Quand l’ultra-gauche progressiste recycle les réactionnaires. Adresse à monsieur Geoffroy de Lagasnerie
Vous ne pouvez pas savoir, cher monsieur, combien j’ai été contente de lire votre dernier essai, L’âme noire de la démocratie. (1) Il m’a fait l’effet d’une brise rafraîchissante après une chaleur caniculaire. A vous entendre contester le dogme sacro-saint, la référence indépassable, le paradigme absolu, la doxa obligatoire, la forteresse hors de laquelle il n’y a point de salut, le drapeau de tous les combats politiques - la démocratie -, je me suis tout à coup mise à respirer mieux. Entendre critiquer ce dont on nous rebat les oreilles soir et matin et sur toutes les fréquences, ah ! mon Dieu ! cela fait du bien.
Revigorée par ce petit courant d’air frais je suis allée fouiner dans les recoins sombres de ma bibliothèque, où je ne m’aventure guère habituellement. J’en ai exhumé quelques volumes qui, une fois secouée la poussière qui les recouvrait, se sont révélés fort stimulants. A les feuilleter, je me suis aperçue que votre héroïque liberté d’esprit, votre appel à « rouvrir notre imaginaire » (2), semblait s’abreuver aux eaux toniques de la tradition réactionnaire. Plus précisément, royaliste : Joseph de Maistre, Louis de Bonald, Albert de Mun, Charles Maurras et Jean Madiran. Ces porteurs de la cocarde blanche vous devancent avec panache dans la critique de la démocratie.
Vous n’avez pas cru bon de les citer. C’est un peu dommage. (3)
Mais commençons par vous lire : « La démocratie n’est qu’une forme d’organisation, et nous devrions toujours la regarder pour ce qu’elle est – c’est-à-dire comme un instrument. C’est une technique, une manière d’organiser la prise de décision dans une société – mais une manière comme une autre, dont on peut fort bien imaginer se passer si l’on en trouve une meilleure. » (4) Cela démarre fort. Dès la troisième page de votre manifeste, vous jetez à bas l’idole redoutable.
Votre trait me fait immédiatement penser à Jean Madiran, disciple de Maurras : lui non plus n’a pas tenu la démocratie « pour un phénomène naturel, pour un impératif catégorique, pour un fait définitivement accompli, mais pour une provocation incommode à la pensée politique ».
Il propose de distinguer la démocratie classique et la démocratie moderne. La première laisse le peuple désigner ses magistrats, princes, évêques ou présidents, mais ne prétend pas être autre chose qu’« un régime parmi d’autres, que l’on préfère aux autres pour des raisons de technique, d’opportunité, de convenance politique » et n’exclut pas que d’autres dispositifs soient aussi bons et même meilleurs dans d’autres contextes. Elle n’a pas l’outrecuidance de prétendre être le seul régime légitime. La seconde, au contraire - et c’est bien celle-ci que vous contestez - s’élève comme l’incarnation de la justice politique : en démocratie moderne, « la désignation des gouvernants par les gouvernés est réputée le seul mode de désignation qui soit juste ». (5)
L’idée de justice
« Juste » ? Parlons-en. Vous avez la justice chevillée au corps, monsieur, c’est votre honneur. C’est pourquoi une chose vous paraît proprement insensée : qu’un système politique, la fameuse démocratie, suppose que toute loi ou toute action politique votée, selon les règles, par le suffrage universel est légitime par elle-même et, ainsi, évacue « la question éthique des effets du gouvernement ». Quel « sens y a-t-il à réfléchir sur la politique sans partir d’une réflexion sur les finalités de la politique ? » (6), demandez-vous. Aucun. Quelle est cette finalité ? La justice, évidemment. Une justice qui est au-dessus de la volonté générale, au-dessus des lois. A la suite de la tradition réactionnaire, vous êtes jusnaturaliste. Le droit positif posé par des hommes, fussent-il la majorité ou même le peuple tout entier, ne trouve nullement sa légitimité en lui-même, mais par sa conformité à ce qu’on peut appeler, mais que vous n’appelez pas, le droit naturel. Voilà pourquoi vous faites l’éloge du « substantialisme intégral » de Thoreau : « En tant que sujet politique, je dois quelque chose au juste et non à ce qui s’impose à moi comme loi à la suite d’une procédure législative quelle qu’elle soit, même si tout s’est régulièrement passé ». (7) Vous pensez comme lui devoir quelque chose au juste, avant tout et contre tout, et contre tous s’il le faut.
C’était déjà la thèse de Platon, antidémocrate s’il en fut : la justice est le fondement absolu - et substantiel, puisque ancré dans le monde réel (des Idées selon lui) - de la vie politique. Ni vous, ni Thoreau n’ont rien inventé. Prenez-le comme un compliment : tout ce qui monte converge, disait Pierre Teilhard de Chardin.
Entre Platon et vous, il y a un peu de monde. Par exemple Jean Madiran, encore lui : « Ainsi, la légitimité de la loi, celle du pouvoir, celle des gouvernants résidait, aux époques classiques, dans leur conformité à cet ordre supérieur, indépendamment d’une désignation régulière des magistrats et des législateurs. (…) la légitimité, c’est-à-dire la justice, se fonde sur le bien commun, c’est-à-dire sur le décalogue (…) ». (8)
La voix du Sinaï, peut-être, ne vous inspire pas comme aux Hébreux crainte et tremblement. En tout cas, comme le maurrassien, vous estimez que, contrairement à la démocratie dont l’idéal frauduleux a pour « affect de base » : « l’indifférence à la justice » (9), la vraie légitimité politique, d’abord éthique, renvoie à une idée de justice qui s’enracine dans « une donnée », certes « biologique », mais « immuable et transcendante ». (10)
Albert de Mun aussi aimait la justice. De toute sa force et de tout son cœur. Quand on fait les lois, martelait-il à la Chambre des députés, « il faut s'isoler de toutes les passions du moment, de tous les entraînements de parti, pour ne songer qu'à la justice qui doit être pour tout le monde ; si on ne le fait pas, les lois ne sont plus que des instruments qui servent, aux mains des vainqueurs, à écraser les vaincus (…) » (11)
Ce feu brûle les âmes bien nées telles que la vôtre, monsieur. L’action politique doit être « une défense et une protection toujours plus grandes de droits transcendants et inaliénables et de principes fondamentaux » (12), affirmez-vous.
Ce à quoi échoue inévitablement la démocratie. « L’important, écrit Jean Madiran que vous rejoignez encore, dans une démocratie moderne n’est pas qu’elle reconnaisse aujourd’hui tels et tels ‘droits de l’homme’ codifiés en une ‘déclaration’ : l’important est qu’elle puisse légitimement et selon sa propre légitimité, ne plus les reconnaître demain. »
Bête comme l’opinion
De là, découle nécessairement la fausseté du principe majoritaire.
Primo, parce que rien ne garantit que la majorité vise la justice. L’expérience tend plutôt à montrer le contraire. Il convient, écrivez-vous, de « mettre en question le culte de l’opinion personnelle qu’instaure en chacun de nous la démocratie ». Car, remarquez-vous avec des accents platoniciens, « une opinion n’est jamais fixée ni figée, (…) elle peut varier », elle est « une entité spirituelle aussi fragile que mouvante ». Aussi, « elle ne saurait en tant que telle avoir de valeur suffisante pour servir de principe de base à un système politique. » L’opinion est rarement éclairée. Elle est pétrie de pulsions, plus ou moins malsaines, largement façonnées par des « mécanismes de rumeur, de propagande et de désinformation ». (13) S’abandonner à l’opinion, c’est prendre le risque de soumettre, selon votre formule crue, « nos vies (…) aux haines et aux aveuglements, au sadisme social et au cannibalisme moral ». (14)
C’est à peu près ce que constatait Albert de Mun : « Sans doute le grand nombre ne voit pas la vérité, et il y a dans les âmes populaires des montagnes de préjugés inexpliqués, de haines aveugles, de ressentiments injustes, qu'y ont accumulé la corruption systématique, le défaut d'éducation morale, et, il faut bien le dire aussi, de notre part à nous, l'oubli du devoir social. » (15)
Le fantasme de l’autogouvernement.
Secondo, parce que la majorité, n’est pas « le peuple ». Il est « impossible, écrivez-vous, de maintenir la définition courante de la démocratie comme gouvernement du peuple par le peuple. En vérité, c’est le gouvernement d’une partie du peuple par une autre » (16). Pire : la partie du peuple qui détient le pouvoir est une partie minoritaire ! Dans les faits, « nous vivons déjà sous la domination autoritaire d’une minorité (…) une minorité de politiciens, de généraux, de banquiers centraux ». (17)
Portant la pointe jusqu’au cœur, vous récusez carrément les notions clés du Contrat social de Rousseau qui fondent notre Révolution et tous les régimes qui s’en sont réclamés : « Volonté générale » et « Souveraineté populaire », avec des majuscules. « Il n’y a pas de volonté générale, pas de souveraineté populaire ni de peuple au singulier ». (18) Bravo ! Mais, sauf votre respect, vous n’êtes pas le premier. « Le peuple est souverain, dit-on ; et de qui ?, se demande Joseph de Maistre, De lui-même apparemment. Le peuple est donc sujet. Il y a sûrement ici quelque équivoque s’il n’y a pas une erreur, car le peuple qui commande n’est pas le peuple qui obéit. » (19).
Et le père de la pensée contre-révolutionnaire élargit le propos : « On peut dire en général que tous les gouvernements non monarchiques sont aristocratiques, car la démocratie n’est qu’une aristocratie élective. » (20) Il pense comme vous que, s’il n’y a pas le peuple souverain, il y a une partie qui exerce son pouvoir sur l’autre.
Ce pouvoir n’est pas spécialement amical. « Derrière la valorisation de la démocratie, affirmez-vous, se cache (…) toujours une pulsion désirante d’exercer le pouvoir » et le citoyen démocratique dans l’isoloir « souhaite que son choix l’emporte, c’est-à-dire qu’il espère être en position d’utiliser l’appareil répressif d’Etat pour imposer sa volonté à d’autres, peut-être même à ses voisins immédiats. » (21) Conclusion : « Loin d’être un idéal de paix civile, la démocratie engendre donc une économie psychique faite de micro-pouvoirs et de micro-contrôles réciproques dans toute la société, et instaure par là même une atmosphère de guerre de tous contre tous. » (22)
En résumé, observe poétiquement Maurras, la « démocratie est une déesse guerrière ». (23) Il pense aussi qu’il est préférable d’inviter « à l’amitié et à l’union au lieu d’exciter à la haine et à la division comme le fait et doit le faire l’Etat démocrate électif ». (24)
L’argent roi.
Vous suivrez également le maître de Martigues lorsqu’il trouve « idiot » que le peuple « fut gouverné par ce qu’il y avait de vil et de vain en lui ; idiot que les moins directement intéressés à son bien y eussent légalement le plus d’influence par leur nombre, leurs factions, leurs passions ». (25)
Les moins intéressés à son bien : de qui s’agit-il ? De la haute bourgeoise d’argent, et ses valets, bien sûr. Vous ne le dites pas franchement. C’est là où, révérence gardée, je vous trouve bien timide. Vous évoquez les « manipulations auxquelles se prêtent les médias dominants » ? (26) C’est un peu court, jeune homme.
Les royalistes, eux, n’ont pas votre pudeur de gazelle. « C’est l’argent qui fait le pouvoir en démocratie. Il le choisit, le crée et l’engendre. (…) Pas d’argent, pas de journaux. Pas d’argent, pas d’électeurs. Pas d’argent, pas d’opinion exprimée. L’argent est le géniteur et le père de tout pouvoir démocratique, de tout pouvoir élu, de tout pouvoir tenu dans la dépendance de l’opinion » (27), constate Maurras, et conclut : « Qui dit démocratie dit double gouvernement : l’apparent, celui du nombre, le réel, celui des oligarchies et de l’or. » (28) Ni plus, ni moins. Et son émule en rajoute une couche : « La démocratie libérale est l’abominable domination de la fortune anonyme et vagabonde ». (29)
Petit conseil d’amie, toutefois : si vous succombiez à la tentation de muscler vos arguments anticapitalistes avec quelques vigoureuses formules de la littérature réactionnaire, prenez garde aux traits antisémites et à leurs formules codées ! (30)
Démocratie et totalitarisme.
Vous observez avec toute la tradition réactionnaire que le projet de la démocratie est de transférer la souveraineté de l’Etat vers le peuple lui-même, devenu le véritable souverain. C’est d’ailleurs ce que revendiquent les populistes, toujours au nom de la démocratie : le « Peuple » par-ci, le « Peuple » par-là, ce qu’il pense, et surtout ce qu’il ressent ; il a toujours raison, il est l’alpha et l’oméga de la politique.
Mais vous allez au plus profond : c’est même l’essence du totalitarisme. « Le totalitarisme, écrivez-vous, représente dès lors non pas un système d’étatisation de la société (comme on le pense généralement), mais un mouvement dans lequel la société abolit l’Etat, dans lequel le peuple (…) se présente lui-même directement, et donc dans lequel il n’existe plus de structure juridique qui filtre les aspirations populaires (…) » (31) Jean-Jacques Rousseau et Hitler, mutatis mutandis, même combat !
Jean Madiran l’avait déjà écrit : « (…) la démocratie moderne porte en elle le totalitarisme comme la semence porte la moisson. Elle est totalitaire dès l’origine, non pas forcément dans toutes ses formes successives : elle l’est dans son principe ». (32) Totalitaire, parce que, contrairement aux simples despotismes, sans recours possible.
Vous l’expliquez parfaitement, avec la fougue qui vous caractérise : « (…) il n’y a pas de dehors ou d’autre pensable de la démocratie (…) si je vis en démocratie… quel espoir puis-je avoir ? Quel idéal alternatif m’est-il permit d’espérer ? » Rien du tout, faut-il conclure « avec rage et impuissance : impossibilité pratique d’accepter ce qui nous gouverne comme légitime et normal, mais impossibilité psychique de concevoir (voire de souhaiter) un système alternatif. » (33)
Pour éviter cette terrible pente, vous en appelez à une « séparation (…) entre gouvernement et gouvernés ». (34) C’est très exactement le centre de l’argumentaire contre-révolutionnaire. « La loi n’est proprement loi, explique Joseph de Maistre, et ne possède une véritable sanction qu’en la supposant émanée d’une volonté supérieure ; en sorte que son caractère essentiel est de n’être pas la volonté de tous. » (35) Prétendre enfermer la loi dans « la volonté de tous », c’est se priver de la possibilité d’en appeler à une loi libératrice. Pour le dire autrement avec ce bon vieux Vicomte de Bonald, il est funeste de « déclarer le peuple souverain, dans la crainte hypothétique qu'il ne soit opprimé comme sujet, sans prévoir quel pouvoir on pourra opposer à celui du peuple, ou plutôt avec la certitude de n'en avoir aucun à lui opposer si, à son tour, il devient oppresseur ». (36)
C’est ouvrir la porte à une tyrannie définitive - totale.
La république des ânes.
Vous avez bien retenu vos cours de terminale et gardez en mémoire l’argument de Socrate : « de la même manière que si l’on veut construire une maison, on se soumet à l’avis d’un charpentier, on devrait accorder plus de poids à certains spécialistes dans la réflexion et l’action politique ». Quoique progressiste, vous le reconnaissez humblement : ce n’est pas parce qu’il « est ancien et a été mille fois répété qu’il n’est pas valable et convaincant. » (37)
Mille fois répété, en effet. Notamment par ceux qui, avant vous, ont dénoncé le « mythe démocratique de la compétence universelle ». Mythe étrange, qui conduit à choisir les professionnels de la politique, non pas pour leurs compétences supérieures à agir rationnellement, mais pour leur capacité - ou plutôt leur docilité - à appliquer le programme « voulu » par le « peuple ».
Vous constatez le résultat. Il est désastreux, quoique parfaitement démocratique, ou plutôt par cette raison même : « (…) peut-on considérer comme rationnel le fait de confier la gestion d’un nombre insensé de questions complexes à quelques ministres, personnages sans cesse débordés, épuisés, qui n’ont même plus le temps de lire, de réfléchir (…) et qui passent d’un ministère à l’autre en vingt-quatre heures ? » (38) La réponse est dans la question.
D’autres s’en sont aperçus, il y a longtemps. Car le spectacle est permanent. « Nos mémorables élections du 3 mai 1936 ont juché au Ministère de la Justice quelqu’un qui n’a même pas de licence en droit, il est simple capacitaire, faute de bachot : or son portefeuille, technique, confère à ce soufflé d’ignorance et de prétention de hautes fonctions juridiques ». (39) Nul besoin de beaucoup chercher pour admirer d’autres spécimens de la même ménagerie. Ils s’agitent sous nos yeux.
Voilà pour vos quelques affinités, que je me suis amusée à relever, avec ce que nos vieilles barbes royalistes avaient de meilleur. (40) N’en prenez pas ombrage, c’était pour vous tirer un coup de chapeau. Et je n’oublie pas que, pour être complète, il me faudra évoquer aussi vos divergences. Et examiner - d’un œil critique, cela va sans dire - votre différence.
En particulier, le contenu de ce mot que vous placez, monsieur, au-dessus de tout : la justice.
A lire dans un prochain article, si Dieu me prête vie !
Notes :
(1) Geoffroy de Lagasnerie, L’âme noire de la démocratie, Flammarion, Paris, 2026.
(2) Ibid. 4ème de couverture.
(3) Pour dénicher ces textes, je ne me suis pas cantonnée à ma bibliothèque, somme toute modeste. Avouons-le, j’ai aussi pioché un peu sur Internet. Par contre, je me suis refusée tout contact avec ce monstre hideux qui s’appelle l’IA. Hi-han ? Ne pas nourrir la Bête, jamais.
(4) Ibid., p.3.
(5) Jean Madiran, Les deux démocraties, Nouvelles éditions latines, Paris, 1977.
(6) G. de Lagasnerie, ibid., p. 44.
(7) Ibid., p. 32.
(8) J. Madiran, ibid.
(9) G. de Lagasnerie, ibid., p. 43.
(10) Ibid. p. 65.
(11) Discours du comte Albert de Mun, député du Morbihan, Tome II, Ed. 1888. Hachette livre, BNF.
(12) G. de Lagasnerie, Ibid. pp. 191,192.
(13) Ibid. pp. 113-114.
(14) Ibid. p. 193.
(15) Albert de Mun, ibid.
(16) G. de Lagasnerie, Ibid. p.141.
(17) Ibid., p. 83.
(18) Ibid. p. 54.
(19) Joseph de Maistre, De la souveraineté du peuple (1870, posthume), éd. Presses Universitaires de France, 1992, p. 91.
(20) Ibid. p. 207.
(21) G. de Lagasnerie, ibid., pp.160,161.
(22) G. de Lagasnerie, ibid., p. 163.
(23) Charles Maurras, Mes idées politiques, Ed. Albatros, Paris, p. 54.
(24) Ibid. p. 63.
(25) Ibid. p. 46.
(26) G. de Lagasnerie, ibid., p. 115.
(27) C. Maurras, ibid. p. 207.
(28) Ibid. p. 215.
(29) J. Madiran, ibid. Chap. III.
(30) « fortune anonyme et vagabonde ». La formule est stylée. Elle sera reprise en titre d’un ouvrage paru en 1984, sous la plume d’Henri Coston, antisémite obsessionnel. Je n’ai rien contre l’expression, prise au premier degré et littéralement. Je la reprendrais même volontiers à mon compte si elle n’était chargée d’allusions détestables. Les antisémites ont pollué notre langue, d’autant plus qu’ils la maniaient souvent, il faut le reconnaître, avec brio.
(31) G. de Lagasnerie, ibid., pp. 147,148.
(32) J. Madiran, les deux démocraties, chap. II.
(33) G. de Lagasnerie, ibid. p. 14.
(34) G. de Lagasnerie, ibid. p. 149.
(35) J. de Maistre, ibid. p. 213.
(36) Louis-Gabriel de Bonald, Mélanges littéraires, politiques et philosophiques (1819), Ed. Librairie Adrien Le Clere et Cie, 1858, t. I, pp. 569-570.
(37) G. de Lagasnerie, ibid. p. 67.
(38) G. de Lagasnerie, ibid. pp. 128, 129.
(39) C. Maurras, ibid. p. 45.
(40) De meilleur, car on trouve aussi du moins bon. En particulier, chez Maurras, sa détestable sympathie pour le fascisme italien.

