samedi 14 février - par ddacoudre

Pourquoi nous mentir ?

Chacun connait ce dicton : On peut tromper une fois mille personne, mais on peut pas tromper mille fois une personne. Sauf qu'avec l'information émotionnelle on peut en tromper des millions des millions de fois.
La campagne des municipale est l'occasion d'interroger vos candidats sur l'insécurité

JPEG

Nous sommes entrés dans une période électorale où la sécurité est devenue le point d’orgue de presque toutes les campagnes municipales. Elle est particulièrement mise en avant par les candidats du Rassemblement national, mais aussi par ceux de la droite dite traditionnelle, contraints de suivre ce terrain pour ne pas être distancés. Les grandes villes, où se concentrent mécaniquement le plus grand nombre de faits de criminalité, sont au cœur de cette surenchère.

Le problème est que les chiffres abondamment cités ne sont presque jamais mis en concordance avec les populations qui y vivent. Cette omission n’est pas neutre. Lorsqu’un pourcentage d’augmentation est présenté sans rapporter les faits à la population réelle, l’insécurité décrite devient mécaniquement biaisée, parfois totalement fictive. Ce jeu est à la fois absurde et dangereux. Il est pratiqué par les pouvoirs en place, quels qu’ils soient — y compris sous la présidence de François Hollande — et son enjeu dépasse la simple polémique électorale : il engage la démocratie elle-même, en laissant croire qu’un parti comme le RN serait seul capable d’en assurer la sauvegarde.

Entraînée depuis des années par une politique assumée de l’émotion, acceptée et entretenue par les gouvernements successifs, une forme de fascisation douce a posé des bases solides, que certains courants de la droite reprennent aujourd’hui par mimétisme.

La montée contemporaine du sécuritarisme ne peut être comprise sans analyser un phénomène central : la stratégie de l’émotion.

Avec la sédentarisation et l’« organicité » croissante des sociétés humaines, le contrôle des populations ne s’exerce plus seulement par la contrainte directe, mais par la maîtrise des affects collectifs. De la propagande ancienne aux médias modernes, puis aux réseaux sociaux, les faiseurs d’opinion ont appris à instiller, distiller et disséminer l’information en fonction des capacités d’assimilation du cerveau humain.

Depuis les années 1990, cette logique s’est structurée autour d’un glissement majeur : il ne s’agit plus d’informer, mais d’émouvoir. Rien d’étonnant à cela. L’humain est un être psychique dont la réponse première à son environnement est émotionnelle, y compris lorsqu’il mobilise des données rationnelles pour donner à cette émotion une apparence d’absolu.

La stratégie est connue : comme la grenouille plongée dans une eau chauffée lentement, l’exposition répétée à des récits dramatiques engourdit progressivement la capacité critique avant de neutraliser la pensée. Chaque jour, les citoyens sont confrontés à une succession de drames soigneusement sélectionnés, suscitant compassion, empathie et indignation.

Ce choix n’est pas laissé au hasard — sans qu’il soit nécessaire d’invoquer un quelconque complot. Il s’agit, trivialement, de « faire pleurer dans les chaumières ». Sous couvert d’émotions naturelles et légitimes, se joue une instrumentalisation politique permanente des événements. L’émotion devient alors un substitut à l’action politique réelle.

De nombreux sociologues y voient un paravent de l’impuissance politique. Des philosophes, comme Christophe Godin, décrivent dans les marches blanches sans slogan ni revendication l’expression d’une société désorientée, placée sous emprise affective.

Le culte de la victimisation dépasse alors le traumatisme réel. Il se pare d’une universalité trompeuse : « cela aurait pu être moi ». Ce mécanisme active un processus d’identification émotionnelle qui court-circuite l’analyse rationnelle des causes. La peur devient partageable, donc politiquement exploitable.

Émotion, gravité et démocratie

En démocratie, ce glissement est particulièrement dangereux. Là où un thermomètre permet de mesurer la température, aucun instrument ne permet de mesurer l’émotion collective. Pourtant, la notion de « gravité », fondamentalement subjective et émotionnelle, a fait son entrée dans le champ judiciaire et s’est diffusée dans la vie commune au point de qualifier le moindre incident.

Le citoyen se fie alors à son ressenti plus qu’à sa raison. Or l’émotion, par nature immédiate et irrépressible, paralyse la pensée. La stratégie de l’émotion ne vise pas à comprendre l’insécurité, mais à la fabriquer comme sentiment durable, indépendamment de son évolution réelle.

Les données criminelles globales, lorsqu’elles sont rapportées à la population sur des séries longues, montrent pourtant une stabilisation, voire une diminution de nombreux délits. Mais ces données deviennent de plus en plus difficiles à lire dans l’espace public. Elles sont remplacées par des pourcentages isolés, des variations ponctuelles et des récits émotionnels.

Ce décalage produit un paradoxe désormais bien documenté : plus la criminalité réelle baisse ou se stabilise, plus le sentiment d’insécurité augmente.

La peur devient alors une monnaie politique. Elle ne protège pas ; elle soumet.

Ce phénomène, historiquement connu des régimes autoritaires, devient critique lorsqu’il est repris par les démocraties elles-mêmes. La stratégie de l’émotion entraîne une dépolitisation profonde, ouvre la voie à la demande de sécurité totale et prépare les esprits à accepter l’exception comme norme.

Lorsque les sciences du réel se taisent, le spectacle du ressenti triomphe. Et la démocratie, privée de sa raison critique, confond émotion et vérité.

Données réelles et insécurité ressentie : la rupture algébrique

Lorsqu’on rapporte les crimes et délits à la population réelle sur des séries longues, le discours sur l’explosion de l’insécurité ne résiste pas à l’analyse.

En 1994, la France enregistrait environ 3,9 millions de crimes et délits pour une population d’environ 59,2 millions de personnes, soit un taux de 662 faits pour 10 000 habitants.

Aujourd’hui, avec environ 3,83 millions de crimes et délits pour une population totale d’environ 76,1 millions de personnes (habitants et résidents permanents), ce taux chute à 198 faits pour 10 000 habitants.

Autrement dit, le risque statistique individuel d’être victime d’un crime ou d’un délit a été divisé par plus de trois en trente ans.

Ce constat est incompatible avec le sentiment d’insécurité dominant. Il révèle un décrochage majeur entre la réalité mesurée et la réalité ressentie. Ce décrochage ne provient pas d’un manque de données, mais de leur mise en scène : – abandon des séries longues, – usage de pourcentages isolés,
– focalisation sur des variations locales, – exposition répétée de faits divers dramatisés.

Quand on ne mesure plus le réel, on gouverne par l’émotion.

Punition croissante, criminalité décroissante

Ce paradoxe se prolonge dans l’évolution carcérale. En 1994, la France comptait 84 684 détenus, soit environ 0,14 % de la population. En 2025, on dénombre 86 229 détenus, soit 0,13 % de la population.

Moins de crimes et délits, mais davantage d’enfermement.
La punition progresse là où la criminalité recule.

Ces chiffres ne traduisent pas une rationalité sécuritaire, mais l’irrationalité qui s’est progressivement emparée du débat public et des responsables politiques. Ils sont l’aboutissement d’un lent travail de sape idéologique mené depuis des décennies par le FN, repris par une partie de la population faute de projet politique crédible de croissance, de sens et de protection réelle.

Il est difficile de rester indifférent face à cette déliquescence intellectuelle, où le débat public se dissout dans l’absurdité émotionnelle, les polémiques judiciaires permanentes et l’exposition médiatique de faits isolés érigés en vérités générales.
 



16 réactions


  • SilentArrow 14 février 15:00

    @ddacoudre

     

    Lorsqu’un pourcentage d’augmentation est présenté sans rapporter les faits à la population réelle, l’insécurité décrite devient mécaniquement biaisée, parfois totalement fictive.

    La population migrante à tendance criminelle étant en augmentation, le nombre de crimes augmente proportionnellement. C’est mathématique.

    Cela ne veut pas nécessairement dire que cette population devient devient plus criminelle.

    Mais elle est plus nombreuse et produit donc plus de criminels. Cela implique forcément que le reste de la population est de moins en moins en sécurité.

    Conclusion : l’insécurité décrite n’est absolument ni biaisée ni fictive.


    • @Tous
      Je vais prendre un site mondial ou c’est classé non pas par la police mais par les touristes et avec des criteres tres precis consultables sur leur site

      En voici les resultats ici du classement le plus recent possible cad pour 2026
      https://fr.numbeo.com/criminalit%C3%A9/classements-par-pays?region=150&title=2026

      Ici c’est 43 pays , sur 43 nous sommes le pire
      Europol pareil
      ceux complilés par l’exellent statisticien M Vanguard idem

      Apres libre à la gauche ert son l’extreme gauche propagandiste de venir se raconter ses propores histoires ici
       
      Nantes classée autrefois dans une des meilleures villes pendant des années
      est passée à gauche et est emplie de l’extreme gauche si merveilleuse et son immigration de remplacement qui est « une chance incroyable pour la France »
       
      Moralité elle est devenue en moins de 10 ans une des pires villes de l’Europe dans le top 10 des pires
       
      Je sais... les chiffres c’est chiant, on ne peut pas les tordre comme l’on veut , surtout losqu’ils se recoupent et proviennent de differentes sources


  • SilentArrow 14 février 15:15

    @ddacoudre

     

    Autrement dit, le risque statistique individuel d’être victime d’un crime ou d’un délit a été divisé par plus de trois en trente ans.

    Les crimes et les délits ne sont comptabilisés que quand ils entraînent une condamnation.

    Les criminels relâchés parce qu’il n’y a plus de place dans les prisons ou grâce à l’irresponsabilité des juges du mur des cons passent sous le radar. 

    Pas étonnant que d’après ces statistiques, le risque d’être victime a diminué sur une durée de trente ans.


    • ddacoudre ddacoudre 15 février 21:03

      @SilentArrow
      les crime et délit sont ceux qui ont été enregistrés par la police et la gendarmerie pas seulement ceux qui ont donné lieu à une condamnation. Tu peux considérer que si nous avons ces chiffres c’est que forcément il y en à plus en réalité qui ne sont pas comptabilisés. Cela est vrai pour toute chose ? Tu peux dire que si l’on compte les morts c’est qu’il y a des vivants, ça qu’une portée qui fait plaisir seulement, car il ne peut en être rien fait. Mais ce qui est plus juste c’est de considérer que ceux qui ont subi un dole et qu’ils ne le déclarent pas c’est qu’ils ont une bonne raison, c’est comme avec les véhicules il y a tant de procès pour non-respect de la distance entre deux véhicules. Et tous ceux qui en ont un savent qui ne la respecte pas sinon tous les jours nous en paierons des dizaines. Enfin le risque diminue dans le rapport de la criminalité à la population, ce que ne font plus les gouvernements pour continuer à dire que la criminalité augment ce que j’écris est à la disposition de tous, mais personne ne fait la démarche, car cela leur convient de dire que la criminalité augmente également
      cordialement .


  • Étirév 14 février 18:42

    Il est des gens naïfs qui croient que l’histoire est le récit exact des faits du passé. Ils semblent ignorer que le monde est, depuis longtemps, régi par le mensonge et que le désordre de la société actuelle en est la conséquence.
    Depuis que le mensonge règne, l’âme des foules est écrasée par l’égoïsme des oligarchies régnantes (religieuses ou laïques), fauchant tout dans leur poursuite insensée de la domination, de la gloire, de l’argent, et détruisant le rêve sacré de l’unité des esprits dans la vérité absolue.
    Depuis 2.500 ans l’humanité vit sous un régime d’incohérence fait de toutes les folies accumulées :
    - Folie de la domination qui a voulu tout soumettre à l’ambition de quelques despotes qui prétendaient dominer la Terre, se déchirant entre eux, ou, plutôt sacrifiant leurs peuples pour eux.
    - Folie des dogmes qui a imposé des croyances ineptes, des morales absurdes et cruelles qui ont enserré l’âme humaine dans un carcan de douleur et ont avili les races.
    - Folie d’accaparement de richesses folles, entassées par les plus audacieux et les plus rusés aux dépens des masses réduites à la gêne et à la misère.
    - Folie de la réglementation de ceux qui se sont crus autorisés à faire des lois, des règlements, des décrets pour diriger la vie des autres, pour leur donner la permission d’agir, la permission d’écrire, la permission de parler, la permission de penser… et même de respirer puisqu’ils ont fait de tous les actes de la vie des prétextes pour prélever des impôts, réduisant l’humanité à l’état d’automates, mus par un réseau compliqué d’ordonnances et sans cesse surveillée pour saisir et punir le moindre écart de cet assujettissement voulu.
    Pour ces puissants du vieux monde, gouverner c’est pressurer, c’est contraindre, c’est réprimer, c’est punir. Alexandre Soljenitsyne disait : « La violence ne vit pas seule, elle est incapable de vivre seule : elle est intimement associée par le plus étroit des liens naturels au mensonge. La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. »
    Le monde actuel est un corps social dans lequel la flamme vitale, sans cesse diminuée, va s’éteindre tout à fait si elle n’est renouvelée.
    Nous vivons sous le régime de l’universelle imposture ; le caractère qui domine tout, c’est le mensonge, la vaine apparence des choses, qui furent réellement grandes et saintes dans les temps passés, mais qui se terminent en comédies, en simulacres ; c’est l’achèvement de toutes les parodies.
    Pour refaire la Société, il faut remonter à la source des idées, reprendre l’œuvre tout entière, reconstituer l’évolution mentale, édifier la science et rectifier l’histoire.
    Rien ne saurait arrêter une idée ou une révélation dont l’heure est arrivée, dit le poète.
    L’heure est donc venue de supprimer tous les despotismes et toutes les orthodoxies pour faire place à la Vérité qui ne s’impose pas par la Force, mais se propose par la Douceur. L’heure est venue de clore l’ère des persécutions.
    Un peu d’histoire divise les hommes, mais beaucoup d’Histoire les uni.


    • jjwaDal jjwaDal 15 février 08:25

      @Étirév
      Cela décrit assez bien le mode de fonctionnement occidental, qui n’a cessé d’être accapareur, stigmatisant et suprémaciste. Les chinois auraient pu coloniser la planète avant nous, ils avaient la technologie pour le faire, mais les classes dirigeantes avaient un autre mode opératoire. On le retrouve aujourd’hui dans bien des domaines, où ils visent l’autosuffisance plutôt que la prédation, en particulier dans le domaine énergétique où ils visent clairement l’indépendance à long terme, et s’en donnent les moyens.
      En occident la politique est avant tout un exercice de maîtrise du mensonge, de la manipulation et en fin de compte un exercice de haut vol de prestidigitation.
      Les vestiges de la présence messianique des occidentaux se voient encore sur la planète entière, les USA ayant par ex près de 900 bases militaires, y compris dans des pays refusant leur présence. On chercherait en vain des colonies chinoises ou des bases chinoises ailleurs que chez eux .
      Ceci dit tout pouvoir corrompt et leur montée en puissance pourrait révéler un autre visage. J’en doute mais nous verrons bien.


    • ddacoudre ddacoudre 15 février 21:11

      @Étirév
      bonjour
      le mensonge c’est quand l’on décide de travestir la réalité volontairement. C’est le cas avec la criminalité, car les chiffres que je donne le pouvoir les connait. Ensuite la plupart du temps nous faisons des mensonges par omission, parce que la vérité n’est pas accessible et que ce que l’on dit est une narration plus ou bien documenté de ce qu’il nous semble essentiel de dire en s’autocensurant. La société ne se détruira pas par qu’elle ment, nous avons le mensonge social qui est salvateur, mais parce qu’elle se foutra l’armement nucléaire sur la gueule. cordialement


  • sylvain sylvain 14 février 21:51

    Vous etes sur pour les 84000 detenus en 94 ? moi j’ai trouve plutot 55000 . Et 3.83 millions de faits pour 76.1 millions d’habitants ca fait 503 faits pour 10000 habitants il me semble.

    Mais ces differences de chiffres ne changent pas la constat, il y a bien une baisse des delits pour une augmentation des enfermements. 

    J’ai ecoute un podcast sur la DZ mafia, peut etre le premier cartel de france. 3 de ses patrons sur les 4 qu’elle aurait sont en prisons et gerent leur business depuis leur cellule... on se dit que pourtant il n’est pas difficile de mettre ce genre de personnage a l’isolement, ne serait ce que le temps de casser leur business, mais la police/justice ne semble pas pressee de faire ca


    • ddacoudre ddacoudre 15 février 22:11

      @sylvain
      bonjour sylvain
      les crime et délit relevé par la police et la gendarmerie se rapporte à la population vivant sur le territoire, or les immigrés sont souvent retiré moi je les intègre toujours, car ils sont présents avec des titres de séjour, j’ai sorti un taux de criminalité, pour obtenir 503 il aurait fallu plus de 7 millions de crimes et délits. Les taux défendent régulièrement de faire à mesure que la population augmente,

      Car il y a un plancher de verre qui tient à l’ensemble, car depuis 1995 les conditions sociales et économiques n’ont guère évolué, parce qu’il n’y a pas eu de grande transformation au fond, salaire ; du chômage, de la productivité, ce qui fait un certain nombre d’exclusions constantes en dent de scie, mais la différence se fait avec la population qui augment. ce que tait le pouvoir et que ne vont pas voir tous ceux qui trouvent un intérêt à dire que lé criminalité est stable. Mais depuis un certain nombre d’années, le pouvoir ne donne plus les taux de criminalité ? Pour comparaison ils sont toujours sur le net, mais s’arrête à un moment, tout le monde accepte ce mensonge énorme qui casse le sentiment d’insécurité en démontrant qu’il n’est qu’émotionnel et entretenu par les médias qui vendent de l’information dramatique et font des citoyens des juges sans rien connaître des dossiers.

      Au point que des présidents de cours d’assises se plaignent des délibérés qui reposent plus sur l’émotion médiaticojournalistique et des réaux sociaux que des faits qui leur sont exposés. Enfin le dernier événement c’est la lutte contre les trafiquants de drogue, c’est du même tonneau, c’est de la désinformation. La consommation n’a pas particulièrement augmenté, car il n’y aucun chiffre exact dans ce domaine seulement des estimations statistiques.Il y a des années que la drogue parvient par un sous-marin. C’est une tempête qui a permis de la savoir. Les images montrées à la télé remontaient à cette époque, mais il n’y a plus personne pour dénoncer leur arrangement ce que faisait arrêt sur l’image qui a été supprimée et renvoyée au gouffre du Net.

      On ne peut pas déduire du trafic qu’il augmente du fait de la guerre des Gand qui a suivi le retrait des anciens dirigeants et de la volonté de nouveau de prendre le marché, comme de la volonté de l’état de procéder à plus d’arrestations qui laisse croire que le marché augmente. Je connais des ZUP qu’il y a 30 ans qu’ils y sont installés dans les grandes villes et qui viennent par la volonté publique sur le devant de la scène. Tous les endroits de deals sont connus,et nous sommes dans une boucle sans fin, un arrêté et un autre prend sa place, les chefs de Gand en prison,ce ne sont pas les premiers.

      Aujourd’hui on explique aux populations que les portables sont la cause de la continuité de leur affaire, pour dissuader de faire entrer le progrès dans les prisons parce que cela choquerait les populations comme cela les a choqués quand Giscard a fait enter les télés, comme avant les livres, comme avant, les soins médicaux, somme avant les téléphones, alors tous ces mafieux géraient leur affaire par les parloirs ; ils avaient les mêmes pratiques que durant les guerres des codes ils ne sont pas plus cons que d’autres. Ce ne sont pas les portables qui accroissent la consommation de drogue, c’est la société qui rend ses citoyens addictifs à cela que ce soit pour se soulager de maux ou d’addictions ou pour mieux baiser.

      Sauf dire cela, c’est se taper sur le ventre, si l’on n’a pas compris que, tant qu’il y aura des consommateurs, il y aura un commerce de la drogue, l’on sait donc où est la solution , et ce n’est pas de mettre en prison les consommateurs qui quand ils sortent continuent, car dans la prison ils ont pu s’en procurer.
      cordialement 


  • Com une outre 14 février 23:33

    Il est aussi intéressant de constater que dans les principaux médias, si nous manquons de faits divers anxiogènes en France, on nous bassine avec ceux de l’étranger. Quel danger pour le français en France représente un délinquant agissant au Texas ? Oui, il y a une volonté politique de créer un climat d’insécurité, relayer par les médias lobotomisants, pour plus de contrôle des citoyens et l’installation de l’autoritarisme. Pour nous protéger bien sûr, c’est toujours pour notre bien.


    • jjwaDal jjwaDal 15 février 12:08

      @Com une outre
      C’est surtout dû au fait basique que pour survivre les grands médias doivent vendre du temps de cerveau disponible à la publicité et ayant totalement renoncé à être des contre pouvoirs et étant de facto la caisse de résonance du narratif des pouvoirs en place n’intéressent plus guère et doivent miser sur la peur et le technicolor pour attirer le chaland. En matière d’insécurité les gens se fient d’abord à ce que leurs yeux voient autour d’eux, les statistiques étant beaucoup moins parlantes qu’un fait divers local ou national mais alors bien sanguinolant...
      Tous les chiffres de la délinquance sont probablement pipés, soient minorés pour servir l’égo du ministre en charge soit majorés pour justifier des dépenses « de sécurité » sous de faux prétextes. On le voit en pleine lumière quand on veut faire exploser les dépenses militaires pour faire face à une menace sortie du chapeau (les russes à Paris ou Berlin) que tout le monde sait risible, y compris eux ou quand on prétend lutter contre la « menace climatique » en favorisant le tourisme international des produits alimentaires que nous produisons en quantité chez nous, ou en faisant fabriquer des biens avec une électricité charbonnée (Inde et Chine) alors qu’on pourrait les produire ici. Nulle incohérence dans leurs discours, puisqu’ils savent que la menace est délibérément exagérée pour créer un effet sur les peuples pour les maintenir dociles.


    • @jjwaDal
      Surement oui surtout apres la mise en evidence ou meme l’arcom a reconnu que le service public est fagocité par l’extreme gauche et la macronie
       
      Parlons chiffres parlons bien
      La droite et le droit d’expression sur france culture ....6%
      Mélenchon archi majoritaire surtout si on pars au nombre de voix exprimées lors des dernieres legislatives ou présidentielles
      mais les grands medias sont à droite , c’est une blague un gag
      Frence inter sa légende l’a tellement précédé qu’il est inutile que j’en evoque le sujet
      France 5 pareil 2 et 3 c’est pareil en fait tout le service public audiovisuel

      Il suffis de voir la rage de la gauche et l’extrteme gauche de voir qu’une seule chaine (cnwes) et une seule radio (Europe1) cree comme folie chez les gauchistes car osant remettre en cause la doxa et le narratif imposé qu’ils veulent tous fermer et faire taire comme ils l’ont déja fait avec C8


  • LeMerou 15 février 07:58

    @ddacoudre

    Bonjour,

    Le titre de votre article est accrocheur, m’engageant à le lire. Traiter de l’insécurité est un sujet délicat, je l’ai lu avec intérêt, mais dès le début de ce dernier j’ai constaté une certaine partialité, qui influence insidieusement le restant et c’est fort dommage.

    Car malgré tout, certains paragraphes sont empreint de « vérités », d’accord avec vous sur le fait que la stratégie de l’émotion est une méthode ou technique bien présente depuis pas mal de temps à défaut d’idées ou de visions fédératrices suscitant l’adhésion de la population et c’est un drame selon moi, car cette dernière est sans avenir, exploitée sans vergogne par toutes les « couleurs politiques ».

    Je vous l’accorde, il est plus simple de capter le sentiment résultant d’une l’émotion en plus si elle est entretenue et dans le cas de votre article, l’insécurité.

    Cette dernière selon vous serait initialement l’appanage d’une droîte qualifiée d’extrême par ses détracteurs, qui notons le dans un passé pas si lointain ont eu des comportements, terribles, alors que cette « extrême » n’existait pas, mais c’est un autre sujet. C’est dommage d’avoir introduit dans votre texte cette idéologie ou les couleurs politiques

    Question que je vous pose :

    Le sentiment « d’insécurité » d’un peuple à t-il selon vous une couleur politique ou est il réel, fondé ?. 

    Se sent ont moins en « sécurité » quand ont est de « droite » que de « gauche ».  Se sent ont moins en « sécurité » dans son petit pavillon de banlieue cerné par des tours que dans les tours elle même ?

    Et qu’est ce que vous incluez ou pas dans « l’insécurité ».

    Chiffres contre ressenti.

    Vous avez abordé le sujet, l’argumentant de chiffres, ors vous versez exactement dans l’éternel débat politique lassant, vous ne faites pas exception à la règle, la bataille de chiffres, projeté à la figure de l’autre, sachant fort bien que majoritairement personne n’ira vérifier la véracité de ces derniers, ni même comment ils sont collectés et traités étant empreint dans ce domaine particulier d’un certain « secret ».

    Comme vous avez initié une « couleur politique », je dirais qu’à « gauche » ces derniers sont stables voir en régréssion et qu’à « droite » ils sont en augmentation. Drôle non ?

    C’est dommage car vous avez écrit auparavant

    "Mais ces données deviennent de plus en plus difficiles à lire dans l’espace public. Elles sont remplacées par des pourcentages isolés, des variations ponctuelles et des récits émotionnels."

    Mais vous savez les lire, donc vos « affirmations » sur le fait que proportionnellement l’affaire est en régression ou « stable », sont fausses. Il ne peut être fait hélas un état réel des ces chiffres vis à vis de la population. Il faut « l’appeurer » mais pas de trop. Bref on ne sait rien, car si vous avez accès au « traitement » vous ne savez rien de la « collecte ».

    Ce qui est sûr ou du moins « logique » à mon sens, c’est que plus la densité de population est forte, plus la probabilité de ce « sentiment » est important. Si je suis d’accord avec vous sur le traitement de ces informations par les médias, ils ont surtout la vision d’un audimat, générant des gains, après ce qu’il résulte des propos, n’est plus leur affaire. La couleur politique de leur propriétaire s’effaçant devant l’argent, toutefois entretenir ses auditeurs, n’est pas à négliger, tant dans le public que le privé.

    Vous avez abordé la question de « l’emprisonnement » cela n’entre pas véritablement en jeu, dans toute « société » il y a des individus « néfastes » violant les règles cela à toujours existé, tout de fois, il est notable de constater que dans nos « sociétés modernes » grossissant et fracturant un peu plus à chaque fois le sentiment de vie communauté, produit un peu plus ce genre d’invidus, hors phénomènes extérieurs.

    La régréssion n’étant pas constaté, ni chez nous ni ailleurs dans le monde, la « société » bien heureuse n’existant que dans les livres ou les pensées de quelques uns, il est donc fort logique, que le nombre de personne emprisonnée augmente. Là aussi, les chiffres concernant « l’emprisonnement » sont assez sujet à doute. Et il est évident que le nombre de place disponible n’est plus en adéquation avec l’attendu. Nul doute non plus que les délits, soient moins graves qu’avant donc nécessitant de « courtes peines ».

     

     Les municipales et « l’insécurité » un enjeu politique ! Possible, mais si je résume votre article, votez tout sauf le « FN ». J’ai déja entendu ça il me semble, votez pour une « gauche » bienheureuse et communautaire et pas pour une « droite » peureuse et riche. Je me trompe ?

    L’insécurité vue, traitée par les « politiques » de tous bords, de toutes couleurs n’est qu’un moyen de récolte de bulletins. N’est ce pas là l’essentiel pour eux ?

    Je me délecte tristement à l’avance de ces grands moments politiques, ces instants de communion Nationale, ou la destinée de notre Pays repasse dans nos mains par le grand principee de la démocratie. Si vraiment  jeune j’étais ébahi par les camelots des marchés vous vendant des produits miracles, le temps est passé, les camelots ont quittés ces lieux plaisants, profitant de leur bagout, pour se réfugier dans la « politique ».

    Que vont-ils encore nous promettre avec force de conviction (la méthode Coué agit bien sur eux) qui ne nous ont déja pas promis et qu’ils n’ont jamais mis en oeuvre à chaque fois pour des raisons indépendantes de leur volonté ? Le bon plat réchauffé, encore meilleur le lendemain ?

    Le bonheur contre la peur ? la richesse pour tous ? L’équité ? Bref la liste est trop longue attendons. Mais ils peuvent aussi remettre le couvert, comme l’ont dit, votez contre ! Je ne propose rien, mais ne votez pas pour lui ou elle ! Il en va de votre survie.


    • ddacoudre ddacoudre 15 février 22:57

      @LeMerou
      Merci pour ce long article qui interroge et constate, oui historiquement le RN est fascisant. Ce n’est pas une affirmation gratuite je suis en politique depuis 1968, cela ne signifie pas que j’étais adhérant à un parti, mais un syndicaliste qui a eu à se confronter au Gud de jeunes gens de mon âge souvent dans les écoles de droit qui étaient connus pour former des « extrémistes de droite », j’ai eu a affronté le SAC, puis le Gud dissous, ordre nouveau et ordre nouveau dissous le FN avec les mêmes personnages, et ils ont été des conseillés de l’équipe de Marine avant la RN. Mais quand on lit ses orientations elle fait comme tous les communicants elle sait vendre ses idées et les plus fortes sont celles que sont père avait défendu avec raison en 1984, , jusqu’en 1995. une monté de la délinquance et de la criminalité, parce que l’économie était en régression, dans le cadre de la monté du consumérisme qui a été trompeur, en 1998 j’avais établi les courbes statistiques qui démontraient la relation entre les salaires, le chômage, la consommation et la monté de la criminalité sur une population pas très nombreuse dans a progression, mais assez pour nourrir le chômage, et quand je parle de population c’est l’immigration comprise. Mais elle n’était pas très nombreuse en 84. Marine reprend donc ce sujet, les fondamentaux fascistes en se taisant comme les autres sur la réalité de l’évolution de la criminalité. Le sentiment d’insécurité ne ressort que quand l’on interroge les gens, c’est-à-dire que comme élément de compensation d’une dégringolade de l’économie, faute de se révolter contre l’on se réfugie ailleurs et l’insécurité sert à cela. Ce n’est pas une analyse politique, mais sociologique, sur une volonté politique claire des Occidentaux. Mais quand l’on s’occupe du psychisme, le discours n’est pas le même ; notre psyché ne fait pas de politique tu peux lui raconter que tu risques la mort tant qu’il ne la ressentira pas u travers des ses sens il n’en tiendra pas compte ? C’est pour cela que malgré tous les risques qui journellement sont développés à la télé ou dans la réalité de notre quotidien. Nous ne mourons pas d’angoisses et nous continuons à vivre, et à faire notre théâtre d’empathie et de compassion avec bogie et fleurs, quand la télé nous en vend en France où va le chercher à l’étranger s’ils sont plus émotionnels. Mes propos un peu durs ne signifient pas que n’existe pas une réelle solidarité face aux drames, il y a des personnes qui s’investissent sincèrement, pas pour le spectacle et être mal jugé si elle ne le fait pas. Les sociologues se sont penchés depuis longtemps sur ce phénomène, et ce qu’ils en disent n’est pas très sympath, mais foncièrement humain et il n’y a pas à condamner qui que ce soit pour cela, de se laisser entrainer dans ces cheminements, comme si tous les ministres qui se déplacent ou le président, idem dans tous les pays, étaient sincères, ils sont la pour faire de la figuration et de rassurer comme des pères de famille est cela dans une démocratie n’est pas un bon signe.
      cordialement. 


    • @ddacoudre
      "Merci pour ce long article qui interroge et constate, oui historiquement le RN est fascisant.

      "

      Et pas l’’extreme gauche qui désormais tue les opposants politiques à au moinbs 10 par la jeune garde affilliée à LFI
      Il est vrai que si nous votions tous à l’extreme gauche , quoique il resterai toujours des gens plus à droite que la gauche , ils se retrouveraient donc à nouveau à l’extreme droite de l’extreme gauche
      j’ai lu pour le gamin qui viens de se faire achever comme une bete , par des gauchistes qui expliquaient que c’est la faute de Nemsis que le gamin est mort car si il n’avais pas vouu proteger des petites nanas et qu’elles se seraienbt laissées agressées et peut etre tuées ou violées cvar la vermine d’dxtreme droite fascisante comme vous dites tout est permis avec cette sale race qui ne vaut pas un cafard , la gauche lorsqu’elle fais et devant les cameras tant son action est jugée comme légitime ou les terminer à l’acide comme dis Rima Hassan est légitime , oui c’est le RN est fascisant donc faciste , il faut l’eradiquer, plus de Thomas découpés , plus de Quentins massacrés , iuil faut montrer l’exemple de ce merveilleux camp du bien qui n’est en aucun cas fascisant , un charlie kirk ne peut etre que massacré c’est le minimum , ils sonts fascistes et fascisants donc avec ce genres de discours tout est permis , vous oeuvrez certainement au déces du prochain qui n’est qu’u,e vermine bonne à etre éradiquée , il est insupportable qu’une autre forme de pensée ne puisse exister , c’est absolument intolérable , meme la macronie est facisante et a étée attaquée ce WE aussi 
      j’ai appris aussi que Vincent Lapierre et des gens qui se sont receuillis suite au deces de ce jeune ont étés aussi attaqués la ou ce pauvre gras (fasciste) à trouvé la mort vaincu à 10 contre un par vos valeureux guerriers qui etaient de plus armés
       
      Vous ne pouvez ignorer que qualifier les 12 mliiions d’électeurs du RN de faciste aux idées fascisantes en font une cible de choix pour vos amis , apres celle de zemmoour ou la il est clairement indiqué que comme D Trump il faut lmui mettre une balle dans la tete avec une affiche avec une cible sur son front

      Apres l’histoire de Quentin qui n’est pas encore enterré
      vous ne pouvez plus ignorer lza teneur de ce types de discours 
      s’en prendre qu’aux juifs puis apres aux blancs ne suffisais pas non plus (Bilongo , Melenchon , etc)
      maintenant il reste les opposants politiques cad melanger volontaiement le FN et le RN comme vous le faites dans votre post sans preciser que la Marine elle à été jusqu’a virer son daron du RN , mais c’est un détail illusoire pour vous

      Donc si le RN s’empare des problemes d’insécurité il est fascisant ,
      mais suis je bete de ne pas y avoir pensé
      le chacun pour soi est tellement mieux
      ou celui qui agresse et qui tue à 10 un jeune de 23 ans pacifique pour des idées politiques pacifistes ca ce n’est pas facisant ni fasciste, c’est le dictionnaire Larousse qui se trompe en annexe 3 sur sa définition

      Mais surtout ne stoppez pas cette méthode je vous invite meme à redoubler de rage à leur sujet , proposez des camps comme aux beaux moments de l’extreme gauche stalinienne , ne soyez pas si timide

      Je me suis toujours demandé pourquoi lors de la fin de l’extreme gauche en URSS , ce merveilleux régime , pourquoi tous les Allemabds de l’ouest ne se sont ils pas refugiées dans cet havre merveilleux qu’etais l’allemagne de l’est 
      c’est tout l’inverse qu’il se passe, la psyché de lhumain est masochiste je pense n’ayant pas d’autres explications possibles dans ce nid d’extreme gauche qu’est devenu a vox rouge entre autre mais pas que
      itou sur le service public et une bonne partie des médias, science po, les iuniversités , les juges d’un parti si connu , etcetc
      Bref un monopole des idées quazi nord coréen
       
      Pourquoi au Venezuela , avec Maduro un tiers de sa population à fui ce si merveilleux régime , je pense que à part les gauchistes qui détiennent le vrai
      le reste des humains est idiot il ne comprend pas son bonheur celui apporté par l’extreme gauche 
      le plaisir d’etre envoyé dans un goulag ou on prend soin de vous 
      ses 100 millions de morts du à cette ideologie qui a reussi le tour de force de faire quazi le double du national socialisme c’est dire
      de la corée du nord qui empeche sa population de fuir oups de partir vers d’autres pays , eux ca n’est pas d’y entrer qui est difficile mais d’en sortir
      ce qui m’appelle à reposer cette eternelle questions aux gauchistes et sans réponse ou alors revcevoir un lauis imbitable de lieux communs sans construction intellectuelle cohérente comme notre ami tatave en est passé maitre
       
      Il existe des merveilleux pays qui correspondent parfaitement à vos ideaux ou vous serez en plus exessivement bien acceuillis , pourquoi n’y allez vous pas ?
      Un sacré mystere non ?


    • ddacoudre ddacoudre 18 février 20:02

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)
      que veux-tu que sa change que marine est viré son père, elle tient la même ligne politique, vous, vous faites de la politique people ce qui classe comme fascisme ce n’est pas d’être de droite ou de gauche c’est les choix programatiques 


Réagir