas

      Puisque tu est Pallas on ne peut que saluer ta tenacité ...
      Meme oDratus a pris gout a ce parfum de vacuité smiley


  • rugueux 22 février 02:03

    La Springora elle a le consentement à géométrie variable...en mai 1995, 7 ans après les faits, elle passait sur france culture dans une émission de Jacqueline de Roux consacrée à GM où elle disait le bonheur d’avoir connu cet homme merveilleux, lumineux avec qui elle avait passé des moments inoubliables qui l’avait baisée comme un dieu grec....40 ans après elle s’est dit qu’un peu de buzz et de pub sur le dos de « cet homme lumineux » mettrait un peu de beurre dans les épinards...

    Et puis elle ne parle pas de sa mère qui l’a poussée dans les bras de GM ou pour le moins n’y a rien trouver à redire...Et cerise sur le gâteau, parce que moi je l’ai lu aussi ce bouquin, elle se fait retailler l’hymen car elle était vierge et en dépit de son désir ardent GM n’arrivait pas à la pénétrer.....

    Sacré emprise en effet !

    GM a du la sauter à l’insu de son plein gré, cette cruche c’est le Richard Virenque du féminisme !

    Et sa mère elle était où sa mère qui n’a rien trouvé à redire lorsqu’elle s’est fait agrandir la foufoune....

    Cette greluche est une imposture féministe de la pire espèce et tout ce que le pays compte de bienpensance rance lui a emboîté le pas....Elle elle encaisse les droits d’auteur.

    Et puis coïncidence étrange il y a peu, 2017 je crois est paru toujours chez Grasset une bouse intitulée « La petite fille sur la banquise » d’Adélaïde Bon...Une merde illisible mal écrite sans aucun intérêt...mais même thème, même pleurnicherie 30 ans après, même pathos....Springora a juste voulu encaisser un peu de monnaie au dépend d’un vieux monsieur...


  • Louise Louise 22 février 20:43

    "Et sa mère elle était où sa mère qui n’a rien trouvé à redire lorsqu’elle s’est fait agrandir la foufoune....

    "

    @rugueux :

    Et son père ? Où était-il lorsque GM a demandé au gynéco d’intervenir pour pouvoir enfin la pénétrer ?


  • rugueux 23 février 02:18

    @Louise

    Parents divorcés, père absent, parti...Je n’en sais rien, mais c’est sa mère qui avait la responsabilité parentale...et elle vivait chez elle...pas chez son père.

    Pourquoi dîtes-vous que c’est GM qui a demandé au médecin ?...Peut-être l’a-t-il fait mais lorsque le patient est mineur le médecin ne va pas demander son avis à un tiers...c’est au patient et la personne détenant l’autorité parentale qu’il s’adresse...en l’occurrence la mère...


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 23 février 07:49

      @rugueux

      J’ai essayé de lire le livre de Vanessa Springora aussi attentivement que possible pour en faire le compte-rendu. Et elle ne dit pas que c’est G.M. qui a demandé au médecin de procéder à l’opération de l’hymen, mais que le médecin l’a fait de son propre chef pour faciliter les rapports sexuels avec G.M. (à la demande V.S ?)
      On retrouve ici le cœur du problème de la séduction et du consentement qui est le sujet du livre.
      La mère était dépressive et le père complètement absent. Ils ne semblent pas avoir été consultés.
      Toute les autorités chargés de la protection de l’enfance : l’Education nationale, la brigade des mineurs, la cellule familiale... ont été complètement absents dans cette affaire et le milieu médical et politique, (le garde des Sceaux (lettre de protection), le président de la République disant une chose et son contraire, sans oublier les journalistes et les intellectuels (Libé, etc)... a été complice (financement de la chambre d’hôtel par Pierre Bergé). 
      Tout ceci en dit effectivement long sur l’époque et la « moralité » des milieux médicaux.
      Tout l’épisode de l’hospitalisation et de l’opération est d’ailleurs très significative (là, on n’est pas dans le factuel, mais dans l’interprétation) car elle manifeste des symptômes d’une crise rhumatismale qui sont généralement le fait de gens âgés. J’imagine que des psychanalystes y trouveraient matière à réflexion sur la névrose hystérique et la somatisation.
      Maintenant, libres à nous de continuer à banaliser la pédophilie et à nier la toxicité d’un personnage comme Matzneff après Le témoignage de Vanessa Springora. On peut espérer qu’il y en aura de moins en moins. 


  • rugueux 23 février 10:59

    @l’auteur

    Je ne crois pas un instant qu’un médecin, surtout à l’hôpital, aille agrandir une foufoune sans que l’on ne lui ait expressément demandé....quand on est hospitalisé en rhumatologie il est assez rare qu’un médecin pratique un examen gynécologique pour mesurer une foufoune...
    Il est évident que quelqu’un le lui a demandé...GM, VS...On ne sait pas trop, c’est curieux d’ailleurs que certains détails restent ainsi flous alors que p


    • Robin Guilloux Robin Guilloux 23 février 11:20

      @rugueux

      Oui, on en est réduit aux hypothèses car tout n’est pas toujours clair dans son témoignage. D’après ce que j’ai compris, elle a expliqué au médecin qui la soignait pour tout autre chose (une crise de rhumatismes) que GM n’arrivait pas à la pénétrer autrement qu’en la sodomisant (excusez-moi des détails, mais c’est elle qui en parle) et le médecin en a tiré les conséquences sans vraiment lui dire ce qu’il allait faire (?)... On nage en plein romantisme !


    • Francis JL 23 février 12:48

      @Robin Guilloux
       
       ’’GM n’arrivait pas à la pénétrer autrement qu’en la sodomisant’’
       
       Est-ce qu’elle dit qu’il a a pu le faire, après ? Car, compte tenu de son gout pour les petits garçons, on est fondé à imaginer une autre explication à cette incapacité.


  • Goldored Goldored 23 février 15:03

    Un titre alternatif :

    « Pitié pour un pédophile »

    quant à dire que la condamnation de la pédophilie est due à un retour du puritanisme... On voit là que vous ne savez pas très où vous en êtes !


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