mercredi 22 juillet - par Estelle Floriani

Quand l’ultra-gauche progressiste recycle les réactionnaires. Adresse à monsieur Geoffroy de Lagasnerie

Vous ne pouvez pas savoir, cher monsieur, combien j’ai été contente de lire votre dernier essai, L’âme noire de la démocratie. (1) Il m’a fait l’effet d’une brise rafraîchissante après une chaleur caniculaire. A vous entendre contester le dogme sacro-saint, la référence indépassable, le paradigme absolu, la doxa obligatoire, la forteresse hors de laquelle il n’y a point de salut, le drapeau de tous les combats politiques - la démocratie -, je me suis tout à coup mise à respirer mieux. Entendre critiquer ce dont on nous rebat les oreilles soir et matin et sur toutes les fréquences, ah ! mon Dieu ! cela fait du bien.

Revigorée par ce petit courant d’air frais je suis allée fouiner dans les recoins sombres de ma bibliothèque, où je ne m’aventure guère habituellement. J’en ai exhumé quelques volumes qui, une fois secouée la poussière qui les recouvrait, se sont révélés fort stimulants. A les feuilleter, je me suis aperçue que votre héroïque liberté d’esprit, votre appel à « rouvrir notre imaginaire » (2), semblait s’abreuver aux eaux toniques de la tradition réactionnaire. Plus précisément, royaliste : Joseph de Maistre, Louis de Bonald, Albert de Mun, Charles Maurras et Jean Madiran. Ces porteurs de la cocarde blanche vous devancent avec panache dans la critique de la démocratie.

Vous n’avez pas cru bon de les citer. C’est un peu dommage. (3)

Mais commençons par vous lire : « La démocratie n’est qu’une forme d’organisation, et nous devrions toujours la regarder pour ce qu’elle est – c’est-à-dire comme un instrument. C’est une technique, une manière d’organiser la prise de décision dans une société – mais une manière comme une autre, dont on peut fort bien imaginer se passer si l’on en trouve une meilleure. » (4) Cela démarre fort. Dès la troisième page de votre manifeste, vous jetez à bas l’idole redoutable.

Votre trait me fait immédiatement penser à Jean Madiran, disciple de Maurras : lui non plus n’a pas tenu la démocratie « pour un phénomène naturel, pour un impératif catégorique, pour un fait définitivement accompli, mais pour une provocation incommode à la pensée politique ».

Il propose de distinguer la démocratie classique et la démocratie moderne. La première laisse le peuple désigner ses magistrats, princes, évêques ou présidents, mais ne prétend pas être autre chose qu’« un régime parmi d’autres, que l’on préfère aux autres pour des raisons de technique, d’opportunité, de convenance politique » et n’exclut pas que d’autres dispositifs soient aussi bons et même meilleurs dans d’autres contextes. Elle n’a pas l’outrecuidance de prétendre être le seul régime légitime. La seconde, au contraire - et c’est bien celle-ci que vous contestez - s’élève comme l’incarnation de la justice politique : en démocratie moderne, « la désignation des gouvernants par les gouvernés est réputée le seul mode de désignation qui soit juste ». (5)  

L’idée de justice

« Juste » ? Parlons-en. Vous avez la justice chevillée au corps, monsieur, c’est votre honneur. C’est pourquoi une chose vous paraît proprement insensée  : qu’un système politique, la fameuse démocratie, suppose que toute loi ou toute action politique votée, selon les règles, par le suffrage universel est légitime par elle-même et, ainsi, évacue « la question éthique des effets du gouvernement ». Quel « sens y a-t-il à réfléchir sur la politique sans partir d’une réflexion sur les finalités de la politique ? » (6), demandez-vous. Aucun. Quelle est cette finalité ? La justice, évidemment. Une justice qui est au-dessus de la volonté générale, au-dessus des lois. A la suite de la tradition réactionnaire, vous êtes jusnaturaliste. Le droit positif posé par des hommes, fussent-il la majorité ou même le peuple tout entier, ne trouve nullement sa légitimité en lui-même, mais par sa conformité à ce qu’on peut appeler, mais que vous n’appelez pas, le droit naturel. Voilà pourquoi vous faites l’éloge du « substantialisme intégral » de Thoreau : « En tant que sujet politique, je dois quelque chose au juste et non à ce qui s’impose à moi comme loi à la suite d’une procédure législative quelle qu’elle soit, même si tout s’est régulièrement passé ». (7) Vous pensez comme lui devoir quelque chose au juste, avant tout et contre tout, et contre tous s’il le faut.

C’était déjà la thèse de Platon, antidémocrate s’il en fut : la justice est le fondement absolu - et substantiel, puisque ancré dans le monde réel (des Idées selon lui) - de la vie politique. Ni vous, ni Thoreau n’ont rien inventé. Prenez-le comme un compliment : tout ce qui monte converge, disait Pierre Teilhard de Chardin.

Entre Platon et vous, il y a un peu de monde. Par exemple Jean Madiran, encore lui : « Ainsi, la légitimité de la loi, celle du pouvoir, celle des gouvernants résidait, aux époques classiques, dans leur conformité à cet ordre supérieur, indépendamment d’une désignation régulière des magistrats et des législateurs. (…) la légitimité, c’est-à-dire la justice, se fonde sur le bien commun, c’est-à-dire sur le décalogue (…) ». (8)

La voix du Sinaï, peut-être, ne vous inspire pas comme aux Hébreux crainte et tremblement. En tout cas, comme le maurrassien, vous estimez que, contrairement à la démocratie dont l’idéal frauduleux a pour « affect de base » : « l’indifférence à la justice » (9), la vraie légitimité politique, d’abord éthique, renvoie à une idée de justice qui s’enracine dans « une donnée », certes « biologique », mais « immuable et transcendante ». (10)

Albert de Mun aussi aimait la justice. De toute sa force et de tout son cœur. Quand on fait les lois, martelait-il à la Chambre des députés, « il faut s'isoler de toutes les passions du moment, de tous les entraînements de parti, pour ne songer qu'à la justice qui doit être pour tout le monde ; si on ne le fait pas, les lois ne sont plus que des instruments qui servent, aux mains des vainqueurs, à écraser les vaincus (…)  » (11)

Ce feu brûle les âmes bien nées telles que la vôtre, monsieur. L’action politique doit être « une défense et une protection toujours plus grandes de droits transcendants et inaliénables et de principes fondamentaux » (12), affirmez-vous.

Ce à quoi échoue inévitablement la démocratie. « L’important, écrit Jean Madiran que vous rejoignez encore, dans une démocratie moderne n’est pas qu’elle reconnaisse aujourd’hui tels et tels ‘droits de l’homme’ codifiés en une ‘déclaration’ : l’important est qu’elle puisse légitimement et selon sa propre légitimité, ne plus les reconnaître demain. » 

Bête comme l’opinion

De là, découle nécessairement la fausseté du principe majoritaire.

Primo, parce que rien ne garantit que la majorité vise la justice. L’expérience tend plutôt à montrer le contraire. Il convient, écrivez-vous, de « mettre en question le culte de l’opinion personnelle qu’instaure en chacun de nous la démocratie ». Car, remarquez-vous avec des accents platoniciens, « une opinion n’est jamais fixée ni figée, (…) elle peut varier », elle est « une entité spirituelle aussi fragile que mouvante ». Aussi, « elle ne saurait en tant que telle avoir de valeur suffisante pour servir de principe de base à un système politique. » L’opinion est rarement éclairée. Elle est pétrie de pulsions, plus ou moins malsaines, largement façonnées par des « mécanismes de rumeur, de propagande et de désinformation ». (13)  S’abandonner à l’opinion, c’est prendre le risque de soumettre, selon votre formule crue, « nos vies (…) aux haines et aux aveuglements, au sadisme social et au cannibalisme moral ». (14)

C’est à peu près ce que constatait Albert de Mun : « Sans doute le grand nombre ne voit pas la vérité, et il y a dans les âmes populaires des montagnes de préjugés inexpliqués, de haines aveugles, de ressentiments injustes, qu'y ont accumulé la corruption systématique, le défaut d'éducation morale, et, il faut bien le dire aussi, de notre part à nous, l'oubli du devoir social. » (15)

Le fantasme de l’autogouvernement.

Secondo, parce que la majorité, n’est pas « le peuple ». Il est « impossible, écrivez-vous, de maintenir la définition courante de la démocratie comme gouvernement du peuple par le peuple. En vérité, c’est le gouvernement d’une partie du peuple par une autre » (16). Pire : la partie du peuple qui détient le pouvoir est une partie minoritaire ! Dans les faits, « nous vivons déjà sous la domination autoritaire d’une minorité (…) une minorité de politiciens, de généraux, de banquiers centraux ». (17)

Portant la pointe jusqu’au cœur, vous récusez carrément les notions clés du Contrat social de Rousseau qui fondent notre Révolution et tous les régimes qui s’en sont réclamés : « Volonté générale » et « Souveraineté populaire », avec des majuscules.  « Il n’y a pas de volonté générale, pas de souveraineté populaire ni de peuple au singulier ». (18) Bravo ! Mais, sauf votre respect, vous n’êtes pas le premier. « Le peuple est souverain, dit-on ; et de qui ?, se demande Joseph de Maistre, De lui-même apparemment. Le peuple est donc sujet. Il y a sûrement ici quelque équivoque s’il n’y a pas une erreur, car le peuple qui commande n’est pas le peuple qui obéit. » (19).

Et le père de la pensée contre-révolutionnaire élargit le propos : « On peut dire en général que tous les gouvernements non monarchiques sont aristocratiques, car la démocratie n’est qu’une aristocratie élective. » (20) Il pense comme vous que, s’il n’y a pas le peuple souverain, il y a une partie qui exerce son pouvoir sur l’autre.

Ce pouvoir n’est pas spécialement amical. « Derrière la valorisation de la démocratie, affirmez-vous, se cache (…) toujours une pulsion désirante d’exercer le pouvoir » et le citoyen démocratique dans l’isoloir « souhaite que son choix l’emporte, c’est-à-dire qu’il espère être en position d’utiliser l’appareil répressif d’Etat pour imposer sa volonté à d’autres, peut-être même à ses voisins immédiats. » (21) Conclusion : « Loin d’être un idéal de paix civile, la démocratie engendre donc une économie psychique faite de micro-pouvoirs et de micro-contrôles réciproques dans toute la société, et instaure par là même une atmosphère de guerre de tous contre tous. » (22)

En résumé, observe poétiquement Maurras, la « démocratie est une déesse guerrière ». (23) Il pense aussi qu’il est préférable d’inviter « à l’amitié et à l’union au lieu d’exciter à la haine et à la division comme le fait et doit le faire l’Etat démocrate électif ». (24) 

L’argent roi.

Vous suivrez également le maître de Martigues lorsqu’il trouve « idiot » que le peuple « fut gouverné par ce qu’il y avait de vil et de vain en lui ; idiot que les moins directement intéressés à son bien y eussent légalement le plus d’influence par leur nombre, leurs factions, leurs passions ». (25)

Les moins intéressés à son bien : de qui s’agit-il ? De la haute bourgeoise d’argent, et ses valets, bien sûr. Vous ne le dites pas franchement. C’est là où, révérence gardée, je vous trouve bien timide. Vous évoquez les « manipulations auxquelles se prêtent les médias dominants » ? (26) C’est un peu court, jeune homme.

Les royalistes, eux, n’ont pas votre pudeur de gazelle. « C’est l’argent qui fait le pouvoir en démocratie. Il le choisit, le crée et l’engendre. (…) Pas d’argent, pas de journaux. Pas d’argent, pas d’électeurs. Pas d’argent, pas d’opinion exprimée. L’argent est le géniteur et le père de tout pouvoir démocratique, de tout pouvoir élu, de tout pouvoir tenu dans la dépendance de l’opinion » (27), constate Maurras, et conclut : « Qui dit démocratie dit double gouvernement : l’apparent, celui du nombre, le réel, celui des oligarchies et de l’or. » (28) Ni plus, ni moins.  Et son émule en rajoute une couche : « La démocratie libérale est l’abominable domination de la fortune anonyme et vagabonde ». (29)

Petit conseil d’amie, toutefois : si vous succombiez à la tentation de muscler vos arguments anticapitalistes avec quelques vigoureuses formules de la littérature réactionnaire, prenez garde aux traits antisémites et à leurs formules codées ! (30) 

Démocratie et totalitarisme.

Vous observez avec toute la tradition réactionnaire que le projet de la démocratie est de transférer la souveraineté de l’Etat vers le peuple lui-même, devenu le véritable souverain. C’est d’ailleurs ce que revendiquent les populistes, toujours au nom de la démocratie : le « Peuple » par-ci, le « Peuple » par-là, ce qu’il pense, et surtout ce qu’il ressent ; il a toujours raison, il est l’alpha et l’oméga de la politique.

Mais vous allez au plus profond : c’est même l’essence du totalitarisme. « Le totalitarisme, écrivez-vous, représente dès lors non pas un système d’étatisation de la société (comme on le pense généralement), mais un mouvement dans lequel la société abolit l’Etat, dans lequel le peuple (…) se présente lui-même directement, et donc dans lequel il n’existe plus de structure juridique qui filtre les aspirations populaires (…) » (31) Jean-Jacques Rousseau et Hitler, mutatis mutandis, même combat !

Jean Madiran l’avait déjà écrit : « (…) la démocratie moderne porte en elle le totalitarisme comme la semence porte la moisson. Elle est totalitaire dès l’origine, non pas forcément dans toutes ses formes successives : elle l’est dans son principe ». (32)  Totalitaire, parce que, contrairement aux simples despotismes, sans recours possible.

Vous l’expliquez parfaitement, avec la fougue qui vous caractérise : « (…) il n’y a pas de dehors ou d’autre pensable de la démocratie (…) si je vis en démocratie… quel espoir puis-je avoir ? Quel idéal alternatif m’est-il permit d’espérer ? » Rien du tout, faut-il conclure « avec rage et impuissance : impossibilité pratique d’accepter ce qui nous gouverne comme légitime et normal, mais impossibilité psychique de concevoir (voire de souhaiter) un système alternatif. » (33)

Pour éviter cette terrible pente, vous en appelez à une « séparation (…) entre gouvernement et gouvernés ». (34) C’est très exactement le centre de l’argumentaire contre-révolutionnaire. « La loi n’est proprement loi, explique Joseph de Maistre, et ne possède une véritable sanction qu’en la supposant émanée d’une volonté supérieure ; en sorte que son caractère essentiel est de n’être pas la volonté de tous. » (35) Prétendre enfermer la loi dans « la volonté de tous », c’est se priver de la possibilité d’en appeler à une loi libératrice. Pour le dire autrement avec ce bon vieux Vicomte de Bonald, il est funeste de « déclarer le peuple souverain, dans la crainte hypothétique qu'il ne soit opprimé comme sujet, sans prévoir quel pouvoir on pourra opposer à celui du peuple, ou plutôt avec la certitude de n'en avoir aucun à lui opposer si, à son tour, il devient oppresseur ». (36)

C’est ouvrir la porte à une tyrannie définitive - totale.

La république des ânes.

Vous avez bien retenu vos cours de terminale et gardez en mémoire l’argument de Socrate : « de la même manière que si l’on veut construire une maison, on se soumet à l’avis d’un charpentier, on devrait accorder plus de poids à certains spécialistes dans la réflexion et l’action politique ». Quoique progressiste, vous le reconnaissez humblement : ce n’est pas parce qu’il « est ancien et a été mille fois répété qu’il n’est pas valable et convaincant. » (37) 

Mille fois répété, en effet. Notamment par ceux qui, avant vous, ont dénoncé le « mythe démocratique de la compétence universelle ». Mythe étrange, qui conduit à choisir les professionnels de la politique, non pas pour leurs compétences supérieures à agir rationnellement, mais pour leur capacité - ou plutôt leur docilité - à appliquer le programme « voulu » par le « peuple ».

Vous constatez le résultat. Il est désastreux, quoique parfaitement démocratique, ou plutôt par cette raison même : « (…) peut-on considérer comme rationnel le fait de confier la gestion d’un nombre insensé de questions complexes à quelques ministres, personnages sans cesse débordés, épuisés, qui n’ont même plus le temps de lire, de réfléchir (…) et qui passent d’un ministère à l’autre en vingt-quatre heures ? » (38) La réponse est dans la question. 

D’autres s’en sont aperçus, il y a longtemps. Car le spectacle est permanent. « Nos mémorables élections du 3 mai 1936 ont juché au Ministère de la Justice quelqu’un qui n’a même pas de licence en droit, il est simple capacitaire, faute de bachot : or son portefeuille, technique, confère à ce soufflé d’ignorance et de prétention de hautes fonctions juridiques ». (39) Nul besoin de beaucoup chercher pour admirer d’autres spécimens de la même ménagerie. Ils s’agitent sous nos yeux.

Voilà pour vos quelques affinités, que je me suis amusée à relever, avec ce que nos vieilles barbes royalistes avaient de meilleur. (40) N’en prenez pas ombrage, c’était pour vous tirer un coup de chapeau. Et je n’oublie pas que, pour être complète, il me faudra évoquer aussi vos divergences. Et examiner - d’un œil critique, cela va sans dire - votre différence.

En particulier, le contenu de ce mot que vous placez, monsieur, au-dessus de tout : la justice.

A lire dans un prochain article, si Dieu me prête vie !

 

Notes :

(1) Geoffroy de Lagasnerie, L’âme noire de la démocratie, Flammarion, Paris, 2026.

(2) Ibid. 4ème de couverture.

(3) Pour dénicher ces textes, je ne me suis pas cantonnée à ma bibliothèque, somme toute modeste. Avouons-le, j’ai aussi pioché un peu sur Internet. Par contre, je me suis refusée tout contact avec ce monstre hideux qui s’appelle l’IA. Hi-han ? Ne pas nourrir la Bête, jamais. 

(4) Ibid., p.3.

(5) Jean Madiran, Les deux démocraties, Nouvelles éditions latines, Paris, 1977.

(6) G. de Lagasnerie, ibid., p. 44.

(7) Ibid., p. 32.

(8) J. Madiran, ibid.

(9) G. de Lagasnerie, ibid., p. 43.

(10) Ibid. p. 65.

(11) Discours du comte Albert de Mun, député du Morbihan, Tome II, Ed. 1888. Hachette livre, BNF.

(12) G. de Lagasnerie, Ibid. pp. 191,192.

(13) Ibid. pp. 113-114.

(14) Ibid. p. 193.

(15) Albert de Mun, ibid.

(16) G. de Lagasnerie, Ibid. p.141.

(17) Ibid., p. 83.

(18) Ibid. p. 54.

(19) Joseph de Maistre, De la souveraineté du peuple (1870, posthume), éd. Presses Universitaires de France, 1992, p. 91.

(20) Ibid. p. 207.

(21) G. de Lagasnerie, ibid., pp.160,161.

(22) G. de Lagasnerie, ibid., p. 163.

(23) Charles Maurras, Mes idées politiques, Ed. Albatros, Paris, p. 54.

(24) Ibid. p. 63.

(25) Ibid. p. 46.

(26) G. de Lagasnerie, ibid., p. 115.

(27) C. Maurras, ibid. p. 207.

(28) Ibid. p. 215.

(29) J. Madiran, ibid. Chap. III.

(30) « fortune anonyme et vagabonde ». La formule est stylée. Elle sera reprise en titre d’un ouvrage paru en 1984, sous la plume d’Henri Coston, antisémite obsessionnel. Je n’ai rien contre l’expression, prise au premier degré et littéralement. Je la reprendrais même volontiers à mon compte si elle n’était chargée d’allusions détestables. Les antisémites ont pollué notre langue, d’autant plus qu’ils la maniaient souvent, il faut le reconnaître, avec brio.

(31) G. de Lagasnerie, ibid., pp. 147,148.

(32) J. Madiran, les deux démocraties, chap. II.

(33) G. de Lagasnerie, ibid. p. 14.

(34) G. de Lagasnerie, ibid. p. 149.

(35) J. de Maistre, ibid. p. 213.

(36) Louis-Gabriel de Bonald, Mélanges littéraires, politiques et philosophiques (1819), Ed. Librairie Adrien Le Clere et Cie, 1858, t. I, pp. 569-570.

(37) G. de Lagasnerie, ibid. p. 67.

(38) G. de Lagasnerie, ibid. pp. 128, 129.

(39) C. Maurras, ibid. p. 45.

(40) De meilleur, car on trouve aussi du moins bon. En particulier, chez Maurras, sa détestable sympathie pour le fascisme italien.

 



33 réactions


  • confiture 22 juillet 09:32

    Attendons sa réponse, elle ne saurait tarder.


  • Octave Lebel Octave Lebel 22 juillet 11:09

    L’ultra gauche, c’est qui et quelles sont ses caractéristiques sans caricature si possible ?


  • Octave Lebel Octave Lebel 22 juillet 11:11

    Caricaturer avec un tel simplisme si méthodique un travail me semble être un double aveu. Aveu de faiblesse et aveu de chercher à nous enliser et nous détourner d’une réflexion sur un travail qui ne se prétend pas l’alpha ou l’oméga d’une réflexion mais qui est une invitation à approfondir un sujet crucial et décisif qui se pose avec insistance à nos sociétés .Devant des mutations profondes et des risques majeures, mutations scientifiques et technologiques , sociologiques et sociales, démographiques, celles aussi de nos conditions physiques de vie et d’une géopolitique qui nous englobe tous, certains font des propositions pour que la démocratie puisse subsister et surtout devenir plus effective et fonctionnelle. Il y en a tant qui espèrent pour eux d’autres perspectives à nous imposer. La démocratie sera la construction collective dont nous serons capables et il nous appartiendra de la faire fonctionner et de la protéger. GDL nous invite à y réfléchir en nous faisant des propositions qui méritent d’être discutées et approfondies ce qui est un bon départ il me semble.


  • Octave Lebel Octave Lebel 22 juillet 11:13

    Démocratie.Un document de base incontournable à qui veut enrichir ses repères. Peut être écouté dans n’importe quel ordre à mon avis et nécessite d’être réécouté si nous voulons sérieusement approfondir.

    → 1/4 Temps critiques : Pourquoi il faut critiquer la démocratie (vidéo, 30 mn, Geoffroy de Lagasnerie 2026) La démocratie est-elle la fin de l’histoire  ? Ou alors  : peut-on critiquer la démocratie  ? Et peut-on même en tant que progressiste, surtout à la lumière des désastres actuels, imaginer et donc souhaiter une autre organisation de nos vies politiques  ? voici la thèse dérangeante et inédite que Geoffroy de Lagasnerie vous propose d’explorer dans cette série de quatre vidéos pour Temps critiques, le cycle dédié aux intellectuels de Blast, à l’occasion de la parution de son livre «  L’âme noire de la démocratie. Manifeste pour un autre idéal politique  » aux éditions Flammarion.

    https://www.blast-info.fr/rechercher?page=1&per_page=12&scheme=VIDEO&query=temps%20critique%20Geoffroy%20de%20Lagasnerie%20%20&recent_first=true

    → 2/4 Temps critiques : La droite, c’est le mensonge (video, 30 mn, Geoffroy de Lagasnerie 2026). L’un des principes essentiels à toute démocratie, c’est l’idée d’un débat d’opinions tranché par un vote dans une assemblée ou par une élection. Mais toutes les opinions se valent-elles  ? Dans cette vidéo, Geoffroy de Lagasnerie interroge le fétichisme démocratique du débat d’opinion ou de la discussion collective, qui conduit à mettre sur le même plan des mensonges flagrants et des vérités établies, des politiques qui mutilent et d’autres qui protègent. Manipuler la vérité, gouverner grâce à ces manipulations et nuire à autrui pour cette raison doivent-ils être considérés comme des droits politiques sacrés  ? Puisque non, nous devons réfléchir à une autre culture politique que la culture démocratique. Deuxième épisode de la série «  Pourquoi il faut critiquer la démocratie  » de Geoffroy de Lagasnerie, à l’occasion de la parution de son livre «  L’âme noire de la démocratie. Manifeste pour un autre idéal politique  » aux éditions Flammarion.

    https://www.blast-info.fr/auteurs/soumaya-benaissa-nCKoAd-HTVSyjnUotUQJKA?page=1&per_page=6&author_slug=soumaya-benaissa-nCKoAd-HTVSyjnUotUQJKA&scheme=STORY%2CVIDEO


  • Octave Lebel Octave Lebel 22 juillet 11:16

    Suite :

    → 3/4 Temps critiques : Pourquoi les principes d’opinion et d’élection sont problématiques. » (vidéo, 30 mn, Geoffroy de Lagasnerie 2026) Depuis les années 1970, tout un ensemble d’expérimentations ont été menées pour mettre sur pieds de nouvelles institutions pour prendre des décisions politiques  : «  assemblées citoyennes  », «  jurys citoyens  », «  conventions citoyennes  »… Ces formes inédites d’élaboration politique ont généralement été rangées sous le nom de démocratie délibérative. Or selon Geoffroy de Lagasnerie ces expériences incarnent au contraire une conception de la politique qui se situe en rupture avec presque l’ensemble des idées fondatrices de la démocratie (directe ou représentative). Ce sont tous les concepts de base de la démocratie moderne (l’idée d’opinion, l’idée de citoyenneté, l’idée de compétence universelle, l’idée de consentement collectif...) et toutes les institutions sur lesquelles elle repose (l’idée de vote, l’idée d’autogouvernement, de parlement ou de partis politiques) dont elles nous amènent à questionner le bien-fondé. Ces expériences fonctionnent comme des contre-modèles à la culture démocratique. Et nous ouvrent à la possibilité de concevoir une nouvelle organisation politique.

    https://www.blast-info.fr/emissions/2026/pourquoi-les-principes-dopinion-et-delection-sont-problematiques-5MGhtvbYSpGJTZY2tYcNUg

    +4/4 → Geoffroy de Lagasnerie - L’âme noire de la démocratie : manifeste pour un autre idéal politique.

    https://www.youtube.com/watch?v=0G-0QQrGwOs


  • sylvain sylvain 22 juillet 15:52

    Comment, apres tant de siecles de souverainete, penser que la raison d’etre d’un gouvernement est la justice ??

    Notre morale commune, ce que la quasi totalite de l’humanite pense juste, bien, s’exerce en dehors et souvent a l’encontre des gouvernements. La raison d’etre de l’etat, c’est l’industrie. La souverainete nait avec elle, l’etat moderne nait avec l’industrie moderne, et aucun etat ne survivra a sa disparition.


    • Estelle Floriani 28 juillet 22:34

      Votre réflexion est intéressante. L’Etat moderne est souvent oppresseur, trace ses routes à travers les champs des paysans contre leur gré et les envoie par millions se faire tuer sur les champs de bataille, par exemple. Est-il lié à l’industrie ? Peut-être. N’est-ce pas l’idée de Marx ? Vous en savez sans doute plus que moi sur ce point. Il n’en demeure pas moins que l’autorité politique, quelque soit sa forme - cité, petite république, assemblée villageoise, ou autres - a pour vocation de garantir une certaine justice. Que ce soit sa vocation, n’implique évidemment pas qu’elle y réponde bien !


  • sylvain sylvain 22 juillet 16:48

    Pour le reste, c’est si pauvre. J’ai entendu quelque fois lagasnerie, mais je ne pensais pas qu’il se debattait dans de telle contradictions.

    La plus grosse anerie du texte concerne peut etre le totalitarisme. Le totalitarisme abolit l’etat ?? historiquement c’est parfaitement faux, l’etat totalitaire est un etat qui n’a plus de limites humaines . parce que le « peuple se presente lui meme directement » ? je croyais qu’il n’existait pas ce peuple.. et non certainement pas, c’est parce que le pouvoir a abolit les individualites avec lesquelles devaient composer le souverain.

    Quand aux habituelles fadaises sur le dictature des mediocres, sur la populace stupide, braillarde, amorale... je sais pas, regardez la cour de louis XIV, le grand roi soleil, un exemple parmis tant d’autres. Il semble que nous ayons un grand retour du roi ces temps ci de l’autre cote de l’atlantique, c’est fascinant a regarder.

    Ce qui est amoral, c’est le sujet et c’est le souverain, c’est ce couple et il l’est depuis sa creation. Il deforme l’humains pour le faire entrer dans son moule, fait de dominants et de domines et cette dicothomie est ce que l’humain a toujours considere comme la base de l’amoralite. Ce qu’il a combattu, en gagnant en general, pendant des millenaires, et ce qu’il combat en perdant systematiquement depuis qu’existe la technique


    • Estelle Floriani 26 juillet 22:25

      La plus grosse ânerie de texte. Merci pour le compliment. L’âne est un animal très subtil et intelligent, contrairement au cheval qui est capable de charger sur les lignes ennemies. L’âne s’arrête et réfléchit. Ses grandes oreilles lui permettent d’écouter, ce qui est un art précieux. Concernant le totalitarisme, vous avez raison : le pouvoir totalitaire est menteur dans son essence comme l’a dit Soljenitsyne, qui savait de quoi il parlait. Menteur, quand il prétend être l’expression du peuple, du peule éternel ou du peuple en marche, selon les cas, alors qu’il le détruit, comme vous le dites.


  • ddacoudre ddacoudre 22 juillet 18:48

    bonjour les humains pour se rassurer et disposer de certitudes n’ont édifié que des paradigmes de ce qui constituent leur psychisme, il ne peut pas en être autrement. or cette construction est faite pour assurer la survie de l’espèce, et les combats des dominants n’existe que pour déterminer celui qui dispose des meilleur gène pour assurer un descendance capable de survivre. il faut donc comprendre de cela que jamais un dominant n’aurait fabriqué des armes nucléaires pour anéantir son espèce. Sauf, si ignorant de l’ordre objectif du monde, pour les croyants de l’intention de dieu, il existe, comme dans d’autre espèce un autorégulateur de la notre dans le cadre le l’espace disponible pour notre développement. Si notre espèce s’irradie ce qui est fort probable (estimation de 56% de chance d’ici 2050 d’utiliser l’arme nucléaire, ce n’est bien sur qu’une statistique à aujourd’hui) cela signifiera qu’en environ 7 à 5000 ans les humains (ce qui est peu dans le temps géologique de l’humain) nous aurons développé un monde qui n’est pas viable. c’est la problématique de notre époque dont nous avons rien à foutre. La justice ça n’existe ps ce n’est qu’une vengeance différé d’un monde archaïque (3700 ans) mais bien humain. quand à la démocratie, c’est une belle invention culturelle qui depuis son existence démontre qu’elle ne se cherche que des dirigeants plus ou moins autocratique, et repose sur une grande inculture politique et économique des populations. la difficulté n’est donc pas l’idée de démocratie, mais celle de l’éducation des populations qui réagissent avec ce qu’ils sont des êtres émotionnels dont le cortex ou la pensée associative se met à son service ; Or notre cerveau n’a pas encore trouvé la clé pour survivre dans un monde culturel qu’il a développé, d’où l’échéancier nucléaire. tu ne trouvera pas cela dans ta bibliothèque. je te joins un lien où j’ai trois essais le plus facile à comprendre et le troisième. https://ddacoudre.over-blog.com/2026/07/les-essais-de-ddacoudre-remunerer-les-hommes-pour-apprendre-la-republique-de-l-energie-humaine-comment-empecher-une-espece-devenue-capable-de-tout-detruire-d-utiliser-sa-puissance-contre-elle-meme-cette-page-rassemble-trois-essais-qui-form.html

    cordialement.


  • L'apostilleur L’apostilleur 22 juillet 20:39

    "..« L’important... dans une démocratie moderne n’est pas qu’elle reconnaisse aujourd’hui tels et tels ‘droits de l’homme’ codifiés en une ‘déclaration’ : l’important est qu’elle puisse légitimement et selon sa propre légitimité, ne plus les reconnaître demain.. »

    Une démocratie revisitée par chacun, la chienlit quoi !

    Pourquoi attendre demain se dit lfi qui pratique la tyrannie Mélenchon avec Bompard « Le vote n’est pas forcément l’alpha et l’oméga de la démocratie. L’objectif c’est d’être le plus efficace possible »


    • La Bête du Gévaudan 22 juillet 21:28

      @L’apostilleur

      à mon avis, ils commencent aussi à sentir le vent tourner, et que la démocratie risque de porter au pouvoir la droite patriote... du coup, ces petits-bourgeois colériques tournent casaque et se mettent à conspuer la démocratie... hypocrisie quand tu nous tiens !


    • Fergus Fergus 23 juillet 10:38

      Bonjour, La Bête du Gévaudan

      De la « droite patriote » à la droite totalitaire, il n’y a souvent qu’un pas, parfois vite franchi comme nous l’enseigne l’histoire.

      Il est vrai que de la gauche humaniste à la gauche totalitaire, il n’y a également qu’un pas, lui aussi parfois vite franchi comme nous le montrent certains états d’Amérique.


    • La Bête du Gévaudan 23 juillet 14:41

      @Fergus

      je suis d’accord avec vous sur ce point... tous les camps sont susceptibles de dérives... mais enfin De Gaulle était un patriote venu de l’extrême-droite monarchiste et nationaliste, et il n’instaura pas de dictature totalitaire... alors que le « brave Pierre Laval » de gauche dirigea Vichy avec le maréchal républicain Pétain... ce fut au contraire De Gaulle qui sauva la république de ses renoncements et de ses compromissions.

      actuellement, force est de constater que les droites patriotes en Occident ne sont pas dans une dynamique de radicalisation mais de modération... Tout simplement parce-que leur but n’est pas de détruire la société libérale mais de la sauvegarder.

      Il s’agit donc d’un « conservatisme libéral ». Cette dynamique méta-politique est structurante. Et si le RN rassemble, c’est précisément parce-qu’il s’est purgé de ses dynamiques radicales.

      Au contraire, l’électorat de gauche est actuellement dans une phase de radicalisation extrêmement inquiétante, voire presque délirante parfois. La gauche refuse de voir que la majorité des gens veut le maintien de la société libérale occidentale et non sa destruction dans l’islamo-gauchisme.


  • La Bête du Gévaudan 22 juillet 21:40

    les gauchards urbains sentent que le pouvoir leur échappe... ils sont en colère et en panique... du coup, ils critiquent subitement la démocratie, et ils montent des milices de tueurs (notamment salariés par LFI) pour aller lyncher à coup de bottes des innocents sur les trottoirs de nos villes... une sorte de Ku Kux Klan gauchiste composé de bobos frustrés et d’universitaires à la manque.

    je pense qu’il ne faut pas attribuer trop d’importance aux élucubrations de ce pauvre Lagasnerie, qui est une parfaite illustration de ces incultes diplômés des grandes zécoles et autres drogués mondains... à mon avis, ils n’ont jamais ouvert un livre de leur existence à part les grimoires ridicules de Marx, Bourdieu et Sartre...


    • Fergus Fergus 23 juillet 10:41

      @ La Bête du Gévaudan

      Quelle caricature ! « Quelle indignité ! », comme dirait Sarkozy.

      L’histoire montre en effet que les comportements violents des bas du front d’extrême-droite ont fait ces dernières décennies nettement plus de victimes que les crétins antifas.


    • La Bête du Gévaudan 23 juillet 14:53

      je pense qu’il faut rester prudent sur « ces dernières décennies »... les « gangsters de gauche » des années 1970 et autres factions anarchistes, Carlos ou action directe ont fait leur lot de morts... et je ne parle pas de l’échelon mondial, où les amis de Pol-Pot et Mao ont tué beaucoup plus de monde que les amis de Pinochet et cie. Sans compter qu’il faudrait peut-être inclure les massacres islamistes dans les crimes de gauche puisque, après tout, la gauche de Sartre, Plénel, Mélenchon, Caron, Hassan, et cie. les revendique comme les siens. N’oublions pas que la gauche a justifié et continue de jusitifier les pires exactions, et que des tortionnaires homophobes pervers comme Ché Guévara continuent d’être adulés en toute impunité. Néanmoins, cela n’exclut ni n’excuse la violence d’extrême-droite bien réelle. Je vous rejoins sur ce point.

      Mais aujourd’hui, il faut regarder la dynamique profonde à l’oeuvre. La masse des citoyens en Occident (y compris de nombreux immigrés et descendants) veulent la préservation de la société libérale traditionnelle. C’est cela qui est la dynamique déterminante dans les « droites patriotes ». Les éléments autoritaires ou xénophobes sont objectivement marginaux et mal-perçus.

      A contrario, on a un candidat à l’élection présidentielle (Mélenchon) qui salarie et soutient en toute impunité des milices de meurtriers dans nos rues... Et toute une partie de la gauche qui communie là-dedans. Ceci est un fait nouveau qu’il est impossible de banaliser. On est désormais très loin de la « gauche plurielle » de M. Jospin.


    • La Bête du Gévaudan 23 juillet 15:03

      soyons lucides : le succès actuel des « droites patriotes » en Occident ne provient pas d’un soudain regain de ferveur pour les coups de menton de Mussolini ou pour l’embrigadement para-militaire de la société... il est au contraire extrêmement clair que la masse des citoyens veut une préservation de la société libérale... et cela passe donc pas une forme de « conservatisme libéral »...

      a contrario, les gauches occidentales sont égarées intellectuellement dans une radicalité qui ne rencontre plus le succès de l’ancienne social-démocratie... la perspective de conjuguer la charia et la gay-pride laisse les électeurs extrêmement sceptiques... l’adulation des einsatzgruppen islamistes soulève une légitime inquiétude... l’obscurantisme wokiste, qui détruit frontalement notre libre-pensée moderne, est une dérive qui rappelle les heures les plus sombres.

      Les gauchistes peuvent bien continuer à ignorer cela, à faire semblant de l’ignorer et faire mine de ne pas le comprendre... les électeurs désertent la gauche élection après élection... crier au « loup fasciste » est inconsistant et faux... cela confirme l’électorat dans l’idée que la gauche a perdu les pédales et le sens des réalités.

      Quand des gens comme moi s’entendent traiter de « fascistes » par des gens qui copinent avec les pires bolchéviques, robespierristes et islamistes, je pense que la mesure est pleine... il ne s’agirait pas de nous prendre pour des idiots... la gauche ne mesure pas à quel point elle nous a perdu.


    • La Bête du Gévaudan 23 juillet 15:11

      @Fergus

      observons ce qu’il s’est passé en 1871 et dans la décennie qui a suivi... « la république sera conservatrice ou ne sera pas », a dit fort justement Adolphe Thiers... cette phrase demande à être bien comprise... elle signifie qu’il n’y a pas de majorité dans le pays pour suivre la Commune et la république radicale...

      En ces débuts de la république, la Chambre parlementaire était majoritairement monarchiste. Le peuple de France votait à droite contre la Commune et les radicalités urbaines.

      Cela a conduit la gauche modérée (Gambetta, etc.) à rallier la droite modérée, et à fonder le consensus républicain...

      Eh bien je pense que c’est éclairant pour aujourd’hui... hier les électeurs monarchistes des campagnes ne souhaitaient pas le rétablissement des privilèges d’Ancien Régime, mais le maintient des libertés individuelles et de la propriété... C’est en renonçant idéologiquement à ses excès collectivistes et autoritaires que la république a été acceptée...

      Aujourd’hui, je pense que c’est la même chose. L’électorat lepéniste des périphéries soutient, dans sa majorité consistante, le maintient des libertés et de la propriété. Ne pas le comprendre est faire preuve d’un volontaire aveuglement. Je pense que la gauche attend son Gambetta lucide.


  • Hector Hector 22 juillet 22:04

    Tout ça pour ce paltoquet inverti ?

    Dans votre présentation, vous nous invitez à penser ?

    Moi, je vous invite à réfléchir.


    • Estelle Floriani 26 juillet 22:14

      Parfait ! Pensons et réfléchissons ensemble.


    • Estelle Floriani 27 juillet 23:37

      Monsieur de Lagagnerie est-il un paltoquet ? Cela est possible. Rien ne me le suggère. Je ne le connais pas personnellement, ni médiatiquement. Je n’ai à faire qu’à son livre, et c’est celui-ci qui était l’objet de mon article. Est-il inverti ? Cela est de notoriété publique, mais quel est le rapport avec le sujet du débat ? On juge un écrit sur ce qui est écrit. Je ne méprise pas les gens qui se donnent la peine d’écrire et de réfléchir, et apprécie peu les attaques ad hominem. Par contre, j’aime les controverses argumentées, et pourquoi pas ironiques, mais sans méchanceté. J’attends avec impatience vos arguments.


    • Estelle Floriani 27 juillet 23:44

      Vos arguments réfléchis, cela va sans dire.


  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 23 juillet 11:15

    « La première (démocratie) laisse le peuple désigner ses magistrats, princes, évêques ou présidents »

    Si l’on admet, comme le préconisait Platon (428-348 av JC) dans son ouvrage « La République », que la société se porterait mieux, si elle était dirigée par une poignées de philosophes-rois érudits, vivant en parfaite ascèse, isolés du reste de la société, on devrait permettre aux seigneurs féodaux du 21ème siècle de continuer à agir à leur guise, l’ascèse et l’érudition en plus, bien sûr.

    Mais, c’est là que ça se corse, car, comme disait Lord Acton, membre du parlement britannique entre 1859 et 1866, Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument, raison pour laquelle un certain Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu préconisait la séparation des pouvoirs, entre « fonctions de l’état », et c’est là que ça se corse une deuxième fois, car le peuple n’a toujours pas son mot à dire.

    La solution ? Un moyen de censure aux mains du peuple, pardi. L’initiative populaire fut instaurée en Suisse en 1891 et le référendum facultatif en 1874. Cela date, c’est dire.

    Pourtant, on continue de chercher midi à quatorze heures.


    • Panoramix Panoramix 23 juillet 11:41

      @Bruno Hubacher

      Le referendum d’initiative citoyenne ne peut pas constituer l’alfa et l’oméga du gouvernement d’un état, mais c’est un des moyens d’introduire une part de démocratie directe.
      Il est de mode de décrier la forme représentative, soit que les citoyens soient jugés immatures pour choisir, soit que les représentants soient considérés comme tous corrompus ou du moins corruptibles par nature. C’est une question d’éducation, de culture collective, et de « bonnes institutions » permettant la séparation des pouvoirs et les instances de contrôle. On est loin du compte, mais on en est moins éloigné que la plupart des autres types de régimes (parti unique, présidents à vie -ou quasiment-, milices de contrôle de la population, voir à l’inverse pouvoir tellement faible que les mafias prennent le dessus). Attention qu’on peut glisser dans un sens ou l’autre...


    • Fergus Fergus 23 juillet 11:48

      Bonjour, Panoramix

      Je partage la totalité de votre commentaire.


    • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 23 juillet 12:02

      @Panoramix

      Si vous cherchez l’Alpha et l’Oméga vous avez peu de chance de le trouver.

      Quant à la « forme représentative » de la démocratie, je n’ai jamais dis que j’étais contre, au contraire, elle contribue à une certaine stabilité.

      Quant à la « question d’éducation, de culture collective », que ce soit celle des élus ou celle des électeurs d’ailleurs, peu importe, lisez mon deuxième commentaire au sujet du despotisme éclairé.


    • Enki Enki 23 juillet 12:08

      @Panoramix

      Il est de mode de décrier la forme représentative, soit que les citoyens soient jugés immatures pour choisir, soit que les représentants soient considérés comme tous corrompus ou du moins corruptibles par nature.

      Si vous posez la question : comment vivre à 70 millions de personnes, faire concerter les habitants constamment en plus de leurs activités quotidiennes pour décider de toutes les loi qui passent au J.O. : vous n’aurez jamais de réponse. C’est un impossible. Un système représentatif est incontournable. La question n’est donc pas là.

      La démocratie directe c’est la possibilité pour le peuple de reprendre la main, rendre une décision quand il juge que le système représentatif dysfonctionne. C’est le RIC toutes matières, la dernière main au peuple. La nation n’appartient pas aux représentants (souveraineté nationale), mais au peuple (souveraineté populaire).


  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 23 juillet 11:47

    « Sans doute le grand nombre ne voit pas la vérité, et il y a dans les âmes populaires des montagnes de préjugés inexpliqués, de haines aveugles, de ressentiments injustes, qu’y ont accumulé la corruption systématique, le défaut d’éducation morale, et, il faut bien le dire aussi, de notre part à nous, l’oubli du devoir social. »

    Et là entre en jeu le despotisme éclairé de Voltaire ou, sous sa forme moderne « la fabrique du consentement » d’un certain Walter Lippmann, journaliste américain et précurseur du néolibéralisme, thèse développée et explicitée dans son ouvrage « Public Opinion » paru en 1922, Walter Lippmann également adversaire féroce du pragmatisme du philosophe et psychologue américain John Dewey (1859 - 1952) culminant dans le célèbre « débat Lippmann vs Dewey » (1920 - 1930)

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/despotisme-eclaire-237314


  • placide21 23 juillet 18:04

    L’extension IA qui vérifie en temps réel les affirmations des politiciens dans les débats : https://edition.francesoir.fr/societe-science-tech/intruth-l-extension-ia-qui-verifie-les-affirmations-des-politiciens-en-temps


  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 23 juillet 20:02

    Estelle Floriani est au-dessus de la mêlée. C’est regrettable. Pour la démocratie qu’elle prône en général et pour cette plateforme Agoravox en particulier.


    • Estelle Floriani 26 juillet 22:12

      Monsieur, levons un malentendu : je ne prône nullement la démocratie. Mon modeste article vise au contraire à relever en quoi Geoffroy de Lagagnerie a raison... avec certains réactionnaires - ce que je trouve particulièrement savoureux.


  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 27 juillet 11:05

    Que vous ayez fini par marquer votre présence dans l’espace commentaires pour défendre votre texte, tardivement certes, vous honore.

    Pour comprendre le sens de mon intervention, consultez mes remarques dans « l’espace commentaires » de l’article « Internet fermé à la libre expression » encore accessible via la page d’accueil de ce site.


Réagir



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/