dimanche 3 mars - par Jean J. MOUROT

Quel syndicalisme agricole ?

 Les dernières manifestations d’agriculteurs en colère ont mis en avant l’inévitable FNSEA et la très médiatique Coordination rurale. On a très peu fait état d’un syndicat plus nuancé : la Confédération paysanne.

 Il est vrai que notre paysannerie va mal. Tout aussi vrai qu’il est anormal que nos exploitants agricoles sont trop souvent contraints de vendre à perte leur production. Mais on a tort de croire que tous sont confrontés aux mêmes problèmes et que la profession est totalement prolétarisée.

 J’ai eu un beau-père paysan dans le Pays de Caux au cours des années 30-70. Avec son épouse, il cultivait une trentaine d’hectares et élevait quelques vaches (ainsi qu’un cochon et un peu de volaille). N’ayant pas mis tous ses œufs dans le même panier, il a réussi à survivre tout en élevant cinq enfants dont l’un est devenu ingénieur, un autre garagiste, l’une institutrice et une autre auxiliaire médicale. L’industrie agroalimentaire n’avait pas encore pris le pouvoir et les agriculteurs étaient encore paysans et pas encore « exploitants ».

 Aujourd’hui, bien des exploitants agricoles sont devenus, bon gré malgré, les rouages d’un système agro-industriel qui en fait à la fois des gestionnaires responsables – et endettés – et des exécutants de politiques agricoles qui les dépassent. Quand des multinationales, par exemple, leur fournissent des poussins qu’elles les chargent d’élever et d’engraisser avant de les leur reprendre contre une rémunération imposée, ils ne sont plus paysans mais prestataires de services livrés au bon vouloir de leur employeur.

 Et quand ils se croient libres, dans un univers marchand néolibéral mondialisé, ils sont en fait dépendants de coopératives qu’ils contrôlent mal et qui n’ont trop souvent de coopératives que le nom. On les a aussi contraints à se moderniser dans une fuite en avant qui les rendent dépendants du Crédit agricole qui leur a avancé de quoi acheter leurs coûteuses machines ou installations qu’ils ne réussissent jamais à rembourser.

 Certes, comme me le fait remarquer l’un de mes amis, fils d’ouvrier agricole, les exploitants agricoles ne vivent pas toujours en-dessous du seuil de pauvreté, comme ils voudraient le faire croire. Ils n’ont, la plupart du temps, pas besoin d’acheter leur lait, leur beurre, leurs œufs, ni leurs poulets, lapins, ni même agneaux cabris, et ils disposent de jardins leur procurant légumes et fruits… Ils possèdent souvent une vaste maison où ils résident, avec parfois des logements voisins, en pleine propriété, pour loger leurs domestiques, voire en faire des gîtes de vacances. 

 Certes, les hectares de terre dont ils sont propriétaires ne sont que la condition de l’exercice de leur métier mais ils n’en constituent pas moins un patrimoine…

 En fait, on a tort de mettre tout le monde agricole dans le même sac : un petits éleveur du Massif Central, par exemple, n’a pas grand-chose à voir avec un gros producteur de céréales de la Beauce. Et de ne faire état que des plus bruyantes organisations comme la FNSEA (et son clone le CNJA) ainsi que la plus récente Coordination rurale.

 On peut d’ailleurs se demander si la majorité des paysans sont bien représentés par un gros céréalier de Seine-et-Marne, propriétaire de 700 ha répartis en plusieurs sociétés au sein d’une holding (notamment pour payer moins d’impôts et être mieux subventionné) – cf « Complément d’enquête » du J 29 mars) mais aussi président du conseil d’administration d’un géant de l'agro-industrie aux neuf milliards de chiffre d'affaires en 2022. Peut-on être tour à tour paysan, leader syndical et businessman ?

 Si les écolos en font parfois un peu trop en matière de défense de l’environnement, il semble, selon notamment « Complément d’enquête », que, pour sa part, la FNSEA se préoccupe plus des profits des marchands de pesticides que de la santé publique et notamment de celle des agriculteurs exposés aux molécules toxiques.

 Les radios et télévisions seraient bien inspirées d’interroger davantage un syndicat agricole qui ne rassemble certes que 20% des votes pour les chambres d’agriculture (mais à quasi égalité avec la Coordination rurale, loin des 55%de la FNSEA). Ce syndicat se dit « soutenir une agriculture créatrice d’emplois, de dynamique des territoires, d’une alimentation de qualité et respectueuse de son environnement. C’est pourquoi, déclare-t-il, ses militants sont mobilisés au quotidien, sur leurs fermes, dans leurs départements, au niveau national et international, contre les dérives d’une agriculture industrielle et contre les politiques qui la soutiennent  ».

 Défenseurs d’une agriculture paysanne, ses militants défendent un projet « agro-écologique » axée sur les principes suivants :

  • « Autonomie, pour des paysans qui décident au quotidien sur leur ferme ;
  • Maîtrise et répartition, pour des productions cohérentes avec les besoins et les potentialités des territoires ;
  • Emploi, pour des fermes nombreuses et à taille humaine qui faciliteront de nouvelles installations ;
  • Développement local, pour des paysans ancrés dans les dynamiques de leurs territoires et acteurs de leur économie ;
  • Qualité, pour une alimentation avec des produits sains, savoureux, non-standardisés et accessibles ;
  • Environnement, pour une nature préservée, condition indispensable du travail des paysans et de l’avenir de l’Humanité. »

 Leur succès serait peut-être un moyen d’empêcher les affrontements stériles entre ruraux et citadins et les trop nombreux et déplorables suicides d’agriculteurs désespérés de ne pouvoir sortir la tête de l’eau.



26 réactions


  • CHALOT CHALOT 3 mars 18:05

    Quel syndicalisme agricole ?
    Voici un texte que nous étions nombreux à attendre : une analyse claire accessible, un rejet net de cette attitude de soutien inconditionnel aux revendications du FNSEA , mais un soutien au combat social et écologique de ceux de la Confédération agricole.
    Je suis avec les petits, les sans grade et pas du tout avec le richissime président de la FNSEA qui est tout sauf un agriculteur !


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 4 mars 06:44

       @Jean J. MOUROT @CHALOT

      Assez ok avec vous,
      mais ne renonçons toutefois pas à l’efficacité pour une idéologie stupide et peu réaliste.
      Souvent une taille minimale est quand même nécessaire pour justifier l’utilisation de gros tracteurs ou installations techniques complexes (et couteuses) qui permettent d’obtenir une productivité suffisante.

      Certes, il y a 1 ou 2 siècles, les paysans français nourrissaient la France sans tout cela, mais ils représentaient 80% de la population, ce qui est irréaliste actuellement. D’ou le besoin d’une bonne productivité.

      Certes aussi, cela ne justifie pas une entreprise multi enseignes de 700 hectares avec un patron multi casquettes qui n’est plus un paysan. Avec en plus des conflits d’intérêt évidents.

      Sachons viser le bon équilibre, bref le bon sens.


    • Aristide Aristide 4 mars 10:49

      @CHALOT

      Déjà ce n’est pas la Confédération agricole, mais la Confédération Paysanne, Ensuite, on se fout avec qui vous êtes d’accord. Par contre, on ne se fout pas des résultats des élections, la FNSEA et CNJA à 55 %, la CR est à 25 % et la CR à 20 %.
      C’est cela la démocratie, reconnaitre la légitimité des élus !!! Mais vous vous asseyez dessus au seul prétexte de vos engagements personnels…

      Vous n’y connaissez rien de ce monde, pas plus que moi, alors modestie et retenue…


  • Brutus S. Lampion 3 mars 18:12

    «  Leur succès serait peut-être un moyen d’empêcher les affrontements stériles entre ruraux et citadins et les trop nombreux et déplorables suicides d’agriculteurs désespérés de ne pouvoir sortir la tête de l’eau. »

    C’est presque aussi beau, généreux et illusoire que la chanson de Paul Fort :

    Si toutes les filles du monde voulaient s’donner la main, tout autour de la mer elles pourraient faire une ronde.

    Si tous les gars du monde voulaient bien êtr’marins, ils f’raient avec leurs barques un joli pont sur l’onde.

    Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, si tous les gars du monde voulaient s’donner la main.


    Si...





  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 3 mars 18:18

    Il faudrait aussi distinguer entre les exploitants propriétaires de leurs terres et les fermiers qui ne possèdent que leurs outils et leur cheptel mais pas le foncier. Peut-être existe-t-il encore des métayers encore plus mal lotis...

    Sans parler des ouvriers agricoles...

    La confédération paysanne est d’ailleurs l’héritière des « Paysans-Travailleurs » de Bernard Lambert. Ses membres se sentent plus « travailleurs » qu’« exploitants »...


    • Brutus S. Lampion 3 mars 18:39

      @Jean J. MOUROT

      « Ses membres se sentent plus « travailleurs » qu’« exploitants »

      distinction utile
      à l’époque de la télé en noir et blanc, j’avais vu un reportage triomphanr sur l’exode rural et le remembrement.
      C’était l’époque où Pisani mettait en place la restructuration des propriétés pour transformer les bocages en open-fields pour permettre le développement de l’agriculture intensive productiviste mécanisée en concentrant le foncier, en endettant les paysans via le Crédit Agricole et en encourageant les perdants à se trouver des emplois dans l’industrie qui manquait de bras.
      Dans ce reportage à la gloire du « progrè », le réalisateur avait quand même donné la parole à un vieux fermier dont le fils s’était engagé dans le processus de « développement », et ce vieil homme avait prononcé d’un ton triste cette phrase nostalgique et un peu amère :
      « moi, je cultivais la terre, mon fils l’exploite ».
      Il connaissait bien le sens des mots.
      Aujourd’hui, la séquence serait coupée au montage.


  • Eric F Eric F 3 mars 19:34

    Sur le papier, les principes listés à la fin de l’article paraissent idéaux. Mais on est dans une économie ouverte soumise aux vents de la concurrence étrangère, et par ailleurs il y a la question du prix des denrées alimentaires dans le cadre actuel de réduction du pouvoir d’achat réel après les dépenses obligatoires (loyer, assurances, abonnements énergie, etc.).

    Regardons la filière ’’bio’’ qui répond pour une bonne part à ces principes : après un essor pendant quelques années, elle régresse désormais car le delta de prix n’est plus considéré soutenable par les consommateurs (hors marché de niche). Aujourd’hui, la moité des volailles consommées en France sont importées à faible cout, et correspondent à la demande de prix bas des consommateurs (jusqu’à il y a six mois la réduction de l’inflation était la priorité générale, rappelons-le).

    On peut quoiqu’il en soit établir un prix plancher pour que les producteurs ne vendent pas à perte, c’est louable. Cela peut être soutenable en terme de prix final si les marges des étages intermédiaires jusqu’au consommateur sont gelées voire diminuées (ils se sont gobergé). Mais cela doit aussi s’accompagner d’une promotion du ’’consommer local’’ et ’’produits de France’’, mise en valeur par des rayons dédiés dans les grandes surfaces (bon, l’UE va tousser, mais ça se gère).

    A propos des ’’aides’’, certaines peuvent être considérées comme la rétribution d’actions pour l’intérêt collectif.


  • zygzornifle zygzornifle 4 mars 09:43

    Celui qui léchouillera le gouvernement et Bruxelles ....


  •  C BARRATIER C BARRATIER 4 mars 10:34

    Bon article, qui me donne envie de reprendre la plume. La mondialisation évoquée par Eric, ci dessus, pose effectivement problème, c’est plus difficile à surmonter que les oukases de l’Europe qui par ailleurs est bienvenue (la PAC). Les tentatives de relocalisation sont prometteuses et relativement faciles à notre échelle africole. Que viennent faire les poulets ukrainiens aux hormones sinon concurrencer nos agriculteurs, alors que l’Ukraine n’est même pas dans l’Europe ? Et que les mêmes hormones sont interdites chez nous ?


    • Lonzine 4 mars 10:41

      @C BARRATIER
      "Que viennent faire les poulets ukrainiens aux hormones sinon concurrencer nos agriculteurs, alors que l’Ukraine n’est même pas dans l’Europe ? Et que les mêmes hormones sont interdites chez nous ?"

      et vous pensez que les poulets/poules/veau/etc sont mieux traités chez nous ?


  • Aristide Aristide 4 mars 10:42

    Encore une fois, il s’agit de remettre en cause la légitimité des élus du monde agricole. En 2019, aux élections aux chambres d’agriculture, la FNSEA et le CNJA représentent 55 %, la Coordination Rurale est autour de 25 % et la Confédération Paysanne est autour de 20 %. 


    • anamo 4 mars 12:53

      @Aristide

      Le problème n’est pas la légitimité des élus, mais celle de la représentation. La FNSEA est noyautée depuis quelques décennies par l’agro-industrie. La « parenthèse » Christiane Lambert a rapidement été interrompue. La période François Guillaume est bien révolue.


  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 4 mars 11:42

    À noter que la participation aux élections de 2019 dépassait à peine 50%.

    L’hégémonie de la FNSEA s’explique à la fois par des raisons historiques et par la place prépondérante qu’elle a prise dans tout le monde agricole (Crédit agricole, MSA, etc.) par son entrisme dans les allées du pouvoir et par un lobbying efficace (elle en a les moyens).

    À noter encore qu’à l’origine de la Confédération, il y a les Travailleurs paysans nés d’un départ (scission) du CNJA et de la FNSEA.

    À noter pour finir l’existence du MODEF (Mouvement de défense des exploitants familiaux), émanation du Parti communiste, en perte d’influence et quelque fois allié à la Confédération ;...


    • Aristide Aristide 4 mars 11:55

      @Jean J. MOUROT

      L’hégémonie de la FNSEA s’explique à la fois par des raisons historiques et par la place prépondérante qu’elle a prise dans tout le monde agricole ...

      Et peut-être aussi que les paysans votent pour eux !!! La question est simple :  les dirigeants actuels élus sont légitimes ou pas ? 

      Que vous soyez proche d’un mouvement communiste ou alternatif n’est que le cas des 80 % de ces 50 %. Ou vous jouez comme le fait Mélenchon avec cet argument fallacieux prétendant que les abstentionnistes voteraient pour lui ...

      À noter que la participation aux élections de 2019 dépassait à peine 50%

      Vous vous en servez pour relativiser la représentativité de la FNSEA seulement ou c’est valable aussi pour la CP !!!


  • CHALOT CHALOT 4 mars 12:08

    Aristide ! oui c’est la confédération paysanne et non agricole

    par contre la confédération Troisième syndicat avec 19,28% des voix obtenues en 2019, elle talonne la coordination. Il existe aussi le MODEF plus faible mais implanté. Reconnaître la représentativité de chacun n’empêche pas d’avoir sa propre position, ce que je fais !


    • Aristide Aristide 4 mars 12:23

      @CHALOT

      Je suis avec les petits, les sans grade et pas du tout avec le richissime président de la FNSEA qui est tout sauf un agriculteur !

      Tout en niant toute représentativité de tous ceux qui ont obtenu plus de 55 % des voix. Car ce sont des centaines d’élus dans tous les départements de France qui gèrent les chambres d’agriculture, se coltine avec le réel... et accessoirement savent mieux que quiconque les besoins des agriculteurs de leur département !!!

      C’est vrai qu’il est plus facile de dénoncer un syndicat sur la seule base du profil de son dirigeant en occultant ce qu’est vraiment la masse des adhérents !!! D’ailleurs, sur le choix d’un vrai technocrate, peut-être savez-vous qu’il faut des compétences très spécialisées, un vrai poids politique…, pour faire valoir ses idées et défendre tous !!!


  • Aristide Aristide 4 mars 12:14

    Sur le fond, la CP défend une agriculture bio et responsable, vous savez celle qui alimente les magasins bio pour les bobos des grandes villes... Il suffit de consulter les profils des paysans du secrétariat national pour voir leur type d’exploitation agricole…

    Il me semble que personne ne condamne ce type d’activité, ce mode d’organisation des exploitations agricoles…, mais croire que tout le monde agricole doit se fondre dans ce modèle est une bêtise.

    Personne n’oserait prétendre que l’artisanat est le seul modèle pour les activités économiques, les PME et les grands groupes ont leur place. Mais là, l’utopie règne, la ferme familiale comme organisation indépassable…Plus le bio, la proximité,... 



  • CHALOT CHALOT 4 mars 12:35

    Aristide ! qui nie la représentativité de la FNSEA , pas moi, ni J Mourot ! Elle s’amenuise tout doucement mais reste importante . Sur les bobos qui vont dans les magasins, je suis un peu d’accord avec vous mais là on ne parle pas des consommateurs mais des producteurs et ces producteurs préservent l’environnement et c’est un plus que je me permets de souligner...Je suis en Seine et Marne et je connais des agriculteurs ou des employés qui de plus en plus contestent ce capitaliste qui dirige la FNSEA


    • Aristide Aristide 5 mars 11:20

      @CHALOT

      qui nie la représentativité de la FNSEA , pas moi, ni J Mourot ! 
      Sauf à réduire ce syndicat, ses adhérents et ses électeurs à l’image de son dirigeant !!! 
      Soyez clair, il ne s’agit pas seulement de représentativité, mais de légitimité !!! La FNSEA est légitime ou non ? Pas de réponse…

      Sur les bobos qui vont dans les magasins, je suis un peu d’accord avec vous mais là on ne parle pas des consommateurs mais des producteurs et ces producteurs préservent l’environnement et c’est un plus que je me permets de souligner...

      Sans compter que le modèle de production que vous soutenez est inaccessible à la grande majorité de vos concitoyens. 
      Vous ne vous rendez même pas compte de ce que vous écrivez !!! Le mode de production agricole pour le bio, l’absence de traitements et le choix de la non-mécanisation… entrainerait obligatoirement un renchérissement de tous les produits agricoles… Ce qui rendra l’accès à une alimentation suffisante et saine encore plus difficile pour une partie de la population.

      Il ne s’agit pas de condamner les mesures indispensables à la sauvegarde de la biodiversité, la limitation des traitements pesticides…, mais croire que le modèle soutenu par le CP est généralisable est un leurre. 


  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 4 mars 14:25

    C’est bien la France des bobos de gauche. Faut surtout pas annoncer les mauvaises nouvelle et laisser l’hypocrisie d’y croire.

    On fait l’appologie des « petits ».

    Pour les idéalistes tout le monde doit être « petits ». Il faut être « petit commerçant », petit « agricultueur », « paysan » « a taille humaine » « petit eleveur ».

    Dans le monde de gauche, c’est « poétique » et puis entre soi de gauche on est des gens « biens » on est humanistes, même si c’est complètement démago.

    Et on doit toujours conspuer, carricaturer celui qui est « gros ». C’es.y un réflexe intello-conditionné..

    La vérité a gauche on refuse de la dire de la oenser ni même de l’aborder ou oser le dire.

    On dois rester des gens bien, pas froisser et être conpatissant quitte a jouer l’hypocrisie démagogique.

    La vérité est méchante mais c’est la vérité.

    Les petites stuctures aujourd’hui sont destiné a mourrir et trop petites fermes vont creuver. On va vous jouer la rangaine de popol qui s’en sort bien mais en fait il est sur un marché de niche ou une exeption.

    Comment tu crois qu’une ferme de 60 a 80 vaches va rivaliser avec la productivité et l’économie d’échelle et l’investissemlent technique d’une ferme de milliers de vache automatisée informatisée sécurisée ? Pour du lait produit basique, qui sert a faire des yaourt ou de fromage.

    La « méchante laiterie Lactalis, elle le transforme et e fait de la valeur ajoutée et gagne de l’argent. Heuresement ! Mais c’est »méchant quand on est de gauche.

    Et faire un prix contraint ? Les gens de gauche sont tous pour ! Mais quelqu’un leur a dit que c’est pas la vache qui va payer ma différence du prix du lair ?

    Et que des vaches y’en a ailleurs qu’en France ? et que le yaourt, il peut être fabriqué dans des usines en bulgarie au prix libre ?

    La vérité est qu’il faut dire la vérité. Que les très grosses explotation sont seulent l’avenir et que les exeptions sont des exeptions que tout le monde ne pourra faire.

    La vérité, c’est que toutes ces petits doivent vendre au meilleur d’entre eux qui va faire l’économie d’échelle.

    La vérité est qu’il y en marre de la démagogie etb de l’irréamismes.

    pour exister.

    Et un petit « éleveur » sera bien mleiux payé comme "ouvrier chez un gros, aura des horaires a 35h et une vie plus paisible que d’écouter les sirennes bobos idélistes a rester contre la tyrannie des normes étatistes et la faiblesse de son chiffre d’affaire.


    • Eric F Eric F 4 mars 17:30

      @Spartacus Lequidam
      ’’un petit « éleveur » sera bien mleux payé comme "ouvrier chez un gros’’

      Ben non, puisque vous avez fait l’éloge des grosses exploitations automatisées.

      Concernant Lactalis (et autres), le problème n’est pas de faire du profit, mais l’augmentation considérable de ces profits pendant la période d’inflation 2022-2023. Le prix pour le producteur ne suivait pas l’augmentation de ses couts, mais les étages intermédiaires amplifiaient la hausse.
      Sur certains produits les cours mondiaux des matières premières ont retrouvé le niveau de 2021, mais le prix final est resté scotché au sommet.


  • charlyposte charlyposte 4 mars 14:39

    Vivement le poulet Chilien qui inclus le dessert ! du Lithium avec un zeste de platine et du Cuivre en guise de cerise sur le gâteau multiculturelle du bout du monde... une chance pour la France qu’ils disent smiley


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