https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
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Que peut-on attendre de cette classe d’individus qui est incapable d’imaginer autre chose que le modèle actuel ? - AgoraVox le média citoyen
mercredi 5 août 2015 - par Robert GIL

Que peut-on attendre de cette classe d’individus qui est incapable d’imaginer autre chose que le modèle actuel ?

 De nombreuses personnes d’horizons différents nous proposent des articles pertinents pour analyser et essayer de trouver des solutions aux divers problèmes que traversent nos sociétés, notamment pour tenter de résoudre la problématique de la dette, en France comme ailleurs. Malheureusement, beaucoup (la majorité, ne posent le problème et sa solution qu’en termes d’économie de marché et de politique partisane. Alors que ce n’est pas en appliquant quelques recettes que l’on sortira de cette impasse. Le problème restera, pour la bonne raison que sa cause fondamentale réside dans la nature même du système économique dans lequel nous sommes embringués. La solution ne peut en aucun cas se satisfaire de petits ajustements ici ou là ! 

Pour dire les choses directement et sans fioriture inutile, ce n’est pas en appliquant l’idéologie du capitalisme prédateur, ce qui est le vrai nom de ‘l’économie de marché », selon Galbraith, que l’on résoudra le problème.

Prenons une métaphore : supposons un renard qui vient manger la volaille des fermiers locaux de façon récurrente. Ces derniers vont le trouver et lui dire : voila M. le renard, nous ne souhaitons pas que nos volailles disparaissent à cause de votre voracité, alors nous vous proposons de ne manger qu’un pourcentage limité de façon à ce que nous puissions toujours disposer d’une quantité suffisante. Les négociations prennent du temps et pour finir un accord est trouvé. Tout le monde est content. Sauf que notre renard, fidèle à sa nature, va continuer à manger de façon très conséquente ces volailles fort appétissantes et tant pis pour l’accord avec les fermiers qui n’engagent qu’eux-mêmes. Quant à nos fermiers, n’osant pas contrarier le renard, ils sont forcés de laisser faire, et de plus en plus d’entre eux se retrouvent ruinés, car le renard, qui n’est pas le seul parmi ses congénères, aura dévoré toutes leurs volailles.

La solution n’est pas de passer un accord avec le ou les renards, mais tout simplement de les chasser de façon à ce qu’ils ne viennent plus jamais dévorer les volailles.

Dans l’économie, c’est pareil. Ce n’est pas en passant un « accord » avec les marchés, entendez par ce terme, les spéculateurs, qui « dévorent » l’économie réelle par leur spéculation effrénée, que l’on sauvera l’économie des pays endettés. Çà ne marchera jamais et d’ailleurs, ça n’a jamais marché. Ce qu’il faut c’est sortir radicalement du capitalisme prédateur et instaurer, élaborer, un autre système économique où ces spéculateurs n’auront aucune place. Ce qui implique d’interdire toute activité spéculative et de mettre hors d’état de nuire toute cette clique d’individus crapuleux et sans scrupules.

Quant à la fameuse « croissance » qui serait la solution si elle pouvait être relancée ; encore une autre absurdité et non des moindres. Il y a de quoi rester stupéfait que de voir des gens pourtant intelligents continuer à promouvoir un système aussi manifestement absurde ! Comment peut-on une seconde prôner une croissance exponentielle dans un monde aux ressources limitées ? Un enfant de dix ans est capable de comprendre cela.

Comme je l’ai déjà maintes fois formulé, la question n’est jamais posée par ces tenants de la croissance à tous prix : de quoi vivront les générations futures lorsque toutes les ressources de la planète seront épuisées, la terre polluée et saccagée par les multinationales prédatrices ?

Si l’on me rétorque qu’un faible taux de croissance permettra à la fois une certaine prospérité, (pour qui ?), tout en limitant l’impact sur les ressources de la planète, je répondrais que ce n’est que de l’enfumage. En réalité, un taux de croissance régulier de 3% annuel, cela équivaut à 34,4 % sur dix ans, et 80,6% sur vingt ans, car 3% annuel signifie, 3% de plus par rapport à l’année précédente. Sinon, c’est 3% la première année et 0% les autres années. C’est le principe des pourcentages successifs. Et ceci, les tenants de la croissance à tout prix, se gardent bien de le dire. On ne sait jamais, les gens pourraient bien réfléchir et se poser des questions relatives à l’avenir de leurs enfants.

Quant à la problématique politique partisane, donc de partis, il n’est pas besoin d’une analyse très fine pour voir combien la solution ne peut venir de politiciens professionnels aussi corrompus qu’incompétents, complètement asservis au système. Que peut-on attendre de cette classe d’individus qui est incapable d’imaginer autre chose que le modèle actuel ? Rien de bon, parce qu’ils y trouvent leur intérêt. Donc, au final, c’est tout un projet de société qui est à élaborer, et il y a urgence. Car avec leur avidité sans limite, ces gens pourraient bien entrainer l’humanité dans une catastrophe sans retour !

D’après D.POSITAIRE sur 2ccr

« Un homme est riche en proportion des choses dont il sait se passer »…Henry THOREAU



34 réactions


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 août 2015 13:38

    « Ce qu’il faut c’est sortir radicalement du capitalisme prédateur et instaurer, élaborer, un autre système économique où ces spéculateurs n’auront aucune place. »

    Le Projet Socio-Économique ci-dessous bénéficie de
    l’accord intellectuel et du soutien moral de
    Jacques SAPIR,
    Économiste.

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    INTRODUCTION :

    Depuis la fin des Trente Glorieuses, vers 1975, soit depuis 39 ans, nous avons dû nous accommoder du chômage massif.
    Il serait peut-être enfin temps de remettre en question notre paradigme sur le « Plein-Emploi » qui est devenu une sorte d’Arlésienne...
    Sans doute faut-il adopter un nouveau paradigme en la matière qui éradiquerait définitivement le concept même de chômage.

    ¿ Et si la majorité des Français(es) adoptait un paradigme SOCIO-ÉCONOMIQUE réellement innovant et véritablement progressiste ?

    Cependant, au
    Revenu de Base financé par la Fiscalité, sans Refondation du Capitalisme
    on peut préférer le
    Dividende Universel financé par l’Épargne, avec Refondation du Capitalisme

    ​​Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    Lire le lien, SVP :

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel ​financées ​par l’Épargne.
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/40/47/56/Refondation_du_Capitalisme_et_Dividende_Uni versel_Sincerite.pdf

    Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel financées ​par l’Épargne.

    RÉSUMÉ :

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique
    Par un effort préalable d’épargne soutenu, les « démunis » (par opposition aux « nantis ») acquerront collectivement des actions du capital des entreprises du secteur marchand, banques incluses.
    Cette participation au capital pourra être minoritaire (minorité de blocage) ou majoritaire.

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    Les représentants des « démunis », démocratiquement élus, géreront ce patrimoine financier de manière à infléchir Recherche, Développement, Production & Commercialisation des entreprises contrôlées : Refondation du Capitalisme.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».
    II.1)
    À terme, les profits des entreprises sous contrôle des « démunis » seront partiellement distribués à l’ensemble des « démunis » sous forme de Dividende Universel.
    II.2)
    a) Ceux qui le souhaiteraient pourraient s’arrêter de travailler et se satisfaire du Dividende Universel.
    b) Ceux qui souhaiteraient gagner plus que le seul Dividende Universel pourraient travailler dans l’économie marchande et, éventuellement, y gagner des rémunérations faramineuses sans plus jamais être accusés d’exploiter qui que ce soit.
    II.3)
    Si plus personne ne souhaitait travailler dans l’économie marchande, celle-ci s’effondrerait totalement et, avec elle, le patrimoine accumulé des « démunis » deviendrait stérile et interdirait le bénéfice du Dividende Universel (Auto-régulation automatique : Activité économique / Dividende Universel).

    ​On n’ose imaginer que l’Humanité serait si stupide pour se lancer dans cette dernière voie suicidaire ! ! !​

    = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =

    L’addendum ci-dessous apporte la preuve, a contrario, de la pertinence du projet ci-dessus.

    ​Addendum :
    À partir de 1989, la Russie aurait pu mettre en œuvre le projet ci-dessus en s’évitant la phase d’épargne incluse dans cette proposition puisque tout le « capital social » des entreprises était depuis longtemps la possession de l’État et, donc, du peuple russe.

    Lire le lien, SVP :
    Pauvre peuple russe : Spolié en 1917 et en 1991 !
    http://www.sincerites.org/2014/08/pauvre-peuple-russe-spolie-en-1917-et-en-1991.html

     = = = = = = = =
    ​Post-scriptum :
    ​Fondation Capitaliste Virtuelle : Bilan 2001 - 2014

    http://www.sincerites.org/2015/02/fondation-capitaliste-virtuelle-bilan-2001-2014.html

    = = = = = = = =
    La chance de Cuba : son Économie d’État !
    http://www.sincerites.org/2015/05/la-chance-de-cuba-son-economie-d-etat.html


    • Hervé Hum Hervé Hum 5 août 2015 23:30

      @Jean-Pierre Llabrés

      Il faut bien vous le dire, votre solution est pire que le mal, c’est une impasse et que Mr Tapir l’a cautionne le discrédite.

      En effet, il est totalement ubuesque d’imaginer que les pauvres puissent racheter aux riches les instruments de leur domination en utilisant le même système, c’est totalement absurde.

      En effet, plus vous capitaliserez, plus la somme à capitaliser augmentera en proportion, de telle sorte que vous n’atteindrez jamais la somme nécessaire à votre plan, mais l’aliénation elle continuera toujours. c’est mécanique !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 août 2015 06:30

      @Hervé Hum

      Votre commentaire n’est pas une argumentation ; encore moins une démonstration ! ! !
      Au demeurant, je crains que vous n’ayez pas compris le mécanisme en question...


    • Francis JL 6 août 2015 07:56

      @Hervé Hum
       

       
      vous avez tout à fait raison : Mr Sapir se discrédite sur ce sujet.

      Je dirai pour ma part, que cette solution, tout comme le RU, serait un accélérateur de la ruine des Etats nations par le fait qu’ils devraient rédhibitoirement se défaire de tous les biens communs et abandonner à jamais toutes ambitions de redistribution.

      Ces propositions sont typiquement des propositions libérales, ultra-libérales qui n’ont pas d’autres buts que de détruire les Etats nations.

    • Francis JL 6 août 2015 08:03

      J’ajoute que grâce à Robert Gil, que je remercie ici pour son excellent travail, nous avons sous les yeux cet article intitulé : 

      Toutes les lois n’ont qu’un seul but : servir les intérêts des dirigeants... 

      1 -les dirigeants en question, c’est l’ensemble de l’oligarchie
      2 - ces RU et autres fadaises libérales seraient évidemment mises en oeuvre par des lois.

      CQFD

      Merci encore, Robert Gil. Mais hélas, les sirènes libérales, comme la bêtise, insisteront toujours et le malheur c’est que dans ces domaines, les absurdités ne sont pas des obstacles. Bien au contraire ...



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 août 2015 08:05

      @JL

      Pauvre jl qui n’a toujours rien compris...



      Par Jean-Pierre Llabrés (---.---.---.82) 5 juin 2014 09:38
      N.B. : Pour juger de la pertinence des commentaires de « jl »... (qui, lui, ne se répète pas)..., lire ci-dessous :Par JL (---.---.119.40) 5 juin 2014 09:23
      Poutine, la Crimée et l’Ukraine, pourquoi ?

      Par JL (---.---.119.40) 25 mai 2014 08:32
      « Et vous n’avez jamais été capable de répondre à cette question : en supposant qu’ils acceptent de vendre, que feraient-ils de cet colossale masse d’argent ? »
      ====================================

      Par JL1 (---.---.30.183) 22 décembre 2011 10:04
      « L’histoire ne dit pas ce que feront les gentils capitalistes de l’argent qu’il récupèreront en échange de leurs actions. »Par Jean-Pierre Llabrés (---.---.45.82) 22 décembre 2011 10:39

      « les gentils capitalistes acceptent de vendre au peuple leurs actions » ; au « peuple » et à qui que ce soit : la bourse ne sélectionne ni vendeurs ni acheteurs.

      Le peuple achètera ces actions en se privant d’aides sociales aussi longtemps qu’il le faudra, évidemment.
      FAUX ! ! !

      L’histoire dit que les gentils capitalistes investiront dans d’autres actions (déjà existantes ou nouvelles car le capital boursier ne constitue pas un volume fixe mais en expansion : environ 36.000 milliards d’Euros aujourd’hui) avec l’argent qu’il récupèreront en échange de leurs actions tout comme ils le font, aujourd’hui, quand ils décident de vendre partie de leur portefeuille ; ils achètent d’autres actions.

      N.B. :
      Effectivement, je me suis abstenu de répondre à nouveau à cette question depuis DÉCEMBRE 2011 ! ! !...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 août 2015 08:20

      « ruine des Etats nations par le fait qu’ils devraient rédhibitoirement se défaire de tous les biens communs »


      Qui peut croire que les États-Nations détiendraient le capital boursier mondial (comme « biens communs ») ?...
      Totalement inepte ! ! !

       smiley smiley

    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 août 2015 08:42

      ... détiendraient actuellement ...



    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2015 11:40

      @Jean-Pierre Llabrés

      vous n’avez surtout pas répondu à la simple question de savoir si vous allez fixer un prix aux valeurs boursières ou bien laisser jouer le rapport d’offre/demande.

      Si vous ne touchez pas au système capitaliste, c’est le rapport offre/demande qui jouera et celui ci va faire que les valeurs des actions vont augmenter au fur et à mesure que les démunis achèterons des actions. Le prix deviendra alors exponentiel et en attendant, l’aliénation continuera de plus belle. D’ailleurs, rien n’oblige un capitaliste à se défaire de son portefeuille d’action.

      Bref, dès l’instant où vous mettez en place votre mécanisme, les prix vont flamber, sauf si vous utilisez des moyens coercitifs, mais alors vous sortez du capitalisme !

      Le système capitaliste est fondé sur la contrainte du plus grand nombre par une extrême minorité, penser changer le système sans toucher à son fondement qu’est la propriété mais en pensant pouvoir la racheter est absurde si vous n’inversez pas le rapport de contrainte au minimum !

      C’est un point parmi d’autres....


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2015 11:50

      @JL

      L’Etat nation est le plus puissant instrument au service des oligarchies, le détruire est e meilleur moyen pour ces derniers de couper la branche sur laquelle ils sont assis.

      Pour éviter cela, ils ont mis en place un autre instrument qu’ils pensent tout aussi efficace, le terrorisme ; Mais celui i semble ne pas répondre à leurs espérances, alors ils sont en train de nous proposer le monde selon Orwell, soit ,deux blocs défendant la même idéologie, le capitalisme, mais de manière faussement antagoniste car il faut toujours un ennemi au capitalisme, sans cela, il s’effondre.

      Le capitalisme est un système qui ne prospère qu’en état ou menace de guerre permanente, dès que la paix s’installe, il est menacé. La concurrence économique n’a d’autre fonction que de maintenir cet état d’urgence permanent sans lequel il n’y a plus de nécessité de chefs.

      C’est d’une telle évidence et simplicité que les gens ne peuvent pas le croire car ils ont vécu avec l’image du monde en perpétuel état d’urgence et de guerre qu’ils ne peuvent pas imaginer ou même supporter un monde en paix.

      Donc, défendre l’Etat nation, c’est défendre le système capitaliste, l’oligarchie et l’aliénation des peuples. C’est mécanique !


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 6 août 2015 12:17

      @Hervé Hum

      « vous n’avez surtout pas répondu à la simple question de savoir si vous allez fixer un prix aux valeurs boursières ou bien laisser jouer le rapport d’offre/demande. »

      Je n’ai pas répondu à une question que vous n’avez pas posée.
      La loi de l’offre et de la demande sera respectée.

      « Si vous ne touchez pas au système capitaliste, c’est le rapport offre/demande qui jouera et celui ci va faire que les valeurs des actions vont augmenter au fur et à mesure que les démunis achèterons des actions. »

      Les « démunis » seront annuellement sur le marché à concurrence d’environ 25 milliards d’Euros.
      « Peanuts » comparés aux 36.000 milliards de la capitalisation boursière mondiale.
      Donc : pas de flambée des cours des actions.


    • Francis JL 6 août 2015 13:12

      @Hervé Hum

       
      ça c’est la rhétorique d’Isga.

      L’Etat nation, c’est pour nous la République. Dois-je vous rappeler ce mot de Jaurès : la Nation est le seul bien des pauvres.
      Même cela, les riches veulent se l’approprier. Vous direz merci à Isga et ses sirènes libérales.

    • lsga lsga 6 août 2015 13:16

      La Nation, comme la République, est la création de la bourgeoisie (la révolution de 1789, tout ça). Les « pauvres » n’ont jamais eu le pouvoir dans la République, et la Nation ne leur a jamais appartenu (c’est plutôt eux qui appartenait à la Nation, comme les orphelins que l’on nomme « pupille DE la Nation »)
       
      De toute manière, l’État Nation étant un obstacle au développement du marché, il a d’ores et déjà perdu la partie. Vos gesticulations réactionnaires n’y pourront rien.
       
      Vous feriez mieux de réfléchir à comment redistribuer les richesses avec les « pauvres pays du tiers monde ». Pour l’instant, leurs populations profitent grandement de l’agrandissement des marchés.


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2015 13:55

      @JL

      Jaurès est l’exception à la règle, pour lequel je concèderai de la vénération.

      Je corrigerai donc mon propos en notant qu’il parle d’Etat nation et non de nation, c’est à dire, que c’est l’Etat qui est le seul bien des pauvres et non la nation en tant que telle.

      Ceci car l’Etat est un instrument et non un sujet comme l’est la nation, et cet instrument obéit à celui qui en a la maitrise.

      Pour Jaurès, l’appareil étatique doit être au service de la justice sociale et donc servir les pauvres et contrôler les riches.

      De fait, l’appareil étatique peut être national ou fédéral, donc, comporter autant de nations qu’il peut et même le monde.

       L’Etat n’est pas l’ennemi du peuple, mais son instrument de force, c’est la nation qui est son instrument d’aliénation parce qu’elle met les peuples en concurrence et finalement en guerre pour le plus grand bénéfice de la haute bourgeoisie, propriétaire des moyens de productions.

       La relation causale première sur laquelle il faut revenir et changer le sens est la propriété car c’est elle seule qui permet et justifie l’exploitation d’autrui à son profit. Sans cette exploitation, la propriété est vide, n’a pas de sens, n’existe pas en tant que telle.

      Adam Smith ne dit pas autre chose, mais se garde bien de le développer car son but, en tant que bourgeois, est de défendre la propriété et non de la combattre.

      Les riches ne veulent pas s’approprier la nation car ils l’ont déjà, ce qu’ils ne maîtrisent pas totalement, c’est l’appareil d’état et ce en raison du droit de vote qui risque toujours de leur échapper.

      Ils fédèrent donc les nations pour asseoir leur emprise sur l’appareil d’état, mais le problème c’est qu’en faisant cela, ils risquent d’unir les citoyens des pays et d’en perdre le contrôle,

      Bref, ils sont face à une quadrature du cercle dont la seule alternative est de mettre en place des blocs faussement antagonistes car défendant le même système économique capitaliste, mais servant à diviser les citoyens, les maintenir en concurrence et guerre perpétuelle car la paix est leur pire ennemi, celle qui montre la vacuité de leur nécessité et leur caractère néfaste, destructeur et parasitaire.


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2015 14:08

      @JL

      après une petite recherche, cette citation est fausse, elle aurait été inventé par Marine le Pen !

      J’ai voulu vérifier car je ne pouvais admettre que Jaurès ait pu dire une connerie pareille.

      Un article de libé en parle ici


    • Francis JL 6 août 2015 15:41

      Hervé Hum,

       
      Si vous prenez vos références chez Libé, alors, je n’ai rien d’autre à vous dire.

      Un mot quand même, tant votre logique à géométrie variable est impayable, vous me dites : ’’c’est l’Etat qui est le seul bien des pauvres et non la nation en tant que telle.’’

      Apprenez mon bon monsieur, que l’Etat, tel un Syndic de copropriété, ne possède rien : il n’est que le gérant. Une propriété sans gérant est à la merci des voyous.

      Quand l’Etat est à la baisse, les féodalités sont à la hausse" (Régis Debray)

      Vous êtes ce que j’appelle un autoritarien : pour vous, une phrase a de la valeur si elle est d’une personne que vous estimez ; elle est une ineptie si vous en méprisez l’auteur. Cette phrase, fût-elle prononcée par Le Pen, est une vérité éternelle.

      @ Isga : vous me fatiguez, voilà maintenant que vous dites que les pauvres du tiers monde, ceux qui se noient tous les jours par centaines pour venir chez nous seraient les gagnants de la mondialisation !? N’importe quoi.

      Ps. Si les migrants fuient leurs nations, ce n’est pas parce que leurs nations ont failli : c’est parce que leurs Etats ont trahi.

    • Francis JL 6 août 2015 18:52

      Quand l’Etat est à la baisse, les féodalités sont à la hausse" (Régis Debray)


      Hervé Hum, attendez un peu : demain peut-être, Libé vous dira que ce n’est pas Régis Debray qui a dit ça, mais Le Pen.

      Libé ne perd pas son temps, quand il est lu par des gens comme vous.

    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2015 23:42

      @JL

      Ma logique à géométrie variable ?! J’aimerai bien que vous en fassiez la démonstration !

      Par contre, je vais me faire un plaisir de vous mettre le nez dans la votre.

      Vous rappelez cette citation « Quand l’Etat est à la baisse, les féodalités sont à la hausse » (Régis Debray),

      mais c’est l’idée que je partage ! C’est votre logique qui m’échappe, me reprochant de défendre ce que vous semblez défendre, l’état !

      Apprenez que pour ma part, je suis pour l’abolition de la propriété et que l’état n’a pas besoin de propriété pour exister en tant qu’organe de régulation de l’activité économique et sociale. Bien au contraire, pour baisser les féodalités, il faut placer l’état au dessus de la propriété et que chaque fois que l’état est en dessous, c’est la féodalité qui revient en hausse.

      Que la propriété est la mère de toutes les inégalités et injustices, de toutes les guerres et aliénation humaine.

      Apprenez que défendre la propriété c’est accepter l’inégalité et qu’on ne peut combattre l’inégalité en défendant la propriété, sauf à nier l’histoire et la réalité présente.

      Apprenez que si Jaurès est vraiment l’auteur de cette citation et bien je suis contre Jaurès sur ce point là.

      enfin, vous n’avez aucun argument contre le fait que la nation défend la propriété et non le prolétaire. Que comme disait Anatole France, « on croit se battre pour la patrie et on se bat pour les industriels » ou les banquiers. Que c’était vrai hier, aujourd’hui comme demain. Voilà votre vérité éternelle.

      Enfin, si vous aviez lu l’article en question ,vous auriez vu que l’auteur n’est pas un journaliste de Libération, mais un philosophe. Ce qui n’est pas une preuve d’honnêteté, mais montre que la citation est sujette à caution car non référencé. Mais aussi le fait que de reprendre un article de ce journal ne fait pas de moi un lecteur de ce journal. que c’est là, méthode de personne qui n’a pas d’arguments de fond.

      J’estime les arguments cher monsieur et les votre sont inexistants.


  • Pascal L 5 août 2015 16:45

    Quand on parle de croissance, de quoi s’agit-il ?

    Le PIB prenant également en compte le coût des destructions, parler de croissance du PIB n’a pas de sens.
    Si nous parlons du niveau d’éducation, de la santé ou de la qualité de notre environnement, je ne vois pas au non de quoi on pourrait se limiter.
    Une décroissance peut faire le jeu du capitalisme financier en augmentant la rareté des produits et donc les bénéfices.

  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 5 août 2015 17:01

    En voila un qui a osé le changement ; résultat, il est dorénavant dans la merde, ainsi que ceux qui ont bénéficié de ses largesses :

    Il avait décidé de diviser son salaire par 14 pour garantir à tous ses salariés un revenu minimum de 70.000 dollars par an (soit environ 5.400 euros par mois). En guise de remerciements, Dan Price, PDG de la start-up américaine Gravity Payments, hérite, quatre mois plus tard, d’ennuis financiers, de ruptures de contrats, de poursuites judiciaires et de salariés insatisfaits.

    "Et si l’arrivée de nouvelles commandes aurait pu donner du baume au cœur au patron solidaire, les salaires mirobolants des nouveaux employés embauchés pour gérer ce surplus font fondre les bénéfices."

    http://www.20minutes.fr/insolite/1662747-20150805-etats-unis-retour-baton-patron-divise-salaire-faveur-employes


    • Chuck Maurice 5 août 2015 17:24

      Sauf que là, ce n’est absolument pas de changement que tu parles, c’est seulement d’un acte altruiste et isolé qui n’a fait que révéler l’égoïsme, la cupidité, la mesquinerie et l’état de pourrissement d’un système societal qui s’effondre de toute part.

      Et c’est bien ça tout le problème de notre monde capitaliste trop de gens pensent au changement de la manière dont tu viens de nous faire la démonstration, ce qui conforte les propos de l’auteur.


    • Jeff84 6 août 2015 05:30

      @Chuck Maurice
      Non, tout ce que cela révèle, c’est que l’égalitarisme de fait, et non de droit (donner à chaque salarié un % égal de ce qu’il a produit), n’a jamais marché et ne marchera jamais.


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 août 2015 12:13

      @Jeff84

      voyez, je suis entièrement d’accord avec votre commentaire !

      en effet, poser l’égalitarisme de fait est une absurdité, pour que cela puisse être réalisable, il faut que la production de marchandise soit totalement automatisé, depuis sa conception jusqu’à sa réalisation et ce, en incluant les services. Autrement dit, on y est pas encore.

      L’égalitarisme ne peut être dans la société qui est la notre que de la relation entre droits et devoirs.
      Ce qui correspond à ce que vous écrivez « donner à chaque salarié un % égal de ce qu’il produit »

      Ce qu’on appelle le mérite.

      Sauf que votre notion de mérite ne se base pas sur celui ci, mais sur la propriété qui est aussi un anti égalitarisme de droit aux effets tout aussi pervers, mais aux rapports inversés, c’est à dire, produisant une inégalité de droit (et devoir) abyssal.

      Si celui marche mieux que l’autre, c’est que les gens envient les riches, et non les pauvres ! Qui fait s’insurger contre le sens de l’injustice et non contre l’injustice elle même. Un système qui permet au médiocre et au parasite d’être riche et non de se voir ramené à ses actes. Etc...


  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 5 août 2015 19:54

    La constatation est judicieuse mais jamais dans l’histoire de l’humanité on a pu se passer du capitalisme et des marchés. Je cherche moi aussi des solutions.


    • Jeff84 6 août 2015 05:33

      @Jacques-Robert SIMON
      Continuez de chercher, mais sans détruire la vie des gens avec vos expériences soviétiques, cubaines our venezueliennes.


  • coinfinger 5 août 2015 20:52

    Une chose que je ne supporte pas c’est cette facilité qui consiste à attribuer au capitalisme les maux actuels . Comme si l’humanité avait attendu le capitalisme pour étre cupide , Avant le 18e siécle il n’existait pas de cupidité dans le Monde ?! La vie était un chemin bordé de roses avant ?
    L’esclavage connait pas ? Le servage non plus ?
    Certes le capitalisme au départ , associé au libéralisme s’est cru porteur d’un monde meilleur , aprés avoir tombé la féodalité , K Marx qui en connaissait un rayon sur la question s’est efforcé de prouver que non , qu’il faudrait plus que çà , en partant des hypothéses du capitalisme lui méme .
    C’est à dire un monde désormais sans rente ( absolue) . Le pouvoir des rentiers , pour lui çà allait de soi était pire que celui des capitalistes .C’est pourquoi li n’a pas soulevé la question . Mais çà coule de source . Hors incidemment et personne n’y voit que goutte , c’est la rente qui s’est réimposée . Au travers de la réintervention de l’état ( Keynésianisme) puis pire
    la restauration d’une monnaie régalienne en faveur des riches , leurs garantissant leurs fortunes et revenus et sans inflation ( Friedman) .
    Et on ambitionne de faire mieux encore , revenir à une pénurie artificielle de ressources , pour créer une misére générale et contraignante .
    Bien sur le souci écologique est un progrés et une nécessité , encore faut il bien le situer dans la cupidité sociale et ne pas tomber dans le piége d’une élogie du passé .
    Je vois fleurir les nouveaux gogos , pour sauver la planéte , se rendre autonomes , achéter tous les nouveaux gadgets écolo , non rentables pour une fortune .
    Désolé mais panneau solaire et éolienne çà vous fait l’électricité 4 fois plus cher et encore çà ne vous en donnent pas encore assez , méme en étant pingre de consommation .
    Alors qu’ici et là il existe d’autres solutions , écolos et autonomes , pratiquement partout mais qui sortent des canons admis par les mémes .
    Mais toujours la méme indigence en matiére de reflexion sociale .


  • Hervé Hum Hervé Hum 5 août 2015 23:46

    « Un homme est riche en proportion des choses dont il sait se passer »

    Si l’on en croit cette définition, la majorité des gens souhaitent êtres pauvres !

    Je comprend ce que veut dire l’auteur, mais je trouve son aphorisme mal formulé, il y manque un adverbe, il faut parler d’un homme riche spirituellement !

    Cela dit, l’origine du mal étant la propriété, tant que celle ci perdurera, le mal continuera ,spéculateur ou non.

    Que le fermier fasse assumer sa responsabilité au renard et ce dernier sera bien embêté, il devra alors soit tempérer sa gloutonnerie, soit mourir de faim, mais pour ce faire, le fermier devra renoncer à la propriété, car sinon, le renard ne sera pas dupe et verra le fermier toujours s’acharner à développer son poulailler sans condition de réciprocité !

    L’amour inconditionnel n’existe qu’à la condition de réciprocité, sans cela, c’est la définition de l’esclavage.


  • lloreen 6 août 2015 12:08

    Il n’ y a rien attendre de ces individus et c ’est la raison pour laquelle des initiatives de plus en plus nombreuses fleurissent partout, dont ce camion..

    https://www.youtube.com/watch?v=SUO76Tvk9mA

    Le conseil national de transition attend le ralliement de tous ceux qui veulent changer les choses.

    Pour rappel.
    La proclamation du conseil national de transition du 18 juin 2015
     https://www.youtube.com/watch?v=Eg78p_fwt0g

    Le site du CNT.
    http://www.conseilnational.fr/


  • Sozenz 6 août 2015 12:48

    Le système mis en place , n est pas absurde, il suit un processus logique allant dans l intérêt « personnel », d’un groupe, ou d’une « famille ».
    Le processus d avidité n est pas uniquement lié à la classe des riches. Mais à pratiquement tous les êtres humains.
    Quand l homme arrivera à se prendre en flag du : « je me mets un objectif pour être bien » et se rendra compte que lorsqu’il a atteint cet objectif se verra passer presque tout de suite après à la poursuite d un autre objectif . il verra son avidité et comprendra la raison pour laquelle nous vivons dans ce monde de fous .
    Toutes les lois mises en place ne changeront rien au monde. Certaines lois sont mises en place pour obliger à « ne pas détruire l autre » ( par peur des représailles) ou pour obtenir un privilège par celui qui crée les lois, en « ménageant un peu celui qui le nourrit » . Mais il suffit de regarder l’humain pour voir qu’ il travaille très peu sur lui même pour arriver à un équilibre sans contrainte.
    Tu pourras réfléchir à toutes les lois possibles à mettre en place ; ça ne fonctionnera que partiellement . C’est l’Homme individuellement qui doit changer . Remodeler sa façon d’appréhender la vie.
    Utopiste ? Peu importe si cela est utopiste ou pas . C’est la seule solution


  • coinfinger 6 août 2015 13:17

    Je modérerai là quand méme la notion d’avidité ? Que chacun cherche et puisse améliorer son sort , sans dépend d’autrui , j’y vois une saine attitude . Normale et naturelle .
    C’est différent des motivations de beaucoup de vouloir dominer les autres , faire de l’épate , ou pire comme on trouve , se cultiver dans le sadisme et le narcissisme .


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