jeudi 23 mai 2013 - par

Quand les profs sont malades...

Quand les professeurs sont malades et qu'ils ne peuvent aller travailler, c'est certain : on le remarque... Un professeur a sous sa responsabilité, par jour, environ une centaine d'élèves, parfois plus : dès lors, s'il s'absente, plus de cent élèves sont concernés.

Dans ce métier, les absences sont particulièrement visibles : des classes entières se retrouvent désoeuvrées pendant certaines heures de la journée... Un professeur qui fait défection, et ce sont des dizaines d'élèves qui se retrouvent privés de certains cours.

Il peut arriver aussi que le professeur ait un malaise en plein cours, fatigue, mal au coeur... Dans ce cas, la seule solution est de quitter les élèves, situation délicate car le professeur n'a pas le droit d'abandonner sa salle de cours : les élèves sont sous son autorité. S'il déserte, et si un incident se produit, il en est responsable...

Quand on travaille dans un bureau, il est facile de s'absenter en cas de malaise. Mais face à des élèves, la situation est plus complexe.

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On voit là toute la spécificité du métier des enseignants : constamment confronté à un public, le professeur peut difficilement laisser seuls les élèves.

S'il est fatigué en cours, c'est pourtant la seule solution qui se présente à lui...

Le métier de professeur exige énergie, vigueur, et ne s'accommode guère de défaillances de la santé. En cas de fatigue, les enseignants se retrouvent parfois démunis, en difficulté face à leurs classes...

Ainsi, lors des épreuves orales du baccalauréat , le professeur qui interroge les élèves ne peut se permettre de quitter la salle d'examen car les candidats qui préparent leur oral doivent rester sous sa surveillance.

Quelle que soit la situation, un professeur qui s'absente est souvent montré du doigt, mis en accusation, condamné par les parents... C'est comme si ce métier n'admettait pas les défaillances, les problèmes de santé, c'est comme si on refusait à l'enseignant le droit d'être malade : le professeur doit être toujours en pleine santé, plein d'énergie,de vitalité, de force...

Le professeur au service des élèves ne peut se permettre d'être las, fatigué, il doit montrer une fermeté à toute épreuve.

Ce métier de représentation permanente et de contact ne peut s'accommoder d'aucun relâchement : c'est ce qui en fait la richesse mais aussi toute la difficulté.

Les adolescents eux-mêmes constituent d'ailleurs un public exigeant : ils demandent à l'enseignant d'être efficace, captivant, dynamique... ce qui réclame d'avoir un tonus et une forme de tous les instants...

En fait, on demande aux enseignants d'être toujours disponibles et performants...

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46 réactions


  • Mr Dupont 23 mai 2013 12:20

    Madame Rosemar

    Votre article m’a ému et c’est la larme à l’oeil que je tiens à exprimer toute mon admiration pour l’héroisme dont fait preuve le corps enseignant de ce Pays

    Il suffit d’imaginer ce professeur avec 41 ° de fièvre, tremblant , la vue brouillée, prenant sur lui et se disant ; « Il faut que je tienne...je dois tenir......je tiendrais.... »

    Le plus beau : c’est qu’il tient

    Ca y est....je pleure....j’arrête....( pardonnez-moi)


    • rosemar 23 mai 2013 12:31

      Facile d’ironiser sur le travail des autres, de le mépriser aussi, M Dupont...

      C’est une attitude fréquente : on a tendance à déconsidérer le travail et les difficultés des autres...
      Le mépris est méprisable....

    • A. Nonyme 23 mai 2013 19:39

      « En fait, on demande aux enseignants d’être toujours disponibles et performants... »

      Ben un peu comme pour n’importe quel salarié du public ou du privé. Bon dans le privé, on se mange quelques jours de carence en plus...


    • rosemar 23 mai 2013 19:44

      Bonsoir A nonyme


      c’est vrai qu’en période de crise, on en demande toujours plus à tous les salariés... Mais quand un enseignant est absent, forcément cela se voit davantage car des classes entières sont privées de prof... et souvent les absences des profs sont très mal vues....

    • Venceslas 24 mai 2013 01:12

      Moi, M. Dupont, j’ai éclaté en sanglots à la lecture de votre message. On sent l’homme éprouvé, au métier intenable, tellement à bout qu’il se permet de donner des leçon. Vite, mon mouchoir. (Pardonnez-moi aussi).


  • eric 23 mai 2013 12:27

    Tous cela est partiellement vrai. On voudrai que les profs soient disponibles et performant, mais on ne le leur demande pas vraiment. C’est un peu a leur bon cœur.
    Quand ils sont le contraire, il n’y a a peut prêt rien a faire. Ma fille n’a eu que des remplaçant épisodiques toute l’année parce que sa prof d’anglais est dépressive chronique. Les formations sélectionné beaucoup sur le niveau scolaire, pas sur la capacité a être disponible et performant. Il n’existe aucun moyen de contrôle du caractère disponible et performant et aucun outil pour motiver les gens a l’être. Ce qui est réconfortant, c’est que les taux d’absentéisme pour cause de maladie, notamment au moment des grands ponts, prouvent qu’une partie importante de la professions sait s’organiser des plages de récupération.
    Globalement, l’expérience de chacun, c’est qu’il a eu des profs remarquable et d’autres dont il se serait bien passe. Un métier très spécifique ? sans doute, comme tous les métiers. Mais dans les autres secteurs il existe un processus de sélection. C’est sans doute ce qui manque a l’enseignement français.


    • rosemar 23 mai 2013 12:36

      Bonjour eric


      c’est vrai : chaque métier a ses spécificités ... Mais l’enseignant confronté à un public ne peut guère avoir de défaillances en cours... De plus, les absences des enseignants créent des problèmes aux établissements, aux élèves, aux parents... et pourtant les enseignants ont le droit d’être malades...

    • rosemar 23 mai 2013 12:32

      Et c’est parti pour les clichés, Lg !


    • tf1Goupie 23 mai 2013 17:04

      Et donc vous avez deux amis qui se vantent de ne pas être performants, voire des incompétents peut-être ?

      Vous avez de drôles d’amis !


  • viva 23 mai 2013 12:49
    • C’est un vrai problème, le nombre d’enseignant avec des pathologies graves est plus impottant que ce l’on crois.
    •  Hors avec le système des primes et des heures sup qui disparaissent lors d’un arrêt, la culpabilisation du à l’absence de remplaçant, des enseigants viennent malades en classe, ce qui n’est pas sans pénaliser les élèves, c’est d’autant plus vrai que les profs sont agés.
    On voit des choses invraissemblables, quelques fois des personnes travaillent avec des pathologies lourdes mais ça personne ne le sait.

    • rosemar 23 mai 2013 12:54

      Bonjour viva


      c’est un vrai problème, en effet :avec le recul de l’âge de la retraite, le nombre d’annuités demandé.... certains profs atteignent la limite d’âge...

  • Mr Dupont 23 mai 2013 13:16

    Mme Rosemar

    Qu’est-ce que j’apprends ?

    Le recul de l’âge de la retraite touche aussi le corps enseignant ?

    Avec tout le mal que s’est donné celui-ci pour qu’il n’en soit pas ainsi ?

    C’est vraiment trop d’injustice !

    Ca y est ; me revoilà à pleurer


    • rocla (haddock) 23 mai 2013 13:35

      Voyons Monsieur Dupont , je vous demande de vous arrêter !


    • Mr Dupont 23 mai 2013 14:04

      Mr Rocla

      Qui : devant tant de souffrances peut rester insensible ?

      Pas moi en tout cas

      Comme il faut que cela sorte : je pleure

      Penser que Mme Rosemar imagine que j’ironise ajoute à mon déversement lacrymal


    • titi 23 mai 2013 23:17

      Je trouve en effet que les travailleurs du BTP, les mineurs, et les métallos devraient penser plus souvent à la dureté du job des profs (absents) de leurs enfants.


    • rosemar 23 mai 2013 23:34

      Bonsoir titi


      tous les métiers sont durs, on le sait mais pourquoi en exclure les enseignants ?

    • titi 24 mai 2013 00:06

      « tous les métiers sont durs, on le sait mais pourquoi en exclure les enseignants ? »

      Je n’exclus rien du tout.
      Je dis juste qu’aujourd’hui il y a des gens qui travaillent de nuit sur des presses à injection, 8h/jours, 5j/semaine, 47semaines/ans et qu’ils sont plus à plaindre que les enseignants.
      Mais curieusement on ne les entends pas. Par pudeur les enseignants devraient la jouer profil bas.


    • rosemar 24 mai 2013 00:11

      Et oui , titi, l’esclavage existe encore : c’est pourquoi les enseignants comme beaucoup d’autres doivent éviter de parler des particularités de leur métier....

      Au Bangladesch, il existe de vrais esclaves... Evitons d’évoquer les problèmes des autres...

  • lulupipistrelle 23 mai 2013 13:19

    Vrai et faux.... 


    Vous décrivez bien la réalité, et éric pose les vraies questions....Tout le problème ne vient-il pas du recrutement ? 

    Je connais des profs retraités, qui pètent le feu et qui continuent à travailler dans le privé !

    J’ai vu des jeunes s’effondrer en quelques années...

    Comme je l’ai déjà écrit ailleurs, et vu le tollé que j’avais soulevé, je pense que j’avais fait mouche : les enseignants constituent 60 % de la clintèle de ma belle-soeur psychiatre et psychanalyste, et je n’avais pas précisé que pour beaucoup, outre leur détresse psy, il y a aussi une ou plusieurs pathologies lourdes... 

    Peut-être que le corps enseignant que tout le monde scrute à la loupe reflète en fait le malaise et le dysfonctionnement de toute la société française ... peut-être aussi, et ce n’est pas antinomique, qu’il faut complètement réviser l’organisation de l’Instruction publique, et clairement la dissocier de la fonction éducative, qui incombe en priorité aux familles, ensuite à l’ensemble des citoyens, et enfin à des éducateurs spécialisés... 

    • rosemar 23 mai 2013 19:08

      Bonjour lulupipistrelle


      le travail des profs est très particulier dans cette confrontation permanente avec les élèves... Beaucoup de profs disent qu’ils ne tiendront pas face aux difficultés de ce métier... les élèves d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes que ceux d’autrefois... on a tendance aussi à exiger toujours plus des profs..

    • lulupipistrelle 23 mai 2013 20:15

      Ni les élèves ni les profs ne sont ceux d’autrefois... 


      Sinon, j’ai une amie de 80 ans qui dit « quand je ne serai plus utile à quelqu’un je mourrai... » et une autre, plus jeune qui a pris sa retraite il y a deux ou trois ans quand touts ceux qui pouvait faire valoir leurs droits selon l’ancien régime l’on fait... Elle enseignait la physique -chime... au lycée... Elle avait élevé seule ses trois enfants et pour se faire renoncé à une carrière de chercheur ... Ben aujourd’hui elle continue à bosser dans le privé, vu qu’elle aide financièrement ses enfants... Oui, mais... elle se souvient de son enfance dans les hautes vallées niçoises, et de son adolescence , quand elle devait laver son linge au lavoir... C’est pas une femme d’origine bourgeoise, mais un pur produit de la promotion par l’instruction d’avant soixante-huit... Je ne l’ai jamais entendue récriminer sur le profil de ses élèves, et quand elle a quitté l’Education nationale, il y a trois quatre ans c’étaient quasiment les mêmes qu’aujourd’hui.

  • viva 23 mai 2013 13:26

    Maintennant on nous sort le refrain des enseignants malades mentaux. Il faut arréter avec les conneries. Plus c’est gros plus ça passe mais tout de même .... 


    Il faudrait commencer à arréter de discréditer les enseignants vis à vis des enfants, les effets en sont désastreux, et il est quasiment impossible de rattraper les dégats que cela engendre sur les résultats scolaires.

  • egos 23 mai 2013 22:08

    Tenez bon,

    l’enseignement est en ligne de mire des libéraux du gvt juste après la protection sociale (santé, chômage, régime des retraites)

    la question de la protection des salariés déja tranchée par Normal le Bref (ANI, références récentes à Schroeder et aux lois Hartz) ouvre la voie au désengagement de l’Etat vis a vis du contrat social,

    quant aux contraintes et exigences de votre profession, elles paraissent bien plus accessibles et acceptées auprès des csp+

    acceptez dans cet hommage du vice à la vertue le témoignage et la reconnaissance d’e toutes vos qualités, une en particulier à laquelle vous gagneriez à renoncer, tout au moins à l’atténuer, une relative discrétion personnelle et sociale confinant parfois au repli.


  • gordon71 23 mai 2013 22:36

    bonsoir Sainte Rose laîque



    en effet la vocation d’enseignant est un véritable sacerdoce, et on ne compte pas les épreuves qu’endurent ces héros de la république, 

    ne pensez vous pas qu’il faudrait :
    1) leur dédier un jour férié où chaque élève pourrait leur offrir des gateaux, leur prépare des petits plats ou leur faire un massage des pieds....

    2) créer plus de cellules d’aide psychologique et de centres de remise en forme, avec sauna, salles de sport, de préférence au bord de la mer, ou à la montagne

    que pensez vous de mes idées ?

    • rosemar 23 mai 2013 22:57

      Bonsoir gordon


      les enseignants devraient surtout être mieux considérés pour les services rendus... ce serait déjà un progrès considérable... et s’ils sont malades, ils ont le droit de s’absenter...


  • Yohan 23 mai 2013 23:05

    Enseignant, c’est un métier de vocation. Je ne tape pas trop sur eux car c’est un des métiers que je refuserais de faire. Une fois ceci dit, je trouve qu’ils ont une putain de mentalité, surtout quand ils font fait de vieux os dans la profession. A croire que de vivre dans ce vase clos rend con. Ils voudraient que le monde tourne autour d’eux...mais il avance sans eux


    • rosemar 23 mai 2013 23:09

      Bonsoir Yohan 


      beaucoup de gens refusent de faire ce métier et beaucoup de gens critiquent les profs...

  • gordon71 23 mai 2013 23:06


    les enseignants devraient surtout être mieux considérés



    oui c’est pour cela que je pensais à un jour férié où tout le monde leur ferait fête...

    mais je crois que la grande réforme de ce nouveau Jules Ferry, qu’est Vincent Peillon, va remettre les glorieux hussards à l’honneur, notamment avec le rétablissement des cours de morale, qu’en pensez vous ?



  • titi 23 mai 2013 23:24

    Les enseignants sont dans le caca.
    Ils s’y sont mis eux même notamment en refusant, par principe, le maintien de la discipline.
    Et cela est pleinement leur faute : aveuglés par leur idéologie égalitariste, ils ne se sont pas rendu compte, ou plutôt ils ne pouvaient pas admettre que les enfants étaient différents, et que certains avaient besoin d’un cadre plus structurant que d’autres.

    Tant qu’ils rejetteront leurs maux sur le gouvernement, les salauds de libéraux, le manque de moyen, bref sur tout le monde, mais sans faire la moindre autocritique, rien n’y changera.
    Si il y a manque de moyen, c’est avant tout de moyens intellectuels.


    • titi 23 mai 2013 23:25

      J’ajoute que j’ai enseigné. J’ai vu comment cela fonctionnait « de l’intérieur ».


    • rosemar 23 mai 2013 23:36

      C’est là un mauvais procès fait aux enseignants, titi , ce qui prouve une méconnaissance de ce métier : ce sont les politiques menées depuis des années qui sont responsables...


    • rosemar 23 mai 2013 23:38

      Il y a combien d’années titi ? la situation a changé...


    • rosemar 23 mai 2013 23:41

      Pourquoi avoir abandonné ce métier ? C’était trop dur, titi ?


    • titi 24 mai 2013 00:03

      « C’est là un mauvais procès fait aux enseignants, titi , ce qui prouve une méconnaissance de ce métier : ce sont les politiques menées depuis des années qui sont responsables... »

      Turlututu...
      Lors des AG, lorsque nous demandions plus de discipline, il y avait toujours des « anciens » qui refusaient : c’est pas pédagogique, c’est pas ceci, c’est pas cela, et gnagnagna et gnagnagni... ces anciens qui étaient ceux qui assuraient évidemment le moins d’heures...

      Il y a combien d’années titi ? la situation a changé...
      De 2003 à 2011.
      Je pense pas qu’il y ait eu des changements en 3 ans.

      Pourquoi avoir abandonné ce métier ?
      Je ne supportais plus les « collègues »
      Les « non décisions » du chef de département
      Les conneries du genre « on va pleurer au ministère pour avoir plus de surveillants à cause la triche par téléphone », mais on va surtout pas mettre un brouilleur à 80 euros.
      Les « collègues » qui utilisent la liste de diffusion des emails des élèves pour appeler à des manifestations.
      Le j’men foutisme de certains personnels : secrétariat, etc...

      C’était trop dur, titi ?
      Pour moi qui ai connu le travail dans le privé avant et après, non, on peut pas vraiment dire que c’était dur.


    • rosemar 24 mai 2013 00:06

      Et dans quel métier avez vous pu vous reconvertir ? ce n’est pas évident...


  • Yohan 23 mai 2013 23:34

    S’il y a une seule usine en faillite que Montebourg pourra mettre à son actif pour l’avoir maintenu en survie jusqu’à la fin de son mandat, c’est bien l’usine de reproduction socialiste. Les autres crèveront, mais il faut à tout prix sauver le soldat PS


  • Venceslas 24 mai 2013 01:14

    Non, on vous en demande moins. La preuve, c’est que votre absentéisme n’est pas stigmatisé. Mais peut-être ne servez vous pas à grand chose, sinon, il se remarquerait.


  • Venceslas 24 mai 2013 01:17

    Qui « ils » ? Parlez-vous des chefs d’établissement, qui nient les problèmes d’incivillités pour ne pas avoir de vagues ? Et qui téléphonent en douce à l’Inspecteur pour qu’il vienne saquer le prof pour lui avoir appris à l’ouvrir ? Non, vous n’en parlez pas. Donc, vous ne connaissez pas le système de l’intérieur et vous n’avez pas plus été enseignant que je n’ai été archevêque.


  • Venceslas 24 mai 2013 01:20

    Où avez-vous vu que les enseignants demandaient cela ? Déjà, si vous arrêtiez de cracher sur tout une profession dont vous ignorez les conditions de travail, ce serait un grand pas en avant. Faites votre auto-critique et après, vous serez crédible.


  • Venceslas 24 mai 2013 01:25

    Le problème, c’est que les enseignants sont les seuls fonctionnaires que l’on accuse de tous les mots de l’Education. Les gens sont trop bêtes pour se poser des questions sur les chefs d’établissement, les inspecteurs, les recteurs et j’ose dire, les ministres. Les psys ne voient effectivement venir que des professeurs, priés de se remettre en question pour toutes les conneries des élèves, bien soutenus par la sacro-sainte hiérachie, l’enseignant étant prié de se la boucler. Les mêmes psys ne voient jamais arriver les autres fonctionnaires à qui personne ne reproche rien, et qui ne se remettent jamais en question. L’explication, là voilà. Et changer le recrutement n’y fera rien, il faut un soutien sans équivoque aux professeurs. Mais avec les mentalités que l’on voit ici même, ce sera quand les poules auront des dents. Les peuples ont les écoles qu’ils méritent.


  • ALEA JACTA EST 24 mai 2013 20:18

    Bon billet Rosemar
    Juste ajouter que si un prof va travailler en étant malade, il a intérêt à le dissimuler car les élèves conflictifs ressentent tout de suite quand un enseignant n’ est pas au mieux et ils ont tendance à être encore plus ignobles que d’ habitude : ce n’ est pas une opinion, ni un jugement mais juste une simple observation.


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